L'Opus Dei s'en prend à un éditeur indépendant
Le 31 mai 2007, Jean-Jacques Reboux, routard du polar français, est tombé sur un os : la surpuissante et nébuleuse Opus Dei.
Reboux a monté, il y a un an à peine, les Editions Après La Lune, où il a publié des auteurs qu'il suivait déjà chez Canaille puis chez Baleine, mais aussi, entre autres, un texte pamphlétaire sur la situation de chômeur.
Comme tout éditeur indépendant et engagé, Reboux est habitué aux tuiles. Ce 31 mai, c’est de l’Opus Dei qu'elle vient. L'organisation vise un roman édité au printemps : « Camino 999 ». L’auteur, Catherine Fradier (photo), vit dans la région de Valence, et pratiqua, entre autres métiers, celui de gardien de la paix. Ce roman est son septième.
Ce 31 mai donc, l’auteur et l’éditeur se voyaient assignés devant le Tribunal de grande instance de Paris, avec délai de quinze jours pour trouver avocat, à la requête de l’Association de la prélature personnelle dite « Prélature de la Sainte Croix et Opus Dei », déclarée le 2 mai 1996 à Paris.
Les plaignants reprochent d'abord au roman de « porter atteinte à l'honneur et à la considération de la Prélature de l'Opus Dei » : “L’ouvrage, qui doit être présenté comme entièrement diffamatoire (...) relate l’enquête d’un chef de groupe de la brigade criminelle de Lyon sur des meurtres orchestrés par l’Opus Dei”.
Ils lui reprochent aussi « de mêler étroitement la fiction et la réalité, le vrai et le faux, sans avertir le lecteur sur la distance qu'il conviendrait de prendre quant aux faits énoncés et sans jamais l'inviter à faire la différence entre fiction et réalité ». En effet, le roman évoque l’affaire Matesa, scandale politico-financier espagnol qui en son temps éclaboussa Giscard d’Estaing, alors à l’Elysée. Et enfin de « faire référence dans le titre, 'Camino 999', à l'oeuvre de José-Maria Escriva El Camino, composée de 999 maximes spirituelles ».
Citant très précisément les pages incriminées, l’association catholique se sent prise pour une organisation criminelle ayant détourné des fonds publics espagnols et commandité des assassinats, et reproche aux auteurs de ne pas avoir pris de précaution pour que les faits et personnages du livre puissent être clairement distanciés des faits réels de cette affaire. Et des pratiques de leur chapelle.
Représentée par son avocat Me Alexandre Varaut, l’Opus Dei intente donc un procès à l'éditeur du livre, en qualité d'auteur principal, et à son auteur, en qualité de complice, pour diffamation. Et réclame 30000€ de dommages et intérêts, 5000€ au titre de l'article 700 du Nouveau Code Pénal, ainsi que la publication à ses frais d'un communiqué, dans un journal choisi par le plaignant, dans la limite de 15000€.
Dans son assignation, l'avocat de l'Opus Dei cite un arrêt de la Cour de cassation du 27 novembre 2001 considérant comme diffamatoire un roman de Mathieu Lindon qui présentait Jean-Marie Le Pen comme le chef d'une bande de tueurs, alors qu'il est clairement énoncé dans « Camino 999 » (ainsi que le relève d'ailleurs l'assignation, même si elle se plaint de l’amalgame, contre lequel elle porte plainte) que le personnage principal du roman, instigateur de meurtres, est un personnage de fiction.
On sait l’Opus Dei tatillonne sur tout ce qui, de près ou de loin, parle d’affaires politico-religieuses la concernant. Lors de la parution du « Da Vinci Code », elle a hésité à porter plainte. Ce qu’elle n’a finalement pas fait. Il apparaît que l’association catholique cherche à obtenir, via un des livres où elle est maltraitée, une jurisprudence qui pourrait s’appliquer à tous les livres qui l’accusent.
Pour l’auteur de « Camino 999 », « ce n’est pas anodin : ils s’en prennent à nous parce qu’on est un 'petit éditeur', ils espèrent nous faire plier facilement afin que la jurisprudence ainsi obtenue puisse s’appliquer aux grosses machines et aux grosses productions. Au 'Da Vinci Code' peut-être. Ils ont simplement oublié que le monde du polar est solidaire ». Catherine Fradier rit un peu plus jaune depuis le 31 mai : « Se faire accuser de complice, pour une ancienne gardien de la paix… ».
