
Aharon Appelfeld : « Je suis une rémanence de l'Histoire juive »

Il en était le doyen : il en a été une des stars. Au cours d'un Salon du Livre 2008 assez stressant, il a imposé sa sagesse et l'intelligence de sa clairvoyance. Il est l'écrivain de l'enfance, de la Shoah, de l'identité juive post-Shoah, mais aussi de la sensualité comme vainqueur du chaos. Survivant des camps, il est obsédé par » l'Histoire juive » . Il est, avec Oz, Grossman et Yehoshua, l'écrivain israélien le plus traduit. A quatre-vingt-six ans, Aharon Appelfeld prouve sa force de survie à chaque roman. Et à chaque rencontre.
De lui, Philip Roth, son ami, a dit :
» Appelfeld est l'auteur dépaysé d'une littérature elle-même dépaysée et il a fait de cette désorientation un sujet qui n'appartient qu'à lui. »
Sur lui, Primo Levi a écrit :
» Parmi nous les survivants, les écrivains, Aharon Appelfeld a su trouver un ton unique, irréversible fait de tendresse et de retenue. »
Publié en France depuis seize ans, c'est surtout depuis 2004 qu'il y est reconnu. Cette année-là, on lit » Parlons travail » de Philip Roth, où l'Américain consacre un long chapitre à l'Israélien. Cette année-là aussi, Appelfeld se voit décerné le Prix Médicis Etranger pour » Histoire d'une vie » , son autobiographie.
La vie d'Appelfeld, » une enfance prise dans la Shoah » . Elle se lit en filigrane de tous ses livres. Né en Roumanie, il a huit ans quand éclate la guerre. Sa famille est enfermée dans un ghetto. Sa mère est assassinée et il est déporté avec son père dans un camp de Transnistrie. Le jeune garçon s'en évadera, seul, en 1942. S'enfonce dans les forêts : » seul, recueilli par les marginaux, les voleurs et les prostituées. Je n'avais plus de langue » , écrira-t-il. Parvenu dans un camp de réfugiés sur la côte de l'Adriatique, il embarque pour la Palestine en 1946. Il apprend une nouvelle langue, l'Hébreu. Diplômé de l'Université hébraïque de Jérusalem, il enseignera la littérature. Avant de devenir écrivain. » Pas un écrivain israélien, mais un Juif qui écrit en Israël » , dit-il.
Capturer l'image et en restituer le sens individuel autant qu'historique, c'est l'âme même de son travail. En matière d'Histoire juive des XXe et XXIe siècles, l'Israélien est l'écrivain de référence. Avec objectivité, il traite la question non pas comme une spécificité, mais comme une donnée. Aharon Appelfeld est le genre d'auteur qui donne toute sa crédibilité à la notion d'universalité de la littérature : il est, comme il le dit lui-même, une addition d'assimilations. Comme Oz, le romancier Appelfeld parle non pas de politique, mais d'Histoire.
Appelfeld et la littérature : l'Histoire juive
Dans » Histoire d'une vie » , Appelfeld avait évoqué sa rencontre avec Maria, » femme de mauvaise vie » qui l'avait hébergé et nourri en échange de son travail. » La Chambre de Mariana » , qui paraissait en France à l'occasion du Salon du Livre, retrace le parcours du jeune Hugo qui, pour échapper aux rafles nazies, est confié à une prostituée, Mariana. Il est planqué dans un minuscule espace jouxtant la chambre de la femme. Ce roman, c'est l'histoire d'un garçon qui découvrira la religion et la survie dans une maison close. Entre passes pour des soldats allemands et découverte de la sensualité. Car il y a aussi de l'amour entre Mariana et Hugo. Qui a tout juste treize ans cette nuit où » leurs corps ne firent plus qu'un » . » La Chambre de Mariana » est un livre de formation. Une histoire d'amour sur fond de chaos, avec deux être en fuite. Qui se fondent l'un dans l'autre. La sensualité a sauvé Appelfeld.
Dans votre autobiographie, vous écrivez que, malgré vos nombreux livres sur votre traversée de la guerre et de la Shoah, vous pensez n'avoir « jamais vraiment réellement commencé » à écrire ce qui vous est arrivé à cette période. Quelle étape représente alors » La Chambre de Mariana » dans votre travail ?
