
Cesare Battisti entame une grève de la faim au Brésil
Il l'a écrit au président Lula : le Brésil, il y vivra ou il y mourra. Il refuse d'aller mourir en Italie « sous la main de [mes] bourreaux ». Il l'a écrit hier au président brésilien, alors qu'il entrait dans son dix-septième jour de grève de la faim. Car, pas à pas, le Brésil semble sur le point de céder à l'Italie, et d'y extrader Cesare Battisti.
Bourbier
Battisti est toujours en plein bourbier. Le 9 septembre, les juges de la Cour suprême brésilienne étaient arrivés à égalité de voix, rendant impossible une décision quant à l'extradition de l'ancien militant italien, parti de France en 2004 et arrêté au Brésil en 2007. Ce jeudi 12, les juges se réunissaient à nouveau.
Eh bien, c'est à n'y pas croire, mais le résultat de ce nouvel examen est… le même. Egalité. Quatre juges favorables à l'extradition. Quatre contre.
Le président de la Cour, Gilmar Mendes, votera mercredi. On sait qu'il est favorable à l'extradition. En tant que président, sa voix compte double. Mais la loi brésilienne stipule qu'en cas d'égalité dans un procès pénal (c'est le cas ici), le président ne vote pas, et l'égalité profite à l'accusé.
Mendes est en train de créer une polémique au Brésil. Il place la Cour, menée par des juges d'une droite essentiellement hostile à Lula, en position de combat contre ce dernier. Profitant du fait que même une partie de la gauche est contre l'accueil des réfugiés italiens (voir le reportage que diffusait Arte au printemps).
Jeudi, la Cour s'est réunie dans une ambiance des plus tendues. Un groupe de militants a brièvement interrompu le début de l'audience aux cris de : « Liberté pour Cesare Battisti ».
Le gouvernement italien demande à la Cour suprême d'annuler le statut de réfugié politique qui avait été octroyé à Battisti en janvier pour qu'il purge sa peine de prison dans la péninsule, où il a été condamné à perpétuité par contumace.
La Cour suprême doit également décider si le président Lula aura le dernier mot sur l'extradition ou s'il devra respecter la décision du tribunal. Ce qui, selon le Constitution, est le cas.
Pour ne pas altérer le chances de victoires de son camp lors des prochaines élections, Lula serait prêt à ne fâcher personne. Donc, à lâcher le réfugié.
Vers une nouvelle jurisprudence mondiale : l'extradition d'un réfugié politique
La décision attendue de la Cour « va ouvrir un précédent pour les droits de l'Homme dans le monde », a déclaré à l'AFP l'avocat de Battisti, Luis Roberto Barroso. Le ministère de la Justice brésilien, celui-là même qui avait fait de Battisti un réfugié officiel et légal, a également prévenu jeudi qu'une extradition de Battisti mettrait en péril les 4183 réfugiés de 76 pays que le Brésil a accueillis. Et c'est ici une autre polémique qui enfle actuellement.
Car, anticipant l'extradition et prévoyant une « jurisprudence Battisti », certains pays se préparent à demander au Brésil de faire à certains de leurs « nationaux » ce qu'il s'apprête à faire pour l'Italien : extrader un réfugié politique. Parmi ces pays : l'Iran, Cuba, le Paraguay, la Colombie, le Pérou.
Le Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU commence à « s'inquiéter » du problème. En effet, dans une démocratie, c'est l'exécutif du pays concerné qui a la main sur la question du statut de réfugié politique… Donc, dans le cas présent, Lula.
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à Pierrolasti
De Mimi LePinson
journaliste | 14H27 | 15/11/2009 |
Bonjour à tous et toutes....
Juste un petit message qui sera unique, rassurez vous !
A chaque fois qu'il est question de Cesare B., je reviens pour tenter d'essuyer le vomi, le rendu.... de certains qui prennent cet espace comme un défouloir !!
En premier lieu, un grand merci au régulateur de ce blog (Hubert Artus) qui a visiblement de plus en plus de mal à faire son travail de journaliste. Par les temps qui courent dans notre belle société de France, il est vrai qu'il est de plus en plus difficile, de faire réfléchir des citoyens, républicains, nourris à la bouillie pré-digérée et aux slogans faciles et vrais forcément, car ils viennent de leur propre "cocon de pensées". Quand on est extrémistes-droite et gauche- nul dialogue n'est possible, car on ne sait pas le faire.
Difficile d'informer en réel des gens qui ne veulent rien entendre de différent !!! Je retrouve ici de vieilles connaissances de ce blog qui se déchaînent de nouveau...n'est ce pas Béatrice, nous qui avons "dialogué" voilà des mois...????
Puisque le comité de soutien a été mis en cause plusieurs fois depuis des jours et des mois, je viens tenter de faire entendre ma voix. Je me sens mordue par des citoyens de France enragés, qui n'oubliront pas d'aller donner leur avis, en Préfecture, sur la Nation de France. La violence des mots employés, le ton des propos et le mépris de l'autre, n'engagent rien de bon.
