
Raynal : « Sarkozy ne peut empêcher que ça recommence »
Le romancier et éditeur Patrick Raynal exhume les écrits de déportation de sa grand-mère et montre ce qu'est un devoir de mémoire efficace. Les « Lettres à ma grand-mère » clouent le bec à ceux qui veulent forcer les psychés et les culpabilités. Rencontre.

Au moment même où Nicolas Sarkozy fanfaronnait de sa dernière trouvaille (confier à un élève de CM2 la mémoire d'un enfant victime de la Shoah), un ouvrage venait montrer ce qu'était un devoir de mémoire efficace. Dans » Lettre à ma grand-mère » , le romancier et éditeur Patrick Raynal exhume les écrits de déportation de sa grand-mère et leur donne une place dans la mémoire collective. Un ouvrage qui cloue le bec à ceux qui veulent forcer les psychés et les culpabilités.
La place du livre, il connaît. Après un engagement au PCF dans les années soixante, puis à la Gauche prolétarienne de 1967 à 1972, après un peu de cellule pour insoumission et gauchisme, et, enfin, après moult jobs, Patrick Raynal est allé agiter d'autres cellules, avant de déminer le polar en devenant le big boss de la Série Noire de 1991 à 2004.
Aujourd'hui, Raynal est toujours un dur à cuire et dirige le polar chez Fayard. Issu de la génération » néo-polar » , il est, aussi, un romancier solidement installé dans le paysage, avec vingt-cinq romans au compteur ( » Fenêtres sur femme » , » Né de fils inconnu » , » En cherchant Sam » , » Retour au noir » , etc). Mais pour cette » Lettre à ma grand-mère » , il a dû découvrir des zones inexplorées. De son histoire, puis de son rapport à l'écrit. Lui qui fut élevé par sa grand-mère maternelle durant une partie de l'enfance découvrait une partie inconnue d'elle. Sa déportation.
Un livre qui donne corps à la catharsis
Marie Pfister, résistante durant la guerre, fut arrêtée en mars 1944. Et déportée à Ravensbrück, le premier camp de femmes aménagé par les nazis. Elle y survécut. Cette histoire, le petit-fils la connaissait.
Mais, il y a deux ans, il découvre que sa grand-mère a laissé une trace dans l'Histoire. Il prend connaissance de » Matricule 38971 » . Cinquante-six pages manuscrites, rédigées durant les quinze mois de déportation. Un manuscrit que la dame avait donné à ses enfants, avec pour mission implicite qu'eux-mêmes le fassent lire à leurs propres enfants. Mais tous ne l'auront pas eu. Une stupéfaction supplémentaire pour Raynal, qui ne découvrait donc ces traces qu'à l'orée de la soixantaine. Lui-même étant devenu grand-père.
Après que l'homme eût lu le texte, le romancier prit relais de la mémoire : sous la » forme d'un yo-yo » , il choisit alors de juxtaposer sa rencontre avec le manuscrit avec des extraits dudit manuscrit. De « contrecoller » mémoire familiale et mémoire collective, pour donner corps à la catharsis. » Lettre à ma grand-mère » est constitué de deux parties. La première, s'appuyant sur des extraits de » Matricule 38971 » , révèle la jeunesse et l'évolution de Raynal lui-même (religion, politique, militantisme, rapport à l'écriture). Cette partie est, par-dessus tout, l'histoire de la famille. Celle d'une famille française durant cette guerre, où rares sont les lignées composées exclusivement de résistants. La seconde partie de l'ouvrage est composée de la totalité de » Matricule 38971 » . Patrick Raynal n'était pas le seul dépositaire du manuscrit, mais il décide de le publier.
(Voir la vidéo)
Un » catholicisme de guerre »
Au moment où, soixante-quinze ans après la prise de pouvoir d'Hitler, la parution en Allemagne des » Bienveillantes » de Jonathan Littel provoque les colères et fascinations prévisibles ( » Une provocation énorme qui ne manquera pas de faire son effet » , écrivait récemment le quotidien conservateur Die Welt), le livre de Raynal apporte une touche de rationnel du côté français. Salutaire.
N'étant pas d'essence autobiographique, » Lettre à ma grand-mère » se devait de laisser parler l'émotion, le courage, l'instinct de survie, l'humilité, la précision du manuscrit sur lequel il s'appuie, et la grande tenue de Marie Pfister dans la tragédie. Puisque » Matricule 38971 » est une catharsis de l'enfer qu'elle a vécu, » Lettre à ma grand-mère » doit lui-même être cathartique. Il l'est.
Et parvient à révéler les contradictions et les inimaginables dépassements sur l'individu que provoque une telle tragédie. Que seuls connaissent les survivants. Que quelques-uns ont verbalisé.
