Bouclier fiscal : les riches exempts de solidarité nationale ?
Les foyers qui profitent du bouclier fiscal sont-ils exonérés de solidarité nationale dans la protection sociale ? Probablement, dans la mesure où les contributions sociales (CSG et CRDS) font partie de ce bouclier, et qu'ils en sont donc peu ou prou dispensés. Toutefois, on ne lit nulle part qu'une telle exonération existe. Y aurait-il déni de justice fiscale ?
Par exemple, quoi de plus officiel qu'un site internet estampillé « République française », comme l'est vie-publique.fr ? On y rappelle pourtant que la Contribution sociale généralisée (CSG) créée par la loi de finance pour 1991, est due par tous les résidents en France et est prélevée à la source de la plupart des revenus à l'exception des prestations sociales et familiales.
On se souvient que, lorsque le socialiste Michel Rocard alors Premier ministre, avait introduit la fameuse contribution qui fut en réalité à l'origine d'une véritable réforme fiscale, la droite avait tiré boulets rouges sur cette mesure… avant de s'en emparer une fois revenue aux affaires.
Protection sociale et solidarité nationale
Aujourd'hui, taxant notamment à 7,5% les revenus d'activité et à 8,2% les revenus du patrimoine et de placements, elle rapporte plus de 75 milliards d'euros et représente près des deux tiers des impôts et taxes affectés à la protection sociale, précise-t-on sur vie-publique.fr.
Ainsi, cette taxe alimente la branche famille et la branche maladie de la Sécu, le fonds de solidarité vieillesse et la caisse nationale dite de solidarité pour l'autonomie destinée à la prise en charge des personnes en situation de dépendance. Mais retenons surtout que, dans une démarche de solidarité nationale pour la sauvegarde de la protection sociale, tous les résidents en France sont soumis à la CSG, voulue telle par son créateur (de gauche) et maintenue telle par ses successeurs (de droite comme de gauche).
Cette contribution, en apportant un ballon d'oxygène au système de sécurité sociale sans alourdir les charges sur les salaires, a vite donné des idées.
En 1996, c'est au tour d'Alain Juppé de créer la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), pour éponger le déficit de la Sécu. Touchant tous les types de revenus et donc –là encore– tous les Français, cette CRDS se déverse dans une caisse d'amortissement de la dette sociale (la Cades) destinée à combler le trou de la Sécu.
Initialement, CRDS et Cades avaient une durée de vie limitée à treize années, jusqu'en 2008 ; le temps nécessaire, croyait-on benoîtement à l'époque, pour boucher le fameux trou.
Mais pour les gouvernants, la Cades était un outil trop tentant pour qu'on n'y transférât pas de nouvelles dettes… ce qui fut fait, tant par la gauche que par la droite.
Finalement, à force de creuser le trou, il fut décidé qu'on ne pouvait plus prévoir quand il serait comblé, et Jean-Pierre Raffarin décida que l'existence de la CRDS et de la Cades n'était plus limitée dans le temps. Un véritable pousse-au-crime et au laxisme… si bien que Dominique Villepin remit un peu d'ordre en instaurant de nouvelles règles qui devraient aboutir à l'extinction de cette contribution en 2021… sauf nouveaux rebondissements. Retenons là encore que personne en principe ne doit passer au travers du filet de cette contribution destinée à rembourser une dette contractée par la Sécurité sociale pour la collectivité nationale.
Les personnes les plus aisées dispensées de CSG et de CRDS
Mais que constate-t-on pour le bouclier fiscal ? La CSG et la CRDS sont prises en compte, au même titre que l'ISF, l'impôt sur le revenu, la taxe foncière et la taxe d'habitation.
C'est-à-dire que les personnes les plus aisées qui profitent de ce bouclier, ne participent pas au financement de la protection sociale, ou seulement partiellement et pas à la hauteur des personnes moins aisées. C'est-à-dire aussi que les foyers fiscaux les plus riches ne contribuent pas au remboursement d'une dette que toute la collectivité nationale rembourse, ou y contribuent moins que les foyers moins riches.
S'il devait y avoir une logique à tout cela, on en déduirait que les foyers qui profitent du bouclier fiscal et ne participent pas à l'effort de solidarité, ne touchent donc pas de prestations sociales, et qu'ils n'ont pas creusé le trou de la Sécu parce qu'ils n'ont jamais été pris en charge pour accident ou maladie.
On devrait aussi en déduire que ces personnes ne touchent donc pas d'allocations familiales parce qu'elle n'ont pas d'enfants et qu'elles ne souffriront jamais de maladies de la dégénérescence –comme la maladie d'Alzheimzer– qui créent la dépendance.