Alors j'y vais : je suis fière d'être membre du Comité de soutien à CB et cela en pure connaissance des dossiers judiciaires et historiques. Je ne cautionne pas les morts violentes dans un combat politique. Cesare B. a reconnu beaucoup de choses dans son dossier mais jamais les meurtres qui lui ont été "offerts", par un repenti de l'époque Pietro Mutti, qui continue aujourd'hui caché, à toucher une pension de l'Etat italien !!!! Condamné en 1981 par l'Italie pour appartenance à une bande armée, c'est en 1982 que les 4 meutres ont attribués à Cesare et qu'il sera jugé par contumace en 1988 !!! Je connais l'homme qui le jour de son arrestation en France, recevais un courrier de l'Etat, lui proposant la nationalité française après 2 années d'enquête des RG !!!
Mais je dérape sans doute !!! Je suis heureuse d'être aux côtés de Fred et de vieille date. Dans son combat total, les mots authenticité et générosité sont simples. Juste une info : elle ne porte jamais de jupe sous laquelle se réfugie Cesare, car elle ne met que des pantalons et cela me semble difficile se s'y cacher !! Autre info pour ceux qui veulent entendre: Fred est avant tout une historienne de métier qui sait donc faire des enquêtes historiques et en a déjà publié beaucoup au CNRS!.....La notoriété de sa plume depuis 2004, lui a donné des moyens d'audit et financiers, pour publier, contacter des avocats, pour prouver des faits sur le dossier Cesare (écartés par beaucoup de juges pour des raisons politiques). On ne parlera donc pas de faux en écriture, ou aussi de faux passeport donné par l'Etat de France et qui servira ensuite les limiers........jusqu'au Brésil.
Il est grave, de se rendre compte que "aboyer" et se "défouler" ne rend pas intelligent mais aveugle ! Désolée mais je voulais juste pour ceux qui veulent bien entendre, écouter et comprendre que la Vérité n'est pas d'un seul côté.....et que l'Italie des "Années dites de Plomb" n'était pas démocratique, ni dans les rues ni dans ses tribunaux......Ma volonté d'ajouter un peu d'images est impossible, dommage pour les curieux....
Bon, bonne journée, nous au Comité des Amis de CB., on continue alors Bella Ciao..
à Mimi LePinson
De caro
délinquante avérée | 15H35 | 15/11/2009 |
eh bien, je n'ai qu'un mot : bravo !
Comme aimait à le répéter mon prof de français :
"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement
Et les mots pour le dire arrivent aisément."
à Mimi LePinson
De Pierrolasti
Travailleur dans le monde réel | 15H41 | 15/11/2009 |
IL sont rigolo le "journalistes".
Si le travail d'un journaliste c'est de proposer une solution unique en grand pourfendeur de la vérité, c'est un peu simple.
Se prétendre journaliste ne serait il pas de mener des investigations sur cette affaire, d'aller au plus profond du dossier et d'en révéler les incohérences ou les faits troublants ?
Non, tous deux vous vous contentez, comme nous simples lecteurs de donner votre opinion et souvent avec de fausses vérités.
Au moins, les simples lecteurs que nous sommes savons lire les articles qui exposent les faits et les étapes point par point de cette affaire.
Et aujourd'hui, vos tentatives ne s'appuient sur aucun fait juridique mais sur vos perceptions de l'Etat Italien pendant cette époque ou la belle reconversion de Battisti.
à Pierrolasti
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 15H57 | 15/11/2009 |
C'est ce qui est fait. Relire les papiers concernant Battisti ici. Relire les papiers et articles que j'ai pu consacrer à l'affaire depuis 2002. Relire les travaux d'historiens italiens, de gens qui sont contre le refuge politique au Italiens en France, de gens qui y sont favorables.
Comme tous ceux qui écrivent régulièrement sur l'affaire en question, je la connais bien. Là aussi, mes écrits, articles, reportages radios de l'époque, tous parus bien officiellement et sous mon nom, "parlent" pour moi.
à Pierrolasti
De Machiavel
voisin oisif | 15H59 | 15/11/2009 |
De la littérature sur cette période et sur cette affaire il vous en a été suggéré dans ce message, c'est à partir de ce savoir et tout ces à-côté que nous nous exprimons.
à Pierrolasti
De Mimi LePinson
journaliste | 17H39 | 15/11/2009 |
Re-bonjour Mr Pierre,
Une exception à ma règle de réponse unique.
Vous m'interpellez et vous signez : Travailleur en monde réel ? Formidable ! J'espère que vous l'êtes "travailleur" et fier de l'être et que vous ne vous cachez pas, derrière des mots !
Just for fun....comme on dit !
Moi je signe, journaliste sans majuscule ! Ne vous y trompez pas, c'est mon métier et je n'y mets aucune supériorité, aucune, sur quelque métier que ce soit. Je signe cela car dans le domaine des médias, où tout devient de plus en plus, du vite, du pré-mâché, du manipulé qui repris, sera digéré, je me fais plutôt agresser.
Le métier devient suspect !
Ce n'est pas mon métier qui m'a fait rencontrer l'homme Cesare. Je ne fais ni people ni politique, mais juste de l'environnement et de la protection de la nature. Ce n'est pas mon métier qui m'a fait honnêtement réfléchir à une destinée compliquée.
