
Aharon Appelfeld : « Je suis une rémanence de l'Histoire juive »

Il en était le doyen : il en a été une des stars. Au cours d'un Salon du Livre 2008 assez stressant, il a imposé sa sagesse et l'intelligence de sa clairvoyance. Il est l'écrivain de l'enfance, de la Shoah, de l'identité juive post-Shoah, mais aussi de la sensualité comme vainqueur du chaos. Survivant des camps, il est obsédé par » l'Histoire juive » . Il est, avec Oz, Grossman et Yehoshua, l'écrivain israélien le plus traduit. A quatre-vingt-six ans, Aharon Appelfeld prouve sa force de survie à chaque roman. Et à chaque rencontre.
De lui, Philip Roth, son ami, a dit :
» Appelfeld est l'auteur dépaysé d'une littérature elle-même dépaysée et il a fait de cette désorientation un sujet qui n'appartient qu'à lui. »
Sur lui, Primo Levi a écrit :
» Parmi nous les survivants, les écrivains, Aharon Appelfeld a su trouver un ton unique, irréversible fait de tendresse et de retenue. »
Publié en France depuis seize ans, c'est surtout depuis 2004 qu'il y est reconnu. Cette année-là, on lit » Parlons travail » de Philip Roth, où l'Américain consacre un long chapitre à l'Israélien. Cette année-là aussi, Appelfeld se voit décerné le Prix Médicis Etranger pour » Histoire d'une vie » , son autobiographie.
La vie d'Appelfeld, » une enfance prise dans la Shoah » . Elle se lit en filigrane de tous ses livres. Né en Roumanie, il a huit ans quand éclate la guerre. Sa famille est enfermée dans un ghetto. Sa mère est assassinée et il est déporté avec son père dans un camp de Transnistrie. Le jeune garçon s'en évadera, seul, en 1942. S'enfonce dans les forêts : » seul, recueilli par les marginaux, les voleurs et les prostituées. Je n'avais plus de langue » , écrira-t-il. Parvenu dans un camp de réfugiés sur la côte de l'Adriatique, il embarque pour la Palestine en 1946. Il apprend une nouvelle langue, l'Hébreu. Diplômé de l'Université hébraïque de Jérusalem, il enseignera la littérature. Avant de devenir écrivain. » Pas un écrivain israélien, mais un Juif qui écrit en Israël » , dit-il.
Capturer l'image et en restituer le sens individuel autant qu'historique, c'est l'âme même de son travail. En matière d'Histoire juive des XXe et XXIe siècles, l'Israélien est l'écrivain de référence. Avec objectivité, il traite la question non pas comme une spécificité, mais comme une donnée. Aharon Appelfeld est le genre d'auteur qui donne toute sa crédibilité à la notion d'universalité de la littérature : il est, comme il le dit lui-même, une addition d'assimilations. Comme Oz, le romancier Appelfeld parle non pas de politique, mais d'Histoire.
Appelfeld et la littérature : l'Histoire juive
Dans » Histoire d'une vie » , Appelfeld avait évoqué sa rencontre avec Maria, » femme de mauvaise vie » qui l'avait hébergé et nourri en échange de son travail. » La Chambre de Mariana » , qui paraissait en France à l'occasion du Salon du Livre, retrace le parcours du jeune Hugo qui, pour échapper aux rafles nazies, est confié à une prostituée, Mariana. Il est planqué dans un minuscule espace jouxtant la chambre de la femme. Ce roman, c'est l'histoire d'un garçon qui découvrira la religion et la survie dans une maison close. Entre passes pour des soldats allemands et découverte de la sensualité. Car il y a aussi de l'amour entre Mariana et Hugo. Qui a tout juste treize ans cette nuit où » leurs corps ne firent plus qu'un » . » La Chambre de Mariana » est un livre de formation. Une histoire d'amour sur fond de chaos, avec deux être en fuite. Qui se fondent l'un dans l'autre. La sensualité a sauvé Appelfeld.
