
Dan Franck : « Pour “Boro”, on voulait faire de l'anti-Sulitzer »
Depuis vingt-deux ans, les écrivains Dan Franck et Jean Vautrin se retrouvent régulièrement pour, à quatre mains, écrire l'histoire de « Boro, reporter photographe ». Et revisiter l'histoire de la Guerre d'Espagne, de la Seconde Guerre, ou, dans ce huitième tome, de la création de l'Etat d'Israël. De la très bonne littérature feuilletonesque, politique et historique.
Blèmia Borowicz est le Corto Maltese du photojournalisme : reporter photographe libre, indépendant, fantasque, connu pour ses portraits de Gide, Chaplin, Gary Cooper, Goebbels, Léon Blum ou même Hitler. Et pour son aura auprès des femmes.
Dès le début de la série (« La Dame de Berlin »), « Boro » a pris les traits de cet homme séduisant, dessiné par Enki Bilal, qui a illustré les couvertures des huit livres.
Blèmia Borowicz dit « Boro » est un juif hongrois. Un héros un peu fitzgeraldien (femmes, fêtes, etc.), pris dans les tourbillons du siècle. Un reporter photographe « de l'école hongroise » (clin d'œil au photographe Robert Capa, dont on apprendra ici l'histoire du patronyme) qui sillonne la planète muni de sa canne et de son Leica.
Sa philosophie du reportage, sa façon de témoigner par l'action dans la photographie, sa distinction : le décorum propre à Boro est en réalité fourni par l'agence Magnum, justement co-fondée en 1947 par Capa.
De la saine littérature de feuilleton
« Boro », c'est le héros de papier crée en 1987 par les deux écrivains Jean Vautrin et Dan Franck. Le premier était déjà un auteur de polars reconnu, mais le second n'avait alors pas la notoriété que lui apporterait plus tard son prix Renaudot pour « La Séparation » (livre, puis film, en 1991).
Les deux hommes voulaient « créer un personnage politique, clairement de gauche. De l'anti-Sulitzer ». Un Poulpe avant l'heure…
« Les aventures de Boro, reporter photographe », dont le nouvel opus est le huitième (on peut lire les livres indépendamment), c'est de la bonne littérature « feuilletonesque », politique, historique, qui revisite l'Histoire récente à partir de la guerre d'Espagne. Des livres aux chapitres courts, mêlant l'histoire dans l'Histoire, et dans lesquels l'action est omniprésente.
Des personnages avant tout antifascistes et européens
Le grand intérêt de la série, écrite par deux Français, est que les personnages principaux ne le sont pas forcément. Ils sont hongrois, anglais, allemands, français parfois. Avant tout antifascistes, européens. L'angle est toujours géographiquement très ouvert. Chacun des romans de la série a son petit parfum « Brigades internationales ».
Au début, les deux auteurs étaient partis pour cinq tomes, censés couvrir une période qui irait de la guerre d'Espagne (une obsession de Dan Franck) à l'entrée des troupes russes à Budapest en 1956.
Franck sourit lorsqu'il dit : « Mais nous en sommes au huitième volume, et nous sortons à peine de la guerre. » Tout en avouant vouloirs s'arrêter à dix volumes… (Voir la vidéo)
Après l« Espagne, Boro a été journaliste et résistant durant la Seconde Guerre mondiale. Dans “ La Dame de Jérusalem ”, il sera ballotté entre New York, Prague, Paris et Jérusalem, pendant les négociations qui aboutiront à la partition de la Palestine, et la naissance de l'Etat d'Israël.
Ce 22 juillet 1946. Il est devant l'hôtel King David de Jérusalem, lorsqu'une jeune et étrange femme à vélo lui demande de photographier le bâtiment, qui abrite le commandement militaire des forces britanniques stationnées en Palestine.
Et l'hôtel explose. 200 blessés, 91 morts. Un enfer saisi par l'homme au Leica, dont les photos sont achetées par les rédactions du monde entier.
Dans ses pérégrinations, “Boro” va rencontrer Robert Capa
Pour l'Histoire, le héros de notre série assiste aux négociations pour la créations de l'Etat d'Israël, suit les immigrants clandestins, se retrouve sous le feu nourri des combats, retourne en prison. Jusqu'au vote de la résolution 181 de l'ONU sur le partage de la Palestine.
Pour l'histoire, et pour les connaisseurs de la série, Boro retrouvera ici son cousin Dimitri et sa cousine Maryika, apprendra qu'il a un fils. Croisera Robert Capa. Et rencontrera Arthur Finnvack, cet agent secret britannique qu'on avait déjà vu protéger Boro sans que ce dernier ne s'en doute. (Voir la vidéo)
“ La Dame de Jérusalem ” est un livre accusateur envers les Alliés, spécialement les Britanniques bien entendu, puisque la Palestine était sous leur mandat.
Pour les auteurs, dont la démarche se base sur le travail de “ nouveaux historiens israéliens ”, de nombreux marchandages entre vaincus et vainqueurs de la guerre ont prédestiné aux destins des juifs libérés (voir la vidéo). Le roman contient de nombreux flash-backs sur la libération des camps.
Un très beau subterfuge pour écrire l'horreur des camps
Pour Franck, “ l'Etat d'Israël n'aurait pas existé s'il n'y avait pas eu les camps ”. Pour lui, ils fondent la culpabilité occidentale qui permit la création d'Israël… au détriment d'une population entière, lésée : les Palestiniens. Entre autres parce qu » « il est clair que dès 1943, tout le monde savait les camps : Churchill, Roosevelt, le Congrès Juif mondial, De Gaulle ».
