
Michael Jackson meurt : émotion planétaire, sauf chez les cowboys

(De Los Angeles) Lorsque j'ai appris l'hospitalisation de Michael Jackson, je me trouvais au coeur de la San Joaquin Valley, à mi-chemin entre Los Angeles et Fresno, la capitale agricole des Etats-Unis. J'étais perdue dans des pensées pas du tout urbaines : je regardais les troupeaux de vaches « industrielles » qui longent l'« insterstate » (« autoroute ») 5, qui n'ont rien à brouter sur cette terre aride et qui, du coup, produisent de moins en moins de lait.
Je n'écoutais pas la radio car il est difficile de capter NPR (National Public Radio) dans la San Joaquin Valley, et les autres stations me pompent l'air.
Vers 14h48, je reçois un texto d'un journaliste du Figaro, auquel je collabore. « Michael Jackson a été hospitalisé », m'annonce-t-il. « As-tu des infos ? » Je réponds : « Quoi ? Non, je suis sur la route. Je n'étais même pas au courant. »
L'ironie ne m'échappe pas. Je ne suis qu'à quelques heures de Los Angeles, mais j'apprends la nouvelle d'un Parisien. Je me mets tant bien que mal à essayer de suivre les événements sur mon Blackberry, dont la connexion Internet est un peu lente.
Quelques minutes plus tard, le même journaliste m'apprend que c'est fini, que la pop star est morte. Je ne suis pas très étonnée.
Au Starbucks : « Il est mort ? Ah bon ? »
Lorsque j'avais assisté aux premiers jours de son procès à Santa Maria en mars 2005, il ne semblait déjà pas en très grande forme. Faible, émacié, pâle, il marchait difficilement en s'accrochant aux bras de deux gardes du corps. Il portait un pantalon de pyjama et des chaussons.
La nouvelle n'en reste pas moins choquante. Du moins pour la citadine que je suis.
Pour des raisons personnelles, même si c'est ce que je voudrais faire, je ne peux pas retourner illico à Los Angeles où je me doute bien que la nouvelle va déclencher un cirque populaire et médiatique. Je décide donc de m'arrêter au premier café venu et de voir si l'Amérique profonde 1) est au courant 2) est retournée par ce décès inattendu.
« Il est mort ? Ah bon ? », se contente de dire un jeune employé d'un café Starbucks de Tulare, qui ne prend même pas la peine de partager l'info que je viens de lui donner avec ses collègues.
Pas une émotion, pas un froncement de sourcils, rien de rien. Prochain arrêt : le supermarché d'Oakhurst. Là, même histoire. Il s'est pourtant écoulé plus d'une heure depuis. Les employés ne savent rien. La nouvelle n'est pas encore arrivée jusqu'à eux.
Les clients, eux, semblent mieux informés. Mais la bombe semble si peu les toucher qu'ils n'ont pas jugé important de la disséminer : « Oui, je suis au courant », me dit une femme d'une quarantaine d'années. « Et après ? »
Au magasin d'antiquités : « Depuis son procès pour pédophilie, je ne l'aime plus. »
Rien à en tirer. Pendant que le reste du monde pleure et lamente la mort du chanteur, les cowboys et cowgirls du comté de Mariposa vaquent à leurs occupations comme si de rien n'était. « Unmoved » (« pas ému »).
Le lendemain, visite dans la région de la première ruée vers l'or, le Mother Lode. Je m'arrête dans un magasin d'antiquités de la très charmante ville de Sonora et demande à sa propriétaire Debbie ce qu'elle pense de tout ce remue-ménage. Est-elle choquée, inconsolable ?
« Vous plaisantez ? Depuis son procès pour pédophilie, je ne l'aime plus. Mon opinion est que s'il n'avait pas eu tout cet argent, il serait aujourd'hui en prison. C'est un scandale qu'il s'en soit sorti ainsi.
Et puis franchement, nous avons d'autres chats à fouetter ici que de nous émouvoir de la mort de Michael Jackson. »
A l'étape suivante, le beau village de Murphys, des groupes déambulent dans la rue principale un verre de vin à la main. Murphys est une destination vinicole, une vingtaine de vignobles peuvent être visités.
Au vignoble : « Il avait beaucoup de talent, mais de là à être triste »
Nous sommes tombés en plein « passport week-end ». En cette fin de semaine, pour 60 dollars, on peut visiter toute les salles de dégustation du coin. Là non plus, la mort de Michael Jackson n'a pas provoqué de tremblement de terre, comme en témoigne cet échange avec un homme de San Francisco :
- « Que pensez-vous du fait que dans son testament, la rumeur raconte qu'il aurait demandé à être incinéré pour que ses cendres soient dispersées sur la surface de la Lune ?
- Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Et puis quoi encore ? Vu qu'il n'avait plus que des dettes, ce sont les contribuables qui sont censés payer la facture ?
- Aucune idée. Mais ça ne vous fait pas de peine que Michael Jackson soit mort ?
- Non. Il avait certainement beaucoup de talent, mais de là à être triste, non. Désolé. »
A Los Angeles, la foule se recueille devant la résidence de Joseph, le père abusif et Katherine, la mère témoin de Jehovah. Tandis que chacun, en ville, spécule sur la cause de son arrêt cardiaque, les préparatifs de ses funérailles et la garde de ses enfants, ceux de la campagne pensent à d'autres choses. Je voulais juste le signaler.
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De Ryze
La Jeune Garde Rouge | 14H40 | 29/06/2009 |
« Vous plaisantez ? Depuis son procès pour pédophilie, je ne l'aime plus. Mon opinion est que s'il n'avait pas eu tout cet argent, il serait aujourd'hui en prison. C'est un scandale qu'il s'en soit sorti ainsi.
