Patrick Rambaud: "La comtesse Bruni? C’est le diable…"
Marre d’entendre parler de Sarkozy? Ras-le-bol des revirements incessants et des accélérations/décélérations à toute berzingue de la faction au pouvoir depuis mai 2007? La nouvelle satire de Patrick Rambaud, si elle porte aussi sur la Cour de l’Elysée, permet de faire une pause. L’occasion aussi de questionner un des emblématiques reporters de feu Actuel sur la capacité de réponse du milieu littéraire parisien.
Lorsqu’il avait pastiché Roland Barthes, il y a trente ans pile, celui-ci avait peu goûté. Lorsque, par deux fois, il avait parodié "Marguerite Duraille", elle l’avait bien amère, et l’avait dit. Après François Mitterrand ("Le Tronc et l’écorce"), Nicolas Sarkozy est donc le deuxième président français à qui Patrick Rambaud s’en prend. On guettera donc éventuellement la réaction élyséenne à "Chronique du règne de Nicolas 1er".
Car Rambaud, prix Goncourt 1997, par ailleurs un des nègres les plus courus de Saint-Germain-des-Prés, est depuis toujours un auteurs de pastiches, parodies et autres satires (une quarantaine au compteur, dont certaines avec son compère, le co-fondateur d’Actuel Michel-Antoine Burnier).
Un salutaire récapitulatif des épisodes précédents
Certes, ce n’est pas ici le livre de l’année. C’est seulement un livre qui repose les choses, les chronique, fait rire. Jaune, certes, mais fait rire: tout est allé si vite, depuis le 6 mai. On n’a rien oublié, non, c’est simplement qu’on peut avoir oublié comment les choses se sont enchaînées. L’apparente suractivité de Sarkozy nous oblige à une entêtante surconcentration, si on ne veut pas perdre les rouages de l’intrigue.
Alors, va pour une pause. Cette "Chronique du règne de Nicolas 1er" ne contient donc aucune information, mais reformule, dans la pure tradition du pamphlet satirique, tout ce qui s’est produit dans la vie de la Cour entre l’arrivée de "Sa Majesté" au pouvoir et la lecture de la lettre de Guy Môquet, le 22 octobre.
"Sa Majesté avait l’œil encapoté mais vif": ainsi débute le livre. Autour de "Notre Précieux Souverain", alias "Sa majesté", alias "Notre Bien-Aimé Monarque", alias d’autres gracieusetés, gravitent le duc de Sablé (François Fillon), le duc de Vedjian, la baronne d’Ati, le Révérend Bockel, le duc de Valenciennes (Jean-Louis Borloo), le comte d’Orsay (Bernard Kouchner), Johnny Walker Bush ou encore le petit marquis de Benamou.
Entre farce et chronique, entre La Bruyère et Le Canard enchaîné
Bien. A bien y réfléchir, il n’est pas aisé de traiter avec humour et distance un président qui, lui, n’en met jamais, de distance. Tout bien pensé, il n’est pas aisé de prendre au sérieux homme passé si vite du style has-been louis-philippard de ses années chez Balladur (ces vestes en velours avec ces coudes en cuir, en pleines années 90; plus débandant, ça n’existe pas) aux marques "in", à la vulgarité surexposée et à une "mâlitude" très mal conseillée de son ère triomphante.
Equidistant de la farce et de la chronique, le ton Grande Siècle adopté -et parodié- par Rambaud, qui lorgne du côté de La Bruyère (pour la préciosité précise) et du Canard Enchaîné (pour la verve de l’ire), est ce qui convient le mieux. (Voir la vidéo.)
Evidemment, tous y passent, et tout y passe.
Comme la photo officielle:
"Toujours dans l’esprit de rompre avec les coutumes d’avant, l’Impératrice se chargea du portrait officiel, mandant pour cela un spécialiste des starlettes qui devait apporter du neuf. Eh non! Là aussi, on renoua avec la tradition en posant le Souverain devant la même bibliothèque que le roi Mitterrand qui, lui, tenait à la main un livre de M. Montaigne. Sa Majesté ne tenait aucun livre car ne savait comment cela se tenait."
Comme Cécilia: "Quand l’Empereur régna sur la France avant de régner sur le monde, l’Impératrice régna sur l’Empereur".
