
Manchette : le « pape du néo-polar » is not dead

Treize ans après sa mort, Jean-Patrick Manchette est encore là. Et c'est heureux. Au printemps, la publication du « Journal » de celui qui était baptisé « pape du néo-polar » a été un événement. Cet événement, on le doit –aussi- au fils du romancier disparu, Doug Headline. Que Rue89 est allé chercher.
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« L'affaire N'Gustro » , « Nada » , « Le petit bleu de la côte ouest » , « La position du tireur couché » , et bien d'autres jusqu'à l'inachevé et magnifiquement tendancieux « Princesse de Sang » : Manchette est celui qui, quarante ans après la percée des romanciers pulps aux USA (emmenés par Hammett et Chandler), a dépoussiéré le roman noir français.
Evoquer plus précisément Manchette n'est pas l'objet de cet article, mais on doit à la vérité de dire que cet auteur est une des plus importantes références de notre Cabinet de lecture. Car trois ans après un prestigieux « Quarto / Gallimard » qui reprenait tous ses romans, voici que Gallimard édite la première partie de ses « Journaux » . Ces deux évènements, c'est à Tristan Manchette qu'on les doit. Le fils. Plus connu sous son nom de scène : Doug Headline. « Doug » en hommage à l« acteur Douglas Fairbanks. “ Headline” pour “ Manchette” en Anglais.
Un temps éditeur chez Rivages/Fantasy, c'est à lui qu'on doit la traduction et la publication en France de Valerio Evangelisti. S'il a, accessoirement, réalisé le film “Brocéliande” en 2003, il avait auparavant été journaliste ciné et avait fréquenté toute la presse de la contre-culture française des années 80 : “ Charlie Hebdo” , “ Charlie Mensuel” , “ Métal Hurlant” , “ Rock & Folk” , “ Actuel” et “ Starfix” . Aujourd'hui, Headline veut aussi “ contribuer à donner au lecteur une vision en mouvement de Manchette et de son œuvre” . C'est sur ces mouvements que nous l'avons interviewé.
Dans les “ cahiers” à venir, que vous connaissez, quelles sont les évolutions et les surprises à signaler ?
Dans les années qui suivent, il y a une rapide augmentation du volume de son travail, jusqu'à l'épuisement, un effondrement passager assez violent, puis une période de repli et de réflexion. Une conscience politique qui devient de plus en plus aiguë au fur et à mesure que les espoirs de changement positif s'estompent. Et la recherche de la phase suivante de son travail, ponctuée de nombreuses difficultés qui dura sept ans, jusqu'à ce qu'il entame l'écriture du cycle qui démarrait avec “La Princesse du Sang”.
Il y a bien sûr, aussi, une foule de choses passionnantes, des portraits très touchants d'autres écrivains, comme par exemple celui de Robin Cook, avec qui il était très lié ; des analyses approfondies du jeu d'échec et des jeux de stratégie ; une abondance de commentaires de lectures portant sur des textes inattendus, je cite au hasard Thucydide, Leopardi, Clausewitz, Gibbon, Orwell, Dos Passos, Kafka, Sainte-Beuve, le prince de Ligne, parmi des centaines d'autres. Et on y découvre des projets dont on ne savait pratiquement rien, comme celui d'écrire et de mettre en scène un film sur les anarchistes de la colonne Durruti durant la guerre d'Espagne, ou le début d'un roman historique teinté d'érotisme, rocambolesque et très amusant.
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Vous qui en avez traduit et publié, que pensez-vous des propos de Manchette sur la science-fiction, propos à la fois justes et snobs ? …
Ces commentaires écrits en 1970 me paraissent justes pour l'époque où ils sont rédigés. Sur la fin de la science-fiction, déjà prévisible en ce temps alors que la forme connaissait pourtant là une de ses périodes les plus brillantes, on voit bien ce qu'il est advenu : la science-fiction littéraire spéculative à la John Brunner ou à la Spinrad, qui a été la facette la plus intéressante de la SF, a disparu.
