
Amos Oz : « En Israël, on veut des écrivains prophètes »
L'auteur israélien, cofondateur du mouvement « La paix maintenant », défend sa vision pragmatique de la littérature. Entretien.

Le très polémique Salon du Livre 2008 reçoit une délégation de quarante auteurs israéliens. Pour ouvrir le bal des entretiens, Rue89 vous propose aujourd'hui la rencontre du plus connu d'entre eux : Amos Oz. Un écrivain qui se défend de toute politique dans sa littérature. Et un homme qui, il y a trente ans, co-fonda le mouvement » La paix maintenant » . Un type qui, avec rage et clarté, fait clairement la part des choses.
|
Une rage pragmatique d'un côté. Une poésie à fleur de réel de l'autre. Amos Oz est une double prise. Qui sait varier le voltage. C'est sans doute pourquoi ses romans, profondément ancrés dans le réel, laissent une impression onirique et lumineuse.
S'il se défend de toute politisation dans sa littérature, il est une autorité morale en Israël et à l'étranger. L'homme est laïc, mais semble un prophète du temps présent. Comme Aharon Appelfeld (dont nous vous proposerons un entretien la semaine prochaine), il ne cesse de labourer le terrain de sa judéité et de son histoire personnelle. Donc, la terre d'Israël.
Comme David Grossman, il est le descendant d'ashkénazes qui ont fui l'Europe antisémite et milite activement pour la création d'un Etat palestinien. Là où Grossman espère une réconciliation, Oz envisage le divorce.
Accepter le conflit au sein d'un Etat tout comme au plus profond de l'individu, c'est ce qui constitue le pragmatisme d'Amos Oz. Parvenir à si bien l'écrire et le dire, c'est ce qui fait sa clarté. Deux faces chez l'homme. Deux temps dans l'entretien que nous vous proposons, après le premier jour du Salon : l« un littéraire, l'autre politique.
Littérature israélienne et langue hébraïque
Il y avait eu, entre autres, des pépites comme » Une panthère dans la cave » (1997), puissante variation sur les thèmes de l'ennemi et de la figure du traître, » Seule la mer » (2002), geyser d'intrigues amoureuses croisée libérant un roman sur le présent et sur l'Ancien Testament, et son -plus connu encore- » Une histoire d'amour et de ténèbres » (2003) récit autobiographique brassant un siècle d'histoire juive, hébraïque et palestinienne.
Aussi, en ce mois de janvier, la parution française de » Vie et mort en quatre rimes » surprend : à travers le portrait d'un écrivain en pleines conférences de promotion, ce court roman est une réflexion au sens le plus pur du terme. Toutes les questions qu'une société se pose à elle-même, tous es fantasmes (érotiques entre autres), c'est l'écrivain, par définition homme-miroir, qui les retranscrit, à travers sa propre psyché. Quand Oz parle de lui, c'est pour mieux parler de la place d'un homme en son pays.

Nous vous interviewons alors que votre dernier livre brosse le portrait mordant d'un écrivain qui voudrait qu'on arrête de ne lui poser que des questions de Vie, de Mort, de Dieu, de Littérature… Par ce livre, est-ce votre vision de vous-même qui se modifie, votre vision de l'écrivain, ou votre vision de la littérature ?
» Vie et mort en quatre rimes » est un livre autour de tout ce qui peut naître d'évènements banals : un auteur invité à une conférence littéraire et à des salons, il rencontre des gens avant, pendant et après ce salon.
Si tout est transformé en littérature, c'est par la personnalité et la place qu'il a… Les questions qui ouvrent le livre ( » Pour quelles raisons écrivez-vous ? Et pourquoi de cette manière ? Cherchez-vous à influencer vos lecteurs, et soi oui, dans quel sens ? Quel rôle vos récits jouent-ils ? […] Quel effet cela vous fait-il d'être célèbre ? » ) sont celles que je me suis posé des milliers de fois dans ma vie… Ce livre est un effort pour y répondre…
Que peut la littérature, dans l'Israël d'aujourd'hui ?
En Israël, il est une tradition, incompréhensible, mais c'est une tradition : les écrivains seraient comme des prophètes. L'écrivain ne peut pas dire le bien, ne peut pas délivrer de prophéties. Les lecteurs, cependant, attendent cela…
On remarque d'ailleurs le même phénomène dans les pays slaves, en Russie, ou en Pologne. Un écrivain raconte des histoires, c'est un » storyteller » . Car raconter et entendre des histoires, c'est aussi fondamental que de rêver. Et la littérature est le premier art, le premier langage, qui puisse se greffe directement sur ce besoin, précisément.
L'écrivain doit se distinguer de la politique, au premier abord. Mais si j'écris une histoire avec un père, une mère, une fille, et l'argent de poche, tout le monde dira immédiatement que, dans mon roman, le père représente le gouvernement, la mère, la tradition, la fille, la nouvelle génération, et l'argent de poche l'inflation !