Pour écrire l'horreur des camps, et ce que les soldats découvrent en les libérant, les auteurs ont recours à un très beau subterfuge, incarné par Arthur Finnvack (chez qui le subterfuge définit aussi la vue ; autre façon de mêler Histoire et histoire…) : quand il a ouvert les portes de Buchenwald, Finnvack est devenu aveugle à jamais… (Voir la vidéo)
« Le principe de cette série, c'est celui du rétroviseur », dit Dan Franck. La série des « Boro » est du genre à ouvrir les yeux toujours plus grands, plus éveillés, plus concernés. Comme la photographie.
► La Dame de Jérusalem de Franck&Vautrin - Fayard - 390p. - 22€. A signaler également, un recueil d'articles écrits par Jean Vautrin : « La vie Badaboum » (Fayard, 314p., 19.50€).
► Modifié le 14/6 à 15h30. Titre changé pour éviter toute ambiguïté (cf. commentaires).
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à zorbek
De mauser
20H37 | 14/06/2009 |
Allez sur n'importe quel site de l'histoire de l'aviation. Prenez le B17 le B24 les deux bombardiers de jour courant et regardez leur rayon d'action et leur vitesse de vol puis une carte sans oublier que ces avions étaient basé en Angleterre et ne volaient pas la nuit.
Choisissez un camps ou un autres et calculez combien de temps les avions vont rester exposés à la chasse allemande.
Deux pour venir à bout d'une ligne de chemin de fer soit vous neutralisez un ouvrage important et incontournable sauf perte de temps rédhibitoire. Autre solution détruire la voie elle-même un B17 ou 24 n'est pas un mossi alors sur sa cargaison de bombes si une arrive sur le ballast c'est un miracle et un trou dans la voie dans ce cas de figure c'est une poignée d'heures de réparations. Dernière solution détruire les locomotives et les wagons le plus simple les écraser en gare c'est la solution retenue par les américains.
Les anglais sont hors jeu sur la question ils bombardent de nuit alors trouver une ligne de chemin de fer dans le noir. De jour le tempest et le typhoon ont contribué à la destruction de nombreuse locos.
Pour le reste je ne vais pas vous inflige un cour théorique sur l'usage des bombardiers lourds de la différence de précision des munitions en 1944 et en 2009
La seule solution pour sauver les prisonniers des camps c'était de gagner la guerre le plus vite possible. L'inverse des beaux sentiments du cinéma si votre camarade est blessé durant un assaut et que vous vous arrêtez pour le soigner vous êtes un double criminel l'adversaire n'étant pas neutralisé il peut l'achever ou vous tuer et la mission n'est pas remplie. La solution achever la tâche puis revenir soigner son blessé.
à mauser
De zorbek
05H21 | 15/06/2009 |
Je n'ai pas été vérifier les rayons d'action des avions que vous citez, mais je mentionnerai quelques faits qui me font douter de la validité de vos propos :
1. en 1940, un (ou plusieurs) bombardiers anglais on atteint Berlin. C'est ce qui a provoqué un savon de Goering (le chef de la Luftwaffe) par Hitler, et la décision malencontreuse (du point de vue de l'Axe) de rediriger, en représailles, les bombardements allemands vers Londres plutôt que vers les usines d'armement ou les terrains d'aviation anglais. S'ils ont pu le faire en 1940, pourquoi pas en 1944 ?
2. je veux bien comprendre que pendant une guerre il y a des objectifs prioritaires. En quoi incendier des villes entières diminuait-il la capacité militaire allemande ? En quoi était-ce prioritaire au juste ? La capacité de production des usines d'armement (enterrées pour certaines) est restée pratiquement inaltérée jusqu'à la fin de la guerre. Tout ce que ces bombardements réussissaient à faire, c'était alimenter la portée de la propagande de Goebels et son jusqu'au boutisme enragé.
3. bien que les Allemands possédaient les meilleurs avions et probablement les meilleurs pilotes (leurs heures de vol étaient illimitées, contrairement aux alliés, seuls les meilleurs survivaient, du darwinisme en qque sorte), leur capacité de nuisance a fortement été réduite par l'avancée des russes : ils n'avaient plus assez d'essence ( petrole ukrainien). Alors que les alliés avaient en comparaison des moyens illimités avec une chasse ennemie pratiquement au sol.
Donc, comme je le disais ci-dessus, on aurait pu faire autre chose que bombarder des villes. Et si on ne l'a pas fait, c'est qu'on ne l'a pas voulu.
PS Pour ce qui est du cours sur la différence théorique entre les bombardiers lourds de 1944 et ceux d'aujourd'hui je veux bien m'en passer. Dans la pratique, l'aplatissement du Nord Vietnam sous des « tapis de bombes » (je reprends le terme d''usage) n'a rien à envier à ses prédécesseurs sur les villes allemandes, juste une question d'échelle. Dans la même veine victorieuse, il y a aussi eu Hiroshima et Nagazaki, où on veut nous faire croire (et généralement c'est gobé tel quel) que c'était une nécessité militaire de vitrifier des centaines de milliers de civils, alors qu'un objectif militaire aurait suffisamment prouvé la capacité destructrice de ces nouvelles armes. Question de choix là aussi.
