
Howlett : « Sarkozy, c'est une suspension de la démocratie »
La semaine prochaine paraît un essai des plus féroces contre la fausse rupture et l'exploitation de l'émotivité à l'œuvre dans les pratiques sarkozyennes du pouvoir. « Triomphe de la vulgarité » est un essai politique et philosophique. Son auteur, Marc-Vincent Howlett, n'est pas encore connu du public, mais sa colère, la justesse de sa rhétorique et la précision de ses attaques lui feront rencontrer… notre époque. Rencontre, en avant-première.
» Triomphe de la vulgarité » : un titre qui tombe bien, qui sonne vrai et juste dans la France de 2008, celle du trou noir » bling bling » . A l'heure où l'on distingue un peu moins facilement intellectuels de droite et intellectuels de gauche, Howlett est de ceux qui repositionnent les curseurs.
C'est sous le coup non pas d'une colère, mais de ce que Marc-Vincent Howlett qualifie lui-même d'une » dépression politique » qu'est né ce livre. Jusqu'ici, cet ancien de la Gauche Prolétarienne, aujourd'hui enseignant à l'Ecole Supérieure des Arts Appliqués à Paris, n'avait écrit que sur Rousseau ou Tchekhov.
La semaine prochaine, il fera paraître un essai qui, plus que tout article ou livre déjà paru sur l'occupant de l'Elysée, pointe les déviances politiques à l'œuvre dans la » France d'après » . Un livre qui statue sur le trafic d'influence ourdi par la droite sarkozyenne sur nos émotions, installant un régime qui est devenu une » démocratie empathique » . Une cristallisation qui libère une » vulgarité triomphante » . Dont le livre va analyser les points d'encrage.
La » démocratie empathique »
» Nous sommes entrés dans une période de normalisation comme on en a rarement connu : tout concourt à ce que » Tout-un-chacun » se reconnaisse au travers d« un petit nombre de valeurs et s“y conforme.”
Ainsi débute l'ouvrage. Pour Howlett, cette banalisation du citoyen, qui gomme ce qui fait nos différences, et donc nos complémentarités, est une trace de rabaissement. De vulgarité. La base du populisme : la société n'est plus une somme de particularismes complémentaires, capables de passer des contrats sociaux et de construire une utopie, mais est un conglomérat de visages semblables, qui dont le chef ne sera que le plus petit dénominateur commun.
Nicolas Sarkozy n'est, en aucune manière, un homme politique nouveau et novateur. Howlett ne manque pas de rappeler, d'ailleurs, la constante de ses mesures avec celles des précédents gouvernants (sécurité sociale, transports, éducation). Et pointe, avec une férocité enjouée, le clone qu'il est :
» il voudrait se faire passer pour autre, il n'est que le clone de ceux qu'il admire. Il sera Poutine et/ou Bush. Il veut nous persuader qu'il va changer la face du monde en regardant le monde en face ; mais ce n'est pas le monde qu'il regarde. Giscard d'Estaing voulait regarder la France au fond des yeux. Nicolas Sarkozy, lui, regarde ses pairs. »
La nouveauté de cet essai réside dans le fait que ce n'est pas sur la peoplisation, sur le » bling-bling » , ni sur la politique migratoire et discriminatoire, ni sur le libéralisme décomplexé qu'il s'attaque à la vulgarité du nouvel occupant de l'Elysée. C'est sur son rapport au pouvoir et à l'Histoire. Howlett va directement au nerf : Sarkozy, largement élu au suffrage universel, serait une » suspension de la démocratie » nous dit-il dans cet entretien. Ce, non seulement du fait du rôle minime joué aujourd'hui par le Parlement, mais de la » démocratie empathique » qu'il incarne.
Pour Howlett, ce jeu incessant avec nos émotions et avec son image est » une façon de se désinscrire de l'Histoire » . Une forme dévoyée de la représentation du peuple, qui ignore les différences entre individus. Par là-même, en voulant défendre les valeurs de ce peuple, il le méprise. Et fait semblant de » lui redonner sa voix en la lui prenant » . Par ce fait, Sarkozy se désinscrit de la politique. Et va sur l'intime. Là encore, en feignant de pouvoir partager l'intime de tout-un-chacun, il ment, essayant de » faire croire qu'il est l'égal de tous les autres alors qu'il dispose de tous les pouvoirs et de toutes les richesses qui caractérisent l'exception » .