Catholique de droite élevée dans la détestation du communisme, Marie Pfister reviendra de Ravensbrück apparemment » un peu communiste sur les bords » . Si la croyance semble avoir joué un rôle primordial dans l'altérité et le sens de l'honneur de la prisonnière, Raynal a bien remarqué qu'elle a développé ce qu'il nomme » un catholicisme de guerre » , qu'il analyse avec une grille toute marxiste : il y a les contradictions au sein même du peuple, et les contradictions entre le peuple et ses ennemis. En temps de guerre, les secondes forment parfois l'urgence de la solidarité. Et une catholique de droite peut aimer les communistes si ce sont eux qui se battent… » Matricule 38971 » est écrit de façon précise et minimaliste, afin d'éviter tout pathos. Le texte est entièrement habité par la survie et la résistance. Dans ses scènes les plus horribles ( » Le lendemain, nous passons une visite vaginale, tout habillées, où le même doigt, jamais désinfecté, nous examinera. Il paraît qu'on a découvert à cet endroit des bijoux cachés. Ce qu'il y a de certain, c'est que dans notre convoi, il y a quatre-vingts syphilitiques reconnues » ) ou les plus révoltées (Marie Pfister, chef de bâtiment, est une sorte de « chef de gang » dans le camp).
La force d'impact de » Lettre à ma grand-mère » réside dans le fait qu'il rend les faits sans interprétations, ne minorant ni ne rendant jamais héroïque la figure de la grand-mère résistante. Cette humilité, on la retrouve au même degré, précisément, dans » Matricule 38971 » . Le devoir de mémoire repose précisément sur de telles démarches. (Voir la vidéo)
Dans la France de février 2008, cet ouvrage tombe à pic. En plein débat sur à la récente trouvaille sarkozyenne, voici une réponse grandeur nature. » Lettre à ma grand-mère » illustre à merveille les conséquences irréversibles que peut susciter cette mesure. Car dans de nombreuses familles française, les fantômes de la collaboration sont encore là et à trop forcer la culpabilité, on contribue à alourdir le plomb de la chape en ayant voulu l'ouvrir. La lecture de » Lettre à ma grand-mère » , où Raynal est bien obligé de parler –aussi- de ses ancêtres collabos, illustre in fine que, pour préférer la mémoire et résister à l'oubli, il faut avant tout… résister. (Voir la vidéo)
► » Lettre à ma grand-mère » de Patrick Raynal – Flammarion – 228 pp. – 18€.
- 15748 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque























46
(Pour réagir, connectez-vous)
De skalpa
actif et militant ? | 09H35 | 27/02/2008 |
Politique de victimisation…
C'est ça la politique de civilisation ! ?
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De compte supprimé26
17H11 | 27/02/2008 |
La catégorie « Shoah » attachée à cet article est impropre. Il s'agit d'une déportée politique parmi les 42.000 déportés de France vers les camps de concentration pour faits de résistance (dont 23.000 survivants) à la différence des 75.000 déportés pour des raisons raciales vers les camps d'extermination (dont 2.500 survivants). Si les conditions dans les camps étaient tout aussi effroyables pour les uns comme pour les autres, les chances de survie étaient bien différentes comme l'indiquent les chiffres cités plus haut.
De Bardamu
difficile | 10H04 | 27/02/2008 |
Oui, bon, Raynal, bolchevique inoxydable, publie le récit de déportation de sa grand-mère, sans doute intéressant, mais de là à écrire : « Un ouvrage qui cloue le bec à ceux qui veulent forcer les psychés et les culpabilités. », ne poussons pas…
D'ailleurs, l'argument employé pour critiquer Sarkozy est un peu loufoque : « et si les parents des enfants sont antisémites ? » On ne se pose pas la question quand on organise des voyages scolaires à Auschwitz, ce me semble…
Déjà, dire, comme on l'a fait parfois : « ça va poser des problèmes aux enfants musulmans » était assez étrange, mais là…
Evidemment, attacher un petit fantôme à chaque enfant est stupide, mais cela n'autorise pas à dire n'importe quoi.
C'est un peu comme le « devoir de mémoire ». Il n'y a aucun devoir de mémoire. Il n'y a que le travail des historiens.
Enfin, on n'« ouvre » pas une chape de plomb. On la soulève.
à Bardamu
De quetzal2012
enseignant précaire | 12H27 | 27/02/2008 |
l'argument employé pour critiquer Sarkozy est un peu loufoque : « et si les parents des enfants sont antisémites ? » On ne se pose pas la question quand on organise des voyages scolaires à Auschwitz, ce me semble…
Je ne comprends pas bien où vous voulez en venir Bardamu, vous semblez réduire ce scandale à un prétexte pour critiquer Sarko…non, il n'en est pas ainsi, ce qui est proprement révoltant c'est ce « marketting mémorielle », c'est de remplacer le travail de mémoire par le « devoir de mémoire », c'est d'établir insidieusement une hiérarchie dans les périodes les plus sombres de l'Histoire, c'est d'évacuer (rappelez-vous les propos de NS : « assez de repentance ») les violences barbares de la France lors de la décolonisation, le génocide des tootsie au Rwanda…
Il s'agit d'un témoignage dans un travail de mémoire personnel, intimement lié à la mémoire collective, on sort du manichéisme en rappelant que l'Histoire est beaucoup plus complexe qu'on veut bien nous le faire croire…et ça « cloue le bec » à ceux qui veulent bien assumer le passé mais seulement partiellement, à ceux qui veulent faire oublier la responsabilité du gvnt de Vichy dans cette tragédie…
Les historiens conffrontent les témoignages, les documents et en tirent les conclusions nécéssaires à l'histoire, la lettre publiée par Raynal « bolchevik » dites-vous ? mais dans quel siècle vivez-vous ?
la découverte de l'Histoire doit se faire dans une démarche personnelle et volontaire c'est ça que veut rappeller Raynal tout simplement…
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
à Bardamu
De Cratère
17H53 | 27/02/2008 |
Que nous proposez vous alors ? (un « Voyage au bout de La Nuit » ? ; ) )
De Sacha25
09H55 | 27/02/2008 |
Absolument exact. A mon avis, seul le temps, travaillé par des réminiscences très personnelles donc polémiques, dans la mesure où elles sont contées par d'autres réminiscences, même contradictoires mais ne véhiculant ni haine, ni culpabilisation, peut apporter quelque chose.
