
Le réel, personnage principal de la rentrée littéraire
Bégaudeau, Reza, Dantec… Toutes les nouveautés à paraître, entre Histoire et mélange des genres, sur le présentoir de Rue89.

Toujours plus tôt et avec toujours plus de romans, la mi-août est désormais la date officielle du début de saison littéraire en France. A cette occasion, pendant les semaines à venir, Rue89, avec son Cabinet de lecture, passera largement en revue les romans, français et étrangers, parus à l'occasion de cette rentrée littéraire. Et donnera à voir les tendances, les nouveautés, et les faits marquants. Pour commencer, voici le thermomètre de la rentrée française. Un état des affaires et, surtout, de la fiction.
Des chiffres et des affaires. On l'aime et on la déteste en même temps. Chaque année, il se dit que dans l'édition on va combattre la galopante inflation, que les agents n'ont qu'à bien se tenir et calmer les transferts. Cette année, certains éditeurs avaient annoncé une sorte de pré-rentrée dès le mois de juin, pour contourner le problème et éviter les bouchons dans les librairies. Et faire sauter plus tôt les autres -de bouchons. Que nenni. Après que Frédéric Beigbeder a été le seul (en juin, donc) à pre-publier son roman tout en visant les prix de l'automne, ce 16 août marque le point de départ d'une rentrée plus abondante encore que les précédentes : 727 romans (français et étrangers) s'offriront aux lecteurs d'ici début octobre (contre 683 l'an dernier). La plupart des « gros éditeurs » baissent leur production romanesque, cependant que Flammarion, Fayard, Albin Michel et Actes Sud restent stationnaires, et Gallimard et Hachette ont élevé le nombre de parutions. L'opulence reste donc de mise.
Pour en terminer avec les chiffres, la nouveauté de cette rentrée 2007 réside dans le nombre grandissant des transferts. Que nous résumerons en nommant le vainqueur. Comme en janvier dernier, c'est Flammarion qui remporte le mercato de l'été : Clémence Boulouque arrive de chez Gallimard, tandis que Yasmina Reza fait une incartade ( ? ) à Albin Michel et offre à Flammarion le livre qui s'annonce comme l'événement de la rentrée.
Le réel, personnage incontournable
Fin de l'autofiction, ras-le-bol de la domination de thèmes bobos et parigocentrés, volonté affirmée de traiter des dérèglements du monde de la mondialisation : depuis quelques rentrées déjà, la fiction française, à défaut de redevenir véritablement sociale, reprenait goût au réalisme. Et le style suivait. Montait en puissance. Cette rentrée confirme la tendance, en y ajoutant le nombre : le réel est bien le personnage principal des romans français de l'automne. La réalité collective est à présent revenue baigner les fictions et contrebalancer le psychologisme « Nouveau roman » et très « voix des classes dominantes » majoritaire dans les lettres françaises depuis -et c'est paradoxal- les années Mitterrand. Certes, la France reste comme bloquée devant les épopées et les utopies, et sa littérature s'en ressent. Mais le bilan de cette rentrée est rassurant : on y revient…
On y revient par l'Histoire. « Nuit Ouverte » de Clémence Boulouque (Flammarion) est le cas d'école de ce Pacs entre réel et fiction. Grâce à l'Histoire. Voici une jeune actrice qui va solder le passé collabo de sa famille, en interprétant le rôle de Regina Jonas. Regina Jonas, la première femme rabbin, morte à Auschwitz en 1944. Clémence Boulouque connaît la vie et la mort (lire, ou voir, « Mort d'un silence » sur le suicide de son juge de père). Lorsque son écriture plonge dans l'Histoire, c'est aussi ses propres plaies qu'elle lèche, invoquant toutes les fissures que lèguent « les morts sans testaments » qui, de fait, « en laissent ». On est ici en plein dans l'âme littéraire : intime, générationnel, collectif, intergénérationnel.
Ses fantômes, Richard Morgiève les traque aussi lorsqu'il suit un petit orphelin dans la France de 1940 pour des « Miracles et légendes de mon pays en guerre » (Denoël), proposant comme toujours une pyrotechnie où la barbarie n'est, sous ses différentes formes, que la pornographie que métrite nos sociétés. Valable en 1940, sa guerre l'est aussi en 2007.
