
Fred Vargas en « un lieu incertain » et invitée de Rue89
A deux jours de la parution de son onzième » rompol » , » Un lieu incertain » , Fred Vargas était l'invitée du tchat de Rue89.
L'auteure et la littérature
► Setori : Je regrette que les personnages atypiques et ô combien sympathiques des premiers romans aient disparus au profit d'Adamsberg. J'aimais bien les farfelus dans leur grande maison. Reviendront-ils dans d'autres romans ?
Je les aimais bien, aussi. Je ne les oublie pas, d'ailleurs. Dans « Dans les bois éternels » et dans ce tout nouveau « Un lieu incertain », deux d'entre eux réapparaissent. Pour que, peu à peu, leur monde rejoigne celui d'Adamsberg. Je ne voulais pas créer de série. Un jour peut-être, je les ferai évoluer ensemble. Mais je ne prévois jamais rien, pour mes livres, donc je suis incapable de vous donner plus de précision.
► Hubert Artus : Depuis sa création dans « L'Homme aux cercles bleus » jusqu'à aujourd'hui, comment a évolué Jean-Baptiste Adamsberg dans votre esprit ?
D'abord, et cela vaudra pour toutes les questions, je suis la dernière personne qui suis capable de savoir ce que je fais, et pourquoi je le fais. Donc, la dernière à pouvoir répondre de façon satisfaisante à ces questions précises ! Bon, Adamsberg : il me semble qu'au début, j'étais « amoureuse » de lui, qu'ensuite, il m'a quittée, ou bien je l'ai quitté (je n'ai pas la réponse ! ), et en tout cas je l'ai abandonné car il prenait trop de place dans ma vie. Ensuite, j'ai donc crée d'autres « héros » -très infantiles, immatures : les trois évangélistes de « Debout les morts ». Qui me ressemblaient bien plus qu'Adamsberg me ressemblait. Puis, à l'occasion d'une nouvelle, « Salut et liberté », écrite pour le Monde en 1997, j'ai repensé à lui. Je me suis rendu compte que nous n'étions plus « fâchés ». Et j'ai repris ma « pente naturelle » avec lui.
► Eelisa : Participerez-vous à la rencontre du livre de Fuveau qui a lieu tous les ans au début du mois de septembre (cette année, du 4 au 7) ?
Non, je fais de moins en moins de festivals, faute de temps.
► C. Creseveur : J'ai souvent l'impression qu'écrire rend schizophrène, dans le sens où il faut être à la fois extrêmement humble et parfaitement prétentieux. Humble parce qu'on n'a jamais aucune garantie d'être reçu, et que le talent est toujours exogène (ce sont les autres qui vous décident talentueux, non ? ) ; prétentieux parce qu'il faut avoir un drôle de culot pour imaginer qu'en plus les gens pourraient être intéressés par ce que vous écrivez, voire l'apprécier ! Vous connaissez ce sentiment « oxymorique » ?
Cette dichotomie peut sûrement se produire si, en écrivant, l'idée de la réception prédomine sur la réalisation : si l'on se place, dès le début, sous le jugement de l'autre, ou bien si l'on est tout seul. Je n'ai jamais écrit un seul roman en réfléchissant à sa réception. Ni par humilité ni par prétention. C'est juste un « jeu » que je fais dans mon coin, avec pour seul projet cette phrase : « Et si on se racontait une bonne petite histoire ? “ Et, l'écrivant, je me comporte un peu comme un lecteur qui voudrait lire cette petite histoire.
Je tente bien sûr de me la raconter au mieux, avec des mots qui me plaisent. C'est ainsi que j'ai écrit trois livres de suite sans avoir d'éditeur ! L'idée que ce soit apprécié ne me passe pas par la tête. D'ailleurs, quand ‘Debout les morts’ est sorti, il s'en est vendu 1600 exemplaires et je trouvais ça incroyable. Cela me convenait parfaitement. Peut-être mieux, finalement, que les ventes d'aujourd'hui. Ventes que ma pensée a, au fond, du mal à accompagner.
► Hubert Artus : Quelle est votre technique, votre musique, quels sont vos ‘trucs’ ?
