
Les galères des « intellos précaires », prolos du savoir
Anne et Marine Rambach mettent à jour leur portrait des chercheurs, profs, journalistes… sous-payés et surexploités. Entretien.
2001 : Anne et Marine Rambach publient le plaidoyer « Les Intellos précaires » (Fayard). Et donnent une existence concrète à un OVNI social : cette masse de pigistes, auteurs, nègres, salariés en contrat à durée déterminée, en contrat emploi-solidarité, chercheurs indépendants, professeurs vacataires, infirmières sans hôpital fixe.
Un mutant sous-payé, qui doit survivre et cumuler plusieurs emplois. Comme tous les précaires, il échappe à toutes les classifications. Comme les Rambach, éditrices bénévoles, auteurs de livres et dorénavant scénaristes télé.
2008 : c'est chez Stock qu'est publié la deuxième manche. « Les Nouveaux Intellos précaires » est écrit de façon aussi enlevée que le premier. Et passe en revue l'évolution du travail dans les secteurs de la presse, de l'édition, de la recherche, de l'Education et de la culture.
Pour un constat accablant : la précarité de cette « nébuleuse de travailleurs de l'intellect qui partagent un certain sort dans le monde du travail contemporain » s'est aggravée. Et les syndicats et les partis de gauche ne se sont toujours pas vraiment emparés du sujet.
« Excessivement libéraux, excessivement marginaux »
L'intello précaire, c'est la victoire du libéralisme, le rêve du Medef. Mais c'est aussi une des plus belles preuves de la survie de l'individu devant la barbarie libérale :
« Excessivement libéraux pour les analystes de gauche car ils se livrent à une concurrence sauvage dans un environnement largement déréglé, excessivement marginaux pour les analystes de droite qui voient en eux d'abord des opposants à la sacro-sainte culture d'entreprise. »
L'intello précaire est une excroissance du système en même temps qu'un antidote. Saviez-vous que 50% des RMIstes parisiens exerçaient une activité artistique ou intellectuelle ? C'est une des infos en or du livre, dont les plus grands mérites sont d'être précis, clairs et pour autant ne pas céder à la pleurnicherie. (Voir la vidéo)
L'intello précaire est un travailleur hard-discount. Il est auteur, éditeur en free-lance, journaliste pigiste, correcteur, nègre, photographe, enseignant non-titulaire, doctorant surdiplômé partant exercer à l'étranger. Souvent, il cumule plusieurs de ces « statuts ».
Il ne connaît pas les RTT, les remboursements de frais, les congés payés, les tickets resto, ni les arrêts-maladie, et ne les connaîtra plus jamais. Obligé d'avoir plusieurs activités en même temps, il est harassé par le travail mais ne gagne pas plus.
Il travaille pour garder du travail. Il a parfois des fréquentations mondaines, un sérieux prestige, une force d'abattage remarquable, et un style de vie apparenté bobo.
L'intello précaire est passionné, dopé à la survie. Il croit en la connaissance par le style, le goût, le courage et le distinction. Quand un intello précaire rentre seul d'un dîner en ville, il ne dort pas : il travaille.
« La liberté obligée devient libertée “choisie” »
« Sacrifier tout, ou au moins beaucoup de leur passion, au métier qu'ils aiment, c'est le choix de nombreux intellos précaires », écrivent Anne et Marine Rambach :
« La liberté obligée devient liberté “choisie”. Si le choix n'en est que relativement un, il enseigne une nouvelle manière de voir le travail, l'entreprise, l'institution, l'argent, le statut. » (Voir la vidéo)
Par mi les secteurs concernés, la presse. Pour les journalistes, les critères d'obtention de la carte –la majorité des revenus doivent être issus de la presse paritaire, celle qu'on trouve en kiosque et en ligne- excluent ceux qui sont obligés d'avoir une autre activité pour vivre.
De très nombreux pigistes doivent en effet recourir à d'autres métiers pour compléter leurs revenus : romanciers, correcteurs ou lecteurs dans l'édition, avoir recours à une activité au noir, travailler dans l'évènementiel, ou bien nègres littéraires.
Des activités qu'ils ont obtenu en étant repérés… par leur travail journalistique ! C'est, dois-je dire ici, mon propre cas depuis des années.
Le revers de la médaille : ce genre de journaliste doit travailler vite et bien. Mais les enquêtes, les sujets approfondis, une approche sereine du temps de préparation, la lecture d'un livre par jour en moyenne (dans mon propre cas), sont inconciliables avec ce « vite et bien ».