Autre lecture de cette guerre chez Philippe Claudel qui livre enfin le roman qu'on attendait de lui après « Les âmes grises ». « Le rapport de Brodeck » (Stock) est une plongée dans la part sombre de l'être humain, une parabole sur ce que deviennent nos méfiances quand on leur donne libre cours, une fable sur l'utilité des garde-fous. A travers deux personnages « étrangers » qui, avant et après la guerre, arrivent dans un village de la France reculée, c'est en humaniste que Claudel nous convie à un déploiement de directions. Humaniste certes, mais écrivain : les fantômes que Claudel invente résument notre passé, mais aussi notre futur, si on n'y prend garde. Pour l'Histoire et sa transformation en songe par la littérature, on se jettera sur « L'autre rive » de Georges-Olivier Châteaureynaud (Grasset) : la simple recherche de ses origines par un jeune homme de son temps le mène (et nous emmène) aux confins des songes et du réel. Nous y reviendrons, car c'est ici un pavé (656 pages) qui laisse des marques.
D'Histoire, il en sera question dans la si fine « Fin de l'histoire » de François Bégaudeau (Verticales). Certes, à travers le courage de Florence Aubenas et pendant sa conférence de presse au retour de détention, l'homme Bégaudeau rend hommage aux femmes. Mais plus encore, ce roman tente d'historiciser, en live, ce moment historique : cette femme qui, dans ses hésitations, ses suspensions de paroles, ses rires, personnifiait la défiance de la détenue face aux ravisseurs. La tentative de Bégaudeau est de mettre le roman au niveau de ce moment. Et d'unifier deux matières écrites : l'Histoire et la Littérature. Il y parvient.
Sarkozy en personnage de roman
On y revient par le social. Cette rentrée confirme, donc, l'imprégnation du social et du politique dans la fiction française. En ce sens, et pour le côté grand spectacle, l'événement se situera du côté Flammarion : Yasmina Reza s'était fait adouber par l'entourage de Nicolas Sarkozy durant sa campagne, et devrait avec « L'aube le soir ou la nuit », de sortie le 24 août et que personne n'a encore lu, faire l'événement politique : c'est le portrait du candidat en route vers la victoire.
Pour le roman ancré dans le réel politique, on se ravira de lire « A l'abri de rien » d »Olivier Adam (L'Olivier), dont la voix féminine (la narratrice) est celle de tous les abîmés de la vie. A l'abri de rien est centré sur les réfugiés de l'ancien centre de Sangatte, et Adam est à hauteur d'âme. Ame plus énervée encore pour le collectif Qui fait la France ? , dont Jean-Eric Boulin, auteur l'an dernier d'un des meilleurs premiers romans français (« Supplément au roman national », Stock) est un pilier -avec Faïza Guène, Karim Amellal, et d'autres- : « Chroniques d'une société annoncée » (de sortie en septembre chez Stock) est un manifeste en somme de nouvelles, dont les droits d'auteurs financeront des projets culturels. Ici, il y a du nerf à tous les étages.
Chez l'ex-Zebda Magyd Cherfi aussi (« la trempe », Actes Sud), on sent un énervement. Autant contre lui que contre une société incapable de voir autres choses que des distinguos. La farce s'allie à la rage chez Lydie Salvayre : « Portrait de l'écrivain en animal domestique » (Seuil) décortique les mécanismes du libéralisme consumériste. Les guerres invisibles peinent à trouver des voix pour les camper et les dénoncer, en France, mais là aussi : ça vient…
Fiction et réel : le fait divers pourrait être le fils caché de ce mariage. Depuis un mois, on a beaucoup parlé du « Cimetière des poupées » de Mazarine Pingeot (Julliard). Pourtant, ce n'est qu'à l'avant-dernière page de ce portrait d'une infanticide qu'il est question d'un congélateur (qui, donc, ramènerait l'entreprise de l'auteur à la véritable affaire Courjault, non jugée). Il convient donc de ne pas trop en faire autour du lien entre ce livre et cette affaire. Dans les jours à venir, nous y reviendrons.