J'écris sans cesse sur des recoins de ma propre vie. J'ai quatre-vingt-six ans (c'est une longue vie…), ai écrit quarante livres. Chacun porte sur ma vie, certes, mais à partir d'un angle toujours différent. D'une zone bien spécifique de ma vie. Je ne cherche rien sur l'Histoire. Pour moi, écrire un nouveau livre veut dire que j'ai quelque chose de nouveau à dire, une chose que je n'avais pas vue avant. Ce que j'écris, c'est une saga. Une saga sur la solitude. La solitude juive. Une longue, très longue solitude.
Dans » La Chambre de Mariana » , il n'y a pas qu'Hugo qui soit seul. Tous les Juifs sont seuls. Durant l'Holocauste, le peuple juif fut seul. On peut tout à fait reprendre le titre de Garcia Marquez, » Cent ans de solitude » , au compte du peuple juif. Ce nouveau roman est une étape nouvelle, mais pas supplémentaire, dans ma saga.
Dans » Histoire d'une vie » , vous évoquiez Maria. Vous revenez ici sur ce passage de votre histoire…
Oui, mais dans le livre que vous citez, cela ne constituait qu'un chapitre. C'était le début d'une investigation. Ici, c'est un livre. Il y eut une nécessité de le faire maintenant. Vous devez savoir comment j'écris, et comment se constituent mes livres. Quand j'écris, je commence un chapitre. Pour ce qui est de » La Chambre » , cette partie de mon enfance. Puis je quitte le chapitre. Je le quitte pour des années, je n'y reviens pas. Je passe à un autre chapitre, une autre période de ma vie et du XXe siècle juif. Ensuite, durant des années, je pense à cette » zone » simplement abordée. J'essaie de la ressentir, de la toucher, de l'approcher. Je travaille en silence (très important, le silence…). De ce silence surgit une image. Grâce à elle, je reviens alors à cette « zone ». Cela peut prendre très longtemps. C'est ainsi qu'est née » La Chambre de Mariana » , par exemple…
Votre écriture se caractérise par des phrases courtes, dénuée de tout sentimentalisme, misérabilisme, angélisme ou héroïsme. Une écriture qui porte le silence et le trou noir (les camps) auquel vous avez survécu. A la subjectivité, vous préférez l'objectivité. Cela provient-il du fait que, durant la guerre, comme vous l'écrivez dans » Histoire d'une vie » , vous n'avez pas du tout parlé ?
Je ne suis pas un historien, et pas non plus un artiste. Je ne veux pas faire pleurer avec l'histoire juive. L'objectivité, effectivement, est très importante pour moi. Les écrivains qui m'ont influencé sont Kafka, Proust et Tchekhov. Mais stylistiquement, le livre qui m'a le plus marqué est la Bible. Pas pour l'histoire, mais pour la langue. L'Hébreu de la Bible est fait de phrase courtes. Pas d'adjectifs -les adjectifs sont une intervention. Pas de longues explications, pas de descriptions. Un style qui amène à l'objectivité. C'est autre chose que les longues phrases de Thomas Mann !
Hugo ne pourrait pas écrire » La Chambre de Mariana » . Mais, puisqu'il est un peu vous-même, la lirait-il ?
Je ne sais pas exactement qui est Hugo. Donc, ne peux dire ce qu'il lirait. Vous savez, un écrivain n'est jamais un seul de ses personnages. Il est tous ses personnages. Je suis Hugo, je suis Mariana, je suis les autres. Au XIXe, il y avait cette croyance, fortement ancrée, qu'un écrivain comprenait tout. Et qu'il pouvait donc écrire sur tout. On sait à présent que c'est faux. Un écrivain ne peut écrire que sur lui-même. Tous les personnages sont l'âme de l'auteur.
On peut dire que vous écrivez des autofictions. Est-ce une manière d'assembler, encore et toujours, ouvrage après ouvrage, l'enfant que vous étiez (survivant des camps) au chaos de l'Histoire dont vous êtes le produit ?
Nous parlons de mémoire, dans cet entretien. Je travaille sans cesse dessus, dans mes livres. La mémoire n'est pas une chose stable. Elle change. Elle voit sans cesse des choses nouvelles sur les mêmes faits, le même siècle, la même période. » La chambre » , ce n'est pas l'histoire du monde en 1943-1944, mais l'Histoire de 1943-1944 jusqu'à… aujourd'hui. Ma mémoire, c'est celle des hommes du XXe siècle. Je suis une rémanence de l'Histoire juive…
Appelfeld et le monde actuel : l'Histoire juive, aussi
Vous travaillez beaucoup sur ce que vous appelez dans cette interview » le peuple juif » . Quel est votre rapport au sacré, au religieux ?