C'est absurde bien sûr. Mais cette logique n'est pas, de toute façon, à retenir. La protection sociale en France est fondée sur la solidarité et la mutualisation. Et à la différence de l'impôt sur le revenu qui n'est payé que par la moitié des foyers fiscaux, tous les Français sont assujettis à ces deux contributions. Celles-ci soutiennent un modèle de protection sociale qui fonde la société française.
Bien sûr, l'idée même de justice fiscale fait rire tout le monde –les fiscalistes, ceux qui paient, ceux qui fraudent et ceux qui ne paient pas. Et parler de déni de justice fiscale a de quoi faire s'esclaffer les mêmes, c'est-à-dire tout le monde ou presque. Sauf que lorsqu'on tord le cou à des principes qui fondent une société, il ne faut pas s'étonner que les valeurs qui portent cette société soient de moins en moins fondatrices et de plus en plus bafouées.
Respecter des principes
Bien des débats légitimes sont aujourd'hui ouverts sur le bouclier fiscal. « Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts », rétorque Nicolas Sarkozy à tous ceux qui voudraient le faire revenir en arrière sur cette disposition. Or, il n'est pas question d'augmentation, mais de respect des principes.
Si le législateur a jugé bon que CSG et CRDS ne souffrent aucune exonération ou presque –à tel point que ces contributions font le plus souvent l'objet d'un prélèvement à la source– pourquoi les avoir intégrées dans le périmètre du bouclier ? Certains doivent-ils être moins solidaires que d'autres ?
C'est une vraie question à poser. Sauf à considérer que le concept de solidarité nationale ne s'applique pas aux foyers les plus riches. Une position assez dure à tenir pour un élu issu du suffrage universel, un élu du peuple, surtout en période de crise.
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De unagi
Fatalitas | 11H40 | 19/03/2009 |
« Le pauvre défend sa patrie et le riche la vend. » Charles Péguy
à unagi
De pablico
12H32 | 19/03/2009 |
Il faut savoir faire des cadeaux.
30 milliards d'euro, d'accord pour le principe à condition qu'ils soient forcés de le réinjecter directement dans l'industrie nationale pendant disons 5 ans…
cela serait même glorifiant pour le « riche'
cela serait vraiment productif pour le pays …et sans vol..
une sorte de service “financier” obligatoire pour la patrie.
à unagi
De karlM
17H44 | 19/03/2009 |
Jamais vu un riche altruiste sinon il ne le serait plus…ou moins
De déluge
menuisier | 11H48 | 19/03/2009 |
Sarkozy, lorsqu'il dit qu'il n'a pas été élu pour augmenter les impots a juste ommis de préciser « les impots des plus riches »…
Par ailleurs on en revient toujours au même type de problème, à savoir celui de la répartition, des richesses (via le rapport revenus du travail/ revenus du capital), et des contributions au fonctionnement collectif.
Et force est de constater que l'effort le plus important est assumé par ceux qui ont le moins.
Comment expliquer autrement l'écart grandissant entre les extrêmes (la fameuse fracture sociale de l'autre) ?
Peut être est ce que la notion de « justice fiscale » est risible (encore que je ne vois pas trop pourquoi) mais celle d'équité devrait être au sens des préoccupations politiques.
Et c'est encore un point central qu'oublie avec constance et détermination le PS..
à déluge
De Tokani
Oldmole | 18H06 | 19/03/2009 |
Depuis 30 ans notre Pays a fait le choix d'accueillir à pompes sociales ouvertes toute la lie du tiers monde….Au détriment des Français les plus pauvres
Depuis 30 ans nos corporatismes ont réussit a bloquer toute tentative de réforme de l'etat visant a augmenter son efficacité…
Depuis quelques années la France est passé maître dans l'art de générer de l'exil fiscal …..
Alors maintenant tu viens faire la pleureuse en te lamentant ? ? ?
à Tokani
De déluge
menuisier | 18H43 | 19/03/2009 |
Dis donc ma couillette on sort ces petites griffes ?
Nan mais c'est qu'elle est hargneuse la petite chose…
« pompes sociales ouvertes toute la lie du tiers monde »
Mais sais-tu mon linguiste distingué que c'est beau comme de l'oukon, ou du pedro, ça ?
Si vraiment, vous devriez essayer de faire des trucs ensemble (en discrétion parcequ'il est des spectacles révoltant succeptibles de heurter la sensibilité d'individus raisonablement civilisés pourtant tolérant aux choix de vie de chacun).