Dans votre autobiographie, vous écrivez que, malgré vos nombreux livres sur votre traversée de la guerre et de la Shoah, vous pensez n'avoir « jamais vraiment réellement commencé » à écrire ce qui vous est arrivé à cette période. Quelle étape représente alors » La Chambre de Mariana » dans votre travail ?
J'écris sans cesse sur des recoins de ma propre vie. J'ai quatre-vingt-six ans (c'est une longue vie…), ai écrit quarante livres. Chacun porte sur ma vie, certes, mais à partir d'un angle toujours différent. D'une zone bien spécifique de ma vie. Je ne cherche rien sur l'Histoire. Pour moi, écrire un nouveau livre veut dire que j'ai quelque chose de nouveau à dire, une chose que je n'avais pas vue avant. Ce que j'écris, c'est une saga. Une saga sur la solitude. La solitude juive. Une longue, très longue solitude.
Dans » La Chambre de Mariana » , il n'y a pas qu'Hugo qui soit seul. Tous les Juifs sont seuls. Durant l'Holocauste, le peuple juif fut seul. On peut tout à fait reprendre le titre de Garcia Marquez, » Cent ans de solitude » , au compte du peuple juif. Ce nouveau roman est une étape nouvelle, mais pas supplémentaire, dans ma saga.
Dans » Histoire d'une vie » , vous évoquiez Maria. Vous revenez ici sur ce passage de votre histoire…
Oui, mais dans le livre que vous citez, cela ne constituait qu'un chapitre. C'était le début d'une investigation. Ici, c'est un livre. Il y eut une nécessité de le faire maintenant. Vous devez savoir comment j'écris, et comment se constituent mes livres. Quand j'écris, je commence un chapitre. Pour ce qui est de » La Chambre » , cette partie de mon enfance. Puis je quitte le chapitre. Je le quitte pour des années, je n'y reviens pas. Je passe à un autre chapitre, une autre période de ma vie et du XXe siècle juif. Ensuite, durant des années, je pense à cette » zone » simplement abordée. J'essaie de la ressentir, de la toucher, de l'approcher. Je travaille en silence (très important, le silence…). De ce silence surgit une image. Grâce à elle, je reviens alors à cette « zone ». Cela peut prendre très longtemps. C'est ainsi qu'est née » La Chambre de Mariana » , par exemple…
Votre écriture se caractérise par des phrases courtes, dénuée de tout sentimentalisme, misérabilisme, angélisme ou héroïsme. Une écriture qui porte le silence et le trou noir (les camps) auquel vous avez survécu. A la subjectivité, vous préférez l'objectivité. Cela provient-il du fait que, durant la guerre, comme vous l'écrivez dans » Histoire d'une vie » , vous n'avez pas du tout parlé ?
Je ne suis pas un historien, et pas non plus un artiste. Je ne veux pas faire pleurer avec l'histoire juive. L'objectivité, effectivement, est très importante pour moi. Les écrivains qui m'ont influencé sont Kafka, Proust et Tchekhov. Mais stylistiquement, le livre qui m'a le plus marqué est la Bible. Pas pour l'histoire, mais pour la langue. L'Hébreu de la Bible est fait de phrase courtes. Pas d'adjectifs -les adjectifs sont une intervention. Pas de longues explications, pas de descriptions. Un style qui amène à l'objectivité. C'est autre chose que les longues phrases de Thomas Mann !
Hugo ne pourrait pas écrire » La Chambre de Mariana » . Mais, puisqu'il est un peu vous-même, la lirait-il ?
Je ne sais pas exactement qui est Hugo. Donc, ne peux dire ce qu'il lirait. Vous savez, un écrivain n'est jamais un seul de ses personnages. Il est tous ses personnages. Je suis Hugo, je suis Mariana, je suis les autres. Au XIXe, il y avait cette croyance, fortement ancrée, qu'un écrivain comprenait tout. Et qu'il pouvait donc écrire sur tout. On sait à présent que c'est faux. Un écrivain ne peut écrire que sur lui-même. Tous les personnages sont l'âme de l'auteur.