Je n'ai pas de technique véritablement choisie, puisque je n'ai aucun choix ni aucune maîtrise sur ma manière de faire. Je suis obligée d'écrire l'histoire en trois semaines -obligée parce que je ne sais pas faire autrement-, de ne faire alors que cela, en me coupant du monde pour croire à la fiction que je suis en train d'écrire. Trois semaines, aussi pour suivre le fil de ma narration car je n'ai jamais de plan. Après ces vingt-et-un jours de ‘cuisson’, vient le temps des corrections infinies. Je ne corrige jamais l'histoire, mais seulement le rythme, le style, le ‘son’.
Entre la première version et, disons, la vingtième, le livre ‘de départ’ et celui ‘d'arrivée’ n'ont rien à voir. Après, alors que l'histoire et les personnages, leurs actions et le sens de leurs dialogues n'ont pas changé d'un millimètre, seul le son a ‘bougé’. Sans lui, l'histoire n'a aucune chance de décoller, un peu comme un oiseau sans ailes.
► Hubert Artus : Pourquoi, en 2008, quelques semaines avant la présidence française de l'Union, une thématique centrale européenne (régulation de l'immigration au sein des pays membres, police, etc) ?
Je n'ai pas choisi de parler de l'Europe dans ce roman, c'est l'histoire qui m'a amenée à me promener entre l'Angleterre et la Serbie. Au début d'ailleurs, ce devait être la Slovénie, lorsque j'ai découvert que le village du vampire historique se situait au nord-est de la Serbie. Cette déambulation européenne affleure nécessairement le politique. Je n'ai pas pu résister à évoquer la fermeture de l'Europe aux non-Européens, la dérive actuelle qui consiste à faire de l'Europe un territoire clos pour privilégiés, laissant les autres mourir hors de ses murs.
Mais, si mon implication politique est grande dans la vie réelle –racisme, environnement et justice-, je ne veux pas mélanger cette ‘matière’ réaliste avec la fiction. Chaque fois que je suis tentée de le faire –et je l'ai fait, ici- j'ai dû enlever des tonnes de pages, c'est raté. C'est une question de matière littéraire. Selon moi, la fiction n'est pas faite pour représenter la réalité, mais pour en créer une autre. C'est toute la différence, dans la création, entre le réalisme et le réel vraisemblable.
► Sorokine : Intéressant mais un peu déprimant, le succès de Vargas. Littérairement c'est assez répétitif, pas trop bien écrit, avec des personnages schématiques et convenus, une fois pour toutes égaux à eux-mêmes, pas de véritables personnages de roman dont on sentirait l'évolution au fil des pages. Et du happy ending. Politiquement, c'est posé à gauche, une gauche plus du côté du (bon) sentiment et de la compassion que de l'analyse et de la justice sociale, la gauche des belles causes vues du point de vue de ceux qui les patronnent. Probablement faut-il conclure qu'il y avait là les ingrédients d'un succès commercial, sur un créneau Simenon pour classes moyennes instruites, Maigret modernisé tendance bobo. Mais Simenon, dans son classicisme, écrivait mieux et même pas sûr qu'il était plus conservateur.
Vos critiques sont normales : il ne s'agit pas, en effet, de roman noir, mais de roman policier. C'est-à-dire, je crois, des histoires se situant sur la branche littéraire des mythes et des contes à catharsis.
Quid des rapports de l'écrivaine avec Cesare Battisti ?
► dalun : Battisti ne sera pas extradé du Brésil (ils ne connaissent pas la prison à perpétuité). C'est une nouvelle que j'ai apprise très récemment. Mais peut-être le saviez-vous ?
Oui, mais c'est une fausse nouvelle ! En effet, l'Italie, sachant que le Brésil n'admet pas la perpétuité dans sa Constitution, a promis au Brésil de réduire à trente ans la peine de Battisti (condamné, au départ, à la perpétuité).
► Bardamu : Comme vous, il me semble que la justice des hommes doit cesser de passer quand le temps a fait son œuvre, changé les hommes, et que l'amnistie et la prescription doivent faire partie de tout droit véritablement démocratique. Ma question est donc simple : que pensez-vous de la condamnation de Maurice Papon, presque soixante ans après les faits ? L'avez-vous contestée, de manière publique ou privée, de la même façon que vous contestez aujourd'hui les poursuites contre M. Battesti ? Si non, pouvez-vous nous indiquer pour quelles raisons ?
