
Baudelaire, le téléchargement, Rue89 : Murat balance
Un nouvel album dans lequel il chante des poèmes de Baudelaire sur des musiques de Léo Ferré, une édition spéciale des » Fleurs du Mal » , mais aussi le téléchargement illégal, l'avenir de la musique, Internet : rencontre avec Jean-Louis Murat, toujours aussi brut de décoffrage.
L'histoire du téléscopage Baudelaire-Ferré-Murat commence par une vieille affaire de censure.
Le 20 août 1857, Maître Pinard, qui la même année avait déjà requis contre » Madame Bovary » de Flaubert, obtient la condamnation du futur auteur des » Paradis artificiels » et de son éditeur, pour délit d'outrage à la morale publique. » Les Fleurs du mal » se voient amputées de six poèmes, dont le fameux » Lesbos » (cette condamnation ne sera officiellement cassée qu'en 1949).
Un siècle plus tard, Léo Ferré met en chansons une douzaine de poèmes du recueil, dans le disque du même nom. Puis, en 1967, il sort « Ferré chante Baudelaire ». En 1977, il compose un troisième volume, qui sera laissé à l'état d'ébauche. Il y a trois ans, le fils Ferré demande à Jean-Louis Murat d'interpréter ces compositions. Résultat, cent-cinquante ans après le procès des » Fleurs du Mal » sortent deux » créations associées » .
D'une part, un CD/DVD où le chanteur interprète quatorze poèmes (orchestrés sur le CD, repris de façon dépouillée, piano-voix, sur le DVD). De son côté, et après avoir acheté les droits sur 20 000 exemplaires de l'album à la maison de disques, Gallimard publie un coffret où l'on trouve le CD de Murat accompagné d'une édition augmentée du recueil.
Murat donne une unité musicale et rythmique aux poèmes de Baudelaire
Parmi les poèmes du recueil, » L'Horloge » , qui avait été chanté par Mylène Farmer dans une version variéto-gothique en 1989. Murat, un amie de cette dernière, reprend ce poème diabolique pour en faire un chant plus obsessionnel. Comme, d'ailleurs, à tous les poèmes qu'il reprend, au fil d'interprétations tour à tours dépouillées, légèrement symphoniques, ou à l'ambiance quasi jazzy.
Ce qui frappe d'abord, c'est l'unité musicale et rythmique des poèmes : on sent qu'ils appartiennent au même souffle, au même recueil (de Baudelaire), à la même musique (Ferré), au même hommage (Murat). A la réécoute d' » Avec ses vêtements ondoyants et nacrés » , de » L'Héautontimorouménos » , du » Madrigal Triste » ou de » L'Examen de minuit » , le réaction normale est de se replonger, piocher, égrener, les différentes livres qui composent le recueil des » Fleurs du Mal » .
La voix accentuée et voyageuse de l'Auvergnat se prête parfaitement aux sonnets du XIXe. Ce timbre grave et sensuel qui recouvre cette voix tantôt faible tantôt mâle, convient à merveille au spleen baudelairien.
Baudelaire, Ferré : un double héritage, un double hommage
Murat, qui avoue pourtant que Baudelaire n'est pas dans son panthéon personnel, est un artiste dont la personnalité convient merveilleusement à cet auteur bourgeois et scandaleux. Dans la France de 2007, il est revigorant de redécouvrir ces langoureux poèmes. D'autant que c'est ici une double héritage : les partitions laissées par Ferré n'ont pas été retouchées. Plus encore qu'une interprétation, il s'agit ici d'incarnation.
On ne trouvera dans » Charles et Léo » aucun des six poèmes censurés en 1857. Cette vieille affaire de censure intéresse pourtant Murat, qui explique que le procès de 1857 aura donné un « lustre » à l'oeuvre de Baudelaire :
« Comme pour Flaubert… Ça lui a donné un putain de coup de pouce, à Flaubert, son procès, si ça se trouve on l'étudierait même pas s'il n'y avait pas eu de procès ». (Voir la vidéo.)
On connaît les rapports que le chanteur entretient avec la poésie -on rappellera l'expérience » 1451 » -. Murat, artiste reculé, tour à tour anar de droite et libertaire (vrai anar pour autant ? ), avoue cependant se méfier des poètes et fort aimer la poésie. C'est le genre de type qui n'a que faire de la vie d'un artiste, se concentrant sur l'oeuvre et sa durée.