On peut dire que vous écrivez des autofictions. Est-ce une manière d'assembler, encore et toujours, ouvrage après ouvrage, l'enfant que vous étiez (survivant des camps) au chaos de l'Histoire dont vous êtes le produit ?
Nous parlons de mémoire, dans cet entretien. Je travaille sans cesse dessus, dans mes livres. La mémoire n'est pas une chose stable. Elle change. Elle voit sans cesse des choses nouvelles sur les mêmes faits, le même siècle, la même période. » La chambre » , ce n'est pas l'histoire du monde en 1943-1944, mais l'Histoire de 1943-1944 jusqu'à… aujourd'hui. Ma mémoire, c'est celle des hommes du XXe siècle. Je suis une rémanence de l'Histoire juive…
Appelfeld et le monde actuel : l'Histoire juive, aussi
Vous travaillez beaucoup sur ce que vous appelez dans cette interview » le peuple juif » . Quel est votre rapport au sacré, au religieux ?
Ce qui m'intéresse n'est pas la vie extérieure (les pays, la géographie…), mais la vie intérieure. Je veux comprendre les éléments sensuels autant que spirituels. Par exemple, dans » La Chambre de Mariana » , Hugo vient d'une famille qui n'est pas religieuse. Pour autant, il va découvrir les choses de la croyance dans la chambre d'une prostituée ! Mariana, elle, dans son rapport quotidien à la vie, aux soldats avec qui elle doit coucher, va lui montrer sa pratique, personnelle certes mais pratique quand même, de la religion. Hugo va découvrir un certain sens du sacré… Découvrir la religion avec une prostituée, marier sensualité, quotidien et spiritualité, c'est l'essence même de mon travail.
Après la Shoah, après votre naturalisation israélienne, et à l'époque actuelle, quelle est votre relation avec le judaïsme ?
Je suis le produit d'une assimilation de judéités. Mes grands-parents étaient très religieux. Certains de mes oncles étaient communistes, d'autres anarchistes. Quand j'écris sur mes parents, je suis un Européen assimilé, et un Juif assimilé. Lorsque j'écris sur le communisme (et j'ai beaucoup écrit dessus), je suis un communiste. J'écris, en fait, sur tout ce qui a pu arriver aux Juifs durant les cent dernières années.
Vous vivez à Jérusalem, ville de religion et d'histoire. Beaucoup d'autres écrivains israéliens présents au Salon du Livre vivent à Tel-Aviv, ville beaucoup plus en avant. Entre ces deux pôles, quel est votre sentiment sur Israël aujourd'hui, celui de la pluralité mais aussi du mur isolant les Palestiniens ?
C'est vrai que les habitants de Jérusalem sont majoritairement croyants, religieux. Mais le pays entier est habité par des Juifs semblables, vous savez. Les mêmes Juifs qui vivaient auparavant en Europe habitent maintenant Jérusalem aussi bien que Tel-Aviv. Les mêmes Juifs qui sont venus de Tunisie, du Maroc ou d'Algérie vivent à Jérusalem et à Tel-Aviv. Israël est un pays qui compte de très nombreuses minorités. Un Juif d'origine marocaine n'a rien à voir avec un Juif qui vient de Londres ou de Berlin. L'écrivain que je suis est touché par cette variété de gens qui peuplent le pays. Partout, dans tous les pays, il y a des gens intelligents et des gens stupides. Ici, on a un territoire, et deux nations qui réclament ce territoire. Je pense, j'espère que l'intelligence l'emportera pour trouver le moyen de vivre ensemble.
Quelles frontières ?
