
Cesare Battisti entame une grève de la faim au Brésil
Il l'a écrit au président Lula : le Brésil, il y vivra ou il y mourra. Il refuse d'aller mourir en Italie « sous la main de [mes] bourreaux ». Il l'a écrit hier au président brésilien, alors qu'il entrait dans son dix-septième jour de grève de la faim. Car, pas à pas, le Brésil semble sur le point de céder à l'Italie, et d'y extrader Cesare Battisti.
Bourbier
Battisti est toujours en plein bourbier. Le 9 septembre, les juges de la Cour suprême brésilienne étaient arrivés à égalité de voix, rendant impossible une décision quant à l'extradition de l'ancien militant italien, parti de France en 2004 et arrêté au Brésil en 2007. Ce jeudi 12, les juges se réunissaient à nouveau.
Eh bien, c'est à n'y pas croire, mais le résultat de ce nouvel examen est… le même. Egalité. Quatre juges favorables à l'extradition. Quatre contre.
Le président de la Cour, Gilmar Mendes, votera mercredi. On sait qu'il est favorable à l'extradition. En tant que président, sa voix compte double. Mais la loi brésilienne stipule qu'en cas d'égalité dans un procès pénal (c'est le cas ici), le président ne vote pas, et l'égalité profite à l'accusé.
Mendes est en train de créer une polémique au Brésil. Il place la Cour, menée par des juges d'une droite essentiellement hostile à Lula, en position de combat contre ce dernier. Profitant du fait que même une partie de la gauche est contre l'accueil des réfugiés italiens (voir le reportage que diffusait Arte au printemps).
Jeudi, la Cour s'est réunie dans une ambiance des plus tendues. Un groupe de militants a brièvement interrompu le début de l'audience aux cris de : « Liberté pour Cesare Battisti ».
Le gouvernement italien demande à la Cour suprême d'annuler le statut de réfugié politique qui avait été octroyé à Battisti en janvier pour qu'il purge sa peine de prison dans la péninsule, où il a été condamné à perpétuité par contumace.
La Cour suprême doit également décider si le président Lula aura le dernier mot sur l'extradition ou s'il devra respecter la décision du tribunal. Ce qui, selon le Constitution, est le cas.
Pour ne pas altérer le chances de victoires de son camp lors des prochaines élections, Lula serait prêt à ne fâcher personne. Donc, à lâcher le réfugié.
Vers une nouvelle jurisprudence mondiale : l'extradition d'un réfugié politique
La décision attendue de la Cour « va ouvrir un précédent pour les droits de l'Homme dans le monde », a déclaré à l'AFP l'avocat de Battisti, Luis Roberto Barroso. Le ministère de la Justice brésilien, celui-là même qui avait fait de Battisti un réfugié officiel et légal, a également prévenu jeudi qu'une extradition de Battisti mettrait en péril les 4183 réfugiés de 76 pays que le Brésil a accueillis. Et c'est ici une autre polémique qui enfle actuellement.
Car, anticipant l'extradition et prévoyant une « jurisprudence Battisti », certains pays se préparent à demander au Brésil de faire à certains de leurs « nationaux » ce qu'il s'apprête à faire pour l'Italien : extrader un réfugié politique. Parmi ces pays : l'Iran, Cuba, le Paraguay, la Colombie, le Pérou.
Le Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU commence à « s'inquiéter » du problème. En effet, dans une démocratie, c'est l'exécutif du pays concerné qui a la main sur la question du statut de réfugié politique… Donc, dans le cas présent, Lula.
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De Pierrolasti
Travailleur dans le monde réel | 15H01 | 14/11/2009 |
Que justice soit enfin faite.
Il a été reconnu coupable dans son pays, il s'est soustrait à la justice pendant des décennies parce qu'il fréquente des écrivains ou autres intellectuels.
Ses victimes demandent justice.
Que les peines pour les assassinats pour lesquels il a été jugé et condamné soient enfin réalisées.
BHL aura enfin une nouvelle raison de dégrafer le dernier bouton de sa chemise à la télévision.
à Pierrolasti
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 16H43 | 14/11/2009 |
Que vient faire BHL ici ? Hors sujet. D'autant que, on peut penser de lui ce qu'on veut, mais s'il est une chose qu'on ne peut lui reprocher c'est bien son action en faveur du droit, dans cette affaire. Il l'a fait sans aucun opportunisme et en toute droiture. Il convient de le signaler, pour rester fidèle aux faits.
