
Robert Redeker de la diatribe anti-islam à la diatribe antisports
Redeker, on ne le défend pas comme on défend une idée précise, on le soutient comme on soutient une idée générale et parfois vague : la liberté d'expression. Entre énervement et combat démocratique. On prend soin de choisir sa ligne, pour ne pas épouser toutes les siennes. Près de deux ans après le texte anti-islam qui lui colla une fatwa aux trousses, l'homme traqué publie un essai contre le sport. Rencontrer Redeker, c'est, aussi, voir là où nous en sommes de notre propre époque.
Robert Redeker n'est pas un intellectuel. Connu du grand public depuis ce jour de septembre 2006 où, dans Le Figaro, il avait publié une tribune dénonçant « la tentative menée par cet islam d'étouffer ce que l'Occident a de plus précieux qui n'existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s'exprimer », il est chercheur au CNRS, dans le domaine de l'anthropologie philosophique.
Robert Redeker n'est pas non plus une victime. La tribune suscitée n'était pas sa première diatribe anti-islam (il y avait eu, entre autres, une tribune dans Le Monde en 2001). L'une comme l'autre révélaient un manque de recherche sur l'histoire de l'islam. La seconde masquait mal, en plus, le manque de légitimité de son auteur.
Redeker est un miroir. Celui d'un temps où il n'est pas aisé de parler des religions
Redeker est un miroir. Celui d'un temps où il n'est pas aisé de parler des religions ou de les caricaturer. De l'affaire des caricatures de Mahomet aux propos de Houellebecq (« la religion la plus con, c'est quand même l'islam », 2001), l'Occident a décidément du mal à trouver les mots pour restituer le sens du sacré des autres.
Avant d'évoquer son nouveau livre, une charge contre le sport, faisons le point sur cet article qui, depuis deux ans, le condamne à une vie traquée. Et qui, dans une période de « délaïcisation » dont on voit les fruits aujourd'hui (propos de Nicolas Sarkozy en visite en Arabie Saoudite ou au Vatica), souffle sur les braises de la guerre des civilisations. (Voir la vidéo.)
Cette semaine, Robert Redeker publie « Le sport est-il inhumain ? “. Une réactualisation de son ‘Sport contre les peuples’ paru en 2002. Un ouvrage où notre homme pointe les symptômes : dopage transformant les athlètes en mutants, mondialisation transformant les compétions en olympiades de la publicité, ultra-commercialisation qui uniformise les corps autant que le temps de l'exploit.
Bref, le sport, vidé de sa substance intemporelle, n'est plus un mythe mais un spectacle. Et, ayant perdu sa singularité, est devenu une messe comme une autre. Donc, pour Redeker, un opium, une doctrine.
Le sport, simple stade de l'évolution de l'homme
C'est ici l'intérêt de l'ouvrage : Redeker pointe ce en quoi le sport est devenu non plus un terrain d'exploits, mais un laboratoire. Ce en quoi les exploits ne sont plus des moments extraits de la réalité terrienne et du temps commun, mais une obligation que les champions doivent à leurs sponsors et au téléspectateurs.
Un record du monde ou une médaille d'or n'ont plus ni dimension sacrée, ni valeur de modèle : c'est l'image du sportif qui remplit à présent ce rôle de modèle. L'image précède la victoire. On aime un champion pour son look et pour sa vie (inspirée de son look), plus que pour ses succès
C'est dans la figure même de Zinedine Zidane (‘du côté humain -Giresse, Maradona, Platini- et en même temps du côté mutant du football’, dit Redeker) que le chercheur voit la réalisation de la mutation des sportifs. Il est vrai qu'en quelques mois, après son arrivée à la Juventus de Turin en 1996, le -pas encore starissime- footballeur avait tout simplement changé de physionomie. Comme, en même temps que lui mais dans d'autres clubs : Bixente Lizarazu, Marcel Desailly, Djibril Cissé, etc.
Lorsque Redeker invoque ‘Les Mots et les choses’ de Foucault (1966), cela pourrait sembler tiré par les cheveux, mais il joue juste. Pour le défunt philosophe, ‘Le concept d'homme désigne en réalité une figure passagère du monde humain’. Pour Redeker, le sport marque un stade inédit dans cet évolution vers un ailleurs humain.
Tout n'est pas faux dans ce que pointe Redeker. Dans cet ouvrage, le manque de mesure est acceptable. Mais, là, aussi, pour que le tout fût entièrement crédible, on aurait goûté plus de perspective. C'est pourquoi, le rencontrant mi-mai à Paris, entre deux omniprésents agents de sécurité qui gardent son corps soumis à la fatwa, nous l'avons soumis à des question sur le sport de demain. (Voir la vidéo.)