Et puis franchement, nous avons d'autres chats à fouetter ici que de nous émouvoir de la mort de Michael Jackson. »
C'est bien les premières paroles censées que je lis depuis le début de cette affaire !
Dire que ça vient d'une ricaine du fin fond de l'ouest me fait un peu marrer : sont pas connus pour être les plus censé de la planète les ricains lol
En tout cas une chose est sur : MJ était une sacrée charogne qui ne devait sa liberté qu'a son fric ! Amateur de môme, il était en passe de se refaire une image toute belle toute nette a coup de million de dollars pour faire taire tout le monde et prévoyait si j'ai bien saisi une tournée mondiale afin de renflouer son lard feuille… son destin l'a rattrapé !
Maintenant que c'est fait si on peut arrêter de nous pomper l'air avec ça en boucle dans les journaux, la tv la radio etc merci ! C'était pas un dieu et tout le monde n'était pas fan…
à Ryze
De Guillaume H.
chimiste | 15H00 | 29/06/2009 |
Je ne vais pas disserter sur les affaires judiciaires, coupable ou non, il a été acquitté, basta. Surtout quand on sait que les parents d'une des victimes a fait le même coup à d'autres célébrités. M'enfin, passons.
Ce qui me fait sourire, c'est surtout votre véhémence arbitraire…MJ était probablement coupable de pas mal de conneries, mais c'est un cas unique dans son genre, son existence relève presque de l'expérience psychologique. Un gosse qu'on balance très très jeune dans le show-biz, qui vit avec ses frères plus âgés dans un milieu où ils devaient jouir de tout et n'importe quoi, et je ne parle pas du père violent.
Pas que ça excuse ses éventuels écarts, mais ça me paraît presque évident qu'à un moment l'esprit fasse n'importe quoi. Vous pensez sincèrement qu'il était encore « conscient » de ce qu'il faisait ou qu'il savait que ce n'était pas conforme aux bonnes moeurs que par chance on vous a inculquées étant petit ?
De Helogabale
! | 15H18 | 29/06/2009 |
…Debbie : …Et puis franchement, nous avons d'autres chats à fouetter ici que de nous émouvoir de la mort de Michael Jackson.
Alors, comme ça mine de rien, dans la très charmante ville de Sonora on fouette les chats.
Et vous ne réagissez pas à la sadique bonne femme mère fouettard ?
Vous êtes non seulement une très mauvaise journaliste en manque de vocabulaire, mais pas seulement, mais aussi une ignoble « bonhomme ».
« Je voulais juste vous le signaler ».
Ça mange pas de pain.
De MystèreEtBouleDeGomme
Webdesigner détestable. | 14H53 | 29/06/2009 |
« Lorsque j'avais assisté aux premiers jours de son procès à Santa Maria en mars 2005, il ne semblait déjà pas en très grande forme. Faible, émacié, pâle, il marchait difficilement en s'accrochant aux bras de deux gardes du corps. Il portait un pantalon de pyjama et des chaussons. »
PITIE ! C'était il y a 4 ans (gros gros calcul a faire). La veille de sa mort il répétait son spectacle, fatigué ? Gnn…
Et tout le monde le sait, il a débarqué a son procès en pyjama car il était a l'hôpital pour des examens et a du se présenter devant le juge le plus vite possible, sans se changer…
Ras le cul de lire des âneries. Entre ça et l'autre textes sur terminator… On touche le fond. Et ca racle. Vous me donné envie de rentabiliser mon abonnement Mediapart.
à MystèreEtBouleDeGomme
De Helogabale
! | 15H20 | 29/06/2009 |
Merci, tellement d'accord avec vous.
à MystèreEtBouleDeGomme
De Helogabale
! | 15H35 | 29/06/2009 |
« Maladresse me donne un grand confort ».
à MystèreEtBouleDeGomme
De Armelle Vincent
(auteur)
Journaliste | 21H28 | 30/06/2009 |
Oui, c'était il y a 4 ans et depuis, sa santé a continué à se détériorer, mais s'il répétait pour sa série de spectacles à Londres. Il est bien mort d'un arrêt cardiaque, non ? Et prenait des tas de médicaments, non ? A part ça, il était bien-sûr en excellente santé, vous avez raison !
à Armelle Vincent
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 09H53 | 01/07/2009 |
Armelle,
Le journalisme n'est pas fondé sur des « à priori » ou des suppositions ou de la voyance…
Michael a passé une visite médicale il a été assuré pour 10 concerts.
Michael a été filmé pendant les répétitions. Des photos circulent, il a l'air heureux et en assez bonne forme.
Nous ignorons les raisons de la mort de MJ , l'autopsie n'est pas rendue, est-il mort naturellement d'une crise cardiaque, ou sa mort est-elle liée à une surdose de médicament ?
à comptebloqué 27 juillet 2009
De Armelle Vincent
(auteur)
Journaliste | 20H01 | 01/07/2009 |
Vous avez raison : on attend les résultats de l'autopsie. Aux dernières nouvelles, il aurait pris un médicament très puissant, du Diprivan pour remédier à d'affreuses insomnies. Et si cela s'avère vrai, le médecin qui le lui a prescrit pourrait être poursuivi pour homicide. Car ce médicament est apparemment très dangereux.
à Armelle Vincent
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 10H39 | 02/07/2009 |
Merci Armelle.
AEG veut faire de l'argent sur le dos des fans.
AEG propose le remboursement des billets, ou de garder les billets en faisant payer le bout de carton sans les prestations d'un spectacle, au prix du concert.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/entertainment/8126688.stm
http://ticketmaster.custhelp.com/cgi-bin/ticketmaster.cfg/php/enduser/do…
Sur les 900 000 billets vendus à travers le monde, AEG compte sur les pigeons pour amortir ses pertes.
