
Les galères des « intellos précaires », prolos du savoir
Anne et Marine Rambach mettent à jour leur portrait des chercheurs, profs, journalistes… sous-payés et surexploités. Entretien.
2001 : Anne et Marine Rambach publient le plaidoyer « Les Intellos précaires » (Fayard). Et donnent une existence concrète à un OVNI social : cette masse de pigistes, auteurs, nègres, salariés en contrat à durée déterminée, en contrat emploi-solidarité, chercheurs indépendants, professeurs vacataires, infirmières sans hôpital fixe.
Un mutant sous-payé, qui doit survivre et cumuler plusieurs emplois. Comme tous les précaires, il échappe à toutes les classifications. Comme les Rambach, éditrices bénévoles, auteurs de livres et dorénavant scénaristes télé.
2008 : c'est chez Stock qu'est publié la deuxième manche. « Les Nouveaux Intellos précaires » est écrit de façon aussi enlevée que le premier. Et passe en revue l'évolution du travail dans les secteurs de la presse, de l'édition, de la recherche, de l'Education et de la culture.
Pour un constat accablant : la précarité de cette « nébuleuse de travailleurs de l'intellect qui partagent un certain sort dans le monde du travail contemporain » s'est aggravée. Et les syndicats et les partis de gauche ne se sont toujours pas vraiment emparés du sujet.
« Excessivement libéraux, excessivement marginaux »
L'intello précaire, c'est la victoire du libéralisme, le rêve du Medef. Mais c'est aussi une des plus belles preuves de la survie de l'individu devant la barbarie libérale :
« Excessivement libéraux pour les analystes de gauche car ils se livrent à une concurrence sauvage dans un environnement largement déréglé, excessivement marginaux pour les analystes de droite qui voient en eux d'abord des opposants à la sacro-sainte culture d'entreprise. »
L'intello précaire est une excroissance du système en même temps qu'un antidote. Saviez-vous que 50% des RMIstes parisiens exerçaient une activité artistique ou intellectuelle ? C'est une des infos en or du livre, dont les plus grands mérites sont d'être précis, clairs et pour autant ne pas céder à la pleurnicherie. (Voir la vidéo)
L'intello précaire est un travailleur hard-discount. Il est auteur, éditeur en free-lance, journaliste pigiste, correcteur, nègre, photographe, enseignant non-titulaire, doctorant surdiplômé partant exercer à l'étranger. Souvent, il cumule plusieurs de ces « statuts ».
Il ne connaît pas les RTT, les remboursements de frais, les congés payés, les tickets resto, ni les arrêts-maladie, et ne les connaîtra plus jamais. Obligé d'avoir plusieurs activités en même temps, il est harassé par le travail mais ne gagne pas plus.
Il travaille pour garder du travail. Il a parfois des fréquentations mondaines, un sérieux prestige, une force d'abattage remarquable, et un style de vie apparenté bobo.
L'intello précaire est passionné, dopé à la survie. Il croit en la connaissance par le style, le goût, le courage et le distinction. Quand un intello précaire rentre seul d'un dîner en ville, il ne dort pas : il travaille.
« La liberté obligée devient libertée “choisie” »
« Sacrifier tout, ou au moins beaucoup de leur passion, au métier qu'ils aiment, c'est le choix de nombreux intellos précaires », écrivent Anne et Marine Rambach :
« La liberté obligée devient liberté “choisie”. Si le choix n'en est que relativement un, il enseigne une nouvelle manière de voir le travail, l'entreprise, l'institution, l'argent, le statut. » (Voir la vidéo)
Par mi les secteurs concernés, la presse. Pour les journalistes, les critères d'obtention de la carte –la majorité des revenus doivent être issus de la presse paritaire, celle qu'on trouve en kiosque et en ligne- excluent ceux qui sont obligés d'avoir une autre activité pour vivre.
De très nombreux pigistes doivent en effet recourir à d'autres métiers pour compléter leurs revenus : romanciers, correcteurs ou lecteurs dans l'édition, avoir recours à une activité au noir, travailler dans l'évènementiel, ou bien nègres littéraires.