Vous voyez donc que c'est le lecteur qui y verra de la politique. C'est par ce biais, par l'identification du lecteur, que la littérature doit parvenir à toucher au politique. Ceci étant, je en reste pas indifférent aux réalités sociales de mon pays. Bien entendu. Pour une raison toute simple : mes propres personnages eux-mêmes ne peuvent y être indifférents…
De la même manière, l'Histoire n'est pas une chose qui arrive seulement de l'autre côté du poste de télévision : elle intervient de manière extrêmement personnelle dans la vie intime de chacun. La littérature doit emprunter cette voix, elle aussi.
Vous êtes, avec Avraham B. Yehoshua, de la » génération de l'Etat » -vous avez vécu la naissance d'Israël-, celle du kibboutz, de la vie en collectivité, de l'identité en construction, d'une judéité post-Shoah.
Que pensez-vous des générations d'auteurs suivantes et de leur rapport à Israël et à la religion ?
La jeune génération est, évidemment, moins obsédée par l'Histoire. Lorsqu'ils sont nés, Israël existait en tant qu'Etat. Un Etat pas parfait, mais un Etat relativement normal. Ils sont marqués par un inconscient historique : la tragi-comédie de l'existence d'Israël. Ma génération est, encore, dans la conscience des faits historique, donc dans leur résonance.
Ils travaillent sur l'intime et la comédie, ou encore l'exil de leurs origines. Moi, j'écris sur la tragédie humaine, la stupidité humaine. Si vous me demandez un mot pour décrire mon travail, je dirai : familles. Si vous me demandez deux mots, je dirai : familles malheureuses. Si vous me demandez plus que deux mots, je dirai : lisez mes livres…
Vos romans portent souvent sur l'inventivité de la langue. La langue littéraire hébraïque évolue aussi vite que l'hébreu oral ?
L'hébreu moderne a vécu une évolution très rapide. Marquée par le langage des immigrés venus de pays très différents. Chacun de ces langages affluent, et forment ensemble un background linguistique qui se modifie très rapidement. Il vibre dans l'hébreu moderne.
Qui, ainsi, change, mute. J'écris depuis cinquante ans. Durant ces cinquante années, l'hébreu a autant changé que la langue française en… deux siècles ! La différence linguistique entre mes premiers romans et les plus récents, c'est la même que la différence entre la littérature française du XIXe siècle et celle d'aujourd'hui.
[Pour connaître l'opinion d'Amos Oz quant au conflit israélo-palestinien, on lira » Aidez-nous à divorcer ! » (2004) et » Comment guérir un fanatique » (2006). Mais le romancier qui écrivit un jour que » le sionisme n'est pas un prénom, c'est un nom de famille » est, aussi, le co-fondateur de » La paix maintenant » en 1977. Le premier mouvement israélien pour la paix israélo-palestinienne. Aujourd'hui, le plus grand groupe politique non-parlementaire israélien, ndlr]
Quel est votre sentiment sur la polémique autour du Salon du Livre ?
J'avais fortement recommandé, au début, que Paris invite les Israéliens qui écrivaient en arabe, aussi bien que ceux qui écrivaient en langue hébraïque. Il y a un arabe israélien dans la délégation invitée [Sayed Kashua, ndlr], il devrait y en avoir plus.
Mais le boycott est une idée démente. D'une part, un auteur, ou un éditeur, qui boycotte un Salon du Livre, se boycotte lui-même. D'autre part, boycotter la littérature et la culture n'est pas un acte anti-israélien, mais un acte anti-culturel. Donc, caduque. Dans les derniers moments de l'occupation française en Afrique du Nord, personne n'avait eu l'idée d'y boycotter Sartre ou Camus !
Dans le geste d'inviter la littérature en langue hébraïque, je vois aussi la reconnaissance d'une renaissance. Celle de notre langue est un miracle. Après deux mille ans d'existence, c'est un événement colossal. Rappelons qu'elle était aussi morte que le latin, ou que le grec ancien.
Et elle est revenue avec force, énergie, créativité, modernité. Cela me semble une bonne raison de célébrer, non pas Israël, certainement pas la politique d'Israël, mais la renaissance de sa langue.
Que pensez-vous du traitement du conflit israélo-palestinien par les médias français ?
Si je me réfère aux médias, non seulement français mais européens, Israël c'est cela : 80% de fanatiques religieux, 19% de cruels soldats sanguinaires, et 1% d'intellectuels formidables qui se battent pour la paix !
C'est, bien entendu, une image déformée et fausse. Israël, c'est un patchwork de cultures et de civilisations, les gens y sont originaires de 136 pays (pas mal, pour un Etat si jeune et si petit…). La majorité des habitants appartiennent à la classe moyenne, sont matérialistes, se battent pour de meilleurs salaires et emplois.
Ce matin, avant de vous rencontrer, je marchais sur les Champs-Elysées. De nombreux drapeaux israéliens y flottaient. Les Israéliens ont toujours voulu être aimés par Paris et par la France. Ils pensent qu'être aimé par la France, c'est être aimé par le monde. Mais peut-être les Israéliens ne méritent-ils pas d'être aimés par le monde… La littérature israélienne le désire, elle. Et elle le mérite.
