Créateurs d'entreprises, les nouveaux précaires

Kit de l'auto-entrepreneur (Priceminister/FLickr).

La hausse des créations d'entreprises se tasse, les défaillances progressent plus vite. Les créateurs n'ont souvent pas d'autre choix, mais ils sont les premiers touchés par la crise. Le statut d'auto-entrepreneur crée une nouvelle concurrence.
Seulement 327 000 entreprises ont été créées en 2008 : même si ce nombre révélé par l'Insee est en hausse de 1,8% par rapport à l'année précédente, il indique un véritable tassement : en 2007, la progression atteignait 13% par rapport à 2006. En outre, on ne peut parler de vocation ou d'envie : souvent, la création d'entreprise est la seule voie possible.

« Les chômeurs sont de plus en plus nombreux parmi les créateurs », souligne l'Insee dans le même document. Dans son commentaire de l'an dernier, l'institut notait déjà que les chômeurs qui créaient leur entreprise en 2007 étaient « quatre fois plus nombreux qu'en 2002 ».

Les lois Dutreil de 2003 qui permettent de créer une SARL avec 1 euro de capital -mesure purement symbolique qui n'a d'autre fonction que d'affichage- et qui offrent un certain nombre d'avantages au demandeur d'emploi pour créer son entreprise, sont passées par là. Elles ont d'ailleurs été améliorées puisque les Assedic ont complété leur dispositif pour accompagner les candidats à la création d'entreprise : elles leur proposent maintenant de leur verser en bloc une partie des indemnités auxquelles ces demandeurs d'emploi auraient droit sur la durée de la période d'indemnisation, pour qu'ils s'en aillent réaliser leur projet… allégeant ainsi les statistiques du chômage.

Pour les ex-salariés, notamment ceux qui ont dépassé la cinquantaine et qui se retrouvent sur le marché de l'emploi sans illusion sur les opportunités de rebond, c'est souvent la seule solution pour terminer une carrière professionnelle : en France, l'âge moyen auquel les entreprises se séparent des « seniors » tourne autour de 58 ans, ce qui veut dire que de nombreux salariés sont éjectés de l'entreprise à 55 ans voire moins.

Plus précaires qu'il n'y paraît

Voilà donc des chômeurs qui se transforment en patrons… petits patrons puisqu'il viennent grossir les rangs des créateurs d'entreprises qui n'emploient aucun salarié : ce fut le cas en 2008 pour neuf créations d'entreprises sur dix. Un seul emploi créé : celui du tout nouveau chef d'entreprise, comme le souligne l'Insee :

« Le nombre de créations d'entreprises sans salarié a progressé de 61% entre 2002 et 2008 alors que celui des créations avec au moins un salarié n'a augmenté que de 10%. »

L'ex-chômeur crée souvent son propre emploi après avoir été exclu de son ancienne entreprise parce que le marché du travail est incapable de le réintégrer. Bizarrement, il arrive qu'on retrouve cet entrepreneur solitaire au service de son ancienne entreprise avec un statut précaire de sous-traitant, effectuant des missions dites « externalisées » par l'entreprise bien contente d'avoir allégé sa masse salariale et de pouvoir utiliser des capacités de travail forcément très flexibles. Quant au nouveau chef d'entreprise, à lui de trouver la matière à se constituer une revenu, si possible régulier.

Défaillances en hausse

Les statistiques de l'Insee cachent ainsi des situations plus précaires qu'il n'y paraît. D'ailleurs, on peut faire référence à une autre étude de l'Insee qui précise que « le nombre de défaillances jugées au cours des douze derniers mois est en hausse par rapport aux douze mois précédents (+9,6%) ».

Encore cette statistique publiée le 22 janvier 2009 par l'institut est-elle arrêtée au mois d'août 2008, c'est-à-dire avant que n'éclate la crise bancaire qui a ensuite dégénéré en crise économique. Quand l'activité recule, les prestataires de services -les petites entreprises en question- sont les premiers à être écartés par les donneurs d'ordre, à la façon des intérimaires. Le durcissement des conditions de crédit des banques a de quoi finir de les achever.

On peut donc parier sur une hausse des défaillances d'entreprises bien plus importante en fin d'année 2008 que les quelque 10% observés sur les dix premiers mois. Augmentation de 1,8% des créations d'entreprises contre 10% et plus pour les défaillances : le tribut payé à la crise va être lourd.

