
Les fantômes de la Gauche Prolétarienne revisités
De tous les mouvements radicaux issus de Mai 68, la Gauche Prolétarienne est assurément le plus connu en France. Celui qui frisa du plus près la lutte armée, la plus surveillée des « orgas ». Parmi les 150 livres déjà parus, ou à paraître, autour de Mai 68 et de ses suites, deux restituent le phénomène. L'un, tourné comme un récit d'espionnage : » L'arme à gauche » du jeune David Défendi, apporte une révélation. L'autre, » Ils ont tué Pierre Overney » , de Morgan Sportès, ambitionne de resituer les faits. Rencontres croisées.
Nous avons soumis les auteurs aux mêmes questions. Vous trouverez, pour illustrer et compléter ces extraits vidéos, des versions longues des interviewes de :


La GP, hier et aujourd'hui
Morgan Sportès poursuit un travail tout à la fois ironiste, conspirationniste et néanmoins réaliste, débuté il y a deux ans avec » Maos » , où le gauchisme post-68 et le maoïsme en particulier étaient taillés en pièces. Un livre qui, cependant, pêchait par une » théorie du complot » par trop fanfaronne. » Ils ont tué Pierre Overney » est donc plus crédible, qui restitue en puzzle toute l'histoire de la Gauche Prolétarienne avec témoignages de militants maos de base, de policiers, de syndiqués CGT (ennemis jurés de la GP), et de politiques (jusqu'à Pierre Messmer).
Pierre Overney, ouvrier maoïste de 24 ans, tué à bout portant par un vigile de la Régie Renault le 25 février 1972 à l'usine de Boulogne-Billancourt. Overney, que 200000 personnes accompagneront au Père-Lachaise. Overney, dont la mort sonnera comme le début de l'autodissolution de la GP. Overney, qui sera vengé le 23 mars 1977, quand les NAPAP (Noyaux Armés pour l'Autonomie Populaire) exécuteront l'ancien vigile meurtrier. Quand, le 17 novembre 1986, Action Directe revendique le meurtre de George Besse, alors PDG de Renault, ils le font au nom du » Commando Pierre Overney » , et non d'Action Directe… Overney, une pierre angulaire. Pas d'info donc, mais une solide reconstitution.
Une info, » L'arme à gauche » en apporte une, le livre devrait faire du bruit. David Défendi est un trentenaire, plutôt proche des milieux alternatifs culturels et musicaux, qui a vécu entre la France et les USA. Entre 1969 et 1973, son père fût agent de la DST, chargé de contacter, de surveiller, puis de recruter un jeune ouvrier de l'usine Peugeot à Sochaux. Le 11 juin 1968, après deux semaines de grève et d'occupation de leur usine, les ouvriers sont chargés par les CRS. Il y a deux morts. Chez les CRS. Le jeune Denis Mercier, suspecté sans preuve, est envoyé en détention. Lorsqu'il en sort, il n'a plus de travail. Mais :
» Vous faîtes sortir les criminels de prison, vous leur donnez un travail, inventez une couverture, un faux nom, une nouvelle identité ; les services secrets sont capables de déclencher une guerre » .
Pour garder sa femme et sa fille, Goldoni va surveiller ses propres camarades. Pour la DST. A Sochaux, puis à Paris. Il va aux réunions de la Gauche Prolétarienne. Il séduit le « grand chef » (Benny Lévy, alias Pierre Victor). Qui l'introduit aux secrets. » Cigare » (Serge July) et » le mousquetaire » (Olivier Rolin) ne l'apprécient guère, mais sont bien obligés de céder devant la volonté du chef. Car Mercier est le seul véritable prolétaire parmi eux, qui sont des gens lettrés, politiquement dogmatisés. Mercier est leur lien avec la base. Jusqu'à ce jour, on avait eu connaissance d'un infiltré dans l'orga maoïste : Défendi apporte donc de nouveaux faits. Aussi, » L'arme à gauche » illustre par l'exemple » Ils on tué Pierre Overney » . (Voir la vidéo)
La GP et les autres
Ce sont deux livres qui se recoupent. A une période où l'Etat est prêt à tout pour sauver Pompidou, lui faire gagner les législatives de mars 1973. Des attentats provoqueront la peur et le réflexe sécuritaire. Faire porter la responsabilité de ces attentas par l'extrême-gauche non stalinienne divisera de plus belle communistes et socialistes, qui peinent à boucler le Programme Commun.
