« Objectifs du Millénaire » : huit écrivains épinglent l'ONU
Dans « Huit », Taslima Nasreen et sept auteurs dénoncent les promesses non tenues des Nations unies en matière de développement.

Dans « La Haine de l'Occident », Jean Ziegler pointait l'échec de l'ONU dans la réussite des huit « Millenium Goals » adoptés en 2000. Le projet « Huit », auquel participent huit écrivains et huit cinéastes, est la réponse de la littérature à l'ONU. Le point sur les huit, avec une des auteurs : la si menacée Taslima Nasreen.
Des huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD), établis par 191 pays lors d'une assemblée générale de l'ONU en septembre 2000, adoptés pour être atteints d'ici 2015, aucun n'est en voie de l'être. Evidemment. Ils consistent à, dans l'ordre :
- réduire l'extrême pauvreté et lutter contre la faim ;
- assurer l'éducation primaire pour tous ;
- promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes ;
- réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans ;
- améliorer la santé des mères ;
- stopper la propagation du sida, de la tuberculose, du paludisme, et d'autres maladies ;
- assurer un environnement durable ;
- mettre en place un partenariat mondial pour le développement.
Ziegler dénonçait cet immobilisme avec colère, le Suisse y voyant une cause de la montée de « la haine raisonnée ». Aujourd'hui, huit ans après les engagements onusiens, huit écrivains et huit cinéastes mèlent leur indignation à la sienne, avec fatalité, poétique, ironie, rage ou bien cynisme, en recueil qui, en temps de crise, redresse le lecteur.
Tous écrivains reconnus, des hommes et des femmes mettent en fiction ces « Millenium Goals » ou bien la mauvaise passe dans laquelle se trouvent leur résolution dans le monde actuel :
La Cubaine Zoé Valdes, grande romancière en exil en France, s'attache au premier objectif en mettant en scène un documentariste enquêtant sur le quotidien des Haïtiens.
La Libanaise Vénus Khoury-Ghata a travaillé sur la santé des mères.
L'Italienne Simonetta Greggio a écrit un bien beau texte sur un producteur du sud de la France, ses propres fantômes et l'environnement.
Le Suédois Björn Larsson, voyageur bien connu des habitués des Etonnants Voyageurs, offre une nouvelle magistrale et glaçante sur l'impossibilité, dans différents pays de l'actuelle Europe forteresse, d'offrir l'éducation à un enfant venu du Rwanda.
Le Malien Moussa Konaté, codirecteur des Etonnants Voyageurs de Bamako, écrit sur de la mortalité infantile.
Le Français Philippe Besson, sur la propagation des maladies dans les pays exploités.
Le Congolais Alain Mabanckou, dans un texte extrêmement saisissant, met en scène un des 191 conférenciers de retour dans son propre pays… pas dupe.
La Bangladaise Taslima Nasreen, enfin, en un bien beau texte, raconte une femme vendue au destin brisée.
La condition des femmes, thème « nasreenien » s'il en est. La romancière, qui n'est plus retournée dans son Bangladesh natal depuis la fatwa prononcée contre elle en 1990, et qui vit en exil depuis 1994, était de passage à Paris pour la parution de ce recueil.
Delphine Mozin, éditrice française en free-lance, a lancé le projet Huit aux éditions Calmann-Lévy. Elle avoue « avoir entendu parler pour la première fois des OMD au début de l'année 2008 » et avoir été « étonnée qu'un projet dans lequel tous les Etats membres de l'ONU sont engagés et dont les enjeux sont aussi importants soit si peu connu du grand public ».
« Une des principales raisons pour lesquelles les objectifs étaient loin d'être atteints était le déficit de communication, et par conséquent l'absence de pression de l'opinion publique sur les gouvernements pour qu'ils respectent leurs engagements. »
Elle a alors l'idée de ce recueil :
« Il m'a alors paru évident que le livre serait un excellent vecteur de sensibilisation à ce grand projet mondial de lutte contre la misère et les inégalités. La forme du recueil de huit nouvelles de fiction inédites écrites par huit écrivains autour des huit objectifs s'est imposée naturellement. J'ai proposé un ouvrage écrit par huit grands noms de la littérature mondiale, et cette idée a immédiatement séduit la Direction des politiques de développement et le cabinet du secrétaire d'Etat chargé de la coopération. Les huit objectifs du millénaire sont ambitieux mais réalistes. Ils réunissent les pays du Sud et ceux du Nord autour d'un même but, ils sont interdépendants et leur réussite est de la responsabilité de tous. »
Pour ce qui est du choix des auteurs, l'éditrice voulait « une liste paritaire et représentative de tous les continents.
