
Wu Ming : « Aucun pays n'est à l'abri de devenir un peu l'Italie »

« Essayer de raconter une période historique, un mythe fondateur, d'un point de vue non seulement original, mais imprévisible », disaient-ils, de passage à Paris cette semaine. « Ils » ? Wu Ming 1 et Wu Ming 2, membres du groupe italien Wu Ming.
Un groupe d'écrivains, comme The Rolling Stones est un groupe de rock. Un collectif dont l'entreprise est totalement inédite à cette échelle : une aventure qui mixe culture pop, littérature de genre, engagement politique et combat pour le copyleft. Rencontre, une semaine après le retour au pouvoir de Berlusconi.
Du canular à la bataille pour le copyleft
Au départ, en 1994, il y avait le Luther Blissett Project. Inspiré d'un personnage bien réel : Luther Blisset, footballeur anglais d'origine jamaïquaine, un des rares joueurs noirs à jouer en Italie dans les années 80. Où l'attaquant ne passe qu'une saison (au Milan AC, pas encore aux mains de Silvio Berlusconi). Et se fait remarquer plus par les injures racistes dont il est victime que pour ses rares buts.
Peu après, il devient une emblème altermondialiste de l'autre côté des Alpes. Puis une « signature », partagée par des centaines d'artistes et d'activistes en Europe et en Amérique latine. En 1994, le Luther Blisset Project se mue un phénomène militant : le réseau, ultra-organisé, crée la légende d'un héros populaire, et signe de ce nom des milliers de canulars médiatiques appelant à la « contre-information homéopathique ».
La télé italienne tombera plusieurs fois dans le panneau de pseudo-disparitions d'intellectuels ou d'artistes, par lesquels les activistes ont prouvé que les journalistes ne vérifiaient pas leurs informations. Ca ne vous rappelle pas un haut fait médiatique récent, en France ? En 1999, sous le nom Luther Blisset Project, quatre activistes de Bologne publient « Q ». En 2000, un cinquième se greffe : « Wu Ming » naît.
« Personne n'a jamais accusé un groupe rock de lâcheté parce qu'il utilisait un nom collectif, sinon tout le monde devrait faire comme Emerson, Lake & Palmer, ou comme Crosby, Stills, Nash & Young » écrivent-ils alors :
« Nous ne ne sommes pas anonymes. Nos noms ne sont pas secrets. Nous utilisons cependant cinq noms de plume composés du nom du groupe plus un numéro, suivant l'ordre alphabétique de nos noms de famille. »
Wu Ming, c'est : Roberto Bui alias Wu Ming 1, Giovanni Cattabriga (2), Luca Di Meo (3), Federico Guglielmi alias (4) et Riccardo Pedrini (5). Certes, ce projet légèrement situ n'est pas nouveau. Mais ses activités vont l'être.
En chinois, « wu ming » a deux sens, selon la façon dont on prononce la première syllabe : ce peut être « anonyme » ou « cinq noms ». Parfait pour nos hommes. Dont l'engagement est un geyser d'actes et d'idées : des scénarios de films, une revue, un site, en plusieurs langues. Et des interventions dans la vie publique et politique (Gênes en 2001). Leurs livres deviennent vite des cartons.
Wu Ming va pouvoir se consacrer à son combat essentiel : la mise à mort de la propriété intellectuelle. Rapidement, le groupe a mis en ligne ses textes, ses romans, demandant aux lecteurs de les télécharger gratuitement, au mépris des lois. La démarche fait scandale, puis devient succès. Le copyleft est l'âme même de la création littéraire des bolognais (lire l'interview).
Des mythes aux romans
« Bologne est la ville qui compte le plus d'écrivains par nombre d'habitants », sourit un des deux Wu Ming que nous avons rencontrés cette semaine. Pour la littérature de genre, c'est ici que, dans les mêmes années 90, quelques auteurs de romans policiers (Lucarelli, Macchiavelli, Fois, etc) fondèrent le très anti-berlusconien « Groupe 13 ».
« C'était une capitale de la vie alternative », complète le second Wu Ming du jour, « même si maintenant, ça l'est moins ». En France, « L'œil de Carafa », paru au Seuil en 2001, était passé inaperçu. A la rentrée dernière, « New Thing » et « Guerre aux humains » firent plus de bruit.