En l'absence de dialogue marqué d'amour et respectant l'autre, on n'aura rien. Les dictatures et les religions nous l'ont tellement démontré
De Deborah
10H45 | 27/02/2008 |
Sacha 25, méfiez-vous du pathos ambiant : je (rescapée, parents assassinés à Auschvitz) ne demande pas d'amour. Le respect, oui, je l'exige même. L'amour c'est la grâce, ça vient ou ça ne vient pas.
Le Christ s'est trompé (pardonnez mon insolence) en enjoignant : « Aimez-vous les uns les autres ». Il faut se « respecter les uns les autres ».(D'ailleurs, peut-être l'a-t-il dit, et se seraient les scribes qui auraient transformé).
Et l'amour viendra, peut-être, comme la grâce. Parce que c'est moi, parce que c'est vous, pour parodier quelqu'un.
à Deborah
De Sacha25
14H17 | 27/02/2008 |
C'est très vrai, mais la langue française manque cruellement de mots (les anglophones en ont 2, au moins)
On peut aimer un inconnu, on peut aimer une personne de même sexe sans être homosexuel ….
Le respect ?
L'indifférence est une forme de respect, mais ce n'est manifestement pas ce qu'il faut
Il faut de la compréhension, du partage d'émotion, considérer l'autre comme un autre soi-même, avec les mêmes droits et devoirs, mais un autre quand même, autonome et lié, mais qu'on ait en même temps le droit de critiquer sans que ce soit pour autant une déclaration de guerre etc…
Alors empathie, le très médical neutralité bienveillante, autre chose ….
« Aimez-vous les uns les autres » est une pure valeur laïque. Mais le Christ était trop imprégné de son éducation juive pour comprendre la valeur de ses propos.
Il n'a pas compris (version « amoureuse ») qu'il jouait sur 2 sens du mot amour, mais ce jeu ambigu est tellement typique des religions (je ne vais pas redémonter ici l'extraordinaire supercherie qu'a été l'« invention » des religions par Abraham)
De marie 75 3563
10H53 | 27/02/2008 |
Xavier Darcos lance la mission sur l'enseignement de la Shoah au CM2
Mis en ligne le 27/02/2008 à 10 : 04
PARIS (AFP) via libre belgique
Le ministre de l'Education Xavier Darcos réunit mercredi notamment Simone Veil et Serge Klarsfeld pour lancer la réflexion sur la mise en oeuvre du souhait de Nicolas Sarkozy que chaque enfant de CM2 se voie « confier la mémoire » d'un enfant mort dans la Shoah.
Il a assuré mercredi sur LCI que la « bonne idée » de Nicolas Sarkozy de confier la mémoire d'un enfant juif de France mort en déportation à chaque élève de CM2 devait se « transformer en bonne pratique ».
Alors qu'il devait recevoir à 11H30, les personnalités et institutions en charge de la mémoire de la Shoah, dont Simone Veil qui avait vivement critiqué l'initiative du président de la République, il a prévenu que ce travail de mémoire serait « collectif » et non « enfant par enfant » car « il y a 11.500 enfants qui ont été exterminés et nous avons plus de 600.000 élèves en CM2 ».
Il a ajouté que l'intégration dans les programmes de ce « lien affectif entre les enfants morts et les enfants d'aujourd'hui » ferait l'objet d'une « circulaire ». Pour lui, M. Sarkozy « pense que c'est une manière d'aborder ce sujet qui est au fond indicible, incompréhensible, qui résiste à la raison ». « Comment expliquer ça ? Il a cherché à nous guider vers ce rapport affectif entre les enfants », a insisté le ministre.
« Il s'agit de transformer une bonne idée en bonne pratique », a-t-il répété à propos de cette table ronde qui réunira « la communauté éducative, les gens qui connaissent la manière dont on enseigne dans les classes » et « ceux qui ont la charge de la mémoire de la Shoah, ils sont nombreux ».
Interrogée sur la participation de Simone Veil, il a affirmé l'avoir convaincue de participer à la réunion mercredi parce qu'« il faut sortir de cette incompréhension, de cette difficulté parce que la bonne idée du président de la République semble être mal comprise par une partie de ceux qui sont chargés de la mémoire ».
« Je lui ai dit : +venez m'aider à transformer ce projet en application concrète et venez rejoindre la communauté éducative qui a besoin de vos conseils, de votre expérience+ », a-t-il expliqué. Lors d'une table-ronde censée « marquer le début de la mission pédagogique confiée à Hélène Waysbord-Loing », inspectrice générale et directrice de la Maison d'Izieu (Ain), le ministre réunira « les institutions et les personnalités engagées dans la transmission de la mémoire de la Shoah », a expliqué le ministère dans un communiqué.