Goldoni applique les ordres. Implacables, méthodiques. Invincibles. Si Défendi a donné à son père, dont les témoignages forment toute la trame du livre, un autre nom (tous les autres étant réels), c'est pour parvenir à une véritable crédibilité.
Sportès, lui, profite du vent des faits et de l'Histoire pour montrer –et moquer- l'inéluctable échec de la GP. Les législatives de 1973 sont aussi la pierre angulaire de sa démonstration. Arrivé de l'Algérie natale en 1962, il était étudiant à l'époque des faits. Plutôt proche des situs. Ce qui explique sa méfiance envers les dogmes, donc envers les mouvements militants.
Le grand intérêt de ces deux livres, écrits par des hommes de générations différentes, est d'apporter des faits nouveaux, certes sur la GP, mais aussi sur les relations idéologiques et stratégiques de celle-ci avec les » mouvements frères » (RAF, Brigades Rouges, Potere Operaio, FPLP). Et de mettre en perspective les raisons pour lesquelles, en France, la lutte armée n'a que peu été de mise. (Voir la vidéo)
Des livres d'espion
Si le personnage de Sportès, toujours haut en couleur et en timbre de voix, laisse toujours une impression de méfiance, » Ils ont tué Pierre Overney » convainc. On aurait voulu qu'il fasse, à la manière d'Ellroy sur Kennedy, un » roman total » , laissant ainsi libre court à ses interprétations, mais on lui saura gré d'avoir accumulé les témoignages alors que nombres d'archives de la police et des services secrets ne seront déclassifiées que dans des dizaines d'années.
Un problème narratif et documentaire que David Défendi a résolu : » L'arme à gauche » est un récit à la troisième personne. Qui suit l'infiltré –Mercier- et l'agent secret –son propre père- avec la même distance, donnant au final un portrait des deux hommes. Pris dans le même engrenage. Un récit qui varie les narrations : la prise à parti régulière du lecteur pour interpeller la fascination de celui-ci pour les zones d'ombres et l'univers de l'espionnage alterne avec une narration linéaire des faits et gestes de Mercier et de Goldoni. Ainsi, Défendi ne verse ni dans le conspirationnisme, ni dans le livre à charge. Il illustre. Révèle. Pour preuve : la DST a tenté, un temps, de dissuader l'auteur et l'éditeur. (Voir la vidéo)
► » L'arme à gauche » de David Défendi (Flammarion / Pop Culture, 300 p., 18€)
► » Ils ont tué Pierre Overney » de Morgan Sportès (Grasset, 395 p., 20.90€
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De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H39 | 30/03/2008 |
Oui , et pour moins cher, parce que plus ancien ,sur le même sujet, il y a l'excellent bouquin paru en poche de Christophe Bourseiller : les maoistes
collection Point .
De ex-riverain
x | 15H02 | 30/03/2008 |
ce que dit Soprtes rompt avec l´angélisme avec lequel on lit trop souvent l ´Histoire, comme une suite naturelle d´événements…son point de vue situationniste l´a préservé de la crétinnerie des maos.
De Linaa
17H40 | 30/03/2008 |
Le livre de David Defendi est excellent. Il aborde un aspect méconnu de Mai 68 grâce à ce premier roman à la qualité littéraire incontestable. Un peu de nouveauté au milieu de toutes ces vieilleries, ça ne peut faire que du bien à tout le monde !