“Il m'a paru important de confronter la vision ‘d'écrivains du Nord’ à celle ‘d'écrivains du Sud’. J'ai contacté les auteurs dont j'aime l'œuvre, en qui je place une grande confiance, qui témoignent à travers leurs écrits et leur engagement personnel d'un intérêt particulier pour ces problématiques. A certains j'ai laissé le choix entre plusieurs objectifs, à d'autres j'ai ‘imposé’ un thème.”
Pour certains, le thème s'est imposé, comme dans le cas de Taslima Nasreen.
Mais le livre n'est pas seul. Aux huit écrivains répondent huit cinéastes. Le film “8” rassemble huit court métrages. Jane Campion, Abderrahmane Sissako, Gael Garcia Bernal, Mira Nair, Gus Van Sant, Jan Kounen, Gaspar Noé et Wim Wenders ont adopté le même principe que les nouvellistes du recueil, pour des histoires indépendantes de celles du livre.
“8”, produit par la société LDM Films, a été projeté lors du dernier festival du Film de Rome, fin octobre. Les producteurs, conscients de tenir “un sujet dur, qui n'a aucun enjeux commercial” avoue avoir peiné à trouver des distributeurs, même si “la conjoncture actuelle semble avoir redynamisé leur intérêt”, dit-on à LDM. La sortie du film est “envisagée en 2009”.
Huit ans après l'annonce, huit cinéastes, huit romanciers : la culture se met aux trois huit…
► Huit - Nouvelles ouvrage collectif - éd. Calmann-Lévy - 205p. - 14,90€.
Les propos de Taslima Nasreen étaient traduits par Pascale Haas, également traductrice de la nouvelle de l'auteure dans le recueil.
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De Claude-le-breton
| 22H51 | 26/11/2008 |
« Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.
Donc si vous vous opposez a l'onu, vous n'avez AUCUNS droits. »
On peut très bien s'opposer démocratiquement aux agissements de l'ONU si on estime que ceux-ci ne respectent pas ses buts et ses principes. Il n'est nul part écrit, ni dans la chartre de l'ONU, ni dans la Déclaration Universelle des droits de l'Homme, que l'ONU était infaillible.
à Claude-le-breton
De stangrof
18H04 | 27/11/2008 |
Ha bon ? l'onu n'est pas élu. Que ferez vous ? des manifs ? bonne chance !
De citrouille
gerboulade permanente | 18H28 | 26/11/2008 |
Mais il ne faut pas se focaliser sur ce qu'il ne fait pas, mais sur ce qu'il fait. Et vous, que faites-vous ?
Ca me fait penser à ces passants qui nous agressaient pendant une grève de la faim en soutien aux prisonniers politiques palestiniens, nous disant que pendant ce temps on ne faisait rien pour l'Afghanistan. Mais eux que faisaient-ils ? Ils buvaient un verre à la terrasse d'un bistrot !
C'est facile d'être militant, il y a de la place pour agir !
De jjhb
cosmonaute | 19H44 | 26/11/2008 |
De la réunionite aïgue.
Chacun(e) arrête une date sur son agenda.
D'autres s'occupent des billets d'avions et des chambres d'hotels (grands standings).
Celles(ceux) qui possèdent les agendas avec la date arrêtée tournent en rond chez eux, en se demandant bien quels seront les menus gastronomiques des déjeuners de réflexions et des soupers d'idées.
Vive les notes de frais !
Non contents(es) de ne rien payer durant leurs séjours, ils, elles, consacrent du temps en emplettes (souvenirs pour les amis(es), c'est le plus important, vidages systématiques du mini bar de la chambre tous les soirs…) dument remboursées rubis sur ongles par les autorités autorisées.