Vendre un bout de carton au prix d'un concert imaginaire, est une véritable arnaque.
La boutique d'AEG a déjà ouvert la boutique MJ
http://www.michaeljacksonlive.com/memory.php
Ils n'ont pas perdu de temps.
De limbes
| 15H00 | 29/06/2009 |
travailler à 6 ans , etre une star à 11 ans , une superstar à 25
et commencer une lente agonie apres…
un destin tout à fait ordinaire… qui ne merite que du mepris de la part de beaucoup de commentateurs .
j'ai apprecié michael en 1987 ( un ami etait tres fan) , à la sorti de bad ( j'avais 14 ans) et les disques etait encore en vinyle , et il faut reconnaitre que c'etait tres bon , surtout thriller que je decouvrais.
apres evidement ce ne fut plus la meme chose , ce fut meme fini pour moi de michael , et seul les faits divers parlaient de lui.
neanmoins sa mort fut pour moi comme la mort d'une certaine epoque , que je ne renie pas .
De sinclair
15H09 | 29/06/2009 |
Bon allez Rue89 encore un effort quoi après ce Nième article le soufflet médiatique retombe certes mais il reste avec « de quoi et comment est il mort ? » de quoi tenir encore un ou deux articles
surtout qu'il n'est même pas enterré et que l'on n'aura le résultat de l'autopsie que dans ouf ! ! de quoi faire encore un article. Ou comment on brule férocement aujourd'hui ce que l'on a encensé hier
De screugneugneux
râleur-NRV | 15H36 | 29/06/2009 |
est-ce que c'est si choquant que ça de dire qu'on en a rien a foutre… ? ? ? ? ?
Fara Fawcett aussi est morte, et tout le monde s'en fout,
ma grand mère aussi est morte cette semaine, et tout le monde s'en fout.
plusieurs diz&aines d'enfant sont morts ( de faim, d'accident, de guerre, de violence…) et tout le monde s'en fout..
……blablablablaaabllaabbla
Pas d'émotion pour les faibles
à screugneugneux
De sûrderien
paresseux | 15H58 | 29/06/2009 |
Molière est mort , Shakespeare est mort , Einstein est mort …
et moi-même , je ne me sens pas très bien !
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 15H37 | 29/06/2009 |
Exactement ça : et après ?
La seule tristesse que je ressens si un type valable claque, c'est une tristesse égoïste : plus jamais de nouveaux albums.
Et du coup, la mort n'est qu'une des tragédies envisageables : la séparation d'un groupe (mort la Tordue), le changement de style (mort les RHCP), la perte de talent (mort Renaud), la vieillesse (mort AC/DC) la taule (mort Noir Désir, du moins pour le moment) et tout simplement une carrière qui s'éteint sans annonce (morte Amy Winehouse ? )
Certes la mort est irrévocable, mais une séparation l'est aussi (les Pixies reformé, ça fait mal) et le talent disparu revient rarement.
En fait, c'est surtout les médias qui sont arrangés par la mort d'un mec célèbre. Non seulement ça booste leur audience, mais en plus ils n'ont plus besoin de réfléchir un minimum pour passer du son, c'est « hommage » en boucle.
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 16H52 | 29/06/2009 |
R.I.P MICHAEL
J'ai lu dans les commentaires : dans 5 ans, nous n'entendrons plus parler de Michael Jackson.
Michael a déjà laissé sa trace depuis 45 ans, il est dans la cour des grands, il n'a pas attendu l'avis de 3 ploucs du fin fond de l'Amérique ou « des présumés intellos rebelles » de rue 89….pour être à jamais le King de la pop.
à comptebloqué 27 juillet 2009
De SittingBull
assis! | 18H32 | 29/06/2009 |
« King de la pop » était un titre auto-attribué pour faire de la promo alors bon….
à SittingBull
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 18H45 | 29/06/2009 |
M.J a auto- proclamé une évidence. Il n'est pas le seul, les artistes le reconnaissent comme roi de la pop.
à comptebloqué 27 juillet 2009
De SittingBull
assis! | 19H04 | 29/06/2009 |
Même avec 80% de promesses de vote pour lui l'homme qui s'autoproclame chef d'un état n'en est pas moins un usurpateur du pouvoir… D'ailleurs MJ à souvent fait des pieds et des mains pour se voir offrir des distinctions… Et si c'était tellement évident il n'aurais pas eu à le faire lui. Pour le coup, ça c'est de la pub…
à SittingBull
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 21H31 | 29/06/2009 |
Il a payé pour avoir 350 distinctions, vendre 750 000 albums, 900 000 billets en quelques heures, il a payé pour tenir 45 ans.
Michael Jackson s'est réalisé LUI
à SittingBull
De 101.7
Promeneur | 18H54 | 29/06/2009 |
« King de la pop » était un titre auto-attribué pour faire de la promo..
Bien sûr. Sans promo à coup de centaines de milliers de dollars ce serait resté un bon chanteur de variétés comme il y en a des centaines aux USA.
Mais associer « king » et « pop » je trouve ça très paradoxal.
La pop n'a pas besoin de roi ou alors il y en a plusieurs à commencer par James Brown un des pères de ce genre de musique.
Il y a même des queen, Aretha Franklin, Ella Fitzgerald qui skattait bien avant ces autoproclamés grâce à la pub.
Et il y a aussi, personne ne le mentionne ce formidable pillage de mélodie au détriment de Manu Di Bango, plagiat de Soul Macossa :
http://tebawalito.unblog.fr/2008/02/21/michael-jackson-s-inspire-de-manu…
à 101.7
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 21H38 | 29/06/2009 |
Les Beatles n'ont pas profité de la pub, des promos, des grandes ondes pour être connus à travers le monde ?