La politique peut être correcte Mr Pierre (comme le journalisme), mais quelquefois, elle pue surtout lorsqu'elle "fusionne" avec la Justice ! Dans beaucoup de pays c'est le cas, rassurez vous, il y a pas d' exceptions.....
Je suis simple et j'essaie d'être honnête et lucide dans ma vie.
Militante à la Ligue des droits de l'Homme depuis bien des années,
Cesare -comme réfugié politique italien avec une centaine de ses camarades- est entré dans ma vie le 24/06/2003, à une époque où les politiques de notre beau pays étaient revanchards de quelque chose....Accord entre la France de Monsieur Raffarin et l'Italie de Monsieur Berlusconi, pour une offrande humaine de 5 personnes!!!!! On peut s'en foutre !
Livrer ces hommes et ces femmes, c'était aussi régler le compte à la "parole donnée" par Mitterrand (refuge politique) devant un congrès de la LDH en France en 1985. Que de comptes à régler dans cette foutue politique ..........
Cet accord fut dénoncé par la LDH en National et c'est le début de mon chemin militant que je n'ai jamais quitté pour l'ensemble des réfugiés politiques en France et à l'étranger (FIDH).
On a le combat que l'on peut Mr Pierre et je n'en suis pas désolée.
Je ne suis pas entrée dans le dossier en lisant les journaux. Mon amitié avec Fred m'a donné accès à des "interdits"....de publication.
Répondre que vous savez lire des articles qui exposent des faits, points par points.....je l'espère pour vous, franchement.
Mais prétendre qu'en face de vous, il n'y a que des gens qui expriment leur opinions et des fausses vérités....vous êtes navrant.
Je vous espère bien emmitouflé dans vos certitudes, car elles tiennent chaud. Surtout n'en changez pas, vous êtes frileux !!!
Bella Ciao
à Mimi LePinson
De King Kong
Crétin | 16H05 | 15/11/2009 |
Je vous cite : "(écartés par beaucoup de juges pour des raisons politiques)"
Cette simple phrase suffit à disqualifier l'intégralité de votre propos.
Il ne vous viendrait pas à l'idée que les juges écartent des éléments apportés par la défense au motif qu'ils ne tiennent pas debout. Non, bien sûr ; tout ce qui affaiblit votre thèse est forcément issu d'un complot visant à mettre Battisti en prison.
à King Kong
De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 19H31 | 15/11/2009 |
Nous avions cru, selon vos écrits, que vous quittiez ce "blog" !
Des remords ?
à GWERN
De King Kong
Crétin | 02H24 | 16/11/2009 |
Allez, une dernière pour la route.
Monsieur Artus, vous qui êtes si pointilleux avec la Sainte Charte et le risque juridique : ça ne vous gêne pas que certains riverains accusent les juges d'avoir ignoré certains éléments pour raisons politiques sans que ces mêmes riverains ne présentent aucune preuve, et sans que ces juges aient été condamnés par quelque tribunal que ce soit ?
Désolé, je n'ai pas pu m'en empêcher, tant tout ça est grotesque... J'espère pour vous que vous pensez être un intellectuel et que votre sommeil est paisible...
à Mimi LePinson
De Bardamu
difficile | 20H55 | 15/11/2009 |
Une si longue contribution pour si peu d'éléments nouveaux, c'est une performance.
Oui, oui, ceux qui ne soutiennent pas Battisti sont des messants et ceux qui le soutiennent sont des Zentis, et Fred Vargas est très sérieuse parce qu'elle est historienne au CNRS, et ses liens affectifs avec Battisti n'ont rien à voir avec son soutien.
Expliquez-nous pourquoi il faudrait remettre en doute la parole de Mutti, par exemple, ou bien quels sont ces " faits sur le dossier Cesare,écartés par beaucoup de juges pour des raisons politiques".
Déconcertant de naïveté tout ça.
De Pierrrrre
14H58 | 15/11/2009 |
► Oui, Battisti appartenait à un groupuscule d'extrème gauche ayant perpétré des assassinats
► Oui, Battisti a été légalement condamné en son pays pour assassinat
► Oui, Battisti étant d'extrème gauche, bénéficie, notamment en France, d'appuis de la mouvance de gauche, certains journalistiques, dont le but est de jeter une suspission liée au fait que Battisti n'a pas signé d'attestation lors de chacun de ses assassinats.
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Rappelons les faits:
(source Libération blog Eve Mongin 20/01/09 )
« Battisti, arrêté en 1979, dans le contexte très lourd des "anni di piombo" (années de plomb) marqué par les actions criminelles de groupuscules tant d'extrême gauche que d'extrême droite, auteurs de nombreux assassinats, s'est évadé de prison en 1981 peu de temps avant son procès et a été en conséquence condamné à chaque fois par contumace, c’est-à-dire en son absence. Il a été condamné en 1988 par la cour d'assises de Milan à la réclusion à perpétuité, pour l'assassinat de deux personnes (Antonio Santoro et Andrea Campagna), pour sa participation à l'organisation de celui de deux autres (Lino Sabbadin et Pierlugi Torregiani) et pour tentative d'homicide sur le fils adolescent de ce dernier (resté paralysé), condamnation confirmée en appel en 1990 par la cour d'assises d'appel de Milan. Cet arrêt a été partiellement réformé par la Cour de cassation italienne en 1991 et l'affaire a été renvoyée à la cour d'assises de Milan, qui, en 1993, a confirmé la condamnation de Battisti à la réclusion à perpétuité.
