"Entre les lignes" suspendue: la littérature menacée sur RFI
Depuis une semaine circule une pétition de soutien à l’émission « Entre les lignes », que Catherine Fruchon-Toussaint anime depuis cinq ans sur Radio France Internationale. Cette initiative a vu le jour après l’annonce par la direction de la station de la non-reconduction du magazine dans la grille d’hiver le 28 octobre. De nombreuses personnalités de l’édition et des médias l'ont signée.
« Entre les lignes » est un magazine en deux parties de vingt minutes. L‘une, diffusée le vendredi à 16h40, porte sur l’actualité littéraire. L’autre, le samedi également à 16h40, est un entretien avec un écrivain. La tranche du samedi doit être supprimée en premier. Selon l’animatrice, la direction estime que cinq minutes suffisent, pour un écrivain.
La suppression de cette tranche menace l’existence d’une émission véritablement littéraire, où s’échangeraient idées et propos sur le monde. Si bien que Catherine Fruchon-Toussaint a posé les congés auxquels elle avait droit pour signifier son désaccord :
« La direction m'a répondu : Puisque tu pars, on ne veut personne pour te remplacer, on suspend aussi la partie du vendredi jusqu’à ton retour...' Mais où a-t-on vu une émission réapparaître sur une grille après cinq mois d’absence ?
Parmi les prochains invités : Christophe Ono-dit-Bio, qui réagira sur le drame birman (ce samedi 5), puis Fabrice Gaignault ( »Dictionnaire des auteurs snobs, éd. Scali), Hugo Boris (La Délégation norvégienne », éd. Belfond), Louise Alain, éditrice au Québec, Alaa El Aswany (Chicago, éd. Actes Sud) ou Clémence Boulouque.
Si cette décision tombe des nues, d’où la surprise de l’animatrice et de l’ensemble du secteur concerné, elle s’inscrit dans la logique de reformatage complet de tout l’audiovisuel public. Lequel commence à trembler en attendant le rapport sur la question, à venir bientôt, préparé par Georges-Marc Benamou, conseiller de l’Elysée pour la culture et l’audiovisuel.
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Veut-on nous empêcher de lire « entre les lignes »?
Ce qui est « écrit »,c’est qu’avec 5 minutes pour un écrivain,la fiction devient encore plus un véritable… « roman »!
http://info-espress.over-blog.com/
après nous n’est ce pas notre président, soutenu par une horde d’intellectuels fous, qui a dit que la princesse de clèves, bon ça va un moment mais ça sert à rien dans la mondialisaion.
@ tous les avis sur cet ouvrage américain : Rue89 n’a pas oublié, laissez-nous simplement le temps, car cet ouvrage paraît en mêem temps que d’autres documents et essais français d’envergure. Nous devons traîter de l’actualité livresque des idées françaises et internationales. C’est aussi pourquoi le livre dont vous parlez fut traité à sa sortie aux USA. Bientôt il sera question ici, par mon fait, de Michel Onfray, Norman Mailer, etc etc. Ne faites pas de procès d’intention. Même sur le support ultra rapide de l’Internet, il convient de faire confiance au temps…
« 5 minutes suffisent » quelle tristesse, ont-ils déjà et si vite perdu de vue que parler d’un livre ou d’une oeuvre ou d’un travail ce n’est pas la même chose que vendre une canette de coca 2.0 .
Je nous sens collectivement très mal partis.
Y a-t-il quelque part où l’on puisse protester (à part en écrivant à la direction de RFI sa petite bafouille individuelle indignée) si l’on est personne en particulier ?