L'auto-entrepreneur, nouveau concurrent

Outre le contexte peu favorable de l'économie française, l'Insee considère que la perspective du statut d'auto-entrepreneur entré en vigueur en début d'année 2009 a pu retarder les projets des créateurs potentiels d'entreprises. Effectivement, Novelli, secrétaire d'Etat chargé du commerce, de l'artisanat et des PME, qui porte ce dossier, a annoncé 20 000 inscriptions d'auto-entrepreneurs dès les deux premières semaines de janvier. Il compte sur 200 000 demandes dans l'année. Mais on ne peut comparer ce nouveau statut à une création d'entreprise, fût-ce celle d'un patron solitaire.

Avec ce nouveau statut, les plafonds d'activité ont été fixés à 80 000 euros de chiffre d'affaires annuel pour les auto-entrepreneurs spécialisés dans la vente de marchandises (ce qui implique la gestion d'un stock), et à 32 000 euros pour les autres.

ela peut paraître assez élevé. En réalité, une fois déduit le montant des charges et impôts, il reste dans le premier cas quelque 6 000 euros par mois de recettes qui doivent aussi servir à assurer la rotation du stock, ou 2 000 euros dans le cas d'une prestation n'impliquant pas d'investissement particulier.

C'est-à-dire dans tous les cas de figure (et une fois déduits les coûts de fonctionnement), moins de 2 000 euros par mois. Ce qui n'est pas négligeable comparé à un Smic (1 321 euros brut), mais ne prend pas en compte la précarité du travailleur indépendant dont le plan de charge n'est jamais régulier, et la nécessité d'auto-financer des dépenses pour lesquelles les entreprises versent une contribution au salarié (mutuelle complémentaire, indemnité transport, restaurant d'entreprise).

Complément de revenu

Dans ces conditions, l'auto-entrepreneuriat va être souvent utilisé par un salarié pour fournir un complément de revenu (à la place par exemple du travail au noir, qui va donc généré des taxes) ou pour un retraité (ce qui permettra de ne pas revaloriser les pensions), mais pas pour offrir un revenu équivalent à un emploi à temps plein temps à un chef de famille. Sans compter que ce nouveau statut risque fort de créer une nouvelle concurrence à des artisans et entreprises unipersonnelles : ils ne pourront pas s'aligner sur les prix pratiqués par des auto-entrepreneurs qui utiliseront ce statut en complément d'un salaire ou d'une retraite. De quoi grossir les rangs des petites entreprises en liquidation.

A lire sur Rue89
Le statut d'auto-entrepreneur peut-il booster l'économie
Les 100 000 entrepreneurs de Novelli existent deja

Ailleurs sur le Web
Les chiffres de l'Insee sur les créations d'entreprises

Photo : kit de l'auto-entrepreneur (Priceminister/FLickr).

19 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de jeffouletofou

De jeffouletofou

cddiste | 16H15 | 30/01/2009 | Permalien

il n'y a qu'a voir le reportage de capitale la semaine derniere pour se rendre compte que si tout les chomeurs sont comme ceux presentes, forcement on va pas allez loin.

des gens qui se lancent et qui ne savent pas calculer un prix de revient, y a de quoi se faire du soucis quand meme.

au moins une fois la boite coule pour faute de mauvais projet ou d'incompetence, personne n'aura à les remunerer
le pole emploi qui va etre content.

Portrait de terminator

De terminator

observateur de la vie quotidienne | 16H51 | 30/01/2009 | Permalien

apres ces mirobolantes annonces de 328ooo creations d'entreprise
et pour ajouter a larticle qui precede il suffira de faire un film realise par un metteur en scene italien des annees soixante pour lequel le titre est depose :
« ma femme de menage est un entrepreneur »

Portrait de sitoihien

De sitoihien

16H53 | 30/01/2009 | Permalien

SarKozy voulait 5% de taux de chômage en 20012 comme aux États-unis et en Angleterre avant la crise, ce qui corresponde au plein emploi pour le capitalisme, le libéralisme. Sans la crise il y serait arrivé et aurait été réélu facilement, pour cela il met de plus en plus de pression et de contrôle sur les chômeur-se-s qui ont le choix entre créer leur emploi (auto-entrepreneur) ou ne pas s'inscrire a l'ANPE et rejoindre les sans emploi. Ils sont de plus en plus nombreux comme aux Etats-unis, comme le montre l'article d'Agoravox.