L’éditeur, lui, estime qu’ « avec ce type d'assignation, c'est la liberté d'expression et de création littéraire qui est mise en danger. Cette menace pourrait concerner demain, si elle faisait jurisprudence, tous les écrivains. En second lieu, c'est l'existence même d'une maison d'édition qui est menacée, car si nous pensons avoir de bonnes chances de gagner notre procès, il nous faut engager des frais d'avocat pour assurer convenablement notre défense. Face à une organisation puissante et argentée, une petite maison d'édition victime d'une censure économique lutte pour sa survie ».
Il lance d’ailleurs une souscription
► Le communiqué de l'Opus Dei
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comme par hasard, c’est l’avocat officieux de la droite catholique et fascisante qui revient, celui-là même qui ne voyait qu’humanisme et compassion aux activités de Papon à Bordeaux.
Peut-on s’étonner de l’action de la secte catholique dans le contexte de certaines élections françaises, quand on connait sa finalité et ses pratiques, la lecture de la revue chrétienne « golias » est très instructive.
merci de cette information, qui est après réflexion encore plus angoissante, la filière en quelque sorte!
Que c’est réducteur et simpliste ! Assimiler « les religions » et l’OPUS DEI, vraiment…
Les religions, des sectes qui ont réussi ? Encore faut-il savoir ce qui carctérise une secte : (extrait de wikipédia :http://fr.wikipedia.org/wiki/Secte#Crit.C3.A8res)
1 - manipulation mentale des adeptes ;
2 - centralisation du pouvoir aux mains d’une personne avec autorité charismatique, par exemple un gourou, ou d’un collège restreint de dirigeants ;
3 - organisation pyramidale ;
4 - extorsion de fonds ;
5 - doctrine se présentant comme exclusive.
Si l’on prend l’exemple de l’Eglise catholique, chacun est libre de croire qu’elle manipule mentalement ses adeptes … mais il faut tout de même savoir qu’on peut quitter l’Eglise à tout moment, alors que pas une secte ! On parle rarement de pouvoir au sein de l’Eglise ; l’organisation y est pyramidale mais pas ses membres sont plus dans une démarche de « service » que de « pouvoir ». L’Eglise n’extorque pas de fonds, même si, comme toute association civile elle a besoin d’argent et encourage ses membres à contribuer à sa perennité. L’Eglise respecte les autres croyances.
En cela, l’Eglise n’est pas une secte.
Pourquoi chercher des coupables chez des gens qui croient en Dieu sous prétexte qu’on y croit pas soi-même ? Il faut lutter contre les manipulations en tout genres, mais laisser les gens avoir leur avis.
Je ne sais pas si Opus Dei est une secte (en tout cas ce n’est pas l’Eglise), mais justifier l’amalgame secte/religion sous le fallacieux prétexte d’un athéisme militant (voir prosélytiste), c’est ça qui attise les guerres de religions …
Plutôt que de chercher la définition du mot « secte » dans Wikipédia (qui au nom de l’intelligence collective « collecte » des définitions pour le moins douteuses et consensuelles pour nous refaire le coup de la Tour de Babel et de la quête d’un monde idéalisé d’une pseudo encyclopédie dans laquelle tout le monde aurait la même culture…) le Littré met l’accent sur « Ensemble de personnes qui font profession d’une même doctrine ».
Et les religions, comme celle qui depuis plus de 2000 ans son emprise sur les sociétés sur nos sociétés occidentales (entre autre), sont bien dogmatiques. Qu’en est-il de leur notion binaire du bien et du mal, de ce Paradis auquel on aurait « accès » après avoir courbé l’échine sur terre de son vivant ?. Toutes les dictatures, le Vatican inclus l’on bien compris depuis le « Gott mit uns ! » du IIIè reich jusqu’au « Créationnisme » US et la valeur travail remise à l’honneur dernièrement par le nouveau président de la république française.
Et arrêtons ces phrases creuses du genre « chacun est libre de croire ou non ». C’est parfaitement ignoré ou volontairement passer sous silence les actions de type « Pères-blancs » (ces mercenaires de la religion), ou les diktats sur la terre « centre de l’univers », le poids de la pensée unique (y compris insidieuse via un enseignement laïque» qui se garde bien de traiter de l’athéologie) le réseau « Odessa »… L’Opus Dei, officine maffieuse au service d’une religion n’est malheureusement plus à démontrer et comme toutes les dictatures pour lesquelles elle travaille est à éliminer.
