
Aharon Appelfeld : « Je suis une rémanence de l'Histoire juive »

Il en était le doyen : il en a été une des stars. Au cours d'un Salon du Livre 2008 assez stressant, il a imposé sa sagesse et l'intelligence de sa clairvoyance. Il est l'écrivain de l'enfance, de la Shoah, de l'identité juive post-Shoah, mais aussi de la sensualité comme vainqueur du chaos. Survivant des camps, il est obsédé par » l'Histoire juive » . Il est, avec Oz, Grossman et Yehoshua, l'écrivain israélien le plus traduit. A quatre-vingt-six ans, Aharon Appelfeld prouve sa force de survie à chaque roman. Et à chaque rencontre.
De lui, Philip Roth, son ami, a dit :
» Appelfeld est l'auteur dépaysé d'une littérature elle-même dépaysée et il a fait de cette désorientation un sujet qui n'appartient qu'à lui. »
Sur lui, Primo Levi a écrit :
» Parmi nous les survivants, les écrivains, Aharon Appelfeld a su trouver un ton unique, irréversible fait de tendresse et de retenue. »
Publié en France depuis seize ans, c'est surtout depuis 2004 qu'il y est reconnu. Cette année-là, on lit » Parlons travail » de Philip Roth, où l'Américain consacre un long chapitre à l'Israélien. Cette année-là aussi, Appelfeld se voit décerné le Prix Médicis Etranger pour » Histoire d'une vie » , son autobiographie.
La vie d'Appelfeld, » une enfance prise dans la Shoah » . Elle se lit en filigrane de tous ses livres. Né en Roumanie, il a huit ans quand éclate la guerre. Sa famille est enfermée dans un ghetto. Sa mère est assassinée et il est déporté avec son père dans un camp de Transnistrie. Le jeune garçon s'en évadera, seul, en 1942. S'enfonce dans les forêts : » seul, recueilli par les marginaux, les voleurs et les prostituées. Je n'avais plus de langue » , écrira-t-il. Parvenu dans un camp de réfugiés sur la côte de l'Adriatique, il embarque pour la Palestine en 1946. Il apprend une nouvelle langue, l'Hébreu. Diplômé de l'Université hébraïque de Jérusalem, il enseignera la littérature. Avant de devenir écrivain. » Pas un écrivain israélien, mais un Juif qui écrit en Israël » , dit-il.
Capturer l'image et en restituer le sens individuel autant qu'historique, c'est l'âme même de son travail. En matière d'Histoire juive des XXe et XXIe siècles, l'Israélien est l'écrivain de référence. Avec objectivité, il traite la question non pas comme une spécificité, mais comme une donnée. Aharon Appelfeld est le genre d'auteur qui donne toute sa crédibilité à la notion d'universalité de la littérature : il est, comme il le dit lui-même, une addition d'assimilations. Comme Oz, le romancier Appelfeld parle non pas de politique, mais d'Histoire.
Appelfeld et la littérature : l'Histoire juive
Dans » Histoire d'une vie » , Appelfeld avait évoqué sa rencontre avec Maria, » femme de mauvaise vie » qui l'avait hébergé et nourri en échange de son travail. » La Chambre de Mariana » , qui paraissait en France à l'occasion du Salon du Livre, retrace le parcours du jeune Hugo qui, pour échapper aux rafles nazies, est confié à une prostituée, Mariana. Il est planqué dans un minuscule espace jouxtant la chambre de la femme. Ce roman, c'est l'histoire d'un garçon qui découvrira la religion et la survie dans une maison close. Entre passes pour des soldats allemands et découverte de la sensualité. Car il y a aussi de l'amour entre Mariana et Hugo. Qui a tout juste treize ans cette nuit où » leurs corps ne firent plus qu'un » . » La Chambre de Mariana » est un livre de formation. Une histoire d'amour sur fond de chaos, avec deux être en fuite. Qui se fondent l'un dans l'autre. La sensualité a sauvé Appelfeld.
Dans votre autobiographie, vous écrivez que, malgré vos nombreux livres sur votre traversée de la guerre et de la Shoah, vous pensez n'avoir « jamais vraiment réellement commencé » à écrire ce qui vous est arrivé à cette période. Quelle étape représente alors » La Chambre de Mariana » dans votre travail ?
