
Benotman, écrivain, ex-taulard et sans-papiers, en plein Kafka
En mai, lors de sa libération après quatre ans de détention, je vous parlais de l'écrivain Abdel-Hafed Benotman. Neuf mois après, toujours sans-papiers, il est en train de devenir le symbole vivant d'un mensonge sur la double peine.
Au tout début des années 2000, lorsque paraît » Eboueur sur échafaud » , son deuxième ouvrage, Benotman commençait à devenir tendance, dans le milieu germanopratin : mauvais garçon, plusieurs braquages, trois grosses peines de prison, sans-papiers, bel homme, talentueux nouvelliste.
Son premier recueil de nouvelles, » Les Forcenés » , publié lors d'un de ses séjours à l'ombre (en 1993, puis réédité chez Rivages en 2000), avait été préfacé par le père du polar anglais moderne, le regretté Robin Cook. Le livre sera suivi d'un ouvrage autobiographique, » Eboueur sur échafaud » en 2003, puis d'un second recueil de nouvelles, » Les Poteaux de torture » . Le premier roman de Benotman, » Marche de nuit sans lune » , paraît le 6 février, toujours chez Rivages.
Après le 17 janvier, l'homme doit se présenter à la préfecture de police pour renouveler son récépissé de carte de séjour, et demander la permission de travailler. Car Benotman est sans-papiers depuis 1996. Et depuis les nouvelles lois sur l'immigration de novembre, une dose d'ambiguïté kafkaïenne s'est ajoutée à son dossier.
Depuis qu'il est sorti de prison en mai, le ministère de la Justice lui ordonne de trouver un emploi pour rembourser les parties civiles. Depuis la même date, la préfecture de police lui interdit tout emploi, afin de le préserver en instance d'expulsion…
Né en 1960 à Paris, Benotman est le dernier enfant d'une famille nombreuse, arrivée d'Algérie dans les années 50. Qui, après 1962, choisira de garder nationalité algérienne. Aujourd'hui, son frère et ses deux sœurs -dont l'une est avocate- ont opté pour la nationalité française.
Incarcéré très tôt pour vols et récidive, il additionnera quatorze ans de braquages, de détention, entre cellules, évasions, quartiers d'isolement. La dernière peine, donc, entre juin 2004 et mai 2007, pour quatre braquages et un butin global de 22 000 euros.
Dès l'âge de 15 ans, à Clairvaux puis dans d'autres centrales, Benotman côtoie la crème de la voyouterie française. Il deviendra un militant de la chose carcérale (une émission radio sur une station associative parisienne, la publication » L'Envolée » envoyée aux détenus). Puis, surtout : auteur, homme de théâtre, animateur pour l'association Dire et faire contre le racisme, parrainée par Danielle Mitterrand.
Sorti de prison en mai, Benotman entendait travailler pour rembourser les parties civiles. Toute en continuant ses activités de scénariste, d'homme de théâtre et de romancier. Le militantisme en plus.
Le 9 novembre dernier, il est convoqué à la Préfecture de Police pour être entendu dans le cadre de sa demande (jusqu'alors refusée) de titre de séjour.
Au dernier moment, s'apercevant qu'elle n'a pas respecté les délais de défense, la Commission reporte la convocation au 30 novembre. Mais entretemps est votée la loi du 20 novembre 2007 relative à la maîtrise de l'immigration, à l'intégration et à l'asile. Elle a pour conséquence une suspension des commissions du titre de séjour, en attendant leur mise en place sous une autre forme.
Contactée en décembre, la Direction de la police générale n'a pas souhaité communiquer sur le sujet : » on attend la circulaire d'application pour savoir comment seront constituées ces commissions » . Jusqu'ici, elles comptaient deux députés, deux sénateurs, le vice-président du Conseil d'Etat, le premier président de la Cour de cassation, le président du Comité consultatif national d'éthique, et deux personnalités qualifiées, désignées par le Premier ministre.
Depuis, l'écrivain n'a plus de nouvelles.
Administrativement, la dernière demande de carte de séjour de Benotman n'était valable que jusqu'au 9 janvier dernier, et il faut donc le renouveler. Benotman doit donc se présenter… Risqué.
