Denis Robert : « Une seule envie, retourner à l'écriture »

Pour s'échapper de l'affaire Clearstream, le journaliste cède la place à l'écrivain. Qui se raconte dans un livre façon bilan d'étape.

A force, on aurait presque fini par l'oublier : Denis « Clearsteam » Robert est écrivain. Journaliste aussi, bien sûr. Mais de cette catégorie de journaliste-écrivain à la Albert Londres, qui met « la plume dans la plaie ». A l'occasion d » « Une affaire personnelle », paru ce vendredi, rencontre avec un homme qui, lorsqu'il crie, écrit.

Denis Robert, c'est le genre qui aime le foot, qui paye sa bière, et qui bosse. Le mec simple. Mais obsédé. De ceux qu'on ne tue pas, et chez qui rien n'est jamais achevé. Le genre tanné, ces hommes dont les cernes sourient toujours.

Son nouveau livre n'est pas un roman. Pas non plus une enquête. « Une affaire personnelle » est une démarche d'écrivain. L'entretien qui suit porte certes un peu sur Clearstream (le réel, le background de notre homme), mais son objet est essentiellement littéraire : l'écriture et l'objet livre sont le carburant de l'écrivain-journaliste. Dans la version intégrale de l'entretien, d'autres thèmes sont également abordés.

Un livre pour sortir du piège de l'affaire Clearstream

Si ses ouvrages sur l'internationale de la corruption sont primordiaux, « Une affaire personnelle » est le plus important pour l'intimité et la survie de son auteur. Comme un « point Inforoute » intime. Des années après les débuts de son tombereau de déboires, procès et excommunications, il y fait un bilan de compétences futures.

Certes, Robert est journaliste, et il aime les faits de société (l »affaire Villemin, le foot-business, Clearstream). Mais il est autant romancier (« La Domination du monde », « Le Bonheur », « Une ville », etc.), avec un talent remarqué, des mises en scène épurées, une grande attention aux personnages, une écriture faussement simple et un côté bien tapé.

L'identité de Denis Robert, c'est homme de fiction. Aussi, « Une affaire personnelle » est-il un cri littéraire. L'affaire Clearstream et ses acteurs l'ont pris au piège ? L'entreprise de ce livre était de le sortir du piège. Il y retrace sa vie. Toutes les étapes : la famille, la scolarité, les filles, la jeunesse, les livres, l'obsession d'écrire pour être dans le vrai, les faits divers, le parcours journalistique, le cheminement littéraire et les livres à venir. C'est un livre avec des flashbacks, des coq-à-l'âne, et de multiples digressions. Où tout devient cohérent.

« Je suis entré par effraction dans une histoire incroyable »

Abattu par l'interdiction, en 2006, de « Clearsteam, l'enquête “, déprimé par les visites des huissiers (‘pour une affaire dont je n'ai plus envie de parler’), Denis Robert a voulu ‘y retourner, expliquer ce truc indicible’. S'appuyant sur les écrivains Edouard Levé et Richard Brautigan -soit deux auteurs, l'un Français, l'autre yankee, suicidés…-, il dit ‘être d'abord un écrivain, entré par effraction dans une histoire incroyable’.

En ces temps de -juste- triomphe de la trilogie ‘Millénium’, Denis Robert est comme un Mikael Blomkvist de chair. Avec ‘Une affaire personnelle’, l'homme cicatrise à vif, sa propre cicatrice afin de plonger sous formol la part intime de cette affaire Clearsteam (nommée ici ‘la multinationale’, pour désincarner et éradiquer ce qui a changé sa vie). Et expurge le reste.

Il y a assurément un fil qui restera accroché pour toujours à la cicatrice, grattant la peau. Autant en faire le fil qui soutiendra le miroir. Ici, le lecteur n'est pas témoin. Pas non plus acteur. il est matière vivante de l'opération. (Voir la vidéo.)