L'immense différence, entre autres, est que Battisti fut condamné pour crimes politiques, et non pour des crimes contre l ‘humanité. Ces derniers, me semblent-ils, échappent à l'idée de l'amnistie.
► Vous allez régulièrement voir Battisti dans sa prison de Brasilia. Pouvez-vous en parler plus longuement ?
J'y vais environ tous les quatre mois. Tant pour le voir que pour voir ses avocats, et aussi des personnalités susceptibles de nous aider. Cesare ne va pas bien, évidemment. Comment pourrait-il en être autrement ? La perception de son cas au Brésil est malheureusement très liée, comme cela fut le cas en France, à la puissance de la propagande italienne et à l'énergie que déploie le gouvernement transalpin pour convaincre le Brésil d'extrader Cesare Battisti. Pour cette affaire, Romano Prodi n'a pas fait preuve de plus d'ouverture que Berlusconi.
► fleurdebitume : Bonjour Fred, j'ai un mal fou à pouvoir vous écrire. Je suis addict à vos romans et je soutiens pleinement votre engagement auprès de Cesare battisti. Je me suis beaucoups documenté à son sujet et je milite’ comme je peux pour plaider sa cause. J'aimerais savoir s'il est possible de lui écrire en prison.
Oui, et c'est même très utile pour maintenir son moral et sa vitalité. J'incite le maximum de personnes à lui écrire, même si cela semble au début très difficile à faire. Mais, ainsi qu'il le dit : ‘Racontez-moi, même ce que vous mangez, pour que je ne perde pas pied avec la réalité.’ Son adresse est disponible auprès du Cabinet de lecture de Rue89. Attention, écrire en portugais uniquement, et poster la lettre en recommandé avec accusé de réception. Sinon, la lettre n'est pas sûre de lui parvenir.
► Marie 75 : Marina Petrella se laisse mourir ! Je sais que vous la soutenez. Pouvez-vous nous en parler ?
Le problème de la rupture de la parole française est aussi vivace pour Marina Petrella que pour Cesare. Le gouvernement français, en 2004, nous a dit, qu'il rompait avec la ‘doctrine Mitterrand’ parce que la France ne devait pas être un ‘refuge pour sanguinaires’. Mais, quand Sarkozy propose d'asiler des membres des Farc, il ne fait rien d'autre, comme Mitterrand, que d'élaborer une doctrine qui permette une sortie de crise. Mais si ces guérilleros viennent en France, comment peuvent-ils être sûrs, aujourd'hui, qu'ils ne seront pas expulsés vers la Colombie demain ? La France n'a donc pas extradé Battisti, et maintenant Marina Petrella, et avant eux Paolo Persichetti, pour une question de ‘Justice’, mais pour honorer un contrat électoral et financier. Contrat dont les termes ont été publiés dans la presse transalpine le 1er juillet 2004.
En attendant le début du tchat, un décryptage thématique sur Fred Vargas et le monde littéraire et politique de 2008.
Le nouveau roman
En fait, c'est exactement ça. La vie de Fred Vargas est très précisément comme son œuvre, elle-même semblable à la psyché de Jean-Baptiste Adamsberg : une rationalité régulièrement fissurée par des fulgurances, un flegme serein car hyper-rusé, une folie contenue car guidée par une obsession vitale. Un lieu incertain.
Si Fred Vargas tient la forme, c'est aussi parce que, tous les deux ans, elle donne vie à Jean-Baptiste Adamsberg, directeur de la police criminelle à Paris. Un obstiné de la déambulation et du rêve (” pelleteur de nuages » ). L'enquêteur parfait pour un roman, pour qui tout est dans tout. Le mec tordu avec qui on est toujours perdu, mais avec qui on aime se retrouver.
On entre dans » Un lieu incertain » au moment où Adamsberg va pénétrer dans l'Eurostar. Convoqué pour un colloque sur l'harmonisation des flux migratoires au sein de l'Union européenne, trois jours » avec des flics et rien d'autre venus de vingt-trois pays pour optimiser la grande Europe policière » .