à zorbek
De mauser
07H52 | 15/06/2009 |
Bon allons y je suppose que les usines Leuna ne vous disent rien. Le raid de Schweinfurt non plus. Le fameux raid anglais sur Berlin parlons en 18 avions au départ des Wellingtons avec une charge maximale et à cette distance 3500 km la charge 640 kg de bombes 8 sont arrivés à trouver Berlin pour y lâcher leurs crottes de nuit et au hasard.
Pour les usines d'armement à votre avis qu'est ce qui est le plus facile. Taper sur un parking où les chars sont sagement rangés. L'autre solution affronter la bête au mieux de sa forme avec un bazooka ou un explosif de circonstance ici calculez vos chances de survie.
Raser les villes ne cherchez pas le complexe. Le militaire est un crétin ou bien pire d'après certain. Vu la précision et la qualité des bombes de l'époque détruire une usine au point de stopper sa production serait un cas anomal en statique. Plus simple pour faire tourner une machine outil il faut un ouvrier qualifié. Et lui il faut 20 ans pour le produire, il est fragile doit se reposer alors en rasant sa ville vous pouvez le neutraliser définitivement ou bien plus longtemps qu'un simple outil protégé par un merlon.
Pour le Nam méfiez vous des statistiques, le pays étant dépourvue d'une industrie d'armement significative la majorité des raids ont porté sur les lignes de communications et les entrepôts. Deux si certains raids de B52 pouvaient être massif, l'on est assez loin de Hambourg 1000 avions à 6 tonnes de bombes en plus les charges étaient panachées explosif et incendiaire au point de provoquer une tempête de feu. Phénomène inconnu dans le pays et n'avancez pas les bidons de napalm destiné au combat tactique.
La aussi ne mélangez pas tout les pilotes allemands les meilleurs de l'époque oui et non en 1944 60 à 70 % d'entre eux étaient des bleus à l'espérance de vie des plus courte sur le front Ouest dans les 30 % restant cella allait de l'as au sens occidental à une poigné d'Experten affichant plus de 100 victoires et en 44 seules les escadrille d'élites recevaient avions et carburant alors aller chercher la camps d'Auschwitz tout à fait possible en sachant que l'on rejouait Schweinfurt les chasseurs d'accompagnement auraient du décrocher laissant les B17 seuls face au JG 52 mené par Hartmann (352 victoires à la fin) Les pertes avaient été assez sévère pour paralyser la 8 USAF certain parlant même de revenir sur le bombardement de jour . Il faut juste savoir que les équipages us n'étaient pas entraînés à ça
Pour les deux bombes je n'ai pas d'opinion bien précise sauf une mise au point Nagasaki était un arsenal maritime, vous me direz qu'en fonction de ce qui restait de la marine impériale cella ne devait pas être bien dangereux.
Une autre remarque le travail d'un militaire n'est pas de mourir pour sa patrie mais de faire mourir pour la sienne le petit gars d'en face.
De mick69
22H31 | 13/06/2009 |
Quand je lis les medias, je me demande parfois si les gens savent encore que la déportation et les camps de concentration nazis ont fait des millions de victimes non juives
à mick69
De Béatrice1
| 23H04 | 13/06/2009 |
Non, c'est faux, ça. La « solution finale » - cad l'extermination systématique et programmée - ne concernait « que » les Juifs et les Tsiganes, quel que soit leur âge. Les non-Juifs et non-Tsiganes étaient déportés pour TRAVAILLER (pas pour être exterminés) et envoyés en camps de concentration (et non d'extermination), mais cela concernait les gens qui s'étaient battus contre l'Allemagne, pas les nouveaux-nés ni les vieillards - pour les Juifs et les Tsiganes, si.
à Béatrice1
De mick69
12H08 | 14/06/2009 |
Ce que je dis est rigoureusement exact. Relisez ma phrase : je parle bien des camps de concentration.
Dans les camps de concentration, les conditions de travail et de punitions étaient telles que des millions de « non-juifs » sont morts d'épuisement et de mauvais traitements
à mick69
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H32 | 14/06/2009 |
C'est à la fois rigoureusement exact et sans aucun intérêt : les camps de concentration sont un crime de guerre, les camps d'extermination sont un crime contre l'humanité.
Et si vraiment vous ne voyez pas la différence…
De Neohive
Ex-futur livreur/chômeur | 23H15 | 13/06/2009 |
Hoops, mauvais fil pour commenter.
Tjs la même chose ? Non ?
Un seul mot peut vous classer « sois disant » en pro où anti………….
Guerre de clavier en somme et de commentaires.
Merci pour l'article
.
De Bartabasco
Lisse et un. | 23H23 | 13/06/2009 |
Ce qui est terrible c'est qu'à peine les termes de « Création d'Israel “ annoncés, on est certain de faire face à une polémique qui va se compter en centaines de commentaires.
Pour en revenir au livre, je l'achèterai volontiers histoire de prolonger une série au style très sympa et agréablement enfumé de cigarette de contrebande !
De nijolly
agacé | 00H13 | 14/06/2009 |
A tous les connards notamment le 1er qui en « ras-le-bol des Juifs et des camps » : go fuck ! Pas d'argumentation, juste un ras-le-bol, justement.
En 1943, les insurgés du ghetto de Varsovie, dans un appel aux Polonais, mentionnaient l'existence de Maïdanek et Auschwitz. Vu ce qu'ils prenaient dans la gueule ils savaient. Non pas tout mais le massacre, « l'extermination ». Ils avaient compris. C'est un fait. Il est encore là.