Comme les embauches à gauche.
Comme Wolfeboro, si près de Boston et l’ancien village de Concord, lieux du premier coup de feu de la Guerre d’Indépendance, du départ de la conquête de l’Ouest que "Notre Leader Domestiqué" se passera bien d’y aller, lui qui en connaît pas.
Comme… tout le reste, du plus colonialiste au plus aristocratique. Le tout rekarchérisé à l’acide de la satire. Qui, ce faisant, pointe les deux dimensions de l’image laissé par l’homme de l’Elysée: "Sa Majesté terrassait la critique par sa rapidité" ; "Notre Grand Leader posait un regard uniforme sur tout, et l’idée qu’il en tirait n’était régie que par la pure efficacité". La vitesse et le vide. (Voir la vidéo.)
Jaugeons cet ouvrage rambaldesque à sa juste hauteur: il ne s’agit pas de littérature, il s’agit d’une farce vraie et méchante, opportune et juste ce qu’il faut de malsain pour être une chronique de (contre-)pouvoir.
Et qui, venue d’un type comme Patrick Rambaud, vaut son pesant d’intérêt. Celui qui fut une plume de la contre-culture et du gonzo-journalisme made in France (magazine Actuel) est à présent un homme institué dans Saint-Germain-des-Prés, tout en n’étant dupe de pas grand chose et en ayant gardé saines distances et relations. Un type qui garde ses idées froides et la main chaude.
Le milieu littéraire encore bien discret sur le nouveau pouvoir
Quelques temps après "Guy Môquet au Fouquet’s" de Pierre-Louis Basse (éds des Equateurs, octobre 2007), Rambaud est le deuxième homme à écrire sur l’occupant de l’Elysée dans une veine pamphlétaire et décalée. Qui toute à ajouter à la surproduction de documents et enquêtes.
Avec lui il convient donc de se questionner sur le positionnement du "milieu" (de l’édition) à l’heure de Sarkozy. A ce jour, on n’entend encore bruire d’aucun projet de fiction méchante, révélatrice, accusatrice… (Voir la vidéo.)
► Chronique du règne de Nicolas 1er de Patrick Rambaud - éd. Grasset - 170p., 13,50€.
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je l'adore cet homme , on ne se lasse pas de l'écouter ! je vais lire son bouquin
Euh ! Il est comment le contenu du fichier audio ?
Il est vrai que ce règne de notre Sarkoléon a besoin de son Molière, de son Zola, de son Maupassant ou même de son Chateaubriand pour ouvrir les yeux des (télé) spectateurs endormis ou hypnotisés par le grand illusionniste. Au lieu de cela les écrivains, les artistes et les saltimbanques sont allés se prosterner devant le baladin cracheur de feu. Le rôle de l'intellectuel n'est pas de servir de caution au pouvoir mais de rester vigilant, lucide, éveillé. Retroussez-vous les manches, esprits embrumés par le mirage de ce tourbillon politique.
Merci à Rambaud de rappeler ce devoir. A quand la sortie sur nos écrans (d'ordinateur) de Rambaud II...
Carla Bruni a plus la cote que la Cécilia. Quiconque a acheté un journal la semaine dernière n'a pas pu éviter de voir la couv' de W.Closet's qui montre les deux mousmées de Sarko en maillot de bain. L'une sublimissisme, l'autre ouille, c'est pas drôle de vieillir, surtout en plein soleil.
Evidemmment la maman Cécilia est très perdante et passe pour une has been. A cinquante ans, mal photographiée, dur dur pour elle. Enfin je ne la plains pas : qui se marie avec J.MARTIN et ensuite SARKO doit se préparer à un karma infernal... Comme disait ma grand-mère : fallait y penser plus tôt.
Et c'est un message, envoyé par la bande à Narcosteak : si tu continues à m'emmerder avec toutes les vérités sur moi, que je n'aime pas mes enfants, etc. je continue... Et je déballe d'autres choses.
WATER CLOSER.
Il manque une phrase : il n'y a aucun hasard dans cette photo publiée par ...WATER CLOSER
moi aussi
quelle fraicheur !
C'est bien.