J'écris sans cesse sur des recoins de ma propre vie. J'ai quatre-vingt-six ans (c'est une longue vie…), ai écrit quarante livres. Chacun porte sur ma vie, certes, mais à partir d'un angle toujours différent. D'une zone bien spécifique de ma vie. Je ne cherche rien sur l'Histoire. Pour moi, écrire un nouveau livre veut dire que j'ai quelque chose de nouveau à dire, une chose que je n'avais pas vue avant. Ce que j'écris, c'est une saga. Une saga sur la solitude. La solitude juive. Une longue, très longue solitude.
Dans » La Chambre de Mariana » , il n'y a pas qu'Hugo qui soit seul. Tous les Juifs sont seuls. Durant l'Holocauste, le peuple juif fut seul. On peut tout à fait reprendre le titre de Garcia Marquez, » Cent ans de solitude » , au compte du peuple juif. Ce nouveau roman est une étape nouvelle, mais pas supplémentaire, dans ma saga.
Dans » Histoire d'une vie » , vous évoquiez Maria. Vous revenez ici sur ce passage de votre histoire…
Oui, mais dans le livre que vous citez, cela ne constituait qu'un chapitre. C'était le début d'une investigation. Ici, c'est un livre. Il y eut une nécessité de le faire maintenant. Vous devez savoir comment j'écris, et comment se constituent mes livres. Quand j'écris, je commence un chapitre. Pour ce qui est de » La Chambre » , cette partie de mon enfance. Puis je quitte le chapitre. Je le quitte pour des années, je n'y reviens pas. Je passe à un autre chapitre, une autre période de ma vie et du XXe siècle juif. Ensuite, durant des années, je pense à cette » zone » simplement abordée. J'essaie de la ressentir, de la toucher, de l'approcher. Je travaille en silence (très important, le silence…). De ce silence surgit une image. Grâce à elle, je reviens alors à cette « zone ». Cela peut prendre très longtemps. C'est ainsi qu'est née » La Chambre de Mariana » , par exemple…
Votre écriture se caractérise par des phrases courtes, dénuée de tout sentimentalisme, misérabilisme, angélisme ou héroïsme. Une écriture qui porte le silence et le trou noir (les camps) auquel vous avez survécu. A la subjectivité, vous préférez l'objectivité. Cela provient-il du fait que, durant la guerre, comme vous l'écrivez dans » Histoire d'une vie » , vous n'avez pas du tout parlé ?
Je ne suis pas un historien, et pas non plus un artiste. Je ne veux pas faire pleurer avec l'histoire juive. L'objectivité, effectivement, est très importante pour moi. Les écrivains qui m'ont influencé sont Kafka, Proust et Tchekhov. Mais stylistiquement, le livre qui m'a le plus marqué est la Bible. Pas pour l'histoire, mais pour la langue. L'Hébreu de la Bible est fait de phrase courtes. Pas d'adjectifs -les adjectifs sont une intervention. Pas de longues explications, pas de descriptions. Un style qui amène à l'objectivité. C'est autre chose que les longues phrases de Thomas Mann !
Hugo ne pourrait pas écrire » La Chambre de Mariana » . Mais, puisqu'il est un peu vous-même, la lirait-il ?
Je ne sais pas exactement qui est Hugo. Donc, ne peux dire ce qu'il lirait. Vous savez, un écrivain n'est jamais un seul de ses personnages. Il est tous ses personnages. Je suis Hugo, je suis Mariana, je suis les autres. Au XIXe, il y avait cette croyance, fortement ancrée, qu'un écrivain comprenait tout. Et qu'il pouvait donc écrire sur tout. On sait à présent que c'est faux. Un écrivain ne peut écrire que sur lui-même. Tous les personnages sont l'âme de l'auteur.
On peut dire que vous écrivez des autofictions. Est-ce une manière d'assembler, encore et toujours, ouvrage après ouvrage, l'enfant que vous étiez (survivant des camps) au chaos de l'Histoire dont vous êtes le produit ?
Nous parlons de mémoire, dans cet entretien. Je travaille sans cesse dessus, dans mes livres. La mémoire n'est pas une chose stable. Elle change. Elle voit sans cesse des choses nouvelles sur les mêmes faits, le même siècle, la même période. » La chambre » , ce n'est pas l'histoire du monde en 1943-1944, mais l'Histoire de 1943-1944 jusqu'à… aujourd'hui. Ma mémoire, c'est celle des hommes du XXe siècle. Je suis une rémanence de l'Histoire juive…
Appelfeld et le monde actuel : l'Histoire juive, aussi
Vous travaillez beaucoup sur ce que vous appelez dans cette interview » le peuple juif » . Quel est votre rapport au sacré, au religieux ?