De garderouge
Enseignant en Côte d'Or | 21H27 | 30/03/2008 |
Le livre de Bourseiller, bien qu'étant pour l'instant la seule tentative de bilan sur les pro-chinois français, n'est surement pas « excellent ». C'est un récit concocté non par un historien, mais par un journaliste d'investigation. Donc cela possède les limites du genre. Bourseiller est peut être bon pour jouer dans des téléfilms de Maupassant ou donner sa voix pour des pubs écolos, mais sinon… Il y a bien peu, hélas, d'historiens qui travaillent sur ce sujets, quelques doctorants. Il y a quand même le livre sur les « établis » de M.Dressen (issu d'une thèse, De l'amphi à l'établi), le récit de Linhart (L'établi), le recueil de souvenirs rassemblés par sa fille Virginie et le récent livre qu'elle vient de sortir sur son père. Quand au livre de Sportés, faut voir et l'autre, méfiance, méfiance : la science historique et l'espionnage font rarement bon ménage !
à garderouge
De Xochitl
enseignante en retraite | 21H45 | 30/03/2008 |
Sur les maoistes occidentaux, en généram, rien de mieux que Simon LEYS (entre autres « les habits neufs du président mao) et tous ces Essais sur la Chine et l'aveuglement et l'ignorance des mao français
à Xochitl
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 22H35 | 30/03/2008 |
Certes !
De guerzit
Incomprenant majeur | 09H52 | 31/03/2008 |
Much ado about nothing…
Tous ces livres sur trente pékins incapables de s'entendre sur le lieu de leur prochaine réunion…
Maoistes et trotskiste n'étaient en fait que de parfaits individualistes aux égos abondamment auto-alimentés…
Je dis pffffff…….
De Michel GROS
Psychanalyste | 10H46 | 31/03/2008 |
Il me semble que l'organisation la plus exemplaire de cette période fut l'Internationale Situationniste curieusement oubliée en cette période anniversaire. Relir, donc, le livre de René Vienet « Enragés et situationnistes dans le mouvement des occupations ».
à Michel GROS
De guerzit
Incomprenant majeur | 11H08 | 31/03/2008 |
De quelle exemplarité parlez-vous ? (question interessée et pas ironique, précision rendue nécessaire par l'écrit et mon poste au dessus)
De Michel GROS
Psychanalyste | 11H37 | 31/03/2008 |
De celle-là par exemple :
Définition minimum des organisations révolutionnaires.
(Cette définition a été adoptée par la VIIe Conférence de l'I.S.) [Paris, juillet 1966]
Considérant que le seul but d'une organisation révolutionnaire est l'abolition des classes existantes par une voie qui n'entraîne pas une nouvelle division de la société, nous qualifions de révolutionnaire toute organisation qui poursuit avec conséquence la réalisation internationale du pouvoir absolu des Conseils Ouvriers, tel qu'il a été esquissé par l'expérience des révolutions prolétariennes de ce siècle.
Une telle organisation présente une critique unitaire du monde, ou n'est rien. Par critique unitaire, nous entendons une critique prononcée globalement contre toutes les zones géographiques où sont installées diverses formes de pouvoirs séparés socio-économiques, et aussi prononcée globalement contre tous les aspects de la via.
Une telle organisation reconnaît le commencement et la fin de son programme dans la décolonisation totale de la vie quotidienne ; elle ne vise donc pas l'autogestion du monde existant par les masses, mais sa transformation ininterrompue. Elle porte la critique radicale de l'économie politique, le dépassement de la marchandise et du salariat.
Une telle organisation refuse toute reproduction en elle-même des conditions hiérarchiques du monde dominant. La seule limite de la participation à sa démocratie totale, c'est la reconnaissance et l'auto-appropriation par tous ses membres de la cohérence de sa critique : cette cohérence doit être dans la théorie critique proprement dite, et dans le rapport entre cette théorie et l'activité pratique. Elle critique radicalement toute idéologie en tant que pouvoir séparé des idées et idées du pouvoir séparé. Ainsi elle est en même temps la négation de toute survivance de la religion, et de l'actuel spectacle social qui, de l'information à la culture massifiées, monopolise toute communication des hommes autour d'une réception unilatérale des images de leur activité aliénée. Elle dissout toute « idéologie révolutionnaire » en la démasquant comme signature de l'échec du projet révolutionnaire, comme propriété privée de nouveaux spécialistes du pouvoir, comme imposture d'une nouvelle représentation qui s'érige au-dessus de la vie réelle prolétarisée.