Qui convient mieux à un sprinter du 100 mètres qu'à un travailleur du cerveau. Un journaliste doit suivre le feu de l'actualité, mais le sérieux de son travail repose aussi sur la distance qu'il établit, dans son papier, entre l'actualité et la vérité, le réel et le compte-rendu du réel. Pour un pigiste, le compte ne sera jamais rendu. A lui de faire qu'il soit bon.
Ce qu'un journaliste précaire apprend sur lui-même : une nouvelle approche des notions de travail, de sérénité, de vie privée, d'espace-temps, de santé, l'importance du sport.
Le pigiste subit de plein fouet la contradiction de la crise du secteur : vu la multiplication des pigistes, il a plus de chances d'avoir des sujets à réaliser, sans participer autant qu'avant -faute de temps, car il doit travailler pour plusieurs publications- à la vie rédactionnelle et interne de ses journaux.
Les sites d'informations montrés du doigt
Une partie du livre est consacré à la mutation de la presse, aux nouveaux sites d'informations (nous y sommes évoqués, ainsi que Bakchich et Mediapart).
Si elles accueillent avec joie la révolution de la presse que sont ces nouveaux organes, Anne et Marine Rambach se rendent bien compte que, pour le moment, nous ne pouvons couvrir tous les champs de l'information, et sommes pour le moment un « contrepoint au flux dominant », entre l'actualité et la marge de l'actualité.
Elles pointent également le coût social considérable de la gratuité revendiquée sur le web, et le fait qu'il n'y a d'autres moyens pour le moment que d'avoir recours aux statuts vulnérables et au bénévolat. (Voir la vidéo)
Un même mouvement inquiétant semble en marche partout : la baisse quasi constante du prix du travail dans les secteurs intellectuels et culturels. Une démonétisation qui s'apparente à un vrai choix de société. Tout comme une tendance croissante à l'externalisation.
Dans l'édition notamment, chez les femmes en particulier. Même le Syndicat national de l'édition (SNE) ne peut fournir les chiffres des « travailleurs externes » de l'édition : correcteurs, éditeurs en free-lance…
Un cas d'école : la reprise d'Editis par le groupe Planeta
Cas d'école, détaillé dans le livre : le groupe espagnol Planeta, repreneur du français Editis en 2008 (ce qui a généré plusieurs conflits chez Plon, Robert Laffont, etc) qui, en optant pour le « travail à domicile » comprime les charges et s'offrent une main-d'œuvre discount.
Une pression qui se répercute sur les autres salariés. Et sur les éditions où le groupe n'avait qu'une participation : c'est le cas des éditions du Panama, qui durent fermer cet hiver.
Anne et Marine Rambach étudient également ce que des évènements récents (grève des scénaristes américains en 2007, réforme des lycées et de l'université) provoque sur la précarisation de ceux qui y travaillent.
Au final, pour les auteurs, l'identité du plus brutal employeur de précaires en France est claire : l'Etat. Par exemple, aucune entreprise ne peut légalement faire travailler une personne durant seize ans sans lui proposer un CDI. Sauf l'Etat.
► Les Nouveaux Intellos précaires d'Anne et Marine Rambach - éd. Stock - 450p. - 22.50€
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De TARPON
11H58 | 14/04/2009 |
La baisse du prix du travail obeit aux lois de la concurrence ,c'est une regle acceptee par tous dans ces professions ou alors il faut etre caissier dans une superette. .
Mais ce ne sont pas les seules,toutes les professions liberales de Madame Soleil à Maitre Dugommier font le grand ecart.les journalistes,les chercheurs ,editeurs ne representent qu'une part tres marginale de cette espece.Ils font un pêu plus de bruit,c'est tout.
De bolomig
12H02 | 14/04/2009 |
Vivement votre prochain polar signé Anne, j'adore ! j'espère que « Bombyx » ne sera pas le dernier.
De Jack Sullivan
en boule | 12H03 | 14/04/2009 |
Qui parlait, déjà, de revaloriser le travail ? « ttendez, ça va me revenir….
Quand je vois la galère noire dans laquelle sont énormément (et de plus en plus) de gens très diplômés autour de moi, la même galère dont je sors à peine et celle dans laquelle se trouve mon compagnon (bac+5 en histoire), je n'ai pas envie de rire.
à Jack Sullivan
De TARPON
13H12 | 14/04/2009 |
Vous devriez essayer un plombier ,(evier+5) ,c'est nettement plus convivial qu'un Bac+5
à TARPON
De Au sud de nul part
Situation | 15H58 | 14/04/2009 |
Bonjour tarpon.