Les romans des guerres
Car les guerres armées fournissent toujours de la chair. Le conflit israélo-palestinien trouve dans « Palestine » d »Hubert Haddad (Zulma) une traduction littéraire en tous points lumineuse. Hubert Haddad confronte ses propres origines judéo-berbères aux événements. Quand son jeune soldat de Tsahal perd ses papiers et sa mémoire dans une embuscade, trouvant refuge chez des Palestiniennes, c'est un regard de songe autant que de sagesse qu'il ouvre au lecteur. Haddad, d'une langue tranchante et aimante, donne une voix, et une égalité de chances, à tous ses personnages. A toutes les parties. De judéité, et de rêves, il sera question dans « Le privilège des rêveurs » de Stéphanie Janicot (Albin Michel). De guerres et de massacres, on en lira également chez Jean Hatzfeld (« La stratégie des antilopes », Seuil) et Martin Winckler (« Le Numéro 7 », Le Cherche-Midi).
On y revient par les (mariages des) genres. Il est vrai que jusqu'à un temps récent, les « genres littéraires » (polar, SF, roman historique, etc.) étaient les seuls terrains où la littérature française s'attaquait à la part sombre de notre monde et aux dérèglements de notre société. Depuis quelques rentrées, la littérature dite « générale » (entendez, hors codes des genres) a repris du poil de la bête. Mais cette rentrée confirme une tendance française : fi du genre, osons le mélange des genres ! Et ce mélange lorgne vers l'anticipation. Après un trou noir de quelques années (celles de l'autofiction, de l'expérimental à toute berzingue et du parigocentralisme branché), le roman français le plus corrosif nous parle du présent… en nous parlant du futur.
No future, tendance littéraire
Le mouvement s'était amorcé en janvier dernier (Céline Minard, Céline Curiol, Anna Borrel, Elise Fontenaille, Benjamin Berton, Antoine Bello) et se confirme ici : les jeunes romanciers sont comme nous, ils ont peur du monde actuel et de celui qui se prépare. Ne voulant (ou ne sachant le dire au présent, il conjuguent ces peurs au futur. Inventant des romans d'anticipation en dehors de tout code science-fictionnesque (on est loin des uchronies de K. Dicck ou de Spinrad), ils composent des romans ultra-réalistes qui se déroulent dans un futur proche, déplaçant simplement, légèrement, quelques-uns des curseurs de notre actuelle réalité.
Le plus marquant est ce titanesque premier roman de Julien Capron, un de nos gros coups de cœur : « Amende Honorable » (Flammarion). D'une nom d'une loi, dans une France où la peine de mort est rétablie, obligeant chaque condamné, avant exécution, à faire contrition des années durant. Le monde imaginé par Capron est un monde obsédé par l'équité entre la peine effective des coupables et la peine émotive des familles des victimes (cela ne vous dit rien ? ). Une France passée par plusieurs strates liberticides, mais après que la démocratie a été appelée, et a échoué. « Amende honorable » est un roman politique, une fiction judiciaire, policière, d'amour aussi, d'Histoire et de futur. « Amende honorable », c'est l'épopée dont la France littéraire est capable.
« Amende honorable » est un (revendiqué) roman chrétien. En ce sens, peut-être doit-il à Maurice G. Dantec (restez en ligne sur Rue89, réponse à la fin du mois). En cette rentrée, ce dernier revient pourtant avec un opus qui rassemble trois romans plus « actuels » que ses derniers : « Artefact » (Albin Michel) confirme, pour ceux qui ne le savaient pas, que Dantec, même s'il reste verbeux, est tout simplement un des tous meilleurs écrivains apparus dans la France littéraire depuis dix ans.
Mathieu Terence n'en est pas à son coup d'essai, mais il n'avait jamais essayé le futur. C'est fait : « Technosmose » (Gallimard) se penche sur l'architecture de notre avenir en passant par celui de nos villes, de nos prisons, et de nos péchés. Une très bonne surprise. Benoît Duteurtre aussi a essayé la pilule du futur : La cité heureuse (Fayard) est un monde privatisé. Non, cela ne vous dit rien ? En dehors du retour du réel, ce détour par un Pacs des genres, et spécialement vers l'anticipation, est le phénomène le plus intéressant dans le roman français récent. En cette rentrée, nous y reviendrons.