Paul McCartney s'est fait anoblir, se vautre dans le luxe, ses choix lui enlève t-il son statut artistique ?
Vous n'êtes critiques de musique, votre avis n'est pas « la vérité » les admirateurs de MJ sont assez grands pour réfléchir, MJ n'a pas traversé 45 ans, par enchantement.
James Brown est aussi un roi de la pop, MJ est allé plus loin il l'a détrôné.
à comptebloqué 27 juillet 2009
De 101.7
Promeneur | 23H17 | 29/06/2009 |
« James Brown est aussi un roi de la pop, MJ est allé plus loin il l'a détrôné. »
Visiblement, vous êtes ou aveuglé, donc sourd à tous les niveaux ou vous êtes payé par la maison de disque.
Comme je pense à la première solution, je vous demande d'attendre le mois de septembre pour les vendanges et dans cette attente par pitié lâchez-moi la grappe.
Merci.
Vous ne faites pas de commentaires, juste de l'incantation et de la logorrhée assez indigeste.
Je comprends votre peine, mais de grâce, il n'y a jamais eu de morts plus grands que quand ils étaient vivants.
Alors pour un chanteur de variété américaine, aussi bon soit-il… il faut savoir mettre un terme au mètre même en cas de température.
à 101.7
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 00H33 | 30/06/2009 |
Ni aveugle ni sourd, Michael n'était pas un chanteur de variétés c'est le roi de la pop ! .
Numéro spécial Michael Jackson : Les Inrockuptibles retracent l'histoire du « King of Pop » dans un dossier exclusif de 24 pages…
je ne te tiens pas, je ne te connais pas, tu es constamment sous mes commentaires, J'ai répondu à tes remarques …tu te prends pour un intello de mes « 2 ».
Tu étales tu cites des auteurs,tu méprises, tu te prends pour 1 autre.Tu n'es pas critique musical.
Ne pas lire ma logorrhée « assez indigeste », zappe mes commentaires, pshittt du vent, …
PS de la part de MJ
A love you … : )
à comptebloqué 27 juillet 2009
De 101.7
Promeneur | 12H39 | 30/06/2009 |
C'est bien ça que vous adulez ?
OK, vous avez gagné… je vous en fait cadeau, je me retire du combat.
à 101.7
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 09H58 | 01/07/2009 |
Ce montage représente ton interprétation de raté frustré. ; ; ; : )
J'ai même connu un Michael Jackson heureux
Par Gonzague Saint Bris, le mercredi 1 juillet 2009 à 04 : 00
*
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J'ai même connu un Michael Jackson heureux
C'était en 1992, Michael Jackson avait décidé de faire le grand voyage pour retrouver ses racines en Afrique et découvrir le continent de ses origines, du Gabon à la Côte d'Ivoire.
Il avait demandé à être accompagné d'un seul écrivain journaliste et c'était moi. Pourquoi avait-il voulu revenir sur la terre de ses ancêtres qu'il foulait au pas de course, coiffé d'un chapeau noir, vêtu d'une chemise écarlate et d'un pantalon sombre ? Pour réaliser les repérages du film qu'il rêvait de tourner : Back to Africa, Back to Eden.
Au moment où l'avion de Michael Jackson, un Boeing 707, en provenance de Los Angeles, se pose sur la piste de l'aéroport de Libreville, un homme rend son dernier soupir, c'est l'écrivain noir américain Alex Haley, l'auteur légendaire de ce chef-d'œuvre qui est aussi un best-seller, Roots. C'est comme un signe et la transmission du témoin. Le prince de la pop, qui a su rendre amoureux de lui plus de 38 millions d'humains, annonce la couleur, et elle est noire : « Mon retour à l'Afrique, c'est le retour au paradis. »
La Cadillac couleur Coca-Cola, à toit ouvrant, qui nous arrache à l'aéroport, fonce au milieu de la foule poursuivie par une nuée de fans en délire ; ce sont des milliers d'enfants qui courent derrière la limousine de Michael Jackson et lui, debout, cambré, en blouson à l'effigie de Mickey sur le dos, leur offre son sourire irrésistible. Maintenant, le wagon-salon marron de la méga-star roule sur le bord de la mer et la foule bigarrée rythme sa glorieuse apparition par un mugissement d'amour. Les noces avec l'Afrique de sa préhistoire personnelle ne font que commencer.
Jamais on n'avait vu une foule aussi animée depuis la venue de Nelson Mandela. Michael s'avance gracieux et libre dans cette véritable visite d'Etat qui le conduit d'une réunion de généraux à une réception au palais présidentiel d'Omar Bongo, dans les salons des ambassadeurs. Mais avant ces fastes officiels, Michael a exigé la fraîcheur : rencontrer son vrai monde et son univers élu, celui des enfants. Pour eux, un goûter géant de mille petits a été organisé à l'hôtel Intercontinental dans la salle des fêtes. Michael y pénètre avec Brett, un de ses petits cousins. Michael est épaté par ces gamins qui, pour lui, miment la fièvre locale et la danse des ethnies. Une toute jeune fille, Fang, de treize ans à peine, se déhanche devant lui et après sa démonstration, toute fière, vient me souffler dans l'oreille : « Je l'ai touché. »
Tout le monde sait que le personnage préféré de Michael Jackson est Peter Pan. Lui-même clame sa préférence : « Je me sens si proche de lui. » Dans la garde rapprochée de celui qui allait se rendre à Abidjan pour y être sacré roi dans le territoire Sanwi, un personnage m'intrigue particulièrement. C'est le chef cuisinier de la légende vivante, barbe noire, turban immaculé et sari blanc. Déjà, à Libreville, ce digne Hindou a été offensé dans sa profession. On lui a présenté des plats en aluminium pour servir son maître végétarien. Or, me confie-t-il malheureux comme les pierres : « Ça noircit les légumes à la cuisson. »
Il est maintenant consolé. Il a enfin trouvé des marmites en inox qui lui conviennent. Par hasard, j'apprends que le cuisinier indien est en fait un authentique Italien. Attention, l'habit ne fait pas le gourou ! Dans la nuit, Michael, qui regarde des vidéos bien après le crépuscule, a demandé des dessins animés. On lui a trouvé des cassettes en français, mais il les a refusées. Le lendemain, nous nous enfonçons dans le pays profond de cette province Woleu-N'tem qui est forestière en pays Fang. Je suis ému par son choix : une visite à une mission chrétienne, la paroisse Sainte-Thérèse d'Ango, fondée par les pères blancs dans les années vingt. Dans cette église, dans ce collège, dans ce petit séminaire de Saint-Kisito, toujours les enfants portant des fleurs et des banderoles : Welcome Home Michael.