Ce qui m'intéresse n'est pas la vie extérieure (les pays, la géographie…), mais la vie intérieure. Je veux comprendre les éléments sensuels autant que spirituels. Par exemple, dans » La Chambre de Mariana » , Hugo vient d'une famille qui n'est pas religieuse. Pour autant, il va découvrir les choses de la croyance dans la chambre d'une prostituée ! Mariana, elle, dans son rapport quotidien à la vie, aux soldats avec qui elle doit coucher, va lui montrer sa pratique, personnelle certes mais pratique quand même, de la religion. Hugo va découvrir un certain sens du sacré… Découvrir la religion avec une prostituée, marier sensualité, quotidien et spiritualité, c'est l'essence même de mon travail.
Après la Shoah, après votre naturalisation israélienne, et à l'époque actuelle, quelle est votre relation avec le judaïsme ?
Je suis le produit d'une assimilation de judéités. Mes grands-parents étaient très religieux. Certains de mes oncles étaient communistes, d'autres anarchistes. Quand j'écris sur mes parents, je suis un Européen assimilé, et un Juif assimilé. Lorsque j'écris sur le communisme (et j'ai beaucoup écrit dessus), je suis un communiste. J'écris, en fait, sur tout ce qui a pu arriver aux Juifs durant les cent dernières années.
Vous vivez à Jérusalem, ville de religion et d'histoire. Beaucoup d'autres écrivains israéliens présents au Salon du Livre vivent à Tel-Aviv, ville beaucoup plus en avant. Entre ces deux pôles, quel est votre sentiment sur Israël aujourd'hui, celui de la pluralité mais aussi du mur isolant les Palestiniens ?
C'est vrai que les habitants de Jérusalem sont majoritairement croyants, religieux. Mais le pays entier est habité par des Juifs semblables, vous savez. Les mêmes Juifs qui vivaient auparavant en Europe habitent maintenant Jérusalem aussi bien que Tel-Aviv. Les mêmes Juifs qui sont venus de Tunisie, du Maroc ou d'Algérie vivent à Jérusalem et à Tel-Aviv. Israël est un pays qui compte de très nombreuses minorités. Un Juif d'origine marocaine n'a rien à voir avec un Juif qui vient de Londres ou de Berlin. L'écrivain que je suis est touché par cette variété de gens qui peuplent le pays. Partout, dans tous les pays, il y a des gens intelligents et des gens stupides. Ici, on a un territoire, et deux nations qui réclament ce territoire. Je pense, j'espère que l'intelligence l'emportera pour trouver le moyen de vivre ensemble.
Quelles frontières ?
Il y aura un, deux, trois, quatre Etats, on verra, mais on doit vivre ensemble. On le doit…
Pourquoi ne parlez-vous pas d'Israël dans vos livres ?
Comme je le disais, j'écris des sagas sur la solitude juive. Israël, c'est une toute petite part de l'Histoire juive. Laquelle est une très longue histoire. Mon travail consiste à chercher l'essence de la judéité, de l'être juif. Certes, il y a l'Intifada. C'est important, l'Intifada, très important. Mais, en toute objectivité temporelle, dans l'Histoire juive, c'est aussi une petite partie de l'Histoire juive. J'écrirai sur l'Intifada et sur Israël… dans deux cents ans. J'aurai 286 ans, et j'écrirai sur l'Intifada dans l'Histoire.
Quel est votre bilan du Salon du Livre ?
Tout le monde croit que chaque Israélien a un tank, et que tous les matins il monte dedans ! C'est l'image qui domine. Ce Salon a contribué a modifier cette image. C'est ce que fait, d'ailleurs, notre culture, qui commence à être reconnue à l'étranger. Le cinéma, le roman aussi. Israël a beaucoup d'aspects différents et il est important de les montrer à travers notre culture. Nous avons aussi beaucoup de théâtre, beaucoup de peintres, d'artistes. Un pays qui a tant d'aspect culturels est probablement un pays humaniste…
Dernier ouvrage paru : » La Chambre de Mariana » – trad. Valérie Zenatti – L'Olivier – 320p. – 20€.
Prochainement, le Cabinet de lecture vous proposera des sujets autour d'Alona Kimhi, d'Etgar Keret, de Boris Zaidman, ou encore de Ron Leshem (l'adaptation cinématographique de son si beau » Beaufort » sortant sur les écrans français ce mercredi, après avoir été primé à Berlin en 2007, et nominé aux Oscars 2008).