Non : il n’est pas de sauveur suprême et ce n’est pas aux guerres de religions qu’il faut appeler, mais bien à la guerre aux religions qu’il faut se mobiliser. Ni dieu, ni césar, ni tribun est un programme minimum !
Entièrement d’accord avec Fulano de Tal. De plus je suis atterrée de voir que l’Opus Dei, plaie purulente en Espagne, étend ses tentacules et mène des actions également en France. L’Opus Dei est plus qu’une secte, c’est un grand danger pour tous en raison de ses ramifications politiques fascistes.
oui mais non,
ya pas qu’un problème de définition du mot secte, mais de celui du mot religion et encore plus de celui du mot dieu
et ce n’est pas parce que les « religions » sont ce qu’elles sont (et encore pas toutes, cf la vie d’un « religieux » comme ramakrishna dont la voie est toujours enseigné de nos jours - résumé : les religions sont -devraient n’etre que- comme les fleuves qui empruntent tous des chemins différents vers les mêmes océans; lui avait finit par choisir la voie du service aux pauvres et la renonciation -aux possessions matérielles- après avoir écouté un peu tout le monde) qu’il faudrait se priver du mot dieu, de juste le rejetter en se refusant de le comprendre/l’étudier. voir mieux, l’expérimenter.
il convient bien sur enpremier lieu de le définir intelligliblement, et pourquoi pas comme l’ont défini gilbert-lecomte, ce génie barré (dans tous les sens) et ses potes du grand jeu :
« Écoute et lis. La parcelle d’être qui est dévolue à nos consciences, au commencement du monde, n’étant pas irrémédiablement séparée de l’Esprit universel (à l’origine ya une bactérie, fait - les travaux et découvertes sur la conscience collective, faits également ), il te faut alors quitter toute « mentalité logique et rationnelle », te fondre dans la « mentalité prélogique et mystique ».Te tourner vers cet Esprit premier suppose l’abolition de toute individualité. Le groupe du Grand Jeu appelle Dieu cet état limite de toute conscience, état de l’âme qui s’appréhende sans le secours d’une individualité. Si tu veux entrer en toi et en l’Esprit premier, détourne-toi de « je suis Moi ». » (http://www.zone-litteraire.com/actu.php?art_id=616)
…état limite de toute conscience…
définit ainsi, refuser dieu, c’est se refuser à la conscience, c’est refuser d’ouvrir les yeux sur un pan de l’existence trop ignoré de ce côté du monde où l’on ne cultive que l’égo (le « je suis moi ») :
c’est la conquête de l’esprit.
et c’est cette conquête la Vraie essence de la religion (pas de cet outil de manipulation des masses).
en occultant ceci et en niant le besoin de cette conquête (besoin qui distingue par ailleurs l’homme de l’animal), tout discours sur les religions restera à jamais stérile.
1 - manipulation mentale des adeptes ;
- Vous serez jugés à votre décès, et si vous ne suivez pas la doctrine, vous rôtirez dans les flammes sulfureuses de l’enfer pour l’éternité.
2 - centralisation du pouvoir aux mains d’une personne avec autorité charismatique, par exemple un gourou, ou d’un collège restreint de dirigeants ;
- Benoit XVI
3 - organisation pyramidale ;
- Moutons, curés, évèques, archevèques, cardinaux, pape
4 - extorsion de fonds ;
- naissance, mariage, décès, etc
5 - doctrine se présentant comme exclusive.
- Le pape est le représentant infaillible de Dieu sur terre.
Je ne sais pas ce qui est le plus drôle, d’attribuer le qualificatif « prosélite » à l’atheïsme, ou de le rendre responsable des guerres de religions.
L’Opus Dei appartient à l’église apostolique romaine.
Courageux anonyme de 21h08 > Nous sommes d’accord, l’Eglise de l’Inquisition était la pire des sectes tentaculaires.
Fulano de Tal > Le mot secte a deux sens (Wikipédia et Le Robert Culturel sont d’accord là-dessus !), je parlais évidemment du sens polémique, celui qui fait penser à Raël et à l’OTS !
Le sens de mon commentaire était simplement de dire la chose suivante : il y a des sectes dangereuses d’une part, et il y a des religions (pas dangereuses) qui ont beaucoup de fidèles d’autre part. Je dis qu’il faut lutter contre les gens dangereux, c’est à dire les sectes.