A partir du 12 février, Michael passe de l'hémisphère Nord, dans lequel se trouve la ville d'Oyem, à l'hémisphère Sud où l'on rejoint Franceville. Là, nous allons vivre la miraculeuse expérience du véritable retour aux sources, avec la découverte de la majestueuse vallée de l'Ogué, qui irrigue de ses affluents tout le Gabon septentrional. Nous sommes tous les deux fascinés par la beauté sereine de ce bassin fluvial qui constitue une gigantesque réserve d'eau. Je lui parle de l'Italien naturalisé français, Pierre Savorgnan de Brazza, né à Castel Gandolfo, qui en amont de ce fleuve était persuadé de faire la jonction avec le fleuve Congo, tandis qu'en aval, c'est Lambaréné où Albert Schweitzer a fondé sa fameuse léproserie en 1913. Ainsi Michael découvre Franceville, ses hauts plateaux, ses chutes d'eau, ses canyons. C'est là que je vais assister à une scène hallucinante.
Les pygmées se sont déplacés pour le voir, eux qui d'habitude ne quittent jamais leur hutte ronde. Jamais ils n'ont vu autant de monde sur la place de l'Indépendance. Alors que le groupe Empire de Djogo fascine la star surtout à travers son batteur à tambour exceptionnel, la nature africaine reprend ses droits : une pluie tropicale tombe sur l'assistance précédée de la foudre et du tonnerre. C'est comme un signal pour le délire de la danse. Les pygmées se mettent à s'agiter en cadence devant lui, tandis que la méga-star, posée sur un tabouret, danse en les regardant mais en restant assis !
Le soir même, Michael Jackson décide que nous passerons la nuit dans la forêt. Nous resterons au cœur de l'Afrique, avec celui qui agit déjà comme un féticheur et qui commence à reconnaître les ressorts sorciers et leurs effets.
A l'hôtel Lekoni Palace, Michael Jackson ne dort pas. Sans doute sait-il maintenant que les Bakotas, ethnie du nord du pays, racontent que lorsqu'ils s'allongent, ils se métamorphosent – comme dans son clip – en panthères ! Peut-être a-t-il appris que le perroquet gabonais gris à la queue rouge de Port-Gentil est celui qui imite le mieux son timbre de voix. Dans la nuit, c'est sa métamorphose, il a changé de régime et commandé pour la première fois du poulet avec des bananes frites coupées très finement.
A trois heures du matin, il a réveillé le chef de cuisine pour demander du pain ; aux aurores, il s'est fait commander un petit déjeuner de céréales. A sept heures du matin, quand je sors sur mon balcon, j'ai comme une apparition. Il est là, lui aussi, sur son balcon rond posé de profil, comme une figure de proue de l'Afrique, silencieux et tranquille, scrutant dans l'aurore rose, sur un paysage verdoyant de la saison des pluies, baigné d'une nappe d'un brouillard bleuté, ces vallons que Savorgnan de Brazza comparait à ceux de la Franche-Comté.
C'est bien lui avec son nez redessiné et son clivage au menton, immobile comme une statue de sel à l'orée rouge des plateaux Batékés. A l'apparition du matin je lance un « M'bolo » de bienvenue. Celle-ci me répond par un « Samba » fort aimable.
Le culte des ancêtres, Michael Jackson l'a compris en contemplant l'arbre tour Eiffel, celui dont les branches repiquent dans la terre, car se sont des racines qui ont connu l'air. Michael Jackson dans cette Afrique réelle, nage dans le bonheur. Il était prêt à recevoir cette tradition d'abolition du temps marié à une intégration de l'espace qui ressemble tant à la symphonie fantastique de sa musique.
Avant de s'envoler pour Abidjan la star, qui n'a pas donné d'interview depuis neuf ans, me reçoit dans sa suite saumon de l'Okoumé-Palace. Au huitième étage, dans sa main droite sa Bible reliée de noir. Toujours ses manières fragiles et ses sourires séraphins qui contrastent avec la brutalité de ses body-guards. Il me parle de Paris, ville pour laquelle sa passion est capitale : « La prochaine fois, j'aimerais visiter le Louvre avec vous de fond en comble. »
La conversation tourne autour de la peinture. Ses couleurs préférées sont celles qu'il porte aujourd'hui : le rouge et le noir. Et tandis que je lui indique ma passion pour Vinci, il m'oppose sa préférence pour Michael Ange tout en contant l'extase ressentie durant sa visite privée, il y a dix-huit ans, à la chapelle Sixtine spécialement ouverte pour lui par le Vatican.