Et le couplet sur la pleureuse, chère demie mole, si c'est avec ça que tu comptes m'échauffer.
Aller, coup de pompe dans le fondement au tokani, niche et pas bouger, sinon pépère revient avec le martinet.
à déluge
De Tweakee
électron libre | 23H03 | 19/03/2009 |
Une vrai réplique de film. : )
à Tokani
De Tweakee
électron libre | 23H00 | 19/03/2009 |
Que certains s'exilent fiscalement c'est une chose (souvent des sportifs ou des « stars » bien peu reconnaissants envers la France pour la réussite qu'elle leur a offert). Le vrai problème auquel il faut se pencher c'est l'uniformisation des politiques fiscales des pays européens.
De dan46
gardé a vue | 11H53 | 19/03/2009 |
Les riches sont de plus en plus riches et ce n'est pas du à leur travail mais au fait qu'ils sont protégés des prélèvements qui frappent les autres catégories de français.
Le bouclier fiscal , la multiplication des niches fiscales font que les très hauts revenus contribuent moins que les classes moyennes.
La réforme des droits de succession instaure de fait une classe héréditaire de riches rentiers .
à dan46
De rilax13
13H47 | 19/03/2009 |
Tout à fait : http://www.liberation.fr/politiques/0101556303-834-millionnaires-ont-rec… exactement ce que l'on voit dans l'article.
à dan46
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 14H58 | 19/03/2009 |
La réforme des droits de succession concerne la classe moyenne, pas les riches qui paieront autant qu'avant.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De dan46
gardé a vue | 17H37 | 19/03/2009 |
Les transmissions en ligne directe entre parents et enfants bénéficient d'un abattement de 156 357 euros sur chaque part .
Le bénéficiaire de la transmission peut avoir antérieurement reçu une donation qui ne paie donc pas de droits du fait de l'abattement de 156 357 euros.
On peut faire une donation tout les six ans à ses enfants sans payer de droits, on peut donc par exemple transmettre 781 785 euros en trente ans à chacun de ses enfants et leur laisser encore un héritage de plus de 150 000 euros exempts de droits.
Heureuses classes moyennes qui peuvent transmettre plus de 900 000 euros à chacun de leurs enfants.
à dan46
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 19H29 | 19/03/2009 |
C'est le cas extrême, et ce n'est pas encore les rupins ça ; c'est le haut de la classe moyenne supérieure.
à dan46
De rilax13
16H59 | 20/03/2009 |
J'aimerais bien pouvoir donner 156 357 euros tous les 6ans ! ! ! !
si je pouvais déjà les donner une fois en 120ans..
ça fait 15 smics non ? toucher 15 smics tous les 6ans, c'est pas mal comme vie : ) et donc gagner toute sa vie 2.5 smics/an sans travailler, et sans impôts sur la transmission, pas mal.
De dodu
Ménagère surdiplomée | 12H24 | 19/03/2009 |
Nicolas Sarkosy , avocat d'affaire , défend en priorité ses clients…quelle surprise ! Il fallait vraiment être de grands naïfs (et je reste modèrée) pour croire que ce type ait jamais eu le moindre sens du Bien Public . Tout son parcours politique et professionnel est basé sur le « clientélisme ».
De yoruk
au fil de l'eau | 12H31 | 19/03/2009 |
Hé, couillon…
Comment crois tu qu'ils soient devenus riches…
En s » exemptant de solidarité bien sûr…
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 12H32 | 19/03/2009 |
C'est cool, j'ai découvert une expression qui rendra ma vie plus joyeuse : la protection sociale en France est fondée sur la mutualisation.
Je peux donc considérer que payer tous ces impôts ce n'est pas de la solidarité, ce qui est parfait car je n'ai aucune envie d'être solidaire avec tous ces fans de la télé poubelle, de la presse de caniveau, du loto, du foot et de l'ump.
De Peureux anonyme
12H48 | 19/03/2009 |
La « Justice Fiscale » est une notion bien difficile à établir.
Est il juste qu'un riche doive payer un impôt plus élevé qu'un pauvre ?
Si l'on appliquait cette justice à l'alimentation, le boucher devrait facturer le kilo de bifteck en fonction de la richesse du client. Serait ce normal ?
Même raisonnement pour l'énergie (prix du Kwh, du litre d'essence,…), le logement, l'habillement…
On pourrait ainsi gommer les différences de rémunération. Est ce souhaitable ?
On nous parle de solidarité.