« New Thing » de Wu Ming 1 est un roman ellroyen. Il se situe dans le New York de 1967, au plus fort de la contestation noire. Une lutte politique qui s'accompagne d'une révolution musicale : Albert Ayler, Archis Shepp, Pharao Sanders, Ornette Coleman et d'autres inventent le free-jazz, la fameuse « new thing ». Et des musiciens noirs sont abattus. Une journaliste juive enquête. Elle va disparaître aussitôt après avoir trouvé le noeud de l'affaire.
Quarante ans plus tard, un autre journaliste reprend l'affaire et interviewe les survivants (musiciens, journalistes, militants, policiers). « New Thing », patchwork des tous ces témoignages, remet en perspective le free jazz, la création du Black Panther Party, le programme du FBI pour infiltrer les mouvements de contestations. Une polyphonie radicale et passionnante.
Avec « Guerre aux humains » de Wu Ming 2 (Giovanni Cattabriga), on lorgne du côté de Tarantino, des livres de Carl Hiaassen, et de l'esprit new-age. Le jeune Marco décide de fuir la société de consommation pour vivre comme un « super-héros troglodyte » dans une caverne.
Dans la forêt où il bâtit son autre monde, d'autres y ont pensé avant lui : des trafiquants, des braconniers, des écologistes fanatiques, des immigrés clandestins, des cinglés « survival “. Et, bien sûr, les animaux. Un roman bien secoué, un rythme dingue, un esprit cartoon pour un travail sur le mythe de ‘l'homme pur’.
Bien entendu, les deux romans sont la mise en pratique des théories littéraires et économiques du groupe. Dont vous pourrez lire ‘Manituana’, le roman collectif lors de la prochaine rentrée littéraire.
Littérairement et politiquement, Wu Ming est une aventure ultra-moderne. Une preuve vivante que la littérature n'est pas un objet de luxe, mais bien une culture populaire. Et une lecture du monde. A l'heure dans son rendez-vous avec un monde actif.

Ce lundi 21 avril, le Cabinet de lecture rencontrait Roberto Bui (Wu Ming 1) et Giovanni Cattabriga (Wu Ming 2). Qui, eu égard à ce qu'est leur projet, ne se font pas photographier de face. Notre photographe n'a pas eu la tâche facile…
Interview ping-pong, qui mixe les propos des deux Wu Ming en visite en France.
Pouvez-vous resituer le contexte social et culturel qui avait vu naître le projet Luther Blisset en 1994, puis Wu Ming en 2000 ?
Dans les années 90 s'est produit un changement d'époque très profond, en Italie. Le premier gouvernement berlusconien, l'apparition de l'altermondialisme, l'argent clinquant succédaient, dans les imaginaires de la peur et des rêves, à la mafia classique et aux années de plomb (alors finissantes).
Une phase durant laquelle nous avons beaucoup réfléchi sur le pouvoir des mythes, sur les notions d'images pop, d'iconographie. D'imaginaire. Le concept Luther Blisset est né de ce contexte, et le mouvement était idéal pour tenter des tas d'expérimentations.
Ensuite, en 2001, Berlusconi est revenu une deuxième fois au pouvoir. Il était clair, certes, que depuis des années la société italienne se déplaçait à droite. Mais qu'une personne comme lui revienne, en faisant une synthèse très personnelle des mythes de l'Italie, c'était une surprise.
Nous avons alors été obligé de réfléchir autrement : comment Berlusconi était-il parvenu à bâtir une telle hégémonie… culturelle ! Wu Ming est né de ces réflexions et discussions.
En Italie, on parlait alors beaucoup des notions de mythes fondateurs, de pouvoir de l'imaginaire des rêves collectifs. Des choses qui sont réapparues dans le combat altermondialiste. Et puis il y a eu Gênes, en 2001. Où Wu Ming est intervenu. Une période où on parlait beaucoup de la place de l'Internet dans le combat…
A l'heure du nouveau come-back berlusconien, quel ‘bilan d'étape’ faîtes-vous ?
L'expérience est encore en cours, hein ! Mais il est vrai qu'on peut faire un bilan sur certains aspects. Sur le question du copyleft, en premier lieu. Le fait de permettre de chargement gratuit de nos livres, c'était des critiques spécifiques de la propriété intellectuelle.
Dès 1996, nous étions les premiers écrivains à signer des contrats qui prévoyaient le copyleft. Evidemment, tout le monde nous disait fou : nous refusions de tirer un revenu de notre activité ! C'était un pari, qui est à présent gagné.