Aujourd'hui accidentellement je suis tombé sur la marquise qui chante Brassens, et j'ai compris que ce qu'avait ressenti notre Président en la voyant et qu'il était définitivement perdu pour le Pays.
lien sur mon blog:
http://trop-enerve.blogspot.com/2008/01/carla-buni-chante-georges-brasse...
Ouais, plutôt sympathique, très "Du Barry", et là, d'un seul coup (si je peux dire), inquiétant...
Ce pamphlet est un petit bijou....le contre pouvoir s' installe. Madame ROYAL s'impose..Elle nous l'a montré cet après midi chez Drucker. De plus en plus crédible dans son role face à Sa Majesté Nicolas 1er!
C'est vrai qu'elle très bien en animatrice télé. Mais Michel a un tel métier ……
Quoique le titre me laisse pensif (il y a encore 52 mois de "matière"!) mais les compliments sont justifiés.
Maintenant fidèle à ma position de lâche observateur, qui voudra bien nous révéler les "dessous" de Madame Royal ? quel acteur, chanteur, sportif ... aura la chance de l'accompagner à l'Elysée ? à moins qu'un politique du terroir ?? mais non !, là ça sémerait la zizanie, quoique une de plus ou de moins ...
Cette perfidie se justifie à mes yeux par le nouveau profil du dirigeant suprême de notre pays, que nous constatons, et rien ne m'en a dissuadé après le "Michel 1°" de dimanche.
G LU PIERRE LOUIS BASSE..seul les artistes peuvent aujourd hui avoir cette liberté de ton..!artistes au sens large ,merci a eux ,elles...
Classe! Il me donne envie de lire son bouquin!!
Et le monde politique a trouvé une réconversion possible, acteurs ! J'imagine une grande troupe itinérente, ils joueraient la chasse à l'électeur le matin, un conseil de ministres l'après-midi, une conférence de presse le soir...quel beau tableau!
Et nous serions, nous, en train de leur confectionner un joli statut d'intermitent, un beau service de retraite..
Tiens! cela me fait penser au système tel qu'il est.. mais personne ne confectionne !
le _grand_clown_malade ((porte ouverte sur la fenêtre)) 18H47 27/01/2008
Mais on l'a déjà cette "troupe" itinérante !!!!
N'avez-vous pas l'impression que nos ministres ressemblent aux "gens du voyage" à partir faire les conseils des ministres de ci de là ?
Quand aux intermittents ... certains sont bel et bien des "intermittents du neurone" (on ne donnera pas de noms, hein...)
Je ne sais pas ce que fait le "milieu de l'édition", mais d'autres auteurs et éditeurs ont depuis longtemps publié leur réaction : http://www.trois-souhaits.com/?article22
Ce dimanche est un pur bonheur.
France Inter avec Gérard Filoche ce matin + Rue89 ce soir avec Patrick Rambaud = un grand merci.
Patrick rimbaud ce matin sur france inter fou du roi...en ce moment
oui ouii écoutez le sur inter au fou du roi
que du bonheur...
Ouh! ça fait du bien, cette grande bouffée d'oxygène !
Il était temps de nous décaper les oreilles et les yeux...
Merci à Grasset et à Rambaud.
je crois que je vais lire le livre, dans mes moments d'abattement.
A quand un livre sur la honte d'être français ?
Il ne fume pas, il ne boit pas. Cela cache quelque chose, une perversion, un truc.
Ovny , je suis evidemment d'accord avec vous sauf sur un point , je ne vois pas pourquoi j'aurais honte de quoi que ce soit , je n"ai pas voté Sarko , je laisse les beaufs qui l'ont fait assumer leurs choix jusqu'au bout ! la France est une republique bananiere depuis longtemps , ça n'a pas commencé avec Sarko ! si Sarkoland m'emmerde trop j'irais faire un tour ailleurs , suis pas riche , c'est plutot le contraire mais je me debrouille toujours , avec ma vieille bagnole qui tourne comme un avion , mon ptit appart et pas de credits . Alors je suis pas pret de porter la honte de mecs qui ne meritent pas une telle attention , je parle de Sarko et de sa clique d'illuminés !
cordialement Ovny , suis Lillois aussi !