à Hubert Artus
De RegisL
Inge | 02H13 | 16/11/2009 |
Battisti n'est pas "parti de France en 2004", il s'est échappé comme un voleur (pardon, un assassin), et cela montre que ses actions lui servent exclusivement pour se sauver les fesses.
Il convient de le signaler, pour rester fidèle aux faits.
De King Kong
Crétin | 15H37 | 14/11/2009 |
La comparaison avec l'Iran ou Cuba est stupide. Il n'y a pas de réfugiés politiques issus de pays démocratiques comme l'Italie.
Battisti n'est pas un réfugié politique. C'est un criminel qui a été condamné pour meurtres, avec préméditation, et qui doit purger sa peine.
à King Kong
De Danielle29
16H28 | 14/11/2009 |
Vous n'avez pas imaginé que ce pourrait être l'inverse de ce que vous dites en ce qui concerne l'Iran ? C'est à dire des réfugiés politiques iraniens dans un pays démocratique que ce dernier serait appelé à remettre aux autorités iraniennes ?
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 16H41 | 14/11/2009 |
Calme toi, Joe .
à Numerosix
De King Kong
Crétin | 17H01 | 14/11/2009 |
Je ne comprends pas, ma réponse à Danielle29 a été censurée. On est sur Rue89 ou sur Pyongyang89 ici ?
à King Kong
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 17H20 | 14/11/2009 |
Ne faites pas la victime : votre comment contenait une insulte, vous le savez très bien. J'ai dû le dépublier. Vous pouvez le reformuler sans l'insulte, et je le
à Hubert Artus
De King Kong
Crétin | 17H23 | 14/11/2009 |
Je ne me rappelle pas avoir inclus une insulte.
à Hubert Artus
De Pierrrrre
14H27 | 15/11/2009 |
« votre comment contenait une insulte «
► Vous mettez le doigt sur un reproche que nous pourrions formuler à Rue89:
Les personnes censurées ne sont pas avisées de cette censure,
elles ignorent pourquoi elles ont été censurées,
et elles n'oint plus possibilité de visualiser le texte censuré.
J'en ai été amené parfois à me croire censuré alors qu'en fait j'avais mis mon commentaire sur un autre article.
Je pense qu'il serait sympa de pouvoir par procédure automatisée,
envoyer un courriel au censuré, comportant le texte censuré, ainsi que 2 mots d'explication du modérateur.
Il serait aussi possible de laisser apparaitre le texte censuré dans son contexte, et lisible uniquement par la personne censurée.
à Pierrrrre
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 16H10 | 15/11/2009 |
certes. néanmoins, on pourrait aussi considérer que vous vous rappelez de ce que vous écrivez, et que vous mesuriez vos paroles, non ?
à Hubert Artus
De Pierrrrre
19H04 | 15/11/2009 |
« on pourrait aussi considérer que vous vous rappelez de ce que vous écrivez »
► Facile, avec vos 470 commentaires.
J'en suis à 8000 ☺
------------------
« et que vous mesuriez vos paroles, non ? »
► Toujours, sauf quand on me les enlève de la balance...
à Pierrrrre
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 20H09 | 15/11/2009 |
Je n'ai pas écrit 470 commentaires, et n'ai lancé aucun concours. Qu'on écrive 1 ou 10000 articles, on est sensé se rappeler, ou archiver, ce qu'on écrit.
à Hubert Artus
De Pierrrrre
11H01 | 16/11/2009 |
« Je n'ai pas écrit 470 commentaires»
► 442 exactement, mais vrai que c'est sans importance
------------
« Qu'on écrive 1 ou 10000 articles, on est sensé se rappeler, ou archiver, ce qu'on écrit »
► Non, je suis désolé;
Si un journaliste se doit d'archiver ses écrits (encore que le meilleur des archivage soit de pouvoir simplement les retrouver dans ses publications),
pour un simple blogueur tel que moi,
le commentaire est souvent issu d'une réponse immédiate qui ne fait pas l'objet d'un brouillon ni d'un archivage.
Et personnellement, j'écris, je relis à cause de mon orthographe défaillantE , je clique et puis j'oublie.