Outre Simone Veil, très vivement opposée à l'idée du président de la République, sont conviés Anne-Marie Revcolevschi, directrice de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, Serge Klarsfeld, président de l'association des fils et filles de déportés juifs de France, et Richard Prasquier, président du conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), tous deux plutôt favorables à l'initiative présidentielle.
La liste des invités comprend aussi Pierre Besnainou, président du fonds social juif unifié, Béatrice Rosenberg, présidente de Yad Layeled France, Philippe Schmidt, vice-président de la Licra, Raphaël Haddad, président de l'Union des étudiants juifs de France, Théo Hoffenberg, membre du conseil d'administration du Mémorial de la Shoah, Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah et le cinéaste Claude Lanzmann.
L'Education nationale sera représentée par Jean-Louis Nembrini, directeur général de l'Enseignement scolaire, François Perret, doyen de l'Inspection générale et Joëlle Dusseau, inspectrice générale prendront part aux travaux.
La mission pédagogique de Mme Waysbord-Loing est « chargée de concevoir, avec l'appui d'experts du ministère et en consultant très largement, les documents pédagogiques qui permettront de la mise en place à la rentrée 2008 de la proposition du président de la République ».
à marie 75
De Seccotine
11H06 | 27/02/2008 |
Merci pour cette information.
Espérons que si ce projet est mené à bien, vu que c'est le Président qui décide, l'aspect « contribution bienveillante » des administrations de l'époque ne sera pas oublié. Après tout, dans les élèves de CM2 il devrait bien y avoir de futurs fonctionnaires non ? Et le but affiché n'est-il pas que ça ne se reproduise pas ?
à Seccotine
De marie 75
3563
12H08 | 27/02/2008 |
il ne faut pas rêver : c'est une opération fumigène !
à marie 75
De Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse
12H54 | 27/02/2008 |
Il ferait mieux de s'occuper de son élection à Périgueux.
Ça va mal…
à marie 75
De kestiontoi
travailleur forcé | 21H00 | 27/02/2008 |
« Il s'agit de transformer une bonne idée en bonne pratique“(Xavier DARCOS)
Depuis quand une bonne idée demande autant de monde et de réflexion pour être mise en application ?
Que fait-on du devoir de mémoire sur l'esclave ?
Peut-être une autre circulaire ?
Et si on laissait les enseignants libre d'appliquer les programmes officiels ?
Ou va-t-il falloir jalonner les cours d'histoire d'une multitude de circulaire ?
De Lairderien
10H59 | 27/02/2008 |
Très bon article qui donne envie de lire le livre et qui est à mille lieues (au moins) des débordements de ce président populiste, agitateur d'idées fumeuses et foireuses.
De marie 75 3563
11H29 | 27/02/2008 |
l'Omniprésident s'agite dans les bénitiers
Un plouc chez les bobos, tribune de genève
par Jean-Noël Cuénod
Dieu, Sarkozy et nous (5) : les racines de la polémique
24 Février 2008 | Général
Si l'Omniprésident s'agite dans les bénitiers avec autant de vigueur que de constance, c'est en partie pour faire diversion chaque fois que les médias embouchent leur trompette par le mauvais embout : baisse du pouvoir d'achat, politique des caisses vides, drame familial à Neuilly-sous-Sarko, députés de droite ulcérés, sondages en berne. Mais surtout Nicolas Sarkozy veut s'appuyer sur la religion pour redéfinir la société française, qu'il voit empêtrée dans un conservatisme qui tient à l'alliance objective entre la social-démocratie hexagonale et le bonapartisme revu et corrigé par de Gaulle.
Les gaullistes traditionnels et les socialistes ont toujours suivi la même ligne par rapport à la religion : ne pas toucher à la Loi de 1905 séparant l'Eglise de l'Etat. Sur ce point au moins, Sarkozy a démontré sa volonté de rupture. Ce qui suscite des réactions hostiles non seulement à gauche mais aussi à droite au sein, justement des gaullistes traditionnels emmenés, entre autres, par Dominique de Villepin qui attend son non-lieu dans l'affaire Clearstream pour sonner la charge contre Nicolas le Frénétique.
Ce retour des institutions confessionnelles dans les préoccupations de l'Etat français réveille les anciens antagonismes qui opposaient au XIXe siècle et durant les deux premières décennies du XXe, l'Eglise romaine, puissante, totalitaire et monarchiste, au camp des républicains. Dans ce camp cohabitaient athées et agnostiques mais aussi des catholiques qui ne suivaient pas les diktats romains contre la République, une grande partie des communautés juives et des églises protestantes.
La Franc-Maçonnerie – née dans un contexte chrétien mais qui, au cours de sa très longue Histoire, a souvent entretenu des relations tendues avec le pouvoir ecclésiastique – a constitué la principale élite fédératrice de ce courant vaste et hétéroclite, du moins son obédience la plus importante en nombre de membres et de loges, le Grand Orient de France. D'autres obédiences maçonniques, notamment celles qui partageaient les sensibilités déistes voire théistes de la Franc-Maçonnerie anglo-saxonne, se sont montrées plus circonspectes, voire franchement hostiles à cette démarche qu'ils jugeaient – et jugent toujours – contraire aux traditions de non-engagement politique et de réflexion ésotérique sur la destinée humaine et ses rapports avec le Grand Architecte de l'Univers.
