Fred Vargas en « un lieu incertain » et invitée de Rue89

A deux jours de la parution de son onzième » rompol » , » Un lieu incertain » , Fred Vargas était l'invitée du tchat de Rue89.

L'auteure Fred Vargas à Rue89, avec Hubert Artus (Maé Faure).



Après le Tchat




Le tchat avec Fred Vargas

L'auteure et la littérature

Setori : Je regrette que les personnages atypiques et ô combien sympathiques des premiers romans aient disparus au profit d'Adamsberg. J'aimais bien les farfelus dans leur grande maison. Reviendront-ils dans d'autres romans ?

Je les aimais bien, aussi. Je ne les oublie pas, d'ailleurs. Dans « Dans les bois éternels » et dans ce tout nouveau « Un lieu incertain », deux d'entre eux réapparaissent. Pour que, peu à peu, leur monde rejoigne celui d'Adamsberg. Je ne voulais pas créer de série. Un jour peut-être, je les ferai évoluer ensemble. Mais je ne prévois jamais rien, pour mes livres, donc je suis incapable de vous donner plus de précision.

Fred Vargas à Rue89 (Maé Faure)Hubert Artus : Depuis sa création dans « L'Homme aux cercles bleus » jusqu'à aujourd'hui, comment a évolué Jean-Baptiste Adamsberg dans votre esprit ?

D'abord, et cela vaudra pour toutes les questions, je suis la dernière personne qui suis capable de savoir ce que je fais, et pourquoi je le fais. Donc, la dernière à pouvoir répondre de façon satisfaisante à ces questions précises ! Bon, Adamsberg : il me semble qu'au début, j'étais « amoureuse » de lui, qu'ensuite, il m'a quittée, ou bien je l'ai quitté (je n'ai pas la réponse ! ), et en tout cas je l'ai abandonné car il prenait trop de place dans ma vie. Ensuite, j'ai donc crée d'autres « héros » -très infantiles, immatures : les trois évangélistes de « Debout les morts ». Qui me ressemblaient bien plus qu'Adamsberg me ressemblait. Puis, à l'occasion d'une nouvelle, « Salut et liberté », écrite pour le Monde en 1997, j'ai repensé à lui. Je me suis rendu compte que nous n'étions plus « fâchés ». Et j'ai repris ma « pente naturelle » avec lui.

Eelisa : Participerez-vous à la rencontre du livre de Fuveau qui a lieu tous les ans au début du mois de septembre (cette année, du 4 au 7) ?

Non, je fais de moins en moins de festivals, faute de temps.

C. Creseveur : J'ai souvent l'impression qu'écrire rend schizophrène, dans le sens où il faut être à la fois extrêmement humble et parfaitement prétentieux. Humble parce qu'on n'a jamais aucune garantie d'être reçu, et que le talent est toujours exogène (ce sont les autres qui vous décident talentueux, non ? ) ; prétentieux parce qu'il faut avoir un drôle de culot pour imaginer qu'en plus les gens pourraient être intéressés par ce que vous écrivez, voire l'apprécier ! Vous connaissez ce sentiment « oxymorique » ?

Cette dichotomie peut sûrement se produire si, en écrivant, l'idée de la réception prédomine sur la réalisation : si l'on se place, dès le début, sous le jugement de l'autre, ou bien si l'on est tout seul. Je n'ai jamais écrit un seul roman en réfléchissant à sa réception. Ni par humilité ni par prétention. C'est juste un « jeu » que je fais dans mon coin, avec pour seul projet cette phrase : « Et si on se racontait une bonne petite histoire ? “ Et, l'écrivant, je me comporte un peu comme un lecteur qui voudrait lire cette petite histoire.

Je tente bien sûr de me la raconter au mieux, avec des mots qui me plaisent. C'est ainsi que j'ai écrit trois livres de suite sans avoir d'éditeur ! L'idée que ce soit apprécié ne me passe pas par la tête. D'ailleurs, quand ‘Debout les morts’ est sorti, il s'en est vendu 1600 exemplaires et je trouvais ça incroyable. Cela me convenait parfaitement. Peut-être mieux, finalement, que les ventes d'aujourd'hui. Ventes que ma pensée a, au fond, du mal à accompagner.

Fred Vargas à Rue89 (Maé Faure)Hubert Artus : Quelle est votre technique, votre musique, quels sont vos ‘trucs’ ?

