
Le polar, à droite ou à gauche ? « Au lecteur de faire son boulot »
Le polar français actuel est-il de droite ou de gauche ? Après l'exposé des faits, premiers éléments d'enquête. Avec Aurélien Masson, un trentenaire à la tête, depuis 2004 la Série noire. L'un des plus jeunes éditeurs de la place de Paris dirige l'une des plus vieilles dames de la littérature en France.
Santiags, jeans vintages issus de la période grunge, perfecto en hiver, Cramps apparents l'été : dans la très classique maison Gallimard, au début, on a eu du mal à comprendre les idées phare d'Aurélien Masson.
A 33 ans, après avoir été des années « grand lecteur », puis travaillé sous l'autorité de Raynal entre 2002 et 2004, notre homme tient la maison. Il a succédé au superbe dénicheur qu'a été Raynal dans les années 90. Et a redonné à la « SN » du nerf, du dézingage et de la baston en tailles XXL.
Pour clairement situer les faits, Masson est aussi assistant éditorial de la collection « Du monde entier ». Marisha Pessl en 2007, Nicole Krauss et Nick Flynn en 2006, ou encore « Murmures à Beyoglu » de David Boratav lors de la rentrée littéraire la semaine prochaine, c'est lui.
Les modernes de la Série noire en rupture avec leurs anciens ?
J'ai choisi de débuter l'enquête avec lui pour un fait simple : plusieurs des auteurs cités dans l'article de Lire qui fut le départ de l'intrigue (et du buzz, on doit bien le dire ; d'autant que j'y participe, je dois bien l'écrire aussi) sont publiés par Masson, à savoir DOA, Chainas, Marignac. De plus, la Série noire fut, avec les collections Sanguine, NéO et Fayard Noir un vivier du polar français dans les années 70 et 80.
L'intérêt d'aller trouver Aurélien Masson est double. D'une part, il fait partie des lecteurs de la génération post-néo-polar. D'autre part, lorsqu'il a pris les rênes de la Série noire en 2004, il faisait suite à Patrick Raynal, qui lui est de cette génération néo-polar :
« Pour moi, le polar, c'est le gris, et c'est ça qui m'intéresse. Dès que j'ai l'impression d'être avec quelqu'un qui me dit “noir/blanc, bien/mal, haut/bas”, ça me fatigue. (…)
Le roman noir,c “est un thermomètre de la société, beaucoup plus directement que le roman classique. Evidemment, il mute, parce qu'on est dans une drôle de société, sans idéologie ni pensée politique digne de ce nom. Le roman noir d'aujourd'hui illustre ça, mais je ne le trouve pas du tout fermé.” (Voir la vidéo)
Aurélien Masson réagit d'abord au terme de nihilisme, mis en évidence par mon confrère Liger dans son article. A la “ négation des valeurs intellectuelles et morales communes à un groupe ” (définition du Larousse), Masson préfère “une définition plus rock'n'roll” : “ une fascination pour la mort, pour le côté obscur et pour le négatif. ”
Des qualificatifs qui, on le voit d'emblée, s'adaptent à Chainas, dans le jeune roman noir français. Pas du tout à DOA, cité dans l'article de Lire. Mais j'y reviendrai dans les jours qui viennent.
A nihiliste, nihiliste et demi
Le nihilisme, Masson peut en parler, car il vient de faire paraître une nouvelle traduction de “ Moisson Rouge ” de Dashiell Hammett (1927).
Cet ex-détective briseur de grèves à la solde des patrons nommé Dashiell Hammett, qui raconte précisément cette expérience dans “ Moisson Rouge ” est bien plus nihiliste que Raymond Chandler, John Steinbeck ou William Faulkner (les quatre Mousquetaires sans qui le roman noir n'existerait pas). Pour Aurélien Masson,“Hammett est plus punk que Chandler”, et bien plus nihiliste.