Certes, Redeker va parfois trop loin dans la démonstration : pour lui, le sport moderne signe le retour de l'eugénisme… Too much. Ce qui est simplement dominant dans le monde de la globalisation financière, Redeker le voit comme un schéma global et définitivement vainqueur. On se dit que Redeker ne connaît pas tous les sports.
Un livre judicieux, mais aussi too much
Certes, le livre manque de pistes de solutions, d'utopies, et d'un véritable suivi dans les plaintes. Redeker se laisse aller à un passéisme qui sonne légèrement contre-utopie. Pour un peu, l'auteur finirait presque par ressembler à ceux qu'il dénonce dans la seconde -très bonne- partie du livre : l'intellectuel désintellectualisé, noyé dans sa propre incompréhension de la culture de masse et sa méconnaissance du sport -en particulier du football.
‘Le sport est-il inhumain ? est un livre à charge. L'ancien sport était pratiqué et regardé par l'homme. Le nouveau sport est consommé dans un monde postérieur à la mort de l'homme. Entre les deux : la démonstration de Redeker. Too much, mais parfois bien dans le mille. Pour Redeker, la mondialisation a gagné, le sport en est le plus beau témoin. Et la mondialité chère à Edouard Glissant et feu-Césaire n'aura jamais été. (Voir la vidéo.)
Il y a ce moment du livre où Redeker voit le jeu comme le dernier tabou du sport. Lequel ne se soucie plus du jeu, puisque la mondialisation prévoit qui gagne et qui perd –ça marche souvent, mais pas tout le temps. On se dit alors que l'auteur parle aussi de lui : en fait, ce qui manque à Redeker, c'est un fond du jeu. La volonté de faire confiance au temps, de passer par les ailes et de ne plus foncer dans le mou de l'époque.
Ce qui compte, c'est l'amour du jeu.
.
► Le sport est-il inhumain ? de Robert Redeker (éd. du Panama, 198p., 15€)
- 14681 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

























139
(Pour réagir, connectez-vous)
De Beeks
16H31 | 20/05/2008 |
il n'y avait que Le Figaro pour publier sa tribune islamophobe et haineuse .
De Tinhinane
Médiatrice scientifique | 16H36 | 20/05/2008 |
J'ai signé une pétition dénonçant la fatwa sur Redeker et je maintiens ma position sur ce chapitre même si je ne partage que 20% du discours de RR sur la religion et à peine plus sur le sport.
Je préfère lire les auteurs qu'il cite (pas toujours et quelquefois partiellement et partiellement) que ses écrits qui ont énormément perdu en modestie, finesse et qualité depuis 10 ans…
De JC_le vrai
16H51 | 20/05/2008 |
Vous avez raison quant à la qualité des écrits !
J'apprécie votre position mesurée : le droit d'exprimer un point de vue, même stupide ou injurieux, ne peut ni ne doit conduire à l'assassinat en démocratie.
De Piyoun
Etudiant | 18H16 | 20/05/2008 |
Redecker est un Homais.
Ceux qui ont lu Madame Bovary de Flaubert auront compris, ce type est ridicule…
L'archétype de l'anticlérical et de l'antireligieux comme on en faisait à la fin du XIXème, à ceci près que l'Eglise Catholique avait une influence considérable. Et même, on peut douter qu'à cette époque encore, elle était rétrograde et obscurantiste au point d'empêcher la formation de veritables citoyens éclairés…
Que nous dit Redecker sur l'Islam ? Ce que nous disait Voltaire au XVIIIème… Cherchez l'erreur !
à Piyoun
De Gévaudan
19H32 | 20/05/2008 |
AU PETIT IMBU
« Que nous dit Redecker sur l'Islam ? Ce que nous disait Voltaire au XVIIIème… Cherchez l'erreur ! »
Quelle l'erreur ? L'Histoire continue, mon petit, relis ton Voltaire. Ce qu'il disait au 18e des cathos, on peut très bien le dire aujourd'hui des islamos.
L'Histoire se répète sans cesse, mon petit. Au lieu d'écrire des conneries, lis.
à Gévaudan
De Piyoun
Etudiant | 21H31 | 20/05/2008 |
L'erreur ? C'est que le propos concerne la France et par extension l'occident.
