De Césaire à Glissant, état de l'insurrection poétique

Aimé Césaire et Jacques Chirac en 2000 à Fort-de-France (Jacky Naegelen/Reuters)

Il y a un an, à l'occasion des Etonnants Voyageurs de Saint-Malo, un manifeste faisait du bruit :  » Pour une littérature-monde » contrait le concept un peu colonialiste de » francophonie » . La disparition d'Aimé Césaire nous oblige à un état des lieux de l'insurrection poétique. A commencer par l'indispensable » Mondialité » d'Edouard Glissant.

Il y avait quelque chose d'incongru, pour un peu obscène, à entendre chaque jour le bulletin de santé d'Aimé Césaire. Cela durait depuis deux semaines. A ceux qui, nombreux et nombreuses dans la France du XXIe siècle, ne sauraient précisément qui il est, il conviendra de dire que si la notion de rupture a un sens politique et une place dans l'Histoire culturelle, elle le doit à des gens comme Césaire, Senghor, Glissant ou Chamoiseau. Si Césaire n'avait inventé le concept de » négritude » , Glissant n'aurait assurément pu créer celui de » mondialité » comme une opposition humaniste à la mondialisation économique.

 » La race de ceux qu'on opprime »

Aimé Césaire est donc un des créateurs de la » négritude » . Un concept culturel et politique, en réaction à l'oppression du système colonial français de la première moitié du XXe siècle. L'idée de contrer le racisme intrinsèquement présent dans toute idéologie colonialiste en donnant une force à la souffrance du sang. De bâtir un humanisme actif, à destination de tous les opprimés de la planète. C'est le moment où Césaire déclare : » Je suis de la race de ceux qu'on opprime » . A l'époque, c'est peu de dire que l'auteur de » Cahier d'un retour au pays natal » élargit non seulement la fiction francophone, mais aussi l'identité française.

 » Une nouvelle région du monde » : Glissant, le Césaire de la mondialité ?

Lors de la parution d » » Une nouvelle région du monde » en 2006, le poète, romancier et essayiste Edouard Glissant disait :

 » Césaire et Senghor représentent l'esprit francophone, une espèce de générosité généralisée, une aspiration à l'universel qui est l'un des grands leurres du XXe siècle. On ne peut pas dire que c'est mal. Que c'est mauvais. Mais on ne peut pas non plus dire que cela recouvre toute la surface d'une réalité. »

aimé césaire

Né quinze ans après le poète Césaire, l'écrivain Glissant, tout aussi militant que son aîné, définit une sorte de troisième voie : au mode binaire des discours de la négritude et de l'assimilation, il greffe une » antillanité » qui serait fondée sur la notion d'identité multiple, rhizome, ouverte à la mise en relation des cultures. Des réflexions qui ont inspiré une génération de jeunes écrivains antillais autour des concepts de créolisation et d'antillanité : Patrick Chamoiseau ou Raphaël Confiant.

Edouard Glissant, écrivain majeur de notre monde globalisé, est le fer de lance d'un alter-imaginaire dans le monde de la globalisation économique, et définit le concept de » mondialité » . Une conception du monde fondée sur l'ouverture des cultures, la protection des imaginaires des peuples, engloutis sous l'action de l'uniformisation du monde. Une » mondialité » à même de contrer, politiquement et poétiquement, la mondialisation financière.

Depuis 1995, Edouard Glissant vit à New York, où il enseigne la littérature française à la City University. Le Cabinet de lecture vous proposera fin mai un entretien avec lui *, à l'occasion de la parution des » Entretiens de Baton Rouge » (Gallimard). Dès l'annonce de la disparition de Césaire, Glissant fut cependant le premier que nous avons appelé. » Les prises de position de Césaire, c'est d'abord l'insurrection de l'imaginaire poétique, formulation extrême de la révolte et de l'affirmation de soi » , témoigne-t-il. » Intellectuellement, c'est le refus de la convenance qui accompagne la soumission, et c'est surtout la passe vers le monde, à travers l'Afrique retrouvée et la diaspora africaine. En ce qui concerne les Martiniquais et les Antillais, il s'agissait pour Césaire, et nous avons été d'accord, de revaloriser la part africaine de notre identité, part méprisée, rabaissée, démonisée par le colonisateur » .