Je n'ai pas de technique véritablement choisie, puisque je n'ai aucun choix ni aucune maîtrise sur ma manière de faire. Je suis obligée d'écrire l'histoire en trois semaines -obligée parce que je ne sais pas faire autrement-, de ne faire alors que cela, en me coupant du monde pour croire à la fiction que je suis en train d'écrire. Trois semaines, aussi pour suivre le fil de ma narration car je n'ai jamais de plan. Après ces vingt-et-un jours de ‘cuisson’, vient le temps des corrections infinies. Je ne corrige jamais l'histoire, mais seulement le rythme, le style, le ‘son’.

Entre la première version et, disons, la vingtième, le livre ‘de départ’ et celui ‘d'arrivée’ n'ont rien à voir. Après, alors que l'histoire et les personnages, leurs actions et le sens de leurs dialogues n'ont pas changé d'un millimètre, seul le son a ‘bougé’. Sans lui, l'histoire n'a aucune chance de décoller, un peu comme un oiseau sans ailes.

Hubert Artus : Pourquoi, en 2008, quelques semaines avant la présidence française de l'Union, une thématique centrale européenne (régulation de l'immigration au sein des pays membres, police, etc) ?

Je n'ai pas choisi de parler de l'Europe dans ce roman, c'est l'histoire qui m'a amenée à me promener entre l'Angleterre et la Serbie. Au début d'ailleurs, ce devait être la Slovénie, lorsque j'ai découvert que le village du vampire historique se situait au nord-est de la Serbie. Cette déambulation européenne affleure nécessairement le politique. Je n'ai pas pu résister à évoquer la fermeture de l'Europe aux non-Européens, la dérive actuelle qui consiste à faire de l'Europe un territoire clos pour privilégiés, laissant les autres mourir hors de ses murs.

Mais, si mon implication politique est grande dans la vie réelle –racisme, environnement et justice-, je ne veux pas mélanger cette ‘matière’ réaliste avec la fiction. Chaque fois que je suis tentée de le faire –et je l'ai fait, ici- j'ai dû enlever des tonnes de pages, c'est raté. C'est une question de matière littéraire. Selon moi, la fiction n'est pas faite pour représenter la réalité, mais pour en créer une autre. C'est toute la différence, dans la création, entre le réalisme et le réel vraisemblable.

Sorokine : Intéressant mais un peu déprimant, le succès de Vargas. Littérairement c'est assez répétitif, pas trop bien écrit, avec des personnages schématiques et convenus, une fois pour toutes égaux à eux-mêmes, pas de véritables personnages de roman dont on sentirait l'évolution au fil des pages. Et du happy ending. Politiquement, c'est posé à gauche, une gauche plus du côté du (bon) sentiment et de la compassion que de l'analyse et de la justice sociale, la gauche des belles causes vues du point de vue de ceux qui les patronnent. Probablement faut-il conclure qu'il y avait là les ingrédients d'un succès commercial, sur un créneau Simenon pour classes moyennes instruites, Maigret modernisé tendance bobo. Mais Simenon, dans son classicisme, écrivait mieux et même pas sûr qu'il était plus conservateur.

Vos critiques sont normales : il ne s'agit pas, en effet, de roman noir, mais de roman policier. C'est-à-dire, je crois, des histoires se situant sur la branche littéraire des mythes et des contes à catharsis.

Quid des rapports de l'écrivaine avec Cesare Battisti ?

dalun : Battisti ne sera pas extradé du Brésil (ils ne connaissent pas la prison à perpétuité). C'est une nouvelle que j'ai apprise très récemment. Mais peut-être le saviez-vous ?

Oui, mais c'est une fausse nouvelle ! En effet, l'Italie, sachant que le Brésil n'admet pas la perpétuité dans sa Constitution, a promis au Brésil de réduire à trente ans la peine de Battisti (condamné, au départ, à la perpétuité).

Bardamu : Comme vous, il me semble que la justice des hommes doit cesser de passer quand le temps a fait son œuvre, changé les hommes, et que l'amnistie et la prescription doivent faire partie de tout droit véritablement démocratique. Ma question est donc simple : que pensez-vous de la condamnation de Maurice Papon, presque soixante ans après les faits ? L'avez-vous contestée, de manière publique ou privée, de la même façon que vous contestez aujourd'hui les poursuites contre M. Battesti ? Si non, pouvez-vous nous indiquer pour quelles raisons ?

L'immense différence, entre autres, est que Battisti fut condamné pour crimes politiques, et non pour des crimes contre l ‘humanité. Ces derniers, me semblent-ils, échappent à l'idée de l'amnistie.