Car nous avons démontré que les choses (ventes et copyleft) n'étaient pas incompatibles, et qu'elles se valorisaient l'une et l'autre. Chaque jour, des gens chargent gratuitement nos livres dans leur ordinateur. Mais après ? Ils les achètent, comme une forme de souscription militante. D'un strict point de vue stratégique, ça marche.
Et aujourd'hui, nous sommes narrateurs à plein temps. Car, en amont de toute stratégie, notre philosophie est que les histoires n'appartiennent pas aux auteurs, pas non plus aux éditeurs. Lorsqu'on raconte une histoire, il faut quelqu'un qui l'écoute. Un individu, une communauté.
Les histoires ne sont pas à toi, mais à cette communauté, sans laquelle on ne peut pas la raconter. La propriété des histoires, c'est aussi du vol. On peut vendre des livres, car ce sont des objets. Mais les textes, eux, doivent être gratuits. Wu Ming a démontré que cette théorie pouvait être pratiquée.
Littérairement et ‘internetiquement’, le projet casse la distance entre anonymat, frustration, atelier d'écriture géant, etc. De plus, chaque livre, avec son travail sur le mythe et sur le temps, casse la distance temporelle de la narration classique. Fin du fin de la littérature ? Ce que nous faisons, c'est de la métanarration. Il y a une référence au post-modernisme, ou au Nouveau Roman en France. Mais celui-ci est dans la distance : ironie froide, discours désenchanté, le goût du pastiche pour le pastiche, la volonté de montrer que tout a été raconté et qu'il n'y a plus qu'à recombinant ce qui a déjà été raconté.
Au contraire, nous sommes sérieux sans être prétentieux. Nous sommes chauds ! Aux antipodes de leur déclaration de défiance à la littérature… et à la vie. Wu Ming croit à la valeur spécifique de la littérature. C'est tout de même la seule forme d'art où le lecteur doit se construire lui-même ses images.
Lire, c'est un acte créatif. Le lecteur est un co-créateur. Avec le copyleft, ce processus de co-création est amplifié. Non seulement le lecteur réagit au texte, mais il l'utilise. Nous croyons beaucoup, dans notre époque moderne, à cet engagement du lecteur dans l'histoire.
Les lecteurs peuvent s'approprier vos textes. Et les retoucher. Intégrez-vous réellement leurs réactions ?
Au départ, il y a les livres. Ecrits par nous et publiés en tant que tels. Ensuite, le site. Là, nous publions leurs contributions. Ainsi, les versions téléchargées de nos romans prennent-elles en compte ces contributions. Par exemple, notre dernier roman, ‘Manituana’, a généré une nuée de contributions.
Beaucoup de lecteurs ont écrit des récits qui bifurquaient à partir des chapitres du livre. Un auteur de BD a ainsi dessiné un prologue. Des groupes de musique ont composé la bande originale. C'est sur le site.
Au bout du compte, n'est-ce pas tout simplement la mort de l'objet-livre ?
Non, car il faut bien qu'il y ait un objet de départ. Qui est et restera un objet déjà connu : l'épicentre du tremblement de terre reste le livre. Qui est autonome. Ce qui s'ajoute, ensuite, enrichit la lecture.
Pour le moment, Wu Ming n'a pas écrit de fictions sur le présent et la politique italienne. Alors qu'il s'est signalé à Gênes en 2001, dans des textes contre Berlusconi ou pour Cesare Battisti. Pourquoi ?
Il faut une distance, pour ça… Non seulement pour avoir une perspective judicieuse, mais aussi pour une question de justesse dans la sélection des sources. Nous travaillons dans l'allégorie.
‘New Thing’ se situe dans les Etats-Unis des années free jazz, ‘Manituana’ raconte la guerre d'indépendance américaine du point de vue des Indiens Iroquois. On s'aperçoit, en les écrivant, que le mythe des origines et de la révolution est toujours très présent aux Etats-Unis.
Quand le pouvoir parle d'exporter la démocratie en Irak avec des bombes, d'exporter la civilisation américaine, c'est bien des origines que parle le pouvoir… Littérairement, l'allégorie ne vieillit pas. De plus, Wu Ming a une grosse activité de ‘non-fiction’. Et Wu Ming 5, lui, écrit de la science-fiction.