La catégorie de la totalité étant le jugement dernier de l'organisation révolutionnaire moderne, celle-ci est finalement une critique de la politique. Elle doit viser explicitement, dans sa victoire, sa propre fin en tant qu'organisation séparée.
à Michel GROS
De guerzit
Incomprenant majeur | 13H14 | 31/03/2008 |
Monsieur Gros,
Ceci est un texte des dits situationnistes mais ne me renseigne pas vraiment sur l'analyse que vous pouvez en faire.
A le lire, ce que je ressens d'exemplarité ici c'est la certitude absolue des auteurs de ce texte, l'expression de la connaissance extreme de leurs qualités propres, et une tendance certaine au verbiage. Ce texte est le genre d'articles répétés inlassablement dans leurs diverses revues, dogmatique finalement malgré ce qu'ils en pensent et surtout incapable de rien proposer.
C'est un genre de théorie pour surhommes à destination des surhommes…
Les seules contributions interessantes du situationisme se situent à mons sens dans le travail de quelques uns. La critique de la société spectaculaire d'une part et les contributions urabnistiques d'autre part avec une très belle théorie pratique de la dérive urbaine et la propositon de Constant avec New Babylone. Ceci donnait chair à ce que l'on pouvait entrevoir au sein des textes indigestes des grands théoriciens du genre.
Ce qui m'inquiète très fortement chez ces gens est la manque total, indicutable, effrayant, d'humour et de recul sur leur experience propre. C'est un catéchisme autiste, interessant par certains moints mais rendu inopérant du fait du ton même employé,
à guerzit
De guerzit
Incomprenant majeur | 14H18 | 31/03/2008 |
J'aimerais savoir quel genre de personne s'amuse à donner son avis, par petits points interposés, sur les posts des uns et des autres…
Peut-être d'anciens situationnistes méritants, sûrs de leur capacité de jugement, ou biens des trotskistes pas moins… Ou d'autre qui n'ont que ca à faire… $
Je leur dis en tous cas « Juger si cela vous chante, vous n'en deviendrz pas meilleurs… »
De Prolo du livre
11H55 | 31/03/2008 |
L'amalgame entre la Gauche Prolétarienne et Action Directe n'est pas aussi évident que le raccourci le laisse entendre.
Action Directe n'était pas issus des mêmes milieux que la G.P., ne pas les différencier ridiculise les actions des uns et grandis les beaux discours des autres.
« Changement de propriétaire » d'Eric Hazan, au Seuil je crois, avec des passages très intéressants sur ces maos retourneurs de vestes, démago et plus droits que la droite.
à Prolo du livre
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 13H19 | 31/03/2008 |
Entre GP et AD, je ne fais aucun amalgame, je fais le lien. Qui doit être fait.
à Hubert Artus
De Prolo du livre
13H56 | 31/03/2008 |
Justement, ce lien n'est pas si évident.
Je n'étais pas né durant ces grandes heures d'agitation.
Pour ce que j'en sais, A.D. ne se revendiquaient pas spécialement du maoïsme… Leur inspiration se relève plus du marxisme/trotskisme révolutionnaire que du maoïsme pur. Sans compter l'inspiration de la propagande par le fait.
Le fait d'avoir utilisé la mort de ce militant me semble relever plus d'une sympathie pour des mouvements idéologique proches que d'une réelle tendance maoïste.
Mais n'hésitez à éclaircir ce lien.
De ex-riverain
x | 16H00 | 31/03/2008 |
notez d´ailleurs que la carriere des anciens d´action directe ne fut pas celle de la gauche prolétarienne…plutôt la taule, la déchéance que les postes de direction. c´est révélateur selon moi d´une nette différence de départ entre ces deux orgas et leurs membres.
