
Le Goncourt à Atiq Rahimi, le Renaudot à Tierno Monénembo
Ils étaient quatre : Michel le Bris (« La beauté des choses », Grasset), Atiq Rahimi (« Syngué Sabour, Pierre de patience », P.O.L), Jean-Baptiste Del Amo (« Une éducation libertine », Gallimard) et Jean-Marie Blas de Roblès (« Là où les tigres sont chez eux », Zulma). C'est le roman de Rahimi qui l'a emporté, au second tour de scrutin, par sept voix contre trois à Michel Le Bris.
Atiq Rahimi, romancier et poète afghan, vit en France depuis une vingtaine d'années. Ce nouveau roman était son premier écrit directement en Français, et ce roman est un conte autant qu'un roman contre les carcans : l'histoire d'une Afghane qui vient de perdre son mari, soldat d'Allah.
Le prix Renaudot était lui aussi attribué ce lundi midi. Et rassurera les éditions du Seuil, jusque là bredouilles et dans une mauvaise passe. C'est en effet la maison de la rue Jacob qui a édité « Le Roi de Kahel » de Tierno Monénembo, lauréat 2008 du Renaudot Roman. Le Renaudot Essai a quant à lui été remis à Boris Cyrulnik pour « Autobiographie d'un épouvantail » (Eds Odile Jacob).
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De V comme vendetta
Ecrivain | 15H24 | 10/11/2008 |
Blas de Roblès avait eu le Médicis, le reste, l'effet de souffle de la victoire d'Obama décrasse les lettres françaises, avec un peu de retard. Littérature-monde à l'honneur, avec Le Bris en embuscade.
Rahimi, avec sa superbe gueule d'Aramis, méritait bien cette consécration. La revanche du persan de Montesquieu…
D'ou l'on constate aussi que le Goncourt ne prime plus la littérature, mais le buzz qu'il va engendrer…
De Alain Provist
16H46 | 10/11/2008 |
Dommage pour Roblès et Zulma. Le Médicis leur ont peut-être empêché d'avoir ce Goncourt. Mais l'essentiel est que ce roman-amazone ait vu le jour et qu'il soit lu par le plus grand nombre.
à Alain Provist
De Alain Provist
20H31 | 10/11/2008 |
désolé de cette coquille : « Le Médicis l'a peut-être empêché… »
De olympe blogueuse
blogueuse | 18H43 | 10/11/2008 |
en 100 ans (environ) le prix goncourt a été attribué 8 fois à une femme, la dernière fois c'était il y a 10 ans. faut il en conclure que les femmes écrivent 12 fois moins que les hommes ? à moins qu'elles n'écrivent 12 fois moins bien
http://blog.plafonddeverre.fr/post/2008/09/11/Prix-Goncourt
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 19H07 | 10/11/2008 |
Je suis très heureuse qu'un franco-afghan ait remporté ce prix.
Mais, il a eu de la chance dans les années 80 (je crois) de recevoir « l'asile politique »… Autre temps… Les afghans aujourd'hui sont renvoyés vers leur pays et la guerre, peut-être la mort :
D'après certaines informations venues de Grande-Bretagne et qui restent à vérifier, le « charter » d'expulsion d'Afghans vers Kaboul, premier du genre depuis décembre 2005 en ce qui concerne la France, pourrait décoller le mardi 11 novembre 2008…
De mariebalise
20H08 | 10/11/2008 |
Petit bijou que ce livre (que je suis très fière d'avoir lu avant… grâce à Ali Badoue un matin à la radio…). Non Hubert, l'héroïne du roman n'a pas perdu son mari (enfin au sens de mourir), mais elle le veille, l'accompagne et finalement lui livre enfin le coeur d'elle-même, de ses secrets intimes, alors qu'il est inerte et muet, dans le comas. La façon dont l'auteur -homme- exprime le ressenti, les émotions, les désirs de son héroïne femme m'avait surprise et touchée. écriture épurée et précise. Oui, pour moi, ce livre est une perle.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H52 | 10/11/2008 |
Je n'ai pas (encore ? ) lu les deux romans récompensés. Mais entre Rahimi (POL, 2000) dont j'avais lu tout hébété Terre et cendres et Monénembo dont le magnifique Peuls (Seuil, 2004) m'avait enthousiasmé, je serais surpris que la cuvée 2008 soit médiocre. (Surtout si on ajoute le Médicis de Blas de Roblès, dont je ne me réjouirai jamais assez ! )
Il me revient à l'esprit une remarque qu'on prête à Beauvoir, lors du pince-fesses qui avait suivi l'attribution du Goncourt aux Mandarins : « Tout de même », aurait-elle demandé, « ce n'est pas un si mauvais roman, non ? » Quels que soient les motifs, on dirait qu'il souffle un petit vent de renouveau du côté des jurys littéraires et qu'ils aient choisi des romans « pas si mauvais ».