Il y a une semaine, Berlusconi revenait pour la troisième fois au pouvoir. Votre réaction ?
Qu'aucune victoire n'est définitive ! Vous nous le montrez, en France : au bout d'un an, ce que promène Sarkozy comme imaginaire, est beaucoup tombé dans l'estime des gens. Il ne faut pas oublier que, loin du pays arriéré que l'on croit souvent, l'Italie est un pays d'avant-garde. Un laboratoire. Certaines choses arrivent d'abord chez nous, puis ensuite chez vous (Sarkozy) et ailleurs.
L'Italie avait inventé le fascisme, cette gestion fausse et organisée de l'image, et il faut avouer que cela avait eu du succès à l'étranger. Aucun pays n'est à l'abri de devenir un peu l'Italie…
Les propos des auteurs étaient traduits par Serge Quadruppani, traducteur des romans, directeur de collection aux Eds Métailié, et également auteur.
► New Thing de Wu Ming 1 - trad. Serge Quadruppani – éd. Métailié – 220p., 18€.
► Guerre aux humains de Wu Ming 2 – trad. Serge Quadruppani – éd. Métailié – 345p., 20€.
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De psyche
Agitateur d'inconscience | 17H39 | 27/04/2008 |
Bonjour à tous,
Selon la théorie Wu Ming, quand l'Italie enfantera l'homme politique humaniste et réellement soucieux de ses concitoyens, afin que ses clones se propagent à travers le monde ! ?
De quetzal2012
enseignant précaire | 18H24 | 27/04/2008 |
J'aime beaucoup le concept du libre accès aux écrits, en effet l'oeuvre n'appartient plus à l'auteur et encore moins à l'éditeur, et ceux qui aiment la littérature savent combien cet art fait appel à tous les sens de l'être, nul doute que les lecteurs ne pourront de toute façon pas se passer du plaisir tactile, de la caresse d'une page…
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
à quetzal2012
De NuklearCocroach
18H43 | 27/04/2008 |
Excellent le blog au bout du lien,pour l'occase,je trolle ; -)
à NuklearCocroach
De quetzal2012
enseignant précaire | 18H54 | 27/04/2008 |
« trolle » ?
à NuklearCocroach
De Avril
00H00 | 28/04/2008 |
Excellent article aussi. Enfin on commence à parler du Luther Blissett en France.
Le nom viendrait de quelques étudiants italiens qui se sont fait arrêter dans un train, et qui affirmèrent tous s'appeler Luther Blissett. C'est un nom de plume commun à plusieurs artistes ou écrivain, mais aussi une technique vielle comme le monde pour faire perdre la boule aux pandores.
De Tinhinane
Médiatrice scientifique | 18H47 | 27/04/2008 |
Super, merci pour cet article.
« La littérature n'est pas un objet de luxe, mais bien une culture populaire. Et une lecture du monde. »
J'aurais bien aimer écrire cela, un peu remanié sans doute : la littérature et les tous arts ne sont pas des objets de luxe, mais une lecture du monde.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 18H50 | 27/04/2008 |
Je n'ai encore lu aucun livre de Wu Ming (hé, on ne peut quand même pas tout lire ! ), mais leur démarche est effectivement très intéressante.
Nous avons une sorte de pendant franco-gaulois avec le Comité invisible, alias Tiqqun, alias Cyber Trash Critic, sous réserve d'autres alias encore méconnus.
Ce groupe opère plutôt dans le domaine de la réflexion politique (non narrative, s'il faut préciser), sans doute contestable mais passablement stimulante.
Quelques références ? N'y a qu'à demander !
Cyber Trash Critic, Je suis le peuple qui manque (Allia)
Tiqqun, Introduction à la guerre civile (Tiqqun ; diffusion VLCP, www.vlcp.net )
Tiqqun, Ceci n'est pas un programme (Tiqqun)
Tiqqun, Premiers matériaux pour une théorie de la Jeune-Fille (Tiqqun)
Comité invisible, L'Insurrection qui vient (La Fabrique)
à thierry reboud
De asozial
aus Berlin | 16H55 | 28/04/2008 |
ah oui, « l'insurrection qui vient », ce bouquin dont Jean-Yves Camus dans son article « Les RG s'inquiètent du renouveau de l'extrême gauche autonome » tirait une citation tronquée, pour assimiler les autonomes et l'extrême droite… J'avais envoyé la citation exacte au CR de Rue89 qui n'en a rien fait (les limites de Rue89, l'incapacité à reconnaître ses erreurs)…
sinon merci pour l'article sur Wu Ming, qui donne envie d'aller voir leur boulot de plus près.