Evidemment, le but de notre enquête n'est pas de ranger le polar dans des cases politiques. Elle se veut plus tapée, plus sérieuse, et littéraire. Dont la notion de nihilisme, tellement en phase avec ce qu'est devenue la France, et avec l'époque, sera le point noeudal. L'interface entre réel et fiction. Entre contre-culture et contre-révolution.
Cette interface, dans le récent roman noir de France, est incarnée par une pépite apparue il y a deux ans, dont nous reparlerons à l'occasion : Antoine Chainas. Publié à la Série noire. Aurélien Masson raconte son coup de coeur, après avoir précisé en quoi le roman noir pourvait être une “boite à outils” mise à disposition du lecteur :
“Le roman noir est un genre politique (…) Ça veut pas dire politisé, c'est au lecteur de faire son boulot. Certains vont lire Delloye en pendant que c'est un dangereux gauchiste, d'autres diront que c'est un auteur droitier…” (Voir la vidéo)
Existe-t-il des catégories de polar conservatrices ? Ce sera une question fil-rouge de notre enquête. Aurélien Masson note bien que les thrillers grand public (il ne les nomme pas, mais gageons qu'il parle de Chattam, etc.) ne remettant pas en cause la société, sont dans cette tendance conservatrice -au strict sens du terme.
Pour lui -et c'est ma propre lecture du genre aussi-, “le polar boxe la société”… mais qu'il y a la boxe de gauche et celle de droite.
“Des livres qui renvoient à l'individu et d'autres au monde”
“ Pour certains ”, écrivais-je dans l'introduction, “ le roman noir est une lutte entre le bien et le mal ”. Certains éditeurs le pensent (par exemple Robert Pépin, qui dirige la collection Seuil/Policiers, dans le Magazine Littéraire de ce mois). Masson, lui, a une pensée plus chromée.
Où l'on s'apercevra que, plus que droite et gauche, le polar a la même problématique que toute fiction : “ il y a les livres qui renvoie à l'individu, et les livres qui ouvrent au monde ”, dit Masson dans notre entretien.
Au milieu, les livres qui transforment l'intime en universel. C'est cette dernière transformation que, durant trente ans de Nouveau Roman et dix ans d'autofiction, la fiction littéraire française avait volontairement snobée. Sauf le polar, qui est la littérature de la part sombre de l'être humain :
“C'est pas parce qu'on est dans la conservation, dans la psychologie pure et dure ou parce qu'on oublie la société qu'on est de droite (…) Le polar est un genre critique, un roman d'intervention sociale. ” (Voir la vidéo)
(Demain, virage à droite avec Gérard “SAS” de Villiers : l'espionnage, la littérature, le journalisme, et le “surmoi marxiste de la France”.)
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De penabranca
survivor | 13H44 | 15/08/2009 |
On gagne quoi si on trouve la réponse ?
Hier j'ai eu un orgasme que je qualifierai de gauche.
C'était bien mieux que la veille où je me trimballait un vieux blues de droite.
Qu'importes, cette belle journée ensolleillée est définitivement de gauche et je vais me boire une bonne petite bière de droite extêmement fraîche. « Stupidement gelée » comme on dit par chez moi.
à penabranca
De Vincent_C
Bientôt libre | 12H11 | 16/08/2009 |
Normal, pour avoir un orgasme de droite, il faut un fouet et des menottes.