Dans mes nombreuses vies je suis devenu peintre en batîment (CAP) puis diplômé en philosophie (licence). C'est drôle, mais, contrairement à vous, je ne sens aucune contradiction -soit essentielle, soit de classe) en moi. ( : ))
Factotum
à Au sud de nul part
De TARPON
16H30 | 14/04/2009 |
Bonjour, Ne vous meprenez pas mais on n'a pas le droit de choisir une voie qui vous emmene dans le mur de façon delibérée et se plaindre d'y être,c'est de l'inconscience.
J'ai aussi une licence de philo (69) ,et j'ai payé mes etudes en tournant des pieces pour l'automobile .Je suis vite retourné vers l'industrie … Peut etre devrait on obliger les nouvelles generations à passer quelques annees dans le monde du travail avant de pouvoir terminer leurs etudes. Beaucoup de chefs d'entreprise sont des manuels intellectuels qui savent passer d'un monde à l'autre de façon naturelle.
à TARPON
De déluge
menuisier | 16H37 | 14/04/2009 |
Excusez moi de m'imiscer, mais pour le moi le distingo Intellectuel / manuel n'a pas lieu d'être.
Ce dont il est question, au fond, est de l'usage que l'on fait de son intelligence, de la curiosité que l'on a (ou pas), de la souplesse d'esprit que l'on cultive (ou pas) pour regarder un problème sous plusieurs angles à la fois, etc…
Que ce soit dans le domaine des idées ou des « réalités matérielles », n'a pas d'importance.
à déluge
De Banana ex de juanitoto
Je déteste rue89, tous les riverain... | 17H07 | 14/04/2009 |
oui, moi, j'aime tes mots de la fin.
Je suis d'accord avec toi. C'est dit avec intelligence et sensibilité.
à déluge
De TARPON
18H12 | 14/04/2009 |
La diffeence existe dans la vie quotidienne par le metier qu'on exerce ,on est caractérisé aux yeux des autres.
L'intelligence d'un poseur de WC peut etre d'un niveau superieur à celui d'un Bac +10 qui enseigne par exemple ,mais on les verra toujours à travers la loupe de leur activité.Passer de l'un à l'autre ne nous change pas,c'est le regard des autres qui change.
à TARPON
De puresonic
Contempteur irascible | 19H06 | 14/04/2009 |
Personellement je suis convaincu qu'il est trés difficile d'effectuer
chaque jour des tâches manuelles répétitives dans un environnement bruyant, pollué tout en conservant un QI de 130
Aprés un an ou deux, l'être humains est tout simplement laminé.
Alors, le mythe de l'intello ouvrier……….
Possible dans de rares cas mais rarissime.
à puresonic
De déluge
menuisier | 19H56 | 14/04/2009 |
Oui, mais prennez un cadre créatif, genre ingénieur concepteur et faites le travailler au Technocentre de Renaud.
Un cadre se suicide aussi bien qu'un prolo et se carbonise de la même manière qu'un être soumis à la machine.
C'est une question d'organisation du travail, du rôle qui est le sien dans la société.
Et la mode actuelle est à la soufrance et à l'employé jetable.
Mais que l'ouvrier (celui qui oeuvre) ait le temps de s'aproprier sa tache, de la polir et de l'améliorer, son intelligence se déploira et s'objectivera.
Il travaillera mieux, peut être même avec plaisir.
Cette problématique, malheureusement, n'est pas d'actualité dans notre société barbare où les dealers tapinent l'employé exténué pour vendre son temps de cerveau disponible.
à déluge
De Au sud de nul part
Situation | 01H08 | 15/04/2009 |
Oui, je réponds tard mais je répond quand même :
Comme vous déluge le partage manuel/intello me gonfle.
Et aussi, je pense que la perte du métier rend les gens aliénés à eux mêmes : ce n'est pas la même chose que d'être fier de son travail fini et de faire de la merde qui rapporte. Pour le dire vite, il est tard, pardon.
Bonne nuit. ( : ). Factotum ronflant
à déluge
De vol19
awash | 10H13 | 15/04/2009 |
D'accord sur le sens général du post, juste une remarque à propos de :
« prennez un cadre créatif, genre ingénieur concepteur “
Ce métier a beaucoup changé, tout comme les organisations pour être de plus en plus standardisé, et l'on parle davantage de ‘reconception’ que de conception ou l'ingénieur intervient de moins en moins par rapport à des logiciels qui lui impose une formule et un modèle mathématique à utiliser, des référencements de composants ou de circuits… La part d'innovation véritable, apportée par l'ingénieur à considérablement baissé et est transférée à des départements ‘recherche et technologie’ qui parfois la sous-traite. Donc le métier de concepteur intègre plusde temps passé sur ordinateur dans des programmes packagés et des dispositifs de réunion d” ateliers plateaux ou se font les négociations avec les autres acteurs.
