Rentrée littéraire : moins de romans mais plus de passion

Au menu des librairies cet automne, 676 romans (contre 727 l'an dernier). Hubert Artus fait l'état des lieux et des affaires.

Beaucoup de pays ont une rentrée, seule la France a une rentrée littéraire. Un plaisir de lecteurs et de journalistes, un haro sur les prix et sur les bourses. Comme nous l« avions fait l'an dernier, nous attaquons la saison littéraire par la présentation des forces, des surprises, des tendances et des enjeux de cette rentrée 2008.

Transferts et coups attendus

Cette année, comme la précédente, a été marquée par les transferts : Christine Angot passe de Flammarion au Seuil, et descend, à nouveau, plusieurs crans littéraires d'un coup : “ Le Marché des amants ”, conte de femmes et d'amants où elle raconte son idylle avec Doc Gynéco, est une arnaque trop visible. Même pas risible.

Les lettres en chiffres


La récession touche vraiment tous les milieux. Bon, pour cette fois, on ne se plaindra pas. Car pour la première fois depuis longtemps, cette rentrée littéraire se signale par une baisse : il y aura 676 romans à paraître en cette rentrée, contre 727 l'an dernier. Une baisse qui touche les fictions étrangères et les premiers romans (- 10%) que les romans français (- 5%).

Deux gros éditeurs publient moins que l'an passé (Gallimard, 16 livres contre 19 ; Albin Michel, 10 contre 14). Chez Grasset, qui n'avait obtenu aucun prix à l'automne dernier, on a par contre misé sur la multiplication pour l'emporter à l'addition : 14 romans contre 9 l'an passé.

Côté tirage, c'est encore Amélie Nothomb qui l'emporte : “ Le Fait du prince ” a été tiré à 200 000 exemplaires par Albin Michel, qui a également tiré 100 000 exemplaires du “Paradis conjugal” d'Alice Ferney. “Jour de souffrance” de Catherine Millet, le coup de Flammarion, atteint 120 000 tirages. Le Goncourt 2004, Laurent Gaudé, voit sa “ Porte des enfers ” (Actes Sud) tirée à 85 000 exemplaires. L'Olivier est allé jusqu'à 70 000 pour le nouveau Dubois, “ Les Accommodements raisonnables ”.

En 2000, c'est au Seuil que Catherine Millet avait offert sa vie sexuelle. Elle arrive chez Flammarion pour un roman longtemps sous embargo : “ Jour de souffrance ”.

Alice Ferney avait voulu, à ses débuts, être éditée par Albin Michel. Après six romans chez Actes Sud, la voici chez Albin pour décortiquer le sentiment amoureux (“ Paradis conjugal ”).

Après Gallimard et Albin pour des livres écrits avec son frère, Olivier Poivre d'Arvor revient chez Grasset : “ Le Voyage du fils ” s'inspire de l'histoire de la défenestration, l'an dernier, d'une Chinoise en situation irrégulière, pour échapper à la rafle. Nous avons beaucoup aimé.

Comme nous avons intensément aimé le nouveau virage romanesque de Régis Jauffret : “ Lacrimosa ” (Gallimard) voit un homme parler avec son amante… décédée. Jauffret est un des tout meilleurs romanciers français vivants.

Autres têtes de gondole annoncées : Elie Wiesel (Grasset), l'annuelle Amélie Nothomb (Albin Michel), Jean-Paul Dubois pour les revigorants “ Accommodements raisonnables ” (L'Olivier), Yasmina Khadra et son étude de la double culture franco-algérienne (“ Ce que le jour doit à la nuit ” Julliard), Olivier Rolin (Seuil), François Valléjo (Viviane Hamy), Laurent Gaudé (Actes Sud), Faïza Guène (“ Les Gens du Balto ”, Hachette).

