
Frontière Etats-Unis-Mexique : une forteresse pas imprenable

(Du Nouveau-Mexique) Lorsque j'ai vu cette portion de la « clôture » délimitant la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, j'en suis restée comme deux ronds de flan ! « C'est ça votre fameux mur ? », ai-je demandé, interloquée, à Gary Leyva, un agent des stups basé à Deming, une bourgade perdue du Nouveau-Mexique.
La veille, alors que je me trouvais dans le bureau de son chef, Ray Cobos, le shérif du comté de Luna, Gary m'avait proposé de m'emmener le long de la frontière, à une cinquantaine de kilomètres de là :
« Peut-être que nous aurons de la chance et que nous coincerons des passeurs de drogue, m'avait-il déclaré. Nous en arrêtons presque tous les jours. »
Le lendemain, Gary est passé me prendre chez Martha Skinner, la propriétaire du Bed & Breakfast de Columbus (2 000 habitants), dernier poste américain avant Palomas, le village mexicain jumeau où quarante personnes ont été descendues en six mois pour cause de guerre entre cartels.
Malheureusement, Gary conduisait ce jour-là une voiture de police. En plus, il avait enfilé un polo noir brodé de l'étoile dorée des plus anciens justiciers de l'Amérique.
« D'habitude, je suis plus discret. J'ai un véhicule banalisé, vu que je travaille “undercover”. Mais puisque vous êtes avec moi, je ne veux pas prendre de risques. »
De hauts rideaux d'acier et de simples barrières
Après quelques kilomètres sur la nationale, totalement déserte, reliant Columbus à El Paso (Texas), nous avons emprunté une piste aménagée au milieu des cactus pour rejoindre la ligne de démarcation et les Border Patrol, seuls autorisés à l'emprunter.
« Il y a encore quelques mois, cette piste n'existait pas, commente Gary. Maintenant, nous pouvons longer la frontière, du moins dans ce comté. Ça a facilité les patrouilles. Et à des intervalles de quelques centaines de mètres, vous verrez aussi des caméras. »
Au poste frontière de Columbus-Palomas, comme d'ailleurs à tous les postes où transitent les voyageurs motorisés, de hauts rideaux d'acier donnent l'impression qu'il est impossible de passer illégalement aux Etats-Unis (on entre par contre au Mexique comme dans un moulin).
Mais il suffit de faire quelques kilomètres vers l'est ou l'ouest dans cette région aride et inhospitalière pour se trouver nez-à-nez avec des barrières pas plus hautes qu'un enfant de six ans. Je dis « des » barrières parce qu'il y en a plusieurs sortes.
Sur certaines portions, elles consistent en une barre de fer usée qui s'élève à 50 centimètres du sol. A la hauteur du village mexicain Los Chepas, aujourd'hui complètement déserté, on peut avoir un pied sur le sol mexicain et l'autre sur le sol américain.
« A une époque, raconte Gary, Los Chepas fut l'un des points de ralliement des candidats au passage illégal. Ils arrivaient ici par centaines de tout le Mexique et de l'Amérique centrale avant de franchir la frontière. Le village avait même été construit pour ça. Mais les narcotrafiquants ont mis fin au phénomène. Il attirait trop l'attention des Border Patrol. Ça les empêchait de passer la drogue. »
Sur d'autres portions, la barrière (surnommé « the Normandy Barrier ») consiste en des barres carrées croisées hautes d'un mètre cinquante environ.
Bref, en les découvrant, je me suis dit que j'étais bien mal informée. Depuis le temps qu'on nous parle du renforcement de cette clôture/barrière/mur (« fence/barrier/wall », en anglais ; personne n'arrive à se mettre d'accord sur le mot juste), j'avais imaginé une fortification imprenable, un truc hyper sophistiqué impossible à franchir. Pas un obstacle que n'importe qui peut enjamber sans difficulté. « Oui, mais avant, il n'y avait rien », remarque Gary.
Les narcos et passeurs ont trouvé la parade
Bien-sûr, il y a des caméras, des senseurs et des patrouilles. Mais ça n'empêche pas les éclaireurs des cartels mexicains de passer, parfois armés de kalashnikovs, du côté des Etats-Unis et de gravir des collines d'où ils peuvent surveiller le va-et-vient des Border Patrol et prévenir les passeurs lorsque la voie est libre.