Où est cette pression musulmane, voire islamiste sur l'occident ?
Si Redeker veut se prendre pour Voltaire qu'il aille en Arabie Saoudite, ou en Afghanistan.
et « votre petit » lit bien assez.
à Piyoun
De malatrie
07H19 | 21/05/2008 |
Un Homais « modernisé » à la sauce Jean-Pierre Pernaut et au sensentionnalisme made in TF1 . Le Homais bling-bling, quoi….
à malatrie
De malatrie
07H22 | 21/05/2008 |
Euh… sensationnalisme, pardon.
Le post est mal placé, mais complétait celui de Piyoun)
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 16H51 | 20/05/2008 |
Vous omettez de citer l'article « Sport, santé et politique » paru dans le Monde du 22 août 2003, un véritable méli-mélo mixant des considérations sur la « médecine expectative » (à l'ancienne, et qu'il regrette) à d'autres observations concernant déjà le sport-spectacle.
Je m'étais fendu d'une lettre à son adresse au lycée de Saint-Orens à l'époque, mais il n'y a jamais répondu.
Son article m'avait rappelé les commentaires de l'ex-gouverneur Richard Lamm (Colorado) en 1982, qui déplorait en son temps notre proprension à souhaiter l'immmortalité et celle de l'Etat à consacrer inutilement des subsides aux prothèses, au rein artificiel, etc.
Entre le décès prématuré des malades et l'immortalité, Redeker ne faisait pas dans la demi-mesure. Il niait le « droit au bonheur » de Saint-Just et des premiers Américains. Son hostilité au sport tout court, comme pratique et facteur de santé, était déjà frappante.
Malgré son association avec les Temps Modernes, Redeker conteste le prométhéisme. On peut s'étonner qu'il soit aujourd'hui au CNRS.
à Jaycib
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 12H27 | 22/05/2008 |
Objection, votre honneur !
Je conteste le repli de mon post antérieur, qui s'efforçait de replacer les arguments de Redeker dans un contexte plus large.
On peut être en désaccord avec ce que j'y dis, mais alors pourquoi instituer un « débat » si l'intention (de qui ? ) est de fermer le clapet de certains intervenants.
Ceci semble d'autant plus étrange que Rue89 reprend ce ce post dans sa sélection initiale.
De Florentin Piffard
16H52 | 20/05/2008 |
Il y a quelque chose de frappant dans la façon qu'ont les médias, et cet article en est un exemple criant, de parler ou de s'adresser à Redeker. On a vu récemment l'insignifiante Patricia Clark, pleine de mépris, lui notifier qu'il n'avait gagné son droit de cité parmi le beau monde aristocratique des people télévisé que grâce à ces menaces de morts (en fait des appels au meurtre)dont il serait en conséquence aujourd'hui bien ingras de se plaindre. Comme si cette dame à la prose grotesque et aux mines pathétiques pouvait produire des quartiers de noblesse plus reluisants.
On voit ici l'auteur de cet article dénier à Redeker, l'auteur de plusieurs livres et de dizaines d'articles de fond, le titre d'intellectuel. Il y a là une sorte de mépris d'ancien riche pour Redeker qui est vu comme une sorte de parvenu sur la scène médiatique. Le mépris est encore accru par le fait que Redeker a déboulé sur la scène médiatique par des moyens bien peu (ou beaucoup trop comme on voudra) catholiques.
En conséquence, les pharisiens se déchainent.
Dire que l'on ne peut pas tout dire sur une religion c'est avoir une piètre opinion des croyants. Je suis catholique, j'en parle à mon aise. Comme si la minorité musulmane française, ou même les musulmans à travers le monde était une pauvre minorité opprimée légèrement atrophiée du bulbe , que l'on devait pour cela protéger d'une parole trop libre qui risquerait de la choquer.
Voilà , grâce à « l'affaire Redeker », le voile se déchire. On peut dire n'importe quoi en France aujourd'hui, dans n'importe quel domaine, à la condition de ne pas toucher à la religion. Enfin à la religion ! A celle des autres plus exactement, car pour le christianisme il est plutôt recommandé de se lâcher, là on est sûr de bien s'amuser et de n'offenser personne qui mérite notre considération, car les catholiques, c'est bien connu, sont tous des vieux cons dominants et réactionnaires, alors que les musulmans sont jeunes, opprimés, et du côté de l'avenir.
à Florentin Piffard
De Piyoun
Etudiant | 16H58 | 20/05/2008 |
Jusqu'à preuve du contraire, la scientificité du texte de Redecker laisse à désirer.