De Michel GROS
Psychanalyste | 16H16 | 31/03/2008 |
Cher Monsieur Guerzit,
Je faisais simplement état d'un oubli dans cette grande exposition commémorative où mon avis compte peu. Toutefois pour répondre sommairement à votre question deux points de l'action théorico-pratique des situationnistes me paraissent exemplaires. Celui des modalités organisationnelles d'un mouvement de la négation des conditions idéologiques dominantes. Celui du dépassement de la théorie du capitalisme dans celle de spectacle. Ces deux points ne viennent pas faire discontinuité avec la théorie de la dérive où celles des Conseils ouvriers, pas plus qu'avec la critique de l'art.
Quant à la question de l'humour, elle ne me parait pas devoir ouvrir à celle de la cohérence ou non de ces pratiques.
Bien à vous.
De geronimo46
19H09 | 31/03/2008 |
bonjour, après beaucoup de silence et ayant entendu trop de bêtises sur la GP et en particulier sur l'assassinat de Pierrot la colère me monte au nez tant de livre, tant de discours de ceux qui renient leur passé. Je ne leur demande pas de ne pas critiqué mais je n'accepte pas leur retournement de veste et une réécriture de l'histoire en occultant très souvent la réalité. Je tiens à préciser que jeune militant à la GP c'est moi qui est pris les photos de l'assassinat de Pierrot porte Emile Zola. Pas une seule fois la seule personne officiellement sur place puisque j'ai témoigné contre tramoni lors du procès n'as été contacté (j'ai été présent au deux tentatives porte Emile Zola. C'est bien la première fois que de pseudo historien n'interroge pas les témoins directs, mais c'est peut-être parce que je ne fais pas parti de ces intellectuel pour qui militer ne fût qu'un passe temps et une fois qu'ils ont eu fini de s'amuser, diplômes en poche ont repris un « travail raisonnable » et ont laissé sur le bord du chemin ceux à qui ils avaient demandé d'arrêter leur études car c'était petit bourgeois. Je ne regrette pas de l'avoir fait je n'ai pas de rancoeur et je suis même fière d'avoir participé à ce qui un peu plus tard a amené Lip. Je tiens à préciser que j'ai la propriété morale sur les photos et que je ne laisserai jamais salir mon frère de combat PIERROT. Je veux également dire que je n'ai jamais touché un centime sur ces photos tous l'argent a été reçus par l'APL ce qui a permis entre autre d'imaginer et de concrétiser le journal Libération. Voilà c'est mon cris de colère je m'arrête là car sinon je vais écrire un roman. christophe schimmel Merci à rue 89 de me permettre de réagir
à geronimo46
De compte supprimé 24
| 19H36 | 31/03/2008 |
Geronimo, tu as tout très bien résumé.
Viens boire un coup à la maison. On est « pays » ; je suis à Puy-l'Évêque.
Ils renient leur passé, mais pas le fric qui vient avec à l'évoquer en le pillant. On est bien d'accord.
www.blogacyp.fr
à compte supprimé 24
De geronimo46
23H12 | 31/03/2008 |
tu me phone ou tu me mèl cela me ferait plaisir que l'on se voit pour le moment je m'occupe de la défense des services publics ferroviaires sur Gourdon et Souillac Caussade « je n'ai pas changer » j'attends de tes nouvelles christophe
à geronimo46
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 19H46 | 31/03/2008 |
Oui, merci de votre réaction. Je sais votre travail, et vos démarches.
à geronimo46
De Marcel56
prof libérale | 17H18 | 06/04/2008 |
votre commentaire est très intéressant. J'aimerais entrer en contact avec vous.
à Marcel56
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 17H26 | 06/04/2008 |
Il vous suffit de cliquer sur le nom de géronimo, vous pourrez lui adresser un mail via la rue dans « écrivez-nous »
à Marcel56
De compte supprimé 24
| 17H32 | 06/04/2008 |
Le site de son association est là :
http://defensegareslot.canalblog.com/
Et son nom figure dans l'annuaire du Lot (46).
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 19H50 | 31/03/2008 |
Les propos de Défendi concernant les théories du complot sont salutaires.