Etrangers à suivre

Par ce que leur nom pèse en gage de qualité, et par la qualité de leur opus 2008, les romans des grands auteurs étrangers sont de très somptueux romans, et certains devraient vous retourner l'esprit. Parmi nos plus gros coups de cœur :

  • Les 1 200 pages de “ Contre-Jour ” de l'invisible yankee Thomas Pynchon (Seuil), comme une version moderne de Jules Verne.
  • “ Arbre de fumée ”, le grand roman des années Vietnam par Denis Johnson (Christian Bourgois, par ailleurs National Book Award 2007).
  • >L'impressionnant “ Beijing Coma ”, de Ma Jian, la Chine moderne avec pour héros un étudiant plongé dans le coma après Tiananmen (Flammarion).
  • Les neuf traités de l'allumé argentin Rodrigo Fresan (“La Vitesse des choses”, Passage du Nord-Ouest).
  • “ L‘état des lieux ’ du géant Richard Ford (L'Olivier) : dix ans après, enfin des nouvelles de son héros Bascombe.
  • La lune de miel sixties de l'Anglais Ian McEwan (‘ Sur la plage de Chesil’, Gallimard).
  • Le strident ‘ Jérusalem ’ de la star portugaise qui arrive enfin en France, Gonçalo M. Taavares (Viviane Hamy), dont nous reparlerons vite.
  • Le retour du conteur togolais Kossi Efoui : sept ans après ‘ la fabrique de cérémonies ’, voici ‘ Solo d'un revenant ’.
  • L'implacable chant de l'enfant-soldat de ‘ Bêtes sans patrie ’ de l'Américain d'origine nigérianne Uzodinna Iweala (L'Olivier).
  • Le naturaliste ‘ Homme qui marchait sur la Lune ’ du yankee Howard McCord (Gallmeister).

Autres auteurs confirmés à ne pas rater : le prix Niobel 2007 Doris Lessing (l'autobiographique ‘ Alfred et Emily ’, Flammarion), David Lodge (Rivages), Alice Munro (L'Olivier), le Yankee Richard Russo (La Table Ronde), Joyce Carol Oates (Philippe Rey), Brian Evenson (‘ La confrérie des mutilés ’, Cherche-Midi).

Signalons aussi la méga-enquête de l'écrivain américain William T. Vollmann, qui est allé poser à des dizaines de démunis cette question : ‘ Pourquoi êtes-vous pauvres ? ’ pour mesurer toute les dimensions de la pauvreté (Actes Sud).

La place de la France

Comme l'an dernier, l'Histoire est un personnage phare de la rentrée. ‘ Un traître ’ de Dominique Jamet (Flammarion) poursuit le travail de l'auteur sur la France de la Collaboration, et sur son propre père, qui fut collabo. La question de la collaboration, il en est question dans le premier roman d”Olivia Elkaïm, qui organise une chorale de trois générations autour d'un réseau de résistants pour les “ Les Graffitis de Chambord ” (Grasset).

Quand Michel Le Bris, big boss des Etonnants Voyageurs redonne vie aux pionniers du cinéma animalier, il redonne à voir le regard colonialiste que l'Occident avait sur “ l'autre monde ” début XXe : “ La Beauté du monde ” est un de nos coups de cœur.

Tout comme les complémentaires “ Zone ” de Mathias Enard (Actes Sud) et “ Le Premier principe, le second principe ” de Serge Bramly (Lattès). Le premier est notre roman français préféré, dans cette rentrée, nous vous en parlions dès le 14 juillet. Mais les deux sont deux grandes entreprises littéraires pour donner corps à l'Histoire de l'ombre, qui fait l'Histoire. On en reparle très bientôt ici.

Le cabinet de lecture a également beaucoup aimé :

  • “ Le Juif et la métisse ”, le très boboïquement incorrect roman de Fabrice Pliskin (Flammarion)
  • “ Le Silence de Mahomet ” de Salim Bachi (Gallimard), où quatre intimes du Prophète le racontent tel qu'ils l'ont connu
  • Le très slamé et marseillais “ Corniche Kennedy ” de Maylis de Kérangal (Verticales)
  • L'énorme “ Là où les tigres sont chez eux ” de Jean-Marie Blas de Roblès (Zulma)
  • Le rock-électro-nerveux “ New Wave ” d »Ariel Kénig et le -scénariste- Gaël Morel (Flammarion)
  • « Pour vous » de Dominique Mainard (Joëlle Losfeld)
  • « Le Messager » d »Eric Bénier-Bürckel (L'Esprit des Péninsules)
  • « Inassouvies, nos vies » de Fatou Diome (Flammarion).
Les révélations

C'est à la qualité des premiers romans d'une rentrée qu'on jauge ladite rentrée. Cette année, on est très bien servi. Et pour les premières expériences françaises, Gallimard et Grasset (nous évoquions Olivia Elkaïm plus haut) font très fort. « L'Inachevée » de Sarah Chiche (Grasset) débute par un sirupeux « Et puis, très tranquillement, j'ai choisi de vivre » qui lui sert d'élan pour désincarner la violence d'une mère pour sa fille, et mieux faire naître l'amour -des hommes- et la force -de vivre et d'écrire. Un roman pas dupe, strident et rassurant. Grand coup de cœur.