Le langage, autre personnage de cette rentrée
Mixes de cultures et nouvelles technologies ont accéléré le temps, mais aussi modifié le langage. Par lequel nous cartographions nos pensées, nos désirs, notre réalité, et notre communicabilité. Pour dire les nouveaux rêves et les nouveaux chaos, la littérature a une arme indestructible : un langage qui ne doit pas forcément être vrai ni réel. Simplement : psychiquement crédible. Pour rester accessible. Ainsi, cette rentrée française montre aussi un roman qui se soucie d'une langue à même d'exprimer la douleur intime, le souvenir générationnel, la famille, la mort, la ville, la vie.
« Un livre blanc » de Philippe Vasset (Fayard) est une tentative, fort réussie, de trouver les mots qui pourraient définir ces zones, habitées, que nos politiques ne veulent pas voir. Donc, pas nommer. Ni même représenter sur les cartes IGN. C'est en partant voir ce que cachaient les « zones blanches » des cartes d'Ile-de-France que l'auteur a rencontré l'envers des villes franciliennes : celles où vivent des exclus, des gitans, des SDF. Les refoulés de nos sociétés. Avant de voir que, du Cap à Washington, les plans ne représentent pas toute la ville… Ne pas nommer, c'est commencer à oublier. Le roman doit nommer, c'est un de ses rôles. Vasset l'a compris.
Pour traiter du réel (toujours là), certains choisissent de l'habiter en fantôme, et de promener leur âme autour de leur sujet. Pour mieux le circonscrire. Une façon de travailler en déserteur que semble approuver Yannick Haenel. « Cercle » (Gallimard) est l'histoire d'un type qui, subitement, décide de ne plus jamais aller à son travail. Il (et nous) entre dans une vision poétique de l'errance moderne, du sexe, du voyage. De l'odyssée comme forme de résistance moderne. La sensualité et la modernité du projet de Haenel est la dimension profondément enivrante de son roman : jouant sur les changements de rythme, sur le vertige de son personnage, sur la distance entre désespoir et humour, il trouve l'équilibre entre épique et expérimental.
L'expérimental continue à être de mise dans le roman français, mais s'allie maintenant avec des projets épris d'épique, d'histoires. Le travail des éditions verticales le prouve. Notamment à travers un premier roman fort appréciable : « Le rideau de verre » de Claire Fercak. Qui n'est ni plus ni moins que le parcours, psychique, d'une jeune femme pour exprimer, à coups de douleurs et de langage, la souffrance ourdie par les abus paternels. Invoquant la poétesse Silvia Plath, nous parlant de son refuge psychique, l'auteur invoque un personnage qui se reconstitue devant nous en pyramide des âges, en puzzle de conscience. La littérature sert aussi à trouver son langage.
Ce qu'ont très bien compris deux auteurs qui, chacun, nous proposent en cette rentrée leur deuxième roman. Deux entreprises différentes, mais semblables : trouver la couleur d'un cri. Personnel et générationnel pour le branché Simon Liberati qui, après un sublime « Anthologie des apparitions » en 2004, revient hanter ses propres démons dans « Nada Exist » (Flammarion). Où l'on croirait croiser les fantômes de Georges Bataille, de Marguerite Duras ou de Cyril Collard, alors que l'auteur nous parle de ceux de Francis Bacon. Et, surtout, des siens. Lola Lafon, romancière et chanteuse errante, essaie de trouver un cri familial, personnel, politique et corporel : nous reviendrons très vite, ici, sur un lumineux et opportun « De ça je me console » (Flammarion).
Le roman français en a vraiment fini avec la psychanalyse de son frigidaire. La force de pénétration du réel dans la fiction française actuelle commence à modifier les angles comme l'écriture, dans les romans qui nous sont proposés. Il faut suivre ce mouvement. Et c'est aussi à nous, lecteurs, de le suivre.
La rentrée des livres sur Rue89
Ce Cabinet de lecture suivra donc la rentrée littéraire, pour vous en rendre les tendances, ses découvertes et toutes ses actualités. Mais aussi ses trésors cachés, ses coups de gueule et ses déceptions. Ce, de façon thématique, mais aussi en suivant les dates journalières de parution des romans (il en paraît quasi chaque jour), pour dessiner touche par touche. Et profiter pour ce faire de l'élasticité du temps sur le média Internet.