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1. Le procès italien par contumace ne serait pas équitable.
L'Italie s’est «mise en règle» avec un décret-loi du 22.2.2005 (converti peu après en loi) et le contumax peut désormais obtenir un nouveau jugement à condition qu’il n'ait effectivement pas été informé de la tenue du procès, qu’il n'ait pas renoncé de manière certaine et consciente à son droit de comparaître et que son avocat n'ait pas fait appel ou opposition de la décision.
Cette nouvelle loi a été jugée pleinement conforme à la convention des droits de l'homme par le comité homonyme de l'ONU ainsi que par la CEDH en 2006
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2. Battisti aurait été jugé par des tribunaux d'exception, sans possibilité de débattre contradictoirement des accusations dont il était l'objet.
Battisti (tout en étant «en cavale») a exercé tous ces recours, de l'appel au pourvoi en cassation et aux demandes de mises en liberté, par l'intermédiaire de son avocat.
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3. Battisti aurait été condamné sur la seule foi du témoignage d'un de ses compagnons d'armes, Pietro Mutti.
les diverses décisions (très détaillées) tant de la cour d’assises que de la cour d’assises d’appel, outre les déclarations de Mutti, se sont également basées sur d'autres éléments (comme l'a relevé le Conseil d'Etat français) comme des témoignages oculaires directs, des informations données par d'autres accusés etc. La Cour de cassation italienne a en outre partiellement cassé l'arrêt de la cour d'assises d'appel, pour que soient réexaminés, dans le dossier Torregiani, certains éléments à charge insuffisants pour démontrer la culpabilité de Batttisti et d’une de ses co-accusées. Celle-ci a été acquittée par la suite mais la condamnation de Battisti a été en revanche confirmée par la cour d’assises de renvoi, en 1993.
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4. Battisti aurait été protégé par la «doctrine Mitterrand».
Le Conseil d'Etat a reconnu expressément que ces principes n'avaient aucune base juridique et que Battisti, condamné définitivement pour des crimes de sang et des infractions de droit commun, n'était en tout état de cause pas concerné, qu'il n'avait pas le statut de réfugié politique et a réaffirmé qu'il avait bénéficié à tous les stades de la procédure de la défense d'avocats choisis par lui et qu'il avait eu une connaissance précise et directe des poursuites et procès à son encontre. »
à Pierrrrre
De Machiavel
voisin oisif | 18H04 | 15/11/2009 |
C'est bien de citer ces sources sans les tronquer.
http://andiamo.blogs.liberation.fr/mongin/2009/01/le-mystre-batti.html
On avait remarqué que le droit possède sa légitimité et ses procédures, c'est l'objet du billet de cette juriste qui veut l'affirmer et non condamner Battisti derechef comme vous.
Réciter une litanie de procès-verbaux et d'attendus juridiques ne vous donnerons pas raison en transformant l'accusation de départ ni le contexte historique.
à Pierrrrre
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 15H51 | 15/11/2009 |
Vous avez totalement raison d'avoir resignalé ces points. Notamment le premier, qui prouve l'iniquité de l'affaire. C'est, effectivement, en 2005 que l'Italie s'est raccordé au droit européen. Sans pour aurant signer alors le mandat d'arrêt européen, de peur qu'il ne s'applique à Berlusconi lui-même.
Néanmoins, à l'époque des faits (années 80 pour les procès de Battisti ; 2004 pour les accords entre le ministre UMP Perben et le ministre fasciste Castelli), l'Italie n'était pas complètement raccord avec le droit. CQFD.
Il y a donc bien légitimité à redemander un procès, surveillé par des observateurs internationaux et impartials. Sans témoignages de repentis pris pour argent comptant.
Pour ce qui ests du délire de prétendre battisti aidé par la gauche parce que terroriste, c'est du délire de populiste. Ni plus ni moins. Un délire qui, en outre, est très angélique concernant l'extrême-gauche, et réactionnaire concernant un prétendu monde intellectuel français.
à Hubert Artus
De Bardamu
difficile | 21H45 | 15/11/2009 |
"Pour ce qui ests du délire de prétendre battisti aidé par la gauche parce que terroriste, c'est du délire de populiste. Ni plus ni moins. Un délire qui, en outre, est très angélique concernant l'extrême-gauche, et réactionnaire concernant un prétendu monde intellectuel français."
Bravo! Force dix sur l'échelle de culot!
Bien sûr, Battisti serait un ancien terroriste d'extrême-droite, vous le défendriez avec la même fougue, car pour vous il s'agit seulement, tel Voltaire volant au secours de Calas, de rétablir dans ses droits l'innocence bafouée!