A-t-il la passion des livres ? Chez lui en Californie, il se plonge dans des ouvrages de philosophie, de médecine, d'histoire et d'architecture, il est aussi un grand amateur de biographies historiques. Son personnage préféré, Abraham Lincoln, dont il possède une réplique de la haute silhouette sous forme de robot. Ses films fétiches ?
Elephant man : il a tenté d'acquérir les restes du squelette de John Merrick conservé depuis un siècle au London Hospital et bien sûr ET de Steven Spielberg devenu un ami : « Son histoire, c'est l'histoire de ma vie par bien des côtés. E.T se sent étranger, veut être accepté et est à l'aise avec les enfants. »
Confession d'un mutant du siècle : « Je me sens étranger dans la vie avec les gens de tous les jours… C'est une chose que j'essaie de surmonter. » En Afrique, il y est parvenu dans une fusion de tous les instants avec le continent noir et au Gabon, il a traversé plus de quarante ethnies comme si son silence splendide et les gestes fraternels qu'il adressait aux foules étaient leur unique langage.
Tandis que les tribus délivraient leur musique, il les accueillait avec la tendresse et la tranquillité du sorcier. Fermé par la magie des Noirs, Michael Jackson en recevait les signes, à la fois impavide et proche. Dans ce pays où la musique trouve ses origines dans les coutumes rituelles exprimées par les masques, il n'a en quelques jours jamais perdu le sien, tout en disant la vérité sur son visage pâle : « Ma plus grande joie est de savoir que je peux choisir mon visage. Une fois que c'est fait, on ne peut s'empêcher de se regarder dans le miroir, on se sent sublime. »
Ainsi, ce mélange de Narcisse, de Louis II de Bavière noir, de Peter Pan et de Terminator, est-il devenu dès le premier soir et en une seule nuit sous l'équateur le petit Mozart de la grande Afrique. Un souverain enfant qui a trouvé dans la réserve de Wonga-Wongué son nouvel ami.
Au milieu des éléphants, des buffles des Sitatungas et des gorilles, il s'est choisi pour compagnon, un bébé chimpanzé en souvenir de son cher Bubbies, adorable petit singe disparu. Comme je lui demande de me montrer l'animal, il m'explique que c'est impossible : « Chaque fois qu'il passe dans d'autres bras que les miens, il a peur et se met à mordre. »
Alors, sur son visage, apparaît une expression indéfinissable, feux posés sur la grâce de ses traits aux aplats, creusés dans le marbre. Ainsi est l'archange de la nouvelle race du parfait métissage. Il me dit qu'il viendra bientôt en Europe pour la sortie de son film Back to Africa, Back to Eden. Avec insistance, il me parle de Paris, où il rêve de venir dévaliser le magasin de jouets Le Nain Bleu. En France, il aime tout.
Notamment l'eau d'Evian dans laquelle il a pris coutume de se baigner. Je l'invite chez moi dans la vallée de la Loire et lui décris la demeure familiale, le Clos-Lucé d'Amboise où vécut et mourut Léonard de Vinci : style Renaissance, façade de briques et de pierres. Il me parle de son manoir d'en Cino de style Tudor, qui surplombe les collines de Malibu, véritable nid d'aigle sur la côte Ouest, desservi par un petit train, avec des tourelles illuminées, des beffrois baroques et dans la galerie intérieure la statue équestre de Louis XIV et celle de David luttant avec Goliath.
Face à sa demeure, une fontaine dans la pièce d'eau du parc, des cygnes blancs et noirs et tout autour des lamas, des girafes, des daims, des boas constrictors. Quel rêve fou n'a pas encore assouvi celui qui, enfant à l'école primaire, disait à son institutrice : « Un jour vous verrez, je vivrai dans un château ! »
Metteur en scène de ses propres songes, il fait passer dans ses clips la réalité de ses métamorphoses. Ainsi a-t-il une idée folle qui concerne le cœur de la jungle paraguayenne : « J'y ferais construire des pyramides de trente mètres de hauteur pour pouvoir recharger régulièrement mon énergie psychique. » Tout le rapproche désormais de l'Egypte, son obsession des pyramides, son parcours africain, qui après le Gabon, la côte d'ivoire, la Tanzanie, le Kenya, le conduira peut-être dans la Vallée des Rois.
Sa nouvelle manie qui consiste à acquérir des momies. Son dernier clip, où, troubadour en décalage horaire dans l'Antiquité, il séduit la femme du pharaon dans un palais égyptien de fantaisie. Alors, j'ose la question du Temps : « A quel âge souhaitez-vous disparaître ? » C'est sans souci que le Peter Pan du XXe siècle, qui a l'air d'un chanteur heureux, me répond en souriant, visionnaire sans le savoir : « A cinquante ans ! »
Comme l'a si bien écrit de lui Steven Spielberg : « Il est un des rares innocents du monde. C'est un enfant, vedette émotive, qui se présente aux autres comme s'il se tenait hésitant sur les franges d'une sorte de brume crépusculaire. »
Happé par sa suite, Michael Jackson va partir. Il a toujours ce geste étrange de se pincer les narines du bout des doigts, ou de porter souvent l'index droit à son menton. Je regarde les mains du chanteur, qui, en contraste avec son visage, ont, elles, gardé les traces de son voyage dans le temps. Ses veines sont gonflées et plutôt apparentes ; c'est là que court le rythme fou d'une Afrique de retour sous une peau américaine. Je comprends alors pourquoi on a pu dire de lui qu'il était à la fois un très vieil homme et un très jeune enfant. Et aujourd'hui je me mets à penser : « Tu as assez souffert Michael. Paix désormais à ton âme. » Car, roi des médias, il a connu la crucifixion par la communication. Comme l'a écrit cruellement Oscar Wilde : « Tout symbole l'est à ses risques et périls. »
Avant de me quitter, il me cite un ancien proverbe indien : « Ne jugez pas un homme tant que vous n'avez pas marché deux lunes d'affilée dans ses mocassins », c'est ce que j'ai tenté de faire huit jours durant sur ses pas en Afrique, et c'est ce que je ne ferai pas : le trahir à jamais.