Des activités qu'ils ont obtenu en étant repérés… par leur travail journalistique ! C'est, dois-je dire ici, mon propre cas depuis des années.
Le revers de la médaille : ce genre de journaliste doit travailler vite et bien. Mais les enquêtes, les sujets approfondis, une approche sereine du temps de préparation, la lecture d'un livre par jour en moyenne (dans mon propre cas), sont inconciliables avec ce « vite et bien ».
Qui convient mieux à un sprinter du 100 mètres qu'à un travailleur du cerveau. Un journaliste doit suivre le feu de l'actualité, mais le sérieux de son travail repose aussi sur la distance qu'il établit, dans son papier, entre l'actualité et la vérité, le réel et le compte-rendu du réel. Pour un pigiste, le compte ne sera jamais rendu. A lui de faire qu'il soit bon.
Ce qu'un journaliste précaire apprend sur lui-même : une nouvelle approche des notions de travail, de sérénité, de vie privée, d'espace-temps, de santé, l'importance du sport.
Le pigiste subit de plein fouet la contradiction de la crise du secteur : vu la multiplication des pigistes, il a plus de chances d'avoir des sujets à réaliser, sans participer autant qu'avant -faute de temps, car il doit travailler pour plusieurs publications- à la vie rédactionnelle et interne de ses journaux.
Les sites d'informations montrés du doigt
Une partie du livre est consacré à la mutation de la presse, aux nouveaux sites d'informations (nous y sommes évoqués, ainsi que Bakchich et Mediapart).
Si elles accueillent avec joie la révolution de la presse que sont ces nouveaux organes, Anne et Marine Rambach se rendent bien compte que, pour le moment, nous ne pouvons couvrir tous les champs de l'information, et sommes pour le moment un « contrepoint au flux dominant », entre l'actualité et la marge de l'actualité.
Elles pointent également le coût social considérable de la gratuité revendiquée sur le web, et le fait qu'il n'y a d'autres moyens pour le moment que d'avoir recours aux statuts vulnérables et au bénévolat. (Voir la vidéo)
Un même mouvement inquiétant semble en marche partout : la baisse quasi constante du prix du travail dans les secteurs intellectuels et culturels. Une démonétisation qui s'apparente à un vrai choix de société. Tout comme une tendance croissante à l'externalisation.
Dans l'édition notamment, chez les femmes en particulier. Même le Syndicat national de l'édition (SNE) ne peut fournir les chiffres des « travailleurs externes » de l'édition : correcteurs, éditeurs en free-lance…
Un cas d'école : la reprise d'Editis par le groupe Planeta
Cas d'école, détaillé dans le livre : le groupe espagnol Planeta, repreneur du français Editis en 2008 (ce qui a généré plusieurs conflits chez Plon, Robert Laffont, etc) qui, en optant pour le « travail à domicile » comprime les charges et s'offrent une main-d'œuvre discount.
Une pression qui se répercute sur les autres salariés. Et sur les éditions où le groupe n'avait qu'une participation : c'est le cas des éditions du Panama, qui durent fermer cet hiver.
Anne et Marine Rambach étudient également ce que des évènements récents (grève des scénaristes américains en 2007, réforme des lycées et de l'université) provoque sur la précarisation de ceux qui y travaillent.
Au final, pour les auteurs, l'identité du plus brutal employeur de précaires en France est claire : l'Etat. Par exemple, aucune entreprise ne peut légalement faire travailler une personne durant seize ans sans lui proposer un CDI. Sauf l'Etat.
► Les Nouveaux Intellos précaires d'Anne et Marine Rambach - éd. Stock - 450p. - 22.50€
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De eudemon
intello-précaire | 10H33 | 14/04/2009 |
J'espère toujours mon allocation chômage que l'État me doit. Ils ne sont pas pressés.
De L'amie
de passage | 11H03 | 14/04/2009 |
ah c'est sur ! on est loin des banquiers !
merci à tous ces intellos precaires pour leur travail et leur courage !
à L'amie
De amilcar
peureux célèbre | 21H03 | 14/04/2009 |
pour les précaires intellos … hip hip hip hourra !
à amilcar
De solstice
pigiste | 22H50 | 14/04/2009 |
Merci, à défaut de beurre dans les épinards, cela fait du baume au cœur !