En revanche, j'ai de sérieux doutes sur le fait qu'il puisse exister un blues de droite, ou alors c'est le blues du businessman…
De Phil2922
Retraite invalidité | 14H49 | 15/08/2009 |
Un bon polar, au delà de l'énigme policière, doit décrypter la société, le pays, la ville où les personnages se croisent, s'aiment, se déchirent, se tuent. Dans les années 60, 70 il était plutôt de gauche car dans ces années là, des doctrines nous faisant rêver, fleurissaient encore. Aujourd'hui et depuis les années 80, c'est le fric qui fait bander la majorité des gens. La preuve, les salarié(e)s ne mettent pas des bonbonnes de gaz dans leur usine pour pouvoir garder leur boulot mais pour pouvoir partir avec un maximum de pèze… La société étant de plus en plus noire, le roman de la même couleur a de beaux jours devant lui et n'aura une couleur politique que quand celle-ci sera de nouveau accessible à tous… !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De Avril
00H44 | 16/08/2009 |
salut Phil
le polar, je situe cela dans les années 20/30. L'article cite « La Moisson rouge » (1929) de Dashiell Hammet, qui n'est pas un roman anodin puisqu'il signe l'invention du détective « dur à cuire », qui ne fait pas détails, par opposition au vertueux Hercule Poirot, ce qui se faisait de mieux à l'époque. Une renaissance du roman policer donc.
Peut être serait il bien de rappeler le contexte du livre.
Le roman fait référence à des evènements qui ont eu lieu à Butte, Montana, lors de la grève des mineurs de 1917. Suite à un accident ayant couté la vie à 164 mineurs, le 8 juin 1917, la cité se met en grève. Le syndicat qui l'organise est l'IWW (les « wobblies »), syndicat franc-tireur en rupture avec les grands syndicats US jugés trop mous avec les patrons.
Surprise : à cet époque, il y avait BEAUCOUP de gauchistes aux Etats-Unis. Incroyable quand on y pense maintenant, non ?
Butte en 1917, c'est à la fois le chnord et le far-west. Un tantinet viril. Quand le syndicat dépêche sur place Frank Little, un cador de la lutte syndicale, les patrons s'en inquiètent. Ils font appel à la célèbre agence de détectives privés Pinkerton pour le surveiller.
Parmi les détectives qui débarquent se trouve le jeune Dashiell Hammet, 23 ans. Ces évènements marqueront son engagement politique.
Le roman de Dashiell Hammet ne parle pas à proprement dit de la grève, mais de l'effet qu'elle a sur les patrons, qui préfèrent en appeler à des assassins que de laisser plus de social s'immiscer dans leurs bénéfices. Au risque de voir la situation leur échapper et de leur céder la mainmise sur la ville. Un détective privé qui met de l'ordre au grand dam du patron : voilà le fantasme -parce que cela n'a pas eut lieu- de La Moisson rouge.
le 1er août à 3 h du matin, 6 hommes font irruption à la pension de Frank Little, le tirent en caleçon hors du lit (Little a une jambe cassée et se déplace en béquilles), l'attachent à l'arrière de leur voiture et mettent les gaz. Il s s'arrêtent après quelques kilomètres, le castre, et le pendent à un pont de chemin de fer avec une pancarte d'avertissement autour du cou. On parle beaucoup des pendaisons racistes aux USA, mais peu de celles de syndicalistes.
L'Agence Pinkerton sera soupçonnée, mais le procès ne débouchera sur rien. Par contre l'IWW sera réprimé dans tout le pays, des centaines de militants arrêtés. 1917, les USA sont en guerre et les gauchistes sont accusés d'anti-américanisme. Une situation qui perdure de nos jours.
Des bourgeois amoraux acoquinés avec le vice et le crime, la décadence de la classe dominante… voilà de quoi parle le polar. Oui le polar est de gauche jusque dans ses fondements.
PS : l'IWW existe toujours, son adhérent le plus célèbre est Noam Chomsky.
De Disciple ressucité
Tiens, il pleut. | 15H04 | 15/08/2009 |
Montrer, c'est de droite ou de gauche ?
Montrer un lieu, une vie ou un groupe et utiliser le polar pour ça c'est de droite ou de gauche ?
Ben quand j'y pense, je crois bien que c'est de gauche.
De PhiPoePsy
Etudiant à Strasbourg | 15H51 | 15/08/2009 |
Je n'arrive toujours pas à comprendre l'intérêt de votre question (de droite ou de gauche ? ), surtout greffée à de la littérature. Il faut dire que le « binaire » (droite/gauche, bien/mal, etc.) est, à mon sens, la définition même du nihilisme.