Ainsi furent ses derniers mots. Un testament pour le passé, une recommandation pour aujourd'hui, et un principe pour le futur.
De ovni2
parlà | 16H47 | 29/06/2009 |
Stupeur : le moderne est mortel
Il était transgressif à mort, efféminé, dégenré, exubérant, festif au possible, grand amateur de chirurgie esthétique, torturé et névrosé, paradoxal, sans limite, sans norme, progressiste, un peu noir et un peu blanc, grand enfant, il les aimait même un peu trop, il était richissime, crédule, naïf, dépressif, psychothique, entouré de charlatans, adepte de moeurs étranges, sectaire, capricieux, hystérique, faisait du Charity-business plus que quiconque, disait adorer l'autre mais ne souhaitait pas le rencontrer, adorait les Droits de l'homme et vendre des albums…
Il vivait Neverland, une tour d'ivoire, un monde irréel, un monde infantilisé, bisounours et île aux enfants. Il refusait le réel et le fuyait sans cesse. Rongé par ses doutes et cette existence aberrante, il allait de mal en pis. La mort, même à Neverland, est bien réelle, et sera accompagnée d'un cortège d'hystérie et de suicides. Ca n'a pas été du Radon, de l'amiante, de la viande rouge, du tabac, du di-antalvic, ni un coup de soleil.
Cet homme est un symbole.
à ovni2
De brogilo
in angulo | 17H21 | 29/06/2009 |
Quand tu cites quelqu'un, ovni2, en l'occurence Le Pelicastre Jouisseur, tu sais que tu peux mettre des guillemets, ça évite les malentendus. Merci.
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Stupeur : le moderne est mortel « Le Pélicastre jouisseur
Il était transgressif à mort, efféminé, dégenré, exubérant, festif au possible, grand amateur de chirurgie esthétique, torturé et névrosé, paradoxal, sans limite, sans norme, progressiste, un peu noir et un peu blanc, grand enfant, il les aimait même un peu trop, il était richissime, crédule, naïf, … »
lepelicastrejouisseur.wordpress.com/…/stupeur-le-moderne-est-mortel/ -
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De ovni2
parlà | 16H51 | 29/06/2009 |
et de deux :
Donc le roi de la pop est mort… Tout le monde nous le présente comme une idole tout ça. Loin de moi l'idée de diminuer sont talent qui est indéniable, surtout il y a 20 ans, mais c'était quand même un tripatouilleur de petits garçons de niveau international. Il aurait du être mis en institution il y a bien longtemps. Alors oui il fut l'homme moderne par excellence, refusant toute sa vie de grandir, vivant dans un parc d'attraction entouré d'enfants et d'animaux. Bon je passe sur les parents qui laissaient leurs mômes dormir chez ce grand malade.
Mais ce qui est vraiment interessant et instructif la dedans c'est qu'il suffit qu'un saltimbanque casse sa pipe pour que des trucs vraiment important comme la situation iranienne ou des enfoirés font massacrer leur peuple pour bien faire comprendre à tout le monde qui est le chef ou le fait qu'Al Qaeda a déclaré que s'ils prenaient le pouvoir au Pakistan ils utiliseraient les armes nucléaires disponibles pour s'en prendre à tous leurs ennemis.
On a les medias et les informations qu'on mérite et tant que nos contemporains se contenteront de leur nullité et de celle des infos, ils n'auront pas le droit de se plaindre quand ça va vraiment leur péter à la gueule.
O tempora, o mores.
à ovni2
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 17H36 | 29/06/2009 |
« mais c'était quand même un tripatouilleur de petits garçons de niveau international. Il aurait du être mis en institution il y a bien longtemps. »
A La commère
Vous avez des preuves pour accuser Michael Jackson d'être un tripatoulleur de petits garçons ? Il vous a touché votre petit kiki ? Vous l'avez vu ?
Vous êtes psychiatre pour attester qu'il devait être enfermé ?
MJ n'a pas à être jugé sur ses goûts, ses lubies, ses transformations physiques, il était libre de ses choix, il doit-être jugé sur ses qualités artistiques.
L'assureur de Michael Jackson a voulu payer les Chandler, les paroles du père de Jordan Chandler laissent rêveur.
http://www.youtube.com/watch ? v=nlaVZw5h6YE
Cet article a été écrit par Jacob Weisberg, alors éditeur de Slate.com, en 2005 après le procès intenté à Michael Jackson pour pédophilie devant la justice californienne.
http://www.slate.fr/story/7249/michael-jackson-pedophile
Michael Jackson n'était pas pédophile
Je n'ai jamais cru en la pédophilie de Michael Jackson. Tout d'abord il ne correspond pas au profil du pédophile. Les personnes abusant d'enfants tendent à agir de la même façon, encore et encore. Une étude montre que les personnes qui agressent sexuellement des garçons commettent près de 280 délits de ce type dans leur vie. Or aujourd'hui, malgré l'appât du gain qu'engendreraient de telles accusations contre Michael Jackson, seules deux victimes présumées se sont présentées avec des allégations détaillées.
De plus ces deux accusations, séparées de dix ans, ne correspondent pas à un modèle l'une et l'autre. Pour parler franchement, dans le cas le plus récent, l'accusateur - victime du cancer - a déclaré avoir été tripoté par Michael Jackson. Le précédent plaignant, dont la famille a perçu en 1993 vingt millions de dollars de dommages et intérêts, accusait le chanteur d'abus sexuel plus extrême, et parlait notamment de rapports bucco-génitaux.