» Une rupture en retard »
Le citoyen est perdant. La démocratie aussi, et Howlett de pointer précisément en quoi :
» Par un renversement paradoxal de l'Histoire, la république démocratique affiche sans scrupule les formes de l'absolutisme. »
L'argument a, avouons-le, plus de pertinence que les » Sarko facho ! » entendu durant la campagne… D'autant que, pour Howlett, cette rupture est d'autant plus inexistante que » le présent de Nicolas Sarkozy, c'est le passé » . (Voir la vidéo).
Appel à la vigilance » Triomphe de la vulgarité » délimite très clairement ce qui a permis à l'époque contemporaine de trouver dans la droite sarkoziste non pas un président, mais une incarnation. Trois étapes : impudeur, vulgarité, bêtise. Dont on s'aperçoit qu'elles valent pour les individus que nous sommes autant que pour une société.
Pour lui, deux figures ont permis plus que d'autres à l'impudeur d'avoir voix au chapitre : Tapie et Sarkozy. Dès lors, il y a peu de l'impudeur à la vulgarité. La vulgarité chiraquienne résidait dans le fait que l'ancien président refusait de tenir la moindre de ses paroles. Celle de son successeur réside dans son absence de suivi dans les idées. Dissimulée par un flot incessant de » bombes » lancées au débat (dernière en date : la proposition abandonnée cette semaine sur la Shoah). Et par son omniprésence.
L'enfant le plus légitime de la vulgarité est la bêtise. Aussi, écrit-il, si on laisse agir la » tyrannie de la vulgarité » , on laisse libre court à une irrationalité nouvelle. Passant du triomphe de la vulgarité à la dictature de celle-ci. » Triomphe de la vulgarité » est un essai philosophique et politique. Mais c'est aussi, in fine, un très rageur appel à la vaillance démocratique. (Voir la vidéo)
Howlett est un ancien soixante-huitard, membre de l'UJCML puis de la gauche Prolétarienne. » Triomphe de la vulgarité » compte donc une partie entière sur Mai 68, en quoi il ne voit pas une révolution, mais l'apparition d'une génération qui était aussi morale que la précédente, voir plus radicale dans son envie de morale, y compris à travers le gai-savoir et la lucidité tragique que le mouvement incarnait. Citant Deleuze, Howlett voit dans Mai 68 non pas une révolution, mais l'expression d'un » devenir-révolutionaire sans révolution » .
C'est alors, dans la dernière partie de l'ouvrage, que l'intellectuel Howlett, évoquant l'éducation, l« enseignement de l'Histoire, la gauche et la droite, se place dans le champ intellectuel des années 2000. En opposition frontale à Luc Ferry, et en recherche de partenariats des possibles avec Onfray, et plus encore avec feu Bourdieu, avec Jacques Rancières ou Gilles Lipotevsky. » Triomphe de la vulgarité » , par la distinction de sa démonstration, s'inscrit en tout cas clairement dans un combat. Où il contribue, dans les années 2000, à donner un rôle à la pensée. Une haute idée des idées.
Entretien réalisé à Paris le 29 février 2008
► » Triomphe de la vulgarité » de Marc-Vincent Howlett – Eds de L'Olivier – 223 p. – 16.50€
► A voir aussi : l'intégralité de l'entretien avec Marc-Vincent Howlett, non monté. Y sont évoquées de manière plus large les thématiques abordées dans cet article, mais aussi Mai 68, Berlusconi, Sarkozy, démocratie et libéralisme, les arrivées au pouvoir de De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac.
(Durée : 50 minutes environ)
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De machinchose
20H39 | 01/03/2008 |
merci à rue 89 pour ces moments d'intelligences.
Pour élargir le débat j'ai été très étonné ces derniers temps par une défaite terrible de ce qui me semblait être l'esprit républicain en france.
cette défaite est double :
de la part de la gauche (dans son ensemble) : l'incroyable silence, le honteux silence, de ses leader sur la loi de rétention de sureté. Cette lacheté démente m'inquiéte bien au delà de la loi et je pense pouvoir dire qu'aujourd'hui il n'y a PERSONNE à gauche qui ai l'étoffe d'un homme d'état. Ni Delanoé (effroyablement lache) ni Royal (trop le nez dans les sondages à l'évidence) ni les extremes gauche dont le silence est assourdissant aussi.