Ecrit dans un style simple et direct, ne cessant de prendre son lecteur à parti, cette ‘Affaire personnelle’ a du coffre. En filigrane de ce bilan personnel, c'est surtout du temps que nous parle Robert. Le temps-machine (l'arrivée de l'ordinateur, modifiant le rythme d'enquête du journaliste), le temps-Internet (‘La connexion permanente sur le monde en mouvement est obsédante. L'outil conditionne la pensée. […] L'outil tue la pensée par excès de réactivité . En me livrant sur le Net, je suis en train de mollir, de me diluer’, écrit le bloggeur Denis Robert), le temps-littérature (on ne citera pas ici toutes les références qui ornent le livre, de Tom Wolfe à Cormac McCarthy), le temps-écriture (vivre avec des personnages de fiction quand vous êtes vous-même le fusible d'une histoire vraie).

Il y a une image qui, parcourant le livre, en dit tout le sens et l'urgence : celle de l'homme moderne, vivant dans un monde qui mute sans cesse, et qui est obligé de courir plusieurs lièvres à la fois. Image, elle devient note lorsque l'auteur se donne le temps de décélérer : une autre course est possible. Celle du lièvre intérieur. De l'homme mature. Et aussi celui de l'artiste, de l'écrivain.

Un tempo qui ne correspond pas aux médias d'aujourd'hui (Rue89 en tête). Et qui, si l'on n'y prend garde, révèle l'information en même temps qu'il organise la profusion. Puis la confusion. La surabondance est, on le sait, la forme moderne et capitaliste de la censure.

‘Une société qui protège ses élites contre les écrivains comme moi’

La censure, Robert connaît. Il y a donc eu cette interdiction, le lendemain de sa sortie, en 2006, de ‘Clearstream, l'enquête’. ‘Personne n'a vraiment bronché suite à cette censure’, écrit Robert. ‘Une société qui accepte ces pratiques est une société qui a peur des livres et de la liberté. C'est une société qui se recroqueville sur elle. C'est une société qui protège ses élites contre les écrivains comme moi.’

Et il y a une autre forme de censure, celle qui passe par une pression plus ou moins lancinante sur ceux qui informent. Pour l'écrivain-journaliste messin, c'est violent ; ça passe par un harcèlement judiciaire de ‘la multinationale’ depuis la parution de ‘Révélation$’, en 2001. Encore une audience, cette semaine, à Bordeaux. Et d'autres en attente.

S'ajoutent les effets de la deuxième affaire Clearstream, ‘cette putain d'affaire de corbeau’, avant laquelle Denis Robert tenait ‘plutôt bien la rampe’ : filatures de la DST, visite d'agents de la DGSE, perquisition, écoutes de son portables et de ceux de ses enfants, mails piratés, etc. Particulièrement attaqué, Denis Robert est aussi soutenu.

La plupart des journalistes sont incomparablement plus tranquilles, même avec la pression de la rentabilité, de l'urgence, des intérêts de l'actionnaire, de la fin de mois difficile pour les précaires. Mais la pression est là :

‘Il subsiste bien sûr des journalistes, nombreux, qui se bagarrent au quotidien à l'intérieur de leur rédaction, dans leur radio, leur news ou leur gratuit pour faire passer leur sujet sur telle ou telle affaire, mais ils ressemblent de plus en plus à des Indiens.

La génération qui arrive a besoin de bosser. La sélection à l'entrée des écoles de journalistes est aujourd'hui statistiquement plus difficile qu'en médecine. Plus de monde pour moins de places. Plus de pression et moins d'informations.’

La censure, c'est, aussi, le centre du livre. Pour Denis Robert, ‘le livre est le dernier endroit pour revenir à l'intelligence’. (Voir la vidéo.)



L'événement-genèse du livre est lui-même une intrusion littéraire. De fait, ‘Une affaire personnelle’ est le début de la foulée. Robert y évoque un chantier (littéraire) en cours, débuté avant que ‘cette putain d'affaire du Corbeau’ ne surgisse. Alors, avec tout le temps que les procès lui prennent, l'homme a définitivement fait le deuil de quelque chose. ‘Appelons cette chose légèreté, naïveté ou journalisme. Ça ne revivra plus’.