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 19H35 | 27/04/2008 |
Quadruppani comme traducteur ? !
Oh ! Celui qui traduit beaucoup de romans de A. Camilleri ! Un que je viens de découvrir avec plaisir ……
à Claude PELLETIER
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 22H21 | 27/04/2008 |
Tout à fait, ce Quadruppani même ! Qui est traducteur depuis longtemps, et qui fut aussi un des auteurs de la générations néo-polars française (Jonquet, Daenninckx, Pouy, etc)
De lisbeth
07H18 | 28/04/2008 |
Où est le libre accès aux écrits de Wu Ming en France ?
Comment téléchatger ?
De Serge Quadruppani
Nomade italo-bellevilois | 08H45 | 28/04/2008 |
A lisbeth et aux autres qui veulent en savoir plus, voir : wumingfoundation.com et pour la traduction française, on peut télécharger les deux livres sur le site des éditions Métailié : www.editions.metailie.com. Pour en savoir plus, vous pouvez aussi lire le texte « Mon nom est personne » sur mon site : http://quadruppani.samizdat.net
Bien sûr, vous pouvez aussi acheter les livres…
à Serge Quadruppani
De Tyb
(par ici, par là) | 16H18 | 28/04/2008 |
Les liens sur le site ne marchent pas….
à Tyb
De WM1
17H27 | 28/04/2008 |
Merci de le signaler. C'est bizarre, je viens de verifier et maintenant ils marchent, comme toujours. Essayez encore, s'il vous plait.
à WM1
De Tyb
(par ici, par là) | 19H42 | 28/04/2008 |
J'obtiens pour les deux livres un pdf de 2ko qui ne s'ouvre pas avec adobe celui ci me signalant qu'il doit être endommagé…
J'ai essayé sur deux machines différentes, deux réseaux différents et même résultats dans les deux cas
à Tyb
De WM1
20H21 | 28/04/2008 |
Mais de quel site parlez-vous, wumingfoundation ou editions.metailie ? Sur notre site tout fonctionne parfaitement, je viens de télecharger les PDF encore une fois (542k et 786k respectivement) et de les ouvrir avec Adobe Reader, ce qui se passe tous les jours sans aucun problème… Mais on doit décomprimer le fichier ZIP après le téléchargement, avant d'essayer de l'ouvrir avec Adobe. Si vous ouvrez Adobe et selectionnez le fichier comprimé, le logiciel ne peut pas le reconnaitre comme un PDF. Si vous voulez télecharger fichiers PDF qui ne soient pas comprimés, je crois que cela est le cas des fichiers sur le website de l'editeur. Excusez mon français insuffiçant, s'il vous plaît.
à WM1
De Tyb
(par ici, par là) | 21H30 | 28/04/2008 |
je parlais effectivement des editions metailie, sur votre site euh j'ai cherché un petit peu mais je n'ai pas trouvé les livres en frnçais !
à Tyb
De WM1
22H37 | 28/04/2008 |
http://www.wumingfoundation.com/italiano/downloads_ita.htm
Au dessous de chaque couverture il y a les langages disponibles. « New Thing » et « Guerre aux Humains » sont respectivement le sixième e le septième livre.
à WM1
De Tyb
(par ici, par là) | 08H30 | 29/04/2008 |
merci !
De Bois-Guisbert
Rédacteur | 11H15 | 28/04/2008 |
Il n'est pas inutile de rappeler que le soi-disant Wu Ming n'est que le représentant d'un marigot politique alternatif réunissant les écolos, les communistes de diverses obédiences*, différentes variétés de gauchistes, plus ou moins agités de l'intellect, qui lors des dernières législatives a réuni 3 % des suffrages, et a passé de 72 sièges au Parlement à O (de soixante-douze à zéro ! ). Une débâcle de Guiness Book.
* Dont l'hilarant(e) député(e) transgenre, ou transautrechose, Vladimir Luxuria qui, a Montecitorio se faisait alternativement virer des gogues des hommes et des chiottes des femmes : o)
à Bois-Guisbert
De Tyb
(par ici, par là) | 16H19 | 28/04/2008 |
Et en matière de marigot politique, on peut dire que vous êtes un spécialiste.