De la part de la droite : la fin définitive du gaullisme : que personne ne se lève pour faire taire Jego ou Morano est bien plus grave que ce qu'on pourrait croire. C'est valider une nouvelle forme de discours politique vulgaire, stupide, qui prend litteralement les gens pour des cons. Une forme de débat qui interdit le débat démocratique sain.
La réaction de Mme Dati, ici même, à ce propos aura été particulièrement éclairante. Où sont les consciences de cette droite ?
à machinchose
De Thiery
21H11 | 01/03/2008 |
Si, il y en a quelques unes : Mr Badinter par exemple et d'autres.
Il faut un certain temps pour une société pour se relever d'un tel knock out.
Des voix d'intellectuels s'expriment, les politiques suivront, déjà des gaullistes le font de plus en plus.
Un front commun est possible et se formera mais le tempo d'une société n'est pas le même que celui des individualités qui la compose.
Il faut du temps et nous en avons (4 ans) En admettant bien sûr que notre Constitution, même si elle est imparfaite , résiste aux coups de boutoirs du butor et surtout aux coups en douce !
à Thiery
De bloozmarch
22H05 | 01/03/2008 |
Simone Veil, jadis, également, bien qu » elle se soit ralliée à Sarkozy, espérons qu » elle le regrette déjà et qu » elle saura élever la voix quand il le faudra, mais hélas j » en doute. La stratégie populiste, pour chasser sur les terres du FN porte ses fruits, on s » adresse à ce qu » il y a de plus commun, dans tous les sens du mot, chez l » être humain, notre cerveau reptilien, archaïque et ultra violent, ou l » intelligence existe à peine. Au lieu de valoriser la culture, la curiosité, les différences comme sources de richesse, on va au plus bas, au plus facile. Il est plus facile de détruire que de construire, d » agresser que de comprendre, d » asséner que de se remettre en cause, d » insulter que d » écouter.
Quant à la Démocratie, il faut se rappeler que c » est le gouvernement du Peuple par le Peuple, et non la confiscation du pouvoir, et de toutes les vérités, par une minorité, fût-elle élue, car être élu ne donne droit qu » à être au service de…
Bref, la Démocratie c » est nous, tous les jours, et rien d » autre.
à bloozmarch
De machinchose
09H21 | 02/03/2008 |
Je suis désolé mais je n'ai pas entendu madame Veil sur la retention de sureté, ni sur Morano. Et badinter est une conscience de gauche (c'est le petit plus il leur reste des consciences…)
à bloozmarch
De pikasso02
10H28 | 02/03/2008 |
Bonjour
J'aimerais vous poser une question. (Elle s'adresse à tous). Si la démocratie est appliquée comme vous l'entendez, le gouvernement du peuple par le peuple, et que cette démocratie nous conduise à une décadence, voir à une disparition, accepteriez-vous cela comme logique ? C'est que nous devions disparaître diront les démocrates, le peuple démocrate ! Excusez mais je crois qu'il existe des élites et que le peuple devrait pouvoir les reconnaître, peut-être pas dans l'instant où ces génies s'expriment, mais quelques temps après. Pour cela, il est indispensable qu'ils possèdent les moyens de déchiffrer tout ce que le monde invente. Ne pas ramener le monde à soi. Je reste persuadé que le fait que tous les enfants de douze ans sachent lire et comprendre ce qu'ils lisent reste une des choses principales. Seul le gouvernement peut imposer cela. Imposer, ça dérange ! La langue est fasciste disait Barthes. Et oui ! Mais que faire d'autre ?
à pikasso02
De yom
Travailleur indépendant (parfois de... | 11H09 | 02/03/2008 |
Très bonne remarque. Personnellement je suis de plus en plus pour une QI-cratie, régime dans lequel ne voteraient que celles et ceux dont le QI est supérieur à celui d'une huitre.