Comme est encore là le Cambodge de Pôl Pot ou le Rwanda.
Et s'il vous plaît, les négationnistes atttachés à la cause palestinienne, fermez vos gueules ! Vous êtes les meilleurs ennemis du droit des Palestiniens à vivre sereinement là où ils veulent être. Vos outrances ridicules ne servent que les extrêmistes de l'autre bord.
De nijolly
agacé | 00H39 | 14/06/2009 |
Désolé. Je n'avais pas lu, sous le coup de la colère, les derniers posts.
Je précise après Béatrice1, car je viens de terminer le cours sur l'Europe en 1942 à mes classes de 1es, c'est tout frais.
Même les Juifs des camps spécialisés dans l'extermination, « mixte » comme Auschwitz-Birkenau (qui « accueillait », Juifs, politiques, resistants et aussi dans le camp III des prisonniers soviétiques), ou strictement destinés à la mort comme Maïdanek travaillaient.
La plus simple des documentations est un manuel d'histoire de classe de première générale récent. Après c'est clair : La Destruction des Juifs d'Europe éd. Fayard, 1988 par Raul Hilberg
Strictement le nombre de victimes éliminées au motif qu'elles étaient juives est de 5 100 000 personnes. Au moins 300 000 Tsiganes furent assassinés, soit 40% de l'ensemble.
A part Chemlo, tous les camps de la mort étaient en Pologne (facile à comprendre, y vivaient 3 100 000 Juifs dont 3 000 000 disparurent). Seuls 60 Juifs Danois sur 3500 et 7 Juifs Finlandais sur 2000 furent déportés et tués. Le Danemark par exemple est assez proche de l'Allemagne, et fortement occupé par celle-ci à l'époque.
A préciser, la planification amorcée à la Wannsee en 1941 envisageait de commencer la déportation puis l'extermination par l'Europe de l'Ouest. Vichy a pris des mesures anti juives très proches de certaines lois de Nüremberg (lois antijuives nazies de 1935) dès 1940 (je répète 1940), sans que les occupants allemands aient pris la moindre initiative à ce sujet.
J'arrête là. Contre l'ignorance et le bêtise de certains, il y a deux solutions : la patience et le savoir ou le coup de pied au cul. Je vais finir par passer à la deuxième solution.
à nijolly
De Kalilooe
humain | 01H18 | 14/06/2009 |
« Contre l'ignorance et le bêtise de certains, il y a deux solutions : la patience et le savoir ou le coup de pied au cul. Je vais finir par passer à la deuxième solution. »
: D
+1
Mais non, on peut pas, hélas :
Premièrement parce que même si c'est mérité on en fait des martyrs
Deuxièmement parce que l'ignorance n'est coupable que quand elle est volontaire (et dans ce cas là c'est de la mauvaise foi)
Troisièmement parce que la bêtise ici n'est que partielle, et que quand, malgré tout elle est totale, elle s'affiche au grand jour et s'invalide d'elle-même.
La meilleure réaction c'est la vôtre, qui consiste à apporter des informations pertinentes, détaillées et référencées.
(mais c'est vrai que des fois, qu'est-ce qu'on aimerait…)
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 07H13 | 14/06/2009 |
De jean Vautrin, il y a « le cri du peuple »
C'est pas mal, avec aussi la version en BD illustrée par notre ami Tardi.
De guitouni
07H14 | 14/06/2009 |
« Pour écrire l'horreur des camps, et ce que les soldats découvrent en les libérant, les auteurs ont recours à un très beau subterfuge, incarné par Arthur Finnvack (chez qui le subterfuge définit aussi la vue ; autre façon de mêler Histoire et histoire…) : quand il a ouvert les portes de Buchenwald, Finnvack est devenu aveugle à jamais… »
Je n'appellerais pas ça un beau subterfuge mais une astuce scénaristique vu et revue des centaines de fois. Personnellement ça ne me donne vraiment pas envie de lire le bouquin si ça fait partie de ses bonnes idées…
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 07H17 | 14/06/2009 |
Et puis j'aimerai bien qu'on parle un jour des 20 millions de Russes morts sur le front. Si j'ai bien compris, c'est grâce à eux que Hitler et son armée ont été sérieusement affaiblis …
et que les américains sont entrés en scène ….
à virginie78
De nono le simplet
dilétante adèle | 16H42 | 14/06/2009 |
affaiblis le mot est faible , les divisions du front de l'est au contact étaient anéanties et conservaient dans les10 % de leurs effectifs et souvent pratiquement 0 % de leur matériel , à partir de la bataille de koursk , juillet-aout 43 , première offensive d'été de l'armée russe et bataille après laquelle il n'y eu plus de repit pour les allemands, été comme hiver .
à virginie78
De Béatrice1
| 19H21 | 14/06/2009 |
Ben voyons…
Vous souffrez d'amnésie partielle, car avant de faire la guerre à Hitler, les Soviétiques s'étaient alliés à lui et le sont restés pendant près de DEUX ANS - pendant lesquels l'armée Rouge et la Wehrmacht ont défilé ensemble et pendant lesquels ils se sont partagés l'Est de l'Europe.