http://www.agoravox.fr/article.php3 ? id_article=50588#commentaire1978656

Portrait de yoye-2000

De yoye-2000

se leve tard et travaille mou | 16H55 | 30/01/2009 | Permalien

Bon article clair, précis, qui pose bien les choses (il n'y a pas souvent des compliments dans les commentaires, il faut en profiter). J » ai entendu l'autre jour à la radio « enfin une bonne nouvelle, le nombre de créations d'entp a augmenté », et en entendant ça, j'ai un peu tiqué… surtout maintenant… quelle espérance de vie pour les entreprises crées maintenant pour pallier simplement au manque d'offre d'emploi et qui de fait ne réponde à aucune logique économique réelle ?
pas bcp, à la louche
Bref, Plutôt le signe qui les choses vont mal, ce chiffre même s'il est en hausse modérée : la création d'entreprise est souvent une forme de dernier recours…
.

Par contre je suis sceptique sur la conclusion. Je ne vois pas vraiment pourquoi ça réduirait le travail au noir. Par contre je vois bien comment ces nouveaux statuts super précaires peuvent rogner sur le salariat classique

Portrait de parousnik

De parousnik

17H10 | 30/01/2009 | Permalien

Déjà créateur… ? D'entreprises ou d'illusions…
Marché de l'emploi ou marché d'esclaves ? Car Article 23 para 3
Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

Quel est le % réel d'employeurs qui respectent ce droit… ?

Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

17H13 | 30/01/2009 | Permalien

Je reviendrai vous lire dans le détail, un mot pourtant pour vous dire que l'auto-entrepreneur n'est pas un nouveau concurrent, il s'agit simplement d'un nouveau collègue. Il vaut mieux voir la chose de façon optimiste. Chacun a droit à devenir patron demain.

Ce qui me dérange dans cette loi sur l'auto-entrepreneuriat, c'est qu'elle sot inscrite transversalement dans le statut du demandeur d'emploi qui lui fait en quelque sorte obligation à création d'entreprise s'il le peut (et qui le décidera ? ) et dans la mesure où le Pôle emploi se révèle incapable de le reclasser.

Par ailleurs, 2è point, le statut est ouvert aux fonctionnaires qui, peu le savent ou l'avouent travaillent pour une grande part d'entre eux au black en effet. Or là est la concurrence. Car les fonctionnaires ont un salaire qui tombe quoiqu'il en soit et des avantages assez intéressants, notamment des crédits et l'accès au logement facilités, ce que n'a pas l'auto-entrepreneur libéral ou le salarié du privé. Il me semble que la triche et le pantouflage soient ici institutionnalisés.

Portrait de parousnik

De parousnik

17H38 | 30/01/2009 | Permalien

creer pourquoi faire ?

Selon ses calculs, un trader sur les marchés d'actions recevra en moyenne entre 301 200 et 376 500 euros de prime cette année, contre 753 000 euros l'an dernier, soit 78 à 97 fois le Smic. Hors bonus, la rémunération brute annuelle fixe d'un trader junior s'établit, en moyenne, à 74 500 euros et à 126 500 euros pour un sénior.

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/01/30/les-banques…

Portrait de Charicle

De Charicle

Fonctionnaire | 18H13 | 30/01/2009 | Permalien

Pourquoi ne dit-on jamais que les chiffres des chômeurs créateurs ne sont pas crédibles ? Les dispositifs d'aides sont plus favorables pour les personnes en recherche d'emploi. Le porteur de projet a donc intérêt à être au chômage au moment du lancement de son entreprise…

Portrait de Humain

à Charicle Portrait de Charicle De Humain

20H38 | 30/01/2009 | Permalien

Rensegniez-vous ! !

Si vous etes au chomâge et que vous créez une entreprise vous ne toucherez pas de chômage si par hasard votre boite ferme ! !

Vous avez tout interet à ne pas créer d'entreprise …

C'est clair ! !

(Regardez le documents permettant de touche le chômage….)

Je ne vois pas, moi, pourquoi quelque qui pcrée une entreprise ne pourrait pas toucher le chômage…
Puisqu'il cotise.

Céer une entreprise ? Vous riez ….