Durant un mois, ici même, vous pourrez chaque jour suivre la rentrée, avec des sujets, des chroniques, des interviewes, des images. Nous évoquerons en détail chacun des romans dont il fût question plus haut, mais aussi beaucoup d'autres. Nombre d'auteurs de cette rentrée -étrangère et française- ont été interviewés par l'auteur de ce blog. Nombres d'auteurs seront également interviewés dans les prochains jours et les prochaines semaines. Je propose d'ores et déjà aux internautes de soumettre des questions au auteurs évoqués ici, avant ou après avoir lu les livres. Elles leur seront transmises… Ecrivez à contact[arobase]rue89.com en précisant : « Rentrée littéraire ».
Après cet état des lieux de la rentrée française, nous vous proposerons la semaine prochaine un état des lieux de la rentrée des romans étrangers. Mais avant cela, rendez-vous dès ce vendredi : il sera question non pas d'un roman, mais d'une revue en librairie, « Bordel »… Dont le thème du septième numéro est : les voyous.
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De compte supprimé 13
16H23 | 16/08/2007 |
Une fois de plus les libraires vont se transformer en manutentionnaires. Le muscle est primordial dans ce métier.
Lecteur boulimique, j'ai réalisé une statistique (échantillon représentatif : moi) portant sur plusieurs années. Les genres achetés : littérature générale, spécialisée (SF, Fantastique, Polar..), histoire, BD, livres photos (« beaux livres »).
Résultat : Tout confondu, je ne conserve (donc apprécie) que un livre sur 18 environ, bien souvent issu de la production étrangère.
les premiers qui me viennent : « Kafka sur le rivage » (Haruki Murakami), « Tokyo » (Mo Hayden), « les falsificateurs » (Bello, vous le citez), ne pas oublier les Ken Bruen, « Identification des schémas » (William Gibson - belle traduction)…
si je compte bien, les 730 livres que vous promettez pour la rentrée doivent renfermer, en gros, une cinquantaine d'ouvrages réellement importants. 1 par semaine ! c'est maigre ! les erreurs coûtent vraiment très cher.
à compte supprimé 13
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 18H06 | 16/08/2007 |
« Ne pas oublier les Ken Bruen » : comme vous avez raison. Il en sera question en octobre, ici, de cet auteur. cela ne concerne pas la rentrée, mais là ausis, si vous avez des questions je pourrai les ajouter aux miennes…
à Hubert Artus
De compte supprimé 13
19H31 | 16/08/2007 |
celles qui me viennent tout de suite :
- Comment vit-il la « disparition » de l'Irlande, engloutie par l'Europe : les promoteurs à Dublin, les touristes partout (surtout du côté de Galway sa ville), le fric, les golfs, le business… ressent-il une nostalgie ?
- l'Irlande du Nord ? problème assez peu présent dans ses livres, volonté, indifférence, résignation ?
- sa vision de l'Irlande est surtout urbaine (si je me souviens bien de tout ! ), pas de villages, de petits pubs campagnards, pas de coins paumés du Donegal. n'est-ce pas un peu dommage de se couper de ce monde de traditions et d'art de vivre ? (sans tomber dans le folklore bien sûr ! )
Slainte ! ; -)
De
16H02 | 16/08/2007 |
Mouai…
Je n'ai qu'une chose à dire : Mènaxéne, en ce moment, c'est mon cheval de bataille.
De Xtophe
16H07 | 16/08/2007 |
Pour ceux qui seraient effrayés par cette rentrée pléthorique (et encore, pensez qu'Hubert Artus a passé son été a écrémer tout ça), précipitez-vous sur « Le syndrome d'Ulysse » de l'excellent auteur colombien (il vit en France, si vous avez l'occasion de le rencontrer, n'hésitez pas) Santiago Gamboa, le tout chez Métailié.