La dernière séance plénière du séjours (cinq heures) est consacrée à fixer la prochaine date de la prochaine réunion…
Ailleurs, histoire de faire du tourisme et d'autres emplettes exotiques…
Il serait judicieux d'élaborer une liste des activités à abandonner et à oublier au plus vite.
- la discrimination sociale
- la spéculation
- le toujours plus productiviste
- la répression culturelle
- la fascination pour le passé
etc
Arrivée d'air chaud : )
De Houvaton nouveau compte
19H56 | 26/11/2008 |
L'ONU est une émanation du Conseil de Sécurité des Nations Unies (à donf la bombache et les chiffres des tués, malformation post-natales largement revus à la baisse, à travers l'AIEA ou le CEA, suite à la cata de Tchernobyll) mais ils ne sont pas tous fous, lâches et menteurs la preuve :
ONU - UN Watch appelle à la condamnation d'un haut fonctionnaire de l'ONU qui approuve la théorie du complot du 11/9
Genève, le 11 novembre 2008 - UN Watch, un organisme indépendant de surveillance des droits de l'homme basé à Genève, a appelé aujourd'hui le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et la Commissaire aux droits de l'Homme, Navi Pillay, à condamner un fonctionnaire des Nations Unies pour son approbation de la théorie du complot du 11 septembre.
Dans un nouvel article paru cette semaine dans un journal étudiant écossais sous le titre : 9/11 : More than meets the eye [Le 11/9, au-delà des apparences], Richard Falk, rapporteur spécial du Conseil des droits de l'Homme sur les violations des principes et des fondements du droit international par Israël, a exprimé un appui sans réserve à la théorie du complot du 11/9, soulignant « ses doutes sur la nature véritable des événements ayant entouré les attentats du 11/9. »
Des défenseurs des droits humains ont exprimé des inquiétudes sur les dommages potentiels pouvant résulter des commentaires de Falk. « La crédibilité même de la mission de l'ONU de maintenir la paix et la sécurité est compromise », a déclaré Hillel Neuer, Directeur exécutif de UN Watch. « L'ONU ne peut prétendre s'opposer aux terroristes d'Al-Qaida pendant que ses fonctionnaires cherchent à nier leurs crimes les plus horribles ».
source en anglais : http://www.journal-online.co.uk/article/5056-911-more-than-meets-the-eye
à Houvaton nouveau compte
De rigas
sociologue | 21H31 | 26/11/2008 |
l'ONU n'est pas une émanation du Conseil de Sécurité… Le Conseil de sécurité est un organe des Nations Unies. Cest même l'organe exécutif de l'ONU.
Les organisations internationales sont avant tout des lieux de discussion entre états, pas entre des individus. cela explique aussi plusieurs des lourdeurs et des excès aussi des organisations du système des Nations Unies. Certaines de ces organisations ont de plus des statuts particuliers.
à rigas
De Houvaton nouveau compte
22H17 | 26/11/2008 |
L'Organisation des Nations unies (ONU) est une organisation internationale dont les objectifs sont théoriquement de faciliter la coopération dans les domaines du droit international, la sécurité internationale, le développement économique, le progrès social et les Droits de l'Homme. L'ONU est fondée en 1945 en remplacement de la Société des Nations, pour mettre fin aux guerres entre les pays et pour fournir une plateforme de dialogue.
Echec total comme pour la SDN !
L'organisation est divisée en plusieurs organes :
- L'Assemblée générale où tous les États membres sont représentés ;
- Le Conseil de sécurité qui décide de certaines résolutions en faveur de la paix et la sécurité ;
- Le Conseil économique et social qui aide à la promotion de la coopération économique et sociale et au développement ;
- Le Secrétariat qui assure la gestion au jour le jour de l'ONU ;
- La Cour internationale de justice qui est le principal organe judiciaire
D'autres agences traitent de divers sujets spécifiques et constituent à cet égard le système des Nations unies.
Ca vous va comment ça ?
Moi j'appelle ça une émanation, on va pas chipoter, du Conseil de sécurité des Nations Unies qui possédent la bombe nucléaire et fait semblant de vouloir la paix dans le monde.