Je ne l'invente pas : c'est Gary qui le raconte. Du coup, je scrute les hauteurs. Le paysage est vaste et solitaire. Les monts sont ronds, jaunes et massifs. Il est impossible d'apercevoir qui que ce soit. Pourtant, Gary est persuadé que nous sommes observés.
Les narcos continuent donc malgré tout de faire passer des tonnes de marijuana et de cocaïne vers le nord. C'est plus difficile mais ces gens-là sont pleins de ressources et d'ingéniosité. Ils savent s'adapter aux circonstances quelles qu'elles soient. Le long de la frontière, du côté mexicain, se trouvent des ranchos/entrepôts où est stockée la drogue avant le passage.
« Ils ont trouvé la parade à la nouvelle barrière, explique Gary. Ils utilisent maintenant des pick-ups surélevés transportant des voitures remplies de drogue. Lorsqu'ils arrivent devant la barrière, ils installent une passerelle. La deuxième voiture est ainsi déchargée aux Etats-Unis. Si elle est repérée par les Border Patrol et poursuivie, le conducteur fait demi-tour à tombeau ouvert. Souvent, il nous échappe mais maintenant, on garde au moins la cargaison. Avant la barrière, le tout repassait au Mexique. »
Je ne peux quand même pas m'empêcher de me demander si ce nouvel obstacle est bien sérieux, si les Etats-Unis ne pourraient pas mieux faire s'ils voulaient vraiment stopper la contrebande et l'immigration clandestine.
C'est vrai que le flot des sans-papiers a diminué depuis l'érection du mur (d'après le Pew Hispanic Center, leur nombre a chuté de 500 000 entre 2007 et 2008). Mais la crise économique et la perte massive d'emplois généralement occupés par les travailleurs illégaux en ont découragé plus d'un de dépenser les milliers de dollars exigés par les passeurs.
Pour certains résidents de Columbus, comme l'auteur Robert Odom, qui, il y a un mois, a été menacé de mort par ce qui semble être un membre des Zetas (le bras armé du cartel du Golfe) la barrière est « une ligne imaginaire, une bonne opération de relation publique, ni plus ni moins ».
Photo : A la frontière entre Columbus et Palomas, Gary Leyva agent des stups au Nouveau-Mexique, A Los Chepas, Robert Odom (Armelle Vincent).
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De Iv
Roboticien utopiste | 12H13 | 27/03/2009 |
La frontière avec le Mexique fait des milliers de kilomètres. Je ne sais pas si vous visualisez bien l'effort que ça demanderait de bâtir une barrière efficace sur toute cette distance.
Et puis, c'est un lieu commun, mais ça vaut le coup de le répéter : le problème n'est jamais à la frontière, il est toujours d'un des deux cotés.
à Iv
De Zeky
Curieux de tout | 17H58 | 27/03/2009 |
En parlant frontière USA-Mexique, avez vous entendu parler de la « north american union » (union nord américaine) et de l'améro ?
Voici une petite video de CNN (Lou Dobbs) sur le sujet :
http://www.youtube.com/watch ? v=2kjsy2Z3kdI
ou
http://www.dailymotion.com/video/x20k5x_cnn-north-american-union-conspir…
Une autre de FOX news :
http://www.dailymotion.com/video/x6g62r_north-american-union-discussed-o…
Une autre résumant pour les non-anglophones :
http://www.dailymotion.com/video/x8kcb7_lunion-nord-americaine-projet-du…
Maintenant voici la réaction de B.H.Obama en campagne à une question sur cette union économique regroupant USA, Canada et Mexique :
http://www.dailymotion.com/video/x6g41d_barack-obama-talking-about-the-n…
Le rapport sponsorisé par le CFR :
http://www.cfr.org/content/publications/attachments/NorthAmerica_TF_fina…
Une résolution présentée au congrès US en 2007 :
http://www.govtrack.us/congress/bill.xpd ? bill=hc110-40
Un article critique du Seattle Times :
http://seattletimes.nwsource.com/html/nationworld/2003713518_rumor19.htm…
Qu'en pensez vous ?
Qu'en savez vous ?
à Zeky
De pierrot123
19H03 | 27/03/2009 |
« Quand le 18 mars, les États–Unis ont annoncé l'enterrement programmé du dollar, la presse française n'en a pas parlé. Rebelote aujourd'hui avec la proposition de Joseph Stiglitz aux Nations-Unies en assemblée générale de “ création d'une nouvelle facilité du crédit et d'un autre système mondial de réserves pour surmonter la crise ‘.