Un moment, les auteurs se sont plaints, par exemple l'auteur commercial Dan Simmons, de ne plus pouvoir spéculer ou extrapoler assez vite tant le mouvement du monde est devenu rapide. Par conséquent, ne parvenant plus guère à imaginer l'avenir, et leurs livres ne se vendant de toute manière plus guère, la plupart des auteurs de SF se sont reconvertis dans le thriller, Dan Simmons le premier, ou dans la Fantasy, ou ont interrompu leur activité.
Il ne reste, de fait, plus de science-fiction littéraire du tout, excepté quelques textes toujours moins nombreux qui répètent des formes connues ou se noient dans la rationalisation scientifique la plus ennuyeuse. On pourra bien s'élever contre cette idée en m'opposant le cas de tel ou tel livre notable récemment paru, il reste que toute la SF a désormais été récupérée et dévoyée par la culture marchande, intégrée au reste des produits para-culturels sous ses formes les plus basses et superficielles (par exemple, le space opera a pris la forme des jouets Star Wars) : elle a donc perdu à la fois son sens et son pouvoir de subversion.
Un peu comme dans le cas d'Izzo des années plus tard, le fait qu'Alain Delon, connu pour ses opinions de droite, rachète des droits, interprète et réalise des adaptations manchettiennes avait fait couler de l'encre. Quelle est votre position ?
Comme le dit Manchette lui-même dans un entretien :
» Si ça leur fait plaisir, c'est tant mieux pour eux. Au reste, tout le monde, dont moi, s'en fout. »
Tous les films tirés de ses livres sont presque dénués d'intérêt, excepté « Nada », de Chabrol, que j'aime beaucoup malgré ses défauts. Ce film-là a gardé, grâce à l'utilisation directe des dialogues du livre et à l'esprit farceur de Chabrol, une pêche certaine. Pour ma part, comme je reste avant tout cinéphile, j'aimerais bien voir un jour sur un écran quelques films valables tirés des bouquins de mon père, et je ferai mon possible pour que cela se concrétise. Quelques projets se profilent.
► Journal 1966-1974 de Jean-Patrick Manchette (Gallimard, 645 pp., 26 €)
► La semaine prochaine, c'est la rentrée littéraire ! ! Le Cabinet commencera par publier un topo général (tendances, surprises, premiers romans, coups de cœur français et étrangers) avant de proposer un reportage sur l'arrivée des cartons de la rentrée dans une libraire marseillaise. Ensuite : vidéos (Richard Ford, Mathias Enard, Giancarlo De Cataldo, etc), chroniques, interviews… et tchat.
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De quetzal2012
enseignant précaire | 16H13 | 16/08/2008 |
Merci ça fait tellement de bien d'entendre parler de littérature, mais c'est encore beaucoup trop rare sur rue 89…
A suivre !
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
à quetzal2012
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 18H47 | 16/08/2008 |
Merci pour votre attention. Depuis notre naissance, il y a quinze mois, nous devons faire face -aussi- à la faible place de la culture sur Internet. Je n'ai de cesse de tester des formules, le ton, le format, la modernité, qui permettrait à la littérature de trouver sa place ici. En ce sens, je testerai plusieurs choses à la rentrée (notamment des tchats).
à Hubert Artus
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 13H41 | 20/08/2008 |
Hubert,
testez, testez, c'est pas grave, tant que vous restez LE MEILLEUR !
à quetzal2012
De Jean-François@Carenton
10H31 | 18/08/2008 |
J'ai lu il y a longtemps « Le petit bleu de la côte west » et « la position du tireur couché » (putain de titres..). J'avais été fasciné par la précision du style, ces passages d'une violence inouïe, etc… A la lecture du Journal, je comprend maintenant combien cette fluidité était la conséquence d'une énorme culture, et d'un énorme travail. Un grosse leçon de littérature.
JFT_Charenton
PS : Fajardie et « Les tueurs de flics », c'est pas mal non plus, mais moins chiadé, plus bavard, limite Simenon par endroits. Manchette, c'est que du muscle.
De compte supprimé 13
16H27 | 16/08/2008 |
« Journal » acheté, pas encore eu le temps de le lire, il est sur une des piles de « provision ».