Pour le pôle-emploi vous n'avez que le droit de réussir…
Il sont prêts au ASSEDIC à vous faire signenr le fait que vous vous mettez à votre compte (C'est eux les gagnants)

Ou Alors créez la boite, au nom de votre grand mère (Maternelle car elle n'a pas le même nom) sinon vous etes coincé…
Et surtout ne demandez rien aux banques….

Mais il ne s'agit pas de miser sur deux tableaux, il s'agit de bosser.
Et croyez moi, en vous mettant à votre vous allez bosser, et ce ne sont pas l'URSSF ou les banques qui vont vous y aider.

Et comme en France on considère que créer une entreprise est synomyme de devenir aussi riche que le patron d'Elf Aquitaine ou de Socié« té Générale….
On est pas sorti !

Mais si par hasard votre boite fai partie de celles qui fonctionnent… Alors attention les jaloux ! !

C'est comme cela.

Portrait de actimem

à Humain Portrait de Humain De actimem

15H31 | 01/02/2009 | Permalien

si votre société « se casse la gueule » dans les trois ans, vous avez le droit au reliquat de vos droits lors de la création

Portrait de azerty69

De azerty69

ExecutieveBranleur | 18H25 | 30/01/2009 | Permalien

Bizarrement, il arrive qu'on retrouve cet entrepreneur solitaire au service de son ancienne entreprise avec un statut précaire

Oui, mais.

Ca c'est le mauvais côté de la pièce.

Il existe aussi beaucoup de :
- Ancien formateur salarié qui passent en indépendant/freelance. IL s'agit pour l'entreprise de dépenser son budget obligatoire de formation sans le gaspiller en formation inutile (pour l'entreprise, pas pour le salarié… c'est un autre débat). Pour l'ex salarié, payer moins de charge et d'impôts. Le statut est précaire, mais le revenu double.
- Une énorme proportion de cadre salariés passent consultants indépendants, mais toujours en travaillant pour la même entreprise, dans le même bureau… C'est une demande de l'ex salarié souvent. L'entreprise est contrainte d'accepter pour ne pas perdre ces bons éléments. Il faut savoir qu'un salaire est très encadré, et un bon cadre gagne pas beaucoup plus qu'un cadre moyen. Alors qu'en passant freelance, la facturation a beaucoup moins de limite. Là aussi le contrat devient précaire mais la rémunération en vaut le coup. Sans compter l'avantage fiscal.
Ce phénomène est extrêmement répandu. Cela devient problématique pour les caisses solidaires (chômage, sécu…). Tous les gros salaires sortent du salariat et cotisent beaucoup moins (et pas du tout pour le chomdu).

Portrait de affreuxjojo

De affreuxjojo

18H31 | 30/01/2009 | Permalien

Excellent article qui décortique cette nouvelle arnaque. La démarche est bel est bien d'écarter des chômeurs des listes. L'idée, pas mauvaise sur le fond, de faciliter la création d'entreprise tombe au plus mauvais moment en créant en fait une nouvelle forme de précarité. Ces mesures auraient un sens dans une période de croissance économique permettant concrètement de créer des micro-entreprises viables. A l'heure ou des entrepreneurs pourtant bien installés et expérimentés mettent la clef sous la porte par paquet de mille, cette mesure est illusoire et même dangereuse pour des novices. Combien vont engloutir leur temps leur énergie, leur économies dans des projets non viables ? Mais peut-être est-ce, au fond, le projet du gouvernement. Faire passer des salariés et des chômeurs vers l'entreprise et se retrouver dans quelques mois ou quelque années avec une armée de petits artisans et entrepreneurs déçus et aigris avançant des revendications poujadistes (contre le coût des charges sociales par exemple).

Portrait de I.P

De I.P

Flat4 | 20H36 | 30/01/2009 | Permalien

Il y a quelque chose qui me dérange depuis quelques temps avec ces histoires de création d'entreprise.
Si un chômeur créé sa boite il cesse d'être une charge pour la société et, très vite, contribue plein pot à faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'état, alors qu'il a de fortes chances de ne pas se payer, ou très peu, pendant longtemps. S'il se plante il n'a droit à strictement rien à part ses yeux pour pleurer et sans doute des dettes à rembourser. S'il réussit, et c'est tout le mal que je lui souhaite, tant mieux pour lui.
Si le même chômeur décide de prendre n'importe quel emploi non qualifié, par exemple manutentionnaire pour ranger les rayons du Carrouf du coin à 4h du mat, il aura tout de suite un salaire -pourri d'accord mais un salaire quand même-, malgré des horaires désocialisants -mais en montant sa boite ça sera pareil-.Il aura droit aux ASSEDICs s'il perd son emploi, les congés payés, etc. Par contre aucune possibilité de s'en sortir, c'est la précarité à vie.