Pendant près de deux ans, donc - très précisément du 23 août 1939 au 22 juin 1941 - les Soviétiques ont apporté toute l'aide qu'ils pouvaient à l'effort de guerre allemand. Jusqu'à la veille de l'opération Barbarossa, ils ont alimenté les nazis en carburant, en matières premières, en céréales… Petite parenthèse : ils ont exterminé la fine fleur de l'armée polonaise à Katyn et en ont ensuite hypocritement accusé les Allemands…
Par ailleurs, l'Armée Rouge avait un problème au début de la guerre, à cause des PURGES exercées par Staline en 38 : tout l'Etat-major ou presque y était passé…
C'est donc très logiquement que Staline - que l'humanisme n'étouffait pas - s'est ensuite servi de la seule matière inépuisable dont il disposait encore : les moujiks, sa chair à canon. A noter que des régiments étaient postés DERRIERE les premières lignes pour abattre tous ceux qui faisaient mine de reculer…
De l'autre côté, ils préparaient les opérations avec l'idée de « sacrifier » aussi peu de soldats que possible, bizarrement. Dès 39, les Etats-Unis, qui étaient tétanisés de voir les Européens recommencer à s'entre-tuer, apportaient une aide considérable au tout petit Royaume Uni qui en 40 se retrouvait SEUL contre TOUS, grâce aux nombreux « convois de l'Atlantique ». En outre, les Américains avaient débarqué en Afrique du Nord en 1942, et même échoué lors d'une tentative de débarquement à Dieppe. Ils étaient aussi un peu occupés dans le Pacifique, mais on ne va pas chipoter…
De Gaulle, craignant sans doute à juste titre une guerre civile en France après 1945, a jeté un voile pudique sur le rôle des communistes (soviétiques et français) pendant les 2 premières années de la guerre (appels à la désertion, au sabotage, à la « fraternisation avec les soldats allemands »), et a fait rentrer Thorez de Moscou sans faire de vagues.
N'empêche, quelle honte…
à Béatrice1
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H52 | 14/06/2009 |
Bon, ça commence à bien faire, hein ? Je vous le demande, à quoi ça sert que vous vous décarcassiez si je ne vous vole pas dans les plumes, hein ?
Comme d'habitude (sauf que,cette fois, votre conclusion lâche le morceau), vous vous épuisez un peu vainement à juger des événements historiques selon des critères moraux. Et comme vous savez déjà à quel point vous voulez aboutir, vous occultez soigneusement ce qui contrarierait la belle géométrie de votre démonstration, laquelle n'en demeure pourtant pas moins bancale.
Le pacte germano-soviétique, vous pouvez évidemment choisir de le considérer sous l'angle exclusif des deux totalitarismes qui s'allient parce qu'ils sont au fond d'accord sur l'essentiel (oui, c'est vrai, je résume). Je reconnais que ça a le mérite de la simplicité et qu'avec une thèse pareille, vous amuserez sans doute les enfants de maternelle. Mais c'est à peu près tout.
Bien plus qu'une (très putative) connivence de l'Allemagne nazie et de l'Union soviétique, la cause principale du pacte germano-soviétique tient au refus des démocraties (non ! pas possible ! ) de prendre l'engagement qu'une agression contre l'Union soviétique de la part de l'Allemagne nazie serait un casus belli. Dans ces conditions, et sauf à ce que vous reportiez tous vos espoirs rétrospectifs sur le camarade Dougachvili (ce qui ne manquerait pas de sel), je vois mal quelle était la marge de manoeuvre de l'URSS hors l'entente avec l'Allemagne nazie.
Bref, pendant deux ans, l'URSS a honoré les engagements qui étaient les siens dans ce cadre. Et si nous, vertueuses démocraties, avions souhaité qu'il en aille autrement, il aurait alors fallu que nous nous en donnions les moyens.
Que, pendant ce temps et profitant de la situation, l'URSS ait cherché à améliorer ses positions, fût-ce au prix des officiers polonais, cela n'a rien que de très naturel compte tenu de ce que sont (si dépitée que vous en soyez) les relations entre Etats.
à thierry reboud
De Béatrice1
| 22H36 | 14/06/2009 |
Bof, ça ne m'étonne pas de vous voir défendre le pacte germano-soviétique, il y a une logique et une cohérence dans tout ça. Et en plus, ce sympathique Molotov aurait signé à contre-coeur et à cause de NOUS ! Décidément, les méchants sont toujours du même côté, jamais celui qu'on croit.
C'est-il pas beau, ça ?
Alors selon vous, ça n'avait rien à voir avec le partage de la Pologne et autres petites parties de l'Europe de l'Est ? Pas du tout ? C'est ce que je pensais.
Donc l'URSS ne s'est alliée avec l'Allemagne nazie QUE parce qu'elle craignait d'être attaquée par elle (joli résultat, quand on sait qu'elle l'a quand même été - attaquée par elle - sauf qu'entre-temps elle lui avait permis de conquérir l'Est de l'Europe). On se demande pourquoi on n'a pas songé à en faire autant : c'est vrai, quoi, nous aussi on était menacés par l'Allemagne nazie : pourquoi on ne s'est pas alliés avec elle, peut-être qu'elle aurait accepté de nous concéder quelques miettes de son impressionnant butin… Tant qu'à avancer des arguments absurdes (et rebattus). Ce qui est vraiment dommage, ce qu'on peine carrément à comprendre, c'est pourquoi ROOSEVELT ne s'est pas allié avec les nazis, lui aussi - ç'aurait été vite emballé, là et on vivrait dans un monde réellement enchanteur.