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à compte supprimé 34
De tizzi
20H03 | 22/03/2008 |
Bon, il est comme il est, on ne se refait pas. Si on reparlait littérature ? Demandons-lui par exemple quel est le dernier livre d'Appelfeld qu'il a lu (pour moi c'est Hayim Shlemim (Keter ed., 2007).
à tizzi
De compte supprimé 34
20H24 | 22/03/2008 |
Apparemment c'est silence radio. Il a dû quitter précipitament son clavier pour rejoindre le même charter pour Téhéran. Revenons à nos moutons, pour moi, qui n'ai pas la chance de lire Appelfeld dans le texte, c'est « L'Histoire d'une vie ».
à thierry reboud
De jac le rat
aventurier | 23H32 | 22/03/2008 |
« les voix d'Israel » de A.Oz, c'était politique, non ?
Ca m'avait décoiffé. Plus que toute littérature, pour moi. Je m'étais dit : enfin, le commencement de quelque chose ! Et le temps a passé…Quel gâchis !
Enfin, c'était rien que la parole des uns et des autres.
Il n'y a pas plus belle « poésie ».
à jac le rat
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 00H42 | 23/03/2008 |
Salut Jac.
Je me rappelle que tu avais déjà parlé de « Voix d'Israël » à propos d'Amos Oz. Bien sûr, la littérature ne peut pas se séparer de son environnement, notamment politique. Mais je crois justement que, si ça t'avait tant décoiffé, c'est précisément parce que c'est de la littérature. Arrête-moi si je me trompe, mais un discours proprement politique ne te décoiffe jamais autant, non ?
Ce que j'aime tout particulièrement dans cet entretien, c'est qu'Artus laisse Appelfeld arriver à la politique par le chemin de la littérature, et que les questions sont des questions de littérature.
De albin
journaliste, écrivain & éditeur | 20H58 | 22/03/2008 |
Il y a quelque chose qui m'échappe. C'est interdit de mettre des vidéos sur Rue89 ? Parce que j'en ai mis une et elle n'y est plus.
Merci de me renseigner. Comme ça, je ferai le bon petit garçon qui ne dépassera pas les limites…
à albin
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 11H22 | 23/03/2008 |
Non, ça n'est pas interdit. Simplement, mettre un video de promo sur le récent évènement dont vous parliez, en réaction à un sujet sur Appelfeld, c'était limite non ? Je l'ai enlevée. Ca ne vous interdit pas de la remettre en réaction à un papier avec lequel elle pourrait avoir un rapport.
De Sylvie Martin
matheuse | 22H29 | 22/03/2008 |
Rue89, ce n'est peut-être pas la peine de garder le magnifique message de Messaoud13, qui est complètement hors sujet, dans le choix des messages les plus lus et appréciés ?
à Sylvie Martin
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 22H34 | 22/03/2008 |
Bonsoir Sylvie.
Pour une fois qu'un message de Messaoud n'est pas raciste, on peut sans doute considérer qu'il est assez exemplaire de certaines opinions simplement imbéciles qui s'expriment dès qu'on parle de littérature israélienne.
à thierry reboud
De compte supprimé 34
04H39 | 23/03/2008 |
faux derche ! ! !
à thierry reboud
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 11H24 | 23/03/2008 |
@thierry reboud : c'est exactement la raison pour laquelle je l'avais laissé quelques heures. Je l'ai enlevé ce dimanche, car bon, quand même…
à Hubert Artus
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 11H32 | 23/03/2008 |
En même temps, je n'irais pas jusqu'à prétendre qu'il me manque…
: -))
De chambord
22H41 | 22/03/2008 |
Marre, l'histoire de shoa à l'école, un président proche du sionisme, et des sionistes chez eux qui troublent le monde ! Déjà il faut respecter l'accord signé en 1967 avec la Palestine !
Ensuite moi ça me fait pensé « l'histoire juive “à ces pauvres mecs qui sont morts au Vietnam !
A qui a profiter le crime ?
A ceux qui ont écrit des livres, fait des films, et qui nous saoulent encore avec leurs conneries !
Tout ces gens du même peuple qui se sont enrichis sur le dos de leur morts !
Mes gosses en ont rien à foutre des morts d'il y a 60 ans, mais sont assez conscient que la guerre est une horreur !
Il faut arrêter de polluer la vie quotidiennement avec la shoa et tout les méfaits de la guerre ! Nos gosses ont besoin de paix , ils vivent déjà dans un monde violences au quotidien, télé et compagnie !
A bon entendeur !