à Houvaton nouveau compte
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 12H50 | 27/11/2008 |
« Moi j'appelle ça une émanation, on va pas chipoter »
C'est le Conseil de Sécurité qui est une émanation de l'ONU, pas le contraire. Mais quand on est atteint de conspirationnisme aigu, on a le cerveau brouillé.
De VinceDeg
étudiant | vincedeg.nolizard.org | 19H55 | 26/11/2008 |
Communiquons, sensibilisons et informons donc. Voici les chiffres que nous devrions tous connaître par coeur :
- 1 milliard de personnes sans accès à l'eau potable
- 2 milliards de personnes avec des carences alimentaires
- plus de 800 millions d'êtres humains sous-alimentés, c'est à dire que leur ration alimentaire quotidienne ne permet pas de couvrir leurs besoins énergétiques de base.
- attention, information importante : plus de trois-quarts de ces gens là sont des ruraux. Ça, c'est un peu dur à intégrer, mais c'est la réalité : l'essentiel des problèmes du monde actuel sont des problèmes ruraux et agricoles.
Alors vous voyez quoi comme solution à l'« objectif 1 : réduire l'extrême pauvreté et lutter contre la faim » ?
La FAO croit que ça pourrait se faire si on permettait aux paysans et agriculteurs du monde entier de vivre correctement de leur production (vous l'avez compris, ça réduirait la faim de 75%, un bon début). Sauf qu'on ne l'écoute pas, et pour cause, il faudrait :
- arrêter de mettre en concurrence au niveau mondial des systèmes de production inégaux, mettre en place des mécanismes de régulation des prix, refaire des accords d'échange produit par produit… en gros finir avec l'ultra-libéralisme en ce qui concerne les produits agricoles. Pas trop à la mode.
- miser massivement dans le développement de la paysannerie familiale et vivrière (accès au crédit, à la commercialisation, à l'assistance technique…). Pour l'instant on est trop occupés à sauver les banques.
- dans certains pays, mettre en oeuvre des réformes agraires pour rééquilibrer les problèmes d'accès à la terre. Ça y est, on va encore m'accuser d'être communiste.
Bref, quand vous comparez la gueule des solutions les plus pragmatiques à l'idéologie ambiante, vous étonnez pas qu'on n'ait pas progressé d'un poil sur ces objectifs du millénaire.
J'en profite pour faire bassement la promotion de mon blog vu que mon dernier billet parle en bonne partie de ça : http://vincedeg.nolizard.org/
à VinceDeg
De Blaise11
Ich liebe mich | 12H35 | 27/11/2008 |
J'abonde, j'abonde, Vince !
Le problème majeur et qui induit la faim dans ce monde est le problème de l'accès à sa propre terre.
Mais tu oublies dans ta liste un facteur de taille, découlant de ton constat : la propriété sur les ressources génétiques (sachant que ce groupe de mots incluent une miriade de notions, autant matérielles que philosophiques.)
Tout anthropologue un peu sérieux a défini que chaque société, depuis leur création, firent actes de possession, même les indiens d'amérique (la propriété mobile). Marx s'est fait voler dans les plumes pour cela.
Au jour d'aujourd'hui, la mondialisation ne peut être qu'un leurre car le système juridique mondial est inexistant. Les seules instances existantes sont… inter-nationales.
Une confédération paysanne d'un pays du Sud ne pourra, actuellement, jamais avoir gain de cause quant à la possession de sa propre terre, la production, son rendement etc. Elle devra toujours se plier face à la force de frappe des services juridiques des multinationales. Plus l'on a d'argent, plus on a de chance de réunir, en un temps record, les lois qu'il faut afin d'acquérir ce dont on a besoin.
Actuellement, ce qui régit les échanges inter-nationaux, est la loi du plus fort. Comme tout me diriez-vous… sauf que c'est pour cette raison précise que chaque État démocratique se dote d'une justice impartiale, rempart essentiel pour aider le plus faible.
Une autre donne est à prendre en compte : la real-politik. Un pays ayant besoin d'eau pourra se voir refuser un accès à celle-ci de la part d'un autre pays l'aidant habituellement, parce que cette diplomatie irait à l'encontre de leur stratégie commerciale. L'humanité déclare la guerre à son Monde.