Comme « Une éducation libertine » de Jean-Baptiste Del Amo (Gallimard), roman historique (la France bourgeoise du siècle des Lumières) et très osé récit d'apprentissage (homosexualité, prostitution masculine, libertinage) porté par une écriture sexuée.

Une écriture sexuée, version plus luxuriante, sera à l'œuvre chez Frédéric Ciriez dans « Des néons sous la mer » (Verticales), qui présente un sous-marin devenu un bordel.

Avec « La Meilleure part des hommes », Tristan Garcia radiographie les années 80 parisiennes et l'arrivée du sida (on y remarquera deux personnages très inspirés de Didier Lestrade et Guillaume Dustan) pour mieux pointer nos trahisons d'aujourd'hui.

Pas de trahison pour Tristan Jordis : ce qui devait être un reportage dans le quartier de la porte de la Chapelle, à Paris, est devenu un brillant roman, dont le titre dit tout (« Crack », Le Seuil).

Deux très forts romans étrangers chez Stock. Tous deux autobiographiques. A partir du départ forcé de la famille du narrateur pour l'Allemagne, « Le Soldat et le gramophone » du jeune Sasa Stanisic (mère bosniaque et père serbe) organise un patchwork de récits (légendes, marxisme, football) pour « tout transformer en histoire ». Quitte à être cruel et montrer les limites de la fiction. Chez Nami Mun, Américaine d'origine sud-coréenne, c'est l'adolescence de la narratrice qui est recomposée. « La Cosmopolite » sent la rue et la zone, mais surtout l'émotion et le courage.

Autres saines découvertes de ce cabinet : Rawi Hage (« De Niro's Game », Denoël), Aude Walkee (« Saloon », Denoël), « Les Liens du sang » de la Sud-africaine Ceridwen Dovey (Eds Héloïse d'Ormesson), « Décomposition » de J. Eric Miller (Le Masque)

Les livres « recensés » dans ce panorama constituent une liste non exhaustive des lectures dont le Cabinet vous rendra compte dans les semaines à venir. Suite à ce panorama, nous commencerons la rentrée en allant voir… des libraires.

Nous sommes allés à Marseille, suivre un livre de sa livraison jusqu'à sa mise en rayon, et avons découvert les critères d'attribution des places. Ensuite, les premiers dont il sera ici question sont Jean-baptiste del Amo, Mathias Enard, Richard Ford, Olivier Poivre d'Arvor, Régis Jauffret, Sasa Stanisic, Sarah Chiche, Eric Bénier-Bürckel et Rodrigo Fresan.

97 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Ashel

à brigadoon Portrait de brigadoon De Ashel

écrivain | 22H35 | 21/08/2008 | Permalien

Merci de le préciser mais j'ai cru l'avoir compris à nos commentaires mutuels sur le dossier géorgien. Et j'ai apprécié.

Portrait de boboétie

De boboétie

17H40 | 21/08/2008 | Permalien

Article indigeste (pour une fois ! )… par la faute de toutes ces parenthèses devant les divines maisons d'édition. Serait-ce de la pub ? Faut-il nécessairement les citer ? Ne citez que les méconnues ! Les usines à gaz, y a peu de chances qu'on y échappe !

Portrait de Michel5

De Michel5

17H48 | 21/08/2008 | Permalien

Comptez-vous présenter « L'humanité sans sépulture » de Louis Mandler ? Il me semble que c'est un livre qui vaut largement le détour.

Pour le reste, personnellement, je ne lis pour l'essentiel que des livres de petites maisons d'édition. Un choix entretenu, rarement déçu.

Il manque la BD, comme le soulignait un riverain.
Il manque aussi la poésie, non ? Pas de problème, on s'est habitué depuis longtemps à ne plus en entendre parler.