Et ce weekend, chez Ruquier, ces propos auraient pu être tenu avec plus de rigueur intellectuelle par un élève d'hypokhâgne lettres et sciences sociales, où le sport fait partie du programme… Alors non, Redecker n'est pas un intellectuel ; c'est un pseudo-scientifique qui écrit des pseudo-textes scientifiques pour justifier ses phobies, ce qui d'ailleurs est théorisé par un sociologue (et économiste) du début du XXème qui s'appelle Vilfredo Pareto, il l'appelle la « dérivation ».
à Piyoun
De Florentin Piffard
17H19 | 20/05/2008 |
Avant de commencer à pontifier avec Pareto commencez par vérifier votre orthographe. Redeker et non Redecker.
Trés intéressant quand même Pareto, surtout sa sociologie (voir R. Aron et son ouvrage sur l'histoire de la sociologie). Mais entre parenthèses ne pourrait-on pas dire que sa stricte orthodoxie libérale constitue justement sa propre « dérivation ». Rien de plus drôle (et de plus religieux) qu'un scientifique qui se pique de durcir les sciences molles, à commencer par l'économie.
A part ça je doute seulement que ce soit chez lui que vous trouviez une définition tout à fait scientifique, si une telle chose a un sens, du scientifique et de l'intellectuel. D'ailleurs vous semblez confondre les deux notions, ce qui est un peu embêtant pour un « hypokhâgneux ».
Bien à vous,
Fl. Piffard
à Florentin Piffard
De Piyoun
Etudiant | 17H34 | 20/05/2008 |
En effet, les intellectuels, stricto sensu, et en France, sont les universitaires, scientifiques, et autres, qui se sont engagés dans le combat républicain pendant l'affaire Dreyfus.
Mais j'entends par là ce que tout le monde entend par là, c'est-à-dire la catégorie des « personnes qui pensent » (selon le sens commun, hein, je le précise).
Donc je confirme, ce n'est pas un intellectuel (et je reprends Pareto), car il ne pense pas, il justifie un état psychologique qui le fait condamner l'Islam par une pseudo-théorie scientifique (études des textes, argumentation, prétention à la vérité, Cf son passage télévisé ce weekend).
Pour mon orthographe, pardonnez-moi, mais le clavier a tendance à couper le lien direct entre mes mains et mon écriture : ). Mais je suis heureux que vous connaissiez la sociologie de Pareto, plutôt connu pour avoir succédé à Walras, à la chaire d'économie de Genève.
Enfin, je vous approuve sur un dernier point : son orthodoxie libérale comme dérivation. D'ailleurs, dans les premières pages de son Manuel d'économie politique, vous trouveriez paradoxalement les arguments que les plus antilibéraux utilisent aujourd'hui pour mettre au jour l'idéologie de la théorie libérale.
à Piyoun
De Florentin Piffard
17H52 | 20/05/2008 |
Il est au moins possible de défendre la théorie de Redeker selon laquelle il y a un fond violent dans l'Islam. Je ne suis pas islamologue mais je ne vois pas pourquoi les intellectuels antichrétiens pourraient être appelés ainsi (intellectuels) et que l'on devrait dénier cette appellation à un penseur « islamophobe ». Il est trop facile de ramener à « un état psychologique » les propos d'un auteur. Il faut le lire et l'écouter sans a priori et malgré l'hostilité que lui manifeste l'immense majorité de ceux qui parlent dans le poste. Si vous ne le faites pas il sera impossible de vous compter parmi « les personnes qui pensent » (selon le sens commun).
D'ailleurs, je ne crois pas que le propos de l'auteur de cet article ait été de nier la scientificité des propos de Redeker, mais plutôt son statut d'intellectuel médiatique, car relisez l'article vous verrez qu'il parait plutôt opposer le scientifique du CNRS et l'intellectuel. Ce passage prouve d'ailleurs que l'auteur de l'article ne connait pas grand chose de Redeker car c'est seulement à la suite de l'appel au meurtre qui a été lancé contre lui que Redeker a été nommé au CNRS. Auparavant il était professeur de philosophie dans un lycée.
à Florentin Piffard
De Piyoun
Etudiant | 18H08 | 20/05/2008 |
Comme vous le dites, vous n'êtes pas islamologue, et moi non plus. Ceci dit, dire que l'Islam a un fond violent comme il le fait, c'est oublier l'histoire du christianisme, comme de n'importe quelle autre religion. La religion et les textes sacrés (je vais dire une horreur pardonnez-moi) sont, si l'on adopte une perspective très objectiviste, une construction sociale (les pères de la sociologie, dont Durkheim, l'ont bien montré), et laissons de côté le débat de la croyance et de la vérité de la religion.