L'URSS n'a donc fait qu'« honorer ses engagements » - qu'en termes élégants… - en se partageant la Pologne avec Hitler et en faisant défiler l'armée Rouge avec la Wehrmacht à Brest-Litovsk. Etrange conception de l'honneur. Et les officiers polonais qui passent par pertes et profits, simple détail - et le mythe répandu par l'URSS selon lequel ils avaient été victimes des nazis ? Oui, il faut être « fair-play ».
Et donc les chaleureux télégrammes de « félicitations » que les deux charmants moustachus s'échangeaient à l'occasion de leur anniversaire ne sont aussi que des « détails » de l'histoire.
Tout ça est bel et bon, mais qu'on cesse alors de nous MENTIR sur la « glorieuse résistance communiste » au nazisme, svp. Résistance : pas tout de suite - seulement après lui avoir filé un GROS coup de main.
Oui, c'est une honte. Même les enfants de maternelle ne seraient pas amusés par votre conte.
à Béatrice1
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 22H51 | 14/06/2009 |
J'ai une révélation à vous faire, mais je crois qu'il serait opportun qu'auparavant vous vous asseyiez, que vous preniez vos gouttes et que vous respiriez bien à fond. Voilà, ça y est, vous êtes prête ?
Comme vous nous avez obligeamment cité les dates, je vous rappelle que le pacte germano-soviétique remonte à quelque chose comme 70 (allez, je vous le fais en toutes lettres : soixante-dix) ans.
Autrement dit, je ne le défends, ni ne l'attaque : je constate son existence et je cherche à comprendre les raisons de son existence autrement qu'avec L'Histoire pour les bisounours. Mais puisqu'il semble que vous soyez amatrice de cette guimauve-là… Nous avons eu de la chance que vous ne soyez pas historienne, dites : même Decaux et Castelot ne s'y retrouveraient pas !
Bon, on reprend doucement pour la petite dame qui a des problèmes de comprenette.
Les deux ans qu'ont duré le pacte germano-soviétique auraient pu permettre à l'URSS de se préparer (ce qu'elle n'a effectivement pas fait). Mais ça, ça s'appelle tout benoîtement une erreur politique (et si Staline n'avait commis que celle-là…).
Tant qu'à poursuivre votre raisonnement stupide, le laisser-tomber de la France et de la Grande-Bretagne à l'égard de la Tchécoslovaquie procède probablement de la même logique (et de la même erreur). Quant aux Etats-Unis de Roosevelt, ils ne se sont pas alliés avec l'Allemagne nazie pour plusieurs raisons, dont la plus évidente me paraît être celle-ci : ils n'en avaient pas besoin. Comme, d'autre part, l'Allemagne nazie leur chiait dans les bottes dans leur plus important marché…
Pour ce qui est des télégrammes moustachus, ça s'appelle de la diplomatie publique et ça sert surtout à amuser les imbéciles. Puisqu'il semble que vous soyez candidate, je vous laisse donc jouer avec.
à thierry reboud
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 23H15 | 14/06/2009 |
« L'enseignement de l'araignée n'est pas pour la mouche »
Henri Michaux.
à thierry reboud
De Béatrice1
| 23H44 | 14/06/2009 |
Mon cher Thierry, ne vous faites pas de souci pour ma comprenette. J'ai très bien compris que vous recrachiez tout cru (c'est le cas de le dire) l'histoire du pacte germano-soviétique racontée aux petits enfants par le PCF : mon enfance en a été bercée, justement, figurez-vous : je la connais par coeur, c'est ce qu'on me récitait sous le portrait de Staline dans la salle à manger grand-paternelle.
Le gros moustachu a signé avec le moustachu maigre parce qu'il voulait un gros bout de gâteau, c'est tout - et que ni les objectifs annoncés ni les méthodes employées par lui ne le dérangeaient le moins du monde : il faisait tout pareil chez lui.
En, revanche, si Roosevelt n'a pas signé avec Hitler, c'est pour une raison beaucoup plus simple que celle que vous évoquez : Roosevelt ne pouvait PAS saquer les nazis. Et à part les quelques ordures fascistes et antisémites habituelles, du genre Ford ou Lindbergh, personne n'a eu l'idée saugrenue de le réclamer - dans un pays ou la moitié de la population était d'origine allemande, quand même.
Vous savez, au risque de vous étonner, je vais vous apprendre un truc, moi aussi : il existe des démocrates qui croient en la démocratie et ne sont pas prêts à la liquider : c'était le cas de Roosevelt, de Churchill, et même de De Gaulle, indubitablement, à sa façon un peu autoritaire.
à Béatrice1
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 00H09 | 15/06/2009 |
Ah ben voilà ! Tout s'espique !
Rouzevelt il aurait bien voulu mais cause que les nazis ils étaient vilains il a pas pu. Rapport à la délicatesse du bestiau rouzeveltien, bien oui, mais c'est bien sûr !
J'ai l'impression que vous n'avez pas fini de nous faire marrer.
Bon, Béa, soyez raisonnable : une camomille et au lit. Faites de beaux rêves, avec plein de gentils rouzeveltes, et à demain.
à Béatrice1
De Un compte supprime
nc | 23H03 | 14/06/2009 |
Il est clair et prouve que les communistes russes, pas davantage les communistes italiens et francais, n'ont absolument pas resiste a l'allemagne nazie. Il n'y a pas eu de Bataille de Stalingrad ni de front russe, il n'y a pas eu 20 millions de russes tues, il ne s'est rien passe du tout, a part le debarquement americain en Normandie tres bien filme par les cameras de Holywood… vous nen avez pas marre de refaire l'histoire ?