2005 : contre Sarkozy, les insurgés politiques

Ces derniers mots sonnent comme une piqûre de rappel. Quand, en décembre 2005, Sarkozy, alors locataire à Beauvau, visite la Martinique et la Guadeloupe, l'ex-maire de Fort-de-France Aimé Césaire, demeuré l'âme spirituelle du département d'Outre-Mer, refuse de le recevoir. Et clame son dégoût des propos sarkozistes sur le Kärcher, ainsi que la loi du 23 février 2005 (celle où « les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord »). Le futur chef de l'Etat sera contraint de décaler la tournée de plusieurs mois. Glissant était aussi de la partie.

Aimé Césaire écrivait certes beaucoup moins, depuis des années. On lira tout de même le rugissement que fut, en 2005 justement, la parution de « Nègre je suis, nègre je resterai » (Albin Michel). A la rupture que représenta, dans les années 30, la » négritude » de Césaire, répond, on l'a vu, celle que fût la » mondialité » de Glissant. Pour l'auteur de » Tout-Monde » :

 » Il vaut en effet d'opposer, chaque fois, à la pensée lisse et insidieuse du colonisateur une véritable conception du monde, qui le laisse tout étonné. Car la croyance de ce colonisateur est toujours qu'il est le seul à pouvoir penser le monde. Il accepte de vous toutes sortes de qualités, sauf celle-là. Il ne voit même pas que la pensée de l'ancien colonisé lui sert à se libérer de nombre d'entraves intellectuelles » .

De la » négritude » à la » littérature-monde en français »

De » Cahier d'un retour au pays natal » à » Une tempête » ( » adaptation pour un théâtre nègre » de la pièce éponyme de « La Tempête » de William Shakespeare), l'œuvre poétique et théâtrale de Glissant est une application littéraire de la » négritude » . Une extension des possibles littéraires qui retrouva une actualité quand, en 2006, la » francophonie » fut le » pays invité d'honneur » ( ! ) au Salon du livre de Paris. Plus encore quand, en réaction, Michel Le Bris, big boss du festival Etonnants Voyageurs à Saint-Malo ( » manifestation-monde » s'il en est) co-dirigea l'an dernier le manifeste » Pour une littérature-monde » :

 » Nous assistons à l'émergence d'une littérature de langue française, détachée de la Nation avec laquelle elle a entretenu des liens stratégiques, libre désormais de tout pouvoir autre que ceux de la poésie et de l'imaginaire, et n'ayant pour frontières que celles de l'esprit. »

Edouard Glissant était un des 28 écrivains participants, y définissant la poétique comme un » réseau à trois dimensions » (paysage, temps, langage) réunissant » le processus poétique et politique dans cette espèce de globalité qu'est le monde actuel tel qu'il nous a été légué par les histoires des colonisations » . Lorsqu'on lui demandait, ce jeudi, où se nichait la poétique du monde à venir, voici ce que répondait l'auteur :

 » Le Tout-monde est imprévisible. Mais j'ai l'intuition que les formes nouvelles de littérature et d'art seront prodigieusement métissses, dans leurs structures mêmes et dans leurs techniques. Entremêlées comme l'art de la traduction entre les langues, qui deviendra un genre en soi, fractales comme un chaos-monde. Ceux et celles qui pratiqueront ces expressions seront capables de se donner à des errances in-finies comme à des capacités étonnantes de demeurer » .

Alain Mabanckou, Prix Renaudot 2006 pour » Mémoires de porc-épic », était lui aussi du manifeste :

 » Quand la négritude de Senghor portait sur des racines exclusivement africaines, celle de Césaire était ouverte à la mondialisation. Un cri pour la liberté des peuples opprimés, qui dépassait la simple condition noire » .

L'écrivain, professeur de littérature francophone à l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), réclamait toujours, ce jeudi soir, » la présence de Césaire dans la course d'une littérature ouverte au monde. Chez lui s'exprimait avant tout l'humanisme : cet humanisme, c'est précisément ce qui manque à la littérature française aujourd'hui » .

Aimé Césaire, un cri qui, donc, a de l'avenir.

* Le cabinet de lecture vous propose d'ailleurs, d'ores et déjà, de lui soumettre les questions que vous auriez envie de poser à l'auteur ! Contactez-nous !



A voir : « L'obession nègre perd son poète : Aimé Césaire est mort », les archives vidéo de l'INA















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De Akaz

Malfini | 14H47 | 18/04/2008 | Permalien

Et Damas, dit, il compte pas ?
C'est marrant qu'on l'oublie…Pourtant qu'il est dense, qu'il touche juste Damas. Mais un nègre qui s'appelle Damas ça ne doit pas faire sérieux, on pourrait penser que là-bas l'amérindien fut, que l'Indien d'Inde fut plus bas que le Noir, que le « Syrien » ou le polonais y posa ses pates. Damas, Damas ?
Une troisième personne, une troisième partie, des échanges qui ne passe pas forcément par l'Afrique ou l'occident, c'est trop compliqué tout ça.
Césaire, Senghor, Le Nègre-Rebelle « Mr Fillon nous avons besoin de vous » et le Nègre-Catholique-Académicien « La raison est héllène ».