De Infovite
Plébéien. | 11H05 | 14/04/2009 |
La « spécificité » de la précarité des intellectuels n'est qu'une des facettes d'une situation plus « cohérente » et globalisante qu'il n'y parait de prime abord.
En effet, une majorité de français dans leurs diversités catégorielles se retrouvent frappés indifféremment par une même logique politique et économique qui vise à l'enrichissement d'une petite minorité. Logique conduisant tous les autres sur les chemins sans issue d'une paupérisation sans cesse plus accrue.
L'heure de la révolte est proche !
à Infovite
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 12H09 | 14/04/2009 |
Vous avez raison, ça fait bien longtemps que les « cadres » sont devenus de bons robots sous payés au même titre que n'importe quel employé ou ouvrier. Mais, quant à la révolte sociale, je l'espère comme vous. Mais, malheureusement la plupart des gens ne sont pas prêts, ils ont peur ! Et puis, vous oubliez qu'ils sont « cadre », en échange de ce titre honorifique (complètement bidon), ils ont un accord intrinsèque avec la direction pour ne jamais se rebeller, vous en connaissez beaucoup des syndicats de cadres ?
à Infovite
De monisme
clm | 10H19 | 15/04/2009 |
Quand je vois les tombereaux de plébéiens qui se déversent en masse l'été dans les campings de la méditerranée, je sais que l'heure de la révolte s'éloigne.
De le soudanais
ici et là | 11H07 | 14/04/2009 |
Assez édifiant, cet article sur les nouvelles pratiques journalistiques, ou comment relancer un titre avec un budget proche de 0 euro… : !
www.20minutes.fr/article/319423/Media-20-ans-7-astuces-pour-faire-un-mag…
Voila, 7 astuces, légales et honteuses :
1/ La rédactrice en chef est stagiaire
2/ Les rédactrices sont très jeunes
3/ Les piges sont ridiculement basses
4/ Les piges peuvent être payées au noir
5/ Le paiement des piges est sans cesse repoussé
6/ La rédaction est gérée sur MSN
7/ Une rédactrice tombée en disgrâce est bloquée sur MSN
à le soudanais
De Oeillet rouge
rêve générale | 09H01 | 15/04/2009 |
Oui tout à fait le soudanais. J'ai été journaliste pendant 15 ans, puis au chômage. Ce que vous dîtes est l'exacte vérité.
En plus ils ont trouvé beaucoup mieux ; le journalisme citoyen et bénévole ! Bref le journalisme de ceux qui n'ont rien à faire dans la vie car le vrai journalisme ça prend du temps (documentation, enquête, interviews, etc…) et c'est un vrai travail, en train de disparaître…
Depuis sa nouvelle formule inaugurée la semaine dernière, Agoravox ressemble ainsi un peu plus chaque jour à Minute.
Les anciens internautes qui écrivaient sur le site ont déserté en quelques jours.
Ces dernières 48 h, on a pu lire à la Une de ce site acquis aux idées de la droite la plus extrème (et alors quoi la liberté d'expression ? ) :
- un portrait du roi Louis XI,
- une plaidoirie à la décharge du pape et de ses écrits dans un journal d'extrème-droite,
- une thèse sur Fatima et l'Apocalypse,
- « Dieudonné, un vrai républicain »,
- une video probablement bidonnée sur une agression dans un bus suivie de 400 commentaires (multiplication de pseudos ? ) nauséabonds
- un article sur la liberté de filmer des actes de violence avec son téléphone portable
- un autre sur la liberté de faire du révionnisme sur l'Holocauste…
-encore un sur « l'incessante quête du féminisme politique », un brûlot machiste et raciste sur les femmes…
On pourrait prolonger la liste…
AGORAVOMIR est né le 9 avril 2009.
J'ai choisi de vous faire lire un morceau de choix de cette prose raciste et haineuse qui font les gros titres de ce site où Lagardère fait sa com selon un article de Marianne
(http://www.marianne2.fr/Lagardere-fait-sa-com-sur-Agoravox_a84885.html)
Voici la prose d'un des dignes représentants du nov'style d'AGORAVOMIR :
Rencontres et discussions virtuelle : Les jeunes de cités croient-ils encore en la société ?