C'est pourquoi le « polar » me semble pouvoir être défini comme « par-delà le bien et le mal » parce qu'il exprime une libération violente de ce qui est considéré comme « noir ». C'est un sous-genre de la marge, du débord et de la transgression : cynique.
La définition de Masson (intéressant ce type, d'ailleurs) me paraît excellente : « le polar boxe la société ».
De nestor38
inséré ? | 16H57 | 15/08/2009 |
Le roman noir et la politique c'est un vieux débat…
Ce qui me semble de droite c'est de supprimer la collection poche de la série noire, maintenant à 20 euros le bouquin, il faut avoir du fric pour lire la littérature d'intervention sociale. Il y avait peut-être de bonnes raisons pour ça, mais ça met un certain nombre de lecteurs sur le bord de la route.
Pour le reste. Chainas, DOA, on les présente comme le renouveau du roman noir français, mais ce sont surtout de bons faiseurs, reprenant l'un le thriller à l'américaine, l'autre le roman noir à la française des années 70 (genre Manchette). Bien sûr qu'il y a pire, par exemple Chattam, mais ce dernier n'est pas un écrivain, il ne sait pas faire une phrase.
J'ai lu Versus de Chainas, si certains passages m'ont paru efficaces, il m'a semblé toujours vouloir passer en force, il faut que ça claque à chaque mot, à chaque passage, ça en devient lassant et lourd, pour une histoire quand même assez nase.
Quand au dernier DOA, ça se lit bien, c'est efficace, de là à dire qu'il en reste quelque chose une fois lue…
Ce qui me semblerait de gauche, c'est d'être honnête dans ce qu'on écrit et de ne pas chercher à plaire sans cesse. Juste essayer d'être juste dans ce qu'on montre du monde, de la société et sur ce qu'on ressent et projette sur elle dans l'écriture.
à nestor38
De e.stalker
auteur | 22H46 | 15/08/2009 |
Si la Série noire n'avait pas modifié son format, elle aurait disparu depuis quelques années. Elle s'est simplement adaptée à son époque. C'est à dire, à vous écouter : à toutes les maisons d'édition de droite qui submergent les rayons de librairies. C'est à dire au format best-seller qui séduit les foules.
Et je ne suis pas d'accord avec Gropl (subjectivement aussi) : je trouve les couvertures de la Série noire particulièrement réussies, notamment en terme photographique. Ça reste pertinent et exigent. Ce qui est loin d'être le cas de bien d'autres collections best-selleriennes, plutôt tape à l'oeil : « Vois-moi, achète-moi. »
Je dirais même que c'est la grande classe. Graphiquement, c'est un pied de nez aux publicités multicolores et aux polices de caractères à deux balles.
De gropl
17H41 | 15/08/2009 |
On peut peut-être signaler que l'arrivée d'Aurelien Masson à la série noire coincide avec :
- La fin des éditions poches.
- le doublement du prix.(qui va acheter un polar à 25 euros ? )
- la fin des polars « de qualités moyennes », que j'appreciais particulièrement car on découvrait des auteurs differents, pas toujours très bons, mais la collection avait une âme. Elle féderait quelque chose. Des personnes tres differentes lisaient les mêmes livres.
- Les ouvrages de la nouvelle série noire, qui n'a plus rien à voir avec l'ancienne, il faut le dire cela (je suppose qu'il faut parler de nécessité de la loi du marché, ce qui répond à la question, la série noire à 25 euros est de droite, pour le meilleur et pour le pire), donc ces ouvrages sont tres littéraires, c'est du lourd, c'est pas mauvais (il y a même eu le sublime « Manhattan grand Angle » de Shannon Burke), mais ça ne représente plus rien, c'est des bons livres comme les autres. C'est pas drôle.