Aragon ? « Un éboueur » Prévert ? « Ça pue la Gauloise »
Murat déteste la poésie d'Aragon ( » un éboueur » ), de Prévert ( » ça pue la Gauloise, ça pue Paris » ), ne s'attarde même pas sur Apollinaire, et finit par admettre que, pour lui, Rimbaud n'arrive pas au niveau de Baudelaire, que seul, peut-être, Verlaine égale. C'est ce qu'on appelle du tri sélectif.
Quoiqu'il en soit, ce n'est pas sa première visite du patrimoine poétique de France. En 2002, il chantait Madame Deshoulières avec Isabelle Huppert. En 2005, il chantait Pierre Jean de Béranger. « J'aime faire des excursions dans l'histoire de la langue, à un moment où elle est à son apogée », explique-t-il. (Voir la vidéo.)
Comme Bob Dylan, qu'il cite volontiers, Murat est persuadé que la poésie, la chanson, lui-même, ne servent à rien. Un pessimisme, certes de mise dans un pays occidental et libéral des années 2000, mais qui contraste avec son souci de la transmission des idées et de la langue.
Murat ne voit aucune crise du disque, mais voit une crise infiniment plus importante pointer le bout du nez : une crise de la scène, favorisée par le statut de l'intermittence et par la généralisation des concerts gratuits. (Voir la vidéo.)
Lorsqu'on l'écoute, il faut bien faire la différence entre la gratuité de l'accès du public à la culture et la gratuité de la culture. Ainsi, on mesure un peu plus hautement la colère immense, et bien connue, que le chanteur entretient envers les internautes qui téléchargent.
Son propos pourra paraître réac, populeux, trop frondeur ; il reste éminemment social. Aussi, en répondant à l'interview pour Rue89, avait-il conscience de s'adresser à un public dont, pour lui, une partie est délinquante. Dans un débat non définitivement tranché (celui des droits de l'artiste et de la propriété sur le Net ; et, plus largement, dans le domaine informatique), Murat, lui, tranche, et plus encore que lorsqu'il reprend Baudelaire, Murat le polémiste refuse tout angélisme.
► Charles et Léo - CD/DVD - Scarlett/V2 Music - 16.90€.
► Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire - édition revue avec CD de Jean-Louis Murat - éd. Gallimard, coll. Poésie - 354p., 21€.
Les éditions Thélème sortent en version sonore, le 3 novembre, l'intégrale des « Fleurs du mal », du « Spleen de Paris » et des « Paradis Artificiels » de Baudelaire, en 19 CD, avec notamment les voix d'Isabelle Carré, Michel Piccoli, Denis Lavant… 87€ le tout.
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De
14H24 | 11/10/2007 |
Vous devriez hebergez vos vidéos sur Youtube j'ai pas acces a Dailymotion au boulot.
Mais bon pas besoin de le voir, on sait tres bien ce que Murat pense du téléchargement. Perso je suis peut etre un mechant internaute qui télécharge ca n'empeche que j'ai jamais autant acheté de disque que depuis que je peux ecouter dans de bonnes conditions avant d'acheter.
De
17H50 | 11/10/2007 |
Murat
J'aime bien l'entendre chanter,
J'aime pas l'écouter parler.
Je persévère à penser qu'il a tout à chanter et vraiment rien à dire.
De Alice77
17H34 | 16/10/2007 |
Sur MySpace ça c'est de la bonne came !
De
04H12 | 12/10/2007 |
Cher monsieur Murat, je vous signale que Caro, elle, ne sera délinquante qu'a partir de demain.
Pas de proces d'intention s'il vous plait ! …
(y en a j'vous jure ! …)
De
14H07 | 12/10/2007 |
Qu'il se rassure je vais pas télécharger ses albums - beurk !
Même si on m'en offrait un, je le jetterai afin de ne pas polluer mon cerveau ni celui des autres : -)
Par ailleurs, je vais très très souvent en concerts et festivals et très souvent les groupes nous encouragent à télécharger leurs oeuvres ! ! ! !
Quelle différence avec le showbiz merdique et surmédiatisé !
