Echaudée par l'Europe, Merkel ne veut pas du pot commun

Angela Merkel, octobre 2008 (Alex Grimm/Reuters).

Qu'est-il arrivé à l'Allemagne pour que la locomotive de l'Union fasse obstacle à la mise en œuvre d'un plan de sauvetage unitaire du système bancaire européen ? Pourquoi l'un des piliers de l'Union et aussi l'un de ses principaux artisans refuse-t-il aujourd'hui de démontrer qu'une solidarité européenne existe, que des volontés politiques peuvent se rejoindre pour travailler collectivement et, par là, que l'Europe n'est pas -ou ne serait pas- qu'un simple marché ?

Des violons accordés en dernière minute


Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont annoncé mercredi soir qu'ils avaient décidé de coordonner « totalement » les actions de la France et de l'Allemagne face à la crise financière.
Le chef de l'Etat français a rejeté toute idée de divergences avec Angela Merkel, notamment sur le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des quatre pays européens du G8, qui s'est tenu samedi à l'Elysée.

La chancelière allemande a pu être froissée par le projet d'annonce peut-être un peu hâtive de Nicolas Sarkozy en faveur d'une aide européenne de 300 milliards d'euros pour soutenir les banques, avant même d'en avoir discuté avec ses homologues européens. A la veille d'un sommet rassemblant les quatre principales puissances économiques de l'Europe, il grillait la politesse aux trois autres.

Mais la situation exige aussi une grande réactivité (lire l'encadré). Paris fit marche arrière. En fin de compte, ce « G4 » a eu des effets aux antipodes des résultats escomptés : les bourses ont dévissé comme jamais. Car malgré les acrobaties syntaxiques pour tenter de faire apparaître une unité de vue et d'action des gouvernements, tout le monde a bien compris que « l'action concertée » passait par un « chacun pour soi ». Et que l'Allemagne avait été inflexible pour que chaque pays règle ses propres problèmes. Serait-elle fatiguée de l'Europe ?

Les élections dans la balance

La chancelière Angela Merkel est confrontée à des enjeux à la fois nationaux et extérieurs. Son parti, la CDU (Union chrétienne démocrate) est alliée à la CSU (Union chrétienne sociale) dans la coalition de droite qui l'a portée au pouvoir. Mais la CSU a perdu, lors d'élections le 5 octobre, la majorité absolue dans le prestigieux land de Bavière qu'il dirigeait sans partage depuis près d'un demi-siècle.

Pour la chancelière, ce retournement sonne comme un avertissement pour les conservateurs qui essuient revers sur revers à un an des élections générales. Or, en période de crise, on imagine bien qu'Angela Merkel ne veut pas donner l'impression que l'Allemagne, déjà premier contributeur au budget européen, va payer pour les autres pays européens.

Si un « pot commun » devait être mis en place pour sauvegarder le système bancaire européen, l'Allemagne -la plus riche- serait encore la principale puissance sollicitée. Son électorat, pas forcément europhile, pourrait lui en faire payer le prix dans les urnes. D'autant que, à l'intérieur du pays, la quatrième banque Hypo Real Estate en situation de quasi faillite va déjà coûter extrêmement cher à préserver, puisque les 35 milliards d'euros prévus initialement ne seront suffisants : on parle plutôt de 100 milliards !

Des mises en garde ignorées

En outre, voilà au moins dix-huit mois que l'Allemagne réclame, de G7 en G8, des dispositions pour introduire de la régulation dans les flux financiers à l'échelon mondial. En avril 2007, la chancelière avait même réuni les ministres des finances des pays du G7 pour analyser les risques que faisaient courir les pratiques de certaines banques d'affaires et d'opérateurs financiers.

Elle avait, à l'époque, pointé du doigt un « risque systémique », c'est-à-dire un danger pour l'ensemble du système financier mondial. Cette hypothèse avait ensuite été balayée par les banquiers venus plaider leur cause au Fonds monétaire international (FMI) à Washington.

Pourtant, à la même époque, des banques américaines révélaient que certains de leurs fonds étaient gravement touchées et, quelques mois plus tard, elles étaient sur la paille. Les méthodes des « hedge funds », ces fonds d'investissement à vocation spéculative dont les actifs totalisaient dans le monde plus de 1700 milliards de dollars (environ 1200 milliards d'euros), faisaient leurs premières victimes. La banque d'investissement américaine Bear Stearns en faisait partie. Elle n'était pas la seule, mais Angela Merkel prêchait toujours dans le désert. Aujourd'hui, la crainte d'un « risque systémique » ne fait plus rire.