Des livres qui se vendent bien, certains à plus de 100 000 exemplaires

Denis Robert ne possède plus sa carte de presse depuis dix ans, et ne se sent pas journaliste. Il veut ‘vivre avec ses personnages pour écrire des fictions, quitte à vivre dans une champignonnière pendant un an’. Fort de ses romans qui se vendent bien (autour de 20 000 exemplaires en moyenne, trois de ses livres ayant atteint les 100 000) et d'un investissement dans l'écriture jamais pris au dépourvu, c'est des lecteurs que l'auteur veut se rapprocher. Homme réel englouti dans une sorte de centrifugeuse fictionnelle, le romancier sait donner vie à ses lecteurs. Il sait ce qu'est un personnage. (Voir la vidéo.)



Ecrivain, c'est un beau métier pour un journaliste-romancier rattrapé par le réel.

Hubert Artus, avec Augustin Scalbert

Une affaire personnelle de Denis Robert - éd. Flammarion - 350p., 19,90€.

Lire aussi : La vidéo intégrale de l'entretien avec Denis Robert (non montée, durée : 54 mn). Où il est aussi question des affaires, de football, du FC Metz et de Chelsea, de corruption, de Don DeLillo, Cormac McCarthy, Richard Brautigan, des prochains livres de Denis Robert, et bien d'autres sujets.

59 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de ex-riverain

De ex-riverain

x | 20H30 | 05/04/2008 | Permalien

« le livre est le dernier endroit pour revenir à l'intelligence. »
réflexion importante pour nos sociétés, venant d´un mec que j´adore pour son humanité, sa simplicité, et son intégrité.

Portrait de petit pain

à ex-riverain Portrait de ex-riverain De petit pain

21H03 | 05/04/2008 | Permalien

Portrait de Ehim

à petit pain Portrait de petit pain De Ehim

ehim.over-blog.com | 22H27 | 05/04/2008 | Permalien

Les bords du chemin qui mènent à la ponérocratie sont jonchés des tombes des idéalistes.

http://ponerocratie.over-blog.com

Portrait de Les Chats

à ex-riverain Portrait de ex-riverain De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 08H27 | 06/04/2008 | Permalien

Parenthèse pour ceux qui passent par là.

Il y a une émission sur 3 sites Rue89 - Bakchich - Médiapart, sur France-Inter :

http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/interception/index.php

dimanche 6 avril 2008 - L'info en un clic :
Face à la crise de la presse écrite et aux soupçons qui pèsent sur l'indépendance des médias, une nouvelle presse voit le jour en France exclusivement sur internet. En moins de deux ans, trois sites d'investigation ont vu le jour : Rue89, MediaPart, Bakchich… ils ne sont rattachés à aucun journal papier.

Ces jeunes sites d'information cherchent encore leur stabilité économique, et ne peuvent envisager l'avenir qu'à court ou moyen termes. Rue89 et Bakchich misent sur la publicité alors que MediaPart, lancé il y a moins d'un mois, est un site payant.

Pour l'instant, la presse véritablement rentable sur le net, c'est la presse spécialisée… à l'instar d'Au féminin.com qui vient d'être racheté par le groupe européen Springer pour 277 millions d'euros !

Quel est l'avenir de ces sites ? Quelles sont leurs différences avec le support papier ? Annoncent-ils la mort de la presse écrite ? C'est un reportage de Clotilde Dumetz.

Portrait de Révolutiona

à Les Chats Portrait de Les Chats De Révolutiona

Hawwah | 10H46 | 06/04/2008 | Permalien

Pourquoi annoncer la mort de la presse écrite ?
J'ai fait connaissance de Bakchich et Rue89, il y a peu de temps. Ils semblent s'attacher à ne pas endormir nos « consciences » avec du « chamala », et dévoiler ce qu'on voudrait tant nous taire.
J'ai réussi à croiser le fer en aparté avec un internaute de mon « ex-société », qui a fini par m'insulter, car il finissait être à bout d'arguments (sujet : suicides dans les banques). Donc, super ces sites, les échanges même « privés » et « houleux », car cela permet les rencontres même improbables, et le but final, c'est l'éveil des consciences et permettre de mettre fin à des « abus évidents et grandioses ». Les politiques ont pris conscience, eux, que c'est une force de pression considérable.
Longue vie à Bakchich et Rue89 !
Très bien, s'ils se financent avec la pub, il faut bien « manger ».
En revanche, les sites payants pas trop d'accord, s'il faut des sous pour s'informer… Certes, la presse était payante, mais cela ne permet-il pas au plus « nécessiteux » de se tenir au courant de ce qui les intéresse et ce qui peut leur permettre d'évoluer à la hausse ?