Pour connaître un pays, Israël comme tous les autres, il n'y a pas de meilleur moyen que de lire sa littérature. Si je veux connaître la Colombie, je en vais pas lire les médias, je vais lire Garcia-Marquez. Il m'en dira bien plus quant au pays, les gens, l'éducation.
Que fait le mouvement » La Paix Maintenant » , à présent ?
Nous ne cessons d'intervenir dans les écoles, dans la rue, dans les médias, dans le discours. Pour » éduquer » les Israéliens afin qu'ils acceptent l'idée de deux Etats et le dialogue. » La paix maintenant » croit, simplement, au besoin de créer deux Etats : Israël et Palestine. Nous nous battons pour ça. Deux voisins qui vivent en paix et en bons termes.
Il faut un divorce qui soit non pas un divorce de mariés, mais une sorte de » divorce d'affaires » , comme lorsque des associés se séparent. Un pays divisé en deux Etats. Comme une maison divisée en deux appartements.
La majorité des Israéliens et des Palestiniens acceptent cette solution ! Aucun n'en sera fondamentalement heureux, personne ne dansera dans les rues lorsque cela arrivera, mais cela arrivera car les gens y sont prêts. Comme lorsque la Tchécoslovaquie s'est divisée en une République tchèque et une Slovaquie.
Sauf que dans ce cas précis, la question de la capitale ne se posait pas : Bratislava était la capitale historique, et logique, pour les Slovaques voulaient pour capitale, et Prague celle des Tchèques. Ce n'est pas le cas de Jérusalem…
Tout à fait. Jérusalem est vouée à être la capitale des deux Etats. Jérusalem Est sera la capitale de la Palestine, Jérusalem Ouest celle d'Israël.
Je n'aime pas faire des prophéties (trop dangereux en Israël : c'est le pays des prophètes, il y a trop de compétition dans le business de la prophétie ! ), mais je vais vous en livrer une un jour, il y aura une ambassade d'Israël en Palestine, et une ambassade palestinienne en Israël. Elle seront à quelques pas l'une de l'autre, toutes deux à Jérusalem. Il n'y a pas d'autre solution.
Lorsque vous êtes à l'étranger, est-ce l'écrivain qui se déplace, ou le co-fondateur de » La paix maintenant » ? Parvenez-vous toujours à faire la distinction ?
C'est aux gens de faire la séparation entre les deux. Les gens savent que mes livres ne parlent pas de politique. Que Tsahal ait à nouveau pénétré à Gaza récemment ne me fera pas parler politique. Cela me fera écrire un article, extrêmement rageur, pour dire que le gouvernement israélien doit aller en enfer [Oz a, à plusieurs reprises et pour plusieurs cabinets ministériels, évoqué son gouvernement en ces termes, NDLR].
J'écris au stylo, pas avec un ordinateur. Lorsque j'écris, j'ai deux stylos. Un bleu et un noir. L'un pour écrire des articles disant que le gouvernement doit aller en enfer, l'autre pour la littérature (je ne vous dirai pas lequel écrit quoi). Deux stylos pour, justement, me rappeler que politique et littérature sont deux choses différentes. Donc, deux musiques différentes.
Photos : Patrick Gaillardin
► Vie et mort en quatre rimes d'Amos Oz - traduit par Sylvie Cohen - éd. Gallimard - 140p., 13.50€

- 8024 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque























129
(Pour réagir, connectez-vous)
De caro
délinquante avérée | 13H58 | 15/03/2008 |
Séparer littérature et politique = écrire et manifester. Amos Oz est un écrivain engagé activement dans le mouvement de la paix. J'espère que ses actions, avec celles de tous les pacifistes israéliens et palestiniens aboutiront à la reconnaissance d'un état palestinien viable.
Les écrivains israéliens n'ont pas besoin de boycott mais de soutien pour relayer leurs écrits et leurs revendications politiques.
Merci pour cet entretien.
PS : il y a 39 écrivains présents officiellement, le 40e, Aaron SHABTAI a boycotté le salon
De jac le rat
aventurier | 14H04 | 15/03/2008 |
Je me souviens d'un splendide livre de Oz : « Les voix d'Israel“(1982 ? ). Il ne ‘blablatait’ pas, il ne brodait même pas…Il recueillait, seulement, les voix, des arabes et des juifs, des vieux et des jeunes, des femmes et des hommes….
Je m'étais dit : oui, c'est bien comme celà qu'il faut commencer.
Plaisir de vous lire, mr Oz.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 15H12 | 15/03/2008 |
« Un écrivain qui se défend de toute politique dans sa littérature. Et un homme qui, il y a trente ans, co-fonda le mouvement “La paix maintenant”. »
Voilà deux phrases tirées de l'introduction de l'article. Autrement formulé : comment, en deux phrases, contredire exactement le projet d'Oz tel qu'il l'annonce.