Je te conseille vivement la lecture de l'ouvrage de Michel Serres : « la Guerre mondiale. »
Fort à toi.
à Blaise11
De VinceDeg
étudiant | vincedeg.nolizard.org | 20H22 | 27/11/2008 |
Cher Blaise,
Tu m'enlèves les mots du clavier quand à la propriété des ressources génétiques. Par contre tu m'as mal lu : je ne crois pas que le problème d'accès à la terre soit le principal ni le seul causant la faim. Un paysan peut beau être le propriétaire du terrain qu'il cultive, et celui-ci être suffisamment grand, si il est mis en compétition avec des exploitations beaucoup plus efficaces, si il n'a pas accès à d'autres moyens de production ni au crédit, si de plus il a des problèmes de commercialisation, il mourra tout autant de faim. Je dirais même que cette réalité est plus importante que celle des systèmes latifundiaires.
Quand au pouvoir de faire changer les choses des confédérations paysannes, il faut parfois être optimiste. Ici en amérique latine ça bouge bien. J'ai rendez-vous demain avec des gars du mouvement des Sans-Terres au Brésil : même si ça reste anecdotique, ils ont réussi à plusieurs endroits à mener à bien des expropriations et à organiser correctement la production en coopératives. Quand le pouvoir politique central soutient ces mouvements, comme en Bolivie, ça bouge encore plus…
à VinceDeg
De Blaise11
Ich liebe mich | 08H54 | 28/11/2008 |
Salut Vince,
j'ai omis de situer le cadre de cette réflexion sur les ressources génétiques et la propriété de sa terre ! C'est balo…
La bioprospection qui, quand elle est bien appliquée, qu'elle ne se transforme pas en biopiraterie, peut justement aidé le petit cultivateur à optimiser sa production car sa graine aura un but (pharmaceutique, nutritive)
Il y en a dans ton coin, de la bioprospection ? tu es en Bolivie, au Brésil ?
et bravo pour ton taf !
à VinceDeg
De bondurant
19H26 | 27/11/2008 |
C'est à peu près ce que défend Ziegler dans ses deux derniers livres. Tout à fait d'accord avec vous. Je vous mets un top.
De social_opp
ingenieur systemes | 20H52 | 26/11/2008 |
La SDN a été crée a la base en 1919 (si je ne m'abuse) après la 1ere guerre mondiale pour eviter :
-que le monde connaissent de nouveau les affres d'un conflit généralisé ;
-que le monde n'ait plus à faire avec un Hitler ou un Mussolini ;
-que les pays forts n'aient pas a envahir les plus faibles en vue de s'approprier
leurs ressources..
1945 : suite à ses echecs retentissants (http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_des_Nations#Ses_.C3.A9che…) ,la SDN est remplacée par l'ONU,pour remedier à cela,et mettre fin aux conflits internationaux…
Depuis 1945 on a eu droit à :
-La guerre d'indochine
-Le Vietnam
-La guerre du Golfe
-Le génocide du Rwanda
-La guerre de Bosnie-herzegovine
-L'envahissement de l'Irak
-Les massacres de Leaders tels Saddam H.et Kim Il Sung…
A ce stade,il n'est pas nécessaire de sortir de Sciences Po pour se rendre compte que l'ONU a échoué au même titre que son ancêtre.
En ce qui me concerne,l'ONU n'est ni plus ni moins qu'une succursale du congrès américain,un sorte de filiale internationale,qui ne sert qu'a legitimer des actes comme l'envahissement de l'Afghanistan et de l'Irak.
à social_opp
De rigas
sociologue | 21H36 | 26/11/2008 |
Sans ONU on aurait peut-être déjà eu une troisième guerre mondiale. L'échec de l'ONU dont vous parlez est le résultat de rapports de force. Il ne faut pas être sorti de sciences po pour se rendre compte que c'est préférable que les états se parlent plutôt que pas du tout. L'ONU n'a pas toujours été une caisse de résonance des Etats-Unis --et il n'a certainement jamais été une caisse de résonance du Congrès, à la limite de la Présidence des USA, et encore. Durant la période précédent la prise du pouvoir par les néoconservateurs, les Etats-Unis ont souvent eu une attitude plus que conciliante avec nombre de pays qui n'étaient à priori pas des alliés. C'était aussi le contexte de la Guerre froide.