De plus, dans le milieu journalistique français, et plus largement chez les cultureux, l'extrême-gauche (d'active ou reconvertie dans divers fromages institutionnels) est singulièrement sous-représentée, et elle n'a jamais eu aucune complaisance vis-à-vis du terrorisme!
Après les ciseaux d'Anastasie, le déni de réalité, vous vous surpassez ce soir.
à Bardamu
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 22H33 | 15/11/2009 |
Les mélanges que vous faites quant à l'affaire Battisti vous regardent. Vos envolées sur une supposée extrême-gauche sur-représentée dans la presse montrent que vous ne connaissez à l'heure actuelle ni la presse ni l'extrême-gauche. Mettre sur le même pan l'extrême-gauche et l'extrême-droite montre une dépolitisation profonde. Voir du déni de réalité chez quelqu'un qui ne fait que relever les fais, cela s'appelle du conspirationnisme.
à Hubert Artus
De Bardamu
difficile | 22H52 | 15/11/2009 |
" Mettre sur le même plan l'extrême-gauche et l'extrême-droite montre une dépolitisation profonde. "
J'en déduis donc chez vous qui ne les mettez pas sur le même plan, une politisation profonde. Ce n'est pas un scoop. Ce n'est pas un gage d'objectivité non plus. Mais l'aveu est rigolo.
Je lis les journaux, j'écoute la radio, je regarde la télévision, ce qui suffit à ma "connaissance" de la presse. La couleur dominante, rouge-rosé de la gent journaleuse n'a pas varié beaucoup ces dernières années, Marianne avait même fait un sondage édifiant là-dessus. Mais c'est du populisme, bien sûr.
Dire que vous "relevez les faits" quand vous excluez toute connivence gauchiste et secrète approbation du combat terroriste de Battisti dans les soutiens qui lui sont apportés "relève" plutôt de l'auto-suggestion.
à Bardamu
De lancetre
18H40 | 16/11/2009 |
Si Battisti était un ancien terroriste d'extreme-droite, personne n'aurait à le défendre, car il serait aujourd'hui non seulement libre, mais riche et puissant.
Aucun des auteurs des attentats commis par l'extrême-droite n'a jamais été emprisonné bien longtemps.
La plupart, étrangement, n'ont jamais été retrouvés.
Et lorsque par inadvertance, ils étaient arrêtés, on trouvait toujours le moyen de les faire libérer rapidement.
à lancetre
De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 18H58 | 16/11/2009 |
Désolé, mais vous pêchez par simplification, comme certains de celles et ceux qui argumentent contre Battisti ici !
Des néos fascistes Italiens ont été condamnés et ont effectués à peu près les peines de prison qu'ils devaient faire.
Pas tous c'est vrai ! Beaucoup ont échappé à un quelconque jugement (dont certains exilés au Japon et non extradables ! )
La situation fût complexe : plus que veulent le penser ceux pour qui ( pro ou anti Cesare ) soit on est innocent ou coupable !
Les côtés "obscurs" de la période dont il est question plus la façon dont la justice utilisa certains repentis (plus la torture dans certains cas rares il est vrai) laisse un goût amer à beaucoup de gens !
Voir des types qui ont "tués" en liberté, d'autres en prison, d'autres qui n'ont pas agit directement mais quand même condamnés pour "association subversive" plus les "dissociés" qui dénoncent la "lutte armée" mais sans dénoncer leurs camarades
Plus les exilés et ceux qui échappent à tout jugement pour plein de raisons y compris le hasard et la chance ! etc ...
Bref un "bordel" juridique sans nom !
Juste quelques notes extraites de Wikipédia sur ce (vaste) sujet !
"Lors de l'arrestation de Licio Gelli, le grand-maître de Propaganda Due (P2), une loge maçonnique néofasciste. Lors de perquisitions chez lui, on découvrit un « plan de renaissance démocratique » qui détaille la marche à suivre pour installer un régime néofasciste en Italie. En outre, on découvre la liste des membres de P2, qui inclut tous les dirigeants des services secrets italiens (SISMI, etc.), ainsi que de nombreux juges, politiques (dont Silvio Berlusconi), et journalistes.
Selon Isabelle Sommier : « les attentats aveugles n’ont pas d’objectifs précis à court terme mais cherchent à déstabiliser un pouvoir ou un régime politique en minant le contrat qui lie les gouvernés aux gouvernants pris en défaut de protection et de sécurité, par exemple pour acclimater dans l’opinion publique l’idée de la légitimité d’un éventuel coup d’État qui viendrait mettre un terme au désordre (ainsi de la "stratégie de la tension" poursuivie au cours des années 1970 en Italie par des groupes d’extrême droite d’inspiration néofasciste)
Pour l'universitaire Hilary Partridge, « dans les années 1970, une stratégie de la tension de droite était à l'oeuvre via des plans concrets de prise de pouvoir et d'établissement d'un régime autoritaire »
. Pour Zygmunt G. Barański et Rebecca J. West, « La "stratégie de la tension" rejouait la campagne de violence conduite par les squadristi de Mussolini »
L'historien Martin Clark souligne combien la violence fasciste était à son apogée dans les années 1970 mais qu'au final, « la stratégie de la tension a échoué ».