Et comme toute construction sociale, elle n'est que ce qu'on en fait… La violence ne vient que là où nous l'introduisons. Dans chaque groupe socio-culturel et socio-politique, des sous-groupes peuvent avoir une conception très primaire de la violence, où celle-ci n'est absolument pas sublimée.
Donc, de mon petit point de vue, ce n'est pas le problème de l'Islam mais le problème de l'humanité… Pointez du doigt l'Islam est une erreur de logique : c'est prendre un effet pour la cause.
Quant à l'article, certes, vous avez peut-être raison…
De Freeeman
Informaticien | 20H00 | 20/05/2008 |
Désolé de vous contredire, mais je ne vois pas en quoi dire que le christianisme à eu une histoire violente absout l'islam d'être intrinsèquement violent. Que l'un ait donné lieu à des violences, n'empêche pas l'autre d'être violent.
Mais prenez le temps et le recule 5 minutes.
- Le pardon et le talion c'est pareil ?
- Lapider une femme adultère et se mettre devant pour renvoyer chacun à sa propre imperfection c'est pareil ?
- « nous sommes tous frère » et « croyant mécréant » c'est pareil ?
- Qui à dit « le paradis est à l'ombre des épées ?
- Qui rapporté dans une Hadit par Aicha à eu ces dernières paroles “ Maudit soient les juifs et les chrétiens ” ?
Et ce ne sont que quelques exemples.
Si Redeker est assez mauvais et peut paraitre haineux dans ses propos, il n'empêche qu'il touche là un problème crucial qui est :
- Toutes les idéologies humaines se valent “elles ?
- Toutes les croyances humaines se valent ‘elles ?
Si pour les idéologies l'exemple du nazisme fait force d'enseignement, pour les religions qui s'érigent en partis politiques, l'histoire catastrophique du catholicisme doit nous appeler à la plus grande vigilance face à un islam de plus en plus revendicatif. Je vous renverrais simplement pour exemple aux dernières dispositions choisies par le conseil des droits de l'homme de l'ONU sur la liberté d'expression. Dorénavant le conseil ne veille plus à ce que la liberté d'expression s'exerce, mais à ce qu'elle ne choque personne. Un délit de blasphème vient d'être mis en place. Alors Redeker a beau ne pas être très futé, il ne dit pas que des conneries ! ! !
à Freeeman
De Grégory
14H07 | 22/05/2008 |
Personnellement je me fous comme d'une guigne de savoir qu'une religion, lue dans les petites lignes, est intrinséquement violent. Je suis stupéfait de la quantité fabuleuse d'imbéciles consommés qui ne réalisent pas que les mots sont moins significatifs que les actes.
Les actes, qu'établis dans le temps et l'espace nous appellerons histoire, nous indique que les sociétés islamiques ne sont pas spécialement violentes. L'histoire nous rappelle en fait que les sociétés occidentales et orientales, sur les derniers siècles, l'ont été infiniment plus, en proportion comme en quantité brute.
Ce petit rappel basique effectué, l'acte d'aller chercher les petits caractères haineux que pas grand monde ne lit ou ne prend au pied de la lettre, en considérant que le penseur est du bloc occidental-impéraliste et que le méchant islamiste a le front d'être assis sur le pétrole, se comprend d'une toute autre manière.
Je suis pour la liberté d'expression. Que Redeker parle et dise ce qu'il veut, avec les moyens de diffusions que sa compétence justifie. Un blog, de l'autopublication, ou un fanzine local imprimé sur une photocopieuse.
à Piyoun
De fabinet
20H53 | 20/05/2008 |
Juger Redeker à l'aune de son passage à l'émission du « grand intellectuel » Ruquier est la preuve de votre bonne foi … et de votre compétence pour le critiquer.
Faut-il être islamologue pour considérer cette religion comme arriérée (comme l'était la religion catholique il y a 2 siècles et plus) ?
La « scientificité » de vos propos laisse à désirer.
à fabinet
De Piyoun
Etudiant | 21H19 | 20/05/2008 |
Bon il semble bien que la majorité des débatteurs soient acquis à l'idée d'un Islam franchement rétrograde voire bientot intégriste.
au passage, il ne s'agit pas de la scientificité de mes propos mais de celle ce monsieur Redeker. et justement le fait qu'il vienne s'expliquer sur un plateau comme celui de Ruquier est une preuve de son imposture. mais enfin allons y, regardons les musulmans comme des croyants dignes du moyen âge.