A travers le fisc, on a affaire à une solidarité obligatoire. Si vous n'êtes pas assez solidaire, je vous mets en prison !
C'est cela la solidarité ? N'y aurait il pas un abus de langage ? Quelle est la différence avec le rackett ?
La solidarité ne devrait elle pas être volontaire ?
Ces transferts réalisés par le fisc pour corriger les injustices économiques relevant des entreprises ne sont ils pas une des causes profondes de la ruine des finances publiques ? Chacun demande d'autant plus de dépenses publiques qu'il a moins le sentiment de payer l'impôt.
à Peureux anonyme
De nelmezzodelcamin
di nostra vita | 14H22 | 19/03/2009 |
« Est il juste qu'un riche doive payer un impôt plus élevé qu'un pauvre ? »
oui
« Si l'on appliquait cette justice à l'alimentation, le boucher devrait facturer le kilo de bifteck en fonction de la richesse du client. Serait ce normal ? »
pourquoi pas ! cela existe déjà dans d'autres domaines, par exemple les centres de loisirs, où on paye en fonction du quotient familial, ou au tarif social du gaz etc.
Ceci dit le boucher (idem pour la plupart de vos autres exemples)n'est pas chargé de la justice sociale, il est chargé de vendre de la viande. Ce n'est pas tout à fait la même chose
« A travers le fisc, on a affaire à une solidarité obligatoire. Si vous n'êtes pas assez solidaire, je vous mets en prison ! “
il me semblait que la prison pour dettes avait été abolie il y a longtemps
‘C'est cela la solidarité ? N'y aurait il pas un abus de langage ? Quelle est la différence avec le rackett ? ’
je ne suis pas certaine qu'il y ait dans la solidarité une notion d'acte volontaire (ou alors on en arrive à la charité) ; c'est un acte social.
La différence avec le racket c'est que vous en profitez, du fruit de vos impôts, en prenant les routes, en allant vous faire soigner à l'hôpital, en mettant vos enfants à l'école (oui, même privée si elle est sous contrat, les profs y sont payés par l'Etat), en allant porter plainte quand on vous a volé votre portable etc etc. Ce sont les services publics. A moins de vivre dans une grotte, et encore, je ne vois pas trop comment vous pourriez ne jamais les utiliser.
Ah, oui, les plus riches payent plus, proportionnellement (enfin, en principe, en réalité ce n'est pas toujours vrai, niches fiscales et bouclier fiscal obligent), mais en même temps avec ce qui reste ils ont largement de quoi vivre et bien vivre, et même transmettre à leurs enfants. Je n'ai rien contre, hein. Je rêve de payer l'ISF, un jour.
Quand on ne paye pas l'ISF à 50 ans on a raté sa vie.
Ah, merde
à nelmezzodelcamin
De Peureux anonyme
16H02 | 19/03/2009 |
Serait il normal que l'alimentation, l'énergie, le logement,.. ; etc, soient facturés en fonction de la richesse du consommateur. Vous n'avez pas répondu à la question. Si vous répondez oui, vous allez avoir droit à la question subsidiaire : pourquoi travailler si j'ai droit aux mêmes prestations que quand je ne travaille pas ?
J'ai du mal à voir en quoi la filière alimentaire (ou énergétique), par exemple, serait moins sujette à la justice sociale que l'éducation, la police ou la santé, entre autres.
La solidarité est un sentiment qui rassemble des gens qui s'unissent pour faire face à une situation difficile. Je ne vois pas comment on peut imposer par la loi fiscale de se sentir solidaire de qui que ce soit.
La prison pour dette existe encore pour ceux qui ne paient pas leurs impôts.
à Peureux anonyme
De G-P.R
17H51 | 19/03/2009 |
« La solidarité ne devrait elle pas être volontaire ? »
Vous voulez-dire facultative et à l'appréciation individuelle, comme le stop ou la manche ?
Certainement pas … !
Mais vos remarques sur la notion de solidarité me parraissent plus mécanique que vraiment réfléchies …j'me trompe ?
Un peu comme lorsque vous dites : « Chacun demande d'autant plus de dépenses publiques qu'il a moins le sentiment de payer l'impôt »
D'où croyez-vous pouvoir tirer ce constat ?
G-P.R
à G-P.R
De Peureux anonyme
20H26 | 19/03/2009 |
Si je vous suis bien, vous êtes pour la solidarité obligatoire.
Drôle de solidarité : je devrais me sentir solidaire de X ou de Y du fait que cela aurait été décidé par une majorité.
Nous avons un problème de vocabulaire.