Grand bonhomme.
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Je profite de ce coin où il n'aurait pas été dépaysé, pour regretter la disparition de l'éditeur et historien Francis Lacassin, spécialiste des littératures populaires et de la bande dessinée.
Il est décédé dans la nuit de lundi à mardi à Paris à l'âge de 76 ans, des suites d'une intervention chirurgicale.
Francis a été conseiller littéraire de la collection « Bouquins » chez Robert Laffont (1982-2000) et de « 10-18 » chez Christian Bourgois (1971-1990).
Il a occupé à partir de 1971 la première chaire d'histoire de la BD créée à l'université Paris I-Panthéon Sorbonne.
a lire sa « Mythologie du roman policier ».
à compte supprimé 13
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 13H44 | 20/08/2008 |
Salut Ira,
je profite de ce recoin pour vous dire que je regrette que vous ayez été « nazé » l'autre fois sur le fil des lectures. Il m'arrive souvent de ne pas partager vos opinions sur certains sujets, mes je vous estime.
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 18H30 | 16/08/2008 |
Il est aussi à noter que jacques Tardi a fait une magnifique BD àpartir d'une nouvelle de Manchette : « Le Petit Bleu de la Cote Ouest ».
Génial !
Cela aurait été domage de ne pas le citer !
à virginie78
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 18H44 | 16/08/2008 |
Certes ! Tardi travaille, depuis, sur d'autres adaptations de Manchette.
à Hubert Artus
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 20H01 | 16/08/2008 |
tant mieux, j'attends alors avec impatience la sortie de sa BD.
à virginie78
De dalun
15H16 | 17/08/2008 |
tardi est un grand écrivain , à sa manière !
De paco
18H41 | 16/08/2008 |
Le « Journal » est passionnant : une écriture froide, un style parfois télégraphique, qui permet de découvrir un lecteur et spectateur boulimique (il cite des titres de livres et de films à la tonne), mais aussi un ambitieux, aux rêves de confort petit-bourgeois (il se donne jusqu'à telle date pour gagner de quoi s'installer, sinon il deviendra prof ! ). Le plus intéressant est peut-être le tiraillement entre ses idées libertaires et la crainte qu'une véritable révolution socialiste mette fin à sa carrière. A lire, en tous cas.
De PIT LE CHIEN
20H10 | 16/08/2008 |
Oublieux.
Tristan Manchette, dans ses nombreuses interview , ne parle jamais de celui sans qui … : Jean-Pierre Bastid ! (voir ses bio./)
à PIT LE CHIEN
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 02H26 | 17/08/2008 |
Vous faites un procès d'intention a la mauvaise personne. En effet, celui qui se doit de signaler sa complicité avec Bastid, a savoir Manchette lui même, l'a toujours fait. Dans ce Journal, vous trouverez de nombreuses scènes de vie entre les deux auteurs de « Laissez bronzer les cadavres ».
De Gosane
chômeur | 08H39 | 17/08/2008 |
« [La SF] a donc perdu à la fois son sens et son pouvoir de subversion. »
Y aurait-il un rapport entre cette remarque infondée et l'échec cuisant des deux collections de science fiction de Doug Headline ?
Non, je n'ose croire à une telle mesquinerie…
à Gosane
De compte supprimé 13
11H48 | 17/08/2008 |
ou alors, il n'a pas lu de SF depuis un certain temps, car il existe des collections qui - sans atteindre les tirages des années 70 et après - continuent de proposer des ouvrages de qualité.
à compte supprimé 13
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 12H34 | 17/08/2008 |
Vous pensez à La Volte ?
à Hubert Artus
De Gosane
chômeur | 13H17 | 17/08/2008 |
Pas vraiment, non. Étant orientée fantasy et littérature « expérimentale » branchée, La Volte n'est pas pas vraiment représentative de la science-fiction contemporaine.