Fred Vargas à Rue89 (Maé Faure)Vous allez régulièrement voir Battisti dans sa prison de Brasilia. Pouvez-vous en parler plus longuement ?

J'y vais environ tous les quatre mois. Tant pour le voir que pour voir ses avocats, et aussi des personnalités susceptibles de nous aider. Cesare ne va pas bien, évidemment. Comment pourrait-il en être autrement ? La perception de son cas au Brésil est malheureusement très liée, comme cela fut le cas en France, à la puissance de la propagande italienne et à l'énergie que déploie le gouvernement transalpin pour convaincre le Brésil d'extrader Cesare Battisti. Pour cette affaire, Romano Prodi n'a pas fait preuve de plus d'ouverture que Berlusconi.

fleurdebitume : Bonjour Fred, j'ai un mal fou à pouvoir vous écrire. Je suis addict à vos romans et je soutiens pleinement votre engagement auprès de Cesare battisti. Je me suis beaucoups documenté à son sujet et je milite’ comme je peux pour plaider sa cause. J'aimerais savoir s'il est possible de lui écrire en prison.

Oui, et c'est même très utile pour maintenir son moral et sa vitalité. J'incite le maximum de personnes à lui écrire, même si cela semble au début très difficile à faire. Mais, ainsi qu'il le dit : ‘Racontez-moi, même ce que vous mangez, pour que je ne perde pas pied avec la réalité.’ Son adresse est disponible auprès du Cabinet de lecture de Rue89. Attention, écrire en portugais uniquement, et poster la lettre en recommandé avec accusé de réception. Sinon, la lettre n'est pas sûre de lui parvenir.

Marie 75 : Marina Petrella se laisse mourir ! Je sais que vous la soutenez. Pouvez-vous nous en parler ?

Le problème de la rupture de la parole française est aussi vivace pour Marina Petrella que pour Cesare. Le gouvernement français, en 2004, nous a dit, qu'il rompait avec la ‘doctrine Mitterrand’ parce que la France ne devait pas être un ‘refuge pour sanguinaires’. Mais, quand Sarkozy propose d'asiler des membres des Farc, il ne fait rien d'autre, comme Mitterrand, que d'élaborer une doctrine qui permette une sortie de crise. Mais si ces guérilleros viennent en France, comment peuvent-ils être sûrs, aujourd'hui, qu'ils ne seront pas expulsés vers la Colombie demain ? La France n'a donc pas extradé Battisti, et maintenant Marina Petrella, et avant eux Paolo Persichetti, pour une question de ‘Justice’, mais pour honorer un contrat électoral et financier. Contrat dont les termes ont été publiés dans la presse transalpine le 1er juillet 2004.

Avant le tchat

En attendant le début du tchat, un décryptage thématique sur Fred Vargas et le monde littéraire et politique de 2008.

Le nouveau roman

En fait, c'est exactement ça. La vie de Fred Vargas est très précisément comme son œuvre, elle-même semblable à la psyché de Jean-Baptiste Adamsberg : une rationalité régulièrement fissurée par des fulgurances, un flegme serein car hyper-rusé, une folie contenue car guidée par une obsession vitale. Un lieu incertain.

Si Fred Vargas tient la forme, c'est aussi parce que, tous les deux ans, elle donne vie à Jean-Baptiste Adamsberg, directeur de la police criminelle à Paris. Un obstiné de la déambulation et du rêve (” pelleteur de nuages » ). L'enquêteur parfait pour un roman, pour qui tout est dans tout. Le mec tordu avec qui on est toujours perdu, mais avec qui on aime se retrouver.

On entre dans » Un lieu incertain » au moment où Adamsberg va pénétrer dans l'Eurostar. Convoqué pour un colloque sur l'harmonisation des flux migratoires au sein de l'Union européenne, trois jours » avec des flics et rien d'autre venus de vingt-trois pays pour optimiser la grande Europe policière » .

On entre ensuite, comme toujours chez l'auteur, dans un univers surréaliste et macabre : l'enquête démarre dans un amas d'une vingtaine de jambes tranchées, encore chaussées ( ! ), au cimetière d'Highgate. De retour de la grand-messe policière, une autre boucherie attend Adamsberg : Pierre Vaudel, ancien journaliste spécialisé dans les affaires judiciaires, tué, démembré, concassé et éparpillé dans son propre bureau, » à première vue avec une scie électrique et une masse » . Plusieurs pistes, du jardinier violent au fils rejeté, en passant par la famille d'un artiste suicidé.