Portrait de Biquette

De Biquette

Enseignante - Ecrivain | 20H45 | 05/04/2008 | Permalien

Cet entretien est aussi passionnant que bouleversant. Puisse l'écriture procurer à Denis Robert le répit auquel il aspire et a droit. Merci de nous avoir livré cet entretien.

Portrait de NuklearCocroach

De NuklearCocroach

20H52 | 05/04/2008 | Permalien

Il s'est attaqué à un gros morceau et en ça je lui tire mon chapeau. On s'aperçoit un peu tard qu'on a laissé les requins de la finance devenir trop puissants.D'autres prendront le relais.En attendant,entretenons cette flamme là au lieu de regarder béatement celle qui circule en ce moment d'Olympie à Pekin.

Portrait de léo solo

De léo solo

21H06 | 05/04/2008 | Permalien

Le combat continue

Spéculation et crise : ça suffit.

www.stop-finance.org

Au delà de la signature de la pétition , un grand travail doit être mis en route pour l'abrogation de l'article 56 du Traité de Lisbonne.

Si, attelé à cette tâche, chacun fait preuve du courage que Denis Robert a su montrer, il peut changer le cours des choses.

Portrait de Network 23

à léo solo Portrait de léo solo De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 09H26 | 06/04/2008 | Permalien

Merci pour l'info !

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 20H57 | 05/04/2008 | Permalien

Denis Robert ,a été le plus enthousiaste , le plus accrocheur et le plus honnête des journalistes .Il a révelé le systeme , celui des banques et des médias .
Il n » a pas pété les plombs , bravo !
Heureusement , il sait qu » il a raison , et il sait qu » il n'est pas tout seul ..
Chapeau !

Portrait de Couragyme Anoneux

à Numerosix Portrait de Numerosix De Couragyme Anoneux

23H12 | 05/04/2008 | Permalien

rien à dire de mieux. Si ce n'est qu'il est quand même bien seul : « Il y a 999 défenseurs de la vertu pour un seul homme vertueux. »

Portrait de Christobal Colon

De Christobal Colon

Scandalisé à 999% | 23H12 | 05/04/2008 | Permalien

Article Top.

…« Personne n'a vraiment bronché suite à cette censure », écrit Robert. « Une société qui accepte ces pratiques est une société qui a peur des livres et de la liberté. C'est une société qui se recroqueville sur elle »…

Reste à l'inviter à repartir du bon pied cette société.
C'est encore jouable…

…et ça me fait dire qu'il faut que je me penche sur mon pamphlet « coup de gueule en France d'Après », je cherche un éditeur pour ce titre.

Le pitch est simple : un mec de 30 ans pousse un bon gros coup de gueule en pleine France d'Après.
Format court, incisif, fulgurant.
Genre canon à grêle. Ou cheval de gauche dans un enclos de droite si voulez…

Mais il me faut un mentor ( membre des 47% ) pour diriger le canon… ou suggérer à l'oreille du cheval…

Je voulais faire de la fiction mais il y a une belle réalité qui vient tout balayer sur son passage, autant s'en servir, elle est servie sur un plateau…

Besoin d'écrire aussi…

Portrait de compte supprimé 24

De compte supprimé 24

| 22H54 | 05/04/2008 | Permalien

Denis Robert, franchement je l'aime.
Il a écrit « Le bonheur », qui m'a totalement ravi il y a très longtemps. C'est un livre terrible, qui claque.
Tout le monde à la maison attend le suivant.
Et merci, merci, merci. Pour tout.

Portrait de dalun

De dalun

01H18 | 06/04/2008 | Permalien

chaque fois que j'ai pu entendre cette personne s'exprimer , j'ai aimé ce qu'il disait, comme il le disait .ça me semblait clair et intelligent .alors vraiment il est « tombé » sur un gros poison ! je le lirai ce bouquin ..denis robert c'est une voix que je garde , familière..