à yom
De hogan
actif | 11H42 | 02/03/2008 |
Etes-vous Raëlien ? Car ces derniers défendent la géniocratie depuis longtemps. Théorie complètement stupide qui réduit l'intelligence à de simples capacités techniques du cerveau. Avec votre idée, je suis persuadé qu » Adolf Hitler aurait le droit de vote, il était si loin d'être stupide. Les tests de QI sont peut-être fiables, je ne sais pas, mais je sais qu'ils sont réducteurs et les prendre comme unique critère pour attribuer un droit de vote a un sulfureux parfum d'eugénisme.
à yom
De Ishtar
15H26 | 02/03/2008 |
La politique est une affaire trop sérieuse pour être confiée au peuple ?
Mais alors que dire de ceci : « la gestion du pays est une affaire trop sérieuse pour la confier à une association de populistes sans éthique qui de jour en jour défont sans vergogne ce qui fait la fierté et la particularité d'un pays comme la France attaché à un certain nombre de valeurs.Ils s'appliquent à pertuber le système éducatif ,judiciaire,la santé,les médias,le code du travail et polluent de surcroit l'espace médiatique de leur vie privée totalement dénuée d'intérêt.
Le“triomphe de la vulgarité” devient la norme et c'est le plus inquiètant,ne semble pas déranger beaucoup.Il semblerait que la vie conjugale mouvementée de Sarkozy lui coûte plus cher en points dans les sondages que sa détestable habitude de vouloir parler “comme les Français”…….Rassurez moi le “casse toi pauv'con-way of life” n'est pas devenu en quelques jours la référence ? l“archétype du français sarkodécomplexé n‘a pas envahi totalement notre pays ?
à Ishtar
De Varg Veum
10H12 | 03/03/2008 |
>>> Rassurez moi le « casse toi pauv'con-way of life » n'est pas devenu en quelques jours la référence ? l« archétype du français sarkodécomplexé n“a pas envahi totalement notre pays ?
il l'a déjà envahi malheureusement depuis bien longtemps. C'est aussi le pourquoi du comment…
à pikasso02
De XXXXXXXX
courageux | 12H19 | 02/03/2008 |
? ? ? ? tu t'es vu quand t'as bu ?
Mimétisme avec un ballon de rouge éventé ?
Picasso se Braque au troisième verre.
Tu te mets le doigt de César dans l'oeil ?
Euh Le Barthes dont tu parles , c'est Barthes Simpson ?
à pikasso02
De bloozmarch
14H25 | 02/03/2008 |
Ce qui est fasciste ce n » est pas la langue, la langue est un outil, et un outil est neutre. Ce qui est fasciste c » est la confiscation de la langue et de ce qu » elle véhicule, par le refus d » une réelle instruction, le refus du partage du savoir, le maintien d » une partie de la population dans un sous-savoir, (les religions ont pour ça une très lourde responsabilité), de façon à maintenir le savoir, associé de façon scandaleuse à l » intelligence, aux mains d » une minorité qui se prétend éclairée, et par là-même seule habilitée à décider pour les ignorants. Le seul pari pour la démocratie c » est la connaissance, le savoir, la culture, ce qui aurait au moins plus de chances d » éviter l » auto-destruction vers laquelle la société « éclairée » actuelle nous mène, à l » échelon planétaire. De toute façon les idéologies actuelles, les religions et l » argent roi nous détruisent tous, et plus vite que les démocraties réelles ne le feraient, alors …
à pikasso02
De Unstern
16H05 | 02/03/2008 |
@ pikasso02
« Le langage est fasciste » : c'était la conclusion de Roland Barthes à sa leçon inaugurale au Collège de France. Comme quoi on pouvait à l'époque entrer au Collège de France et dire de fières conneries.
Dans les années 70, qui furent leur apogée, les s/zozottements dialectiques de Barthes parvenaient à peine à faire quelques discrets remous dans les tasses de camomille servies à la terrasse du Flore ou des Deux Magots.
Et dès les années 90, on s'est rendu à l'évidence : la camomille inventée par Barthes, ce n'était même pas de l'eau tiède. Alors aujourd'hui, hein…
Ce qui est potentiellement fasciste, en revanche, c'est d'appeler de ses vœux je ne sais quelle race de seigneurs au douteux prestige intellectuel. Chacun a pu voir que notre président, en plus d'être vulgaire et affamé de fric, est rigoureusement inculte (il ignorait même le sens de l'expression « monarchie élective » ! ). Mais si vous l'interrogiez, je parie qu'il se verrait très bien en Grand Chef de cette prétendue élite intellectuelle…
à Unstern
De Eleonore10
01H40 | 03/03/2008 |
Et on ne parle pas du discours au cours duquel notre Omniprésident vantait l'apprentissage de la lecture, de l'écriture, etc…
discours gorgé de fautes d'orthographe !