Franz Kafka is not dead
C'est que, quoique décide la Commission, l'imbroglio Benotman est trop gros. Il est en effet » protégé » par la contradiction que se portent les administrations policière et l'institution judiciaire. Cette dernière l'a ainsi convoqué le 15 novembre, afin de faire le point sur sa peine de sursis avec mise à l'épreuve. Il s'agissait de de vérifier qu'il travaille pour s'acquitter de sa condamnation. Sauf que, donc, la Préfecture de Police, entre volonté d'expulsion et mises en touche successives du dossier, le condamne à ne pas travailler…
Du côté du ministère de la Justice et des services pénitentiaires, on refuse bien sûr de se prononcer sur le cas précis, mais on reconnaît que les deux administrations sont, sur des cas similaires, souvent contradictoires :
» ça ne nous permet pas de travailler correctement. La seule solution serait un véritable partenariat entre juge d'application des peines et Préfecture » .
On ajoute même : » Il faudrait, dans ce genre de cas, pouvoir assigner la personne résidence. Pour des raisons médicales par exemple » . Justement, iniquité pour iniquité, Benotman est dans une situation médicale extrêmement grave. Après un double infarctus en 1996, en prison, et un double pontage coronarien, le détenu, qu'il était -parfois en cellule, parfois en évasion- a été mal suivi. Résultat : insuffisance coronarienne.
Une santé menacée
L'Administration pénitentiaire a mis deux ans pour enfin le faire opérer : elle avait jusque là toujours prétexté une simulation et prétendu que les électrocardiogrammes étaient faux, car il ne cherchait qu'à s'évader -Benotman, sur ses plusieurs peines, totalise dix-huit mois d'évasion.
Son électrocardiogramme prouve -courbe du haut normale, courbe du bas totalement anormale- la gravité de sa nécrose du cœur. Or, ne pouvant travailler donc s'acheter ses médicaments, Benotman ne prend son traitement que très irrégulièrement.
Poussé par la police à la récidive
Certes, Benotman est un multirécidiviste. Il a enfreint une bonne partie du code pénal à lui tout seul. Il est exactement le genre de type que le gouvernement actuel veut expulser. En 1996, il avait fait l'objet d'un arrêté d'expulsion, annulé deux ans plus tard, puis réactivé en 2002. Pour lui, évidemment, » la double peine n'est pas abrogée en France » .
Avec rage et trémolos, il enchaîne :
» Comment se fait-il que la préfecture de police, en m'empêchant de travailler, force un multirécidiviste à… récidiver ? »
Ce que veut Benotman, bien plus que de sauver sa peau, c'est pouvoir écrire. Et donc, » puisqu'un écrivain ne peut vivre de son écriture, trouver un job d'appoint » . Plus encore, il veut rester être fidèle à tous ceux qui se sont engagés pour lui (éditeur, soutiens, amis) de qui il est régulièrement obligé de refuser l'aide, pour ne pas les mettre en danger au regard de la loi.
Photos : Abdel-Hafed Benotman (Sophie Chivet/Vu, reproduction interdite).
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De Ninouchka
20H51 | 13/01/2008 |
Non la double peine n'est pas morte. A ce niveau là c'est la quintuple peine. Kafka n'est pas mort et pas près de mourir. J'espère que certains se lèveront comme d'autres le font pour des familles ou des enfants et se battront pour l'aider à obtenir le droit de travailler et donc de continuer à vivre dans ce pays car d'algérien à part ses racines il ne doit pas avoir grand chose. La France ne va pas bien et son président ne lui fait pas de bien.
De Pierrrrre
20H56 | 13/01/2008 |
Je me demande ce qu'il fait encore en France….
Encore une situation larvée qui perdure, par succession de commissions, contre-commissions, appels, contre appels, examens, contre examens, recours, arrétés d'expulsion, et expulsion non faite.
Comme si on n'avait pas assez de problème d'insertion avec les délinquants français,
il faut en plus qu'on s'occupe des problèmes d'insertion et de risque de récidives des délinquants étrangers.