On entre ensuite, comme toujours chez l'auteur, dans un univers surréaliste et macabre : l'enquête démarre dans un amas d'une vingtaine de jambes tranchées, encore chaussées ( ! ), au cimetière d'Highgate. De retour de la grand-messe policière, une autre boucherie attend Adamsberg : Pierre Vaudel, ancien journaliste spécialisé dans les affaires judiciaires, tué, démembré, concassé et éparpillé dans son propre bureau, » à première vue avec une scie électrique et une masse » . Plusieurs pistes, du jardinier violent au fils rejeté, en passant par la famille d'un artiste suicidé.
Comme toujours chez Fred Vargas, de la matière : crottin, poils de chien et un mouchoir en papier porteur d'un ADN inconnu sèment le trouble. Comme toujours aussi, l'écriture appelle la vie, ou la résolution (on se rappellera » Pars vite et reviens tard » ) : ici, c'est une lettre sibylline et incantatoire en allemand, signée du défunt. Les langues étrangères sont une des clés du livre : ce » Lieu incertain » , roman qui nous bringuebale de Londres à la Serbie, délimite aussi l'Europe d'aujourd'hui. A la recherche de son identité et de son inconscient.

On signalera que, ici, c'est aussi l'imaginaire gothique que lorgne la romancière. Reconvoquant la figure d'un -réel- vampire, Fred Vargas, comme à son habitude, donne une dimension réellement littéraire à une obsession d'actualité. Ici, l'Europe et l'identité. » Un lieu incertain » n'a peut-être pas le degré de stress romantique de » L'homme à l'envers » ou de » Pars vite et reviens tard » , mais il témoigne d'une belle évolution : une intrigue plus tordue encore, des temps morts originaux, et une avancée de la folie dans le monde de la logique.
La romancière, la chercheuse, la femme
Côté pile : onze romans auquel il faut ajouter quatre ou cinq autres ouvrages. Côté face : une femme qui est « archéo-zoologue » au CNRS depuis 1986, s'intéressant plus particulièrement aux ossements du Moyen-Age occidental. Un intérêt pour le squelette dont on sait qu'il irrigue presque tous les romans de Fred Vargas.
Au final : une femme qui vit entre obsession, engagement, fidélité, rationnel et irrationnel, et perpétuelle surchauffe créative. Ainsi, en 2006, alors qu'elle préfaçait avec Bernard Henri-Lévy le livre que Cesare Battisti avait envoyé du Brésil ( » Ma cavale » ), la scientifique avait présenté aux autorités ministérielles compétentes un projet de… cape de protection contre le virus de la grippe aviaire. Un projet testé, crédible, mais abandonné. Fred Vargas avait déjà passé quatre ans à étudier un autre virus, celui de la peste, et avait aussi publié un ouvrage sur ce sujet, » Le chemin de la peste, le rat, la puce et l'homme » .
La serial selleuse
Avec son approche des bons sentiments dénués d'angélisme et d« idiotie, et malgré un côté » happy end » volontairement maquetté grand-public, Fred Vargas est une de ces auteurs qui lient qualité littéraire, haut niveau intellectuel et littérature, justement, » grand public » . Il y a une Vargas touch (subtil mélange d'humour, de folie macabre, de tendresse, de culture et d'obsession de l'insolite). Et un Vargas phénomène. Entre 1987 et » Les Jeux de l'amour et de la mort » (dont elle n'est pas fière) et ce nouveau roman vingt-et-un ans après, un monde s'est ouvert. » Dans les bois éternels » (2006) s'est vendu à 425000 exemplaires. Le record est, évidemment, » Pars vite et reviens tard » (2001) : 860000 acquéreurs. A ce jour.
Cesare Battisti
En 2004, lorsqu'elle mit sa notoriété au service de Battisti, elle avait surpris son monde, qui la croyait alors dépolitisée. Les mauvaises langues en ont fait une passionaria has-been et fatalement manipulée. C'était, dans toutes les dimensions de l'accusation, mal connaître la femme. Et mal connaître la question.
Depuis quatre ans maintenant, elle donne beaucoup de son temps et de son argent à la défense de la vérité sur Cesare Battisti. C'est d'ailleurs le titre du livre qu'elle publiait peu après que les gouvernements Raffarin et Berlusconi aient accepté de collaborer autour de la question des réfugiés italiens en France : « La vérité sur Cesare Battisti ».