De caro
délinquante avérée | 23H33 | 22/03/2008 |
vous n'êtes pas obligé de laisser vos gosses regarder la télé ! En revanche, incitez-les à lire de bons livres d'Histoire pour qu'ils comprennent le monde qui les entoure. Vous pourriez même les lire avant de les leur donner, vous sauriez qu'il n'y a pas d'accord signé en 1967 avec la Palestine ! La Palestine n'était pas et n'est toujours pas, hélas, un état. Vous apprendriez, peut être, qu'un peuple puisse garder indéfectible le souvenir la mort de 6 millions de ses membres et que pour lui, l'écritiure relève plus de la thérapie que de l'appât du gain.
Si vous voulez que vos gosses vivent en paix, apprenez leur d'abord le respect de l'autre, fusse-t-il Juif.
De jac le rat
aventurier | 00H04 | 23/03/2008 |
Pas plus, pas moins, caro ! ! !
à caro
De NELEPHANT
00H59 | 23/03/2008 |
Caro,
Je viens de signaler Chambord à la modé.
à NELEPHANT
De caro
délinquante avérée | 01H19 | 23/03/2008 |
ouais, NELEPHANT,
bof, Chambord, le châtelain, a l'air d'un beau gros faf antisem ; -))
à NELEPHANT
De bloqué le 24.09.09
09H49 | 23/03/2008 |
Tout ce qui vous gène dans votre petit confort intellectuel n'est pas antisémite.
Oui il y a un problème. De commémorer sans cesse l'extermination des juifs n'a en rien empêché la France d'être d'une certaine manière complice du génocide tutsi. La manière dont le petit président instrumentalise le souvenir de l'extermination des juifs est insupportable.
La place du souvenir de l'extermination des juifs dans la politique et la communication française sert de paravent aux atrocités (dont celles commises par Israël) dont nous sommes aujourd'hui les complices, il nous construit une belle image humanitaire pour mieux dissimuler que nous sommes un des premiers pays vendeurs d'armes et que nous pompons le tiers monde à travers les flux de corruption.
Le souvenir de l'extermination des juifs est instrumentalisé pour nous construire, à nous occident, une identité vertueuse (en faisant oublier que c'est l'Europe qui en est coupable). Et il est instrumentalisé par l'état d'Israël qui se sert du terme « antisémite » pour cacher les raisons pour lesquelles la politique actuelle de cet état est rejetée par les peuples du Moyen Orient.
Oui il y a un problème avec le soutien du petit président et d'une très large partie des partis politiques français à l'état colonialiste israélien et aux organisations sionistes françaises (pour se limiter à notre pays). Cette complicité est intolérable.
Je respecte suffisamment la littérature pour crier quand elle est instrumentalisée.
Oui coupler le salon du livre avec les 60 ans d'Israël est une ignoble crapulerie et un crachat sur toutes les victimes civiles (israéliennes et palestiniennes mais ces dernières étant beaucoup plus nombreuses) du colonialisme expansif israélien.
Puisqu'il faut préciser : je ne suis pas contre l'existence de l'état d'Israël. Je ne crois pas que cet état pourra être un état démocratique et civilisé tant qu'il voudra être un état « réservé aux juifs » et accueillant à tous les juifs de la planète alors que tant de palestiniens ne peuvent revenir sur les terres de leur père. Je pense que cet objectif le conduit à une politique d'épuration ethnique, ce qui n'est pas une manière de promouvoir la culture juive.
Désolée de cette incursion dans le débat littéraire. Je trouve bien qu'on parle de littérature israélienne, je trouve bien que Rue89 traite de ce salon du livre puisqu'il existe, mais je déplore fortement la manière dont on l'a instrumentalisé pour donner des gages à l'axe Bush-Israël.
Enfin il faut tourner sept fois sa langue dans la bouche avant de sortir cette injure absolue : « antisémite ».
à bloqué le 24.09.09
De lo_tipol
11H13 | 23/03/2008 |
« antisémite »
C'est pourtant le qualicatif qui résume en le moins de mot possible tout le contenu de votre haine aussi exarcerbée que teintée d'une imbécilité peu commune.
à lo_tipol
De bloqué le 24.09.09
12H21 | 23/03/2008 |
Vous savez assez bien vous décrire lo-tipol
à bloqué le 24.09.09
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 23H51 | 23/03/2008 |
Ah, Soh, de mieux en mieux dans le crapuleux. Vous avez pris des cours du soir a Téhéran ?