Ma réaction n'est pas dirigée contre ce monsieur en particulier, c'est simplement une réaction pragmatique :
Il a eu sa chance en France, il l'a gachée par braquages successifs, qu'il admette donc que l'on perçoive en lui un risque potentiel, risque que la société française n'a pas le devoir de courir…
Une tour Effeil en bronze comme souvenir,
une tape sur l'épaule,
nos regrets exprimés,
et un billet d'avion pour Alger.
à Pierrrrre
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 21H06 | 13/01/2008 |
Il est né en France 10 ans après l'arrivée de ces parents, ça fait pour moi de cet homme un français !
à dulconte
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 21H20 | 13/01/2008 |
Vous avez tout à fait raison !
à Hubert Artus
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 22H31 | 13/01/2008 |
Il est né en France avant 1962, soit. Donc il est né Français. Pour moi, ou pour tout être humain normalement constitué, il est de nationalité française. N'en déokaise aux imbéciles ou aux bouchés.
Mais les lois ont changé après 1962. Qu'a fait son père ? A-t-il fait le nécessaire après 1962 pour que ses enfants restent Français ? Et lui, à sa majorité, a-t-il renié administrativement la nationalité qui lui a automatiquement été attribuée en 1962 ?
Si rien de cela n'a été fait… Je lui souhaite bien du courage.
Le fait qu'il soit un délinquant ou un récidiviste n'a rien à voir avec l'Histoire de France. Ni avec les méandres administratifs. Dans l'immédiat, il semble n'être « rien ». Trois ans de moins, et il était Français sans souci !
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à Hubert Artus
De xfan
14H16 | 14/01/2008 |
oui ! sauf que dans ce cas à lui aussi de se considerer français et prendre la nationalité Française et non pas Algérienne
à dulconte
De Pierrrrre
21H46 | 13/01/2008 |
»…..Il est né en France 10 ans après l'arrivée de ces parents, ça fait pour moi de cet homme un français ! ….. »
==> quand quelqu'un a fait le choix d'une nationalité algérienne, et s'illustre en France par des actes de banditisme,
qu'est ce qu'on s'embete à le garder ?
C'est la multiplication des situations larvées de gens mal inserés que vous recherchez ?
C'est le pourrissement de notre société française par des marginaux obligeant à multiplier police, tribunaux, prisons, associations de réinsertoion, et asssitance sociale et médicale ?
Il est tellement d'étrangers qui ont sincèrement envie de devenir français, qui n'apportent ou n'apporteraient que positivité par leur présence en France, et qui ne pourront jamais l'être , à cause d'une loi qui décide à l'aveugle, en fonction de l'endroit où l'oeuf aura été pondu.
Permettez moi d'avoir envie d'examiner le poussin avant de l'accepter définitivement dans ma basse-cour, et de chasser les accariatres et ceux qui donnent des coups de bec aux autres, surtout quand la poule est rentrée par le trou du grillage.
Vous la connnaissez la technique du coucou ?
à Pierrrrre
De eben
10H37 | 14/01/2008 |
Pour répondre à votre « quand quelqu'un a fait le choix d'une nationalité algérienne ».
Quand votre père est algérien, ses enfants le sont automatiquement sans rien demander. Meme si ils sont nés en France. J'ai eu le problème en allant en Tunisie en vacances, on m'a arreté à la douane pour étre passé avec les papiers français. Aprés 2heures on m'a dit d'appeler le consulat Algèrien pour qu'ils me fassent un papier disant bien que j'étais algérien en situation régulière. C'était en 2005, ce jour là j'ai appris que j'étais un algérien « malgré moi »… Je l'étais deja en France d'aprés la police remarquez, mais administrativement je n'étais pas encore au courant.
J'ai l'impression que ce Monsieur a le meme probleme, sauf que lui n'a pas fait la demande de nationalité à ses 16ans, et plus vous attendez plus ca se complique. Car contrairement a ce qu'on croit, meme si vous étes né en france ou avez vécu 20ans consécutivement sur le territoire, c'est une vraie galère pour recevoir les papiers d'identité. Alors si en + il a un casier gros comme un dico…
à Pierrrrre
De survivant
15H58 | 14/01/2008 |
C'est à ce genre de détail que l'on sent l'influence du FN dans le gouvernement. Ce qui se voit à l'extérieur se fait de l'intérieur. On en a pas encore finit par ces vieilles rancoeurs de la guerre d'algérie.