Il y aura un, deux, trois, quatre Etats, on verra, mais on doit vivre ensemble. On le doit…
Pourquoi ne parlez-vous pas d'Israël dans vos livres ?
Comme je le disais, j'écris des sagas sur la solitude juive. Israël, c'est une toute petite part de l'Histoire juive. Laquelle est une très longue histoire. Mon travail consiste à chercher l'essence de la judéité, de l'être juif. Certes, il y a l'Intifada. C'est important, l'Intifada, très important. Mais, en toute objectivité temporelle, dans l'Histoire juive, c'est aussi une petite partie de l'Histoire juive. J'écrirai sur l'Intifada et sur Israël… dans deux cents ans. J'aurai 286 ans, et j'écrirai sur l'Intifada dans l'Histoire.
Quel est votre bilan du Salon du Livre ?
Tout le monde croit que chaque Israélien a un tank, et que tous les matins il monte dedans ! C'est l'image qui domine. Ce Salon a contribué a modifier cette image. C'est ce que fait, d'ailleurs, notre culture, qui commence à être reconnue à l'étranger. Le cinéma, le roman aussi. Israël a beaucoup d'aspects différents et il est important de les montrer à travers notre culture. Nous avons aussi beaucoup de théâtre, beaucoup de peintres, d'artistes. Un pays qui a tant d'aspect culturels est probablement un pays humaniste…
Dernier ouvrage paru : » La Chambre de Mariana » – trad. Valérie Zenatti – L'Olivier – 320p. – 20€.
Prochainement, le Cabinet de lecture vous proposera des sujets autour d'Alona Kimhi, d'Etgar Keret, de Boris Zaidman, ou encore de Ron Leshem (l'adaptation cinématographique de son si beau » Beaufort » sortant sur les écrans français ce mercredi, après avoir été primé à Berlin en 2007, et nominé aux Oscars 2008).
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à thierry reboud
De athénaïs
09H59 | 23/03/2008 |
« une caricature approximative de discours islamiste »…Thierry, vous nagez en plein pléonasme,…
mais c'est vrai, dès fois, il faut au moins ça..
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 03H02 | 23/03/2008 |
Cet entretien avec Aharon Appelfeld me fait surtout regretter une fois de plus de ne pas avoir accès à ses livres en Hébreu et d'être condamnée à suivre son cheminement à travers le succédané des traductions - et fussent elles les meilleures.
Écrivant moi-même dans une langue qui à l'origine n'était pas la mienne et vivant dans un univers bilingue, je suis bien placée pour mesurer les difficultés auxquelles Appelfeld était confronté.
En même temps cela m'inspire une pensée émue pour ces écrivains exilés de leur langue maternelle en Israël ou ailleurs, comme Leo Perutz, un de mes préférés, qui y ont perdu leur voix.
De le furtif
celibataire | 09H12 | 23/03/2008 |
Le sionisme a bien soigné son image depuis 50ans,grace à la domination de la presse,le soutien de l'occident(dette de la shoa)et sans oublier la guerre froide et les U.S.A.Depuis 10 ans (l'arrivée d'El Jazira et internet) ,le monde decouvre le vrais visage d'Israel : une occupation de 50 ans,une colonisation barbare,un peuple qui vit ds un camps de concentration……ça c est la realité que l'occident veut cacher pour cautionner l'armée sanguinaire de Tshal.Pour revenir au sujet,certes qu il y a une minorité invisible d'ecrivains israeliens qui sont pour la paix,mais amplifier et dire que c est la majorité des israeliens ressemblent à Aharon Appelfeld
est une pure propagande et que personne ne peut avaler.
Cordialement le furtif
à le furtif
De andriouchka
10H32 | 23/03/2008 |
cher le furtif, heureusement, vous vous n'avez pas avalé cette propagande. Vos posts nous manqueraient cruellement, ils sont tellement justes et votre style est tellement délicat !
C'est vrai, quoi, le « sionisme » domine la presse, un peuple vit en camp de concentration et les israéliens ne sont pas pour la paix.