Ce qui m'intéresse n'est pas la vie extérieure (les pays, la géographie…), mais la vie intérieure. Je veux comprendre les éléments sensuels autant que spirituels. Par exemple, dans » La Chambre de Mariana » , Hugo vient d'une famille qui n'est pas religieuse. Pour autant, il va découvrir les choses de la croyance dans la chambre d'une prostituée ! Mariana, elle, dans son rapport quotidien à la vie, aux soldats avec qui elle doit coucher, va lui montrer sa pratique, personnelle certes mais pratique quand même, de la religion. Hugo va découvrir un certain sens du sacré… Découvrir la religion avec une prostituée, marier sensualité, quotidien et spiritualité, c'est l'essence même de mon travail.
Après la Shoah, après votre naturalisation israélienne, et à l'époque actuelle, quelle est votre relation avec le judaïsme ?
Je suis le produit d'une assimilation de judéités. Mes grands-parents étaient très religieux. Certains de mes oncles étaient communistes, d'autres anarchistes. Quand j'écris sur mes parents, je suis un Européen assimilé, et un Juif assimilé. Lorsque j'écris sur le communisme (et j'ai beaucoup écrit dessus), je suis un communiste. J'écris, en fait, sur tout ce qui a pu arriver aux Juifs durant les cent dernières années.
Vous vivez à Jérusalem, ville de religion et d'histoire. Beaucoup d'autres écrivains israéliens présents au Salon du Livre vivent à Tel-Aviv, ville beaucoup plus en avant. Entre ces deux pôles, quel est votre sentiment sur Israël aujourd'hui, celui de la pluralité mais aussi du mur isolant les Palestiniens ?
C'est vrai que les habitants de Jérusalem sont majoritairement croyants, religieux. Mais le pays entier est habité par des Juifs semblables, vous savez. Les mêmes Juifs qui vivaient auparavant en Europe habitent maintenant Jérusalem aussi bien que Tel-Aviv. Les mêmes Juifs qui sont venus de Tunisie, du Maroc ou d'Algérie vivent à Jérusalem et à Tel-Aviv. Israël est un pays qui compte de très nombreuses minorités. Un Juif d'origine marocaine n'a rien à voir avec un Juif qui vient de Londres ou de Berlin. L'écrivain que je suis est touché par cette variété de gens qui peuplent le pays. Partout, dans tous les pays, il y a des gens intelligents et des gens stupides. Ici, on a un territoire, et deux nations qui réclament ce territoire. Je pense, j'espère que l'intelligence l'emportera pour trouver le moyen de vivre ensemble.
Quelles frontières ?
Il y aura un, deux, trois, quatre Etats, on verra, mais on doit vivre ensemble. On le doit…
Pourquoi ne parlez-vous pas d'Israël dans vos livres ?
Comme je le disais, j'écris des sagas sur la solitude juive. Israël, c'est une toute petite part de l'Histoire juive. Laquelle est une très longue histoire. Mon travail consiste à chercher l'essence de la judéité, de l'être juif. Certes, il y a l'Intifada. C'est important, l'Intifada, très important. Mais, en toute objectivité temporelle, dans l'Histoire juive, c'est aussi une petite partie de l'Histoire juive. J'écrirai sur l'Intifada et sur Israël… dans deux cents ans. J'aurai 286 ans, et j'écrirai sur l'Intifada dans l'Histoire.
Quel est votre bilan du Salon du Livre ?
Tout le monde croit que chaque Israélien a un tank, et que tous les matins il monte dedans ! C'est l'image qui domine. Ce Salon a contribué a modifier cette image. C'est ce que fait, d'ailleurs, notre culture, qui commence à être reconnue à l'étranger. Le cinéma, le roman aussi. Israël a beaucoup d'aspects différents et il est important de les montrer à travers notre culture. Nous avons aussi beaucoup de théâtre, beaucoup de peintres, d'artistes. Un pays qui a tant d'aspect culturels est probablement un pays humaniste…
Dernier ouvrage paru : » La Chambre de Mariana » – trad. Valérie Zenatti – L'Olivier – 320p. – 20€.
Prochainement, le Cabinet de lecture vous proposera des sujets autour d'Alona Kimhi, d'Etgar Keret, de Boris Zaidman, ou encore de Ron Leshem (l'adaptation cinématographique de son si beau » Beaufort » sortant sur les écrans français ce mercredi, après avoir été primé à Berlin en 2007, et nominé aux Oscars 2008).