Rue89 le signalait en avril dernier : l'Italien, incarcéré au Brésil depuis que la police l'a sorti de sa clandestinité l'an dernier, est en attente du verdict quant à son extradition. Très régulièrement, Fred Vargas va le voir.
Sur tous ces dossiers, comme sur d'autres, vos questions, réactions, coups d'amour ou coups de gueule sont toujours les bienvenus ici.
► Un lieu incertain de Fred Vargas (Viviane Hamy, 385 pp., 18€) en librairie le 25 juin
► Corrigé le 21/06/2008 à 17h07 car, comme le fait remarquer un lecteur attentif, nous ne sommes pas en 2018 et il ne s'est donc écoulé que vingt-et-un ans depuis le premier roman de Fred Vargas.
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De Gudule
15H52 | 21/06/2008 |
Entre 1987 et « Les Jeux de l'amour et de la mort » (dont elle n'est pas fière) et ce nouveau roman trente-et-un ans après, un monde s'est ouvert.
a) Alors soit il est paru en 1977,
b) soit nous sommes en 2018.
c) Ou alors 21 ans d'écart entre les deux.
Je vote pour b), la notion du temps est toujours extrêmement subjective.
à Gudule
De Arnaud Aubron
Rue89 | 16H09 | 21/06/2008 |
J'ai organisé un vote à la rédaction : il fallait choisir c). Désolé, vous ne remportez pas la collection complète de vingt-et-un ans de carrière de Fred Vargas, mais merci quand même d'avoir participé.
De TARPON
16H00 | 21/06/2008 |
« une rationalité régulièrement fissurée par des fulgurances, un flegme serein car hyper-rusé, une folie contenue car guidée par une obsession vitale. Un lieu incertain. »
C'est sur que si je parlais comme ça de ma voisine …..
à TARPON
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 18H19 | 23/06/2008 |
« C'est sur que si je parlais comme ça de ma voisine ….. »
Et ? Et alors ? J'attends la suite ! ! !
Sacré Tarpon ! Vous cherchez un ticket avec la voisine ? ; -))
à Les Chats
De TARPON
19H37 | 23/06/2008 |
J'etais heureux i y a quelques jours ,je croyais que le tronc retrouvé etait le sien.POur le reste…
à TARPON
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H36 | 23/06/2008 |
Quel humour ! Pour le reste il n'y a qu'à l'ignorer.
De Bardamu
difficile | 16H31 | 21/06/2008 |
Chère Fred (je peux vous appeler Fred ? ),
je connais mal vos écrits, à part une histoire un peu abracadabrantesque de mâchoire de loup, lue pendant une rage de dents ( ! ) qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.
Ah si, j'ai vu un film avec Garcia, tiré d'un de vos livres, où l'intrigue m'a paru également assez capillotractée, mais l'adaptation était sans doute mauvaise.
C'est pourquoi, à mon grand regret, ce n'est pas à la romancière que je m'adresse, mais à la citoyenne engagée dans un combat des plus honorables pour que Cesare Battisti recouvre sa liberté.
Comme vous, il me semble que la justice des hommes doit cesser de passer quand le temps a fait son oeuvre, changé les hommes, et que l'amnistie et la prescription doivent faire partie de tout droit véritablement démocratique.
Ma question est donc simple : Que pensez-vous de la condamnation de Maurice Papon, presque soixante ans après les faits ?
L'avez-vous contestée, de manière publique ou privée, de la même façon que vous contestez aujourd'hui les poursuites contre M. Battesti ?
Si non, pouvez-vous nous indiquer pour quelles raisons ?
Merci d'avance de votre réponse.
Cordialement.
à Bardamu
De JJ Reboux outrageur de poulets
22H40 | 22/06/2008 |
Il faut vous soigner, Bardamu !
à JJ Reboux outrageur de poulets
De Bardamu
difficile | 13H35 | 23/06/2008 |
Mais c'est notre ami Reboux ! Depuis le temps !
Comment va ? Racontez-moi tout : un policier vous a regardé méchamment ces temps-ci et du coup vous avez écrit un pamphlet antifascise de 1200 pages qui va ébranler la république ?
J'ai hâte de connaître la suite de vos merveilleuses aventures !