à dulconte
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
22H01 | 13/01/2008 |
Non seulement il est français,mais un écrivain talentueux,si l'univers de ses histoires reste glauque..
il faut comprendre pourquoi :
Le Nouvel Obs - 5 juin 2003
Dans son second roman, l'ex-taulard Abdel-Hafed Benotman mêle fiction et autobiographie pour évoquer le parcours turbulent d'un enfant algérien dans le Paris des années 1960.
La quarantaine, grand, mince, brun, un sourire à tomber, un regard tendre et malicieux, on lui donnerait le bon Dieu sans confession. D'abord fleuriste et livreur, Abdel-Hafed Benotman est un jour passé au vol à la tire puis aux braquages à main armée, ce qui lui a valu d'être interné en centre de détention pour mineurs, pour finir en centrale. Maintenant, le voici auteur de pièces de théâtre et d'un second roman, « Eboueur sur échafaud », entre fiction et autobiographie.
C'est le récit d'une enfance chaotique dans le Saint-Germain-des-Prés des années 1960. Sa famille ? Un père pas très causant, plutôt brut de décoffrage, une mère analphabète hystérique, deux sœurs et un frère aînés. L'histoire commence par le récit de sa circoncision : « L'homme était barbu, le tour de ses yeux, maquillés au khôl, lui filait un quelque chose d'affreusement malsain […]. Sans qu'on s'y attendît, il glissa ses doigts sous la djellaba, des ongles il pinça la bite de Fafa, qui devint tout rouge. Trop stupéfait pour s'indigner […], Fafa dansa la samba, la rumba, le kazatchok, rien n'y fit. […] Ses parents le bloquaient […], l'homme n'eut aucun mal à prendre le zizi de Fafa, qui sentit la brûlure de la chair ouverte. Le divin boucher, avec un rire gras, déposa sa lilliputienne dépouille, le gigantesque trophée sur une sous-tasse ébréchée. […] Fafa couina en même temps qu'un “Allah Akbar” général couvrait sa voix. […] Que Dieu soit grand, Fafa n'en doutait pas. Grand Malhonnête, surtout […]. Fafa se mit à haïr Dieu… »
Premiers chapardages au Monoprix de la rue de Rennes. Premières convocations au commissariat. Les parents, humiliés, ne comprennent pas, la violence est leur réponse : « Benamar brutalisa son rejeton avec une telle violence qu'il en eut peur lui-même. Il cessa de frapper Fafa, qui fut tout content de s'en tirer à si bon compte : un bras cassé. » Fafa ne plie pas. Révolté il devint, révolté il restera.
Depuis sa dernière incarcération, qui a pris fin en 1999, il n'a pas chômé, devenant successivement et simultanément animateur radio, second rôle dans « Carrément à l'ouest » de Jacques Doillon, ouvreur au cinéma le Méliès, second rôle dans la série « Central nuit ». Puis publication de deux pièces de théâtre (« la Joue du roi » et « Vomitif » [1]), création du journal « l'Envolée » et de l'émission du même nom sur Radio-FPP, participation à divers débats sur les prisons, ateliers d'écriture, et enfin création d'un autre journal, « Ban public ». Abdel-Hafed Benotman a choisi de se battre sur tous les fronts. Rien ne l'arrêtera.
De nationalité algérienne, et sans papiers depuis le rendu de l'arrêté ministériel d'expulsion de 1996, son cas relève de la double peine. Pourtant, il avance et il parle. Se montre partout. La délinquance ? Plus question : « J'en ai terminé avec toutes ces galères. Je suis passé à autre chose. »
Avec ça, quel talent ! Une écriture dure, hachée, sans concession, relevée parfois de quelques touches de tendresse et d'humour, de dérision et de cynisme. On quitte Fafa à l'âge de 16 ans. Le lecteur devine que le parcours qui l'attend (il y aura sans doute une suite) sera plus que turbulent. Mais pour Abdel-Hafed l'avenir a déjà commencé.