Et je dis, et je reconnais, que si je suis censuré, j'ai peu de moyen de savoir si je suis censuré,
et si je l'ai été (par le seul fait que je ne retrouve pas mon commentaire à l'endroit où il me semble que je l'avais écrit), je suis dans l'incapacité de connaître les raisons de la censure, et les mots qui ont justifié cette censure.
Si j'ai fait allusion aux 8000 commentaires, ce n'est certainement pas élément d'orgueil mal placé, mon trait se voulait humoristique, pour souligner qu'on est plus amené à se souvenir d'un commentaire écrit tous les 2 jours, qu'à se souvenir de 10 commentaires écrits chaque jour.
Et personnellement, le seul archivage que je possède de mes commentaires, c'est Rue89 qui me l'offre.
Je regrette d'autre part que la consultation de cet archivage ne m'offre pas d'outils pratiques de recherche, et possibilité d'y adjoindre des index et mots clefs.
Je rappelle donc ma réflexion première:
le regret que les modérations ne soient pas par procédure automatique, signalées par email au censuré, avec rappel de son commentaire censuré, et 2 mots d'explication.
Je disais aussi qu'il serait possible de laisser apparaître le commentaire censuré dans son contexte, lisible uniquement par son auteur.
Cette suggestion ne m'apparaissait nullement agressive envers Rue89
et si vous en voulez d'autres, j'en ai des tonnes.
Cordialement
à King Kong
De Machiavel
voisin oisif | 15H23 | 15/11/2009 |
Ce sont deux catégories difficiles à différencier pour un noob comme vous, aussi apprenez plus souvent à distinguer modération et censure.
à King Kong
De Pas–glop
pas glop du tout | 16H30 | 14/11/2009 |
L'italie est une republique mafieuse, l'iran est une republique islamiste... ou est la difference?
à Pas–glop
De King Kong
Crétin | 17H01 | 14/11/2009 |
OK. Avec ce genre d'argument, c'est même pas la peine de discuter...
à King Kong
De Pas–glop
pas glop du tout | 17H35 | 14/11/2009 |
Pourquoi? Zetes pas Iranien j'espere... auquel cas, mes humbles excuses...
à Pas–glop
De Pierrrrre
14H30 | 15/11/2009 |
« L'italie est une republique mafieuse, l'iran est une republique islamiste... ou est la difference? »
► La différence, c'est que l'Italie combat la mafia.
C'est la même différence qu'il y a entre mauvaise foi et vérité.
à Pas–glop
De RegisL
Inge | 02H17 | 16/11/2009 |
Encore du racisme anti-italien, mais ici tout le monde s'en fout. Bravo. Et le MRAP ne dit rien non plus?
à King Kong
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 16H31 | 14/11/2009 |
De par l'avis rendu par le Ministère de la Justice brésilien, Battisti est officiellement, légalement, réfugié politique au Brésil. relire tous nos, et tous les, papiers sur la question.
Pour le reste, vous savez très bien que Battisti a été déclaré coupable par des tribunaux certes issus d'une démocratie, mais aussi d'une période d'exception (appellation officielle des années de plomb : "Guerre civile de basse intensité") où la démocratie n'a jamais été à 100% de mise.
Chacun a le droit de penser ce qu'il veut, mais comme aucun jugement sur la période n'est certain, merci d'user de la formule de base ("je pense que", "on peut penser que") avant de marcher sur la présomption d'innocence, chose qu'en France les avocats de Battisti ont toujours argué. Puisque sa culpabilité n'a été démontrée que par... des repentis ! Donc, des individus dont à la base il convient de se méfier du témoignage.
à Hubert Artus
De Chamaco
Dans l'ombre | 16H47 | 14/11/2009 |
il serait intéressant que vous expliquiez comment après un jugement on peut encore parler de présomption d'innocence.
Que sa culpabilité n'ait été démontrée "que" par des repentis
1 - ne vous autorise pas à remettre en cause leur déclaration sans aucune preuve du contraire
2 - n'est pas un argument juridique
vos termes "aucun jugement sur la préiode n'est certain" devraient etre assortis de "selon mon avis" car là non plus votre jugement n'est pas certain
à Hubert Artus
De King Kong
Crétin | 16H58 | 14/11/2009 |
Désolé, je ne marche pas ; vos arguties sont spécieuses.
Premier point : Battisti a été condamné par un tribunal légitime ; il ne bénéficie donc pas de la présomption d'innocence. La présomption d'innocence, c'est avant le jugement, pas après.