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15H24 | 18/04/2008 | Permalien

On va encore nous bassiner pendant tout le week-end avec Césaire et le concept de négritude. Concept qui n'est que l'aveu du rejet du blanc et de l'enfermement communautariste. Sa place n'est pas au Panthéon.

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actif | 18H17 | 18/04/2008 | Permalien

Qu'avez-vous lu ou entendu de Césaire ? Vous semblez ignorez tout de sa pensée, Césaire n'a jamais rejeté l'homme blanc enfin, ce n'est pas parce-qu'on défend la négritude qu'on rejète la blanchitude. Mon chère incorrect, vous avez la sale habitude de prendre les raccourcis qui vous évitent de vous fatiguer, mais ce sont les plus dangereux, un jour vous tomberez, on vous regardera à terre et personne ne vous aidera à vous relever.
PS : vous n'êtes pas du tout incorrect, bien au contraire vous êtes excèssivement prévisible, par contre vous affligeant. Je n'ai pas de pastille pour vous, par contre pour une bonne grosse pillule…ça se discute.

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| 00H02 | 19/04/2008 | Permalien

Et toi l'Incorrect, n'es-tu pas toi aussi d'une communauté bien enfermée ?

Je serais nègre, je n'aurais pas une seule raison d'aimer l'homme blanc. Sois content.

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10H13 | 20/04/2008 | Permalien

Aimé Césaire n'a jamais prôné le communautarisme.
Il a simplement voulu les mêmes droits en Martinique qu'en métropole.

Je ne vois pas en quoi le fait d'être fier d'être noir (c'est mon cas) est le rejet du blanc.
En quoi être fier de la culture noire, c'est le rejet du blanc ?

développez…

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De suffren

16H56 | 18/04/2008 | Permalien

===> Incorrect-->Malheureusement ca ne se limitera pas au WE…J en ai deja ras l'bol.Quant au Pantheon il n a rien a y faire.Qu il reste a la martinique.Ca fera un lieu de pelerinage.

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De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 18H47 | 18/04/2008 | Permalien

Juste un aparté, pour ainsi dire :

Senghor et Césaire ont toujours cru à l'alliance indispensable entre humanisme, négritude et arabité.
Il n'y a pas eu de gens plus empreints de la nécessité d'une telle association que ces deux là. Et on veut prêter à Césaire une aspiration communautariste ? ? ?

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De durdan

prof à la retraite à Tinqueux | 09H41 | 19/04/2008 | Permalien

18 04 1988 ? ? celui-là n'a sans doute rien fait pour l'humanité …dans l'hypothèse d'un au- delà,il est sûrement heureux d'avoir échappé à la présence d'un chef
d'état à ses obsèques ; c'était déjà assez chiant de mourir avant l'âge.
Aurait-il écrit un manifeste de la blanchitude ? …J'aurais aimé..cet air.
Nègre ,noir. Evidemment,le mot date….mais c'est parce que les« blancs » futurs con quistadors ou découvreurs avaient la vue basse qu'il fallait pérenniser le vocable avec l'invention de la négritude..même si on était encore en plein colonialisme.
Résultat,c'est toujours les mêmes qui ont le fric et toujours les mêmes qui sont exploités ; quelle révolution !
bon,c'est pas grave…. : si tout se passe bien,d'ci quelques décades,le mix des populations devrait engendrer des teintes de peaux plus nuancées et les rouges ,les jaunes ,les noirs etc seront noyés dans les autres couleurs du cercle chromatisomique--y a pas qu'Chirac qu'a l'droit d'inventer des mots,d'abord--.

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De Tanusha

14H04 | 19/04/2008 | Permalien

Maintenant il nous reste gaston quel man. Le représentant des noirs en France. C'est pas beau ça ?

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De Akaz

Malfini | 14H34 | 19/04/2008 | Permalien

« CESAIRE et la polémique littéraire qu'ont suscitée il y a quelques années les thèses de CHAMOISEAU et CONFIANT, sous le parrainage de GLISSANT ; polémique qui me semblait être reprise dans l'article ci-dessus. »

Il ne me semble pas qu'une quelconque polémique soit reprise dans l'article, mais bien au contraire que l'auteur de l'article tente de montrer une continuité entre Césaire et Glissant. A un tel point que c'est parfois, un peu, « capillotracté ».