Pour que la République puisse croître dans un terreau – la France – qui, malgré les clichés, ne lui était pas favorable, ses partisans ont donc dû s'attaquer à l'Eglise catholique romaine, foyer idéologique du camp monarchiste. Certes, la République a été proclamée dès 1870, toutefois, elle essuyait les attaques incessantes des monarchistes et de l'Eglise. Or, celle-ci, par sa place éminente au sein de l'enseignement entre autres, demeurait la grande formatrice des intelligences. Le Grand Orient de France a donc tenu le rôle de « contre-Eglise romaine » à cette époque. A la liturgie et aux prêches ecclésiastiques, il opposait ses rituels et ses « planches » (textes écrit par des francs-maçons et lu en Loges).
La loi de 1905 séparant l'Etat de l'Eglise, conçue en partie par des responsables politiques appartenant au Grand Orient de France ou proches de lui, a changé radicalement cette donne. La « fille aînée de l'Eglise » y a perdu ses liens ancestraux avec l'Etat, ce qui a suscité la vive hostilité des milieux catholiques et provoqué de larges déchirures dans le tissu social français.
La Première Guerre mondiale a, paradoxalement, pacifié cette querelle entre République française et Eglise romaine. Face à l'ennemi allemand, les principales forces politiques, culturelles et morales de la France ont décrété l'union sacrée. L'Eglise a aussitôt suivi le mouvement. C'est ainsi que des officiers monarchistes portant des noms à particule sont morts pour la République. Certes, le mouvement antirépublicain a connu son dernier soubresaut avec le régime de Pétain. Mais la République avait définitivement remporté la guerre des idées après l'armistice de 1918.
Cela dit, comme l'écrit Aragon dans son poème « Epitaphe », « avoir vaincu est trois fois rien, du moment que l'homme, de l'homme est comptable. » La République n'est pas acquise une fois pour toute. Affaire à suivre donc, à la lumière, éblouissante et sombre, du sarkozysme.
Jean-Noël Cuénod, correspondant à Paris
à marie 75
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 11H36 | 27/02/2008 |
Ne mélangeons pas tout !
Il est ici question de mémoire, de déportations et génocide organisées par les nazis…
à marie 75
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 23H27 | 27/02/2008 |
Je croyais qu'il s'agissait dans ces cases de commenter personnellement un article.
Quel est l'intérêt d'y recopier des articles, fussent-ils sarkophobes, repiqués texto de journaux de boulevards, fussent-ils suisses ?
De dideix
11H45 | 27/02/2008 |
Merci pour cet article,oui il faut ce méfier de l'autoflagellation que veut nous imposer SARKO a nos gosses l'histoire et une science que l'on ne retient que si on si interresse et cela viens avec le temps.Je vis a verdun ville connue pour la grande guerre 14-18 et sa bataille en 1916 qui a fait plus 1 million et demi de mort ,il y a un ossuaire a douaumont ou son entreposé les os de plusieurs milliers d'etres humains que l'on peut voir a travers d'hublots sous le monuments je suis né dans un lieu ou il y a eu des atrocitées mais meme a l'ecole on nous a preservé de nous rabacher ce qui c'etait passé plus qu'ailleurs et tous les ans il y a des centaines de bus scolaires qui viennent visiter les champs de bataille mais avec des jeunes de 3eme voir plus .Alors laissons encore un peu d'etoiles dans les yeux de nos enfants ,cela viendra assez vite de prendre conscience de notre passé .SOYONS DEJA VIGILANT SUR NOTRE PRESENT CAR NOUS AVONS UN PETIT NERVEU A LA PRESIDENCE QUI EST LIBERTICIDE ET AUTOCRATE ET QUI EST PRET A NOUS PETER A LA TRONCHE………….
De marie 75 3563
12H02 | 27/02/2008 |
et pendant qu'on discute :
[zpajol] Libé. Nuit de brutalités policières CRA Vincennes
Les CRS dans les chambres vides ont tabassé les retenus, qui ont été
hospitalisés ( tous 2 deux plaies au crane, un avec traumatisme crânien,
hématomes importants bras visage) car là, il n'y a pas de caméras….moins
parlant, sauf à déposer plainte et avoir une enquête de l'IGS.
Mais de l'autre côté, il y a des pressions par les flics sur les retenus, la
plainte déposée par un retenu sur son coran piétiné, déchiré : acte
gratuit d'un CRS…N. B.A. ne voulait plus poursuivre : « je crains pour ma
famille » m'a-t-il dit.( il était venu visiter sa famille en France pour
quelques jours, il a une carte de séjour et vit et travaille en Grèce)
Peu importe la polémique de « un ou plusieurs coups de taser » ! : un coup
c'est un de trop !
Khaled au premier coup de taser est tombé inconscient ! …mais il a quand
même, plaies et trauma cranien…il « s'est cogné tout seul sur un lit en
fer », disent les policiers lors de l'enquête, les hématomes importants
multiples aussi, et plaies crâniennes nécessitant des agrafes…là aussi «
il s'est cogné tout seul » , il s'est donc cogné à plusieurs reprises , sur
des endroits différents, il faut pousser les meubles dans les chambres sans
caméras, et sans témoins.