Par contre, chez l'Atalante, au « Bélial et dans la collection Lunes d'Encre chez Denoël, il y a un souci de publier de la bonne science-fiction : Jean-Marc Ligny, Stephen Baxter, Laurent Genefort, Greg Egan, Sylvie Denis, Roland C. Wagner, Michel Pagel, Richard C. Wilson, Catherine Dufour, Thierry Di Rollo…
Et n'oublions pas Ailleurs & Demain chez Laffont, qui a quand même publié “Le Quatuor de Jérusalem”.
à Gosane
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 13H48 | 17/08/2008 |
Avec Barbéri ou Jeff Noon, il n'y a pas que de la fantasy à La Volte…
à Hubert Artus
De Gosane
chômeur | 16H02 | 17/08/2008 |
C'est l'aspect littérature expérimentale branchée. Rien de neuf, soit dit en passant, l'excellent Jacques Barbéri écrivait déjà ce genre de textes de SF il y a plus de trente ans et le talentueux Jeff Noon, qui n'écrit pas de SF, chasse sur des terres largement défrichées avant lui par son compatriote Michael Marshall Smith et surtout le Français Roland Wagner.
Ils sont très forts en communication, à la Volte, mais ce n'est pas chez eux qu'on trouve la SF de pointe.
à Gosane
De Tyb
(par ici, par là) | 09H09 | 18/08/2008 |
J'ai quand du mal à voir des points commmuns réels entra Roland C Wagner et Jeff Noon, le sceond est expérimental, le premier publie des romans classiques ponctués de petites détails pitoresques, mais l'optique n'est tout de même pas la même…
Ceci dit il est vrai que voir Doug Headline tenir de tel propos me parait un peu dur à avaler, à mon sens il oublie un peu Gibson et Sterling niveau fin de la SF, et puis entre entre son film et les journaux dans lesquels il a travaillé, plus proches de l'adoration servile du fanboy aveugle que de la position critique et mesurée….
à Gosane
De C-dâv
11H44 | 18/08/2008 |
N'oublions pas non plus l'excellente maison qu'est« AU DIABLE VAUVERT »,bon poalr et excellente SF.
De Hubert Artus (auteur)
Rue89 | 16H35 | 17/08/2008 |
Chez Noon, n'est on pas en pleine littérature de l'imaginaire et du futur ? Soit, avec l'uchronie a la Spinrad et les puzzles d'Evangélisti, le plus intéressant de la SF dans notre époque de contre-utopie ? Enfin, c'est mon avis, et je connais bien cette littérature, et ces auteurs.Je vous garantis qu'ils ne communiquent pas tant que ça, a la Volte…
à Hubert Artus
De Gosane
chômeur | 16H53 | 17/08/2008 |
Je ne comprends pas très bien ce que vous voulez dire. La littérature de l'imaginaire ça n'est pas synonyme de science-fiction. Noon est plutôt un auteur de fantastique onirique (ou plutôt drogué). Je vous conseille Stups et fiction de François Rouiller sur ce thème. La référence à Spinrad date de trente-cinq ans, il a fait bien autre chose que des uchronies depuis Rêve de fer. Evangelisti, je n'ai jamais lu parce que j'ai du mal avec les histoires d'horreur, mais « le plus intéressant de la SF dans notre époque de contre-utopie » ne se limite pas à ces trois auteurs. Vous dites que vous connaissez bien cette littérature, mais les noms que j'ai cités ne semblent éveiller aucun écho chez vous.
Si vous êtes copain avec Doug Headline et la Volte, veuillez oublier ce message.