J'ai beau tourner ça dans tous les sens je ne vois pas en quoi créer sa boîte, en contractant des emprunts en banque, n'est pas une grosse arnaque faite uniquement pour soulager les comptes de l'état et donner l'illusion de pouvoir s'en sortir à ceux qui n'ont aucune chance d'évoluer dans des postes non qualifiés.

Portrait de France Fabay

De France Fabay

créatrice d'entreprise | 20H40 | 30/01/2009 | Permalien

Très nécessaire article. J'ai aussi toujours cette impression d'hypocrisie quand on vante la montée des créations d'entreprises ou d'auto-entreprises.
Pour beaucoup, c'est l'ultime dureté du libéralisme. Les enterpreneurs se retrouvent seuls, dans la jungle du marché, en concurrence illimitée les uns contre les autres. Alors que l'entreprise au sens de société, de gens qui se regroupent pour produire, ce devrait être au contraire une manière d'organiser le collectif, de produire solidairement en quelque sorte… Comment pourra-on faire de grandes choses ensemble quand tous les gens n'auront plus que leur petite compétence personnelle à vendre en débinant celle de leur voisin pour augmenter leurs chances ?

Portrait de Humain

De Humain

20H50 | 30/01/2009 | Permalien

Renseignez-vous ! !

Si vous etes au chomâge et que vous créez une entreprise vous ne toucherez pas de chômage si par hasard votre boite ferme ! !

Vous avez donc tout interet à ne pas créer d'entreprise …

C'est clair ! !

(Regardez le documents permettant de touche le chômage…. Regardez bien « toutes » les petites croix à cocher)

Je ne vois pas, moi, pourquoi quelque qui crée une entreprise ne pourrait pas toucher le chômage…
Puisqu'il cotise.

Céer une entreprise ? Vous riez …. ! !

Pour le pôle-emploi vous n'avez que le droit de réussir…
Il sont prêts aux ASSEDIC à vous faire signer le fait que vous vous mettez à votre compte (C'est eux les gagnants, pas vous)

Ou alors créez la boite, au nom de votre grand mère (Maternelle car elle n'a pas le même nom) sinon vous êtes coincé…
Et surtout ne demandez rien aux banques….
Sinon gare aux hypothèques et aux impots : le crédit d'impot c'est dans les bandes dessinées.

Le problème en créant une boite est que les ennuis ne viennent pas des clients mais des banques et de l'administration…
C'est comme cela.

Mais il ne s'agit pas de miser sur deux tableaux, il s'agit de bosser.
Et croyez moi, en vous mettant à votre compte vous allez bosser, et ce ne sont pas l'URSSAF ou les banques qui vont vous pousser à dormir !

Et comme en France on considère que créer une entreprise est synomyme de devenir aussi riche que le patron d'Elf Aquitaine ou de Société Générale….
On est pas sorti !

Mais si par hasard votre boite fait partie de celles qui fonctionnent… Alors attention les jaloux ! !
(Je ne parle pas des quelques uns, marginaux, qui créent des boites pour ensuite les couler et partir avec la caisse. Il y en a, mais ceux-ci ont fait les grandes écoles….Pas vous)

C'est comme cela.

Portrait de envert94

De envert94 56778

Le ras le bol de la grande distribu... | 11H52 | 31/01/2009 | Permalien

Monter sa boite ?
Pas de problème…

Je l'ai fait et ce qui manque, ce n'est pas l'envie, la motivation, les heures passées, les nuits blanches……et les impots/charges) etc…

Ce sont les clients tous simplement…et en périodes de récessions.

Tout à été fait pour les grosses entreprises ; les TPE peuvent crever les une après les autres, l'Etat et les collectivitées locale etc ne feront rien pour vous aider…

Je suis bien placé pour le savoir. Sauf vous prendre le maximum sur le dos de la « bête »…

PS : je remercie Mr Sellière et un certain Jean Sarkozy qui ont tout fait depuis des années pour aider les entreprise du CAC 40 et les gros groupes industriels et laisser mourrir les PME.