En octobre 2007, toutefois, elle trouve un allié : Nicolas Sarkozy la rejoint pour réclamer plus de transparence dans la finance mondiale, en introduisant un peu de régulation. Mais le G7, à nouveau, refuse d'entendre cette demande. On parle de « code de bonne conduite », en réanimant un vague comité de professionnels créé pour laisser pourrir le dossier. Et puis, un an plus tard, c'est la débandade.

Pour Angela Merkel, les raisons d'en vouloir à ceux qui ont fait la sourde oreille ne manquent pas. Et on lui demande aujourd'hui de mettre au pot commun, pour venir en aide par exemple au système bancaire britannique si débridé, aujourd'hui si malmené dans la tempête et autrefois si inaccessible à une quelconque idée de régulation ?

On doit reconnaître que, après la décision britannique du 8 octobre de nationaliser partiellement ses banques en débloquant 50 milliards de livres et en installant une ligne de crédit quatre fois supérieure, le projet d'un pot commun à 300 milliards d'euros pour l'Europe se serait révélé largement insuffisant !

Quelle facture, dans les nouveaux Etats membres ?

Il y a peut-être d'autres raisons pour que l'Allemagne n'ait pas cautionné un sauvetage de type unitaire. Les nouveaux Etats de l'Union élargie, qui compte aujourd'hui vingt-sept membres, sont en cours de consolidation de leurs économies. A ce titre, certains sont encore fragiles. Tout à la découverte du libéralisme occidental, ils ont parfois pris des risques.

Qui sait à combien va se monter la facture dans ces nouveaux Etats membres ? L'Allemagne les connaît bien ; aux premières loges de l'élargissement européen, entretenant avec eux des relations historiques, elle est souvent leur principal partenaire économique. Faudra t-il également payer pour le maintien de leur système bancaire, alors que les derniers arrivés n'auraient pas contribué beaucoup dans le cadre d'un effort collectif ?

L'Allemagne a préféré faire obstacle au front commun. Chacun pour soi… dans le cadre malgré tout d'une action concertée pour que l'Europe n'apparaissent pas d'ores et déjà reléguée aux oubliettes. Mais lorsque la crise sera terminée, cet épisode pèsera lourd dans la crédibilité de l'Union et sa capacité à mettre en place des politiques communes. A moins d'un sursaut d'ici à la fin de cette crise ; il reste un peu de temps !

Photo : Angela Merkel, octobre 2008 (Alex Grimm/Reuters).

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De lioe

berlin | 10H35 | 09/10/2008 | Permalien

Bonjour

La chronologie des evenemnets est totalement juste, et le theme de la crise financiere mondiale a ete une inquietude tres tot en Allemagne.

L allemgange est un pays profondemment Europeen, nul n en doute, et face au nombre de fois ou Merkel a tire le signal d alarme devant les derives financieres, il serait pour le moins accepte de payer sans broncher (election oblige). Mais je crois egalement que l abscence de garantie sur les modifications et la reglementation d un systeme totalement fou ne rassure pas plus les Allemands(qui comme vous le precisez justement ont le sentiment de payer sans contrepartie, si ce n est les delocalisations.

Je ne pense pas que l on puisse dire que l Allemagne a choisie le chacun pour soi, mais donne plutot un signe encourageant et clairvoyant sur le fait que rien ne changera si on se jette tete baisser dans ce front commun(qui ne serait pas un rempart certain face a cette crise)

Portrait de Mon-Al

à lioe Portrait de lioe De Mon-Al

roturière :-) | 10H50 | 09/10/2008 | Permalien

Cher Lioe

Une fois de plus votre analyse est celle que je partage absolument. Les Allemands ont le sentiment (et c'est la réalité) de payer pour tout plus que les autres Européens, sans en obtenir un quelconque retour.

Güten Tag

Portrait de lioe

à Mon-Al Portrait de Mon-Al De lioe

berlin | 12H22 | 09/10/2008 | Permalien

Hi mon al

Je crois savoir egalement que N.S a essaye au debut d appeler MERKEL par son prenom, et que celle-c etait obstinee a le nomer Herr SARKOSY.
Il a pas insiste longtemps !

