Me Emmanuel Pierrat : voyage au pays des nouveaux censeurs

A l'occasion de la sortie du « Livre noir de la censure », état des lieux de la question proposé par un homme qui -pour partie- en vit.

Emmanuel Pierrat est une figure en vue de l'édition parisienne. Avocat au barreau de Paris, cet homme né en 1968 est spécialiste du droit de la presse et de la communication. Aussi plaide-t-il régulièrement des affaires de « censure » (Houellebecq, Skorecki, ou encore la plainte de l'Opus Dei contre » Camino 999 » que nous révélions ici il y a un an).

Passionné de littérature et d'histoire des mœurs, il est aussi directeur de collections de « curiosa » (entendez livres tendancieux, en général érotiques), auteur d'essais sur la question ( » Le sexe et la loi » ) et romancier.

Le sujet est vaste. » Le livre noir de la censure » en délimite très précisément les contours. Les dangers. Ces dangers, nous vous les présentons ici, dans la version longue de l'entretien en vidéo, où ils sont défrichés :


Le chéquier, premier agent de la censure

Pierrat a dirigé l'ouvrage collectif, travaillant avec une équipe de dix juristes, philosophes, essayistes et journalistes. Le livre n'y va pas par quatre chemins : la censure est omniprésente.

Dans la forme » connue » de la censure, les poursuites étaient diligentées par le pouvoir politique. De nos jours, ce dernier ne se hasarde plus à une telle intervention, trop risquée dans la civilisation des sondages. Ce sont des associations qui ont repris le flambeau, des » ligues de vertu » , des organisations qui, pour Pierrat, sont des » cache-sexes » qui militent pour leur propre vision du monde et des mœurs. Désormais » privatisée » , la censure étend son territoire et son influence. Elle prend de nouveaux habits. Et change sa garde-robe selon les cas. Pierrat pointe particulièrement deux entités :

-Les » ligues de vertu et de morale » tout d'abord. » De tous bords » , ajoute-t-il. Le danger ? » Chaque procès qu'ils intentent a un coût : frais d'avocats, dommages et intérêts. Des répercutions plus redoutables que le cachot. »

-Les entreprises. Auparavant, elles se contentaient de couper les budgets publicitaires des médias trop agressifs, par trop dénonciateurs. Aujourd'hui, elles attaquent en justice. » Leur puissance de feu est colossale au regard du potentiel de contre-attaque des éditeurs, journalistes, écrivains. »

Regroupés en conglomérats financiers et boursiers, gouvernés par des magnats, les mastodontes de l'industrie possèdent la majeure partie du secteur mondial de l'information. N'hésitant pas à couper ce qui dépasse, ce qui dénonce, quand un journaliste s'approche trop des amis au pouvoir… Mais ces géants boursiers possèdent aussi le secteur de l'édition et sont donc à même d'intervenir a priori sur le contenu… (Voir la vidéo)



Google, deuxième agent mondial de la censure

Parmi les sujets abordés dans » Le livre noir de la censure » : les nouvelles technologies. Un chapitre composé par Florent Latrive, qui travaille pour le site Web du journal Libération. Pour lui, Internet est » un média hippie et militaire » à même d'être le pire ennemi de la censure :

 » Non seulement l'Internet semble vider de sa substance l'idée même de la censure, mais il transforme la moindre mise à l'index en véritable teaser pour le discours interdit. »

Dans son chapitre, Latrive n'oublie pas la Chine : » Le régime de filtrage chinois est l'exemple le plus sophistiqué de son genre dans le monde. » Et de pointer le rôle de Yahoo, Google ou Microsoft dans l'épuration de Tien An Men sur les moteurs de recherche chinois, ou encore dans les poursuites contre la bloggeuse Lian Yue ou le dissident Shi Tao. Comme l'explique Pierrat, Google a pactisé avec le pouvoir chinois pour obtenir le marché des JO. L'arme du célèbre moteur de rechecrhe : le référencement, le nerf de la guerre sur le Net. Un référencement partiellement biaisé par l'argent : plus on aligne, mieux on peut etre référencé. (Voir la vidéo)



Photoshop et le réel : les nouveaux censeurs

Centre névralgique du contrôle des psychés : les mœurs. Alibi systématique : la jeunesse. Les lois sur les publications à destination de la jeunesse pleuvent, au motif que si des adultes peuvent avoir accès à des oeuvres sulfureuses, nos enfants aussi peuvent les voir.