Vous avez le droit de penser que les religions sont également dangereuses pour leurs fidèles, mais je pense qu’il faut faire la différence avec les sectes, qui elles, font tout de même l’objet d’une surveillance étatique !
Mon propos n’était pas de défendre l’Eglise, mais d’essayer de la différencier d’une secte.
« L’Opus Dei, officine maffieuse au service d’une religion n’est malheureusement plus à démontrer ». A démontrer, plutôt,justement. On sait qu’ils sont très intégristes, il n’est pas prouvé qu’ils sont criminels.
Pour finir, je pense que la différence d’opinion entre nous se trouve ici : VOUS PENSEZ QUE LE MONDE IRA MIEUX LE JOUR OU PLUS PERSONNE NE CROIRA EN DIEU, ET JE PENSE QUE LE MONDE IRA MIEUX LE JOUR OU CHACUN POURRA CROIRE CE QU’IL VEUT SANS CAUSER DE TORT A AUTRUI !
Enki > Evidemment, on peut faire facilement votre analyse lorqu’on méconnait la religion catholique. D’accord pour l’organisation pyramidale, avec Benoit XVI en haut. Votre vision de la doctrine catholique, la « manipulation mentale » à laquelle vous l’associez, votre conception de l’extorsion de fonds (étendue aux contributions consenties et facultatives) sont contestables mais sont votre avis.
Par contre : l’Eglise définit-elle vraiment son pape comme « infaillible » (citez vos sources …) ? En tout cas elle n’aucun problème avec l’apostasie, donc je ne vois pas en quoi elle « se présente comme exclusive ».
Enfin, à propos de l‘« athéisme prosélyte » qui vous a tant fait rire (je suis assez fier de la formule !) … je mantiens ! Proclamer à tout va que les croyants (c’est-à-dire la majorité de la population mondiale, mais l’argument de nombre est un détail dans ce cas précis) ont tort car il vaut mieux ne croire en rien : c’est possible. Par contre dire que ce sont des imbéciles et que la seule voie de l’accomplissement de l’humanité est l’athéisme, c’est dommage.
JE SUIS PERSONNELLEMENT AGNOSTIQUE : SI ON ME FORCE A NE PAS CROIRE (athéisme militant), C’EST AUSSI INSUPPORTABLE QUE SI ON ME FAIT DE LA PUB POUR UNE RELIGION (prosélytisme).
« Le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit, du fait même de sa charge, de cette infaillibilité quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi, il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les mœurs. »
Constitution dogmatique Lumen gentium (21 novembre 1964) proclamée par le 2e concile du Vatican.
Désolé, je ne suis pas athée par ignorance, et je fais pas prosélitisme d’atheïsme, mais de raison.
Que la seule voie d’accomplissement de l’humanité soit la raison, oui, je le crois.
Que l’atheisme en soit une conséquence, ça l’est pour moi.
Que vous puissiez croire que l’on peut forcer quelqu’un à ne pas croire, oui, ça me fait rire.
Le sens polemique du mot secte est essentiellement conjoncturel.
La non-dangerosité des religions est une négation de l’histoire.
Comme agnostique, vous devriez pouvoir comprendre qu’un monotheïsme fondé sur la révelation se définit par là mème comme exclusif.
Il faut lutter contre les gens dangereux, c’est à dire ceux qui portent atteinte à l’integrité physique et morale des personnes, et ceux qui portent atteinte à la raison.
L’Eglise respecte les autres croyances! certes, et c’est bien le moins. Le problème n’est pas, n’est plus là. Toutes les religions ou sectes ont un point commun, la croyance dans du surnaturel, de l’immanent, du transcendant, on appellera ça comme on veut, qui est censé rassurer en garantissant un au-delà de la mort et en adoucissant les rigueurs de la vie en promettant des récompenses « après ». Un croyant reste un croyant quelle que soit la forme ou le nom qu’il donne à sa croyance. Ce qui l’irrite, parce que celà remet en cause radicalement son système de pensée, ce n’est pas que d’autres croient différement, c’est que d’autres ne croient pas. La seule chose qui est sujet de « scandale » auprès des puissances religieuses et sectaires, c’est l’incroyance, l’athéisme. Que l’Eglise respecte l’incroyance, voilà qui serait nouveau et intéressant. Cela témoignerait d’une vraie foi. En effet qu’aurait à craindre un dieu tout puissant du blasphème? Si l’Eglise est si virulente avec ceux qui dévoilent l’inanité de ses croyances et le charlatanisme des « saintes écritures », c’est bien parce qu’elle connaît les failles de ses dogmes et le caractères fallacieux de ses « raisonnements » péremptoires. Le principe de la religion n’est pas de révéler la vérité, mais au contraire de la masquer par un salmigondis de fariboles fumeuses et d’entretenir sa mainmise spirituelle par la carotte et le bâton (l’hostie et l’anathème).