Avec la présence (auto-virtuelle) d'un arabe, ex-pauvre de quartiers pauvres. Les jeunes de cités, contrairement à ce que l'on pourrait croire, ne sont pas la France d'en bas. Ils constituent le sous-prolétariat, la « sous-France-d'en-bas ».
La France-d'en-bas travaille, essaie de survivre dans un cadre de souffrance diminuée par le paiement de crédits à perpétuité (situation de moindre mal et communément acceptée).
La « sous-France-d'en bas », la classe sauvage pour être simple, vit et connaît uniquement la réalité, l'odeur de la pure merde. Les murs de bétons ne peuvent avoir une durée de vie supérieure à 60 ans, il n'est pas nécessaire d'avoir fait « ponts et chaussés » pour arriver à cette conclusion mécaniquement simple. Pour faire une belle recette, un bon produit, ajoutez une communauté de personnes manquant tristement de culture, qui n'a jamais pu goûter au minimum des choses agréables que la société occidentale propose.
Combien d'entre-eux ont pu manger dans un restaurant, consécutivement à l'après-midi promenade-ciné avec les parents qui se tiennent la main ? Je peux y répondre : il n'y en a aucun. Cet exemple lyriquement pittoresque n'est qu'un minimum, il réside une somme de lieux dont l'existence n'est même pas connue (imaginable ? ) par ces sauvages.
Un théâtre, un cours de solfège, un cinéma, un restaurant, une bibliothèque, un cours de dessin, toutes ces activités, tous ces lieux, sont les inconnues d'une équation à résultat dans le corps des complexes.
Il existe instinctivement trois réactions face à l'inconnu : la curiosité, l'ignorance et le rejet (classées par probabilités décroissante). Il y a chez ces gens une sous-évolution générée par l'ignorance et le rejet (une très faible partie saurant mettre en avant la curiosité). Je ne rentrerais pas dans les thèses conspirationnistes des gouvernements Mitterrand-Giscard qui ont volontairement mis cette situation en place….
Les éléments agréables de la vie sont, pour eux, totalement inconnus et les bons souvenirs se limitent tristement aux moments de défonce, aux discussions en bas des tours, aux run en motos sans casques, aux embrouilles, aux derniers vols….
Alors comment demander à de pauvres personnes pauvres, ignorant tout de la société, de bien vouloir comprendre que ce n'est pas si mal que ça, la société ?
Au travers de discours politiques devenus un exercice de communication tellement soigné que l'on se demande si le seul intéressé n'est pas Mr profdecom de l'ENA ?
Evidemment….NON
Il n'y a qu'une seule solution, celle qui, par chance, m'a permis de ne pas devenir comme eux dans le même milieu : connaître la vie telle que les gens normaux la connaissent. (Facile à dire…difficile à observer, presque impossible à vivre)
Mon école élémentaire, comme mon collège, étaient, par le hasard des déménagements, éloignés de mon quartier et mon choix chanceux de première langue vivante (allemand) m'a permis d'avoir des amis bourgeois, des gentils collégiens, petits gentils et bien éduqués qui m'ont montré…que chez eux la vie était largement plus intéressante.
J'ai goûté, entres autres, au plaisir de pouvoir manger les cerises du jardin de mon meilleur ami, à nourrir son cheval, à bêcher la terre, à prendre le gouter avec du lait chaud et des biscuits de qualité, à plonger dans sa piscine, tout en conservant une grande politesse envers les parents si charmants.
Sachant que la veille, nous étions avec mes amis du quartier à voler la planque de voleurs de parfums.
De cette double vision, j'ai pu extraire une direction de vie (me fallait-il encore pouvoir voir ceci)
La bourgeoisie c'est plus sympa (conclusion à faible valeur grammaticale mais tellement vraie) et la société ce n'est pas si mal que ça.