Ce principe de précaution ne se contente pas d'attaquer la vie quotidienne. Il s'agit, à présent, de rendre la fiction identique au réel, en tout point. Le triomphe du droit sur l'imaginaire. Dans le monde actuel, quand un personnage commet un meurtre sordide, mieux vaut pour l'auteur de roman qu'il ait mis son casque en enfourchant sa moto. Dans les films d'aujourd'hui, les personnages ne fument plus ; et on convoque Photoshop pour ôter sa clope à Lucky Luke dans les rééditions de ses aventures, on enlève la cigarette des lèvres de Malraux, on casse sa pipe une seconde fois à Jean-Paul Sartre…

L'avocat, qui a défendu des artistes suspectés d'outrage aux bonnes moeurs (Houellebecq, Bénier-Bürckel, Skorecki) s'avoue fasciné par » ce mouvement général qui tend à rendre les personnages de fiction responsables » . Pour autant, il avoue se trouver face à un paradoxe : le défenseur des outragés ne veut pas de codes qui, seul moyen de lutte, créeraient des cases spécifiques à la littérature et aux romans.

On se rappelle que le dernier Garde des Sceaux français à être intervenu dans le champ fictionnel est Dominique Perben, dans la loi Perben II de mars 2004. Qu'évoque à l'avocat Pierrat son actuelle ministre de tutelle, Rachida Dati ? (Voir la vidéo)



Ne croyez surtout pas que » Le livre noir de la censure » vous plonge dans une société orwelienne : ce portrait de nos censeurs est un balayage divertissant autant qu'alarmant de nos moeurs. C'est, surtout, un manuel de responsabilisation démocratique.

 » Le livre noir de la censure » par Emmanuel Pierrat, Magaly Lhotel (avocate), Florent Latrive (journaliste), Sophie Viaris de Lesegno (avocate), Aurélie Chavagnon (avocate), Geoffroy de Lagasnerie (enseignant), Caroline Fourest (essayiste, journaliste, rédactrice en chef de la revue ProChoix), Fiametta Venner (politologue), Béatrice Chapaux (magistrale belge), Guillaume sauvage (avocat) et Flore Masure (avocate) sous la direction d'Emmanuel Pierrat (Le Seuil, 351 pp., 21,50€).

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Portrait de Francois Toulouse

De Francois Toulouse

12H27 | 13/04/2008 | Permalien

« un homme qui –pour partie- en vit ? »

c'est le cas de le dire : -)))

Portrait de déluge

De déluge

menuisier | 12H30 | 13/04/2008 | Permalien

Le chèquier, premier agent de censure.
Tout à fait d'accord : Le livre de Me Pierrat est à 21,50 euros.

Portrait de Weatherboy

De Weatherboy

Comédien dans un système oligarchiq... | 13H16 | 13/04/2008 | Permalien

Bon ca commence fort cette interview avec le sempiternel larmoiement sur la perte de la liberté d'expression raciste… J'aimerai juste savoir si dans un soucie de cohérence et pour bien montrer que l'ensemble du phénomène de la censure est traitée, et pas seulement celle qui est dans l'air du temps, il est ENFIN mentionné ici la censure des films de René Vautier, notamment « Afrique 50 » censuré par l'Etat jusqu'en 1997.
Oui, non, peut-être ?

http://mael.le.hir.free.fr/cinema/vautier-afrique-50.php

Entre autre, évidemment, on pourrait rajouter le film « les origines du sida » qui n'est disponible que sur le site d'Edward Hopper, son livre « The River » jamais traduit, les interdictions et saisies des ouvrages édités par Maspéro dans les années 60

Bref, il y a des libertés d'expression qui sont plus importantes à défendre que d'autres en ces temps-ci

Portrait de Hubert Artus

à Weatherboy Portrait de Weatherboy De Hubert Artus (auteur)

Rue89 | 14H18 | 13/04/2008 | Permalien

Attention, ne pas se méprendre : il ne s'agit pas d'un livre historique sur la censure. Cet ouvrage est un livre sur les censures actuelles et à venir, en prenant dans chaque cas les lois dont elles s'inspirent (le plus souvent 19e, siècle).Sur lesdites censures, il est complet, je vous rassure.