Portrait de brigadoon

De brigadoon

ouf!!! | 18H52 | 21/08/2008 | Permalien

Question :
Existe-t-il un site ou un auteur peut déposer librement un ouvrage (roman, nouvelle, etc.)afin qu'il soit lu ou consulté en chargement complètement libre et qu'éventuellement l'auteur soit repéré par un éditeur comme cela se fait pour la musique il me semble ? Je pense que si ça n'existe pas il faut l'inventer ça permettrait de repérer des auteurs non connus des grandes maisons d'éditions car il est vrai que ce n'est pas facile d'être publié sans réseau, sans contact direct avec un éditeur ou sans agent. Avec un tel site ce serait les lecteurs qui donneraient le La et les éditeurs pourraient reprendre en compte les auteurs qui les intéressent.

Portrait de Hubert Artus

De Hubert Artus (auteur)

Rue89 | 19H10 | 21/08/2008 | Permalien

Manuscrit.com a par le passé tenté ce genre d'expérience, avec peu de succès. Votre « comment » touche une enquête que je suis précisément en train de faire. To be continued…

Portrait de brigadoon

à Hubert Artus Portrait de Hubert Artus De brigadoon

ouf!!! | 19H28 | 21/08/2008 | Permalien

merci pour l'info. Il me semble que si les auteurs prennent le risque d'être lu gratos (après avoir sécurisé leurs droits) ils prennent le risque également d'être « remarqués ». On peut imaginer sur le site une rubrique commentaires des lecteurs, etc. Tenez nous au courant, j'ai une malle pleine de romans (sic).

Portrait de Anthropia

à Hubert Artus Portrait de Hubert Artus De Anthropia

09H29 | 23/08/2008 | Permalien

Il me semble que les éditions Léo Scherr ont mis en place une site de lecture de manuscrits en ligne…
mais à voir.

http://anthropia.blogg.org

Portrait de Ashel

à brigadoon Portrait de brigadoon De Ashel

écrivain | 19H46 | 21/08/2008 | Permalien

Je me posais précisément la question ces derniers jours…entre autre par l'intense activité développée sur ce site et concernant le dossier russo-géorgien.Il faut dire que le recueil de nouvelles dont je parle un peu plus haut a non seulement été publié en édition bilingue à Moscou mais aussi en édition bilingue géorgienne-française à Tbilissi…Autant dire que je me retrouve en pleine actualité !

Portrait de brigadoon

à Ashel Portrait de Ashel De brigadoon

ouf!!! | 21H44 | 21/08/2008 | Permalien

je viens d'aller voir Manuscrit.com. Intéressant sauf que ça fonctionne un peu comme les réunions Tupperware et les gens doivent payer pour lire les manuscrits sans compter la dimension promotion qui n'est pas forcément faite.
Je pense qu'un site gratuit TOTALEMENT ouvert en collaboration avec 1 ou plusieurs maisons d'éditions serait mieux, rentable pour tous, ça court-circuiterait les nombreuses propositions de manucrits non lus et les comités de lecture dont les lecteurs « à priori » ne sont pas obligé d'avoir vos goûts.
Je pense pour ma part que chaque auteur peut trouver son public, après il y d'autres facteurs qui entrent en jeu. Et même chez un éditeur certains ouvrages sont traduits en langue étrangère et pas d'autres ? ? ?
Ainsi un des petits contes sud américains dont personne ne voulait à fait un carton lorsqu'il a trouvé son éditeur… Le Clézio à galéré,et les ouvrages de Duras se sont fait refoulés dès qu'on y a changé le titre et le nom de l'auteur, etc. Ce ne sont pas les exemples qui manquent.
En se mettant à plusieurs ont peut peut-être faire quelque chose ?

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écrivain | 22H43 | 21/08/2008 | Permalien

Il n'est qu'à songer à Proust qui a publié à compte d'auteur !

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ouf!!! | 22H51 | 21/08/2008 | Permalien

Sans aucune fanfaronnade, je suis certain que mes écrits sont de « bons produits » (après on aime ou non le genre), lus par de nombreux correcteurs tous différents qui ont appréciés les histoires et les style. Mes premiers ouvrages ont eu droit à de nombreux commentaires dans les médias (nationaux)…
Je ne sais que faire je me dis que peut être il faut les traduire et les vendre aux Américains ou aux Russes ! ! ! ou les diffuser gratuitement…
Pour ma part il y a certains auteurs connus que je n'apprécie pas mais je peux entendre que d'autres aiment… Le roman intimiste par exemple m'ennuie, question de goût.

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à brigadoon Portrait de brigadoon De Ashel

écrivain | 22H50 | 21/08/2008 | Permalien

Ouvrir un blog ? Un site ? Je n'ai pas vraiment idée de la manière de procéder mais Hubert Arthus, Thierry Reboud ou d'autres sauraient peut-être !