Cet exemple illustre remarquablement, à mon sens, à quel point les écrivains israéliens (mais c'est également vrai pour les écrivains palestiniens) sont sommés d'être politiques ou sont principalement lus à travers le prisme politique, et à quel point leur apport littéraire à strictement parler est négligé.
Il est d'ailleurs emblématique que pour ainsi dire toutes les questions qui sont posées à Oz aient trait à la situation politique, et qu'aucune ne concerne son oeuvre à proprement parler. (Pour autant, l'entretien ne manque certainement pas d'intérêt, mais pour la littérature nous repasserons.)
à thierry reboud
De parousnik
22H19 | 15/03/2008 |
Cela n'a strictement rien à voir…
STATUT DE ROME DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE
Article 7 : CRIMES CONTRE L'HUMANITÉ
1. Aux fins du présent Statut, on entend par crime contre l'humanité l'un des actes ci-après commis dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique lancée contre une population civile et en connaissance de cette attaque :
a) Meurtre ;
b) Extermination ;
c) Réduction en esclavage ;
d) Déportation ou transfert forcé de population ;
e) Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international ;
f) Torture ;
g) Viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée et toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable ;
h) Persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d'ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste au sus du paragraphe 3, ou en fonction d'autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international, en corrélation avec tout acte visé dans le présent paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la Cour ;
i) Disparitions forcées ;
j) Apartheid ;
k) Autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l'intégrité physique ou à la santé physique ou mentale.
à parousnik
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 00H42 | 16/03/2008 |
Parousnik,
c'est beau le remplissage de pages avec des articles de droit.
Encore faudrait-il trouver un emploi utile pour que ça ait l'air intelligent. Tant que vous y êtes, pourquoi pas nous faire don d'un copier / coller de quelque chose de plus beau, l'Odyssée par exemple :
http://iliadeodyssee.texte.free.fr/aatexte/boitet/odyssboitet/odyssboite…
Admettez, ça a plus de gueule, non ?
Allez, je suis sur que vous en connaissez un bail au sujet de la plomberie ou de la physique quantique, mais épargnez nous vos âneries.
De léo solo
20H38 | 15/03/2008 |
Si l'auteur
est prophète
il est quoi
le lecteur ?
Croyant ?
Ceci est la négation même de la littérature.
De jac le rat
aventurier | 22H53 | 15/03/2008 |
@Sylvain, Free-man et Léo-solo, avons-nous lu le même article ?
De Rachelle
23H05 | 15/03/2008 |
depuis la polemique sur le boycott, je ne cesse d ; entendre des doneurs de lecon parler de dialoguet et de communication.
j'aimerai savoir si au salon du livre il y a un stand pour les auteurs palestiniens.
pourquoi ne pas avoir pense a les inviter aussi ?
De Rachelle
23H13 | 15/03/2008 |
je voulais savoir s'il y avait un stand pour les auteurs palestiniens. mais ma question ne passe pas.
s'il n'u en a pas, ceux qui preconisent le dialogue, ils esperent le faire avec qui ? ? ?
à Rachelle
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 23H24 | 15/03/2008 |
Si, elle passe ! La réponse est : non, il n'y a pas de stand palestinien. Car ils ont boycotté la manifestation., n'approuvant pas l'invitation d'Israël.
à Hubert Artus
De jac le rat
aventurier | 23H28 | 15/03/2008 |
Vu la situation…
à Rachelle
De jac le rat
aventurier | 23H24 | 15/03/2008 |
Bonne question, Rachelle ! ! !
Mais tu es à côté de la plaque !
On a dit qu'on ne parle que de « littérature » ! ! !
De Sylvain7
08H11 | 16/03/2008 |
C'est dimanche, mais donnons tout de même du boulot au commando sioniste de surveillance des forum de service . ?
Et, par la même occasion, testons la liberté de paroles que nous laisse vraiment Rue 89.
Amos OZ a trois torts pour qui a une culture suffisante la moins inobjective possible sur la réalité sionisto-palestinienne
1/ Il est particulièrement subjectif et attribue aux autres dans cet interview ses propres sentiments. Habilement en excellent écrivain qu'il est
2/ Il a approuvé avec la Paix maintenant, différent de Gush Shalom, l'inadmissible début de l'agression du Liban durant l'été 2006, alors que les deux soldats ont été faits prisonniers sur le sol libanais contrairement à ce qu'on a voulu nous faire croire sur l'influence de l'habile et discrète agit-prop sioniste qui n'a rien à envier à Goebbels. Tsahl a un bureau spécialisé pour çà.
3/ Il considère comme normal la création d'Israël dont le terroriste Ben Gourion lui-même a admis qu'elle ne pouvait se faire sans meurtre et sans expulsion à supposer qu'elle ait eu un sens que ne partage toujours pas beaucoup de juifs qui ne vivent toujours pas en Israël. Alors que la Yérida (« fuite » hors d'Israël) augmente, y compris chez les « Sabra » (juifs natifs d'Israël), mais aussi chez les déçus qui sont venus (aliya) et repartent chargés de désillusions.