Au fond, la conception, dite reconception se taylorise…
à puresonic
De TARPON
20H18 | 14/04/2009 |
Ce que vous decrivez c'est la mine ,l'entreprise n'en est plus là .
Peut on penser que les employés IBM cités en exemple souvent pour leur taux de stress ne seraient pas victimes d'une degenerescence à terme. ,malgré des salaires et des conditions de travail superieures à la moyenne ?
à TARPON
De puresonic
Contempteur irascible | 22H44 | 14/04/2009 |
Non c'est pas la mine c'est :
Le batiment : maçon ,béton
Les travaux publics : goudron, marteau piqueur ….
Les éboueurs, les agriculteurs, les pécheurs sur chalutiers
la confection, la pétrochimie………
Et effectivement, les cadres ingénieurs IBM qui se déprécient rapidement : c'est peut être une des raisons pour lesquelle,
les employeurs préférent embaucher des 25/40 ans et laissent
clairement les cadres /ingénieurs de 55 ans sur la touche.
à TARPON
De solstice
pigiste | 23H15 | 14/04/2009 |
Ou lire « tribulations d'un précaire » de Iain Levison… Du vécu, décalé, dérangeant et universel !
De karderouge
Artiste autoproclamé | 12H26 | 14/04/2009 |
« barbarie libérale »
Au moins, cher Hubert, on sait sur quel bord vous vous tenez.
Mon ami, la barbarie n'a pas attendu le libéralisme pour exister, et ce dernier est loin de n'avoir que de mauvais cotés. Vous mélangez plein de choses différentes dans un même article, par exemple profs et pigistes. Le seul point commun entre ces deux professions est d'avoir une activité intellectuelle. Ne vous en déplaise mais les ingénieurs en électronique sont aussi des intellectuels et pourtant ils sont peu a être précaires.
Ne confondez vous pas « intellectuels » et « intellectuels de gauche » ?
à karderouge
De FM 110.9
radio franche | 13H19 | 14/04/2009 |
1) l'auteur et les interviewées ne parlent pas des profs, mais des chercheurs sans statut fixe.
2) ceci n'est pas une question droite / gauche : vous seriez surpris de voir le nombre de ceux que vous croyez être des intellos de gauche professer le petit catéchisme universel, selon lequel seuls les meilleurs survivent, étrange mélange de méritocratie phantasmée façon IIIè République et darwinisme social, mixture de pensée unique à la française qu'on peut qualifier de bobo, oui.
3) cette « barbarie » dont Hubert parle, il suffit de la vivre pour l'appeler par son nom : l'externalisation des tâches au sein d'une entreprise, qui va bien au delà du secteur de la recherche, de la presse et des entreprises culturelles, est une tendance de fond du néolibéralisme, soumettant ces petites mains à une précarisation sauvage (on s'en fout du débat sur la retraite puisqu'on n'en aura pas, on croise les doigts pour pas tomber vraiment malade etc.)
pour ce qui concerne ce secteur de la presse en particulier, on ne s'inquiète même plus de la légalité des relations de travail : bien des pigistes sont payés en droits d'auteur, honoraires (comme dit dans une des vidéos) ou bien encore vraies fausses factures pour les plus naïfs mais personne ne viendra se plaindre.
surtout pas les plus concernés.
4) dialectique du maître et de l'esclave : si vous refusez une pige parce que vous vous montrez à cheval sur le droits des pigistes, en parlant un peu trop fort de bons de commande et de cotisations sociales par exemple, vous apparaissez comme un vilain canard auquel on ne fera plus appel, c'est aussi simple que cela.
et vous pouvez même finir sur une blacklist.
mais la plupart de ces intello précaires, en tout cas pour ce que je connais (la presse), ont complètement assimilé les nouvelles règles du métier, pour des raisons alimentaires mais surtout sociales : vous êtes un précaire mais l'image de votre activité est votre dernier capital… vous devez professer le même langage que ceux qui vous paient -et mieux vaut y croire pour éviter de culpabiliser ou la schizophrénie…- pour prouver votre intégration professionnelle et sauvegarder votre prestige, même si vous avez les revenus d'un RMiste.
sinon, c'est fini, vous êtes définitivement descendu en bas de l'échelle sociale.
à karderouge
De TARPON
13H23 | 14/04/2009 |
Activité Intellectuelle ? vite dit .Quand on a besoin d'un expert on ne fait appel ni à un journaliste ni à un prof.Leur probleme est de croire qu'ils sont intellectuels ,peut etre il y a un demi siecle mais aujourd'hui ?