Que vient faire Darwin ici ? et l’orthographe est également en sommeil ?
C’est quand mème chouette de devenir une princesse à si peux de frais, merci Mr Reboux et Mme Fradier.
Et merci l’Opus Dei aussi, faut être juste.
Allons, allons.. Faisant appel à la foi - et donc à l’irrationnel - la religion ne peut que susciter des conflits insolubles. Ce qui ne prouve ni la véracité ni la fausseté de ses assertion, mais suggère qu’on évite d’en parler. De même, se réclamer d’une religion n’oblige ni a faire du bien ni à faire du mal, mais laisse supposer dans le premier cas des motifs ultérieurs et fournit dans le second une excuse trop facile. Peut être les croyants devraient-il demeurer courageusement anonymes…. Dieu reconnaitra les siens, n’est-ce pas ?
http://www.nouvellesociete.org/5116.html
Pierre JC Allard
Walter Elias Disney a fait plus pour le bonheur de la population que n’importe quelle religion.
C’est pour cela que la C.I.A lui signait des cheques…(pas du tout en bois)
Il devrait être évident aux avocats qu’une telle cause se défend sans délai et que le devoir leur impose de se proposer spontanément pour assurer la défense et de l’auteure et de l’éditeur.
Comment, ils ne sont pas déjà une dizaine à offrir leurs services ?
Mais c’est quoi cet amalgame ? Le pilonnage des Sarkosistes me fatigue, à la moindre opportunité de taper sur la gauche on a droit au petit couplet malveillant. On va t’avoir a l’oeil tête de gland.
Je croyais que sur Rue89 les forums ne tourneraient pas à la propagande et à l’insulte… snif…
Interessant,
si:
Sarko = Facho
Flics = Fachos
Religion = Fachos
Opus Dei = Fachos.
alors:
Sarko = Facho
Flics = Sarkos
Religion = Flics
Opus Dei = Religion
O, ça n’avait pas prétention d’être un argumentaire, juste: à connerie, connerie-et-demi, mais dans cet ordre (logique), les choses ont plus de sens pour comprendre ceux qui commençent à avoir vraiment peur.
Pour que ce ne soit pas un nouveau commentaire inutile, j’ajouterais que je me pose des questions quant au mot « facho ». Quel vocabulaire nos anciens ont ils pu utiliser dans les années 30-45 pour qualifier les Hitler, Franco, Mussolini et autres Pétains, sans pouvoir se réferer à un précedent historique. Ce terme a du sens, concernant Sarkozy qui durcit la droite et puise à l’extrème, concernant la police quand elle devient injuste et violente, concernant la religion catholique, qui, on le veuille ou non, a toujours été à sa place dans les rangs de l’extrème droite, et plus que tout, à l’Opus Dei, dont la genèse est liée au Franquisme et à l’alliance des extrème-droites nationalistes contre le communisme hier, contre la laïcité et l’Islam aujourd’hui, l’Opus Dei, fer de lance de l’occident chrétien par les moyens que la doctrine indubitable et l’infaillibilité pontificale justifient.
Faire de la haine une pensée, répondre à un argument par l’insulte, facho, on a tous tendance à l’être un peu. Differentes sont les choses quand, au lieu de se moderer mutuellement, on s’organise pour l’être ensemble. Differentes sont les choses quand on s’organise et agit. Differentes sont les choses quand on prend ou crée un pouvoir nous légitimant de l’être, facho.
Le mot facho a fait du chemin, et semble revenir à son point de départ.
C’est sans doute un peu facho de ma part d’utiliser un bon mot en le faisant passer pour un argument par exemple, mais tous les chemins mènent à Rome.
Tout à fait d’accord ! On peut être de gauche, et donc anti-Sarko, et être flic, être croyant, et s’intéresser à ce qu’est vraiment l’Opus Dei (sans le ranger trop vite entre le KGB et la mafia russe (la méfiance c’est bien, les infos c’est mieux)).