à Gosane
De Hubert Artus
(auteur)
Rue89 | 18H26 | 17/08/2008 |
Ce que je veux dire est que, dans notre époque actuelle, ke pense -et ne suis pas le seul- que l'uchronie est le meilleur de la SF. « Bleu comme une orange » date de 2001, donc Spinrad n'est pas si daté que ça. Et Evangelisti n'a tien des histoires d'horreur, il parle de l'Inquisition, du dopage, de la science dans le futur, le génôme, etc … Je ne suis suis pas « copain » de la Volte, là n'est pas la question. Bien entendu, les noms que vous citez (hormis C. Dufour, trop, récemment apparue pour générer un avis) trouvgent un évcho dans mes réflexions. Evidemment Lunes d'Encre… Evidemment… Vous vous êtes aperçu, si j'ai l'honneur de vous compter dans un fidèle lecteur de la rubrique Livres de Rue89, de la place que j'ai faite -et ferai- sur Pierre Bordage, à mon avis un des plus grands auteurs français vivants, tout simplement…
à Hubert Artus
De Tyb
(par ici, par là) | 09H14 | 18/08/2008 |
mouais…. l'uchronie me parait une vieille recette un peu facile et qui permet surtout de palier un peu facilement à cette nouvelle difficulté à imaginer le futur dont parle Dan Simmons ; )
Je suis un peu d'accord sur ce statut un peu moribond de la SF, dans le domaine le meilleur reste effectivement toute cette SF prospective des années 70, qui s'intéressait philosophiquement à de grands thèmes, traité plus par la psychologie des personnages et leurs relations que par le décor, alors que la SF classique se contente justement de raconter des histoires classiques en l'environnant de décorum.
C'est d'ailleurs assez parlant de voir que Gibson a été rattrapé par l'évolution technologique, passant sans quasiment changer ses décors du statut d'auteur de SF à celui de romancier classique
à Tyb
De Gosane
chômeur | 10H22 | 18/08/2008 |
Bravo, Tyb, vous avez gagné la palme du plus grand nombre de clichés dans le plus petit nombre de lignes.
Lisez Isolation de Greg Egan, Aqua TM de Jean-Marc Ligny ou La profondeur des tombes de Thierry Di Rollo et reparlons-en, voulez-vous ?
Si c'est ça ce que produit un genre moribond, je souhaite que tous les genres le soient.
@ Hubert Artus :
Bien sûr, Pierre Bordage est un grand écrivain populaire, mais ses concepts de SF ne sont pas exactement révolutionnaires, ça fait de lui un excellent second couteau.
Pour Spinrad, vous m'avez mal compris, je suis d'accord avec vous, relisez ce que j'ai écrit sur lui plus haut. Savez-vous pourquoi les éditeurs français ne le traduisent plus ? J'ai essayé de lire en anglais He walked amongh us, mais c'est trop difficile pour mon faible niveau d'anglais.
à Gosane
De Tyb
(par ici, par là) | 10H39 | 18/08/2008 |
Je peux remplacer « moribond » par « intellectuellement et litérairement moribond » si vous préférez…
Le peu que je connais de Greg Egan en roman est un peu trop typé hard science pour me plaire, j'aime bien ses nouvelles…
JM Ligny bon j'aimais bien avant hein, mais ça ne m'a jamais renversé non plus
Di Rollo, pas encore essayé… et pas vraiment envie comme vous pouvez vous en douter
à Tyb
De Gosane
chômeur | 11H38 | 18/08/2008 |
« Je peux remplacer “ moribond ” par “ intellectuellement et litérairement moribond ” si vous préférez… »
Si vous voulez. Mais c'est faux. Lisez donc les livres suivants.
Lothar blues de Philippe Curval, son meilleur roman qui vient de paraître.
Le monde tous droit réservés de Claude Ecken, un recueil de nouvelles excellentes, certaines même prémonitoires.
LGM de Roland C Wagner, une uchronie frappée et flippée bourrée de guests stars : de Gaulle, Spinrad, Johnny, Jello Biafra.
Cendre de Mary Gentle, qui mélange Jeanne d'Arc et la physique quantique.
« Intellectuellement et littérairement moribond ».
LOL
à Gosane
De C-dâv
11H48 | 18/08/2008 |
A lire aussi l'excellente trilogie de Bordage qu'est « l “évangile du serpent”,au moins le 3° tome,flipante mais réaliste vision de notre (trés)proche futur.
à Gosane
De Tyb
(par ici, par là) | 11H50 | 18/08/2008 |
J'ai déjà du Mary Gentle sur ma liste de lecture même si ce n'est pas celui là.
Le LGM fait il partie des Nouveaux Mystères de Paris ou c'est indépendant ?