Echaudée par l'Europe, Merkel ne veut pas du pot commun

Qu'est-il arrivé à l'Allemagne pour que la locomotive de l'Union fasse obstacle à la mise en œuvre d'un plan de sauvetage unitaire du système bancaire européen ? Pourquoi l'un des piliers de l'Union et aussi l'un de ses principaux artisans refuse-t-il aujourd'hui de démontrer qu'une solidarité européenne existe, que des volontés politiques peuvent se rejoindre pour travailler collectivement et, par là, que l'Europe n'est pas -ou ne serait pas- qu'un simple marché ?
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La chancelière allemande a pu être froissée par le projet d'annonce peut-être un peu hâtive de Nicolas Sarkozy en faveur d'une aide européenne de 300 milliards d'euros pour soutenir les banques, avant même d'en avoir discuté avec ses homologues européens. A la veille d'un sommet rassemblant les quatre principales puissances économiques de l'Europe, il grillait la politesse aux trois autres.
Mais la situation exige aussi une grande réactivité (lire l'encadré). Paris fit marche arrière. En fin de compte, ce « G4 » a eu des effets aux antipodes des résultats escomptés : les bourses ont dévissé comme jamais. Car malgré les acrobaties syntaxiques pour tenter de faire apparaître une unité de vue et d'action des gouvernements, tout le monde a bien compris que « l'action concertée » passait par un « chacun pour soi ». Et que l'Allemagne avait été inflexible pour que chaque pays règle ses propres problèmes. Serait-elle fatiguée de l'Europe ?
Les élections dans la balance
La chancelière Angela Merkel est confrontée à des enjeux à la fois nationaux et extérieurs. Son parti, la CDU (Union chrétienne démocrate) est alliée à la CSU (Union chrétienne sociale) dans la coalition de droite qui l'a portée au pouvoir. Mais la CSU a perdu, lors d'élections le 5 octobre, la majorité absolue dans le prestigieux land de Bavière qu'il dirigeait sans partage depuis près d'un demi-siècle.
Pour la chancelière, ce retournement sonne comme un avertissement pour les conservateurs qui essuient revers sur revers à un an des élections générales. Or, en période de crise, on imagine bien qu'Angela Merkel ne veut pas donner l'impression que l'Allemagne, déjà premier contributeur au budget européen, va payer pour les autres pays européens.
Si un « pot commun » devait être mis en place pour sauvegarder le système bancaire européen, l'Allemagne -la plus riche- serait encore la principale puissance sollicitée. Son électorat, pas forcément europhile, pourrait lui en faire payer le prix dans les urnes. D'autant que, à l'intérieur du pays, la quatrième banque Hypo Real Estate en situation de quasi faillite va déjà coûter extrêmement cher à préserver, puisque les 35 milliards d'euros prévus initialement ne seront suffisants : on parle plutôt de 100 milliards !
Des mises en garde ignorées
En outre, voilà au moins dix-huit mois que l'Allemagne réclame, de G7 en G8, des dispositions pour introduire de la régulation dans les flux financiers à l'échelon mondial. En avril 2007, la chancelière avait même réuni les ministres des finances des pays du G7 pour analyser les risques que faisaient courir les pratiques de certaines banques d'affaires et d'opérateurs financiers.
Elle avait, à l'époque, pointé du doigt un « risque systémique », c'est-à-dire un danger pour l'ensemble du système financier mondial. Cette hypothèse avait ensuite été balayée par les banquiers venus plaider leur cause au Fonds monétaire international (FMI) à Washington.
Pourtant, à la même époque, des banques américaines révélaient que certains de leurs fonds étaient gravement touchées et, quelques mois plus tard, elles étaient sur la paille. Les méthodes des « hedge funds », ces fonds d'investissement à vocation spéculative dont les actifs totalisaient dans le monde plus de 1700 milliards de dollars (environ 1200 milliards d'euros), faisaient leurs premières victimes. La banque d'investissement américaine Bear Stearns en faisait partie. Elle n'était pas la seule, mais Angela Merkel prêchait toujours dans le désert. Aujourd'hui, la crainte d'un « risque systémique » ne fait plus rire.