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De athénaïs
14H53 | 22/03/2008 |
merci, les gens comme ça sont des bâtisseurs d'espoir et d'avenir. Lorsqu'ils murmurent, c'est la paix et la tolérance qu'ils distillent.
Merci pour cet article
De pomme53
Médiation | 18H32 | 22/03/2008 |
La catastrophe humanitaire du proche orient et les images qui nous en parviennent nous montrent régulièrement des victimes innocentes de chaque coté du mur. La génération Israélienne d'aujourd'hui n'aura vécue ces 25 dernières années que dans le spectre de l'attentat le plus destructeur,le plus meurtrier ! ? Au nom d'une appropriation territoriale le peuple d'Israël doit-il vivre dans cette insupportable terreur à laquelle les dirigeants sont incapables de mettre un terme ?
La nation d'Israël (et ses nombreuses minorités) ne devra sa survivance que par un incontournable partage des territoires. Aharon Appelfeld le dit simplement : « on doit vivre ensemble ! on le doit ! »
Lorsqu » Aharon Appelfeld commence un livre, il en pose le premier chapitre comme la première pierre de son édifice, puis, en de longues méditations silencieuses, il s'aventure à poser les autres pierres de la construction du récit à la fois historique, romanesque et poétique, jusqu'à atteindre la forme originale de sa mémoire.Cette mémoire nous éclaire sur l'histoire du peuple Juif, et il n'est pas écrit que les souffrances endurées aujourd'hui doivent perdurer jusqu'au jugement dernier !
Je souhaite que les nombreuses minorités Israéliennes lisent et relisent encore Aharon Appelfeld, jusqu'à s'imprégner de l'essence même de sa force intérieure dotée d'un profond humanisme .
Il est un des guides indispensable à la connaissance et à l'acceptation de l'autre.
Un pays dit-il, qui à autant de richesses culturelles se doit d'être humaniste ; et j'ajouterai jusqu'à en éclairer le monde de son exemple ! dans le partage et non dans la possession !
De Anthropia
18H52 | 22/03/2008 |
Ce qui me frappe dans cette écriture silencieuse d'Appelfeld, c'est la force des perceptions, un fruit rouge, la présence humaine au travers de gestes, la sensation du vent, la protection recherchée par un petit auprès des animaux, l'approche d'une femme humble, un coeur simple, qui mène son bout de vie d'une réponse inconsciente à l'autre, sans élaboration psychique apparente, mais pourtant avec beaucoup d'humanité. C'est un écrivain de l'absolue altérité, celle qui se connaît par les sens.
Dans le film où il parle de la langue, il raconte qu'à son arrivée en Israël, il a appris pendant une année l'hébreu, mais ne savait plus d'autres langues, il perdait les langues qu'il avait apprises enfant, sans en parler une autre, il a vécu dans une sorte de langue de l'esprit hors les mots, hors la structure culturelle d'une grammaire, d'une syntaxe et d'un vocabulaire maîtrisé, et cela à un âge où d'autres commencent à dominer leur discours.
http://anthropia.blogg.org
De TCHAIKA
REVENUE MANAGER | 18H55 | 22/03/2008 |
Bonsoir,
Relayer une information n'a rien à voir avec adhesion, informer c'est permettre à tous de faire preuve de sens critique, merci Rue89.
Au delà, cet ecrivain en parlant de sa nationalité, de sa croyance et de son lieu de residence ; vous a surtout parlé de Tolérance, un mot oublié que beaucoup ne conjuguent plus, malheureusement. Bien au delà du mot, c'est la communication, quand l'un fait défaut, l'autre ne fonctionne plus et intolerance et violence ont le pouvoir.
J'ai eu la chance de visiter Israel par deux fois, ce pays est magique pour de multiples raisons, mais surtout parce qu'il ne doit sa beauté actuelle qu'au travail acharné de ses habitants.Ses habitants sont de tous horizons et ils cultivent la tolérance au delà de ce que nous connaissons. Quand j'ecris « habitants » c'est pour bien appuyer le fait qu'ils ne sont pas tous israeliens, juifs ou hébreux, ils sont un pays.Ils cultivent leurs différences, associent leurs savoirs et partagent leurs traditions, leur but est de rester un point contemporain sur la carte, ils n'ont rien d'autre à perdre. Du fond du coeur je salue leur travail de restauration et d'entretien du fondement de beaucoup de cultures et de religions. C'est aussi cela la tolérance. Beaucoup de civilisations ou de peuples par le passé cultivaient cette tolérance, l'empire ottoman par exemple et bien d'autres encore.