Pour répondre aux élucubrations de Picasso,
la Suisse a une vraie démocratie dans laquelle le citoyen est partie prenante des lois qui sont votées.
Mais la Suisse, me direz-vous, est un pays pauvre que tout le monde fuit pour sa pauvreté et l'instabilité de sa politique…
à Eleonore10
De Houvaton
08H18 | 04/03/2008 |
Ouf ! merci Eleonaure, il était temps.
Je lis que se pose la question de savoir si tel ou tel a la stature pour être ou non Président. Comme si la chose allait de soit, étant en somme inévitable, naturelle. Mais quelle horreur !
Les suisses ont prouvés qu'il est possible à un peuple de s'autogouverner. Leur Président n'a aucun pouvoir, est nommé chaque année par un petit collège de 7 parlementaires et rien d'autre et il n'y a pas de Présidentielle en Suisse.
Le problème est qu'en France, 99,99% des français confondent le terme « démocratie directe » avec participatif ou anarchie et ne connaissent pas le mode d'emploi, pourtant fort simple, de cette vraie démocratie. Vraie démocratie car « politique » signifie simplement s'occuper de la sa cité. En Suisse tous les citoyens participent aux décisions de la cité sans passer par leurs « élus ».
C'est cela la démocratie : démos le peuple, cratos le gouvernement. Gouvernement par le peuple. La France s'en est toujours éloigné et les français ne s'en rendent même pas compte, faute d'infos là-dessus. Cela ne fait même partie de la grille des programmes de l'Enseignement. Les profs eux-mêmes ne le savent pas. La France est une dictature comme en Chine la seule différence étant qu'il y a des bagnoles partout et que des fortunes se sont batties sur le pillage de l'Afrique. Bon, j'arrête là ça m'énerve : Rue89 re relaie pas ce genre d'info et ne le fera jamais car ce blog n'est pas une Révolution de l'info.
à Eleonore10
De Houvaton
08H19 | 04/03/2008 |
Pardon ! Eleonore … ortho corrigé
à Thiery
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H09 | 01/03/2008 |
Elle ne résistera pas, il l'a changera
à Les Chats
De lamichael
00H07 | 02/03/2008 |
Elle a résistée a Pire…
à lamichael
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 09H31 | 02/03/2008 |
Certes, mais le pire c'est ce qui ne se voit pas.
Ce n'est pas la bêtise qui fait que sarko est là, c'est l'ignorance.
Discutez avec les gens, vous verrez que la plupart ne savent pas le quart de ce qu'il se passe.
à Les Chats
De LIBEGAF
10H04 | 02/03/2008 |
Tu as tout compris et nous devons tous faire le maximum dans nos domaines respectifs pour lutter contre l'ignorance mère de la bêtise…..
Nous ne sommes pas encore en Russie et nous pouvons réellement croire à un tous ensemble contre le Nabo…
à Les Chats
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
13H50 | 02/03/2008 |
« le pire c'est ce qui ne se voit pas »
Exact, mais là ça se voit, gros comme le nez au milieu de la figure.
La Démocratie, en effet, ce n'est pas celle, électoraliste, qu'on (les politiques, les médias, les sondeurs,…) aimerait nous faire avaler à le petite cuillère tous les soirs au journal télévisé, mais elle s'invente chaque heure, chaque minute, et ça c'est FATIGUANT.
Bien plus fatiguant que de rester au chaud devant sa TV à observer les gesticulations de l'autre abrutit.
La paresse de l'esprit, c'est ça le pire, qui mène à l'ignorance et la bêtise. Au lycée, en cours de français ou de philo, c'est ce que m'ont appris mes profs, est-ce encore le cas aujourd'hui ? Suis je une exception, au vus des résultats électoraux ? (et là je pense également à Ségo qui n'est pas fut fut non plus).
Badinter président !
à Les Chats
De kestiontoi
travailleur forcé | 20H52 | 02/03/2008 |
L'ignorance n'engendre-t-elle pas la bêtise ?