Oz ne mérite donc objectivement qu'un carton rouge, car il ne respecte pas les règles de l'honnêteté intellectuelle et nie la réalité historique éthiquement indéfendable . Mais encore une fois ça ne saute aux yeux que pour qui a une culture suffisante sur la réalité sionisto-palestinienne, ce qui n'est pas le cas d'un Français sur 50 000. Les autres se font manipulés …. comme Hugues Auffray chantant devant Pérès son Petit Simon et en étant fier.
La triste Shoah absolument inadmissible, mais qui a rapporté beaucoup d'argent et qui est constamment exploitée, n'autorisait pas les inqualifiables sionistes à terroriser jour et nuit les Palestiniens, même quand ils ne résistent pas.
Et je sais de quoi je parle.
à Sylvain7
De caro
délinquante avérée | 09H40 | 16/03/2008 |
@ Sylvain
il suffit de relever cette phrase de votre commentaire pour en nullifier le contenu :
« Amos OZ a trois torts pour qui a une culture suffisante la moins inobjective possible sur la réalité sionisto-palestinienne »
inobjective ? effectivement, vous manquez cruellement d'objectivité
De Sylvain7
09H45 | 16/03/2008 |
Merci pour cette affirmation
J'attends la démonstration.
Je ne prétends qu'à la moindre inobjectivité possible
Vous avez parler à combien de Palestiniens vivant là-bas cette semaine ?
Depuis un an par exemple, vous consacrez combien d'heures par jour en moyenne au drame palestinien ?
Qu'ai-je affirmé de faux
à Sylvain7
De caro
délinquante avérée | 10H13 | 16/03/2008 |
1 - « attribue aux autres dans cet interview ses propres sentiments. » - vous êtes dans sa tête ?
2 - vous ne seriez pas un tantinet révisionniste à parler d'agit'prop sioniste et à la comparer à Goebbels ? D'où tirez-vous que les 2 soldats ont été enlevés au Liban ? De quelle enquête antisioniste ?
3 - « Il considère comme normal la création d'Israël “ - c'est normal, c'est son pays, ce qui ne l'empêche pas de lutter contre son gouvernement.
Votre antisionisme vous égare :
‘il ne respecte pas les règles de l'honnêteté intellectuelle et nie la réalité historique éthiquement indéfendable’
c'est VOTRE point de vue, nullement objectif, de même que vos sous-entendus sur la Shoah-buisness, votre expression ‘inqualifiables sionistes’ amalgamant le gouvernement et le peuple. C'est immonde
à caro
De lo_tipol
11H03 | 16/03/2008 |
Bonjour Caro,
Vos intentions sont louables.
Mais ce n'est pas de l'anti-sionisme qui a été édicté, et vous le savez aussi bien que moi.
Ecrire ce que ce crétin écrit sur la Shoah, c'est d'une bêtise avérée, je suis d'accord, mais ce n'est pas de l'anti-sionisme, c'est bien de l'antisémitisme.
Ce genre de crétin se retrouve à diffuser ses messages de haine partout où l'on peut révisionner ou négationner. Il proclamerait que la terre est plate si c'était écrit dans mein kampf.
Rue89 a pris le parti de laisser libre ce genre de propos.
Sur la forme, le site a déjà tous les attributs du tabloïd. Il semblerait qu'il en cherche aussi la chanson.
à lo_tipol
De caro
délinquante avérée | 11H04 | 16/03/2008 |
bonjour to-tipol
Je sais très bien que les propos de Sylvain sont plus antisémites qu'antisionistes, mais les querelles « on peut être antisioniste sans être antisémite » commencent à me gonfler sérieusement. C'est pourquoi j'ai préféré n'utiliser que le terme « antisioniste ».
Quant à vos propos sur Rue89, je ne suis pas d'accord. Si un commentaire est hors charte, on peut le signaler pour qu'il soit enlevé. S'il n'est pas hors charte, mais exprime seulement une autre pensée (difficile dans le cas de sylvain), les riverains peuvent le refermer en votant « naze ».
La frontière entre charte et hors charte est parfois ténue. J'ai plutôt tendance à voter « naze », même s'il m'est arrivé d'en signaler.
Bonne journée
à caro
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 11H36 | 16/03/2008 |
@ Caro, Ti_Po et Sylvain 7 : Soyez bien conscients que je surveille les forums qui font suite aux articles. Effectivement, comme le signale « caro » à fort juste titre, la frontière est extrêmement ténue entre propos in-charte et hors-charte. Et les propos qu'étale S7 frisent l'effacement. Vois devez savoir, il doit savoir, les internautes doivent savoir, le concernant, que la seule raison pour laquelle pour le moment je n'en ai effacé qu'un seul, c'est : la qualité des réponses qui lui sont rétorquées. Cette pondération est, aussi, ce pour quoi sont faits ces forums sur Rue89. Tant qu'il y aura ça, preuve sera apportée que des délires, fussent-ils aussi nazes que ceux de Sylvain 7, peuvent être désamorcés. C'est, en l'état actuel de ces délires S7 (dimanche 11h35), une meilleure réponse que le simple effacement.