Ai-je bien résumé ? Et ça, ce n'est pas de la propagande, c'est juste un post furtif écrit sur un site furtif
Je rajoute un smiley à mon commentaire, des fois qu'il soit mal interprété …
; -))
à andriouchka
De le furtif
celibataire | 10H40 | 23/03/2008 |
Ma chere andriouchka,
je vais annoncer une bonne et mauvaise nouvelle,puisque le sujet parle des livres,
eh ben restons dans le contexte,et pour prouver qu ils (je parle des sionistes)sont forts,c est pas de la paranoa ! ! !
Un grand ecrivain français(5 livres ecrits par cet auteur)et sous prefet de Saintes vient d'etre limogé aujourd hui ,c'est à dire le 23 Mars 2008(source le parisien),il s'appelle Guigue .B ! ! ! !
Son tort ?
Le crime qu'il a commis ?
Il a osé critiqué Israel ! ! ! ! ! ! ! ! !
Une bonne nouvelle pour : B.H.L ,GLUKSMAN,finklkrauft..
Une mauvaise nouvelle pour les democrates honnetes et qui condamnent les deux poids,deux mesures.
Cordialement le furtif
à le furtif
De bloqué le 24.09.09
10H55 | 23/03/2008 |
Le lien vers l'article du Parisien :
http://www.leparisien.fr/home/info/faitsdivers/articles/LE-SOUS-PREFET-D…
La petite ministre de la non défense française censure au profit du colonialisme israélien.
à bloqué le 24.09.09
De lo_tipol
11H20 | 23/03/2008 |
Que l'on ignore le devoir de réserve auxquel sont soumis les cadres préfectoraux peut se comprendre. Mais l'on prend le temps de s'informer, avant d'étaler publiquement la parfaite imbécilité dont vous ne perdez une occasion pour nous en rappeler toute l'étendue.
Au moins avez-vous choisie le bon pseudo, à défaut de la bonne orthographe.
à bloqué le 24.09.09
De le furtif
celibataire | 11H28 | 23/03/2008 |
On attend la reaction de ces intellos qui ont soutenu Aamya Hirsh Ali la somalienne ,islamophobe :
Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel ………………….S'ils condamnent ce limogeage ou pas ?
à le furtif
De andriouchka
11H09 | 23/03/2008 |
Bruno Guigue est un récidiviste. Il a été placé sous-préfet pour ses frasques verbales et écrites lorsqu'il était à la Réunion. Ca fait des années qu'il sévit sur le site islamiste « oumna.com ». Je vous invite à aller y lire sa prose …
quelques remarques
- c'est une personne qui ne connaît pas ce que « devoir de réserve » veut dire lorsqu'on est représentant d'un Etat (quel qu'il soit)
- il n'aurait donc jamais dû être nommé sous-préfet, car ses écrits étaient bien connus.
-> c'est ridicule de le limoger. Un rappel à ses devoirs aurait suffi.
- : B.H.L ,GLUKSMAN,finklkrauft (sic) ne sont pas des représentant de l'état, nuance.
à andriouchka
De lo_tipol
11H24 | 23/03/2008 |
Si récidive il y a, c'est vers une révocation que l'administration devrait se tourner : le devoir de réserve, ça doit être l'un des premiers trucs que l'on doit enseigner à l'ena….
C'est nos impôts qui font vivre ce monsieur, ne l'oublions pas.
à lo_tipol
De le furtif
celibataire | 11H32 | 23/03/2008 |
Source le figaro :
» » »« Le devoir de réserve qui s'impose à tous les fonctionnaires ne signifie pas nécessairement qu'il leur soit toujours impossible de s'exprimer dans une tribune publique.