En 1984, le terroriste néofasciste Vincenzo Vinciguerra a déclaré à la justice que l'attentat de la Piazza Fontana visait à pousser l'État italien à « déclarer l'état d'urgence » et à instaurer un régime autoritaire anti-communiste."
Et à propos de néo fascistes emprisonnés voici le cas de celui cité ci dessus :
"Vincenzo Vinciguerra est un extrémiste de droite italien, proche de Stefano Delle Chiaie. Il a contribué à plusieurs attentats en Italie durant les années de plomb, qui lui ont valu d'être condamné à la prison à vie. Durant les années 1980, il déclare au juge Felice Casson que l'attentat de la piazza Fontana de décembre 1969 visait à provoquer un état d'exception en Italie et de pousser l'État vers une solution plus autoritaire.
Il confesse en 1992 avoir commis en 1972 l'attentat de Peteano, avec Carlo Cicuttini et Ivano Boccaccio."
De Pierrolasti
Travailleur dans le monde réel | 17H00 | 15/11/2009 |
Donc a en croire certains, Battisti n'aurait jamais fait parti d'un groupe révolutionnaire armé. Battisit n'a jamais braqué de banques, n'a jamais portée une arme, n'a jamais tiré sur personne et surtout est victime de ses anciens amis révolutionnaires.
Que vaut votre vérité face à celle de ceux qui considèrent que Battisti est un assassin ?
Je suis certains que vous défendez aussi les ex action directe ou des assassin comme Petrella.
Ces assassins qui faute de rallier la population à leurs idées ont préféré semer la mort et la terreur.
C'est beau de se battre pour ses idées, mais tuer des gens pour qu'une infime minorité puisse imposer ses idées à la majorité ne mérite pas l'amnistie.
Le plus pitoyable est la revendication de l'amnistie tacite de Mitterrand comme justificatif à ce que Battisti et autres ne purgent pas leurs peines dans leur pays.
Les crimes de sang devraient être amnistiés....
Comme le neveu Mitterrand qui s'insurge parce que le grand cinéaste présumé violeur doit rendre des comptes après 30 ans de cavale.
C'est fou le nombre d'innocent en cavale. ( et en prison n'en parlons pas)
S'il est rejugé dans son pays tant mieux pour lui, mais il aurait pu assister à son premier procès.
nb : Petrella l'a fait, au moins, puis elle a préféré s'enfuir.
Enfin, vous parlez de soit disant jugement politique, mais Battisti a eu un jugement ordinaire contrairement aux Action directe qui ont été jugé par un tribunal spécial.
à Pierrolasti
De Machiavel
voisin oisif | 18H54 | 15/11/2009 |
On ne vous demande pas d'absoudre Battisti ni de croire ce qu'il raconte. Juste de ne pas mélanger les imaginaires allemands, italiens et français de cette période historique sur la base de quelques vignettes en mettant Batisti à côté d'autres meurtriers avérés.
Mai 68 a duré dix ans en Italie et le climat était incendiaire comme dans certains pays d'Amérique Latine. Un tour par Wikipedia permettra à certains ici de réfléchir à deux fois, à l'avenir, avant d'intervenir sur ce sujet.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stratégie_de_la_tension
http://fr.wikipedia.org/wiki/Années_de_plomb_(Europe)#Italie
Une fois fait, demandez-vous si tout les responsables du terrorisme noir de l'époque encore vivant sont en prison... ou aux affaires.
Et vous voudriez qu'on pleure la mort des néo-fascistes italiens responsable des attentats aveugles de cette époque, tout en nous demandant de lyncher un innocent ?
à Pierrolasti
De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 19H25 | 15/11/2009 |
Il n'y a jamais eu de "doctrine Mitterrand" au sens propre du terme, mais un consensus "mou" avec à l'époque les autorités Italiennes elles mêmes, consensus qui permettaient de "dégonfler" la lutte armée en permettant à un nombre conséquent de militants-tes d'abandonner le combat et éviter de nouveaux drames !
Cela se voit clairement par le fait que pendant des années l'Italie n'a jamais réclamé le retour des exilés
De FanFan2722
reactionashow.blogspot.com | 16H52 | 16/11/2009 |
http://reactionashow.blogspot.com/2009/11/cesare-batisti-ne-retournera-p...
Une analyse avec les reaction les plus récentes de Cesare depuis la prison de la papuda à Brasilia
à FanFan2722
De Pierrolasti
Travailleur dans le monde réel | 17H26 | 16/11/2009 |
Encore un post engagé et déformant les informations.
C'est le Président de la Cour Suprême qui va trancher.
Battisti, après avoir gouté au caviar des salons parisiens va purger la peine pour laquelle il a été condamné.
Il s'est déjà mis au régime à ce qu'il parait. Il fait une grève de la faim pour protester contre son expulsion.
Il a peur de devoir payer pour ses crimes, c'est les familles des victimes qui vont être soulagées.
en 1993 (période réputée pour sa forte guerre civile de basse intensité) Battisti aurait pu affronter ses juges et prouver son innocence.
Il ne l'a pas fait, son passé l'a rattrapé.