à caro
De lo_tipol
12H21 | 16/03/2008 |
Content de lire une réaction de votre part, M. Artus.
J'aurais apprécié qu'il en soit de même, lorsque j'ai signalé les propos concernant l'appartenance à une religion, et son assimilation à être ou ne pas être d'une race…
Je me doutais un peu que vous laissiez ces propos, suite aux réactions qu'ils provoquaient.
J'ai parfaitement conscience que vous êtes confronté à toute la difficulté de la communication propre à internet.
Je fais la remarque qu'en laissant en l'état de tels propos antisémites, vous participez, de façon certaine, à leur diffusion (ces propos sont publiés in extenso), et leur détraction est hypothétique (les réactions doivent être lues)….
Je ne parle pas de la joie que peut éprouver une bande de crétins à voir ainsi un lieu mis à disposition pour venir « prendre un verre », la bière bavaroise y étant d'une qualité incomparable…
Combattre précisément la bêtise et le mensonge (outrancier) sur ce forum, impliquerait donc alors qu'il faille garder le silence ?
De Sylvain7
11H22 | 16/03/2008 |
Je complète avec quelque chose que je viens de lire à l'instant
De 1936 à 1939, les Arabes palestiniens tentèrent de conduire une révolte nationaliste… David Ben Gourion, éminemment réaliste, en reconnu la nature. Lors de discussions internes, il fit la remarque suivante : « dans l'argument que nous développons à l'étranger, nous minimisons l'opposition que les Arabes nous portent, » mais il conseilla vivement, « entre nous, nous ne devons pas ignorer la vérité. » Et cette vérité était que « d'un point de vue politique, nous sommes les agresseurs et eux se défendent…
Le pays leur appartient parce qu'ils y vivent et, nous, nous voulons venir ici et nous y installer ; de leur point de vue, nous voulons prendre leur pays, alors que nous sommes encore à l'extérieur'… La révolte fut écrasée par les Britanniques, dans une brutalité considérable. Noam Chomski, “The Fateful Triangle.”
Et les “aveux” des principaux acteurs sionistes de l'époque abondent. Et on peut rajouter le témoignage de l'archevêque melchite israélien arabe Elias Chacour sur la façon dont les sionistes se sont emparés de son village avant de le détruire parce qu'un tribunal israélien leur donnait tort.
Mais même Gush shalom (Avner, Warschawski et Cie) qui trouve que Shalom archav (La paix maintenant) a trahi la cause de la Paix n'arrive pas admettre cette inadmissibilité éthique.
à Sylvain7
De caro
délinquante avérée | 12H20 | 16/03/2008 |
Renseignez-vous !
Gush Shalom est un mouvement « sioniste » en ce sens qu'il est pour l'existence d'un état israélien au côté d'un état palestinien, tous les deux démocratiques et laïcs.
Avnery (avec un Y) en est un des fondateurs.
Warchawski n'en fait certainement pas partie puis qu'il est anti-sioniste (contre l'existence d'un état israélien)
La Paix Maintenant aurait donc trahi la cause de la Paix ? pouvez-vous êtes plus précis ou vous n'êtes pas allé au bout de l'article que vous venez de lire ?
Que viennent faire vos références à 36 - 39 quand la Palestine était sous mandat de la Grande Bretagne ?
Décidément, vous mélangez tout
à Sylvain7
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H15 | 16/03/2008 |
Dans le seul but de parfaire votre connaissance des choses qu'ON nous cache, je tiens également à vous informer que, lorsqu'on laisse un bol d'eau chaude à l'air libre, on obtient un bol d'eau tiède assez rapidement, puis (à condition d'attendre suffisamment) un bol d'eau froide.
Etonnant, non ?
De filipon
(ben quoi?) | 13H11 | 16/03/2008 |
Bonjour, c'est ma 1ere (et peut-etre ma derniere) intervention sur ce forum. Devant certaines énormités, je tombe dans le piege chronophage des joutes virtuelles. Je preferais 100 fois échanger mes opinions devant une bonne biere, mais vivant a Tel Aviv (bien que non juif), ce sera une prochaine fois.
Pour repondre au parano donneur de lecon de ce matin Sylvain27
=> C'est dimanche, mais donnons tout de même du boulot au commando sioniste de surveillance des forum de service . ?
Et, par la même occasion, testons la liberté de paroles que nous laisse vraiment Rue 89.
Vous etes rassuré ? Qu'il fait bon de vivre en démocratie, n'est-ce pas ? C'est en Chine ou a Cuba que le web est censuré, pas en France, ni en Israel !