Le critère normalement retenu est si le fonctionnaire fait état de son statut (et engage dès lors l'administration, qui est tenue à la neutralité),
et le rang du fonctionnaire en question - s'il est haut placé, même s'il ne fait pas état de sa fonction,
sa notoriété fait le lien en pratique et l'empéchera de s'exprimer autrement que par pseudonyme.
M. Guigue ne mentionne pas sa fonction de sous-préfet dans son brülot.
Est-ce qu'un sous-préfet jout d'une telle notoriété que la simple mention de son nom est immédiatement rattachable à sa fonction ? C'est à son autorité hiérarchique d'en juger, sous le contrôle toutefois du juge administratif (et des cours Européennes).
Quoiqu'il en soit, même si M. Guigue contestait son limogeage auprès du tribunal administratif et obtenait gain de cause (issue fort improbable), son avancement après réintégration serait hautement compromis…
à le furtif
De bloqué le 24.09.09
11H46 | 23/03/2008 |
Il faut lire ce qu'a écrit Monsieur Guigue pour juger :
http://oumma.com/Quand-le-lobby-pro-israelien-se
Je trouve incroyable que la petite ministre de la non défense se permette de censurer cela.
à bloqué le 24.09.09
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 11H51 | 23/03/2008 |
Je dois dire que le texte de Guigue sur Appelfeld (que vous nous indiquez en lien) ne me paraît pas très convaincant.
Je n'y trouve aucune analyse de l'oeuvre, d'aucun point de vue d'ailleurs, et même (m'a-t-il semblé à la première lecture) je n'y ai même pas trouvé le nom d'Appelfeld. Il m'a donc paru très, très court. Je ne doute pas a priori des qualités sous-préfectorales de Guigue (je n'en sais rien), mais comme critique littéraire, sur ce coup-là au moins, il est nul.
Je trouve incroyable que la gigantesque Soh se permette de nous indiquer une critique littéraire aussi mal étayée.
à thierry reboud
De le furtif
celibataire | 12H13 | 23/03/2008 |
Qu il soit bon ou mauvais litteraire,dés qu on touche Israel,on perd notre sang froid et on taxe cette personne d'antissimite,islamiste,terroriste et barbare ! ! ! ! ! !
à le furtif
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H23 | 23/03/2008 |
Ecoutez, Furtif, jne juge pas des oeuvres, sans aucun doute considérables, de ce Guigue. Je constate que vous nous renvoyez à un critique littéraire qui aurait écrit un texte sur Appelfeld. Je le constate, bien obligé, puisque vous nous en parlez dans un fil de commentaires consacré à l'oeuvre d'Appelfeld.
Je ne peux pas croire que des esprits aussi affûtés que le vôtre ou celui de la gigantesque Soh se seraient laissés aller à un contresens aussi grossier sur le contenu du sujet proposé par Artus.
Eh bien, je vous le répète : la critique littéraire de Guigue parue sur oumma.com (et que la gigantesque Soh nous invite à lire) ne vaut rien. Pour un peu, j'ai presque cru que ce texte ne parlait pas d'Appelfeld. Mais une telle hypothèse est impossible à envisager, n'est-ce pas ? Parce qu'alors ça signifierait que, depuis le début, vous nous entretenez de sujets qui n'ont rien à voir avec ce qui nous intéresse ICI.
Furtif… Vous n'auriez pas fait ça quand même ! ? Oh non…
à thierry reboud
De bloqué le 24.09.09
12H27 | 23/03/2008 |
Moi je ne conteste pas les nombreux échanges de la petite bande un peu enfantine sur ce site, même s'ils prennent pas mal de place.
Je trouve que la convivialité c'est bien et que l'exubérance c'est bien aussi.
Par contre quand un écrit est attaqué je trouve vraiment gonflé que vous attaquiez un post très court qui donne le lien pour aller le lire.
à bloqué le 24.09.09
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H42 | 23/03/2008 |
N'allez pas vous plaindre que les petites bandes soient au complet, gigantesque Soh, ça ne serait pas très fair play : la vôtre n'est pas mal non plus.