Bis später, schönen tag

Portrait de Mon-Al

à lioe Portrait de lioe De Mon-Al

roturière :-) | 17H11 | 09/10/2008 | Permalien

Abend Lioe

C'est la vérité… et la façon qu'il avait de la tripoter, de la tutoyer, a fait scandale … j'avais lu dans un journal, quand j'étais à Rostock en janvier qu'elle était furieuse contre lui …

Mais çà n'empêche pas Sarko de continuer à la citer et l'encenser constamment en public ….

Freundlich

Portrait de pablico

à lioe Portrait de lioe De pablico

14H51 | 09/10/2008 | Permalien

dans l'armé de bourbaki qu'est l'Europe, sans chef politique, ni de chef économique, comment voulez vous faire confiance et avancer avec sérénité ?
l'Islande en faillite totale (pas européenne)
l'Irlande tire le diable par la queue après avoir rejeté le traité européen.
Il est à noter qu'on ne parle pas dans la presse française de la situation économique des 26 autres états.
le silence absolu, un peu l'Allemagne, l'Angleterre, la Belgique au hasard de banques..

pourquoi ce silence ?
par nombrilisme franco-français ?
pour cacher quoi ?

QUID des autres car on est censé faire parti du même peuple Européen ?
Allemagne
Lettonie
Autriche
Lituanie
Belgique
Luxembourg
Bulgarie
Malte
Chypre
Pays-Bas
Danemark
Pologne
Espagne
Portugal
Estonie
République tchèque
Finlande
Roumanie
France
Royaume-Uni
Grèce
Slovaquie
Hongrie
Slovénie
Irlande
Suède
Italie

quand on fait partie d'une équipe, il est bon et sain de savoir comment vont nos coéquipiers.

vous parlez d'une Europe….c'est décourageant…

tout petit on nous avez appris que l'union faisait la force, mais on a pas du apprendre tous les mêmes leçons, ni pratiquer les sports d'équipe.

ps / quid du petit paradis financier de monaco ?

Portrait de Moundy

à pablico Portrait de pablico De Moundy

15H28 | 09/10/2008 | Permalien

Pablico,
La France ne parle que de ce qui concerne la France. Vous êtes sans doute un des pays européen le plus ignorant sur la situation ou le mode de vie de vos voisins. La France a toujours tendance à regarder son nombril et ce dans tout les domaines.
Je suis parfois effaré des réflexions concernant la Belgique. On est pourtant pas très loin, les wallons partagent la même culture et la même langue. Et pourtant, vous semblez complètement ignorer ce qui s'y passe ?
L'autre problème des français est de croire que la France peut influer sur le monde entier. C'était peut être vrai il y a 2 siècles mais il est temps de vous réveiller.

Portrait de DiadoreCronos

à Moundy Portrait de Moundy De DiadoreCronos

Cadre | 14H02 | 10/10/2008 | Permalien

Vous savez comment on appelle un jugement aussi négatif porté sur un peuple de 64 millions de personnes, sur des bases plus que vides ?

On appelle ça un jugement raciste. A peu près du même niveau que les blagues belges, l'humour en moins.

Pour ce qui concerne l'Europe et la crise financière, on voit qu'il est difficile d'organiser une réponse rapide entre 27 états, impossible même. Question : pourquoi 27 ? Les trois quarts des européens (hors Russie) vivent dans sept états : Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Ukraine, Espagne, Pologne. Bien que je ne voterai jamais pour lui, Sarkozy a eu raison de ne convier que quatre états à son sommet de crise, malgré les foudres de l'Espagne. Les élargissements successifs ont au moins un but, ou du moins un effet : rendre impossible la coopération entre états, donner de l'eau au moulin des ennemis des nations et des partisans d'un état supranational.

Portrait de robindesfoix

à pablico Portrait de pablico De robindesfoix

cherche une issue | 01H08 | 10/10/2008 | Permalien

he oui comme disait Alexandre Dumas,un pour tous….et chacun pour soi ! !

Portrait de Pépé61

à lioe Portrait de lioe De Pépé61

Enterré vivant | 07H38 | 10/10/2008 | Permalien

100% d'accord. L'Allemagne sort des difficultés de la réunification pour entrer dans la crise financière. Elle peut aider, mais il serait malsain d'espérer qu'elle doive subir les conséquences du lausser-aller des financiers et politiciens incompétents de ses partenaires.