Peut on un instant rêver de revenir à l'essentiel ? La tolérance !
Les généraux décident dans la soie et l'opulance, les soldats versent leur sang dans la boue et la privation.
Au final quel était l'idéal du combat ?
Quand un homme à faim , il lui est difficile de se consacrer à la culture, sa priorité est plus pratique.
En privant un homme de culture, c'est en faire facilement un soldat, l'idéal perd son sens. La tolérance n'est plus, et par là la destruction de la culture et de ce qui pourrait nous différencier du règne animal.
Bien à vous
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 18H59 | 22/03/2008 |
La semaine dernière, à propos d'Amos Oz, je regrettais que les questions posées aux écrivains israéliens soient souvent plus politiques que littéraires. Cette fois, je suis servi.
Merci, Hubert Artus, pour ce très bel entretien, qui prend le temps et qui introduit à l'oeuvre. Merci aussi à Appelfeld, pour la complexité de la pensée.
Lire un entretien comme ça… putain, ça fait du bien !
PS : Et merci aussi à Pomme53 et Anthropia pour leurs commentaires.
De pablico
19H21 | 22/03/2008 |
on est crédible quand on laisse parler tout le monde.
On est militantiste quand on ne laisse parler que son courant donc pas crédible. (il est idiot de se faire une opinion que sur un seul son de cloche)
rue89 est crédible.
De chambord
22H41 | 22/03/2008 |
Marre, l'histoire de shoa à l'école, un président proche du sionisme, et des sionistes chez eux qui troublent le monde ! Déjà il faut respecter l'accord signé en 1967 avec la Palestine !
Ensuite moi ça me fait pensé « l'histoire juive “à ces pauvres mecs qui sont morts au Vietnam !
A qui a profiter le crime ?
A ceux qui ont écrit des livres, fait des films, et qui nous saoulent encore avec leurs conneries !
Tout ces gens du même peuple qui se sont enrichis sur le dos de leur morts !
Mes gosses en ont rien à foutre des morts d'il y a 60 ans, mais sont assez conscient que la guerre est une horreur !
Il faut arrêter de polluer la vie quotidiennement avec la shoa et tout les méfaits de la guerre ! Nos gosses ont besoin de paix , ils vivent déjà dans un monde violences au quotidien, télé et compagnie !
A bon entendeur !
De caro
délinquante avérée | 23H33 | 22/03/2008 |
vous n'êtes pas obligé de laisser vos gosses regarder la télé ! En revanche, incitez-les à lire de bons livres d'Histoire pour qu'ils comprennent le monde qui les entoure. Vous pourriez même les lire avant de les leur donner, vous sauriez qu'il n'y a pas d'accord signé en 1967 avec la Palestine ! La Palestine n'était pas et n'est toujours pas, hélas, un état. Vous apprendriez, peut être, qu'un peuple puisse garder indéfectible le souvenir la mort de 6 millions de ses membres et que pour lui, l'écritiure relève plus de la thérapie que de l'appât du gain.
Si vous voulez que vos gosses vivent en paix, apprenez leur d'abord le respect de l'autre, fusse-t-il Juif.
De jac le rat
aventurier | 00H04 | 23/03/2008 |
Pas plus, pas moins, caro ! ! !
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 03H02 | 23/03/2008 |
Cet entretien avec Aharon Appelfeld me fait surtout regretter une fois de plus de ne pas avoir accès à ses livres en Hébreu et d'être condamnée à suivre son cheminement à travers le succédané des traductions - et fussent elles les meilleures.
Écrivant moi-même dans une langue qui à l'origine n'était pas la mienne et vivant dans un univers bilingue, je suis bien placée pour mesurer les difficultés auxquelles Appelfeld était confronté.
En même temps cela m'inspire une pensée émue pour ces écrivains exilés de leur langue maternelle en Israël ou ailleurs, comme Leo Perutz, un de mes préférés, qui y ont perdu leur voix.
De Marie Antide
Cadre en entreprise | 09H33 | 23/03/2008 |
Impatiente de lire les prochaines interviews !
Merci pour cet article qui aborde aussi le rapport(passionnant) d'A. Appelfeld à l'écriture.