Marie-France Rémond
à supprimé à la demande du riverain 28.04.09
De Cybermemere
Marseille | 10H45 | 14/01/2008 |
Si je comprends bien, ce papier est sorti en 2003 dans le Nouvel Obs, et ce grand monsieur a récidivé ensuite puisqu'il vient de sortir en mai dernier de prison d'après l'auteur de l'article. Il est fascinant,hein, Mesdames, avec son sourire à tomber et son air malicieux ? Petite canaille, va. En plus il doit avoir des tatouages. Maintenant, peut plus récidiver, il a des problèmes au coeur. il soit se ranger des voitures et ménager ses arrières. Mais ça va aller, il a des admiratrices.
à supprimé à la demande du riverain 28.04.09
De pedro66
informaticien bon à rien | 15H23 | 14/01/2008 |
Si je comprends bien, si on est circoncis, on est absous de tout acte de banditisme ultérieur, et donc français tout aussi automatiquement ….
Bravo pour le pathos ! ! ! !
à pedro66
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
16H49 | 14/01/2008 |
Cet écrivain est né en France en 1960.
A vrai dire,je trouve que vous ne comprenez pas très bien,je n'ai nullement mélangé circoncision et nationalité française.
Encore moins absolution pour les actes qu'il a commis.
De quel droit me permettrais-je cela ?
Le pathos,comme,vous dites,si j'avais voulu faire dans ce genre,j'aurais plutôt parlé de son état de santé.
Il se trouve que là,je reprends un article que je trouve très intéressant.
Je ne soutiens absolument pas l'homme qui a commis des actes graves.
Il a purgé sa peine.
Bonsoir.
à dulconte
De gérare
photographe | 12H50 | 14/01/2008 |
Et oui Dulconte, un français,
et de plus,
un être humain.
à gérare
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 14H58 | 14/01/2008 |
Oui avec certaines personnes il n'est pas inutile de le rappeler !
De Bardamu
difficile | 21H02 | 13/01/2008 |
Bon, si humainement j'espère que la situation de ce monsieur s'arrangera, surtout en raison de son état de santé, avouez que vous choisissez mal vos symboles…
Très franchement, quelqu'un qui a opté pour la nationalité algérienne, montrant ainsi clairement qu'il n'entendait pas s'intégrer à la nation française (ce qui était son droit le plus strict), qui de surcroît est un criminel multirécidiviste, on n'a pas très très envie que sa carte de séjour soit renouvelée, voyez-vous…
Le côté « militant » anti-raciste aussi fait un peu rire… On souhaiterait que cet algérien militât un peu plus pour faire progresser les droits de l'homme dans son pays, et un peu moins pour donner des leçons à un pays qui n'a pas particulièrement à se réjouir de l'avoir accueilli. Mais si c'est un écrivain, soit, il lui sera beaucoup pardonné au pays (encore un peu) de Voltaire…
à Bardamu
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 21H21 | 13/01/2008 |
Le simple fait qu'il demande des papiers à la république ne prouve-t-il pas une vlonté d'« intégration » que vous lui niez ?
à Hubert Artus
De Bardamu
difficile | 21H33 | 13/01/2008 |
Le simple fait d'avoir opté pour la nationalité algérienne témoigne de sa volonté de rester un étranger en France, ça me semble difficilement contestable…
Les « papiers » dont vous me parlez, s'il s'agit du renouvellement de sa carte de séjour, démontrent plutôt que ce monsieur a compris où se situaient ses intérêts…
à Bardamu
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 21H37 | 13/01/2008 |
A 2 ans ?
à Hubert Artus
De Pierrrrre
23H22 | 13/01/2008 |
»….. Le simple fait qu'il demande des papiers à la république ne prouve-t-il pas une vlonté d'« intégration » que vous lui niez ? ….. »
==> c'est de la récidive.. du vol à la tire…
à Hubert Artus
De Benjamin_paris
13H26 | 14/01/2008 |
Vous rigolez ! ? Vous pensez vraiment que les braquages à répétitions sont un volonté d'intégration ? Pensez-vous qu'en allant en Algérie, en braquant dans ce pays souverain, vous réussirez à convaincre qui que ce soit d'une volonté d'intégration dans ce beau Pays ?