Portrait de marie 75

De marie 75

10H41 | 09/10/2008 | Permalien

merkel ne fait pas confiance au bonzaï.
c'est le nom donné à sarko en allemagne.

Portrait de Mon-Al

à marie 75 Portrait de marie 75 De Mon-Al

roturière :-) | 10H48 | 09/10/2008 | Permalien

Non, ses surnome lee plus utilisée sont : Herr Kraftmaier (Fanfaron) ou Herr Bla-Bla …

Et elle n'a jamais fait confiance à sarko … il est son allié simplement mais elle ne le supporte pas ! ! ! !

Portrait de Thorgal46

à Mon-Al Portrait de Mon-Al De Thorgal46

Informaticien dans le Lot | 10H59 | 09/10/2008 | Permalien

Bonjour Mon-Al,

un personnage comme N. Sarkozy est il capable d'avoir et de garder UN seul véritable ami ?

Je ne parle évidemment pas de ceux qu'il prétend être ses amis mais qui ne le cotoient que par intéret…

PS Hier soir, Nebuleuse m'a semblé bien sombre…

Portrait de Mon-Al

à Thorgal46 Portrait de Thorgal46 De Mon-Al

roturière :-) | 17H17 | 09/10/2008 | Permalien

Bonsoir Thorgal

Quand dans ma lointaine jeunesse, j'ai pris quelques cours de politique, notre prof avait commencé son enseignement en nous indiquant qu'en « politique, il n'y a pas d'ami, seulement des alliés » …(cf les amis de 30 ans ! )

Donc, au sommet, il n'en a évidemment pas. Il a des alliés, des sous-fifres, des lêche-culs et des concurrents qui attendent dans l'ombre qu'il se casse la gueule .. et il se la cassera : plus on monte haut et plus dure est la chute. Surtout quand on ne sait pas vraiment où on va et que l'on navigue à vue …

Nb : je sais pour Nébuleuse, elle ne va pas très bien.

Portrait de lioe

à Mon-Al Portrait de Mon-Al De lioe

berlin | 18H51 | 09/10/2008 | Permalien

Abend lieber mon-al

Effectivement, il y en a même un qui se cache dans les buissons, et je crois qu il ne va pas tarder a lancer des peaux de bananes. JF COPE

A la radio (RFI), il racontait(lui aussi) qu il pensait en se rasant ! Et qu il arrêterait de penser en 2017 ! A mon avis si NS continue il pensera plus vite que prévu !

Bis später

Portrait de Mon-Al

à lioe Portrait de lioe De Mon-Al

roturière :-) | 18H58 | 09/10/2008 | Permalien

Bien vu Lioe, et pourtant de très loin ! ! ! ! !

Mais il y en a d'autres … beaucoup de choses se trâment en ce moment et le temps en politique ne compte pas ….

Wait and see

Danke für ihre « lieber » …

Tschüss

Portrait de kk

à Mon-Al Portrait de Mon-Al De kk

star malgré elle | 18H01 | 09/10/2008 | Permalien

Mais quand on leur dit qu'ici, on dit « le mari de la chanteuse », ça les fait beaucoup rire dans le Meck-Pom
Guten Abend Mon-Al

Portrait de Mon-Al

à kk Portrait de kk De Mon-Al

roturière :-) | 19H00 | 09/10/2008 | Permalien

.
M'étonne pas, ils ont beaucoup d'humour dans le Meck-Pom, dame, au temps heureux de la DDR, ils n'avaient que l'humour pour supporter le reste…

Freundlich kk

Portrait de norman

à marie 75 Portrait de marie 75 De norman

15H24 | 09/10/2008 | Permalien

J'aime bien cette appellation, le bonzaï. Nous on dit le nain, c'est moins poétique.

Portrait de Daylight

De Daylight

10H58 | 09/10/2008 | Permalien

Très bon article, qui relate bien, ce que je vois moi même dans ce pays, que je connais bien.

Mme Merkel est physicienne de métier, donc d´une logique absolue … ce matin je lisais les chiffres parus là bas, ils attendent une croissance molle pour l´année prochaine, le gouvernement table de lui-même, contrairement aux instituts, sur une croissance 0 (faudrait faire cela chez nous aussi, au lieu de raconter de bêtises), ils comptent sur une réduction de la baisse du chômage, c a d … seulement 10 000 chômeurs de moins par mois, au lieu des 400 000 en moins en 2008 (chez nous on avait 40 000 en plus le mois dernier). Et le crédit aux entreprises ne fléchi pas, chez nous, l´état a du intervenir.