Donc NON ne vous laisser pas berner par l'Etat ne créer pas votre entreprise…surtout en ce moment.

http://anti.grande.surfaces.over-blog.com/

Portrait de Sébastien Ruaux

à envert94 Portrait de envert94 De Sébastien Ruaux

Patron de TPE | 05H53 | 01/02/2009 | Permalien

Je confirme pour mon cas TPE de 5 ans coulé en 3 mois par disparition des clients (trésorerie très limité du a l'augmentation des charges et le fonctionnement en flux tendu de nos clients. (Nous on payait nos fournisseurs au cul du camion et nos clients a 60+30 jours) sans soutient bancaire pour escompter (à taux usurier) vous êtes morts.

5 ans de galère, bcp d'impôts payé a l'état de charge, 2 salarié sur le carreaux en plus, 40K de dette au cul à la fermeture, les clients qui ne paye pas l'état qui se ressert une dernière fois (pour la bonne cause).

Et ensuite le droit a rien (pas de sécu (et oui je ne peux plus la payer)) et pas de cmu (tant que la boite n'a pas été officiellement fermé au Tribunal de commerce (kbis)), revenue de zéro après 5 ans de salaire très bas (moins que le smic) et ces 10 derniers mois pas de salaire mais obligation de payer mes charges perso (rsi/urssaf/assedic hahaha).

Fuyez mesdames et messieurs le statut d'auto-entrepreneur n'est la que pour transférer des gens au chômage et les sortir de manière officiel des stats (dans lesquelles il sera très dur de retourner), et en plus cela sert la com de madame Lagarde tout bénef pour notre gouvernement !

Portrait de envert94

à Sébastien Ruaux Portrait de Sébastien Ruaux De envert94 56778

Le ras le bol de la grande distribu... | 06H40 | 01/02/2009 | Permalien

Oui, le droit à rien sauf de payer encore et toujours…
J'espère que pour vous ça va s'arranger…

Je me souviens très bien qu'un certain Nicolas Sarkozy disait lors de la campagne présidentielle de 1988 : Si chaque PME embauche 1 chomeur, le chomage disparait…argurment repris par lui même en 1995 et 2002…

Et c'est tout l'inverse qu« il fait…(et ses prédecessseurs…)

Moi j'ai contacté une association afin de m'aider pour les TPE, il y à 1 an, toujours pas de réponse…

Le Baron Sellière (avec le frère de qui est pas le bon cheval…)à vraiment mis le paquet dans ses poches, pour ses proches et les usines à fric du CAC40…

Moi je me suis lancé en 2001, idem, 2 salariés partis et quand je fais le constat :

Quasiment plus de week end, vacances, de loisirs
Un stress permanent (putain de portable ! )
ennuis de santé (mais si on s'arrêtte pas de sécu donc on continue de bosser)
Une vie familiale qui devient “bancale”
Et quasiment plus de vie sociale…(je ne parle pas de la sécu.)

Donc sauf si vous avez un carnet de commande bien rempli (et sur de leur paiement…) ou gagner au loto, ne vous lancez pas, vous n'avez aucune aide…
Exemple : On vous parle d'exonération de charge pendant 1 an ou 2 ans, c'est FAUX, c'est un report de charge…
Tout est comme cela…
En arriver à ce dire qu'on aurai mieux fait de se casser la jambe que de monter sa boite le jour ou on l'a fait, c'est grave quand même…

Portrait de actimem

De actimem

15H44 | 01/02/2009 | Permalien

Il m'est arrivé de commenter un article sur la création d'entreprise où je montrais que la plupart des créateurs sont des gens qui veulent survivre. Ma contribution a été mal notée. Bonjour le conformisme.

Cet article est pertinent car « ON NE NOUS DIT PAS TOUT ! ». J'ai des amis qui ont créé ou en cours de création. Créer n'est pas une tare en soi. Si vous avez des clients, êtes dans un secteur porteur (il y en a de moins en moins), disposez d'un capital avec des associés, avez un matelas financier au cas où, vous pouvez tenter votre chance d'autant qu'il y a en ce moment des opportunités de reprise à prix cassé.

Sinon attendez le passage du tsunami surtout si vous ne savez pas nager. Car si vous êtes dans la m… tout me monde exprimera certes son empathie mais ça n'aide pas.

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