à Pierrolasti
De lancetre
18H53 | 16/11/2009 |
Dans quelle prison est détenu Licio Gelli ?
Dans quelle prison sont détenus ceux qui ont organisé l'attentat de la piazza Fontana ?
Pour ceux qui se demandent si l'Italie est une démocratie, un très beau film: Arivederci, Amore, Ciao.Disponible en dvd.
J'ignore absolument si Battisti est coupable ou innocent.
J'observe simplement que TOUS les acteurs des "années de plomb" (dirigeants et théoriciens des BR et de Prima Linea, mais aussi anciens fascistes, dirigeants de P2 et de Gladio) sont aujourd'hui libres.
De même, l'Allemagne vient de libérer les derniers survivants de la RAF encore détenus.
Il serait grand temps de tourner la page.Coupable ou innocent, Battisti ne présente plus aucun danger pour personne, depuis longtemps.
Serait-il coupable, à quoi rime une incarcération,trente ans après ? Et comment justifier le refus obstiné d'un procès équitable ? Dans aucun pays civilisé, on ne considère comme équitable un procès sans la présence de l'accusé.
à lancetre
De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 19H19 | 16/11/2009 |
Plus précises vos questions ! Mais les "gens" à qui vous vous adressez n'ont peut être pas envie de les entendre !
Au fait Lucio GELLI se "repose en résidence surveillée " compte tenu de son grand âge dans une villa du nord de l'Italie !
Il manque un nom la dedans !
Giulio Andreotti !!!
ET pour ne pas oublier une des "victimes " parmi toutes quelques lignes sur l'affaire MORO :
"La capture de Moro, la cause et les méthodes de son assassinat n'ont pas été complètement éclaircies à ce jour, en dépit de plusieurs procès et de nombreuses enquêtes, ainsi que d’une attention nationale et internationale soutenue. Certains ont envisagé que les lettres de Moro comportaient des messages codés à l’attention de sa famille et de ses collègues. D’autres ont douté de la validité de ces lettres, et envisagé une éventuelle censure. Le chef des carabiniers Carlo Alberto Dalla Chiesa (qui sera plus tard assassiné par la mafia) trouva des copies des lettres de Moro dans une maison milanaise ayant appartenu à des terroristes. Mais ce ne fut que des années après cette découverte qu’elle furent rendues publiques.
Certains ont suggéré que les Brigades rouges avaient été infiltrées ou manipulées par les services secrets américains via Gladio pour discréditer la cause communiste. Cette théorie se fonde sur le fait que l'effort fourni par Moro pour intégrer des communistes au sein du gouvernement n'avait pas reçu l'approbation des États-Unis. Aucune preuve n'a pu être trouvée pour l'appuyer.
Il est néanmoins établi que le gouvernement italien, conseillé par des fonctionnaires américains, a délibérément fait échouer les négociations. Dans un documentaire d'Emmanuel Amara (2006) réalisé pour la série de France 5, « Les derniers jours d'une icône », Steve Pieczenik, un ancien négociateur en chef américain ayant travaillé sous les ordres des secrétaires d'État Henry Kissinger, Cyrus Vance et James Baker, raconte comment il a participé au court-circuitage des négociations afin qu'elles n'aboutissent pas, avec comme recours éventuel de « sacrifier Aldo Moro pour maintenir la stabilité politique en Italie ». « J'ai instrumentalisé les Brigades rouges pour tuer Moro », ajoute-t-il. Un peu plus tard, dans le même documentaire, Francesco Cossiga, ministre de l'Intérieur de l'époque, confirme cette version des faits2. C'est aussi la conclusion à laquelle est arrivé le journaliste d'investigation américain Webster G. Tarpley."
à Pierrolasti
De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 19H08 | 16/11/2009 |
En 1993, il y avait longtemps que les derniers membres des organisations avaient arrêtés le combat ; dernière arrestation d'une membre des BR (ce qu'il en restait c'est à dire très peu ) les armes à la main : 1987
Le gros des affrontements se termine vers 1982 1983
1993 c'est plutôt Mani Pulite et la fin historique du système politique Italien mis en place depuis la fin de la 2 ème guerre mondiale !
"Un climat affairiste, de plus en plus corrompu, s'installe, ce qui provoque l'opération judiciaire dite Mani pulite (Mains propres). Il s'en suit une réorganisation politique massive qui voit l'explosion des 2 grandes forces politiques (la démocratie chrétienne et le parti communiste) en une myriade de partis, changement accentué le référendum de 1993 et l'adoption en 1994 de la loi électorale dite Mattarellum, posant les bases d'un système électoral mixte. "
De FanFan2722
reactionashow.blogspot.com | 23H31 | 17/11/2009 |
Traduction de la lettre de Battisti à Lula par FanFan
http://reactionashow.blogspot.com
Carte ouverte à
LUÍS INÁCIO LULA DA SILVA
Président de la République Fédérale du Brésil.