Comme toujours chez Fred Vargas, de la matière : crottin, poils de chien et un mouchoir en papier porteur d'un ADN inconnu sèment le trouble. Comme toujours aussi, l'écriture appelle la vie, ou la résolution (on se rappellera » Pars vite et reviens tard » ) : ici, c'est une lettre sibylline et incantatoire en allemand, signée du défunt. Les langues étrangères sont une des clés du livre : ce » Lieu incertain » , roman qui nous bringuebale de Londres à la Serbie, délimite aussi l'Europe d'aujourd'hui. A la recherche de son identité et de son inconscient.

Fred Vargas

On signalera que, ici, c'est aussi l'imaginaire gothique que lorgne la romancière. Reconvoquant la figure d'un -réel- vampire, Fred Vargas, comme à son habitude, donne une dimension réellement littéraire à une obsession d'actualité. Ici, l'Europe et l'identité. » Un lieu incertain » n'a peut-être pas le degré de stress romantique de » L'homme à l'envers » ou de » Pars vite et reviens tard » , mais il témoigne d'une belle évolution : une intrigue plus tordue encore, des temps morts originaux, et une avancée de la folie dans le monde de la logique.

La romancière, la chercheuse, la femme

Côté pile : onze romans auquel il faut ajouter quatre ou cinq autres ouvrages. Côté face : une femme qui est « archéo-zoologue » au CNRS depuis 1986, s'intéressant plus particulièrement aux ossements du Moyen-Age occidental. Un intérêt pour le squelette dont on sait qu'il irrigue presque tous les romans de Fred Vargas.

Au final : une femme qui vit entre obsession, engagement, fidélité, rationnel et irrationnel, et perpétuelle surchauffe créative. Ainsi, en 2006, alors qu'elle préfaçait avec Bernard Henri-Lévy le livre que Cesare Battisti avait envoyé du Brésil ( » Ma cavale » ), la scientifique avait présenté aux autorités ministérielles compétentes un projet de… cape de protection contre le virus de la grippe aviaire. Un projet testé, crédible, mais abandonné. Fred Vargas avait déjà passé quatre ans à étudier un autre virus, celui de la peste, et avait aussi publié un ouvrage sur ce sujet, » Le chemin de la peste, le rat, la puce et l'homme » .

La serial selleuse

Avec son approche des bons sentiments dénués d'angélisme et d« idiotie, et malgré un côté » happy end » volontairement maquetté grand-public, Fred Vargas est une de ces auteurs qui lient qualité littéraire, haut niveau intellectuel et littérature, justement, » grand public » . Il y a une Vargas touch (subtil mélange d'humour, de folie macabre, de tendresse, de culture et d'obsession de l'insolite). Et un Vargas phénomène. Entre 1987 et » Les Jeux de l'amour et de la mort » (dont elle n'est pas fière) et ce nouveau roman vingt-et-un ans après, un monde s'est ouvert. » Dans les bois éternels » (2006) s'est vendu à 425000 exemplaires. Le record est, évidemment, » Pars vite et reviens tard » (2001) : 860000 acquéreurs. A ce jour.

Cesare Battisti

En 2004, lorsqu'elle mit sa notoriété au service de Battisti, elle avait surpris son monde, qui la croyait alors dépolitisée. Les mauvaises langues en ont fait une passionaria has-been et fatalement manipulée. C'était, dans toutes les dimensions de l'accusation, mal connaître la femme. Et mal connaître la question.

Depuis quatre ans maintenant, elle donne beaucoup de son temps et de son argent à la défense de la vérité sur Cesare Battisti. C'est d'ailleurs le titre du livre qu'elle publiait peu après que les gouvernements Raffarin et Berlusconi aient accepté de collaborer autour de la question des réfugiés italiens en France : « La vérité sur Cesare Battisti ».

Rue89 le signalait en avril dernier : l'Italien, incarcéré au Brésil depuis que la police l'a sorti de sa clandestinité l'an dernier, est en attente du verdict quant à son extradition. Très régulièrement, Fred Vargas va le voir.

Sur tous ces dossiers, comme sur d'autres, vos questions, réactions, coups d'amour ou coups de gueule sont toujours les bienvenus ici.

Un lieu incertain de Fred Vargas (Viviane Hamy, 385 pp., 18€) en librairie le 25 juin

Corrigé le 21/06/2008 à 17h07 car, comme le fait remarquer un lecteur attentif, nous ne sommes pas en 2018 et il ne s'est donc écoulé que vingt-et-un ans depuis le premier roman de Fred Vargas.