=> Amos OZ (…) :
2/ Il a approuvé avec la Paix maintenant, différent de Gush Shalom, l'inadmissible début de l'agression du Liban durant l'été 2006,
Le kidnaping des soldats était planiifié par le Hezbolha afin de tester les capacités de Tsahal a répliquer au risque d'entrainer Israel dans le conflit. 100 Katyoucha par jour pendant plus de 30 jours = 3000 missiles qui sont arrivés au Liban par l'action du St Esprit. OUI, il fallait « nettoyer » tout cela. La suite a montré que ca n'est pas si simple quand les miliciens se cachent parmi la population quand ils ne sont pas eux-meme, la population, quitte a provoquer le bombardement d'une ecole (« c'est pas grave, comme ca ils deviennent des martyres »).
=> alors que les deux soldats ont été faits prisonniers sur le sol libanais contrairement à ce qu'on a voulu nous faire croire sur l'influence de l'habile et discrète agit-prop sioniste qui n'a rien à envier à Goebbels.
Ce n'est pas la 1ere fois que des soldats Israéliens se font kidnaper SUR LEUR SOL. Le Hezbolha lui-meme a filmé, monté et vendu a la BBC la préparation, le plastiquage et le kidnapping de soldats israéliens qui resterent plusieurs années en détention. Des gosses dégagent les pierres pour soit disant jouer au foot a 300m de la frontiere au nez et a la barbe des Israéliens qui la controlent, une bombe explose en Israel au passage d'une jeep. Un 4x4 fonce vers la cloture. Un homme en sort et la fait sauter pendant que 4 autres courrent récupérer 2 soldats blessés car la charge n'était pas faite pour tuer mais juste pour neutraliser le véhicule et les soldats afin de les capturer.
Et quand bien meme ils auraient été, cette fois-ci, sur le sol Libanais, pose-toi la question du Pourquoi ? Pour narguer le Hesbolha ? Tu inverses les roles. Faut-il compter sur la FiNUL 1 et 2 (comme au cinéma, le 2 est aussi mauvais que le 1) pour controler la frontiere Syrienne et empecher les armes d'arriver jusqu'a 300 metres d'Israel ? Ces 3000 Katyouchas qui ont arrosés le nord du pays jours et nuits en juillet/aout 2006, ainsi que les 4 gros missiles Iraniens tirés sur Afula dont l'un d'eux tua des palestiniens a Djénine (mais « c'est pas grave, comme ca ils deviennent des martyres ») ne sont pas arrivés par hasard. Il faut bien que quelqu'un soit renseigné.
=> Tsahl a un bureau spécialisé pour çà.
La France aussi : le Quai d'Orsay (Raimbow Warrior… bof…), les USA aussi : Le Penthagone, la Russie, le Hezbolha, le Hamas, etc… Et comme tu l'as vu, les renseignements n'empechent pas des miliciens entrainés et motivés a tenir pendant un mois.
=> 3/ Il considère comme normal la création d'Israël dont le terroriste Ben Gourion lui-même a admis qu'elle ne pouvait se faire sans meurtre et sans expulsion
C'est vrai que Ben Gurion est le 1er des révisionistes, voir meme des négationistes « Un peuple sans terre pour une terre sans peuple » (sans peuple ? ). Pourquoi ne parles-tu pas des massacres de juifs par des terroristes Palestiniens comme ceux de Hebron, en 1936 ? A noter que les « terroristes juifs » ont déposés les armes immédiatement apres avoir atteint leur objectif contrairement a ceux de l'ETA, l'IRA et bien sur de l'OLP que Yasser n'a pas voulu « trahir » en signant les accords de Camp Daviv et la création d'un état Palestinien.
Mais pourquoi se refaire le match au ralenti et commenter ce qui aurait du ou pas du etre ? La création de cette état né sur les cendres du colonialisme Européen est totalement ambigue, comme l'est la colonisation de l'Amérique par les blancs, comme l'est la dépossession des paysans chinois par leurs dirigeants corrompus, etc…
=> Alors que la Yérida (« fuite » hors d'Israël) augmente, y compris chez les « Sabra » (juifs natifs d'Israël), mais aussi chez les déçus qui sont venus (aliya) et repartent chargés de désillusions.
Si des Francais de Sarcelles pensent etre accueilli en roi par leurs « freres Juifs » en Israel, ils n'ont pas lu l'histoire du monde et de ce pays. Le dernier arrivé trinque ! Sauf celui qui a de l'argent, et ils ne sont pas tous comme ca. Israel a besoin de nouveaux migrants pour palier la démographie galopante des arabes Israeliens ce qui est une sorte de colonisation bien musulmane (demande aux Serbes du Kossovo a propos des Albanais). C'est pour ca qu'Israel subventionnent les migrants juifs (l'equivalent du RMI pendant 2 ans). Si la « schysophrénie » est de mise dans ce pays c'est
=> La triste Shoah absolument inadmissible, mais qui a rapporté beaucoup d'argent et qui est constamment exploitée,
(…) les sionistes à terroriser jour et nuit les Palestiniens, même quand ils ne résistent pas.
Rapporté bcp d'argent ? A qui ? Aux Européens qui ont confisqués les biens, les terres et les comptes bancaires des juifs en 1940 ? ? ?