Il ne restait qu'à me donner les moyens d'y arriver. Je suis passé par les études, moyen simple, adapté à ma structure mentale. Maintenant, il est facile pour moi de donner des leçons, dans la mesure où j'étais déjà bien fait pour les études. Mais prenons le cas d'un élève moins brillant, normalement constitué. Peut-il se contenter d'un travail à 1000 euros par mois ? Je suis presque à 2500 euros par mois et j'ai du mal à vivre. Alors l'unique alternative est de rester dans son quartier, jouer au foot et prendre le peu de plaisir accessible que la vie vous laisse.
Il est réellement impossible de s'extraire d'une cité, l'environnement aux structures bétonnées pourries, les chiens tueurs, les motos, la drogue, les parents suicidaires et mortellement défaitistes, criblés de dettes, l'alcool, les voitures qui brûlent, les ascenseurs qui sont des pièges à bébés aux arômes de pisse pourrissante, les insultes, le manque de respect, le mutisme féminin, des religions sévères…Tout un tas de choses que j'ai connus et dont j'ai voulu m'extraire, pour pouvoir moi aussi manger les cerises de mon propre jardin.
Ajoutons à ça, la frustration dans le domaine de la séduction, car il faut stopper le fantasme, les mecs de cités ne baisent pas, et ne violent pas plus que la moyenne du pays, ils portent leur frustration sexuelle, cela se voit sans même en parler.
Un homme amoureux n'est jamais foncièrement méchant et le choix entre la combustion d'un véhicule ou la soirée restau avec sa petite chérie serait assez immédiat.
Ajoutons aussi, qu'une femme n'aime pas un homme pauvre, surtout si il vient d'une cité (il en est de même niveau fantasme de la fille qui rêve du voyou, cela n'existe pas, ou c'est anecdotique). Il y a un fait incontestable : un homme amoureux aime pouvoir faire plaisir à sa belle et…..le plaisir se paye (oublions immédiatement l'utopie du couple heureux sans argent ! ), un homme sans argent se sent nu et faible, cela ne lui permet pas d'être à la hauteur psychologique d'une relation sentimentale.
J'évitais d'inviter des filles dans ma cité universitaire, tellement elle était pourrie, je n'imagine même pas l'inviter dans mon ancien quartier.
La masse sous-prolétaire n'a rien à perdre, car la probabilité de gagner est trop faible (nous ne pouvons pas tous être des Zidane), et la révolte gronde, la violence est palpable car elle résulte d'une somme de frustrations dans tous les domaines, et que la frustration n'aura jamais une autre expression que la violence : Faites les tagger les murs, ou bien jouer au foot…tant que ces gens n'auront pas un lieu de vie décent, avec un accès à la culture et aux plaisirs communément appréciés, ils resteront une masse dangereuse et violente, éduqués depuis la plus tendre enfance à détruire avant de perdre.
Et si jamais une solution existait (je suis véritablement pessimiste), elle mettrait plus d'une génération à réussir, ce qui fait qu'il va falloir s'attendre à de beaux jours de guérilla urbaines, avec d'un côté la France-d'en-bas alliée à celle un-peu-au-dessus comptant les voitures qui brûlent, et d'un autre côté les sauvages que la France laisse s'autodétruire…sans trop rien dire (si…y'a des communication à base de Karcher…mais cela reste de la pub détournée il me semble…)
Laissons les se droguer, laissons les accumuler les frustrations, observons-les comme des singes au JT, nous aurons droit à la rébellion animale car un zoo sans grilles physique (les grilles sont, pour l'instant, sociales), peut largement laisser échapper ses animaux …
De désactivé à la demande du riverain
... | 11H11 | 14/04/2009 |
Cette situation scandaleuse n'est rendue possible que parce que les syndicats défendent exclusivement leur clientèle ( EDF, SNCF, Air France, Mines, Renault, fonctionnaires, personnel médical…) et obtiennent pour elle toujours plus d'avantages au détriment de tous les précaires, des femmes seules avec enfants, des retraités pauvres, des intérimaires, des sans-papiers, des jeunes complètement sacrifiés… Et toute cette clientèle ventrue se goberge, après avoir raflé tous les bons morceaux !
à désactivé à la demande du riverain
De expat
11H30 | 14/04/2009 |
Bravo, vous venez d'adherer a l'UMP courant Sarkozy !
vos ennemis ne sont pas ceux qui profitent de vous, mais vos compagnons de misere plus « chanceux » , qui rappelons le, viennent de voir le temps de leur retraite repousse a plus tard, et leurs fameux « avantages » (cherement payes par ailleurs) passe a la trappe.