à Bardamu
De C. Creseveur
D'actualité | 16H07 | 23/06/2008 |
Ce n'est pas Bardamu qu'il fallait choisir comme pseudo mais Daxiat.
à C. Creseveur
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 16H36 | 23/06/2008 |
Et une p'tite claque de Desnos à Laubreaux en souvenir ? : )
à Charles Mouloud
De C. Creseveur
D'actualité | 17H09 | 23/06/2008 |
Merci pour la référence. D'autant que Desnos était un gars bien. Sous la dictature à Cuba au début des années 30 il a filé ses papiers d'identité à un type qui était poursuivi par le régime afin qu'il puisse quitter le pays !
à C. Creseveur
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 17H19 | 23/06/2008 |
Tu sais que le personnage de Daxiat dans « le dernier métro » de Truffaut est inspiré de Laubreaux ?
à Charles Mouloud
De C. Creseveur
D'actualité | 17H55 | 23/06/2008 |
C'est bien de là que je l'ai exhumé ! ; ~0
à Bardamu
De JJ Reboux outrageur de poulets
18H10 | 23/06/2008 |
Mais non, pas du tout, les policiers sont très gentils avec moi, en ce moment, c'est incroyable… Si vous voulez connaître la suite de mes merveilleuses aventures, venez au palais de Justice vendredi 27 à 9h… (mais bon, il risque d'y avoir plein de gauchistes dégénérés…)
Avouez quand même que votre question à Vargas sur Maurice Papon est totalement à côté de la plaque… (J'ai souvent croisé la route du premier. Je suis heureux de n'avoir jamais eu à faire à l'immonde Papon.) Comparer Papon à Battisti, gonflé, le Bardamu !
De Canadien_volant
Waterloo... Morne plaine | 22H45 | 21/06/2008 |
Bonjour,
Je suis toujours étonné quand un critique littéraire commence par « déflorer » l'intrigue d'un roman policier afin de donner envie de le lire.
Contrairement à notre ami Bardamu, j'ai lu plusieurs romans de Fred Vargas et je n'ai pas tiré mon sentiment d'un film raté ou réussi d'après un de ses livres ou d'une lecture pendant une rage de dents (moment peu propice pour l'analyse et l'admiration).
Je me contenterai donc de recommander aux lecteurs intéressés de se plonger dans ses romans sans en dévoiler la trame.
Lorsqu'on apprécie les trames policières « qui sent(ent) la noisette », on ne peut que tomber sous le charme d'un commissaire qui apprécie les fantomes dans sa maison, envoie ses inspecteurs inspecter les mouettes jusqu'à ce qu'elles leur parlent, qui s'entoure d'un second érudit et alcoolique et d'une lieutenante assurance tous-risques. Les romans de Fred Vargas font partie de ces livres dont on comprend très vite qui est l'assassin -le lecteur est toujours très intelligent- et sur l'identité duquel on se trompe à chaque fois.
« Sous les vents de Neptune » suivi de « Dans les bois éternels » constituent un bon début.
Quant aux engagements politiques de l'auteur, je lui laisse, comme pour chaque citoyen, le privilège de cette liberté.
à Canadien_volant
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 12H21 | 22/06/2008 |
Si c'est du présent article que vous parlez, rassurez-vous : j'ai présenté les axes de l'enquête, parce que c'est ainsi qu'on délimite les préoccupations d'un auteur et d'un roman, mais rien défloré du tout. Il serait paresseux, sous prétexte que c'est un roman policier, de ne « pitcher » que le début du roman. Ce serait, en outre, preuve de paresse journalistique.
à Hubert Artus
De TARPON
17H52 | 22/06/2008 |
elle existe en e book ,peut etre pas completement ,mais un extrait audio pour la promo…
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 07H12 | 22/06/2008 |
Où sont passées les questions de l'article précédent ?
Vous avez de plus en plus l'habitude de faire deux articles sur le même sujet, du coup, les interventions du premier sont « sucrées » !
Donc, je renouvelle ma profonde admiration à Fred Vargas, et je repose ma question :
Participerez vous à la rencontre du livre de Fuveau qui a lieu tous les ans au début du mois de septembre ?
J'aimerais beaucoup vous faire signer un livre que j'aime particulièrement : « L'Homme à l'envers ».