Ah! si le Canard pouvait retrouver la verve qu'il avait dans les années soixante, il y a déjà si longtemps, avec sa dernière page consacrée à "La Cour"... pour nous illustrer non pas la vie du roi (Grand) Charles mais celle de l'empereur Saucisse, dans son quotidien, sa campagne d'Egypte, ses frasques, ses amours, sa cour de fayots qui l'accompagne...
Nous informer sur l'occupant, quoi! (et pas seulement occupant de l'Elysée!)
La verve, il l'a toujours bien sûr et heureusement pour nous mais ce serait un bonheur supplémentaire.
C'est vrai. Mais à leur décharge ils ont perdu un bon informateur depuis le mois de mai dernier!
L'empereur Saucisse... c'est lui faire beaucoup d'honneur ,l'Empereur Petite Saucisse est plus adéquat...
Empereur Saucisse ? Vous êtes trop bon avec le Cauchon. Et puis vous oubliez ses lentilles corneilliennes, ces asperges en mousseline, qui réclament une loupe pour qu'on daigne leur donner de l'épaisseur et un minimum de clartés.
Bravo à Patrick Rambaud, autant qu'à son éditeur (par les temps qui courrent, tout le monde n'aurait pas osé!).
Même si paradoxalement pour en dire du mal, il faut encore qu'on en parle, au moins cela nous offre un peu de dissonnance dans le vibrant concert médiatique (regardez comme ils sont délicats avec sa baisse de popularité dans les sondages!).
je ne m'en remet pas facillement non plus mais je ne diabolise personne... Diaboliser c'est un peu trop fort pour les mortels que nous sommes, c'est un peu immortaliser quelqu'un, et je n'ai vraiment pas envie d'immortaliser ceux-là...m'enfin c'est un avis... Mais je m'en remet aussi doucement en m'apercevant que plusieurs personnes que je connais qui ont voté pour ce président, le remette en question aujourd'hui. Ca me fait un bien fout d'entendre : "j'ai voté pour lui, mais pas pour ça!"... héhé, ça ne fait que quelques mois mais "ils" comprennent déjà l'ambiguité du discours... bref, je vais lire ce livre, car j'espère qu'il m'aidera à m'en remettre un peu plus vite !
Très révoltée par l'article précédent sur Rue 89, très crispée et découragée, ouf ! j'ai le coeur qui se desserre un peu en écoutant MONSIEUR Rambaud nous donner un peu d'oxygène...
Merci à vous pour ce moment !
Tout est dit et il faut se repasser ce document pour se redonner du courage pour affronter les encore longues années qui attendent en effet.
Quel est cet article qui vous a révoltée ?
Une parenthèse, monsieur : verriez-vous un inconvénient à trouver un autre mot que le mot "nègre", pour qualifier M. Rambaud ? "Porte-plume", ou n'importe quel autre.. Si l'analogie ne vous trouble pas (pas plus qu'elle ne semble déranger ailleurs, en général, je vous l'accorde), elle en contrarie d'autres.
Si vraiment vous y tenez, des guillemets, au moins...
"Grattez l'œuvre de M. Dumas (…) et vous trouverez le sauvage (…) Il embauche des transfuges de l'intelligence, des traducteurs à gages qui se ravalent à la condition de nègres travailleurs sous le fouet d'un mulâtre !"
E. de Mirecourt, Fabrique de Romans, in A. Maurois, les Trois Dumas, V, i.
(citation : Le Robert)
En quoi le mot "nègre" vous gène-t-il ? Le nègre en littérature, c'est celui qu'on ne montre pas. Mais c'est aussi celui qui a le talent, qui connait la langue et sait l'écrire. En plus, il s'en sert pour exprimer ce que d'autres ont à dire, tandis que mille écrivains ("caucasiens" comme on dit en amérique pour ne pas dire "blancs" ?!) n'écrivent que pour parler d'eux mêmes.
Alors pour une fois que le mot "nègre" désigne une marque de talent, autant l'employer.
Tout cela me rappelle une vignette vue en d'autres temps, dans "Actuel", justement, le journal de Patrick Rambaud. C'était dans un article (traduit de l'américain je crois) se moquant de la "novlangue" politiquement correcte. On y voyait un gamin tenant un caillou, et la légende décrivait : "pré-homme jouant avec son compagnon minéral". Ah Ah ! Je trouve cette blague toujours très "Actuelle".