à Un compte supprime
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H23 | 14/06/2009 |
Ban non, elle en a pas marre : c'est le négationnisme à la mode béate, ça s'appelle.
Je garde ça parce que ça colle, je vire ça parce que ça fait tache, et après elle va raconter ses jolies histoires aux simples d'esprit. Après tout, tant qu'il y a des clients…
Sans compter que je suppose que pour Béatrice, Stalingrad, c'est forcément une défaite. La preuve ? Y a Staline dans le nom !
à thierry reboud
De Béatrice1
| 00H07 | 15/06/2009 |
Ah non ! Ceux qui ont « gardé » ça (Stalingrad entre autres) parce que ça collait mais qui ont « viré » ça (le pacte des loups, Katyn, entre autres) parce que ça faisait tâche, ce n'est pas « béate », ce sont les cocos qui l'ont pratiqué en géant.
PS : Béatrice est un pseudo, ce n'est pas mon prénom. Mais quand bien même : se moquer du nom de son adversaire, c'est nul ! Thierrikiki ? Non, décidément, c'est nul.
à Béatrice1
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 00H17 | 15/06/2009 |
Je sais bien, ma douce, que Béatrice n'est que votre pseudo ! (EDIT : Thierrikikki, j'aime assez, c'est mignon et ça ne va déparer dans votre collection de peluches.)
Pour autant, ô linguiste émérite, dans l'expression à la mode béate, le mot béate est un adjectif qui s'accorde en genre et en nombre au substantif mode. Reconnaissez avec moi qu'à la mode béatricienne, ça ne le faisait pas, c'est tout.
Bon, pour le reste, on dirait bien que, pour ce qui est du négationnisme (garder, virer, bidouiller, remettre un peu de sauce et de liant, etc.), on dirait bien les leçons de la salle à manger grand-paternelle n'ont pas été perdues pour tout le monde. (Notez bien que je ne conteste pas que les soviétiques aient zigouillé à Katyn : je dis simplement que, sous le rapport de la… euh, méthode ? vous en faites autant.)
à Béatrice1
De Un compte supprime
nc | 01H25 | 15/06/2009 |
Au moins les Russes ont fini par reconnaitre leur culpabilite dans ce massacre…. Qui a demande aux americains de rendre des comptes au sujet des guerres indiennes… ? Geronimo, oui, mais personne ne lui a repondu. Et aux colons, on leur demande des comptes ? etc… En revanche, les crimes des communistes, on ne les rate jamais ceux-la ; pas davantage ceux des arabes….
Et les bombardements allies de l'allemagne, et les massacres de civils qu'ils entrainerent ? On pourrait en discuter aussi, puisqu'apparement tout le monde et n'importe qui est convoque au tribunal de l'histoire par Beatrice. A ce compte la, on n'a pas fini…
à Un compte supprime
De Béatrice1
| 14H40 | 15/06/2009 |
à Un compte supprime
De Béatrice1
| 15H14 | 15/06/2009 |
Et mon grand frère, il est plus fort que le tien… Les Soviétiques ont commis des horreurs, mais les Américains, c'est pire. Bof…
« Qui a demande aux americains de rendre des comptes au sujet des guerres indiennes… ? »
Les Américains n'arrêtent PAS de rendre des comptes au sujet des guerres indiennes ! Et ça fait 60 ans que ça dure ! Guerres indiennes qui ont du reste été menées généralement par des EUROPEENS fraîchement débarqués… Les musées RENDENT les ossements aux tribus, tout projet de construction est immédiatement stoppé dès que le moindre fragment de poterie est découvert… Les Indiens qui le choisissent sont libres de vivre à la manière traditionnelle sur le territoire de leurs ancêtres qu'on leur a rendu sous le terme de « réserve » (la « réserve » navajo est grande comme presque la moitié de la France…) entre leurs montagnes sacrées, avec leur propre police et leurs propres institutions. Je crois bien que les Tchétchènes aimeraient qu'on fasse preuve de la même délicatesse à leur égard…
Et pourquoi demanderait-on des comptes aux seuls Américains en ce qui concerne les guerres indiennes ? Celles-ci n'auraient donc eu lieu QUE sur les territoire des Etats-Unis ? Et les Indiens du Canada, qui les a combattus ? Qui a fait disparaître les Aztèques, les Mayas et autres Incas ? Qui a fait couler des FLEUVES de sang en Amérique dite « latine » ? Pourquoi ne demande-t-on jamais de comptes aux Espagnols, aux Portugais, voire - ça va vous faire mal - aux Français ? Pourquoi ne demande-t-on jamais de comptes à ceux qui CONTINUENT, à l'heure où je vous parle, à tuer les Indiens ?
C'est extraordinaire, la propagande, je trouve. C'est comme quand on reproche l'esclavage aux seuls Américains - en oubliant que les esclaves ont été déversés sur TOUT le continent américain - et pire encore qu'ils y ont été déversés par NOUS ! Et que dans le même temps qu'on condamne ce qui s « est passé il y a 150 ou 200 ans voire plus, on se garde bien de faire quoi que ce soit contre l'esclavage qui existe TOUJOURS en Afrique, à l'heure où je vous cause.