Je rappelle qu’il s’agit tout de même d’un polar, genre qui a l’habitude de placer ses fictions dans un cadre le plus réaliste possible, procédé qui permet ainsi aux romanciers de décrire à travers leurs FICTIONS des faits de société REELS. L’article précise bien qu’il s’agit d’un roman, que le personnage principal est fictif. Les lecteurs sont a priori capables de lire la couverture et de comprendre s’ils sont faces à une fiction ou à un témoignage réel.
Maintenant, n’ayant pas lu l’ouvrage incriminé, je ne sais pas si l’Opus Dei y est diffamée. Cette publicité faite par la plainte me donne néanmoins une forte envie d’aller acheter le livre en question pour, d’une part, me faire une idée, d’autre part, pour soutenir si besoin cette maison d’édition. Si cela peut les aider à payer les frais d’avocats…
Il faut vraiment pas abuser : pouvez-vous corriger phrases incompréhensibles et fautes d’orthographe manifestes?
Merci
« Celui-ci avait monté il y a un an à peine les Editions Après La Lune, où il ||publiait éditeurs?|| qu’il suivait déjà chez Canaille puis chez Baleine, mais aussi, entre autres, un texte pamphlétaire sur la situation de chômeur. »
« (association déclarée le 2 mai 1996, et ayant siège social dans le seizième arrondissement de Paris ; l’Opus Dei dont le fondateur, José Maria Escriva de Balaguer, prêtre catholique canonisé en 2002 par Jean-Paul II, a été fondée en 1928 pour sa part) »
« «L’ouvrage, qui doit être présenté comme entièrement diffamatoire ||en ce compris?|| la première et la quatrième de couverture »
« l’o|E|uvre? de José-Maria Escriva El Camino »
« Et des pratiques de leur chapelle. » > phrase sans verbe?
« et à |S|on auteur »
« aux grosses production|S| »
A notre décharge, ce papier a été mis en ligne vers une heure du matin… on corrige, merci.
C’est vrai le fond est important mais la forme l’est aussi. Le message passe mieux quand les 2 sont réunis…
L’Opus Dei n’est pas nébuleuse. Elle a une existence officielle. Son organisation intérieure est publiée, on connaît le nom de ses « numéraires »(membres à part entière). Et une organisation nébuleuse n’intente pas de procès; éventuellement elle mandate un tueur.
Mais c’est pensée correcte de la faire passer pour une espèce de franc-maçonnerie de droite.
Et puis donner à un roman le nom d’un ouvrage religieux connu, c’est essayer d’embaucher sa notoriété au service des ventes du nouveau livre. A ma connaissance, Accor (le groupe hôtelier) n’a pas fait de procès à Houellebecq pour ‘Plateforme’. Mais justement le roman ne s’appelle pas ‘Sexe Accor’.
L’Opus Dei, organisation légale, a droit à la protection de la loi, autant qu’un éditeur de romans. C’est cela la démocratie. Quelle que soit mon opinion sur l’Opus Dei et l’intégrisme catholique en général, je ne vais pas dire qu’on peut lui faire n’importe quoi parce que ça pense mal. Le juge décidera, il est là pour ça.
(et les indignés peuvent toujours ouvrir une souscription pour payer les frais d’avocat de l’éditeur; ça aussi est permis en démocratie)
Ca me fait penser: personne n’a publié récemment de roman intitulé « Le Saint Coran » ou équivalent. Pourtant « Satanic Verses » (Salman Rushdie) avait été un grand succès. Les éditeurs ne sont peut-être pas autant avides de réussite que je le croyais.
«Pourtant « Satanic Verses » (Salman Rushdie) avait été un grand succès.»
Certes, Ebolavir, mais à quel prix pour Rushdie et Bourgois ?
Leur tranquillité à ce sujet n’est que récente, n’oublions pas par quoi Rushdie a dû passer.
Je trouve le prix franchement exhorbitant pour un auteur. Mais ouf ! pour l’instant l’opus dei n’a pas lancé de fatwa sur l’auteur et l’éditeur de ce polar.
Je note que je n’ai jamais été aussi souvent sollicitée ni n’ai autant participé à des souscriptions pour défendre des auteurs, noyés dans des frais de justice et leurs à-côtés, que depuis une bonne année.
Conclusion, pour vivre peinards, pondons du Barbara Cartland au kilo. Excitant, isn’it ?