Arrêtez de réver, de chercher des soit disant héros post-guevariens. En clair : Ouvrez-les yeux ! Le talent d'un homme n'excuse pas tout.
à Benjamin_paris
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 14H38 | 14/01/2008 |
Qui se cherche des héros ?
J'ai aussi peu de considération pour un braqueur, qu'il soit français ou algérien, par contre il n'y aucune raison qu'ils soient traiter de manière différente, surtout quand l'homme en question est né en France et qu'il n'est pas français par choix de ces parents.
Ne dites pas n'importe quoi, ne nous prêtez pas des envies qui ne sont pas les nôtres merci ! ! ! ! !
La justice française punie une personne, une fois la peine effectuée, laissons aux condamnées une chance de réinsertion quelle que soit sa nationalité !
Absurdité des lois anti-immigration qui créent des apatrides.
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 21H04 | 13/01/2008 |
une petite faute de frappe : Il s'agissait de de vérifier qu'il travaille pour s'acquitter de sa condamnation. , il y a un de en trop.
Au niveau des corrections une chose qui serait fabuleuse serait de pouvoir signaler une erreur ou une faute de frappe sans polluer les commentaires : ). Ca pourrait se faire par une icône ouvrant une fenêtre de commentaire différente…
Sinon chronique bien intéressante, j'espère qu'il retrouvera un semblant de vie normale malgré sa santé et le chaos administratif.
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 21H17 | 13/01/2008 |
On arrive avec nos lois anti-immigrations à des absurdités totales, ma femme, argentine, petite fille d'italiens, à un passeport italien et peut donc vivre sans problème en Europe alors qu'elle ne connaissait pas le continent il y a deux ans.
Par contre un homme né en France n'a pas le droit d'y rester !
à dulconte
De Pierrrrre
23H25 | 13/01/2008 |
»…..On arrive avec nos lois anti-immigrations à des absurdités totales….. »
==> Il est exact que vous trouverez toujours contradiction entre lois européennes et lois nationales,
n'en tirez pas argument pour accepter de garder en France des étrangers qui y ont commis des délits.
De N A F
en territoire apache | 21H24 | 13/01/2008 |
Par contre un homme né en France n'a pas le droit d'y rester
n importe quoi !
je suis pour le « jus solis » mais ce multirécidiviste a fait un choix par ailleurs tout a fait légitime
qu il l assume !
à N A F
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 21H34 | 13/01/2008 |
Si vous parlez du choix de la nationalité, ce choix a été fait en 62, notre écrivain avait donc 2 ans, je ne crois pas que l'on puisse dire qu'il ait fait un choix à cet âge, après pourquoi il n'a pas obtenu automatiquement la nationalité française à 18 ans je ne sais pas du tout.
Les lois Pasquas n'étant d'actualité à ce moment là…
à dulconte
De Bardamu
difficile | 21H39 | 13/01/2008 |
Il est très clairement dit dans l'article que son frère et ses deux soeurs ont opté pour la nationalité française. Il a donc eu le choix, à un moment ou à un autre. Inutile d'évoquer un complot pasquaïen après le complot kafkaïen !
à Bardamu
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 22H08 | 13/01/2008 |
si vous savez lire, j'ai dit que les lois Pasqua n'étaient pas voter quand il a eu 18 ans, donc je ne sais pas pourquoi il n'a pas eu la nationalité française.
Y avait-il des lois particulières pour les algériens dont les parents avaient choisit de rester algériens ? ou le fait qu'il ait été en prison l'a-t'il empêché d'avoir la nationalité française ? où effectivement est-ce un choix personnel ? l'article ne le dit pas.
vous ne me verrez jamais parler de complot ce genre de théorie est pour moi absurde et bien souvent la porte ouverte à n'importe quelle dérive, cf le protocole des juifs de Sion
De N A F
en territoire apache | 21H44 | 13/01/2008 |
Qui, après 1962, choisira de garder nationalité algérienne.
yep
apres 62 se référent je pense a l indépendance
du moins c est ce que j ai comprit il a donc choisis plus tard
je réitere qu il assume