Tiré de : http://www.pauljorion.com/blog/
à Zeky
De Michael A.
apprenti-chercheur (futur chômeur) | 19H11 | 27/03/2009 |
ridicule.
à Michael A.
De pierrot123
20H57 | 27/03/2009 |
Tellement ridicule…que ça a de fortes chances de se réaliser.
La fin programmée du Dollar est une des solutions, sinon la seule, pour tenter de surmonter la crise actuelle.
à Michael A.
De Zeky
Curieux de tout | 17H22 | 28/03/2009 |
« Ridicule » ?
Lou Dobbs, l'idée de l'union économique, Obama, le CFR, la chute prévisible du dollar ou votre connaissance du sujet ? (Et oui il y avait 2 questions).
Un argument…un lien…des infos… ?
Ou est ce la totalité de votre analyse ?
à Iv
De Grandloup74
18H07 | 27/03/2009 |
C'est vrai. En attendant, à Berlin ça s'appelait le mur de la honte par les médias. A la frontière mexicaine ou en Israël, ce ne sont plus que de simples murs à peu près justifiés… Certains pays sont condamnés à une critique acerbe perpétuelle, d'autres à une certaine bienveillance toute aussi perpétuelle… Tout ça suscite une énorme méfiance chez moi et le sentiment que des ennemis sont fabriqués et entretenus de façon mensongère pour nous faire avaler des couleuvres.
à Grandloup74
De argiope
verte jusqu'au 18 décembre | 18H57 | 27/03/2009 |
Il y a tout de même une différence importante entre le « mur de la Honte » et la barrière USA-Mexique.
Cette clôture a été construite par les Américains pour lutter contre l'ENTREE de pauvres gens attirés par le fric qui se trouve de LEUR côté (je parle ici de l'aspect immigration clandestine).
A Berlin, le Mur a été érigé pour empêcher la SORTIE de pauvres gens attirés par le fric qui se trouvait de L'AUTRE côté.
De toutes façons, toutes ces barrières visent à séparer les hommes et c'est fondamentalement mauvais.
à argiope
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 00H48 | 28/03/2009 |
C'est vrai. Tiens, une autre différence : En dix ans, ce « mur » a fait à peu près autant de morts que le mur de Berlin durant toute son existence ; c'est pareil pour le détroit de Gibraltar*.
Et c'est ça qui surprend : ces soi-disant murs sont sans aucun doute avant tout des opérations de relations publiques ; y a que les gogos pour croire qu'on peut arrêter comme ça les migrations, et faut vraiment être fou qu'on peut se protéger du « danger » (lequel ? ) en érigeant des pseudo-barricades.
Mais, toutes inutiles ou inefficaces que sont ces barrières, elles n'en sont pas moins meurtrières, en augmentant les coûts de la traversée. On croit peut-être qu'en augmentant suffisamment ce coût, un individu rationnel préfèrera ne pas prendre le risque. C'est oublier bien vite le désespoir de certains, les conditions de vie misérables de populations entières, et le mythe de l'El Dorado, celui-là même qui est à l'origine des Etats-Unis d'Amérique.
*Cf par exemple ce texte d'un enseignant-chercheur sur la « militarisation de l'espace humain méditerranéen » : http://www.mediterraneas.org/article.php3 ? id_article=549
PS : pour vraiment halluciner sur la Tortilla border , faut aller sur des sites de vigilante du style : http://minutemanproject.com/
Des groupes paramilitaires qui contestent le pouvoir de l'Etat tout en prétendant défendre l'Etat… Un classique de l'extrême-droite..
à Iv
De pierrot123
18H45 | 27/03/2009 |
Je dirais même qu'en l'occurence le problème est des DEUX côtés….
à Iv
De Leclere gérald
paysagiste | 10H54 | 28/03/2009 |
Les américains devraient demander à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, même les avions ne passent pas.
De clive
12H17 | 27/03/2009 |
re-Petit hors sujet :
Ce matin quand j'ai lancé mon navigateur, le dossier « favoris » s'affiche avec les petites icones de chaque site
Celui de rue89 : un drapeau américain ! ! ! !
5s plus tard retour de votre logo « 89 »
? ? ?
De Nostram
Déconstructeur écolo | 12H27 | 27/03/2009 |
Et puis encore quelques mois de crise et on va voir dans quel sens ça va passer la frontière, et pas que pour des mexicains !