De Alice77
09H15 | 13/10/2007 |
Murat est à Dylan, Neil Young, Léonard Cohen, JJ Cale,ce que Halliday est aux Rolling Stones. On dit pas « dégueulasse », alors je dis inique. Y en touche as une. Rien). Il en touche pas une. Il touche de l'euro en jouant au mec qu'en a rien à foutre, ce qui est bien le nouveau et conventionnel masque derrière lequel se planquent les bourges. Où est Stan Cuesta, niqué par sa maison de prod que je ne citerai pas, autrement meilleur que Murat, mais que la maison de prod en question a placardisé il y a des années. Textes magnifiques, critiques, guitare impeccable. De peur qu'il fasse de l'ombre à ce beauf qui ne fait mouiller que les nenettes qui aiment que leur ne bande pas trop.
De Alice77
15H19 | 12/10/2007 |
Le mec Murat est un type qui chante comme un enfant de choeur des chansons pour franchouillards bobos qui se la tapent ah j'ai acheté une baraque mais je continue à fumer des bedos et je trompe ma femme en me consolant au Jack Daniels avec mon pote à qui je raconte mes malheurs tu te rends cpompte ce con il veut pas me prêter de fric… ! . C'est un pauvre type, pauvre voix, une GROSSE GROSSE prod qui gonfle toute cette pauvreté à mort et résultat on a un CHANTEUR FRANCAIS qui aurait emmerdé Ferré et Baudelaire à mort. Et le Rimbaud lui aurait foutu un balai à poussière dans le trou, mis le feu, et Le Murat serait encore content. Prendre un nom de village et de général d'Empire, pour oublier qu'on s'appelle Franchouille, honnêtement, c'est pas mouillant pour le string. On préférera Richards, Shakespeare, Jack Jonhson.
Pauvre Jean-Louis, il se croit quelqu'un. Lire Baudelaire, pas facile et ça se fait à la lumière de la bougie, pas en AR - TI- CU -LANT ton texte comme si t'étais en sixième ou que tu voulais que mamie elle comprenne bien les paroles. Vive Neil Young, espèce de plagiat.
Pascale Mir
ton charabia sur le télécchargement je veux même pas le lire. C'est les pauvres qui téléchargent. Point barre. Tu te débrouilles avec le reste.
à Alice77
De
08H05 | 13/10/2007 |
Elle est rigolote Alice 77 !
Cela nous change du verbiage bobo et « éminemment social » des journaleux !
mais c'est qui Pascale Mir ? …
De Alice77
09H17 | 13/10/2007 |
Pascale Mir, c'est Pascale Mir, chouchou. Ou chouchoute. C'est moi quoi. J'ai perdu mon extrait de naissance et ne suis pas testée ADN.
à Alice77
De zagreu
09H04 | 13/10/2007 |
Bien dit, le tour du sujet a été fait et bien fait…. Je peux amintenant aller -et je vous encourage tous à en faire autant- écouter le « live at Massey Hall de 1971 » de Neil Young, superbement remasterisé, avec une version de Ohio à tomber
à zagreu
De Alice77
09H23 | 13/10/2007 |
Qu'est ce qui n'est pas à tomber dans Neil Young ? Tout est à tomber. A voir « Crazy Horse », le film de Jarmusch, et puis Unplugged, et puis tout quoi !
Que Murat sorte de ses montagnes profondes et glauques et rammène un peu de pognon aux sans-abris, ce que furent en leur temps Rimbaud, Baudelaire, Verlaine, des éternels sans le sou. Lire les bios de Verlaine où il est dit comment il écrivait des poèmes (poèmes que nous trouvons aujourd'hui magiques, délicats, bouleversants, achetés 3 francs par un éditeur véreux pour payer son loyer. Des crève la dalle ainsi que Rimbaud qui édita son livre à compte d'auteur. Et fut découvert un siècle plus tard seulement. Et mourut seul comme on le sait. Avec sa soeur mais c'est tout comme. Je pense que Arthur lui aurait fourré le doigt dans l'oreille.
Et vive Billie Holiday (l'art n'a pas besoin de tes prods de faiblard qui veulent jouer à celui qui en a une plus grande que l'autre).