Je trouve que causer du sujet, c'est bien, et en causer de manière opportune, c'est bien aussi.
Par contre, quand au sujet d'Appelfeld, vous nous entretenez de quelque chose (qui, je vous le signale au besoin, vient d'être signalé en Vigie sur ce même site), je trouve ça, moi aussi, vraiment gonflé. Donc, si le lien que vous donnez n'est pas un texte à propos d'Appelfeld, je ne comprends ce qu'il fait ICI.
A propos, remerciez Rue89 : dans la Vigie, le lien vers la tribune de Guigue est fourni gracieusement, sans supplément d'aucune sorte. Heureuse ?
à thierry reboud
De le furtif
celibataire | 12H31 | 23/03/2008 |
Eh ben justement ,c est le fond du probleme,nous parlons du livre,d'Israel : A t on le droit de critiquer Israel ? (Eb non la preuve le cas de Guigue)et la deuxieme remarque cette minorité invisible d'ecrivains qu on veut l'amplifier ne reflete pas la realité de l'occupation et le massacre du peuple palestenien
Cordialement le furtif
à le furtif
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H37 | 23/03/2008 |
Heu… juste un détail, futile et navrant : contrairement à ce que vous avez cru, par suite d'une lecture hâtive sans doute, il n'est pas question ici « du livre d'Israël ». (De quel auteur, à propos, « Le livre d'Israël » ? )
Vérifiez, en lisant lentement au besoin, je vous assure : il est question des livres d'Appelfeld.
à thierry reboud
De bloqué le 24.09.09
12H45 | 23/03/2008 |
de l'importance d'une virgule.
à bloqué le 24.09.09
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H50 | 23/03/2008 |
D'où l'importance de la cohérence, aussi…
Parce que, dans ce cas, c'est encore moins pertinent. Nous ne parlons pas ICI du livre ET d'Israël, nous parlons (combien de fois faudra-t-il vous le répéter pour que vous alliez le vérifier) de l'oeuvre singulière d'un écrivain singulier.
Vous savez, gigantesque Soh, si lire la totalité de l'article vous fatigue ou vous révulse, le titre devrait suffire à vous donner un indice. Je vous aide ? Le mot « Israël » ne se trouve pas dans le titre.
à thierry reboud
De le furtif
celibataire | 12H50 | 23/03/2008 |
Monsieur Thierry,on parle d'Israel en general et du livre Israelien en particulier,nous profitons de l'occasion pour denoncer certains mensonges concernant des livres pro Shoa et je n ai jamais parlé d « un certain livre que tu viens de le citer.
Jai remarqué ces derniers temps pas mal de livres mensongeres le cas du “Survivre avec les loups”
à le furtif
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H55 | 23/03/2008 |
Mais non non non non non, monsieur Furtif, tu te méprends du tout au tout.
Le sujet d'Artus n'est pas consacré à Israël en général et au livre israélien en particulier. Sur Israël en général et le livre israélien en particulier, il y a eu sur Rue89 un sujet intitulé « Un Salon du Livre 2008 sous très haute tension ».
Je remarque que, ICI ET MAINTENANT, tu es carrément à côté de la plaque, monsieur Furtif.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
à thierry reboud
De le furtif
celibataire | 13H09 | 23/03/2008 |
Oh Monsieur Thierry et sa bande qui respectent la chronologie des interventions ! ! ! ! !
Depuis tout à l'heure,à lire Ta bande de ce forum ,avec les mots toilettes,odeur,pipi et caca je pense vous etes mal placés pour dire aux autres qu on est H.S.
Bref Revenos au sujet et tu n es pas obligé de me repondre,ce que je veux dire ,il faut prendre et lire le livre israelien avec precaution chez eux un livre de categorie temoignage,si on le detecte comme mensongere,il peut passer en categorie fiction et sans demander des excuses aux lecteurs
à le furtif
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 13H22 | 23/03/2008 |
Ah bien, si monsieur Furtif n'est pas trop rigoureux sur la chronologie, je ne m'étonne plus qu'il soit aussi barré sur la planète des lapins.