Là du coup, ils seront content quelle soit pas étanche cette frontière…
Qui sait, c'est peut-être un chemin de repli : -)
à Nostram
De federicoloco
tequila, sexo, marihuana. | 14H04 | 27/03/2009 |
C'est pas demain la veille que les nord americains vont venir vivre au Mexique, ils en ont peur. Tout ce qui existe de pire et de mal vient du sud. En plus, ils sont tous basanés ici, c'est pas fait pour les rednecks, sauf en vacances pour lacher leurs dollars, et encore, vu ce qui leur en reste, ça va pas aller bien loin.
Au fait, Manu Chao va se faire expulser pour prise de position politique (c'est interdit par la loi fédérale mexicaine). Si les americains savent ça, ils ne pourront jamais plus revenir ici, avec la grande g….. qu'ils ont, c'est la reconduite a la frontiere assurée !
à federicoloco
De Job
00H31 | 28/03/2009 |
Ben justement il y a plusieurs endroits du Mexique qui sont peuplés de fortes minorités américaines, notamment des retraités qui viennent y finir leurs jours. Visitez le centre de ville de San Miguel de Allende par exemple et vous ne croiserez que des rednecks…
De arundodonax
rivières, mares et prairies | 12H36 | 27/03/2009 |
De toute façon dans « weeds », série dont la réputation n'est plus à faire, il ont creusé un tunnel qui arrivait directement dans un centre commerciale.
Alors tu peux toujours mettre un mur, une cloture ou une barrière…
http://www.monblog.ch/shimux/ ? p=200802011926593
De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
12H38 | 27/03/2009 |
Un mur de la honte, comme il s'en érige de plus en plus à travers le monde, à l'image des méthodes de l'ex RDA.
Dans le même ordre d'idée, les noirs d'Inde parqués dans des réserves, sont lynchés, violés, torturés et tués, en toute impunité, sans que les autorités indiennent ne réagissent ne réagissent.
http://www.agoravox.fr/article.php3 ? id_article=53646
à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
De blablablaetblablabli
patati et patata | 17H36 | 27/03/2009 |
Ben dit donc ,quelle horreur , moi qui croyez les indiens cool , aprés ils vont prier dans temples tranquille quoi ! !
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 12H40 | 27/03/2009 |
Tant qu'il y aura sur terre cette telle densité d'injustices…
* les frontières politiques ne pourront qu'être utopiques…et forcément gardées par les armes.
Et tant pis pour ceux qui sont nés là où il n'y a pas d'eau…
…ou à ceux dont on est en train de voler cette matière vitale !
Ceux qui sont responsables de cette situation sont aussi
encadrés par leurs propres murs : ceux des paradis fiscaux !
De parousnik
12H41 | 27/03/2009 |
Le rideau de fer virtuel en URSS est devenu réel aux EU… Il y a trafic de drogue controlé par la CIA qui lui permet de financer ses opérations terroristes de destabilisation a travers le monde… et il y a trafic de drogue « combattu » …destiné a la propagande médiatique…pour rassurer le bétail humain domestiqué…et cela permet de maintenir les prix Pourquoi n'entendons nous pas parler de l'héroïne produite en Afghanistan sous controle des armées anglo saxonne et qui arrive au EU par avion militaire ? Il y a longtemps que les productions des drogues « illégales » auraient été stoppé si ces produits ne rapportaient pas a quelques banques…et autres instituts spécialisés dans le blanchiment et financement politique…etc. Qui a oublié les campagnes de propagande médiatisés aux sujet des cartels colombiens, tout cela ressemble a du copié collé…juste « le rideau de fer » en plus…
à parousnik
De beubeuch
13H13 | 27/03/2009 |
Ca me parait être une légende ton histoire de militaires dealers. En afghanistan, les talibans se sont mis à cultiver le pavot (ils étaient contre, avant) pour financer leur guérilla. Les cultures sont intensives mais sur des régions bien plus restreintes, celles qui sont moins sont le controle des forces internationales. Donne-nous des sources.