Solange
******************************************
Nuit de brutalités policières au centre de rétention de Vincennes
Sans-papiers. Selon la LDH, les forces de lordre auraient utilisé leur
Taser, mi-février.
TONINO SERAFINI
QUOTIDIEN : lundi 25 février 2008
http://www.liberation.fr/actualite/societe/312018.FR.php
Que sest-il passé exactement dans la nuit du 11 au 12 février dans le
centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes (Val-de-Marne) ? Selon
la Ligue des droits de lhomme (LDH), des sans-papiers retenus dans ce
centre, en attendant leur expulsion du territoire français ou de passer
devant un tribunal, ont été victimes de brutalités policières. Lun deux,
Khaled, âgé dune vingtaine dannées, aurait subi un tir de Taser. Touché à
la poitrine, il a perdu connaissance. Ce qui a nécessité son transfert par
les pompiers à lHôtel-Dieu, lhôpital du centre de Paris, qui fait office
dunité médico-judiciaire.
Le jeune homme restera hospitalisé pendant deux jours. On lui a posé une
attelle au bras. Un certificat médical fait état de « contusions dorsales et
à la face », nous a indiqué son avocat, Me Sylvie Boitel. Une enquête de
lIGS (Inspection générale des services, la police des polices) est en
cours. A la préfecture de police de Paris, un interlocuteur nous a confirmé
que des incidents entre policiers et retenus ont bien eu lieu dans le centre
de rétention de Vincennes et que lun des retenus a déposé plainte auprès de
lIGS. En revanche, les versions divergent sur lorigine des incidents, le
nombre de tirs de Taser auxquels a procédé la police, et le nombre de
personnes blessées. Pour la Ligue des droits de lhomme, tout a commencé par
une banale prise de bec entre retenus et policiers.
Télé. « Dans la nuit du 11 au 12 février, ladministration du centre [ ]
décide de procéder à un appel de tous les retenus », nous a indiqué
Jean-Pierre Dubois, le président de la LDH. « Vers 23 heures, un des
policiers éteint sans un mot la télé que regardaient des retenus. » Le ton
monte. Des renforts de police arrivent. Six retenus, qui disent avoir été
insultés, « sont enfermés dans une chambre » avec des policiers, dont Khaled.
Cest à ce moment-là quil aurait subi le tir de Taser à bout portant au
niveau de la poitrine. Un autre retenu nommé Samir a également été admis à
lHôtel-Dieu. Lui aussi aurait subi un tir de Taser. De même quun troisième
homme. Mais pour la préfecture de police de Paris, il ny a eu quun seul
tir.
Matelas. En tout cas, les incidents sont confirmés par la Cimade. Dans un
communiqué, cette association présente dans le centre de rétention de
Vincennes fait état dune « intervention musclée » dune soixantaine de
policiers dans la nuit du 11 au 12 février, qui a « entraîné
lhospitalisation de deux personnes ». Les autres retenus sont renvoyés et
confinés sans ménagements dans leurs chambres.
Plus tard dans la nuit, les incidents vont reprendre. Des retenus mettent le
feu à leurs matelas dans deux chambres pour protester contre le comportement
de la police. Nouvelle arrivée de renforts. Cette fois, « on fait descendre
dans la cour tous les retenus, y compris ceux qui dormaient et navaient été
mêlés à aucun des incidents précédents », affirme la LDH. Dans le froid
hivernal, des personnes sont couvertes. Dautres pas. Tout le monde sera
fouillé. Ça prend du temps. Lopération va durer « jusquà 4 heures du
matin ».
Selon la Cimade, depuis la fin décembre 2007, « les tentatives de suicide,
automutilations, grèves de la faim, départ de feu se sont multipliés dans ce
centre de 280 places ». Pour lassociation, « il symbolise lindustrialisation
de la rétention et de lexpulsion des sans-papiers ».
De marie 75 3563
12H11 | 27/02/2008 |
par ailleurs … respect au souvenir et au bouquin de Raynal car il ne s'agit pas là de manip. politique.
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 12H13 | 27/02/2008 |
Le seul point de cette idée ou cette astuce, le terme est plus juste, dont nous devons discuter, est la rétombée psychologique sur les enfants à la décennie fragile. Je ne jette aucune pierre. Je demande juste à savoir. Qui, ici, est pédopsychiatre ? Les piliers de bar, veuillez avoir l'obligeance de mettre de l'eau dans votre vin.
Les autres points, dont le travail de mémoire, sont des évidences. S'il vous plaît, parlons méthode.
De Naradamuni
sans | 12H24 | 27/02/2008 |
Notre N$ président serait devenu notre « Guide » aux bonnes idées !