Et puis, en ces temps d'identité nationale brevetée, certifiée, estampillée, que les deux principaux prix récompensent une langue française qui fait des détours par l'Afghanistan et la Guinée, eh bien ça me fait plaisir, nom de dieu !
à thierry reboud
De Mon-Al
roturière :-) | 19H39 | 12/11/2008 |
Non, je n'en vois pas dans ceux que vous avez cités. Dommage ! ! Peut-être la prochaine fois .. mais en tout cas, le livre de Atiq Rahimi, mériterait d'avoir été écrit par une femme : j'ai vu dans une interview que l'auteur avait écrit le livre en Français (c'est déjà un exploit) parce que pour évoquer l'intimité féminine de l'héroïne, il n'avait trouvé aucun équivalent en persan … En conclusion, pour avoir le Goncourt, il faut être un homme suffisamment sensible pour laisser parler sa part de féminité … Triste constat.
De 2eme-round
consultant en stratégie et marketin... | 17H49 | 11/11/2008 |
Une chose est sûre, sur le plan de la littérature on n'est pas à la veille du grand soir. L'industrie du livre -éditeurs et libraires- n'est-elle pas capable de distinguer des ouvrages autres que ceux, forcément, consensuels ?
Seule surprise, le Renaudot couronne un roman sorti avant l'été, avant la rentrée littéraire et son avalanche de titres carrossés, lustrés, polis pour mieux courir la course des grands prix, ces ouvrages qui occupent les premières places dans les grands médias et les suppléments « Rentrée Littéraire » des grandes enseignes.
http://gilleslanier.typepad.fr/2eme_round/
De LEMILITANTSANSFRONTIERE
Poète/ Nouvelliste | 09H44 | 17/11/2008 |
Enfin ,Félicitations aux uns et aux autres .Toujours, Bon courage ! à tous les organisateurs qui veillent et qui sont toujours bien intentionnés .
Espérons que la littérature ainsi que les hommes puissent s'en porter beaucoup mieux puisque toute écriture , en principe est au service de l'histoire et de l'homme.
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LEMILITANTSANSFRONTIERES
De LEMILITANTSANSFRONTIERE
Poète/ Nouvelliste | 09H44 | 17/11/2008 |
Enfin ,Félicitations aux uns et aux autres .Toujours, Bon courage ! à tous les organisateurs qui veillent et qui sont toujours bien intentionnés .
Espérons que la littérature ainsi que les hommes puissent s'en porter beaucoup mieux puisque toute écriture , en principe est au service de l'histoire et de l'homme.
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LEMILITANTSANSFRONTIERES
De LEMILITANTSANSFRONTIERE
Poète/ Nouvelliste | 12H16 | 17/11/2008 |
Après avoir parcouru l'article consacré à la rentrée littéraire 2008, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'aucun écrit relatant les événements de banlieues n'y figure. Même pas un tout petit Recueil de poèmes. C'est déjà oublié ? Cela m'avait rappelé les dires d'un vieil immigré qui disait à KOZY lors des « EVENEMENTS DE 2005 » :
« Mais mon CHER KOZY, qu'est-ce qui t'a pris ? Pourquoi “ causi ” comme ça ? J'ai l'âge de ton père et tu as l'âge de mon fils : TU es comme mon fils qui es comme ton frère : Vous êtes tout à fait pareils sur cette noble terre.
Alors, pourquoi “ causi ” comme ça ? .
Voir : Le Post 1 - “ PRESENTATION D'UN RECUEIL DE POEMES ‘
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