Alors devant tous ces chiffres, il est évident, que l´Allemagne refuse de se considérer comme bourse pour l´Europe faible, ils ont bien raison.

Elle a du encaisser pas mal chez elle, parce qu´elle était têtue et a tenu à son plan d´assainissement … aujourd´hui on commence à comprendre, elle ne va pas compromettre tout son travail, pour venir en aide aux pays, qui n´ont pas fait le leur.

Portrait de Lewlill

à Daylight Portrait de Daylight De Lewlill

végéteuse | 11H15 | 09/10/2008 | Permalien

« Alors devant tous ces chiffres, il est évident, que l´Allemagne refuse de se considérer comme bourse pour l´Europe faible, ils ont bien raison »

Ce que vous nous dites donc c'est qu'il est normal que les plus « riches » n'aident et ne soutiennent pas les plus « pauvres »… Et bien en avant pour chacun sa merde !

Pourquoi, ça me rappelle quelque chose…

Portrait de lioe

à Lewlill Portrait de Lewlill De lioe

berlin | 12H19 | 09/10/2008 | Permalien

Bonjour lewlill

Vous avez raison, mais dans le cas present comment peut on expliquer aux Allemand qu il faut absolument sauve un systeme qui ne leur profitait pas. Comment leur explique que leur argent servira a se remettre sous la tutele ces fonds de pensions qui ont fait tant de degats avec leur Arme de destruction massive-le restructuration- ?
Alors qu on leur demande de travailler plus dans les entreprises, plus longtemps pour leur retraites, que des avantages sociaux sont constement remis en cause, qu on leur a demande de perdre de leur pouvoir d achat.
Non cette solidarite la, qui sert une autre planete ils n en veulent pas !

Portrait de Daylight

à Lewlill Portrait de Lewlill De Daylight

13H07 | 09/10/2008 | Permalien

Ecoutez Lewlill … l´Allemagne a déjà fait un effort énorme en intégrant l´Allemagne de l´Est, en faillite alors … les citoyens ont souffert, ils ont redresser leur barre - et n´ont pas fini, vu le petit taux de natalité là bas dans les années à venir, l´Allemagne se verra confronté à un problème majeur de retraite. Ils faut qu´ils gardent leur reserves pour autres choses que d´aider des pays qui sont loin d´avoir fourni le même effort qu´eux.

En outre, comme c´est marqué dans l´article il n´y a que Mme Merkel qui a tiré en vain la sonnette d´alarme depuis fort longtemps.

Bien sur, que les forts doivent aider les faibles … mais dans le cas présent, je pense moi, que c´est d´abord aux banques eux-même, qui sont organisés, il me semble, comme des sociétés secrètes de sortir leurs réserves et de faire leur boulot.

L´idée m´est insupportable que les banques, qui ont fait joujou avec notre argent, comme ci cela sortait du Monopoly ne doivent pas résoudre eux d´abord leurs problèmes et qu´on fait appel aux états d´abord … donc à nous, ou aux citoyens lambda des autres pays pour réparer des pots cassés !

Portrait de numahel

à Lewlill Portrait de Lewlill De numahel

20H19 | 09/10/2008 | Permalien

ça n'a pas grand chose à voir avec la répartition des richesses : la question est de savoir si oui ou non on renfloue des banques et autres organismes qui n'ont pas respecté les règles minimales pour éviter le marasme financier dans lequel ils sont et dont on va tous subir les conséquences.
Mais nous citoyen lambda, ça n'améliorera pas plus notre situation si les banques sont renflouée : c'est juste le système ultra-capitaliste que l'on tente de sauver à coup de milliard dont on ne verra pas la couleur.

Portrait de tooms4444

à numahel Portrait de numahel De tooms4444

p'tit con | 08H17 | 10/10/2008 | Permalien

très bonne remarque ; il faut relativiser le concept de « faiblesse » ici. Les mots ont un sens.

Les beaux discours de NS masquent mal une volonté (logique, après tout, qui peut s'en étonner) de glisser la poussière sous le tapis pour mieux remettre le couvert.