La mission (PÉDAGOGIQUE ? ) de Mme Waysbord-Loing
« Il s'agit de transformer une bonne idée en bonne pratique », a-t-il répété à propos de cette table ronde qui réunira « la communauté éducative, les gens qui connaissent la manière dont on enseigne dans les classes » et « ceux qui ont la charge de la mémoire de la Shoah, ils sont nombreux ».
la communauté éducative = 3
ceux qui ont la charge de la mémoire de la Shoah, ils sont nombreux » =11
Avec l'appui d'experts du ministère… (La bande à Darcos ? )
Résultat : circulaire (fait office de loi ? )
Les parents et enfants refusant seront-ils exclus comme pour le foulard… ou seront-ils poursuivi par $Karl$field, lui ayant déjà travaillé ou travaillant encore avec Notre N$ pour la reconduite d'enfants ( Juifs ? ) arrachés dans les Écoles Laïques de Notre République Démocratique respectable… ?
Ou seront ils attaqué pour antisémitisme même si comme moi ils ne le sont pas…
Je crois que le chef des Coqs Gaullois n'en n'a pas fini de faire chanter la basse cour les pieds dans la M…. (Je ne peux me permettre… je ne suis pas PRÉSIDENT ! )
Pour le chanoine N$ (Qui vient de félicité les derniers séminaristes à tendances extrèmistes nouvellement ordonnés prêtres) Spirituellement car nous touchons à l'esprit, la pensée de porter les souffrances d'un enfant, signifié (Juif) ce qui entraine une communautarisation, est trés utile au bien être et à l'équilibre de nos enfants et de notre R$$publique…
IL L'A DIT … ILS LE FERONT… Pauvres C… !
De Mengneau Michel
13H27 | 27/02/2008 |
Le devoir de mémoire doit faire partie de notre culture, mais pas n'importe comment !
Les Valeurs du passé
Lors d'un précédant article intitulé : « Honneur, Famille, Patrie », excédé par la tendance à la mode de « Vichy » des ministres et dirigeants de la droite actuelle, pilotés sans vergogne dans cette direction par leur mentor le Chef de l'Etat, j'avais donné à lire un extrait de texte de Charles Wagner dénonçant les risques d'un patriotisme outrancier ; ce qui conduit toujours une certaine frange de la société, entretenue volontairement dans la méconnaissance de l'autre, vers la xénophobie et l'exclusion.
Texte trouvé au hasard de mes lectures dans un petit opuscule édité en 1934 par les Editions « LES HUMBLES », ouvrage intitulé : « LA GUERRE » et sous-titré, Prolétaires de tous les pays, égorgez-vous. On trouve donc pêle-mêle dans ce petit bouquin de cent trente pages, des extraits de textes d'Hugo, Zola, Richepin, etc., des chansons et quelques poèmes. Même des problèmes d'arithmétiques et des sujets de rédaction. Il est bon de rappeler aussi que cet éditeur fut parmi l'un des premiers à éditer Henri Barbusse, Maurice Parijanine, ainsi que quelques libertaires maintenant oubliés.
Mais où l'histoire devient intéressante c'est que sur plusieurs pages de cet ouvrage on peut y lire des annotations au crayon de quelques élèves interrogateurs ! Eh oui, ce livre était dans la bibliothèque d'une école communale publique et d'après son état et les commentaires, à n'en pas douter, beaucoup lu…
Paru en 1934, le thème était celui de la guerre, surtout celle de 14/18 aux traces encore visibles dans les corps et les esprits. Beaucoup de citations sont donc des odes à la paix et au respect d'autrui mais quelques textes relatent aussi les atrocités de la précédente hécatombe, de Dorgeles entre autres.
Il s'agit donc bien d'un véritable devoir de mémoire donné à nos pères. Devoir de mémoire fait de façon constante et au hasard de la lecture. De plus, cet ouvrage dont la sensibilité politique est indéniablement tournée vers des idées socialistes –dans le vrai sens du terme- ne fait pourtant aucun ostracisme quant au choix des auteurs cités. Wagner était pasteur protestant, Bossuet a décortiqué et expliqué les évangiles, Tolstoï en essayant de vivre comme un paysan tentera d'atteindre la perfection morale avec l'aide de la religion, Henri Barbusse sera un ardant défenseur de la Russie soviétique, donc à travers ces diversités parfois très opposées moralement et intellectuellement on reconnaitra une vraie volonté de « Laïcité », ce qui devrait rester pour nous un exemple.
Malheureusement, ces préceptes d'une éducation universelle et de chaque instant sont en train de disparaître au profit d'une sorte de politique de slogans voulant imposer le devoir de mémoire en exacerbant et imposant des événements ponctuels afin de sensibiliser les consciences. Le tout accompagné d'un regain ostentatoire et insidieux du religieux, en place d'une diversité intellectuelle et morale ce qui préfigure la fin de la Laïcité à la française.
Ne laissons donc pas bafouer et détruire ce que nos pères ont eu tant de mal à construire !
Pour mémoire un extrait de ce petit bouquin, il s'agit de quelques lignes de la correspondance de Gustave Flaubert.
« Laisse là ta patrie, ta religion, ta province. On doit être âme le plus possible… La patrie c'est la terre, c'est l'univers, ce sont les étoiles, c'est l'air, c'est la pensée, c'est-à-dire l'infini dans notre poitrine. Les querelles de peuples m'intéressent peu… Je ne suis pas plus moderne qu'ancien, pas plus Français que Chinois. Je suis le frère en Dieu de tout ce qui vit, le concitoyen de tout ce qui habite le grand hôtel garni de l'univers… L'idéal n'est fécond que lorsqu'on y fait tout rentrer… C'est un travail d'amour, et non d'exclusion… »
A méditer…
à Mengneau Michel
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 13H56 | 27/02/2008 |
Ah qu'il est bon de lire une pensée philosophique universaliste ! « On doit être âme le plus possible ». Merveilleux.