Mais la raison principale pour laquelle je n'ai jamais cru à la description dressée par le procureur, qui faisait de Michael Jackson un prédateur sexuel, agissant de manière préméditée, « préparant » ses victimes, est le fait qu'elle ne sonne pas bien d'un point de vue psychologique. Qu'il ait oui ou non touché un garçon de manière inappropriée, Michael Jackson semble trop fragile émotionnellement pour agir comme un adulte, encore moins comme un déviant sexuel. Naïf, juvénile, et profondément meurtri, il paraît piteusement incapable de faire preuve de la moindre intention criminelle, mais également de toute réflexion adulte.
Les gens ont tendance à en faire trop au sujet du comportement étrange et à multifacettes de Michael Jackson.Mais est-ce si étrange ? Enfant, dès l'âge de sept ans, il fut forcé de travailler par un père cruel et violent. (S'il avait été envoyé dans une usine ou dans une mine de charbon au lieu d'aller sur scène, nous aurions éprouvé plus de compassion à son égard). Enfant, il fut privé de ce que même les enfants abusés ou défavorisés peuvent avoir : l'école, les amis, les jeux.
Au lieu de cela, Michael fut transformé en un artiste sexuellement troublant, un garçon dont la voix de soprano suscitait la passion des femmes. Il fut transformé en un témoin de la sexualité des adultes à un âge où cela n'a pu être que terrifiant et incompréhensible pour lui. A 10 ans, il se produisait dans des clubs de striptease et se cachait sous les couvertures des chambres d'hôtel tandis que ses grands frères montaient avec des groupies. A 11 ans - l'âge auquel son psychisme semble avoir été figé - il était une superstar. « Mon enfance me fut entièrement enlevée », a-t-il confié. Quasiment tout ce qui paraît anormal chez lui peut être expliqué par son émouvante mais désespérée tentative de retrouver son enfance volée.
Il n'est pas tout à fait juste de décrire le monde que créa Michael Jackson autour de lui comme un fantasme de jeunesse. Grâce à sa santé et sa célébrité, il fut capable de vivre comme un enfant retraité. Avec l'aide de la chirurgie esthétique, il fit de lui un adolescent, pré-pubère. Il s'amuse avec des jouets de luxe, des animaux domestiques extraordinaires, des promenades dans son parc d'attraction et les tours de son magicien personnel.
Ce qui ressortit durant le procès (de mars 2005) n'était pas l'image d'un homme jouant avec des enfants pour les séduire. C'était l'image d'un homme jouant avec des enfants parce qu'il se voyait lui-même comme l'un d'entre eux. Lui et ses amis du « Apple Head Club » restaient éveillés toute la nuit, jouant à des jeux vidéos, regardant la télévision et mangeant du popcorn.
En l'absence de toute autorité parentale, ils auraient parfois bu du vin dans des canettes de Coca, auraient fait des canulars téléphoniques, lu des magazines obscènes et essayé de s'écœurer les uns les autres (en se léchant le visage par exemple). Enfant dans sa tête, Michael Jackson voit son comportement comme totalement innocent. C'était une soirée pyjama ; cela n'avait rien à voir avec de la séduction.
D'où sa confession à Martin Bashir, le cinéaste anglais dont le documentaire de 2003 Living With Michael Jackson amorça les récents problèmes du chanteur, dans laquelle il précise, d'une façon qui semble sincère, qu'il ne dort avec des jeunes garçons que par amour, et non pour des raisons sexuelles.
Michael Jackson semble ne pas être à même de comprendre suffisamment la sexualité des adultes pour pouvoir comprendre pourquoi les gens lui ont prêté de bien plus sinistres intentions.
Il y a ici, évidemment, un précédent littéraire. « Je suis Peter Pan », confie-t-il à Bashir. Dans le ranch Neverland, comme dans la nursey Darling, les garçons dorment tous dans la même pièce. Michael, comme Peter, se voit lui-même comme le père, le grand-frère et le leader. Il mène les enfants perdus vers des galopades et des aventures.
Une comparaison plus intéressante peut être entre Jackson et l'auteur de ce conte J.M. Barrie. Comme Jackson, Barrie a souffrait d'une croissance interrompue liée à la mort de son grand-frère adoré quand il avait six ans. Selon le livre de Andrew Birkin « J.M. Barrie and the Lost Boys : The Real Story Behind Peter Pan », le mariage de Barrie n'a jamais été consommé et sa relation la plus profonde a été celle avec les frères de Llewelyn Davies, les cinq garçons qu'il a rencontré à Kensington Gardens à Londres et qui ont inspiré les personnages de Peter Pan.
Barrie a joué avec les enfants, plus ou moins vécu et habité avec eux et rêvé de partager son lit avec eux. Il n'y aucune preuve de relations physiques. L'hypothèse la plus probable est que Barrie était célibataire et asexué.
Aujourd'hui, nous trouvons l'idée de non sexualité plus étrange que celle d'une sexualité déviante. Mais dans le cas de Michael Jackson, elle semble plus vraisemblable que toute autre explication. Les comportements étranges de Jackson semblent être la conséquence de ce qu'il a subi enfant.
Martyrisé par son père, il est devenu extraordinaitement gentil et généreux avec les enfants. Terrifié par la sexualité des adultes, il s'est figé dans une immaturité prè-adolescente. « Je n'ai jamais été trahi et trompé par des enfants », a déclaré Jackson. « Les adultes m'ont laissé tomber ».
Jacob Weisberg
Article traduit par Luc Perrin