Je crains que sous le mot « solidarité », vous ne rangiez une notion que l'on pourrait appeler « contribution obligatoire ne correspondant pas au financement des besoins des assujettis ». Le rackett n'est pas loin. Une « sorte d'assurance », comme on dit à Cosa Nostra.
Quant au constat sur la position relative aux dépenses publiques, il suffit d'examiner quelles sont les forces qui demandent les subventions et celles qui veulent les réduire.
à Peureux anonyme
De Tokani
Oldmole | 18H12 | 19/03/2009 |
En fait la majorité des Pleureuses Bobo du blog par Justice Fiscale entendent Vengeance Fiscale….On jalouse le voisin sa baraque , sa bagnole et sa femme en dissimulant ça sous des appels à la solidarité…
De lyza
ex Prof Certifié | 12H48 | 19/03/2009 |
Politique de « classeS », clientélisme, faveurs évidentes accordées à ses « pairs », N. Sarkozy perpétue sans vergogne sa pratique d'avocat d'affaireS : sont favorisés les nantis, les rentiers, ceux qui, à dire vrai ne participent même pas à un quelconque effort consenti par tout un chacun pour « redresser la barre » !
Pourquoi reviendrait-il sur son fichu bouclier fiscal ? Grâce à lui , une bonne frange de la nation (et non la moindre au pt de vue « poids » ) lui est totalement acquise !
Ce n'est pas à « ces gens-là » qu'il se permettrait (comme il le dit) d'augmenter les impôts !
Et une fois de plus, qui trinque, qui se serre la ceinture ? Le Français moyen, celui qui trime (ou qui ne peut même plus trimer ! ) et qui n'a pour tout univers que sa colère et sa désespérance !
à lyza
De N A F
en territoire apache | 13H08 | 19/03/2009 |
qu ils se gobergent , tot ou tard la parole passera au
camarade Beretta
à N A F
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 14H54 | 19/03/2009 |
la pendaison,c'est plus propre…
à lyza
De Tweakee
électron libre | 23H12 | 19/03/2009 |
Certains français moyens de ce type seront malheureusement encore capables de le réelire bêtement en 2012.
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 14H55 | 19/03/2009 |
Allez voir les chiffres de l'Insee. Depuis trente ans, l'écart de revenu a diminué en France entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres.
Il s'agit des revenus tout compris, après impôts et après transferts sociaux.
Je sais que ça heurte une idée reçue, mais c'est un fait. En termes de revenu, les inégalités ont baissé en France ; les revenus des plus pauvres ont augmenté plus vite que ceux de la classe moyenne et que ceux des plus riches.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De falstaff
Petit joueur de ukulélé. | 18H39 | 19/03/2009 |
Je ne te croyais pas sur parole, alors j'ai cherché et trouvé ça sur le site de l'INSEE :
Masse des niveaux de vie détenue par :
*************************2002 2003 2004 2005 2005 2006
les 10 % les plus riches 22,6 22,6 22,6 22,7 24,1 24,5
les 20 % les plus riches 36,7 36,6 36,6 36,7 38,2 38,6
les 30 % les plus riches 48,5 48,4 48,4 48,4 49,9 50,2
les 40 % les plus riches 58,9 58,8 58,8 58,8 60,1 60,4
les 50 % les plus riches 68,1 68,1 68,0 68,1 69,2 69,4
les 60 % les plus riches 76,4 76,4 76,3 76,4 77,3 77,5
les 70 % les plus riches 83,8 83,8 83,8 83,8 84,6 84,7
les 80 % les plus riches 90,4 90,4 90,4 90,4 91,0 91,0
les 90 % les plus riches 96,0 96,0 96,0 96,0 96,4 96,4
Je complète, entre 2002 et 2006 les 10% les plus pauvres ont vu leur part passer de 4 à 3,6.
Pour finir, il est aisé de comprendre qu'une augmentation de 10% d'un salaire de 1000€ est de 100€ alors que l'augmentation de 5% d'un salaire de 5000€ est de 250€.
à falstaff
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 19H35 | 19/03/2009 |
C'est curieux, j'ai ça moi de l'insee :
Rapport entre le niveau de vie des 10 % les plus riches et celui des 10 % les plus pauvres
1970 : 4,8
1975 : 4,3
1979 : 3,8
1984 : 3,5
1990 : 3,4
1997 : 3,3
1999 : 3,2
2003 : 3,2
2004 : 3,1
2005 : 3,1
Revenu après impôt et prestations sociales.
Source : Insee - Enquêtes revenus fiscaux