Peu attentif à cette heure tardive, je viens de voter favorablement pour un commentaire qui me paraissait pertinent. Et je m’aperçois qu’il est signé de moi. On peut donc voter pour soi-même. Je proteste de ma bonne foi pour cette fois-ci, mais est-ce que je ne succomberai pas à la tentation une autre fois?
Il vaut mieux empêcher ce menu manque d’intégrité.
Don Escriva Balaguer m’approuverait, lui qui était partisan de promouvoir le bien et de combattre le mal par les moyens les plus énergiques. Sachant que la connaissance du bien et du mal est dans l’âme de chaque homme, et la même pour tout le monde.
Aux journalistes de Rue89,
Il me semble qu’il serait important que des journalistes professionnels puissent faire un dossier complet et « objectif » sur l’organisation opus dei.
Ses origines, ses missions, éventuellement ses pratiques sombres,etc.
Cela permettrait à tous vos lecteurs de comprendre vraiment le danger sous-jacent de cette organisation qui n’est pas là uniquement pour décorer le paysage.
Ce serait un acte d’information solidaire pour l’auteur et son éditeur.
L’indifférence à ce genre d’attaque et de procès intentés par une organisation essentiellement politique et financière est un danger pour notre liberté.
A vous, journalistes, soyez les garants de nos libertés fondamentales !!
Votre capacité d’informer le peuple serait un acte de résistance pacifique.
Je suis certain qu’en prenant simplement le risque de mettre au grand jour une information claire et précise, vous ferez naitre un grand élan de solidarité.
Merci de m’entendre.
http://www.gaucherepublicaine.org/,article,1417„„,_Christine-Boutin-no…
en voila 2 qui sont au gouvernement je me joint a la demande urgente
Ce n’est pas la littérature fraiche qui manque à l’endroit de l’opus dei (copié sur wikipedia):
* L’Opus Dei, Dominique Le Tourneau etc. – 6e édition refondue – Paris : Presses universitaires de France, 2004.
* Opus Dei : l’enquête, Vittorio Messori ; traduction par Lise Bossi – 2e édition, révision et augmentation – Paris : C. Vigne, 1995.
* Au pas de Dieu : Josemaría Escrivá, fondateur de l’Opus Dei, François Gondrand – 3e édition révision et correction - Paris : Édition France-empire, 1991.
* Le Tourneau, Dominique, L’Opus Dei, collection Que sais-je ?, n° 2207, 6e édition, Paris, P.U.F., 2004.
* Mazery, Bénédicte et Patrice (des), L’Opus Dei Enquête sur une église au cœur de l’Eglise, édition Flammarion, 2005.
* Patrice de Plunkett, L’Opus Dei, enquête sur le « monstre » , Presses de la Renaissance, 2006.
Bonne lecture !
Commentaire sans importance désolé ;-)
C’est juste pour m’associer aussi à la demande de Philippe19, en insistant sur le caractère « objectif » du dossier si il voit le jour.
Je me joins à cette demande.
Le dernier article que j’ai trouvé sur l’OD est ici :
http://www.monde-diplomatique.fr/1995/09/NORMAND/1804
Il date donc de 1995 et il a sans doute besoin d’une réactualisation.
Bien d’accord avec la demande de philippe19
Je me joins à Philippe 19 pour vous faire la même requête.
J’ajoute que tout ce que je viens de lire ici me conforte dans l’idée que je dois absolument acheter ce livre, ne serait-ce que par solidarité envers l’auteure et l’éditeur.
Il y a aussi quelques membres de l’Opus Dei inflitrés dans l’équipe de Rue89, mais chut.
Le contraire pourrait donner un résultat interessant.
C’est une chose de demander à ce que l’auteur prévienne de la part de fiction du livre, s’en est une autre de réclamer de tels fonds. L’Opus Déi est allé beaucoup trop loin à mon goût, il ne faut pas qu’ils oublient qu’on est dans une république laique. Mais vu la montée du fondamentalisme religieux dans l’international, il est logique que la chrétienté prenne peur et se mette sur la défensive.
Maintenant, je ne pense pas que se soit une attitude proche au Vatican : qu’on se rappelle des carricatures de Mahomet, et de l’agressivité dont à fait preuve l’Islam!
Et après la canonisation du monstre -oui, c’était bel et bien un monstre- Escriva de Balaguer, nous aurons bientôt droit à un… biopic hollywoodien!, financé 100% (grosses, grosses, grosses thûnes) par l’Opus Dei.