Mais malgré tout vous dites « Lisez le “cahier d'un retour au pays natal” et le “discours sur le colonialisme” de Césaire, ou “Ethiopiques” de SENGHOR, vous conviendrez sans peine que la négritude, c'est à dire la réhabilitation de la culture nègre niée par le colonialisme (et non pas une vague “black pride”, comme le croient bien des gens), c'est quand même autre chose sur le plan littéraire et politique que le bricolage idéologique de ces honorables écrivains qui ont tenté une captation de l'héritage ! »
Ou encore « Quant à ses héritiers présomptifs, permettez-moi d'attendre encore un peu avant d'en être convaincu… »

L'un est sérieux, fondamental, s'inscrit déja dans a grande histoire de la littérature francophone, les autre pratiquent le bricolage idéologique ! !
Qualifiez de bricolage idéologique l'oeuvre de Glissant c'est assez intéressant. Vous le justifiez comment ?
Idéologiquement, Césaire est daté, parfois simpliste, Césaire ne connait pas l'Africain et cherche son mirage dans tous les gestes de l'Antillais. Que fout un tigre dans les contes antillais, dites moi ? C'est l'Afrique éternelle qui s'y exprime ? C'est quoi l'Afrique ? Tous les Africains ont les mêmes coutumes, les mêmes tics ? Quand je gratte mon identité que j'enlève toutes les pelures (vous pouvez m'expliquer comment je fais ? ), au fond, je trouve un nègre ? Et si je trouvais un Caraibe ? Un Indien ? Pire, un blanc(les fameux « silaires » qui coulent dans les veines de l'ami Césaire) ?
400 ans d'histoire séparé qui, de fait, me crée un destin différent, mais me voilà un Nègre, chez Césaire, il n'y a pas eu d'histoire antillaise.
Dites, monsieur Esteve, c'est comme ça que ça marche l'identité, au fond de nous y'a un moi irréductible,un socle inébranlable ? Ce n'est pas n'importe quoi ? Nietzsche vous connaissez ? Il pratique aussi le bricolage idéologique ?

Glissant puis Chamoiseau et Confiant, ont posé les bonnes questions, mais ont ne peut pas toucher à ceux qui ont déja leur place dans l'histoire de la littérature francophone. Alors quoi la négritude est indépassable, incritiquable ? Donc ce qui fonde l'étude en littérature c'est la figure d'autorité et pas la qualité des oeuvres ?

Césaire, tout content de sa trouvaille, a passer sa vie à la répéter, à ne jamais la remettre en question(là ou un Glissant remet totalement en question son « Discours antillais »),un homme monolithique et il suffit de voir l'inscription de la césairitude dans le paysage martiniquais pour comprendre. La négritude c'est une pensée qui ne bouge pas. Si peu surréaliste…