à expat
De désactivé à la demande du riverain
... | 11H36 | 14/04/2009 |
Le blabla d'extrême-gauche, on le connaît… Vous pouviez vous épargner d'écrire ce commentaire…
à désactivé à la demande du riverain
De I.P
Flat4 | 12H06 | 14/04/2009 |
Le blabla de droite, même pas extrème, qui consiste à faire que le pauvre tape sur le gars à peine moins pauvre que lui pour le rabaisser à son niveau, on connaît aussi, merci.
à désactivé à la demande du riverain
De amilcar
peureux célèbre | 21H06 | 14/04/2009 |
non on se lasse pas
à expat
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 16H44 | 14/04/2009 |
Il n'a pas tort, les syndicats ne défendent pas les précaires. Ils n'existent d'ailleurs pas de syndicats pour cette catégorie de la population qui d'une part est de plus en plus importante et qui d'autre part en a de plus en plus besoin. C'est d'ailleurs un des projets de ma chère et tendre.
La France n'est pas corporatiste peut-être ? Rien à voir avec l'UMP ou Sarko, juste la réalité… que vous devriez connaître mieux que moi n'étant moi-même pas français.
à siko
De expat
17H23 | 14/04/2009 |
C'est juste il n'y a pas de syndicat pour les precaires et les chomeurs, et c'est vrai les syndicats ont souvent du mal a se souvenir qu'ils representent leurs adherents, du coup leur nombre a chute et les syndicats ne representent bientot plus qu'eux memes.
Pourtant ca ne veut pas dire qu'on ne peut rien faire, mais si on considere plus important de se battre contre nos compagnons d'infortune que de se battre pour ameliorer la situation en general nous faisont le jeu des pouvoirs en place.
L'exploitation n'est pas limite a la France (ou vit ma famille), j'ai teste pour vous l'exploitation en Suisse, en Grande-Bretagne aux USA et n Scandinavie, pourtant je ne me plains pas meme si je preferais pouvoir faire des projets a plus long terme de temps en temps, au moins quand je suis paye j'ai un salaire suffisant pas comme beaucoup qui ont en face d'eux une longue vie (en CDI) a ne pas savoir comment joindre les 2 bouts ! Pour moi c'est la meme chose, je ne vois pas qui est privilegie parmis nous.
à expat
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 00H18 | 15/04/2009 |
Oui, mais peut-être ne vous êtes pas dit que vous êtes un privilégié parmi les précaires…
Désolé, mais ce n'est pas rose pour tout le monde… Il faut en être conscient. Peut-être être-vous aussi extrêmement courageux. Je pense que le faible a aussi sa place dans la société, et ce n'est pas du tout le message actuel.
Ceci dit, je suis tout ouï pour vous écouter parler de ce que peut-être un précaire dans tout ces pays. Peut-être un futur article passionnant sur RUE89 ?
à expat
De Oeillet rouge
rêve générale | 00H26 | 15/04/2009 |
Reçu 5 sur 5 Expat !
Les patrons de presse aimeraient bien qu'il n'y ait plus de syndicats du tout. Ca leur éviterait de tergiverser sur des broutilles, sur les droits des journalistes, la convention collective, les salaires, le code de déontologie… Tout ça à dégager !
Prenez Agoravox par exemple : pas un syndicat, de faux journalistes bénévoles, un tuyau pour les pires idées nauséabondes, des videos bidonnées, des commentaires bidonnés, des votes bidonnés, un article en forme de thèse sur l'apocalypse et Fatima pour inaugurer la nouvelle formule,
puis quelques textes sur la liberté de faire du révisionnisme, sur « Dieudonné, un vrai républicain », sur le pape pauvre victime des anti-fachistes, sur la liberté de filmer des actes de violence avec son petit téléphone portable… Et le tour est joué !
Ni vu, ni connu, j't'embrouille ! Agoravomir est né le 9 avril 2009.