Portrait de Weatherboy

à Hubert Artus Portrait de Hubert Artus De Weatherboy

Comédien dans un système oligarchiq... | 19H54 | 13/04/2008 | Permalien

Entendons nous bien il n'est pas du tout question pour moi de tirer un jugement de valeur ni sur l'auteur, ni sur son livre en question que je n'ai pas lu. Je me réfère juste à la connaissance partielle que m'en donne cette interview - et notamment ici la première vidéo.

Certes les suivantes concernent les média traditionnels, mais en lieu et place de censure morale chapeautant les média, le seul exemple qui vient à l'esprit semble être l » « intégrisme islamiste », suivi de l'« antiracisme » – il y a peu de subversif ou d'originalité dans l'approche ici qui nécessiterait un soutient via média indépendant sur ce sujet ; puisqu'on y retrouve la ligne traditionnelle de tous ces « nouveaux philosophes » qui à la liberté de critique du pouvoir et de la morale du pouvoir, ont finit par substituer la liberté de critique des nouveaux indésirables, avec ou sans-papiers. Liberté primordiale qui tire un trait sur la liberté authentique, la vraie qui est celle de tous contre la domination, la hiérarchie et l'ordre. Se tourner vers un ennemi pour ne pas regarder au dessus. Dans cette censure d'aujourd'hui, par exemple, y retrouve t-on les poursuites engagées par l'UMP contre des textes de jeunes rappeurs ? C'est-à-dire leurs propres créations ? Celles contre un groupe appelé « la rumeur » pour avoir dénoncé les bavures policières. Je lisais Vaneigem il y a peu, et je tombe sur une de ces phrase dans son Traité du savoir vivre écrit en 67 : « En deçà, les pogroms, au-delà la nouvelle innocence. Le sang des Juifs ou le sang des flics ».

Je me demande si on pourrait encore écrire celà aujourd'hui. On a beau me répéter dans les média que l'odieux « islamiste » nous menace tous, ca ne m'a jamais empéché de quoi que ce soit nulle part dans la vie quotidienne ; en revanche l'acceptation de la domination on la lit absolument partout du matin au soir, au point que je ne suis même pas sur qu'on pourrait écrire la phrase précédente aujourd'hui sans soulever un tollé dans tous les milieux politiques et médiatiques. Et cela sans que cela dérange le moins du monde, puisque l'on en s'est si bien habitué.

Portrait de otto didakt

De otto didakt

citoyen en colère | 12H52 | 13/04/2008 | Permalien

et celui de Denis Robert est moins cher !
achetez-le ! ! ! !
lui il en a vraiment besoin…

Portrait de Beeks

De Beeks

12H59 | 13/04/2008 | Permalien

petit historique de son éditeur Le Seuil : En 1937, elle est rachetée par les bijoutiers Paul Flamand et Jean Bardet. En 1979, ceux-ci laissent la direction à Michel Chodkiewicz.
Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

La direction est ensuite assurée par Claude Cherki à partir de 1989.

Claude Cherki s'occupe du rachat du Seuil par La Martinière le 12 janvier 2004. Six mois plus tard, il est contraint de démissionner en raison de prises d'intérêts dans cette opération. Il a été remplacé par Pascal Flamand (PDG) et Olivier Cohen (directeur éditorial), créateur d'une filiale du Seuil : L'Olivier. Suite au rachat par La Martinière, la société de distribution Volumen est créée. De nombreux problèmes liés à la logistique apparaissant, plusieurs éditeurs quittent le groupe.

En novembre 2005, le groupe annonce l'arrivée de Laure Adler en qualité de responsable du secteur littéraire du Seuil. Olivier Cohen reprend les rênes de sa maison L'Olivier. Points, filiale poche du Seuil, devient un éditeur à part entière. Le groupe continue sa politique de croissance : l'éditeur Danger Public le rejoint, ainsi que les éditions Petit à petit. De fortes tensions sont à l'oeuvre et, en juillet 2006, l'éditeur Hervé Hamon (qui a par ailleurs fidèlement publié une vingtaine de livres dans la maison en sa qualité d'écrivain) quitte le Seuil et s'en explique publiquement, déclarant que « l'auteur n'est plus au centre du dispositif ».