Ils ont même préssenti De Niro pour le rôle.
Au secours, non?
En Espagne, l’OD a une influence ÉNORME, bonne partie de la droite (PP) en est, Aznar (et surtout sa femme Ana Botella) le premier.
« Me cago en san coustouria dé balaguer » (à peu près phonétiquement), était un des jurons favoris de mon grand-père réfugié politique républicain espagnol. Et « Dieu sait » (pardon papy !) si la langue espagnole est riche en jurons blasphématoires. J’ai vite compris les raisons de sa colère quand il m’a expliqué les actions de cette organisation pendant la guerre d’Espagne. Alors moi aussi, j’aimerais bien qu’on nous en parle un peu plus de cette surpuissante et nébuleuse Opus Dei et puis pourquoi pas de « l’affaire Matesa ».
Même nos francs-maçons sont des « enfants de choeurs » ( ironie) face à la puissance financiere et politique de l’Opus Dei au niveau de touts les gouvernements judéo-chrétien. Relisez les archives du Canard Enchainé, vous aurez bien des surprises. On peut se moquer de W. Buch avec ses évangélistes fanatiques mais on as les mêmes à la maison.
Je ne connaissai pas ce livre , je vais l’acheter rien que pour faire la nique à l’O D et je vais en parler autour de moi. Bien fait pour eux
Oui c’est ça, vengeons-nous contre les méchants cathos. La vérité ne nous intéresse pas, après tout. On préfère avoir le point de vue d’un romancier sur Opus Dei.
« Il nous a bien servi ce mythe du Christ. »
(Léon Xn XVIème siècle)
Les zinzintégristes sont d’abord zinzins et c’est ce qui les rend si dangereux…handle with care !
Je ne n’ai jamais vue ça. Argent et moral comme moyen de lutte. Faut pas exagerer cela as toujours mener vers des dérives. Et la presse as seulement de l’influence quand elle se défend contre des idées qui nous mène vers l’obscurantisme.Faut ètre un peu sérieus et ne pas nous sortir des anneries pareilles en restant poli. Heureusement qu’il y as encore de petits éditeurs qui sortent de la ligne bien pensante, bien droite et bien lisse
J’imagine les emmerdes que le premier éditeur de la bible as du avoir contre les forces de l’époque. Y as t’il des archives de ces temps là ou L’Eglise les garde bien enfouies au fond des tiroirs du vatican
Les intégristes sont peut-être intégristes, mais ils ont le droit d’exister !
Opus Dei a le droit au respect de son image, et les lecteurs du roman incriminé ont le droit de savoir ou s’arrête la fiction.
Je ne vois pas ce qui pourrait empêcher un éditeur, fut-il « petit » de publier quelques lignes au début ou à la fin de son ouvrage pour expliquer quels éléments du récits sont fictifs …
C’est bien de vouloir lutter contre l’obscurantisme en faisant taire les pratiques religieuses traditionnalistes, mais c’est aussi bien de lutter contre l’obscurantisme en sans contraindre une organisation régulière à passer aux yeux de tout le monde pour une mafia internationaliste ! L’esprit de vengeance n’existe pas aux yeux du droit.
Je ne vois pas en quel honneur Opus Dei perdrait son procès. La liberté d’expression a des limites qui s’appellent diffamation ou désinformation …
Evidemment ! L’auteur raconte ce qu’il veut, mais quelque part dans le livre, au moins une petite ligne, un petit encadré, doit préciser que des libertés ont été prises avec le nom de telle organisation …
Mouè, ça se tient. J’ai (eu) tort, et vous m’avez fait changer d’avis (tant mieux) !
Tout comme vous, je trouve qu’il y a bien trop d’étiquettes sur les emballages et aussi bien trop d’emballages sous les étiquettes …
Il est intéressant de savoir que Nicolas SARKOSY a co-écrit son livre « La République, les Religions et l’Espérence » avec Thibault Collin, membre de l’Association pour la Fondation de service politique qui recrute ses administrateurs à l’Opus Dei et qui milite pour la réhabilitation de celle-ci. Cette association a fait campagne pour la présidentielle et il serait bien de s’intérroger sur les relations de N. SARKOSY avec cette association. D’autre part, la nomination de Christine BOUTIN au gouvernement et la volonté de revenir sur la loi de 1905 laisse supposer de beaux jours à l’intégrisme catholique. Petit à petit, l’oiseau fait son nid….