Merci en tout cas, Madame, de nous régaler de vos polars. Je n'en rate aucun !
(quant aux « adaptations » à l'écran, dont parlait Bardamu, effectivement, il ne faut pas juger votre oeuvre à travers, parce que c'est raté ! )
à eelisa
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 12H23 | 22/06/2008 |
L'article précédent ne faisait qu'annoncer le tchat, celui-ci présente les axes du tchat. Donc, il ne s'agit pas de deux articles sur la même chose, rassurez-vous. Les questions au précédent papier sont bien entendu conservées, et bien sûr seront posée à l'auteur !
De compte supprimé 13
09H10 | 22/06/2008 |
les prises de position de Mme Vargas font que je n'achète plus aucun de ses livres.
ma philantropie ne va pas jusqu'à donner de l'argent à des causes que je ne défends pas.
à compte supprimé 13
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 09H31 | 22/06/2008 |
Vous en avez parfaitement le droit ;
moi je n'achète plus Johnny et je vends ma collection « idôlatreuse » d'objets divers, si ça intéresse un « toujours fan »… ; -)
à eelisa
De compte supprimé 13
10H25 | 22/06/2008 |
désolé je n'ai jamais apprécié ce people. ; -)
à compte supprimé 13
De andriouchka
09H43 | 22/06/2008 |
J'imagine sans mal que vous préférez Le Dantec ? C'est bizarre, mais moi je n'achète pas de ses bouquins ; )
On peut très bien ne pas adhérer aux idées et approuver l'écriture, cf Céline
à andriouchka
De compte supprimé 13
10H23 | 22/06/2008 |
la stupidité de certains est incommensurable !
si je n'achète pas Vargas je suis pour Le Dantec ! ? !
la réflexion ne doit pas faire partie de votre paquetage de base. Vous l'avez déjà prouvé sur quelques sujets.
à compte supprimé 13
De caro
délinquante avérée | 11H07 | 22/06/2008 |
ira, vous pourriez apprendre la signification de quelques codes comme celui-ci ; ) employé par andriouchka. Vous auriez compris que le commentaire est ironique, mais pas malveillant. Cela vous aurait permis de ne pas répondre d'une manière aussi méprisante et méprisable.
à caro
De compte supprimé 13
14H08 | 22/06/2008 |
je réponds comme je veux et vous n'avez aucune leçon à me donner.
vous aurez remarqué peut-être la place du « smiley » cela ne correspond pas à ce que vous dites
à compte supprimé 13
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 19H31 | 23/06/2008 |
Cool mec …. que vous êtes agressif dans vos réponses ! ! ! Vous pouvez dire ce que vous avez à dire sans cette agressivité quand même. Non ?
à Les Chats
De compte supprimé 13
08H35 | 24/06/2008 |
voyez-vous, lorsque je constate qu'un commentaire anodin sur Johnny H. est refermé… je me dis que ce ne sont pas les commentaires que l'on juge mais le rédacteur…
reprenez la séquence des échanges et vous verrez que l'agresseur n'est pas où vous le croyez…
vous constaterez que mon bref échange avec « eelisa » était serein et plutôt sympa, jusqu'à ce que deux habituées de certains sujets viennent s'en mêler en donnant une tournure particulière par leurs jugements
à compte supprimé 13
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H34 | 24/06/2008 |
» lorsque je constate qu'un commentaire anodin sur Johnny H. est refermé… je me dis que ce ne sont pas les commentaires que l'on juge mais le rédacteur… «
Complètement d'accord avec vous ira. J'ai assez rouspété contre ce genre d'attitude qui m'énerve profondément. Je subi souvent le même sort ici même sur cette page un riverain me mets naze systématiquement même lorsque je ne donne qu'un lien, c'est vous dire.
Je me refuse ce genre de petite vengeance d'un esprit petit sauf si la personne s'autonote top, mais juste pour réajuster.
D'autant que ces personnes ne justifie même pas leur note négative. Je préfère quelqu'un qui n'est pas d'accord avec moi et qui me dit pourquoi sans insulte et sans mépris bien sur, ce qui n'est pas toujours le cas hélas.
On voit même des gens se prendre méchamment la tête avec des personnes de même bord politique.
Pas grave ira, de toute façon les commentaires peuvent se réouvrir.