En août 2006, le groupe annonce l'arrivée en tant que directeur général du Seuil de Denis Jeambar, journaliste et écrivain, ancien directeur adjoint de la rédaction du Point et ancien Président du groupe L'Express-L'Expansion et directeur de la rédaction de L'Express. Fin 2006, Laure Adler est licenciée

Portrait de Hubert Artus

à Beeks Portrait de Beeks De Hubert Artus (auteur)

Rue89 | 13H24 | 13/04/2008 | Permalien

Vous avez oublié Baleine, etc, et d'autres des groupes Seuil-La Martinière. Mais, en outre : que vient faire cet historique, certes informatif, à la suite d'un papier sur la censure

Portrait de Beeks

à Hubert Artus Portrait de Hubert Artus De Beeks

13H47 | 13/04/2008 | Permalien

cet avocat a parlé des opérateurs internet qui se faisaient racheter ne sachant plus où on en était dans toutes ces transactions .cet historique mais en lumière que son éditeur (Le Seuil) n'était pas épargné par ce phénomène économique c'est tout.

Portrait de Hubert Artus

à Beeks Portrait de Beeks De Hubert Artus (auteur)

Rue89 | 14H35 | 13/04/2008 | Permalien

Il parlait des médias, à ce moment de l'entretien

Portrait de Prolo du livre

à Hubert Artus Portrait de Hubert Artus De Prolo du livre

10H47 | 14/04/2008 | Permalien

Et si « Maitre » nous parlait du magazine dont il est le spécialiste juridique ? Livre Hebdo et ses relations avec le groupe Hachette, le s.n.e & coe. ?
Bô… ça vaut bien « L'Industrie du sexe et du poisson pané » ! ! !

M. Artus, d'habitude vous êtes plus prompte à faire des liens, beaucoup moins évident qu'un rappel, utile comme le lien entre A.D. et G.P., de l'historique du Seuil…

Portrait de castorpolitique

De castorpolitique

Rien | 13H02 | 13/04/2008 | Permalien

Un exemple de censure par les procès ou la menace de procès. En 1986, un groupe de citoyens australiens se regroupent en un société de protection du district d'Helensburgh, dans le but d'empêcher des projets de développement qu'ils jugent désastreux pour l'environnement. En 1991, la plus grande partie de la zone concernée est enfin protégée. En 1993, des propriétaires, qui s'estiment lésés, entament des actions judiciaires à l'encontre des membres actifs de la société de protection.

Même si, en 1994, aucun procès n'avait commencé, cette action avait déjà coûté des milliers de dollars à chacun des accusés.

De nombreuses personnes sont intimidées par une menace de procès, ou un procès, ce que l'on appelle dans ce cas, en anglais, un SLAPP ( Strategic Lawsuits Against Public Participation ), ou en français, une poursuite stratégique contre la mobilisation publique. Un juge les décrit ainsi :

The conceptual thread that binds [SLAPPs] is that they are suits without substantial merit that are brought by private interests to « stop citizens from exercising their political rights or to punish them for having done so »…The longer the litigation can be stretched out, the more litigation that can be churned, the greater the expense that is inflicted and the closer the SLAPP filer moves to success. The purpose of such gamesmanship ranges from simple retribution for past activism to discouraging future activism.

Mais en France, il n'existe aucune législation contre ce type de procès. Surtout, préservons l'exception française !

http://castorpolitique.wordpress.com

Portrait de marabbeh

à castorpolitique Portrait de castorpolitique De marabbeh

17H51 | 13/04/2008 | Permalien

Quelles exception française ? Je connais plusieurs cas en France où une entreprise a menacé de procès une petite association ou un particulier, obtenant gain de cause (sans procès) car le défenseur n'a pas les mêmes moyens juridiques. Cerise sur le gâteau, si je puis dire, de plus en plus de lois sont votées pour « protéger » les personnes morales ou physiques qui ont les moyens de se défendre.