à Alice77
De
04H35 | 15/10/2007 |
…c'est vrai,quand BOVE met un tutu,ça donne ALICE-77…Tu te relis un peu de temps-en-temps ? …l'a l'air costaude la « beuse » du Larzac…tiens,je viens de t'entendre « réclamer » l'ADSL,alors qu'avec tes faucheurs d'OGM et tes barbus révisos,tu chies sur le progrès en général…et à ce propos,j'ai une blague bien FN : »…il faut se méfier du GANDHI-RATON… »…Ouais,j'ai honte… sacré BOUVIER,remets ton string,tu m'fais marrer !
De
18H41 | 12/10/2007 |
si c'était le cas de tous les téléchargeurs, l'industrie de disque tournerait à plein régime et les usines auraient du mal à fournir….
la concetration est en marche, Sony, BMG et Universal, les autres pourront crever, les grands distributeurs envisagent la fin de la vente de disque en rayon entre 2009 et 2012…
l'internaute libre n'aura plus qu'un choix limité, les petits abels se cassent la gueule, les disquaires n'existent plus… c'est les clients qui ont eux même coupé la branche sur laquelle ils aimaient siffloter.
PS j'ai pas écouté toutes les interviews, l'anar de droite me fatigue.
De
06H44 | 13/10/2007 |
…150% d'accord avec MURAT,ARAGON était une merde stalinienne,et sa meuf TRIOLET,un tue-l'amour…Quand à PREVERT,c'est vrai que ça pue la clope-prol'(s'il en reste,faut aimer…)…Pour VERLEINE,voir DELANOE et les culturistes…BAUDELAIRE ? Out of africa…FERRE reste indéboulonnale,et pour longtemps…Il est réac MURAT,tant mieux,ça veut dire qu'il est ENCORE capable de réagir…
PS : le téléchargement,c'est vrai,c'est pour les pauvres…soyons charitable.
De
17H57 | 13/10/2007 |
…ce n'est TOUJOURS pas la gratuité de l'Art qui tue l'Art - mais sa compréhension (de l'Art) qui reste globale…TOUT ce qui est gratuit tente à être banaliser,le raisonnement dominant consiste à prétendre : « Si c'est gratos,c'est que CA doit être de la daube… ».Ch'uis désolé,mais je l'entends souvent autour de moi…Ce qui est une totale absurdité entre la distance parcourue d'une oeuvre et de sa réception..a postériori,beaucoup de choses - pour beaucoup d'entre nous -ont changé dans leur existence,gràce au travail de quelques artistes…que leur accessibilité soit free-tax ou pas n'y ont rien changé…suis désolé pour le côté alambiqué de la chose mais…,c'est tout ce que j'ai à en dire.
De
02H54 | 14/10/2007 |
en ce moment je suis au chomage ,donc pas d argent pour me payer de la musique,alors je telecharge ! le jour ou je sortirais de cette misere j acheterais ! mais surement pas les siens ! qu el arnaqueur ce murat !
De
14H46 | 11/10/2007 |
Baudelaire est la quintessence du bonheur de vivre…de l'esprit, de l'humour, de la joie, de la jouissance, de la suptilité, de la poésie, de la sensibilité, de la provocation, de la peine aussi…..mais MURAT, mon dieu MURAT, que vient il faire là dedans ? Il a lu 25 oeuvres du 17ème, ouahou ! il sait maintenant…. mais toujours aussi tristouille chiant, emmerdant et prétentieux et les histoires de fric sont bien présentes….surtout….
De
15H29 | 11/10/2007 |
Bah ! du moment qu'il reste « éminemment social », on peut bien lui faire un petite place sur rue89.
De
04H10 | 12/10/2007 |
…« éminemment social“(sic), c'est obligatoire pour les artistes sur rue 89.
C'est LA condition pour qu'on parle d'eux sur ce site.
Les autres, même s'ils ont du talent, y-z-ont qu'a l'être aussi …‘éminemment social’…
C'est pas difficile quand même !
De Hubert Artus (auteur)
Rue89 | 15H42 | 12/10/2007 |
Où diable avez-vous vu une telle « obligation » ?
à Hubert Artus
De
04H17 | 13/10/2007 |
C'était ironique !
C'est l'expression que je trouvais particulièrement stupide.
De
07H50 | 13/10/2007 |
En fait, à force de chroniquer des artistes « engagés » comme Murat ou Miossec, les journalistes de Rue89 en ont oublié leur sens de l'humour ! ….