“Et aux colons, on leur demande des comptes ? etc…”
Quels “colons” ? Que viennent faire les “colons” là-dedans ? Vous voulez parler des “colons” israéliens ? Vous avez un sens de la proportion qui fait peur ! Les “colons” israéliens rendent des comptes sans arrêt, en Israël même, où ils sont condamnés par les 3/4 de la population, où il y a régulièrement des manifs contre eux : de là à avancer la MOINDRE comparaison avec les crimes du communisme, faut oser !
Les “colons” israéliens ont été chassés du Sinaï - où ils s'étaiet intallés en grand nombre entre 1967 et 1978 (où entre parenthèses ils avaient fait fleurir le désert) - car dès que l'Egypte a signé la paix avec Israël celui-ci le lui a rendu immédiatement et a offert de lui rendre Gaza, ce que l'Egypte a refusé. En 1967, aussitôt les territopires conquis lors de la guerre des Six Jours, Israël avait de même offert de les restituer TOUS contre la paix - offre refusée à coups de pieds par la Ligue arabe lors de la conférence de Khartoum par le “triple non” : non à la PAIX avec Israël, non à la négociation avec Israël, non à la reconnaissance de l'existence d'Israël… Encore une occasion manquée de créer un Etat palestinien viable. (Mais les méchants sotn forcément les “colons”, n'est-ce pas ? )
Les “colons” israéliens ont été chassés de Gaza quand Israël a évacué ce territoire en 2005, laissant derrière eux des km2 de serres, par exemple, qui ne sont plus que des tas de ruines. L'évacuation de la Cisjordanie était programmée pour après, mais étant donné ce qui s'est passé alors à Gaza, elle est reportée ! Car pour rassurer la population israélienne qui craignait pour sa sécurité, le gouvernement lui avait promis que non seulement le retrait de Gaza ne l'affecterait pas, mais qu'au contraire, elle la renforcerait. Résultat : du jour au lendemain le nombre de missiles tirés sur Israël depuis Gaza a TRIPLE…
Les “colons” israéliens n'ont en outre RIEN à voir avec les “colons” français ou anglais en Afrique ! Une “colonie”, c'est un VILLAGE - Il n'y a rien à voir entre “colony” et “settlement”, deux mots anglais traduits pas le seul “colonie” en français, mais qui ont des sens bien différents. Je suis contre cette “colonisation” là AUSSI, mais je trouve indécent de la mettre en rapport avec la barbarie communiste !
“En revanche, les crimes des communistes, on ne les rate jamais ceux-la ; pas davantage ceux des arabes…”
Quel rapport entre les crimes des communistes, et ce que vous appelez les “crimes” des Arabes ? Les Arabes n'ont pas tué 80 millions de malheureux, à ma connaissance, tandis que les communisdtes, si. Et - ce qui rend leurs crimes d'autant plus IMPARDONNABLES, tout ça au nom d'une idéologie censée LIBERER l'humanité ! Au moins les nazis étaient plus francs, car ils n'ont jamais prétendu vouloir faire le bonheur de quiconque…
Les Arabes ont commis des crimes que j'appellerai “ordinaires”, comparés aux crimes des nazis, des communismes et des Japonais pendant WW2. Oui, ils étaient pro-nazis, mais ce n'est pas eux qui ont instigué la solution finale, ils se sont contentés de trouver l'idée excellente, et en ce qui concerne le grand mufti, de demander l'aide nazie pour l'appliquer en Palestine, puis de s'en emparer ensuite pour exiger clairement que la “Palestine” (cad y compris Isarël) soit “nettoyée du dernier Juif” - Arafat aimait beaucoup cette formule.
Les Arabes ont surtout commis des erreurs et des FAUTES impardonnables envers leurs “frères” palestiniens, car c'est bel et bien la Ligue arabe qui a INTERDIT la création de l'Etat arabe de Palestine aux côtés de l'Etat juif de Palestine, c'est bien la Jordanie qui a occupé militairement et annexé la Judée-Samarie (rebaptisée par elle pour la cisrconstance “Cisjordanie”), l'Egypte Gaza, ceci pendant VINGT ANS. Et la première chose qu'ils ont fait en y débarquant ce fut quoi ? Et bien, d'en chasser TOUS les Juifs et de transformer leurs lieux de culte en LATRINES…
“Et les bombardements allies de l'allemagne, et les massacres de civils qu'ils entrainerent ? ”
Ben voyons, il aurait fallu faire la guerre aux nazis en leur envoyant des fleurs, sans doute… “Messieurs les Nazis, tirez les premiers…” J'ai bien l'impression que ça ne vous aurait pas gêné qu'on la perde, cette guerre.
“On pourrait en discuter aussi, puisqu'apparement tout le monde et n'importe qui est convoque au tribunal de l'histoire par Beatrice. A ce compte la, on n'a pas fini…”
Vous avez un gros problème de VALEURS, mon cher. Au tribunal de l'histoire, personne ne ressortirait blanc comme neige, c'est sûr. TOUS les pays ont commis des horreurs au cours de leur histoire. Mais il y a des DEGRES, voyez-vous. Et les nazis se disputent la première place dans l'HORREUR avec les communistes (même post-staliniens). Sans compter qu'ils ont RUINE tous les pays qui ont eu le malheur de tomber dans leurs griffes. Vous mettez sur le même plan un petit voleur d'auto-radio avec le chef du “gang des barbares”.