Portrait de Kakayak

De Kakayak

13H07 | 13/04/2008 | Permalien

Cet article montre bien que la liberté de la presse n'est pas un bien acquis et que son maintient doit être un combat permanent.

Le monde ne progresse pas forcemment vers plus de liberté d'expression. ainsi, à la fin du XIXeme siècle, la presse était beaucoups plus libre qu'elle ne l'est aujourd'hui : des articles incitant à la violence pouvaient y être publiés sans que de tels propos parussent dignes de poursuites judiciaires.
Certe, on pouvait y exprimer librement son antisémitisme, mais on pouvait aussi y publier des articles audacieux comme le célèbre « J'accuse » d'Emile Zola. Or, il ne faudrait pas commettre l'excés inverse au nom du politiquement correct.

Portrait de Léonard

à Kakayak Portrait de Kakayak De Léonard

chercheur (errer humanum est) | 19H48 | 13/04/2008 | Permalien

D'accord avec Kakayak pour le début. Mais je ne partage pas la fin de votre analyse pour la fin : le « politiquement correct » est un symptôme et non une cause de la censure.

Effectivement, en volume et en qualité, la presse de la fin du XIXème siècle était plus libre qu'aujourd'hui.

La raison de la dégradation actuelle n'est pas le politiquement correct mais
1) la prise de contrôle de la presse par les grands groupes industriels.
2) le fait que ces grands groupes jouissent depuis le XXème siècle de droits qui ne sont pas des « droits de personnes » et qui sont des droits immenses.

Aussi le lieu du combat s'est sensiblement déplacé : c'est la Toile et plus particulièrement la visibilité ou le référencement sur la Toile (via les moteurs de recherche). La recherche d'information est appelée à devenir de plus en plus complexe (plus exactement, le chemin permettant de l'obtenir est appelé à devenir de plus en plus complexe sur la Toile) afin de rendre le contenu de plus en plus « politiquement correct », c'est-à-dire conforme aux intérêts des grands groupes multinationaux.

Portrait de olivier p

De olivier p

face à la mer | 13H34 | 13/04/2008 | Permalien

50 € ? ? ?

Y-a pas moyen de faire moins cher pour que l'argent ne soit pas la première censure sur la substance de ce livre ? ? ?

Portrait de Hubert Artus

à olivier p Portrait de olivier p De Hubert Artus (auteur)

Rue89 | 14H11 | 13/04/2008 | Permalien

Si. Redire le vrai prix, comme signalé dans l'article : 21.50 €

Portrait de JmlB

à olivier p Portrait de olivier p De JmlB

15H14 | 13/04/2008 | Permalien

(même chose)

Portrait de pablico

De pablico

14H08 | 13/04/2008 | Permalien

paraphrasons :
la liberté de la presse s'arrête là où commence la liberté du secret.
la liberté de la presse s'arrête là où commence la liberté du privé.

quand la presse n'existait pas comment circulait l'information ? qui la faisait circuler ?

Portrait de Eric citoyen

De Eric citoyen

"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 13H38 | 13/04/2008 | Permalien

Bonjour à toutes et tous,

Pourquoi réduire la censure aux médias ?

La censure est quotidienne dans notre société de la France d'après… elle est sournoise et s'étale dans tous les secteurs de notre vie .

Un exemple … dans le travail, la censure et l'auto-censure reste une règle pour conserver son travail.

A bientôt sans censure .

Bésitos

Eric Bloggeur Mulhousien

http://monmulhouse.canalblog.com/

Portrait de PIT LE CHIEN

De PIT LE CHIEN

13H55 | 13/04/2008 | Permalien

« figure en vue de l'édition… » Peuchère ! ! Qui a dit ça ?
Il est bien ce Pierrat, ! !
Dati , c'est la préhistoire, Perben , une petite fleur… ET SARKO, c'est quoi pour toi, Chochotte ?
La Loi c/la récidive, c'est odieux, certes !
Quelle est la Loi sur les centres de Rétention ?
Le ministère des Rafles, de la chasse aux enfants et des travailleurs migrants ?
Vu de St-Germain (des Prés), ça te fait quoi à toi, cocotte ?
Dati est un robot mis en place par Sarko pour karchériser les Droits, tous nos droits !
Reste au Flore, Pierrat !