Suprême magistrat de la nation Brésilienne
au peuple Brésilien
“Trente ans changent beaucoup de choses dans la vie d'un homme, et parfois font une vie entière” (L'homme révolté – Albert Camus)
Si nous regardons un peu notre passé d'un point de vue historique, combien d'entre nous peuvent sincèrement dire qu'ils n'ont jamais désiré proclamer la propre humanité, la déployer dans tous ses aspects en une grande liberté. Peu, très peu, sont les hommes et les femmes de ma génération qui n'ont pas rêver d'un monde différent, plus juste.
Cependant, fréquemment, par pure curiosité ou par les circonstances, seulement certains décidèrent de se lancer dans la lutte en sacrifiant sa propre vie.
Mon histoire personnel est suffisamment connue pour ne revenir de nouveau sur les raisons qui m'ont conduit à la lutte armée. Je sais seulement que nous étions des milliers, et que certains moururent, d'autres sont prisonniers, et beaucoup sont exilés.
Nous savions que cela pouvait se terminer ainsi. Combien furent ils les exemples de révolution qui ont échoué et que l'histoire nous avait déjà raconté? Même ainsi, nous avons recommencé, nous nous sommes trompé et même avons perdu. Pas tout! Les rêves continuent.
Nombreuses conquêtes sociales, dont profitent aujourd'hui les italiens, furent conquises grâce au sang versé par ces compagnons de l'utopie. Je suis le fruit de ces années 70, comme beaucoup d'autres ici au Brésil, notamment beaucoup de compagnons qui aujourd'hui sont responsables du destin du peuple brésilien. En vérité, je n'ai rien perdu car je n'ai pas lutté pour quelque chose que je pouvais emporter avec moi. Mais maintenant, détenu, ici au Brésil, je ne peux accepter l'humiliation d'être traité comme un criminel de droit commun.
Pour cela, face à la surprenante obstination de certains juges du Suprême Tribunal Fédéral qui ne veulent pas voir ce qu'était vraiment l'Italie des années 70; qui nient l'intention de mes actes; qui fermèrent les yeux face à l'absence totale de preuves techniques à mon encontre en référence aux 4 homicides qui me sont attribués; qui ne reconnaissent pas les failles de mon procès, la prescription, et qui savent les autres empêchement à mon extradition.
Plus que tout, il est surprenant et absurde, que l'Italie m'ait condamné pour activisme politique et au Brésil, certains n'ont pas peur de m'extrader sous prétexte d'une implication pour un crime commun. C'est absurde, principalement pour avoir reçu du gouvernement Brésilien la condition de réfugié politique, décision pour laquelle je serai à jamais reconnaissant.
Face aux énormes difficultés de gagner cette bataille contre le puissant gouvernement italien, qui utilisa tous les arguments, les outils et les armes, il ne me reste pas d'autres solutions aujourd'hui que de débuter une “GRÈVE DE LA FAIM TOTALE” pour que me soient accordés les droits attribués au statut de réfugié et prisonnier politique. J'espère par cet acte de désespoir, empêcher cette extradition qui équivaut pour moi à une peine de mort.
J'ai toujours lutté pour la vie et s'il faut mourir j'y suis prêt mais jamais dans les mains de mes tortionnaires. Ici, dans ce pays, au Brésil, je continuerai ma lutte jusqu'à la fin, et bien que fatigué, jamais je ne vais abandonner de lutter pour la vérité. La vérité que certains refusent de voir. Il est le pire des aveugles, celui qui refuse de voir.
Je termine cette lettre, en remerciant les compagnons qui depuis le début de ma lutte ne m'ont jamais abandonné, et de la même forme, je remercie ceux qui sont arrivés dernièrement, mais qui ont autant d'importance que ceux qui sont à mes cotés depuis le tout début. A vous, mes sincères remerciements. Comme ultime suggestion, je vous recommande de continuer à lutter pour vos idéaux, pour vos convictions. Cela vaut la peine!
J'espère que l'héritage de ceux qui sont tombés sur le champ de bataille ne soit pas vain. Nous pouvons perdre une bataille mais je reste convaincu que la victoire de cette guerre est réservé à ceux qui luttent pour la généreuse cause de la justice et de la liberté.
Je rend ma vie entre les mains de votre Excellence et celles du peuple brésilien.
Brasília, 13 novembre 2009
Cesare Battisti
à FanFan2722
De Pierrolasti
Travailleur dans le monde réel | 20H26 | 18/11/2009 |
Je ne regrette rien.
Nous avons apporté de grandes choses en Italie.
Pourquoi ne suis je pas protégé.
pff...
La cour Supreme brésilienne ayant donné sont feu vert pour son extradition, Battisti est à 2 doigts d'expliquer cela directement aux Italiens.
à Pierrolasti
De Mimi LePinson
journaliste | 23H49 | 18/11/2009 |
Bonsoir,
En direct 23h50 en France avec la Haute Cours Suprême.....du Brésil
Gilmar Mendes a donné son vote : donc 5/4 pour extrader Cesare Battisti....
MAIS
Rébéllion des Juges (Carlos Britto en particulier) qui décident par 5/4 que le Président LULA aura le dernier mot.
Cesare n'est pas encore en Italie....
On attend Lula avec confiance !!!
Bella Ciao
Le Comité de Soutien à CB.