(La chronologie, c'est pratique, quand même, ça permet au moins de ne pas trop s'embrouiller. En plus, c'est gratos. Faudrait être bête pour se priver, non ? )
Monsieur Furtif, tu n'es pas très attentif, tu vas au devant de désolantes déconvenues : la joyeuse bande pipi-caca ne me porte certainement pas dans son coeur : -)))), c'est même hilarant que tu puisses le croire, monsieur Furtif. Tu n'as donc pas lu leurs contributions ?
Un point de méthode élémentaire : lorsqu'on a affaire à un roman, le présupposé le plus accessible est qu'il s'agit d'une fiction. Après tout, ça fait même partie de la définition du genre. Même et y compris lorsqu'un roman prend pour sujet un point d'histoire, il demeure une fiction. Tu vois, monsieur Furtif, c'est facile : même moi, j'ai compris.
Deuxième point de méthode élémentaire : une fiction n'est rien d'autre qu'un mensonge qui s'assume comme tel (le « mentir-vrai » d'Aragon, si tu veux).
Reprocher à une fiction d'être un mensonge, c'est juste se révéler incapable de lire une fiction. Ce n'est pas grave, ça peut arriver, et même à des gens très bien. Les gens très bien à qui arrive évitent simplement, quand ils disposent d'un minimum d'intelligence, de se mêler d'un sujet auquel ils n'entendent rien.
Es-tu dans ce cas, monsieur Furtif ?
à thierry reboud
De le furtif
celibataire | 13H33 | 23/03/2008 |
Je suis completementd'accord avec toi Thierry de respecter les sujets et de repondre avec respect et courtoisie(sont des choses elementaires).
Mais la chose qui m » a interpelé en lisant l'article ,ces derniers temps ds les livres concernant la Shoa(un cas particulier)la confusion entre le mythe et la realité.(cette anné c est le quatrieme livre qui parle de la shoa d'une maniere mensongere)
J'invite l'ecrivain qu il soit clair dés le debut : soit on prend son livre pour un temoignage ou pour une fection .
Cordialement et bon app
à le furtif
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 13H41 | 23/03/2008 |
Avant d'être tout à fait certain que tes propos méritent le haut-le-coeur dont je ressens les prémisses, je dois dire que je serais curieux de lire ce que tu tiens pour la vérité sur la shoah. Ce serait totalement hors sujet, mais ce serait à coup sûr instructif.
Appelfeld écrit des romans. Donc des fictions. Donc pas des essais historiques. Donc ta remarque tombe à plat (ça devient une manie, monsieur Furtif).
Si tu t'étais donné le mal de lire l'entretien, tu y aurais lu (entre autres) qu'Appelfeld revendique son rapport personnel aux événements qu'il a traversés.
à le furtif
De andriouchka
12H52 | 23/03/2008 |
le site « les amis de l'université » donne bien la fonction :
http://amis.univ-reunion.fr/Conferencier/presentation.html ? Id=424
à lo_tipol
De bloqué le 24.09.09
11H51 | 23/03/2008 |
Vous m'en donnerez des amateurs de l'écrit et de la littérature comme andriouchka et lotipol, qui se précipitent pour empêcher un honnête homme de s'exprimer, tout simplement par ce qu'il n'a pas la même opinion qu'eux !
Bravo !
à bloqué le 24.09.09
De andriouchka
12H40 | 23/03/2008 |
Soh, vous ne savez pas lire, c'est vous qui vous précipitez …
J'ai parlé d'un écrivain qui a confondu ses écrits et son devoir de réserve en tant que représentant de l'état.
Vous, vous ne représentez que vous-même et avez le droit d'écrire ce que vous voulez, tant que vous restez dans la charte.