De
16H24 | 16/08/2007 |
JE suis étonné de ne pas trouver dans la liste le
livre d » ANTOINE VOLODINE 3sONGES de Mevlido ». Livre après livre VOLODINE construit une oeuvre à nulle autre pareille un projet global singulier. Ce sont des romans d'après la fin de lespèce humaine, marqués par le fantôme de la révolution et la barbarie planètair.Une oeuvre romanesque poètique, un genre littéraire nouveau.
VOUS POURREZ RENCONTRER ANTOINE VOLODINE LE MARDI 25 Septembre à 18 H 3O à la Médiathèque Louis-
ARAGON DU MANS
JAMES - Associaition Anacoluthe
Site : http// : lanacoluthe.free.fr
De Hubert Artus (auteur)
Rue89 | 18H08 | 16/08/2007 |
Je ne l'ai pas oublié… Le présent papier n'était que le premier, et je pouvais parler de tous en une seule fois…
Volodine aura son heure, ici…
à Hubert Artus
De
20H51 | 16/08/2007 |
Eh bien moi, j'ai lu « songes de Mevlido », je n'en suis pas encore revenue, et j'attends avec impatience, une façon d'en parler..
De
09H41 | 17/08/2007 |
D'accord avec vous il est difficile de parler des livres d'Antoine VOLODINE, c'est pour celà qu'il faut l'écouter.
De uclu
08H31 | 20/08/2007 |
D'autant plus, si le nouveau lecteur enquêteur n'a lu aucun des livres précédents et en particulier « le post-exotisme en 10 leçons,leçon 11 ».
De
16H57 | 16/08/2007 |
Pour aller à l'essentiel, quels sont parmi les 727 livres de la rentrée, les deux ou trois livres d'auteurs inconnus qui dégagent vraiment en termes d'écriture ?
Avec de vraies trouvailles stylistiques, narratives, etc ?
De Xavi909
17H57 | 16/08/2007 |
oui c'est ce que j'allais demander en fait…
parce les merdes de Mazarine Pingeot ou Yasmina Reza, c mm pas la peine d'en parler, on aimerait bien avoir à faire déjà à des écrivains.
Votre article est trop long et à 70% inutile.
A part ça votre site RUE 89 est génial, indispensable et novateur (non, c vrai, je tiens à le dire sinon on dirait que je l'ouvre seulement pour critiquer)
à Xavi909
De
19H18 | 16/08/2007 |
Mazarine Pingeot c'est pour le sentimental ca rappel des souvenirs a la generation Mitterand
Yasmina Reza c'est pour le coté multi-culturel la France métissé
à Xavi909
De
19H41 | 16/08/2007 |
je pars pas du principe que ce sont des merdes, juste on va bien en entendre parler, on n'oubliera pas de les lire par curiosité. J'attends avec impatience le livre de Y.Reza.
De Hubert Artus (auteur)
Rue89 | 20H47 | 16/08/2007 |
Je pars du même principe que vous. Quelle que soit sa bouteille, le journaliste doit garder sa curiosité. Tout lecteur doit la garder…
à Xavi909
De
16H38 | 17/08/2007 |
On se calme ! Vous avez lu Reza et Pingeot ? Moi, non, pas encore - et me garderai donc bien d'en parker.
De Hubert Artus (auteur)
Rue89 | 18H15 | 16/08/2007 |
Réponse tout au long de cette rentrée, mais vous avez déjà une idée de ma réponse dans cet article…
à Hubert Artus
De
19H00 | 16/08/2007 |
Ben non justement. Pour l'instant, on a l'impression que tout se vaut.
De Jack-tout-court
20H55 | 10/09/2007 |
Je ne suis pas critique littéraire, je ne vais pas faire croire que j'ai lu les 727 bouquins de la rentrée, mais j'en ai lu un qui m'a soufflé. L'auteur est déjà fort connu en Belgique, il s'appelle Nicolas Ancion, mais moi je le découvre avec ce recueil intitulé « NOUS SOMMES TOUS DES PLAYMOBILES ». C'est totalement à la masse, bourré d'imagination. J'ai ri ou souri à preque toutes les pages, quand je n'étais pas tout simplement captivé. Une vraie perle. Une vraie découverte. Moi, je n'ai pas besoin de lire tous les autres, c'est celui-là que j'offre à tous mes potes d'ici la fin du millénaire (bon d'accord, de l'année).