Portrait de Pierrot287

De Pierrot287

12H17 | 09/10/2008 | Permalien

Bien évidemment qu'elle ne veut pas du pot commun ! Les raisons en sont simples. L'Allemagne possède une économie avec tous les indicateurs au vert, même si la crise financière tend à infléchir chômage et autres points. Sa balance commerciale est fortement excédentaire, et ses budgets équilibrés.
A l'inverse, la France par sa politique économique catastrophique à brûlé toutes ses cartouches. Une dette qui explose à 66% du PIB, un chômage qui croit fortement, un budget encore en grand déficit, une balance commerciale extrêmement déficitaire, une inflation qui grimpe fortement. Plus aucune réserve, les mesures irréfléchies comme le paquet fiscal ayant mis la nation sur la paille !
Ainsi, pas étonnant que l'Allemagne n'aie pas envie de faire un pot commun pour payer pour la France inconséquente !
Quand la bise fut venue, la cigale appella la fourmi à son aide ! Eh bien la fourmi répondit : allez vous faire voir !
Ayant tout gaspillé, Sarkozy tente désespérément de trouver de l'argent chez les copains, qui ne sont pas des billes !

Portrait de tooms4444

à Pierrot287 Portrait de Pierrot287 De tooms4444

p'tit con | 08H21 | 10/10/2008 | Permalien

Quand on parle de chiffres, il faut savoir compter :

« Selon les critères fixés par l'Union européenne et le pacte de stabilité, la dette des Etats ne doit pas dépasser 60% du PIB. La France n'est pas la seule dans cette situation. La dette de l'Allemagne a atteint 67,5% de son PIB. Le pays le plus endetté de l'Union européenne est l'Italie (108% de son PIB). A l'inverse, l'Estonie a des finances très saines, la dette ne représentant que 4,8% du PIB. »

http://www.euractiv.fr/euro-finance/article/methode-calcul-europeenne-gr…

LEs pbs ne viennet pas forcément et uniquement d'un endettement. L'endettement, pour aller dans le sens de l'intérêt général aussi.

Portrait de Pierrot287

à tooms4444 Portrait de tooms4444 De Pierrot287

09H11 | 10/10/2008 | Permalien

Certes, mais l'économie Allemande est capable de supporter beaucoup de choses car globalement saine. La coallition Merkel travaille depuis 2 ans à assénir son économie et se préparer à une crise financière qui était largement pressentie. Ce qui n'est sûrement pas le cas de la France. Au contraire, comme le dit si bien le gouvernement, les caisses sont vides ! Et tout devient critique, et notre endettement est un risque majeur quand il se double de déficits budgétaires abbyssaux chroniques. Quant à l'Italie….

Portrait de Docteur Panel

De Docteur Panel

Sondologue | 11H12 | 09/10/2008 | Permalien

C'est intéressant : L'europe libérale du marché commun est la seule qui existe aujourd'hui, et elle ne fonctionne pas en cas de coup dur.
Ainsi cette Européenne convaincue donne a postériori raison à ceux des NONistes (il est vrai pas toujours faciles à distinguer des nonistes souverainistes ou des nonistes opportunistes) qui disaient vouloir d'une Europe politique et sociale, mais pas de cette Europe libérale-là…

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 11H26 | 09/10/2008 | Permalien

Les rapports Franco-Allemands ont été la priorité de tous les predecesseurs de l » Achille Talonette . Il me semble que meme Chirac , il y a quelques années , avait mentionné la FrançAllemagne …

Sarko , il s'est dés le depart deguisé en cow-boy d » operette et a decreté que l » urgence des urgences etait le rapprochement avec les USA ..

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 11H27 | 09/10/2008 | Permalien

Si j'écrivais tout ce que pensais des dirigeants d'Europe occidentale, je ferais tilter tous les filtres de contrôle parental…
Je la comprends la mère Merkel, elle doit avoir vraiment les boules de se fader une telle bande de…

Et si l'Espagne ou la France doivent se retrouver en banqueroute, c'est pas bien grave, ils l'ont bien cherché. Mais ce qui me fait de la peine, c'est cette palanquée de petits pays d'Europe de l'Est qui commencent juste à voir germer leur économie et qui vont se faire laminer par un bordel dans lequel ils viennent juste de mettre les pieds.

Je vais finir par militer avec les fascos pour que la France ne fasse plus partie de l'UE. Et dès que c'est fait, je change de nationalité.

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