En octobre 2007, toutefois, elle trouve un allié : Nicolas Sarkozy la rejoint pour réclamer plus de transparence dans la finance mondiale, en introduisant un peu de régulation. Mais le G7, à nouveau, refuse d'entendre cette demande. On parle de « code de bonne conduite », en réanimant un vague comité de professionnels créé pour laisser pourrir le dossier. Et puis, un an plus tard, c'est la débandade.
Pour Angela Merkel, les raisons d'en vouloir à ceux qui ont fait la sourde oreille ne manquent pas. Et on lui demande aujourd'hui de mettre au pot commun, pour venir en aide par exemple au système bancaire britannique si débridé, aujourd'hui si malmené dans la tempête et autrefois si inaccessible à une quelconque idée de régulation ?
On doit reconnaître que, après la décision britannique du 8 octobre de nationaliser partiellement ses banques en débloquant 50 milliards de livres et en installant une ligne de crédit quatre fois supérieure, le projet d'un pot commun à 300 milliards d'euros pour l'Europe se serait révélé largement insuffisant !
Quelle facture, dans les nouveaux Etats membres ?
Il y a peut-être d'autres raisons pour que l'Allemagne n'ait pas cautionné un sauvetage de type unitaire. Les nouveaux Etats de l'Union élargie, qui compte aujourd'hui vingt-sept membres, sont en cours de consolidation de leurs économies. A ce titre, certains sont encore fragiles. Tout à la découverte du libéralisme occidental, ils ont parfois pris des risques.
Qui sait à combien va se monter la facture dans ces nouveaux Etats membres ? L'Allemagne les connaît bien ; aux premières loges de l'élargissement européen, entretenant avec eux des relations historiques, elle est souvent leur principal partenaire économique. Faudra t-il également payer pour le maintien de leur système bancaire, alors que les derniers arrivés n'auraient pas contribué beaucoup dans le cadre d'un effort collectif ?
L'Allemagne a préféré faire obstacle au front commun. Chacun pour soi… dans le cadre malgré tout d'une action concertée pour que l'Europe n'apparaissent pas d'ores et déjà reléguée aux oubliettes. Mais lorsque la crise sera terminée, cet épisode pèsera lourd dans la crédibilité de l'Union et sa capacité à mettre en place des politiques communes. A moins d'un sursaut d'ici à la fin de cette crise ; il reste un peu de temps !
Photo : Angela Merkel, octobre 2008 (Alex Grimm/Reuters).
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De lioe
berlin | 10H35 | 09/10/2008 |
Bonjour
La chronologie des evenemnets est totalement juste, et le theme de la crise financiere mondiale a ete une inquietude tres tot en Allemagne.
L allemgange est un pays profondemment Europeen, nul n en doute, et face au nombre de fois ou Merkel a tire le signal d alarme devant les derives financieres, il serait pour le moins accepte de payer sans broncher (election oblige). Mais je crois egalement que l abscence de garantie sur les modifications et la reglementation d un systeme totalement fou ne rassure pas plus les Allemands(qui comme vous le precisez justement ont le sentiment de payer sans contrepartie, si ce n est les delocalisations.
Je ne pense pas que l on puisse dire que l Allemagne a choisie le chacun pour soi, mais donne plutot un signe encourageant et clairvoyant sur le fait que rien ne changera si on se jette tete baisser dans ce front commun(qui ne serait pas un rempart certain face a cette crise)
à lioe
De Mon-Al
roturière :-) | 10H50 | 09/10/2008 |
Cher Lioe
Une fois de plus votre analyse est celle que je partage absolument. Les Allemands ont le sentiment (et c'est la réalité) de payer pour tout plus que les autres Européens, sans en obtenir un quelconque retour.
Güten Tag
à Mon-Al
De lioe
berlin | 12H22 | 09/10/2008 |
Hi mon al
Je crois savoir egalement que N.S a essaye au debut d appeler MERKEL par son prenom, et que celle-c etait obstinee a le nomer Herr SARKOSY.
Il a pas insiste longtemps !
Bis später, schönen tag
à lioe
De Mon-Al
roturière :-) | 17H11 | 09/10/2008 |
Abend Lioe
C'est la vérité… et la façon qu'il avait de la tripoter, de la tutoyer, a fait scandale … j'avais lu dans un journal, quand j'étais à Rostock en janvier qu'elle était furieuse contre lui …
Mais çà n'empêche pas Sarko de continuer à la citer et l'encenser constamment en public ….