De
18H51 | 16/08/2007 |
Ce serait pas mal de parler aussi des éditeurs indépendants (ceux qui ne vendent pas d'armes), sachez que la biographie de Victor Jara sort en français le 11 septembre 2007.
« Un chant inachevé » Ed. Aden/Biliki
Si vous voulez plus d'infos, contactez-moi
pl@rezolibre.com
De Hubert Artus (auteur)
Rue89 | 18H56 | 16/08/2007 |
La revue Bordel, dont il sera question demain, est éditée par un indépendant : Scali. C'est aussi la raiuson pour laquelle, aprtès ce papier contextuel, je commencerai par cet éditeur demain… Je n'oublie pas, surtout pas, les indépendants, soyez-en assuré…
De
19H07 | 16/08/2007 |
c'est une rentrée faite pour les insomniaques.
fini les ecrivains qui regarde leur nombrils tant mieux
De
21H32 | 16/08/2007 |
c'est mieux quand ils regradent le trou du cul du monde
De
19H29 | 16/08/2007 |
Personne ne peut décemment lire 727 livres en quelques semaines. Alors, comment font les critiques ?
Hubert, comment procédez-vous au premier écrémage ?
Votre lecture est celle d'un professionnel de la lecture, comment ça se passe ?
Vous fiez-vous aux incipits ? Sautez-vous les descriptions ? Cherchez-vous les phrases qui annoncent que quelquechose va se passer ?
Racontez-nous votre lecture active, qu'on sache
De Hubert Artus (auteur)
Rue89 | 20H09 | 16/08/2007 |
Vos questions sont effectivement très judicieuses. Pour ce qui est de l'écrémmage, chaque journaliste a le sien. Il est fait de fidélité envers des auteurs et des éditeurs, et un maximum de temps (pour ce qui me concerne) consacré à des premiers romans et des éditeurs nouveaux.
Le travail d'un journaliste littéraire ne se mesure pas en nombre de livres lus, même ce nombre aditionne les centaines, mais plus en tonnage d'heures passées. Commetous les métiers, absolument tous -et plus encore poiur un free-lance, à notre époque-, ce métier est aussi fait d'acharnement. Il ne faut pas se fier aux incipits…
Comme au football, les automatismes sont très inportants… Merci de vos questions en tous cas !
à Hubert Artus
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 23H21 | 16/08/2007 |
Votre intro m'a laissé plutôt une bonne impression qui me donne envie, de lire la suite. Par contre, souvent le travail des journalistes litéraires semble se reduire a la lecture des quatrièmes de couverture et a la repro des brochures de marketing des grosses boites d'edition. Merci d'avance, de ne pas nous la faire aussi, celle-la, sur rue89.
De
19H29 | 16/08/2007 |
Les Bobos veulent du réel !
C'est déjà bien qu'il se sont rendu compte qu'ils vivent dans l'iréel.
On passe direct de loft story a Mazarine Pingeot en passant par les fait divers et les histoires de cul.
Qu'est ce qu'elle connait Mazarine Pingeot a la vie réel elle qui n'a jamais eu a travailler ?
De
19H48 | 16/08/2007 |
Je conseillerai en dehors du grand marché du livre de la rentrée un petit roman qui s'appelle la Digue, aux éditions du Cygne, (www.editionsducygne.com), le premier essai de Sébastien Boussois, journaliste et docteur en sciences politiques.
Un texte sur la Belgique, le romantisme, l'amour qui cherche son deuil, et le grand Nord des créatifs. Un texte sur le destin, et les choix d'une vie qui s'imposent parfois comme des évidences..Julien Viguier, le héros de cette histoire trouvera sa voie à Ostende, la vieille cité balnéaire désuète du pays…
De
20H00 | 16/08/2007 |
Alors, moi aux éditions La Coquille, j'aime bien Tête d'Oeuf, de Chantal Lacocote, une banale histoire de poules
De
21H44 | 16/08/2007 |
La Coquille sans Q étant une couille, voilà qui nous ramène à la pataphysique et nous éloigne des jeux de mollets qui comme les oeufs pas trop cuits sont à peine comestibles.
Et…vive la littérature, enfin oui, vive la littérature.