Second point : la procédure en cours au Brésil vise à lui retirer son statut de réfugié politique indûment accordé. Il serait ensuite extradé, n'étant pas un réfugié politique. Il est tout à fait normal qu'une décision administrative (l'accord du statut de réfugié politique) soit contestée devant les tribunaux ; il en va ainsi dans tout Etat de Droit.
Troisième point : même pendant les années de plomb, l'Italie n'a pas cessé d'être un état de droit. Si vous pensez le contraire, prouvez-le.
Quatrième point : le tribunal a jugé recevable les témoignages en question, ainsi que les autres éléments de preuve. Mais peut-être en savez-vous plus que le tribunal, et sur ce qu'est un témoignage crédible, ou une preuve crédible. Auquel cas, informez-nous donc.
Cinquième point : La cour européenne des droits de l'homme a rejeté le pourvoi de Battisti contre le décret d'extradition français, jugeant cette extradition légitime. Mais j'imagine que votre analyse juridique est plus pointue et plus pertinente que celle de la CEDH.
Sixième point : je vous remercie vivement de votre injonction concernant le bon choix des mots et formules dans mes écrits. Mais nous ne sommes pas ici dans le salon de Nadine de Rotschild, et vous me permettrez de m'exprimer comme je l'entends : Battisti EST coupable de deux assassinats et de complicité dans deux autres. Son extradition en Italie EST légitime.
Je conclus en affirmant que ceux et celles qui le soutiennent le font pour une seule raison qu'ils n'avoueront jamais : dans le fond, il considèrent que son combat était légitime, et que les meutres qu'il a commis sont des dégats collatéraux acceptables en regard de la noblesse de son combat.
à King Kong
De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 17H19 | 14/11/2009 |
Coupable de 2 assassinats commis en même temps et à des centaines de km de distance : chapeau Cesare !
Quand à l'état de droit et le notion de démocratie, un point qui n'est pas un détail : les démocraties aussi connaissent des injustices , les démocraties aussi connaissent la notion d'affaire d'état pour lesquelles certains ou certaines paient y compris pour des faits qu'ils n'ont pas commis !
En Octobre 1961 la France métropolitaine est une "démocratie" dans la quelle on peut tirer sur des manifestants pacifiques à condition que ce soit des Arabes !
Dans l'Italie "démocratique" des années 80 on peut être condamné sur la base de témoignages de repentis et un peu plus tard échapper à la prison si on s'appelle Lucio GELLI responsable de la loge P2 que beaucoup considèrent comme responsable de la stratégie de la tension et des manipulations de militants d'extrême droite. Militants et je pèse mes mots (bien que de l'autre bord) qui se sont fait aussi manipuler ces années là et méritent comme l'Italie entière une amnistie générale !
Il y a trop de non dit et de zones d'ombre dans cette période là pour qu'on puisse "juger" facilement tel ou tel individu !
Et parmi les soutiens de Battisti je crois savoir que beaucoup, voire une majorité , n'ont jamais soutenus la lutte armée !
A commencer par ceux qui défilèrent au cri de "Ni avec les BR*, ni avec l'état ! " dans les rues Italiennes !
Mais quitte à affirmer quelque chose j'affirme moi, que parmi ceux qui veulent le voir en taule, il y en a plein qui, se fichent de savoir si il est coupable, complice ou innocent , mais prendront un plaisir immense à voir une "racaille gauchiste" en prison !
Car pour eux, ils auront au moins l'impression d'avoir à travers lui, emprisonné aussi un peu cette période qui leur fit si peur !
* BR auquel Cesare n'a jamais fait partie
à King Kong
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 17H33 | 14/11/2009 |
@ king kong et chamaco
-- les tribunaux ayant reconnu Battisti coupables ont rendu un jugement qu'il convient de mettre en relation avec la "guerre civile de basse intensité" que sont les années de plomb, qui étaient encore en vigueur aux moment où il a été jugé par contumace - puisque les années de plomb ont duré jusqu'au début des 90's. C'est sur ce fait que Mitterrand s'est basé pour accueillir les réfugiés. Sur ces faits que s'est basé la justice française, par deux fois, en 1991, pour ne pas extrader Battisti. Non, Battisti n'a pas été reconnu coupable par un tribunal offrant les garanties de justice, démocratie et droits de l'Homme.