Merci pour ce moment de détente de l'esprit.
à Mengneau Michel
De Naradamuni
sans | 14H00 | 27/02/2008 |
@ Mengneau-Michel
Il n'y a pas de joie ni de bonheur s'ils ne sont pas partagés avec tous….
à Mengneau Michel
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 14H13 | 27/02/2008 |
En recherchant un écho à votre don, fouillant les pages de « Lettres à un jeune poète » de Rainer Maria Rilke, voici un passage qui m'a alerté pour autre chose, bienheureux de constater que l'écho se fait finalement à l'article :
« L'amour, c'est l'occasion unique de mûrir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde pour l'être aimé. C'est une haute exigence, une ambition sans limite, qui fait de celui qui aime un élu qu'appelle le large. Dans l'amour, quand il se présente, ce n'est que l'obligation de travailler à eux-mêmes que les êtres jeunes devraient voir. Se perdre dans un autre, se donner à un autre, toutes les façons de s'unir ne sont pas encore pour eux. Il leur faut d'abord thésauriser longtemps, accumuler beaucoup. Le don de soi-même est un achèvement : l'homme en est peut-être encore incapable. »
En plein dedans.
De peuapeu
13H40 | 27/02/2008 |
Les vainqueurs écrivent l´Histoire…jusqu´à ce qu´ils soient vaincus.
De Naradamuni
sans | 14H04 | 27/02/2008 |
Texte de Charlie Chaplin, prononcé en 1940 devant Franklin Roosevelt
La vie peut être libre et belle mais nous avons oublié comment.
La cupidité a empoisonné les âmes, élevé des barrières de haine, nous a acculés au malheur et au bain de sang.
Nous maîtrisons la vitesse, mais nous restons enfermés.
La mécanisation nous laisse dans le besoin.
Notre science nous a rendus cyniques et brutaux.
Nous pensons peu, nous ressentons trop peu.
Plus que de machines, nous manquons d'humanité. Plus que d'habileté, de bonté.
Sans ces qualités, la violence dominera la vie.
L'aviation et la radio nous ont rapprochés.
La nature de ces inventions appelle la bonté, la fraternité universelle.
En cet instant, ma voix atteint des millions d'hommes, de femmes, d'enfants qui désespèrent, victimes d'un système qui contraint à torturer et à enfermer des innocents.
A ceux qui m'écoutent, je dis : ne désespérez pas.
Notre malheur actuel est le fruit de la cupidité, de l'amertume de ceux qui redoutent le progrès.
La haine passera, les dictateurs mourront, et le pouvoir pris au peuple reviendra au peuple.
Tant que des hommes sauront mourir, la liberté ne périra pas.
Soldats, n'obéissez pas à des brutes qui vous méprisent et vous oppriment, qui vous dictent vos actes et vos pensées ! Qui font de vous des bêtes, de la chair à canon !
Ne cédez pas à ces êtres dénaturés aux cerveaux et aux coeurs de machines !
Vous n'êtes ni des machines ni des bêtes, mais des hommes, qui portez l'amour dans vos coeurs !
Vous n'avez pas de haine ! Seuls haïssent les dénaturés !
Ne combattez pas pour l'esclavage ! Combattez pour la liberté !
Dans Saint-Luc, il est écrit : « Le Royaume de Dieu est en l'Homme ». Non pas un, ou un groupe, mais en tous les hommes ! En vous, c'est vous le peuple qui avez le pouvoir de créer les machines, de créer le bonheur !
Vous avez le pouvoir de rendre cette vie magnifique, d'en faire une merveilleuse aventure.
Au nom de la démocratie, usons de ce pouvoir, unissons-nous !
Combattons pour un monde nouveau, qui donnera à tous un travail, un avenir aux jeunes, une sécurité aux vieux.
En promettant cela, des brutes ont pris le pouvoir. Ils mentaient ! Ils n'ont pas tenu leurs promesses.
Ils se sont libérés mais ont asservi le peuple. Luttons pour accomplir ces promesses. Pour libérer ce monde, abattre les barrières nationales, abolir la cupidité, la haine et l'intolérance.
Luttons pour un monde de raison, où la science et le progrès mèneront au bonheur de tous !
Soldats ! Au nom de la démocratie, unissons-nous !
à Naradamuni
De par- ping
14H50 | 27/02/2008 |
« Luttons pour un monde de raison, où la science et le progrès mèneront au bonheur de tous ! »
attention à la » science« quand elle ne sert qu'elle même (voir dans » rue89 »« quand monsanto sème la terreur ») et cherchons la raison de nos coeurs pour que le progrès ne soit plus que celui de la technique ,mais celui de nos esprits » homo sapiens » de plus en plus » sapiens » au service de nous tous
à Naradamuni
De marie 75
3563
17H31 | 27/02/2008 |
revoir le dictateur !
Champlin, aujourd'hui, ferait partie du Réseau Education sans Frontières et protégerait les Sans Papiers (voir un roi à New-york ! )