Portrait de Hubert Artus

à PIT LE CHIEN Portrait de PIT LE CHIEN De Hubert Artus (auteur)

Rue89 | 14H14 | 13/04/2008 | Permalien

C'est vous qui vous méprenez, à mélanger trop vite Edition et 6e arrondissement de Paris… C'est vous qui vous méprenez, à refuser de voir Sarkozy derrière Dati, et vice-versa… Parler de l'un, c'est, dans la thématique présente, parler de l'autre…

Portrait de amilcar

à PIT LE CHIEN Portrait de PIT LE CHIEN De amilcar

peureux célèbre | 20H56 | 13/04/2008 | Permalien

travaux pratiques : doit-on censurer ce type de commentaire ? la nervosité et la vulgarité n'apportent certainement rien au débat et ce ton déplacé c'est la nouvelle influence du net ? personnellement, et étant contre toute censure, il me semble néanmoins que cette façon de s'exprimer n'a sa place nulle part, ne fait progresser aucun débat, et discrédite son auteur et les causes qu'il prétend soutenir.

Portrait de Courageux anonyme

De existe

14H39 | 13/04/2008 | Permalien

Il est un sujet très difficile à aborder sans risquer aussitôt d'être censuré, ou au minimum, de se faire agonir d'insultes en guise de toute « discussion », c'est précisément la censure de toute expression citoyenne directe qu'organise la LCR à travers les diverses associations qui lui sont affiliées et drainent les populations les plus contestataires ou les mieux fondées à dénoncer divers travers et dysfonctionnements de notre société.

Voir à ce sujet l'exemple d'ATTAC, dont elle a pris le contrôle en 2006 :

http://cf.groups.yahoo.com/group/LETTRE_REFONDATION_ATTAC/message/57

La discussion libre entre adhérents ou militants n'y est même plus permise sur le net. Elle était pourtant confidentielle.

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 14H41 | 13/04/2008 | Permalien

C'est pas vraiment des problemes de censure , dans nos sociétés modernes . C'est plus subtil que ça . les infos , on les trouve, en les cherchant et en les recoupant.
le problème, c'est que les infos sont noyées dans la masse, pas mises en avant , ou déformées, ou décrédibilisées ..
( par exemple , ce sont des journaux d » extreme droite, ou un vague blog qui les donne )
Quand la CIA a ouvert ses archives des années 50 , 70 , , on s'est aperçu que tout etait deja depuis longtemps dans des livres , voire meme dans des romans et des polars d'espionnage bon ou mauvais ( meme dans S.A.S ! ! ! )
Entre les infos officielles et les pires théories du complot , la réalité est en general entre les deux , mais à quel niveau placer le curseur ? C'est ça le hic !

Portrait de Infovite

De Infovite

Plébéien. | 15H01 | 13/04/2008 | Permalien

« La censure » sociale fonctionne très bien…
http://info-espress.over-blog.com/

Portrait de Benjiz

De Benjiz

15H19 | 13/04/2008 | Permalien

C'est marrant, la bagouze et les cheveux gominés sont assez décalés par rapport au discours.

Portrait de Courageux anonyme

De existe

15H27 | 13/04/2008 | Permalien

Quelqu'un a-t-il minuté le temps que cet article sera resté à la Une de Rue 89 ?

N'y a-t-il pas là aussi une forme de censure ?

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 15H28 | 13/04/2008 | Permalien

Vous vous rendez-compte,Rue 89, à cause de Pierrat, les Pékinois ne vont plus pouvoir vous lire… !

Si vous voulez sortir un livre dérangeant sur le pouvoir actuel, vous allez, journalistes de Rue89, demander l'autorisation à qui… ?

http://phil195829.overblog.com

Portrait de www.laguerredesmots.com-yannick

De www.laguerredesmots.com-yannick

pays de gex | 15H41 | 13/04/2008 | Permalien

est-ce qu'il existe un moyen de s'affranchir de cette société ? Je propose le front de libération du pays de gex, c'est cerné par les montagnes et la Suisse, y a deux routes à bloquer et on est séparé du reste. Ca vous dit ?

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