Portrait de Ashel

à Ashel Portrait de Ashel De Ashel

écrivain | 22H52 | 21/08/2008 | Permalien

Pardon pour le h, Hubert Artus…

Portrait de brigadoon

à Ashel Portrait de Ashel De brigadoon

ouf!!! | 23H01 | 21/08/2008 | Permalien

Ah j'oubliais un agent littéraire qui semble avoir pignon sur rue m'a proposé de diffuser un roman mais moyennant finance, ce n'était pas excessif mais encore trop pour ma modeste bourse et mes priorités budgétaires… Je retiens sa proposition néanmoins…

Portrait de Hubert Artus

à Ashel Portrait de Ashel De Hubert Artus (auteur)

Rue89 | 22H55 | 21/08/2008 | Permalien

Comme je l'écrivais plus haut, je travaille en ce moment sur une enquête sur ce sujet précisément, où je réfléchis, et surtout où j'interroge. résultat à l'automne car je travaille ce sujet sur la France aussi bien que sur l'étranger, bien entendu.

Portrait de brigadoon

à Hubert Artus Portrait de Hubert Artus De brigadoon

ouf!!! | 23H04 | 21/08/2008 | Permalien

Tenez nous au courant de vos résultats… Ce sera certainement très utile

Portrait de Ashel

à Hubert Artus Portrait de Hubert Artus De Ashel

écrivain | 23H10 | 21/08/2008 | Permalien

Oui, on se réjouit d'en savoir plus !

Portrait de compte supprimé 13

De compte supprimé 13

19H48 | 21/08/2008 | Permalien

je suis depuis longtemps un très mauvais client pour ces mois de rentrée littéraire. Pour tout dire j'évite les tables et autres présentoirs à fric pour me diriger vers les recoins de ma librairie préférée où je sais pouvoir trouver les bouquins qui me plaisent.

Portrait de Julien83

De Julien83

chroniqueur de Bande Dessinée au MA... | 20H39 | 21/08/2008 | Permalien

Comme si la Bande Dessinée ne pouvait pas avoir sa propre « rentrée » elle aussi !
Et pourtant, ça va se bousculer au portillon et ceux dès la fin du mois ! Mais je n'en dirais pas plus ! héhéhé !

Portrait de Hubert Artus

à Julien83 Portrait de Julien83 De Hubert Artus (auteur)

Rue89 | 20H50 | 21/08/2008 | Permalien

Mais d'ailleurs, la BD a sa propre rentrée ! ! 1402 nouveautés cette année !

Portrait de Julien83

à Hubert Artus Portrait de Hubert Artus De Julien83

chroniqueur de Bande Dessinée au MA... | 00H49 | 22/08/2008 | Permalien

haaaaa diantre ! la Bande dessinée n'est pas un livre pour vous ? ! !
En tout cas, sans « promotions » énorme, elle se vend mieux que la littérature (qui fait croire à des centaines de milles d'exemplaires …quand on sait que TITEUF en un premier tirage , c'est tout de suite 2 millions… hinhinhin )

Portrait de Hubert Artus

à Julien83 Portrait de Julien83 De Hubert Artus (auteur)

Rue89 | 01H26 | 22/08/2008 | Permalien

Vous m'aurez mal lu, je n'ai jamais dit que la BD n'était pas, du livre.
J'ai simplement dit que la BD n'était pas le sujet de mon article qui porte sur la rentrée des romans.
Et si je le dit, ce n'est pas pour exclure, c'est pour recentrer les débats, ce qui est mon rôle de modérateur, pour ne pas que ça parte dans tous les sens.

Portrait de Julien83

à Hubert Artus Portrait de Hubert Artus De Julien83

chroniqueur de Bande Dessinée au MA... | 02H28 | 23/08/2008 | Permalien

Ce n'est pas un « tout les sens », c'est que vous auriez pu marquer un peu plus d'originalité, et inclure aussi la Bande Dessinée, au lieu de recentrer sur la « littérature » . (PERSEPOLIS, c'est très littérature mine de rien comme Bande Dessinée, ainsi que n'importe quel livre de CORTO MALTESE, ou un SILENCE de Comès … )
C'est bon maintenant la gnognoterie de la « Rentrééeeeeeeeeee Littéraire » ! C'est usant, c'est fatiguant ! Mêlez le tout ! Mixez ! Innovez !
Ha mais non, vos connaissance en 9eme art est nulle… !