Portrait de Jack-the-Ripper

De Jack-the-Ripper

04H05 | 20/04/2008 | Permalien

…C'est bien une civilisation entière que l'on tente de faire crever : celle du « blanc » contemporain…on reprend le crin-crin de l'esclavage et on tente de lui coller toute la culpabilité possible…Merde,que je sache,CESAIRE bouffait confortablement dans la gamelle du « blanc »,non ? …Prof,maire,député,proche des présidents,etc,(on peut dire qu'il nous aura bien enculé celui-là…).cette double hypocrisie ralliée à la cause identitaire,communautariste,pour ne pas dire RACISTE,cache une piètre qualité poétique - avis d'experts plus qu'éclairés et nombreux sur ce domaine…une lettre d'introduction de BRETON et le voilà « césairisé »,et on en oublie que le surréaliste impuissant conseillait de « tirer sur la foule,au hasard… »,comme un geste absolu de dévotion à la noble cause de sa poétrie de bas-étage,sanctuarisée par le terrorisme intellectuel issu de 68,transformé dernièrement en mandarinat de l'édition…Puis vint la section idéologique du PC et de ses « oublis » de l'histoire(100 000 000 de morts,disparus dans les camps,goulags,pogroms,etc…),et voilà « not'brav'nèg' » tirer la barre à droite chez CHIRAC,GISCARD,etc…
Malheureusement,SARKOZY,tout en rechargeant son karcher,renacle aux sirènes de la redition spontanée à la « négritude » - pas question de considérer les citoyens de la Rép. en spécificités catégorielles ! Tous français,ou dégages ! …Bien vu,mon bon,à l'heure ou le Chinois « accuse“(avec les moyens s'entend…5000 chinois voués au ‘patriotisme national’ dernièrement,sur les Champs,tentent d'agenouiller Robert MENARD,des fois que ce dernier révise sa copie et affirme ne pas avoir vu ce qu'il a vu…Compliqué,mais simpliste pour la bien pensance gau-gauche française.Fallait y penser ! )
…Gentils noirs et méchants blancs,on a du mal à passer à la couleur…Mais tout ceci vend de la lacheté et du TGV(en Chine et à bon compte…)pour presque pas un rond.Et si la pirouette finale impose que le Tibétain est un salopard qu'il faut exterminer également,et bien c'est sans complexe qu'on le rajoute dans le panier de la ménagère…Alors je dis,bravo le parti socialiste,bravo le parti communiste.Vive BESANCENOT et sa révo inter-ethnique,qui nous expliquera que les ‘blancs’ n'ont pas été ‘bons’ dans l'Histoire,et qu'ils méritent de crever EGALEMENT et LEGALEMENT avec les enfoirés de tibétains et de TOUT ce qui se met en travers du communisme international(qu'importe le flacon…).Debout les ‘damned’ de la Terre,foutons CESAIRE au panthéon,pas pour y entrer,mais pour qu'il n'en sorte plus…Malgré quelques reditionnistes(jaurés,monnet…),sa place est réservée…Le CRAN demande une plaque,déjà…Tout le circus de la ‘sociale démocratie’ va se mettre en branle,puis suspense,…la dépouille de CESAIRE retourne à la Guadeloupe,là ou le poête faisait un carton…un conglomérat d'aigreur lui réserve un bel hommage(quand il s'agit de casser du ‘blanc’ et de caser du ‘nègre’,y a pas d'soucis..),mais ouf,nous voilà sauvé,il n'y aura pas de transcendance panthéonomique mais une reconnaissance ETERNELLE,qui avec SANGKOR avait inventé le concept le plus raciste qui soit,la ‘négritude’ à l'apanage d'un monde noir et sans partage(PSF : Populisme Sans frontières ni couleur de peau,les POUJADE là-bas aussi font leur job ! )…‘PAINT IT BLACK’,chantait les STONES en 65…En 2008,la couche de fond commence à prendre…reste mon poète,bien à moi,Léo FERRE,qui en la matière sussurait ironiquement :
”…je suis un nègre blanc qui se fait chier à bouffer du cirage,parce qu'il en a marre qu'on l'appelle “sale blanc” ! … »

Portrait de Unstern

à Jack-the-Ripper Portrait de Jack-the-Ripper De Unstern

00H37 | 21/04/2008 | Permalien

@ Jack the Ripper

Z'êtes vraiment du genre gerbant, m'sieur Jack…

Portrait de compte supprimé 24

à Unstern Portrait de Unstern De compte supprimé 24

| 01H04 | 21/04/2008 | Permalien

En plus c'est faux, Léo Ferré à écrit :

« Je suis un nègre blanc qui mange du cirage
Parce qu'il se fait chier à être blanc, ce nègre,
Il en a marre qu'on lui dise : “ Sale blanc ! ”

Ce qui n'est pas pareil.

En outre, extraire une phrase de son contexte, particulièrement avec une ode tripale telle qu » « Il n'y a plus rien », c'est cracher à la gueule du poète blanc comme tu l'as fait sur celle du poète noir.

Unstern : vomissons de concert, si tu veux bien.

Portrait de polore

De polore

07H36 | 20/04/2008 | Permalien

allons, allons… en bon normalien chef de file, césaire s'est offert un beau néologisme communautariste, qui a servi de paravent à des politiques planplan et sert encore aux « nègres » établis des organismes internationaux et éditoriaux.. l'arrivisme collectif n'est qu'un arrivisme. Le gratin n'a pas de couleur…Vous me voyez en train de chanter ma juifitude ? ? ?

Portrait de Jack-the-Ripper

De Jack-the-Ripper

12H57 | 22/04/2008 | Permalien

…Ouais,ben ça revient à dire la même chose,bande de connards…vous jouez les indignés,trés bien…NIETZSCHE disait que chez ceux-là,il y avait beaucoup de mensonges et de manque de sincérité…pour donner des leçons,vous r'passerez.

Portrait de compte supprimé 24

à Jack-the-Ripper Portrait de Jack-the-Ripper De compte supprimé 24

| 13H33 | 22/04/2008 | Permalien

Toi mon gars, tu me reliras *tout* le grand Frédo et après on en recause quand tu veux. Le petit Adolf aussi l'avait mal lu, tu sais.

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