à beubeuch
De parousnik
14H58 | 27/03/2009 |
Comment les Talibans pourraient ils cultiver le pavot alors que l'afghanistan est occupé par les armées anglo saxonnes ? La production a augmenter de 4000% depuis 2001. Certe les armées d'occupations illégales ne sont pas partout mais sont la ou la culture est la plus facile et rentable…d'ailleurs même a la télé nous avons vu des soldats britannique et us se balader dans des champs de pavot… Faites CIA + drogue ou trafic et cherchez…puis faites vous votre opinion. La résistance afghane ne dispose certainement pas des milliards d'euros que rapporte la production actuelle… demandez vous plutot pourquoi les journalistes d'investigation n'ont pas le droit d'enquêter dans certains secteurs de production…
à beubeuch
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 19H06 | 27/03/2009 |
Curieux, il me semblait que c'etait l'inverse. Que les talibans avaient limite la production d'opium (pour des raisons religieuses) et que celle ci n'a pu repartir a la hausse que depuis l'invasion par l'OTAN.
à beubeuch
De feusti
07H51 | 28/03/2009 |
mon cousin vient de passer quelques mois en Afghanistan et OUI, les militaires de la coalition ont pour ordre de laisser les cultivateurs d'opium en paix. Ceci pour differentes raisons :
1) la destruction des champs de pavots n'entre pas dans le cadre de leur mission qui est de combattre les terroristes.
2) les gens n'ont ren a bouffer, la vente d'un kilo d'opium brut rapporte 10 fois plus qu'1 kilo de ble.
3) les militaires ont des accords avec les druglords, on les laisse tranquille et en echange ils ne se battent pas contre les militaires de la coalition. (du moins officiellement)
4) du point de vue des talibans OUI quand ils etaient au pouvoir, la culture du pavot etait interdite mais maintenant, la vente de drogue est condidere comme etant une arme et autorisee a condition qu'elle ne soit vendue qu'aux etrangers.
5) Oui les avions militaires servent au transport de l'heroine vers les pays de la coalition
6) le propre frere de Karzai est l'un des plus puissant narco d'Afghanistan
Et la liste est longue.
Pour l'anecdote : Il y a une quinzaine d'annees alors que je vivais en Thailande, le Bangkok Post avait sa une sur des etrangers qui avaient ete pris en photo en compagnie du general Kun Sa qui etait a l'epoque celui qui tenait 95% du trafic d'heroine dans le triangle d'or, ces « blancs » avaient ete invites pour l'anniversaire du druglord. Le lendemain le meme journal donnait l'identite de ces personnes, il s'agissait respectivement du numero 1 de la DEA a Bangkok et du representant de la CIA en Thailande, ces personnes ont ete officiellement inculpes pas parcequ'elles avaient rencontre Kun Sa mais parcequ'elles avaient franchi la frontiere entre la Thailande et le Myanmar sans visa. Bien sure les poursuites n'ont pas ete loin et l'affaire a ete etouffee.
Alors si certaines personnes continuent de douter sur le fait que le trafic de drogue est organisee ou au moins chapeaute par les etats qui sont censes combattre de meme trafic, permettez moi de vous dire que vous etes d'une naivete hallucinante.
Mes sources : ce doit etre facilement verifiable en recherchant dans les archives du Bangkok Post, je n'ai pas la date exacte mais c'etait au moment de la mort de Kurt Cobain…
à beubeuch
De Zeky
Curieux de tout | 11H20 | 30/03/2009 |
Il ne faut pas se fier à ses impressions (« ça me parait.. ») mais aux informations.
Cherches c'est pas dur à vérifier…et au lieu de parler des « talibans » intéresses toi à Karzaï et aux chefs de guerre (qui selon le sens du vent se déclarent de l'alliance ou taliban).
De Manu de la bas
Altermondialiste light | 13H02 | 27/03/2009 |
WEEDS, Saison 4 …
et sinon dans un style un peu différent, le nuage de radioactif de Tchernobyl n'a pas pu entrer en France …
De alaixih
13H22 | 27/03/2009 |
Pleins de ressources et d'ingéniosités ?
De Berny78
employé assurance | 13H43 | 27/03/2009 |
Au fait Armelle, pouvez-vous nous faire un compte-rendu sur la visite de ce cher M. Besson à la frontière Américano-mexicaine ? Sauf erreur de ma part, la presse française n'en a guère parlé…
à Berny78
De Armelle Vincent
(auteur)
Journaliste | 18H54 | 28/03/2009 |
Désolée, mais je n'y étais pas.
De Tita
oiseau | 13H49 | 27/03/2009 |
Le jour où la drogue sera légalisée et donc contrôlée, ce problème tombera en désuétude et ce « mur » aussi.