à désactivé à la demande du riverain
De Banana ex de juanitoto
Je déteste rue89, tous les riverain... | 11H38 | 14/04/2009 |
as-tu lu l'article ?
ou n'est-ce que sur toi l'effet du titre ?
fais comme tintin, pour une fois
nestor tsoin tsoin de tagada !
à Banana ex de juanitoto
De Oeillet rouge
rêve générale | 23H34 | 14/04/2009 |
Les fils de riches et ceux qui rêvent de devenir comme eux sont au clavier… ils n'ont que ça à faire !
à Oeillet rouge
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 00H21 | 15/04/2009 |
Ce n'est pas tout à fait vrai, vous n'imaginez pas le temps que je perds sur ces forums et le nombre de choses que je dois faire… plus de boulot que n'importe quel ministre.
à désactivé à la demande du riverain
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 11H43 | 14/04/2009 |
Ce qui est étonnant c'est que certains « bons élèves » trouvent tout de suite des places de rève.
Prenez par exemple Laurent Wauquiez qui a tapé dans l'oeil de Jacques Barrot et qui s'est trouvé propulsé député puis ministre et qui a remercié son généreux pistonneur en acceptant de devenir maire d'une commune que Barrot voulait conserver dans son escarcelle de baron local.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Wauquiez
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Barrot
Même au MEDEF ils n'ont pas un tel syndicat, en Sicile peut-être… ou dans la tête de norton ?
à Servais-Jean
De désactivé à la demande du riverain
... | 12H01 | 14/04/2009 |
Mais vous auriez pu parler aussi de Monsieur Julliard, étudiant moyen, qui, d'un seul coup d'un seul, est passé de ses longues études à la mairie de Paris… Wauqier est sorti Major de l'ENA, pas comme Royal qui, elle, est sortie 95°…
à désactivé à la demande du riverain
De I.P
Flat4 | 12H14 | 14/04/2009 |
Mais vous auriez pu parler aussi de Monsieur Julliard, étudiant moyen, qui, d'un seul coup d'un seul, est passé de ses longues études à la mairie de Paris…
Un élu d'arrondissement de 28 ans, engagé depuis longtemps en politique, qui finit adjoint au maire chargé de la jeunesse, quelle honte n'est ce pas ! Un homme de 50 ans major de l'ENA aurait sans doute été plus approprié je suppose ?
Wauqier est sorti Major de l'ENA, pas comme Royal qui, elle, est sortie 95°…
Si la compétence politique se mesure au rang de sortie de l'ENA je me demande ce qu'on doit penser de Sarkozy…
à I.P
De BobCat
observateur | 18H48 | 14/04/2009 |
; -)))
à désactivé à la demande du riverain
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 12H23 | 14/04/2009 |
La différence c'est que Barrot avait à ce moment là besoin de Wauquiez pour maintenir la dynastie des Barrot dans leur fief alors que le PS n'a besoin ni de « lèche-culs » ni de « premier de la classe » pour perdurer.
à Servais-Jean
De désactivé à la demande du riverain
... | 12H38 | 14/04/2009 |
La dynastie des Barrot est bien plus respectable que vous. Ils ont bcp fait pour la Haute-Loire et ce sont des personnes intrinsèquement honnêtes et bien catholiques ! Le petit garçon à sa maman devait être triste de voir que Wauquier avait battu à plates coutures sa maman…
à désactivé à la demande du riverain
De poupouille
... | 12H56 | 14/04/2009 |
« intrinsèquement honnêtes et bien catholiques ! »
Des gens biens comme-y-faut, des gens biens sous tout rapport, des gens comme nous, de bons catholiques, des honnêtes travailleurs….
Mais qu'est-ce qu'il m'arrive…. j'ai la gerbe… ça tourne…
à poupouille
De barbouille
surfeuse | 13H32 | 14/04/2009 |
RAAAAAAAOUUUUUUUUUUUUUUULLLLLLLLLLLLL
à poupouille
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 00H24 | 15/04/2009 |
Elle est à toi cette chanson
Toi l'étranger qui sans façon
D'un air malheureux m'as souri
Lorsque les gendarmes m'ont pris
Toi qui n'as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener
Ce n'était rien qu'un peu de miel
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr » d'un grand soleil