ça sent l'ethnocentrisme à plein nez (oups pardon Gévaudan, je fais le pédant ! )
à Piyoun
De mechante langue
23H48 | 20/05/2008 |
« Bon il semble bien que la majorité des débatteurs soient acquis à l'idée d'un Islam franchement rétrograde voire bientot intégriste. »
Pour ma part oui . Car les « musulmans modérés “ sont ceux qui ont pris leurs distances avec le Coran et les hadiths . Et plus ils ont pris leurs distances , plus ils sont modérés .
à Florentin Piffard
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H05 | 21/05/2008 |
Cher Piffard, d'accord avec vous. D'ailleurs Redeker, objectivement, n'est tt de meme pas un imbécile, il publie depuis des années ds la revue de Sartre je crois.
Ensuite, ceux qui citent raymond Aron le grand sont mes amis, donc merci ! ! ! ! ! (Certains devraient relire l'opium ou les désillusions héhé)
à Jess Feuillie
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H21 | 21/05/2008 |
Hélas, Jess ! Sartre est mort, et il suffit de feuilleter un numéro pris au hasard des Temps Modernes pour s'en convaincre tout à fait. Sur l'imbécillité de Redeker, je serais plus circonspect que toi.
(Et oui, ça biche… Et toi ? )
à thierry reboud
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 20H08 | 21/05/2008 |
oui ca biche. Cela dit je n'aime pas Redeker, meme si je suis incapable de formuler un jugement rigoureux. Disons que critiquer les livres de religion oui en a le droit cest meme un droit inaléianable. Cela étant dit, les gens ds leur grde majorityé ne connaissent pas les livres par coeur. Ce ne sont pas eux les violents, ce sont les groupuscules, chrétiens ou autres. dire due l'islam est violent ds le livre sous eentend que cest pour ca que les gens de s'islam st violents. Cest choquant tt de meme. Cest porteur de conséuqences dramatiques, de tensions….De plus, comme je l'ai dit, la majorité edes gens en prise avec les nécessités quotidiennes sont loin detre collé au livre. Dc l'argument de redeker ne tient pas a mon sens. De la a dire quil est imbécile me parait juste. Cest juste ca que je voulais dire, car jimagine que ej serais incapabale de disserter aussi bioen que lui ou detre clair. Jespere que je vous ai rassuré cher thierry excusez pour les fautes je vais vite jai un p. oker qui mattend. Mais je ne pouvais mempeéhcer daller surfer sur la rue (merci de nous offrir un espace ! ! )
Je sias que Sartre est mort mais je voulais dire quil est ds la revue quoi dont les maitres lont connu directement et reste ss son influence.
Pour le reste, il mérite detre protégé (voir ton débat intéressant en haut de page…)
à Jess Feuillie
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 20H11 | 21/05/2008 |
ce qui me gene chez redeker cest quil sous entend un lien entre le fanatisme islamique et le livre sacré. Il surf sur la vague comme les fashions de la télé. Et commeny expmiquer les extremismes présents ds ttes les religions ? ? ? ? Les gens, la masse ne sont pas con. Ils ont trop a faire pour interpréter le livre littéralement.
Allez j'ose : « va te faire … Redeker tu me … les cou…. » Maias je suis pour ta protection quand meme'
à Florentin Piffard
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 11H59 | 21/05/2008 |
Piffard marque un point.« On peut rire de tout mais pas avec tt le monde » héhé…
De muratov
17H05 | 20/05/2008 |
moi je sais qu'il s'est fait de pub avec ses charabia et que c'est nous qui payons sa protection.si chaque fonctionnaire, qui n'a rien a faire(est dieu sait qu'ils sont nombreux)se met a ecrire comme RR on va travailer que pour leur protection.
à muratov
De Piyoun
Etudiant | 17H13 | 20/05/2008 |
Heureusement qu'on ne paye pas en plus vos imbécilités, ce serait un comble.
Ceci dit je vous rejoinds sur un point : il a peut être l'agrégation de philosophie, mais il est payé comme chercher au CNRS ( ! ) pour écrire des conneries… enfin je crois qu'il en écrit pas beaucoup, non ?
à Piyoun
De JC_le vrai
17H40 | 20/05/2008 |
Dieu ! Quel fat vous faites, jeune homme !
à Piyoun
De christophe2
18H40 | 20/05/2008 |
J'allais le dire ;
Plus prétentieux tu meurs !