79 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de TARPON

à Xiaolin Portrait de Xiaolin De TARPON

20H03 | 23/06/2008 | Permalien

Oui ,quand on pense à toutes les familles qui ont perdu un innocent à cause de ces cinglés…et l'Italie n'est pas le Chili de Pinochet.

Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

toujours naze et qui cotises pas | 16H12 | 23/06/2008 | Permalien

je suis trops nul ou vot truc marche pas sa dit page introuvable mais bon normal pour une championne de l'énigmes

Portrait de who am i

De who am i

femme mère épouse..n'en jettez plus... | 16H12 | 23/06/2008 | Permalien

J'ai grand plaisir à me balader dans vos rompols, surtout avec les « évangelistes ». Et j'ai découvert récemment « le petit traité de toutes vérités sur l'existence ». Je n'ai pas été décue ! J'aime votre humour et ces propos qui ne prennent pas la tête et sont pourtant si vrais. Merci.

Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

toujours naze et qui cotises pas | 16H13 | 23/06/2008 | Permalien

a moins que çe soit dans un certain lieu

Portrait de AG

De AG

16H16 | 23/06/2008 | Permalien

Merci mme Vargas de vos romans de vos recherches de vos soutiens ,nous le populo quand on trouve une mine de bonheur de lecture à la Vargas on ne boude pas notre plaisir, bien ou mal écrit pour ces spécialistes en litteratûûûre de polars,nous on s'en fout ^,on passe du bon temps dans le trome ,le rer grâce à la belle Fred et ça c'est que du bonheur que les stalinofaschos des ministéres ne nous ont pas encore piqués alors on va se le déguster grave le petit dernier de la belle
et on aura encore une fois une belle pensée au pére Battisti qui se galère bien la vie parce que resté fidèle , laché par les uns autres and co
merci Mme Vargas de votre belle intelligence et de votre plume rincée à l'eau de rose pas trop roses ,perpétueuse d'humanité s'il en fût tant besoin à ce jour
AG

Portrait de Charles Mouloud

De Charles Mouloud

Bras gauche de la Vénus de Millau | 16H17 | 23/06/2008 | Permalien

Fred, je sais que tu es secrêtement amoureuse de moi.
Quand oseras tu le dire au grand jour ?

Portrait de jac le rat

à Charles Mouloud Portrait de Charles Mouloud De jac le rat

aventurier | 18H48 | 23/06/2008 | Permalien

Et activement amoureuse de moi,…la nuit.
(un rêve ! )

Portrait de Jovan

De Jovan

Nouille Orquee | 16H19 | 23/06/2008 | Permalien

Je ne connais rien de l'affaire Batisti pour pouvoir jusger les prises de positions de Vargas, mais au vu des reactions de certains, je ne peux m'empecher de me poser un certain nombre de questions :
- Est-ce que je vais arreter d'offrir « Voyage au bout de la nuit » parce que je prends le risque de cautionner les idees antisemites de Celine ?
- Est-ce que je dois arreter de lire Voltaire parcequ'il avait des interets dans la traite des esclaves ?
- Je dois aussi bruler 33 tours des Stones parce qu'ils se sont drogues et que je ne cautionne pas ca ?

Il faut des fois arreter de fusionner l'oeuvre et l'artiste. Ce sont deux choses differente. Sinon on on jugerai l'art et on ne le critiquerai pas.

Portrait de TARPON

à Jovan Portrait de Jovan De TARPON

19H55 | 23/06/2008 | Permalien

Justement ,ce n'est pas parce qu'on est « artiste » qu'on sait.Le collectif du poulpe dont Fred Vargas fait partie soutient Battisti en qualifiant de politiques les assassinats où il a pu etre impliqué ,peut etre ne les a t'ils pas commis mais il faisait partie du groupe qui les a commis.Il ne s'agissait pas de crimes politiques mais d'assassinats tout simplement. Des affaires de droit commun dans l'italie des annees 70 pas il y a deux siecles.ça laisse quand meme un sale gout dans la bouche.

Portrait de Hubert Artus

à TARPON Portrait de TARPON De Hubert Artus (auteur)

Rue89 | 20H14 | 23/06/2008 | Permalien

Juste pour précision : Fred Vargas n'a rien à voir avec les auteurs du Poulpe.

Portrait de TARPON

à Hubert Artus Portrait de Hubert Artus De TARPON

12H56 | 24/06/2008 | Permalien

vous avez raison,j'ai été abusé par une ponctuation maladroite .Neanmoins le sale gout que j'ai dans la bouche persiste quant à ses ecrivains qui se croient detenteurs de la verité .

Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

toujours naze et qui cotises pas | 16H38 | 23/06/2008 | Permalien

a fred RDV demain même heures même endroit et même punition rhaaaaa lovely

Portrait de hgnaton

De hgnaton

16H53 | 23/06/2008 | Permalien

Merci Fred, pour la façon dont vous avez abordez la précarité des jeunes chercheurs dans vos romans…Bien évidement j'adore les évangélistes car je n'ai pas de mal a me projeter… Je fais presque le même métier que vous…Pas écrivain hein, géoarchéologue…

Portrait de fleurdebitume

De fleurdebitume

Educatrice | 17H01 | 23/06/2008 | Permalien

Bonjour Fred j'ai un mal fou à pouvoir vous écrire. Je suis addict à vos roman et je soutiens pleinement votre engagement auprès de Cesare battisti. Je me suis beaucoups documenté à son sujet et je « milite “ comme je peux pour plaider sa cause . J'aimerais savoir s'il est possible de lui écrire en prison.

Portrait de fleurdebitume

De fleurdebitume

Educatrice | 17H38 | 23/06/2008 | Permalien

merci beaucoups fred pour ces indications .j'ai plein de choses à lui dire à cesare battisti notamment j'ai a lui parler de littérature , grâce à ses romans ( et aux votres aussi) j'ai pris goût à l'écriture et je me suis mise également à raconter des histoires. Je voudrais saluer la rigueur et la prècision de vos recherches concernant la documentation à propos des années de plomb . J'ai beaucoup de liens avec l'italie, et le hasard à fait que j'ai connu dans le passé une personne se trouvant en éxil dans la même situation que Cesare et je sais combien la rupture, l'isolement et la sensation d'être pris au piège d'un destin qui nous échappe, peut détruire une personne.

Portrait de banastere

De banastere

19H12 | 23/06/2008 | Permalien

Fred Vargas ? ? ? Kicéça ? ? ?
Un écrivain ? Elle est connue ? Elle a écrit quoi ?
Eh ben bravo RUE89… vous arrivez à peine à la cheville de Libération. Eux invitent de vrais intellectuels, avec de vrais combats, sans aucune concession, avec des choses à dire sans rien avoir à vendre. Ce sont pour la plupart les chefs de file des différents courants de pensée…comme CARLA BRUNI par exemple…
Naaaaan, Fred Vargas, j'ai presque tout lu d'elle et j'adore… longue vie à Adamsberg et à Danglard.

Portrait de Luca

De Luca

là | 23H33 | 23/06/2008 | Permalien

Putain ! (désolé pour le cri du cœur) quel dommage que j'ai loupé le tchat , j'aime beaucoup Vargas, tant pis , vivement les nouvelles aventures du mystérieux Adamsberg Mercredi !

Portrait de Schtroumpf perplexe

De Schtroumpf perplexe

physicien | 00H33 | 24/06/2008 | Permalien

J'ai lu avec un très grand plaisir quelques Vargas, et j'en ai quelques uns en attente dans ma bibliothèque.

J'en parle souvent avec deux collègues et amis physiciens qui adorent ses livres. Je ne sais pas si ce que je vais dire va vous paraître idiot, mais nous trouvons que les héros de Vargas, Adamsberg et les trois historiens par exemple, représentent merveilleusement bien dans leurs pérégrinations ce qu'est la pensée scientifique.

Il y a les moments d'observation, ceux où l'on se documente, ceux de la confusion, ceux de la rêverie, de l'intuition, ceux où l'on se trompe. Et comme les romans de Fred Vargas se terminent bien (sauf pour au moins une victime ; o), il y a aussi ceux de la découverte.

Concernant la durée, viennent des instants où il faut réagir vite, alors que d'autres fois, on peut très utilement sembler ne rien faire de spécial pendant des heures.

Tout cela est très scientifique.
(Sérieux, pas d'ironie.) Evidemment, ce n'est pas tellement surprenant, vu le métier de l'auteure. Mais bon, il fallait peut-être le dire.

Portrait de Schtroumpf perplexe

à Schtroumpf perplexe Portrait de Schtroumpf perplexe De Schtroumpf perplexe

physicien | 09H43 | 25/06/2008 | Permalien

« Je ne sais pas si ce que je vais dire va vous paraître idiot ».

Apparement, ceux qui ont voté on du trouver ça idiot. J'aimerais savoir pourquoi. Mon message n'est pas hors sujet.

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