"Alors pour une fois que le mot "nègre" désigne une marque de talent, autant l'employer."
Je parlais d'analogie. Avez-vous lu l'extrait du Reobert que j'ai mentionné ? Ca ne vous suffit pas ? j'ai été maintes fois directement ou indirectement (et depuis mon enfance) traité de nègre, je n'ai jamais pris ça pour un compliment.
je vous renvoie votre question : en quoi cela vous gênerait-il d'employer un autre mot? La définition que vous donnez au mot "nègre" siérait parfaitement, par exemple, au mot "plume", qui est parfois utilisé en lieu et place de.
Pour le reste, vous vous méprenez. je n'éprouve aucun souci à appeler un Noir un Noir, un Blanc un Blanc, etc.
Merci quand même pour la bonne blague...
Pardon d'insister, mais j'ai entendu une émission de radio, ce matin, et, pure coîncidence, il y était évoqué la plume (c'est le mot qu'a utilisé le journaliste qui parlait dans le poste) qui peaufine les discours de Barack Obama. Pourquoi "la plume" ?? Le "nègre de Barack Obama", ç'aurait été trop ?
Mais fermons la parenthèse.
Bonne soirée
Oui, pardon, j'aurais pu être plus claire : il s'agit de l'article sur les franchises médicales...
Savoir dissimuler est le savoir des rois.Que le roi tienne ses promesses le peuple commence a en avoir assez de toute cette mascarade
Il a un pti qeqechose d'heroique ce rambo !!!!!!!
vite vite la suite , une piece de theatre avec le gouv ?
J'aide volontié a la distribution des rôles .
C'est vrai que ça à l'air sympa ce bouquin
Je lance un jeu, le but est d'énerver le petit SARKOZY à chacune de ses apparitions publiques,de filmer le tout et de poser la vidéo sur youtube.
La meilleure vidéo gagne un jambon de Bayonne.
Nos actuels favoris sont les marins pêcheurs et le reportage sur l'imprimerie nationale
Monsieur Patrick, vous voulez bien être mon ami?...
j'aime patrick Rambaud depuis 1971 , ma rencontre avec ACTUEL.j'ai pas mal d'ouvrages de cet Homme talentueux et si je peux me le permettre , je vous recommande sa" grammaire en s'amusant" à lire de sept ans à soixante dix sept ans et plus si possibilité , un petit bonheur.allez salut!
Superbe!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Dans le temps que Nicolas 1er régnoit, parut un folliculaire assez hardi pour, bien que de basse extrace, cribler d'épigrammes le monarque, ce qui le fit sitôt considérer dans la République des lettres comme une manière d'important.
Le goût quelque peu outré du souverain pour la galanterie n'ayant été pour lui que l'occasion de nouveaux ridicules, notre Zoïle aiguisa la satire, redoubla de pasquinades et mit les personnes de sens, même celle qui d'ordinaire n'entendaient point la raillerie, de son côté.
On dit qu'il fit plus, en faisant bruire de ris la Cour, que les plus sévères censeurs n'avaient fait jusque là en dénonçant l'impéritie du règne, si est-il vrai qu'au royaume de France chanter pouilles ne sert de rien, lors que blasonner peut vous canceller corps et biens!
Mr Bardamu , vous avez été trop influencé par la syntaxe du Grand Monsieur Louis Ferdinand Destouches .
Déloé, nilaucir, Bardamu (certes point trop de mon goût en ce qui est des idées) ne pastiche pas (avec talent de plus) Céline mais Saint-Simon.
Le premier pasticheur moderne de Saint-Simon fut André Ribaud du Canard Enchaîné, dont les Chroniques de la Cour furent éditées chez Julliard et se trouvent facilement chez les bouqs'.
Et on peut (on doit) lire la Chronique du Fourbe, de respectable, talentueux et mordant Maître Pangloss :
http://pangloss.blog.lemonde.fr/
un grand merci pour ce lien, quel régal!
superbe. j'adore les surnoms (le fourbe, belle trouvaille ...). d'autant que tout est vrai (hélas). je viens del'envoyer derechef à des amis pour réjouir leur soirée
Au fait, comme bien souvent dans un chateau ou dans une cour, on avait un fou, un bouffon, un amuseur en qq sorte... il y en a un oqui est cité dans ce livre ?