Portrait de Perjovem

De Perjovem

Antiquus facturum à Divodorum | 02H43 | 06/04/2008 | Permalien

je l'aime bien, Denis Robert, mais je regrette qu'il ait adopté, selon moi, une posture un peu trop « Calimero ».
J'dis ça, c'est surtout parce qu'à Metz il ne s'est pas impliqué pour éjecter son « ami » J.M. Rausch de son trône…
Mr Denis Robert, le Répu est en perte de vitesse, et il y'a de la place pour un nouveau média Metz-Forbach-Thionville…
Bref, j'ai peur que comme l'ex-subversif messin JCDR : vous finissiez au Modem…

Perjo

Portrait de compte supprimé 24

à Perjovem Portrait de Perjovem De compte supprimé 24

| 10H05 | 06/04/2008 | Permalien

Perjovem, je vais droit dans le lard :

Toi, tu as fait quoi de ta vie ?

Portrait de Anthropia

De Anthropia

05H03 | 06/04/2008 | Permalien

Denis Robert, comment dire, je suis ambivalente.

D'un côté, son travail, sa quête m'intéresse. Il a fait un vrai travail. En même temps, l'émission d'@si avec lui avait montré les limites de ses découvertes et le côté un peu « confus » du bonhomme.

Je pense qu'il faut que de telles personnes existent. Mais si cela tourne à une théorie du complot, dont DR est le héros, cela me gêne.

Bref, je me sens comme la canne qui tangue d'un pied sur l'autre, je ne suis sûre de rien.

http://anthropia.blogg.org

Portrait de Blaise11

à Anthropia Portrait de Anthropia De Blaise11

I'm hard, but I'm fair. | 10H54 | 06/04/2008 | Permalien

La théorie du complot le concernant se heurte à un aspect de taille : il appartient à ces rares personnes qui ont eu le brûlant privilège d'avoir accès à une certaine part des Archives mondiales (celles de la Finance) quasiment au moment-même où celles-ci étaient créées.

Boulot d'historien qu'il conviendrait pour gagner en crédibilité de comparer avec l'étude d'autres archives du moment, comme celles des RG.

Et qu'il soulève l'existence de « complots » financiers, de cachoteries par copinage d'intérêt, de spéculateurs inconscients, d'entre-aide ou entente spéculative et d'évasion fiscale chiffrée en milliard, franchement, de tels faits devraient nous étonner ?
Allons donc, même pas besoin de sortir d'étendards idéologiques, d'opposer nos slogans à rime simple, juste les prendre la main dans le sac, leurs chiffres à l'appui.

Merci Denis !

Portrait de Anthropia

à Blaise11 Portrait de Blaise11 De Anthropia

14H41 | 06/04/2008 | Permalien

Dans l'émission d'@si on voyait bien l'apport de Denis Robert.

Il avait démontré la capacité de lessivage de Clearstream. Pour autant, il n'avait pas montrer la réalité de blanchiment sur des cas particuliers.

En gros, ils peuvent le faire… mais on n'a pas de preuve précise qu'ils l'ont fait.

Et pui, Denis Robert, c'est beaucoup d'ego encombrant le personnage, et même si son côté ours déterminé me touche, si je suis convaincue qu'il fait oeuvre utile, je ne vois pas encore le sujet, qui rendrait la chose incontournable.

La preuve, c'est qu'elle a été contournée. Qu'il n'a pas réuni suffisamment de preuves pour les obliger à régler l'affaire.

http://anthropia.blogg.org

Portrait de Alexad

à Anthropia Portrait de Anthropia De Alexad

10H28 | 07/04/2008 | Permalien

Heureusement que le personnage a « beaucoup d'ego », comme vous le faite remarquer, sinon, l'homme pourrait être devenu totalement fou. Oui, il faut s'aimer, avoir une bonne opinion de soi pour tenir le coup. Plaintes sur plaintes, procès sur procès de toutes parts, s'il était animé uniquement par un délire de toute puissance ou simplement par de la légèreté, il aurait déjà perdu ses procès devant les puissantes parties adverses.
Pour les gagner, il faut avoir fait un travail initial extrêmement sérieux, qui lui permette ensuite de contrer un à un les arguments des procéduriers, en leur opposant les preuves de leurs mensonges et le bien fondé de ses déclarations. Un vrai travail long, épuisant, qui ne laisse effectivement que peu de place à la création ! !
Quant à votre argument selon lequel il n'a pas réussi à « les obliger à régler l'affaire »… Dans la corporation, personne n'a cherché il me semble à prendre le relais de l'investigation !