Par contre, on reste dubitatif sur l'idée selon laquelle le monde serait moins violent aujourd'hui : ce n'est pas parce qu'on parle désormais des « conflits de basse intensité » que ceux-ci sont moins meurtriers, et ils ont plutôt eu tendance à éclater dans les années 90, notamment en Afrique. Sans parler de la violence au travail, etc., les attentats demeurent bien réels, aussi bien à New York qu'en Algérie, en Espagne, en Turquie (avec une véritable guerre sale contre les kurdes, où l'armée turque semble jouer un jeu bien trouble, rappelant l'Italie des années de plomb), en Irak, au Liban, au Pakistan, etc. etc.
Enfin, qu'est-ce que ce passage du « politique au religieux » ? L'islamisme, c'est avant tout l'islam politique, c'est-à-dire bien un mouvement politique, ce qui vaut pour tous les fondamentalismes (néo-cons US, colons israéliens ultra-orthodoxes, etc.) La politique prend d'autres formes, mais non, le XXIe siècle ne sera pas celui des religions !
Pourquoi, enfin, le poids des appartenances religieuses serait-il plus fort aujourd'hui qu'hier ? Le vote catholique en France se distingue depuis belle lurette du vote des protestants, pour n'en parler que de deux, et la défense de « l'école libre » c'est-à-dire privée et confessionnelle est plus le fait des catholiques que des juifs.
Plus proche du sujet : l'origine juive et le fait que les militants de la GP avaient des parents résistants les auraient empêché de basculer dans l'action terroriste, tandis que le fait pour les Italiens, les Allemands et les Japonais d'avoir des parents fascistes expliquerait la tournure violente des événements ?
Explication psychologique et moralisante plutôt étrange, qui évacue le contexte politique de l'époque. Ne faut-il pas voir dans l'absence de violence politique plus poussée, au choix et à combiner :
- une position de la France moins instable et tendue qu'en Italie, qui a été la victime du premier coup de la CIA dès sa création ;
- peut-être une position des autorités françaises plus maligne et moins tortueuse que leurs homologues étrangers ? des rapports aussi beaucoup moins proches entre les services français & l'extrême droite, alors que le SISMI italien fricotait avec Stefano Delle Chiaie & les autres terroristes néo-fascistes ?
- après mai 58, mai 68 et le départ de De Gaulle, Washington, Langley voire Moscou n'avaient-ils pas intérêt à garder une France stable ? D'autant plus que Paris soutenait dans le monde bien des régimes proches du « monde libre » anti-communiste, en Afrique, en Amérique latine, etc. Pourquoi risquer d'attiser les flammes tant que la gauche ne semblait pas pouvoir arriver au pouvoir ?
De V comme vendetta
Ecrivain | 19H52 | 31/03/2008 |
Viénet, Guégant, Sportès : on pourrait établir une généalogie de ses mouvements radicaux qui ont écrémés les Seventies en France : en ligne de fuite, peut être suivre les évolutions spirituelles de Benny Levy, ou celle plus romantique et littéraire de Guy Debord.
Mais, comme vous dîtes, le Elroy qui retranscrira toute cette masse de fait, comme avec American Tabloid et American Death Trip pour les années Kennedy et Johnson, n'a pas encore vu le jour.
C'est toute une vision de l'histoire contemporaine française qui serait à décaper violemment.
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 05H44 | 01/04/2008 |
« la stupéfaction me réveille ! »
En tout cas, ça discute encore dru et terne - rien de neuf à l'ouest ;
pas l'endroit revé pour les expulsés du paradis.
'68 revisité, le temps est revolu, reste qu'un bon polar français pour se refaire une santé ?
2803
De déluge
menuisier | 08H05 | 01/04/2008 |
moi je suis dac, mais faut un lien pour le cow boy.
http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/antoine-chainas-ou-le-polar-fran…
à déluge
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 08H45 | 01/04/2008 |
Et de trois et quatre, et dunéléphant ?
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 12H42 | 03/04/2008 |
ça suit derrière ?