« M Sarkozy joue sur l'intime de sa vie, c'est en cela qu'il est dangereux » (M Howlett)
Les humains n'aiment-ils pas jouer aux commères ?
La téléréalité ou les revues people remportent-ils pas un grand succès ?
En jouant sur l'intime, M Sarkozy ne manipule-t-il pas les français en le distrayant pour leur masquer la réalité ?
Attention au réveil ! ! !
à Thiery
De anne56
08H34 | 02/03/2008 |
Serait-il possible que « lesmédias » donnent autant d'écho à des paroles dignes et sensées que celle de Badinter ( sur France culture en milieu de semaine dernière) qu'aux inepties, bêtises, vulgarités de Morano ou Jégo !
« Vous vous mettez du côté des assassins » !
Pourquoi seulement relayer ce genre de propos sans donner la parole à des personnalités reconnues pour leur conscience, leur intégrité !
à anne56
De machinchose
09H14 | 02/03/2008 |
Mais Nadine Morano est PORTE PAROLE du parti majoritaire. C'est la voix de l'UMP. c'est précisemment ça qui est terrifiant.
à machinchose
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 09H39 | 02/03/2008 |
Elle projette de s'occuper d'internet :
« il n'est pas normal qu'on salisse le président »
Une autre façon de museler les citoyens
A la prochaine manif il faut un bracelet fluo avec cass'toi pauv'con et une muselière ou du sparadrap sur la bouche
à Les Chats
De hogan
actif | 11H45 | 02/03/2008 |
Nadine Morano voulait sûrement dire :
« Il n'est pas normal qu'un citoyen puisse s'exprimer sur le président ! »
à Thiery
De obladi
penseur libre | 09H51 | 02/03/2008 |
Machinchose parlait des consciences de droite, Badinter est de gauche…
à machinchose
De marc44
22H09 | 01/03/2008 |
machinchose, Badinter s'est largement exprimé sur le sujet.
Les socialistes à qui on a donné une occasion de s'exprimer l'ont fait. La différence, c'est peut-être que le public est blasé du ton monocorde à la JM Ayrault, raisonnable, le public a été habitué aux phrases à la Sarkozy, bruyantes, vulgaire, criardes. Il faut juste le temps de se ré-habituer…
à marc44
De machinchose
00H22 | 02/03/2008 |
Non ça ne suffit pas. Aussi bien Royal que Delanoé ont eu largement le temps de s'exprimer là dessus. Ni l'un ni l'autre n'a condamné fermement cette loi, la décision du conseil constitutionnel puis la decision de Sarkozy. Ils sont fait vaguement semblant. Sur des questions pareilles ça ne suffit pas.
Badinter est une conscience mais il n'est pas appelé à jouer un grand role dans le leadership de la gauche.
à machinchose
De ricky088
marie 2 enfants | 09H11 | 02/03/2008 |
Pourquoi s'exprimer après ? ? ? ? De toute façon, c'est voté… A mon humble avis, c'est Avant qu'il faut agir ! ! ! Et essayer de faire en sorte que des lois comme celle-là ne passent pas ! ! ! Je trouve un peu ridicule d'aller gueuler après que c'était pas bien de faire çà ! ! ! ! Que voulez-vous que la gauche dise « après » ! ! ! ! Qu'elle condamne… et patati et patata ! ! ! Faire comme la présidente du medef, madame parisot, qui condamne fortement les parachutes dorés donnés aux voyous en col blanc…. et qui dit n'être au courant de rien ! ! ! ! ! Et qui s'offusque à la télé ! ! ! Alors que l'on sait tous qu'elle est au courant de toutes les magouilles orchestrées par le medef ! ! ! ! Alors, ne condamnez pas ceux qui se taisent, ils sont peut-être en train de chercher une façon d'arranger les choses….
à ricky088
De machinchose
09H16 | 02/03/2008 |
La gauche ne peut rien contre l'adoption de la loi. Elle a voté contre et largment protesté (mais, en effet, jamais trop par la voix de ses laches leaders) faut il se taire après ?
J'aurais aimé entendre Royal ou Delanoë dire haut et fort qu'en cas d'alternance cette loi serait rayé de notre appareil pénal et expliquer en quoi elle était dangeureuse.