à rigas
De social_opp
ingenieur systemes | 11H21 | 27/11/2008 |
Vous avez sans doute raison,mes connaissances en geo-politique ne sont pas a l'abri de toute contestation : -)
Mais plus sérieusement,comment ne pas s'interroger sur l'échec de l'ONU,même si comme vous dites cela est le résultat d'un rapport de force.
N'etait ce pas son but de réguler ces rapports de force ? c'est vrai que mon post n'est pas objectif du tout en ce qui concerne les U.S.A,mais il n'en demeure pas moins que l'ONU a échoué ; maintenant je suis bien d'accord pour ne pas imputer la totalité de l'echec à l'ONU mais tout de même…
De gmeuh
Citoyen écologiste | 21H12 | 26/11/2008 |
Jean Ziegler a toujours démentis. Time Magazine l'a décrit, en 1989, comme membre du jury du Prix Kadhafi des droits de l'homme[9]. Jean Ziegler a démenti avoir créé ce prix, l'avoir financé, avoir reçu le prix ou avoir fait partie du jury.
Lorsqu'on le lui a demandé, Ziegler confirma que Khadafi l'avait invité plusieurs fois « parce que mes livres sont traduits en arabe et qu'il les lit ». Il a reconnu avoir été consulté, tout comme d'autres intellectuels européens, quand la Libye a voulu créer un prix pour les Droits de l'Homme en 1989. Aujourd'hui Ziegler affirme qu'à l'époque, « il appuyait le prix car cela représentait une étape vers une ouverture. »
De mosndup
08H28 | 27/11/2008 |
De plus en plus de lecteur parlent anglais, alors les sous-titres sont mieux que la voix pour traduire. Merci.
à mosndup
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 15H53 | 27/11/2008 |
Oui, mais Rue89 n'a pas de plus en plus d'argent, ce qui permettrait de payer une équipe de monteurs pour nos reportages ! Des sous-titres sont très fastidieux à monter, et nous n'en avons pas le temps, à la rédaction, malheureusement…
De social_opp
ingenieur systemes | 17H14 | 27/11/2008 |
débattre,OUI.Mais là c'est à croire qu'il y en a qui sont payés pour défendre l'ONU…
De bondurant
19H41 | 27/11/2008 |
L'ONU souffre de nombreuses carences mais sans son existence, la situation serait bien pire qu'elle ne l'est actuellement.
Elle tient à son actif de nombreux succès et il serait temps d'élever un peu le débat. La FAO émane directement de l'ONU et effectue beaucoup de travail qui permet d'avoir une connaissance objective des problèmes et d'en résoudre certains. Que dire du Tribunal pénal international ? De l'interdiction des mines antipersonnelles ?
De nombreux conflits ont pu être soldés grâce à l'ONU, mais l'on est ici dans le monde de la diplomatie qui ne doit brusquer personne.
Certes l'ONU est trustée par les états les plus puissants, Etats Unis en tête, et à ce propos, Ziegler a failli perdre son poste suite à une condamnation d'une multinationale américaine.
Il faut donc se battre pour son ouverture aux autres pays et sa démocratisation plutôt que de la critiquer de manière stérile en appelant à sa disparition et en croyant naïvement qu'il en résulterait du mieux. Au contraire la situation ne ferait que s'aggraver et les puissants pourraient alors assoir leur domination de manière plus opaque.
De Laffreux Jojo
penseur libre | 17H34 | 01/12/2008 |
Personnellement ce qui m'énerve le plus ici, c'est l'utilisation du mot « écrivain » pour des gribouilleurs du dimanche comme par ex. Nasreen et Valdès dont la qualité littéraire reste à démontrer. Mais c'est vrai, leurs destins personnels rendent toute critique de leurs oeuvres sous cet angle suspecte. Pourtant dans le cas de ces deux exemples, ce n'est justement pas la qualité de leurs oeuvres qui les a rendues célèbres mais bel et bien le « storytelling » autour de leur personne (pour faire branché et vite). Beurk !