Je vous fais remarquer que je n'ai rien demandé au « petit président » et ce n'est pas lui qui va m'empecher de parler littérature, ni vous, et surtout pas vous.
à caro
De compte supprimé 34
04H52 | 23/03/2008 |
Décryptage des nouveaux codes du réseau :
chambord = alan.smithee
amboise = messaoud13
chenonceau = deborah
cheverny = parousnik
neauphle-le-château = thierry reboud
à compte supprimé 34
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 23H54 | 23/03/2008 |
Duchemin = Mickey Mouse
P.S. Si vous ne trouvez pas mieux a faire que ce que vous faites sur ces pages, faites le ailleurs.
à caro
De chambord
11H40 | 24/03/2008 |
Je ne suis ni anti sémite ni raciste ni rien du tout !
Vos interprétation et la phrase « je vais le dénoncé “font pensé aux collabos !
Dire et pensé font partie de la liberté, et la réaction de votre part de dénonciation fait que ce journal comme ceux qui le fréquente n'a rien de démocratique !
Feriez mieux de consacrer un peu plus votre seul neurone à vous demandez si l'esclavage n'a été plus terrible que certains faits de guerre, que votre seul neurone a au moins une fois dans votre réagisse réagit aux 50 M de morts en ex URSS, aux victimes de Pol Pot ou du communisme en Chine !
Consultée ma fille et arrêtez de voir des fachos partout , c'est grâce à des gens comme vous que le racisme grandit !
à caro
De chambord
11H41 | 24/03/2008 |
Je ne suis ni anti sémite ni raciste ni rien du tout !
Vos interprétation et la phrase « je vais le dénoncé “font pensé aux collabos !
Dire et pensé font partie de la liberté, et la réaction de votre part de dénonciation fait que ce journal comme ceux qui le fréquente n'a rien de démocratique !
Feriez mieux de consacrer un peu plus votre seul neurone à vous demandez si l'esclavage n'a été plus terrible que certains faits de guerre, que votre seul neurone a au moins une fois dans votre réagisse réagit aux 50 M de morts en ex URSS, aux victimes de Pol Pot ou du communisme en Chine !
Consultée ma fille et arrêtez de voir des fachos partout , c'est grâce à des gens comme vous que le racisme grandit !
à chambord
De déluge
menuisier | 09H54 | 23/03/2008 |
Ici c'est pas la télé. Vos enfants ont accès libre à internet ?
De athénaïs
22H45 | 22/03/2008 |
Moi je trouve que laisser messaoud13 en tg, c'est pas gênant dans la mesure où il y a une réponse sur la crédibilité de rue89.
En plus, Messaoud13 se trompe, l'écrivain parle de littérature, de sa vie, jamais il ne fait allusion au mauvais traitement infligé aux palestiniens.Il dit même qu'il parlera de l'intifada dans 2 siècles….
Peut-être besoin de temps pour ne pas écrire n'importe quoi.
En tous cas, cette vie a de quoi dire et connaitre l'expérience d'Aharon Appelfeld (que l'on soit juif, palestinien, zoulou ou canadien) enrichit forcément.
Il ne faut pas s'empêcher de lire tout ça.
à athénaïs
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 00H06 | 23/03/2008 |
A suivre un peu ses interventions, je crois que Messaoud n'est rien d'autre qu'un faux-nez du FN qui essaie de susciter la peur en servant une caricature approximative de discours islamiste. Le mieux est encore de le laisser dans son coin et de le replier en douceur.
En fait, le mieux est sans doute de se consacrer à Appelfeld.
à thierry reboud
De sushi_destroy
01H01 | 23/03/2008 |
effectivement ce n'est pas impossible, le discours de Messaoud est trop caricatural pour être honnête…
à sushi_destroy
De déluge
menuisier | 09H57 | 23/03/2008 |
Je pense qu'il y en a d'autres en ce moment, des « faux nez » aux multiples alias.
à déluge
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 11H46 | 23/03/2008 |
Salut Déluge. Comment vont les 72 cm ?
Sur ce que tu dis : Lo Tipol et Tizzi, c'est du Betar un peu limité (heu… n'est-ce pas un pléonasme ? ), classique et de bon goût. Ils réapparaissent assez régulièrement. (Lo Tipol peut parfois, quand il en a le temps, être moins stupide ; Tizzi est une cause perdue pour la médecine.)
Quant à Duchemin, ça doit être une réincarnation d'un vieux Duchmole qui avait été passé à la poubelle. Si ce n'est pas le même, il est tout aussi benêt.