Battisti ne fuit pas un nouveau procès, du moment que celui-ci est surveillé par des observateurs internationaux.
-- en matière de refuge politique, dans tout Etat de droit, c'est l'éxécutif qui décide en dernier recours. Pas un tribunal.
-- pour montrer que l'Italie des années de plomb était certes un Etat de droit, mais en tant même que pays en guerre civile de droit inique, il suffit de lire les travaux d'historiens, les textes de Toni Negri, etc
-- Rue89 n'est certes pas un salon, mais ça n'est pas non plus un fanzine. Alors, oui, l'usage de formule de pondération y est de mise lorsqu'on se prononce sur la culpabilité de quelqu'un. personnellement, je ne me prononce ici ni pour la culpabilité, ni pour l'innocence de Battisti. Car je en sais pas.
-- au sujet de votre conclusion, kk : le droitier que vous êtes est trop angélique, ou trop naïf.
à Hubert Artus
De Chamaco
Dans l'ombre | 18H04 | 14/11/2009 |
je suis ravi de voir que - pour vous - les jugements rendus par tout état quand il est confronté à un état de guerre (civile ou autre) doivent être sujets de doute. Cela fait pas mal de nations qu'il faut donc remettre en cause. Je pense à la Grande Bretagne au temps des événmements en Irlande du Nord, aux Etats-Unis depuis des décennies, à Israel, à l'Allemagne du temps de la RAF, etc... la liste est longue
en revanche ce que je ne comprends pas (ou ce que je comprends trop bien peut-être) c'est pourquoi cet écrivain est fortement privilégié par rapport à d'autres condamnés.
à Chamaco
De Bardamu
difficile | 18H33 | 14/11/2009 |
On peut aussi dire qu'Yvan Colonna a été condamné par un Etat Français ne reonnaissant pas la "guerre civile " qui sévit en Corse.
C'est d'ailleurs, à peu de choses près, la ligne de défense adoptée par ses avocats...
à Bardamu
De Chamaco
Dans l'ombre | 18H39 | 14/11/2009 |
oui on peut aller très loin comme ça... Espagne et ETA...
mais comme vous le dites ailleurs "guerre civile de basse intensité" ne veut absolument rien dire !
à Chamaco
De King Kong
Crétin | 19H02 | 14/11/2009 |
Tout à fait. Avec ce genre d'argument, tout "jeune de banlieue" pris avec un cocktail molotov à la main doit être relâché en raison de la justice forcément d'exception qui règne dans ces territoires de guerre civile de basse intensité que sont les "quartiers"...
à Hubert Artus
De Bardamu
difficile | 18H20 | 14/11/2009 |
La notion de "guerre civile de basse intensité" est une pure invention idéologique, certainement pas une catégorie juridique.
N'importe quel extrémiste, de droite ou de gauche, peut considérer, à n'importe quel moment de l'histoire d'un pays qu'il est en "état de guerre civile" (cf. par exemple les élucubrations de Tiqqun, ou les commentaires les plus grotesques des riverains sur Sarkozy-Pétain, Sans-papiers-déportés, et autres âneries de même calibre).
La seule question à se poser est : L'Italie était-elle un Etat de droit quand elle a jugé Battisti? La réponse me semble être oui.
On peut en discuter, mais de grâce, ne citez pas Negri, l'idéologue des Brigades Rouges comme source scientifique "fiable"! On croit rêver!
Pourquoi pas Vergès comme témoin impartial du régime de Pol Pot?
Si vous pensez que Battisti n'a pas été jugé de façon équitable, la seule position logique (puisque vous ne vous prononcez pas sur la culpabilité de Battisti, et on comprend votre "prudence"...), ce n'est pas de refuser l'extradition, mais d'exiger que Battisti puisse être rejugé, ce que les Italiens ne veulent pas faire.
Là, je crois que tout le monde pourrait se mettre d'accord.
En fait, j'ai plus de sympathie pour des gens comme Battisti, et en général pour les terroristes de gauche ou de droite, que pour les petits bourgeois qui glapissaient "vive la révolution" au même moment, mais qui ont sagement fini notaires.
Au moins, ils ont mis leur peau au bout de leurs idées, pendant que les autres se ménageaient une place au soleil, bien au chaud dans l'Etat démocratique honni.
D'où évidemment le malaise et le sentiment de culpabilité de la gauche devant ces gens qui leur rappellent constamment leur imposture...