Je lirai ce nouveau roman de Denis Robert, qu'il a réussi malgré tout à écrire entre visites d'huissiers et autres distractions ! !

Portrait de Courageux anonyme

à Alexad Portrait de Alexad De existe

11H39 | 07/04/2008 | Permalien

Excusez-moi de vous contredire, mais un point de votre argumentation ne tient pas du tout la route : perdre ou gagner un procès ne prouve ni ne signifie que l'on a tort ou raison, et ne montre généralement pas autre chose que le degré d'estime que vous porte l'establishment. Pour Denis Robert, le vent a tourné en 2006, ce qui tendrait à prouver qu'avec la seule affaire Clearstream 1, il ne dérangeait pas grand monde.

Portrait de compte supprimé 24

De compte supprimé 24

| 11H49 | 07/04/2008 | Permalien

Couteau + sel = plaie pour toi, « existe ».

Je radote, mais pour les gonziots dans ton genre, je pose d'ordinaire une question unique, qui n'a jamais eu de réponse jusqu'à présent :

Et toi, qu'as-tu fait de ta vie ?

Portrait de Courageux anonyme

à compte supprimé 24 Portrait de compte supprimé 24 De existe

12H03 | 07/04/2008 | Permalien

J'ai dit la vérité.

Portrait de compte supprimé 24

De compte supprimé 24

| 12H30 | 07/04/2008 | Permalien

Bonjour la débine !

Portrait de Courageux anonyme

à compte supprimé 24 Portrait de compte supprimé 24 De existe

13H06 | 07/04/2008 | Permalien

Quelle débine ?

Portrait de compte supprimé 24

De compte supprimé 24

| 14H01 | 07/04/2008 | Permalien

À part « dire la vérité »,

Qu'as-tu fait de ta vie ?

Portrait de Courageux anonyme

à compte supprimé 24 Portrait de compte supprimé 24 De existe

14H47 | 07/04/2008 | Permalien

Et toi, à part insulter ou calomnier gratuitement, que fais-tu de ta vie ?

Portrait de compte supprimé 24

De compte supprimé 24

| 15H11 | 07/04/2008 | Permalien

Traversé l'Himalaya à pinces avec un pote népalais en 10 mois ; défendu les porteurs népalais en allant jusqu'à perdre mon boulot pour ça ; été objecteur de conscience à un époque où il valait mieux pas ; transporté clandestinement sept émetteurs FM depuis l'Italie pour les premières radios libres en 1980 et co-fondé l'une d'entre elles (Ici & Maintenant) ; été le premier écrivain en ligne (et à l'œil) sur le Net ; fait la seule et unique grève connue en CDD en 1987 (et j'ai gagné ! ) ; donné (oui, donné) une bonne cinquantaine d'ordinateurs restaurés par mes soins aux écoles du canton, aux associations fauchées et aux mamies au minimum-vieillesse qui s'emmerdaient seules chez elles…

Si tu veux, je peux continuer comme ça longtemps. Et tout est véridique et vérifiable. Et je me fais pas mousser : je réponds, moi !

Portrait de Blaise11

à compte supprimé 24 Portrait de compte supprimé 24 De Blaise11

I'm hard, but I'm fair. | 16H44 | 07/04/2008 | Permalien

Chouette, un boxeur !

Portrait de compte supprimé 24

à Blaise11 Portrait de Blaise11 De compte supprimé 24

| 16H52 | 07/04/2008 | Permalien

T'as vu Blaise : « existe », il s'est cliqué dessus : -)

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