Bababoum ! Tout s'écroule, tu fini de te décrédibiliser. Tu n'es pas le 1er a jouer au spécialiste et craquer en fin de parcours. C'est dégueu de dire ca. Combien de riches juifs américains donnent des millions a un réalisateur, un historien, un musée apportant de nouvelles information sur la Soah ? Tu trouve ca indécent de vouloir recomposer la mémoire de tes grand-parents en sachant exactement ou et quand ils sont morts ? C'est indécent de vouloir mettre a nu la cruauté du systeme Nazi dans ses moindres détails ? De vouloir savoir qui et quand ? Certains juifs y consacrent toute leur vie. Sache que le Syndrome de la Shoa se répercute sur les enfants et les petits enfants comme un cauchemar sans fin. Ils vivent avec, voient leurs potes sauter en terrasse de café a Tel Aviv et donnent 3 ans de leur vie (ou 2 pour les filles) pour aller tenir un fusil devant un check-point et pourrir la vie de civils Palestiniens qui, dans l'ensemble ne demande qu'a vivre, mais peuvent aussi avoir une bombe dans leur sac mise a leur insu par un voisin, un ami, un membre de leur famille ! Il y a en face, non pas une non-peur de la mort, mais une Adoration de la Mort qui se retrouve dans tous les pays ou ils y a des terroristes musulmans. C'est un fait, et Israel n'est pas responsable de tout. Et avec cet esprit de sacralisation du suicide, la dissuasion n'a plus AUCUN effet. Il faut donc agir quand ces personnes veulent ta destruction, ce qui justifie des frappes en Syrie ou pourquoi pas en Iran.
=> Et je sais de quoi je parle.
Et, a propos de la Palestine (que je souhaite de tout coeur vide de toute colonie juive le + tot possible), si tu sais de quoi tu parles, tu pourrais nous dire comment faire autrement qu'en construisant un mur ?
En admettant qu'il soit equipé de laser pour détruire les missiles arabes qui fleuriront des les 1er jours du désengagement israélien.
à filipon
De rahil
13H21 | 17/03/2008 |
il y a bcp d'erreurs ds cette reponse.
à filipon
De bloqué le 24.09.09
18H33 | 17/03/2008 |
@filipon
De quel droit tutoyez vous un internaute dont l'opinion vous déplait ? Pour vous donner à bon compte un sentiment de supériorité ?
Lisez les rapports d'Amnesty International sur la guerre menée par Israël au Liban : justifier les bombardements d'immeubles d'habitation par Israël au Liban c'est s'abaisser vraiment très bas. Il y a eu plus de mille victimes civiles, je vous le rappelle, que vous les justifiez donne de vous une image raciste. Et vous trouverez, j'imagine, aussi à justifier l'arrosage du Sud Liban par des milliers de bombes à sous munitions ?
Une question :
Est-ce que vous avez besoin que le pays où vous vivez soit « réservé » à une seule culture/ religion (à l'image de l'Arabie saoudite) ou bien accepteriez vous qu'il soit une démocratie ouverte et que tous ceux qui y vivent aient les mêmes droits et le même statut ?
De farawla
(Moyen-Orient) | 18H36 | 16/03/2008 |
Amos Oz est sioniste. Amos Oz est pour la Paix et la création d'un Etat palestinien. Pas n'importe lequel : un Etat avec Jérusalem comme capitale. Amos Oz a approuvé au début la guerre menée par Israel au Liban en 2006, avant de s'en désolidariser.
Cela peut désorienter vu de Paris, mais seuls les esprits manichéens qui connaissent bien mal l'histoire peuvent y voir de la « malhonnêteté intellectuelle ». Dans cette région du monde les hommes sont souvent plus compliqués que leurs idées, et heureusement.
Amos Oz est un immense écrivain. Quand il dit qu'il n'écrit pas de livres politiques, je pense qu'il veut dire qu'il n'écrit pas de livres partisans, ce qui est relativement vrai. Mais ses livres parlent beaucoup de politique.
Nous ne sommes pas dans le même camp. Je ne peux écouter les politiciens, lire les journaux, ou encore pire les commentaires et les forums israéliens sans éprouver dégoût, effroi et désespoir. Il y a longtemps que j'ai renoncé à en débattre avec ceux qui ne pensent pas comme moi, je les trouve trop violents. Mais j'aime lire Amos Oz. C'est ma porte vers Israël. Ou plutôt c'est un de ceux qui coince un pied dedans et la laisse entrouverte.
Merci pour cet entretien
à farawla
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 19H18 | 16/03/2008 |
J'espère quand même retrouver vos opinions de temps à autre. C'est un peu lassant de n'être confronté la plupart du temps qu'à de la provoc de bas étage et au manichéisme.Un peu plus de réalisme et d'ouverture d'esprit ne feraient pas de mal au débat.
à leconcombrevert
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H20 | 16/03/2008 |
Pareil.
à thierry reboud
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 19H32 | 16/03/2008 |
J'insiste que tu me contredise !