- Pour ma part, je les trouve laids ( subjectivements) et très fragile.Ils se déteriorent tres vite.
à gropl
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 19H10 | 15/08/2009 |
Pour être précis, on signalera que la Série Noire est passée du format poche au format semi-poche en 2001, sous l'ère Raynal ; puis du format semi-poche au grand format en 2005, un an après la prise de fonction de A. Masson.
Pour ce qui est du prix, 25 € est il est vrai cher. Mais le prix est le gross modo le même pour tous les livres inédits, quelles s que soient les éditions et le genre…
Le reste vous appartient…
à Hubert Artus
De nestor38
inséré ? | 19H55 | 15/08/2009 |
Métalié par exemple fait des inédits autour de 8/10 euros il me semble. Et il me semble que Rivages sort aujourd'hui quelques livres directement au format poche ( et font d'ailleurs des poches presque plus beaux que leur grand format).
à nestor38
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 20H01 | 15/08/2009 |
Vrai pour Rivages, dont les poches peuvent aller jusqu'à 10 €
Faux pour Métailié, qui ne fait pas d'inédits en semi-poche
à gropl
De fishyteam
diffuseur livres | 23H35 | 15/08/2009 |
Selon le raisonnement de gropl, un livre cher est nécessairement un livre droite. Un peu réducteur, non ? Que penser alors des oeuvres complètes de Gide en Pléiade à 120 € (2 X 60) ? De droite ? Et pour rester dans le polar, de la trilogie Millenium, 3 tomes à 25 € le livre ? De droite ? Et à contrario toute la collection « Le livre de poche », détenue par les « ultras-gauchistes » du groupe Hachette ? ?
S'il vous plaît, cherchez un peu plus loin que ces arguments faciles.
Pour ma part, j'ai lu « Citoyens clandestins » de DOA en l'empruntant à la bibliothèque municipale, gratuite. Tiens, d'ailleurs, ce titre est passé en folio policier en février 2009. A t-il changé de bord en passant au format poche ? Les opinions nihilistes de l'auteur ont-elles rétréci avec la réduction du format du livre ?
A l'avenir, merci donc de privilégier plutôt le fond que la forme, contrairement aux habitudes malheureuses de nombreux journalistes (pour triste mémoire une intervention plus que malheureuse d'une certaine Christine Bravo en 2005 chez Ruquier à propos du livre de Salman Rushdie Shalimar le clown).
à fishyteam
De gropl
09H51 | 16/08/2009 |
Mon raisonnement ne concerne que la série noire, le sujet du débat, en quelque sorte Je dis simplement que la nouvelle série noire n'a plus rien a voir avec l'ancienne et que le nouveau marketing est indiscutablement lié aux lois du marché. De plus, la nouvelle série noire est élitiste tandis que l'ancienne était populaire. Tout cela me semble quand même prendre sa source dans une pratique de droite.
C'est effectivement simple mais pas simpliste et ça résiste à votre accumulation de syllogismes.
Pour moi qui suis collectionneur fétichiste de l'objet, sa disparition aurait mieux value (quitte à créer quelque chose de nouveau : Nouvelle Série noire Luxe, Série noire prestige, Black bling bling book, etc..)
De Vincent_C
Bientôt libre | 12H05 | 16/08/2009 |
Ça dépend du méchant.
Si c'est un truand c'est un polar de gauche.
Si c'est un SDF c'est un polar de droite.
Si c'est une multinationale, c'est un polar d'extrème gauche.
Si c'est un clandestin, c'est un polar d'extrème droite.
Après, on peut affiner la réponse en s'intéressant au gentil.
Si c'est un policier, on décale d'un cran à droite.
Si c'est un journaliste, on décale d'un cran à gauche.
Si c'est un espion on décale de deux crans à droite.
Si c'est un étudiant on décale de deux crans à gauche.
Voilà, maintenant il n'y a plus qu'à les lire et à les classer ; )