« RENDEZ-NOUS DAVE ! »
la blogosphère (comme on dit sur rue89)
De
17H04 | 11/10/2007 |
TRES BIEN VU ! ! !
Une chose est sûre pour moi : M.Murat est vraiment un mou du genou prétentieux et très Auvergnat, si vs voyez ceque je veux dire. Comme vs le faisiez remarquer : il a lu des auteurs du 17ème. Il a dû ds sa très grde soif d'érudition oublier de lire Baltazar Gracian que je recommande à tout le monde et à ce monsieur
imbû de lui-même, certes trop productif et par la-même, très souvent peu soucieux de la qualité de ses textes… J.J.V.
De
14H43 | 11/10/2007 |
murat ? quand j'entends ce nom je ferme la radio ! ! !
De
15H24 | 11/10/2007 |
Miossec, Murat, la déglingue un peu forcée de tous poètes de la SACEM commence à nous les brouter
sur la blogoshère…(comme on dit sur Rue 89…)
De chroma
01H28 | 12/10/2007 |
Ca n'a pas l'air d'aller si mal, il ne donne pas encore ses itw au Formule1.
Qu'il dorme tranquille, je doute qu'il soit téléchargé massivement.
De
14H46 | 11/10/2007 |
je suis scotché par le niveau de réflexion de ce type, assez proche du sous-sol, internet le vehicule du diable, les internautes des nazillons ?
Tout ce qu'on comprend c'et que c'est un mec en colere et anar qui s'est tres bien accomodé des multinationales et qui aimerait bien que ca perdure.
Bon sinon j'ai acheté le dernier album de Radiohead en téléchargement sur internet avec fixation libre du prix (j'ai mis 11,5 euros), c'est une excellente opération marketing de leur part, mais ca a aussi créé des emplois de mecs motivés (l'enregistrement du CD a mobiilisé divers talents, la création du site internet), bref la chute du systeme actuel n'est pas synonyme de gratuité et de fin des emplis. Alors OK Radiohead est une exception, et un groupe phare qui a déjà son public, mais au lieu de se parer d'indignation réac dans un appart cossu, on peut se demander ce qu'il faut sauver et ce qui doit changer. La musique n'est pas gratuite effectivement, mais il n » ya pas un seul modèle économique possible.
De
14H57 | 11/10/2007 |
La gratuité de la culture est un danger pour la culture. C'est évident. Nous ne sommes pas loin de voir une génération ne plus comprendre que faire de l'art, créer, et bien ça mérite une rémunération.
Au niveau de la musique, il y a la recherche de nouveaux modèles. Le partage des revenus publicitaires pour les sites de streaming (libre écoute sans téléchargement) est-il une solution ? Ou donner un sens supplémentaire au téléchargement et à l'acte d'achat (ex : www.music4help.com qui récolte des dons pour des ONGs en plus de rémunérer les acteurs de la filière musicale) ?
De
22H31 | 11/10/2007 |
Hm, les écrivains doivent bien se marrer lorsqu'ils voient tous ces débats autour du piratage musical qui « est un danger pour la culture, promis, juré, craché » :
Eux qui se font piller par les bibliothèques municipales ( gratuites ! ), dépecer par ces professeurs de français qui organisent plusieurs heures de décryptage de leurs œuvres ( parfois photocopiées ! ).
Le problème d'internet, c'est qu'il a rendu caduque toute cette usine à gaz qu'on appelle vulgairement « industrie musicale », aujourd'hui, enregistrer un album en studio ne coute pas grand chose, le distribuer sur le net encore moins, se faire connaitre par des concerts, du bouche à bouche (ou blog à rétrolien) rien du tout.
Loin de moi l'idée de prédire l'avenir, mais il n'est pas impossible que le piratage, s'il n'est pas rapidement stoppé, tue l'industrie musicale.
Mais pas la musique.
Après tout, il n'y a pas si longtemps (avant l'instauration du concept de droit d'auteur), un artiste était payé pour un acte factuel, et actuel, il n'en vivait pas forcement, mais n'en mourrait pas obligatoirement non plus.
De Cali-pika
22H41 | 11/10/2007 |
Villon, Molière, Mozart, Gérard de Nerval, Edgar Poe, Antonin Artaud, etc… en sont morts pourtant. Sans compter ceux qui sont morts sans reconnaissance posthume.