De WM1
12H21 | 28/04/2008 |
Oh, ça c'est très amusant, c'est de la mythopoiese sur Wu Ming : -) Néanmoins, il est important de rappeler que nous, le soi-disant Wu Ming, n'avons rien à voir avec les Frankensteins faux-écolos et/ou du stalinisme bling-bling et/ou du stalinisme tout court et/ou de la petite mafia « désobeissante » qui recemment - comme Bois-Guibert a effectivement souligné - ont gagné le record Guinness de débâcle électorale. Au contraire, le journal quotidien de Rifondazione Comunista (un parti avec lequel nous n'avons aucune relation, comme nous n'avons relations avec aucun parti) a frequemment publié des attaques contre nous. Ils ont écrit que notre roman Manituana est un livre… fasciste. Evidemment, tout ce qui n'adhére pas a leur (tardif) culte de la non-violence doit être representé sous des traits diaboliques. J'èspere que la débâcle nettoye la culture et la politique de ces inaptes et arrogants wannabe-médiateurs entre les mouvements et la vieille politique. Ciao, WM1
à WM1
De Bois-Guisbert
Rédacteur | 13H35 | 28/04/2008 |
« Evidemment, tout ce qui n'adhére pas a leur (tardif) culte de la non-violence… »
Vous savez bien que c'est tactique, et qu'ils feront en priorité appel à vous pour interroger les suspects et former les pelotons d'exécution.
En outre, il ne m'est pas parvenu que « Liberazione » a parlé de livre « fasciste », mais de mise en scène petite-bourgeoise, tout en vous reprochant d'avoir recouru à la rhétorique des racines et du sang…
à Bois-Guisbert
De WM1
14H07 | 28/04/2008 |
Oh, maintenant je comprends ! Tu n'entre pas dans le « Stereotype A », sinon dans le « Stereotype B ». J'en ai vu des centaines et des centaines, mais c'est toujours un plaisir : -)
>il ne m'est pas parvenu que « Liberazione » a parlé de livre « fasciste »
Uhm, y avaient-ils des des guillemettes dans mon comment ? Non, ils n'y avaient pas. Moi, je suis un brut campagnard. J'entends qui si un con m'accuse de recourir à la « rhétorique des racines et du sang » - par surcroît en parlant d'un livre qui est un éloge du métissage et de l'impossibilité d'appartenir à n'importe quel « peuple » - ce même con est en train de me comparer à un fasciste, et ça suffit, je n'ai pas besoins d'ulterieures circomvolutions, je suis un esprit simple : -)
Merci beaucoup, et bon travail.
à WM1
De Bois-Guisbert
Rédacteur | 14H09 | 28/04/2008 |
» Ils ont écrit que notre roman Manituana est un livre… fasciste. »
Alors, il fallait dire : « ils ont suggéré » que Manituana est un livre… fasciste. Ou « ils ont sous-entendu », mais pas « ils ont écrit », puisqu'ils ne l'ont pas écrit…
à Bois-Guisbert
De WM1
14H15 | 28/04/2008 |
Ok, si cela peut te faire heureux…
Ils ont *lourdement* et *stalinesquement* « suggéré » que notre roman Manituana est un livre fasciste.
Ciao,
WM1
De jmal
13H16 | 28/04/2008 |
Merci pour cet interview. Merci à Wu Ming d'exister, et merci qu double boulot de Serge Quadruppani, traducteur et directeur de l'excellentissime collection italienne chez Métailié.
Peut-être l'exceptionnel niveau du polar italien (Wu Ming, De Cataldo, Carlotto, Dazieri, Carofiglio, Camilleri, Di Cara, Perissinotto …) est-il en partie dû aux catastrophes politiques à répétition que connait ce pays.
On devrait alors voir appraître un fantastique renouveau du polar français, et d'ailleurs, dernièrement, avec Chainas et Férey, entre autres …
http://actu-du-noir.over-blog.com/
De Douche-franche
23H24 | 28/04/2008 |
Article très intéressant !
Bravo Rue89.
Je vais de ce pas aller sur leur site.
J'ai aussi cherché un article sur ce qui s'est passé ce week-end en Italie avec le Vafanculo day et la masse d'Italiens qui sont déscendus dans la rue pour signer des pétitions, sur la liberté de la presse notamment, mais je n'ai rien trouvé. C'est où ?