L'experience culturelle d'un poseur de WC à travers les milieux qu'il cotoie est plus enrichissante à faire partager que celle d'un enseignant,d'un pigiste .Ce sont des categories qui croient encore à un savoir appris ,on en est loin aujourd'hui.Il n'est donc pas étonnant que ces gens là restent au bord de la route.Ce qui a tué les professions du savoir fut l'accession au savoir par les ecoles de la republique .Maintenant tout le monde sait et sait que ceux qui disent savoir en savent moins qu'eux .
à TARPON
De Six renards
Étudiant | 13H47 | 14/04/2009 |
Bien vu ! Nous autres français sommes tellement cultivés qu'une émission à la con avec des types braillant pendant trois heures sur des airs imbuvables fera plus d'audience télévisuelle qu'un repaortage historique. Imparable. La culture de masse dans toute sa puissance.
à TARPON
De Skandal
Capitaliste | 16H51 | 14/04/2009 |
AMEN ! !
à karderouge
De barbouille
surfeuse | 13H25 | 14/04/2009 |
pour avoir travaillé dans le secteur, je considère plutôt les ingénieurs en électronique et en informatique comme de super-techniciens. des intellectuels.. hum.
à karderouge
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 23H11 | 14/04/2009 |
@ Karderouge qui nous dit :
« Mon ami, la barbarie n'a pas attendu le libéralisme pour exister.. »

Entièrement d'accord !
De ledan
12H30 | 14/04/2009 |
J'occupe un poste de cadre dans une mairie, deux de mes homologues dans des villes voisines sont employés sur des contrats d'« adulte-relais » (plus précaire c'est le chômage…), moi j'ai de la chance j'ai un CDD de 3 ans et je gagne plus que le smic.
De plus en plus de profs dans les collèges et lycées sont en fait des étudiants de master. Dernier exemple en date : une amie en 1er année de master d'allemand donne des cours d'anglais à des terminales. Difficile de refuser l'aubaine quand on est étudiant que c'est le rectorat qui vous sollicite via la fac en vous disant que si vous voulez devenir prof c'est l'occasion d'apprendre sur le tas.
Le gouvernement voudrait précariser la fonction publique toute entière qu'il ne s'y prendrait pas autrement… mais bon c'est certainement pas ça… non ?
De Contestatairieux
(un de ces fameux travailleurs pauv... | 12H31 | 14/04/2009 |
Bah ouais, l'intello fait peur, faut le précariser, en attendant la chasse aux sorcières …
C'est moche.
De kompaktniki
s'il le savait lui même | 12H54 | 14/04/2009 |
C'est anecdotique, mais c'est Marine Rambach, et pas Marie…
à kompaktniki
De Yann Guégan
Rue89 | 14H22 | 14/04/2009 |
C'est corrigé, merci !
à kompaktniki
De Yann Guégan
Rue89 | 14H26 | 14/04/2009 |
C'est corrigé, merci !
De bt
étudiant | 13H05 | 14/04/2009 |
idem pour « barbarie libérale » : c'est une oxymore.
un point de droit qu'il faut préciser, suite à :
« aucune entreprise ne peut légalement faire travailler une personne durant seize ans sans lui proposer un CDI. Sauf l'Etat. »
Cela n'est plus vrai aujourd'hui. La loi du 26 juillet 2005 portant transposition de diverses mesures de droit communautaire a permis de faire entrer dans le droit français des dispositions prévues par la directive 1999/70/CE dont l'un des but était de lutter contre le renouvellement successif de CDD aboutissant à des situations précaires ; j'en cite un passage important, tiré de l'article 13 :
« Lorsque, à la date de publication de la présente loi, l'agent est en fonction depuis six ans au moins, de manière continue, son contrat ne peut, à son terme, être reconduit que par décision expresse et pour une durée indéterminée. »
Bref, si vous êtes employé par le public et qu'après 6 ans de CDD ils ont encore besoin de vous, c'est forcément une transformation en CDI.
…mais cette législation est toute récente, et très peu connue.
à bt
De Jean-no
très occupé | 14H45 | 14/04/2009 |
Il y a eu la loi Sapin pour titulariser… Mais dans le droit administratif il me semble que les mots « CDD » et « CDI » n'existent pas vraiment, si ?
Personnellement, l'état m'a employé sur un mi-temps pendant 9 ans, sur un autre 5 ans et sur un troisième pendant 3 ans, et aucun de ces emplois ne peut être titularisé autrement que par des concours.