Portrait de Hubert Artus

à Julien83 Portrait de Julien83 De Hubert Artus (auteur)

Rue89 | 09H45 | 23/08/2008 | Permalien

Vous ne savez rien des connaissances, ou pas, des gens en bande dessinée, donc merci de tempérer vos opinions sans en faire des avis indépassables. Je ne vous ai pour ma part âs « foncé dedans », et je rappelle que nous ne sommes pas une liste de discussion, donc merci de rester courtois. Si je ne le « mixe » pas, comme vous dites, c'est que le journalisme est ainsi. Un journaliste doit être spécialisé, surtout en culture. C'est ce qui différencie un journal d'un fanzine. Ca non plus, vous ne le savez pas.

Portrait de amatxo

De amatxo

08H17 | 22/08/2008 | Permalien

Personnellement je me moque des snobs « germano-pratiens » et (pardon Hubert ! ) des critiques littéraires… j'aime aller fouiner dans la librairie de mon quartier,discuter avec « ma“libraire (qui connait ‘ses’ bouquins)et acheter après avoir lu la 4ème de couverture des livres d'auteurs souvent inconnus,souvent étrangers aussi et j'ai ainsi fait des rencontres merveilleuses avec des écrivains,quelle que soit l'époque à laquelle ils ont écrit,me méfiant par nature des modes (et donc des ‘rentrées littéraires ! ).Découvrir un auteur étranger,c'est aller à la rencontre d'une autre culture,d'une autre façon d'appréhender le monde ; c'est un voyageauquel je ne résiste pas et tant pis si parfois il y a déception : cela fait partie du jeu : je n'aime pas qu'on décide à ma place de ce qu'il FAUT lire !

Portrait de jmal

De jmal

09H41 | 22/08/2008 | Permalien

A propos de téléchargement, de gratuité …
Il me semble que le collectif Wu Ming a quelques longueurs d'avance sur tout le monde ici.
Ces 5 activistes italiens, très remuants et surtout très inventifs sont à fond engagés dans le copyleft.

On peut en savoir plus sur eux sur leur excellentissime site (même si peu de textes sont traduits au français) :

http://www.wumingfoundation.com/

Cohérents jusqu'au bout, ils ont mis leur deux romans traduts en français (et excellents tous les deux) en téléchargement gratuit sur le site de leur éditeur Métailié :

http://www.metailie.fr/indoc/fiche-livre.asp ? ID=911

Et ils sont, avec raison, certains que cela ne peut que leur faire gagner des lecteurs, des lecteurs qui achèteront leurs bouquins, parec que c'est quand même mieux d'avoir un livre enmain que de lire sur un écran ou de feuilleter un gros paquet de feuilles A4 !

http://actu-du-noir.over-blog.com/

Portrait de brigadoon

à jmal Portrait de jmal De brigadoon

ouf!!! | 10H36 | 22/08/2008 | Permalien

Merci pour l'info, apparemment ils ont trouvé une formule qui leur convient. Peut-être qu'il y a aussi en France des freins culturels et historiques et une structuration des savoirs et de la littérature qui empêche le foisonnement des idées, des genres et des publications…
Je ne sais pas. Les gens qui écrivaient et publiaient (avec talent et succès ou non) que j'ai connu dans certain pays anglo saxons ne se posaient pas de questions, ils leur suffisait d'écrire et ils avaient fait leur job…

Portrait de Hubert Artus

à jmal Portrait de jmal De Hubert Artus (auteur)

Rue89 | 15H40 | 22/08/2008 | Permalien

Pour rappel, j'avais fait, ici même, un sujet sur eux au printemps.

Portrait de brigadoon

De brigadoon

ouf!!! | 11H43 | 22/08/2008 | Permalien

Au fait Monsieur Artus votre le titre de votre article est bien à propos : « moins de romans mais plus de passion » c'est un peu comme avec les riverains qui internviennent ici, il y en a moins mais plus passionnés… (par la littérature)

Portrait de Ashel

à brigadoon Portrait de brigadoon De Ashel

écrivain | 12H38 | 22/08/2008 | Permalien

…par la littérature et par l'actualité politique !
A propos de sites qui mettent des oeuvres littéraires en ligne, j'ai entendu parler d'une revue électronique française qui semble prête à le faire. Je vous communiquerai l'adresse.

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