Freundlich
à lioe
De pablico
14H51 | 09/10/2008 |
dans l'armé de bourbaki qu'est l'Europe, sans chef politique, ni de chef économique, comment voulez vous faire confiance et avancer avec sérénité ?
l'Islande en faillite totale (pas européenne)
l'Irlande tire le diable par la queue après avoir rejeté le traité européen.
Il est à noter qu'on ne parle pas dans la presse française de la situation économique des 26 autres états.
le silence absolu, un peu l'Allemagne, l'Angleterre, la Belgique au hasard de banques..
pourquoi ce silence ?
par nombrilisme franco-français ?
pour cacher quoi ?
QUID des autres car on est censé faire parti du même peuple Européen ?
Allemagne
Lettonie
Autriche
Lituanie
Belgique
Luxembourg
Bulgarie
Malte
Chypre
Pays-Bas
Danemark
Pologne
Espagne
Portugal
Estonie
République tchèque
Finlande
Roumanie
France
Royaume-Uni
Grèce
Slovaquie
Hongrie
Slovénie
Irlande
Suède
Italie
quand on fait partie d'une équipe, il est bon et sain de savoir comment vont nos coéquipiers.
vous parlez d'une Europe….c'est décourageant…
tout petit on nous avez appris que l'union faisait la force, mais on a pas du apprendre tous les mêmes leçons, ni pratiquer les sports d'équipe.
ps / quid du petit paradis financier de monaco ?
à pablico
De Moundy
15H28 | 09/10/2008 |
Pablico,
La France ne parle que de ce qui concerne la France. Vous êtes sans doute un des pays européen le plus ignorant sur la situation ou le mode de vie de vos voisins. La France a toujours tendance à regarder son nombril et ce dans tout les domaines.
Je suis parfois effaré des réflexions concernant la Belgique. On est pourtant pas très loin, les wallons partagent la même culture et la même langue. Et pourtant, vous semblez complètement ignorer ce qui s'y passe ?
L'autre problème des français est de croire que la France peut influer sur le monde entier. C'était peut être vrai il y a 2 siècles mais il est temps de vous réveiller.
à Moundy
De DiadoreCronos
Cadre | 14H02 | 10/10/2008 |
Vous savez comment on appelle un jugement aussi négatif porté sur un peuple de 64 millions de personnes, sur des bases plus que vides ?
On appelle ça un jugement raciste. A peu près du même niveau que les blagues belges, l'humour en moins.
Pour ce qui concerne l'Europe et la crise financière, on voit qu'il est difficile d'organiser une réponse rapide entre 27 états, impossible même. Question : pourquoi 27 ? Les trois quarts des européens (hors Russie) vivent dans sept états : Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Ukraine, Espagne, Pologne. Bien que je ne voterai jamais pour lui, Sarkozy a eu raison de ne convier que quatre états à son sommet de crise, malgré les foudres de l'Espagne. Les élargissements successifs ont au moins un but, ou du moins un effet : rendre impossible la coopération entre états, donner de l'eau au moulin des ennemis des nations et des partisans d'un état supranational.
à pablico
De robindesfoix
cherche une issue | 01H08 | 10/10/2008 |
he oui comme disait Alexandre Dumas,un pour tous….et chacun pour soi ! !
à lioe
De Pépé61
Enterré vivant | 07H38 | 10/10/2008 |
100% d'accord. L'Allemagne sort des difficultés de la réunification pour entrer dans la crise financière. Elle peut aider, mais il serait malsain d'espérer qu'elle doive subir les conséquences du lausser-aller des financiers et politiciens incompétents de ses partenaires.
De marie 75 3563
10H41 | 09/10/2008 |
merkel ne fait pas confiance au bonzaï.
c'est le nom donné à sarko en allemagne.
à marie 75
De Mon-Al
roturière :-) | 10H48 | 09/10/2008 |
Non, ses surnome lee plus utilisée sont : Herr Kraftmaier (Fanfaron) ou Herr Bla-Bla …
Et elle n'a jamais fait confiance à sarko … il est son allié simplement mais elle ne le supporte pas ! ! ! !
à Mon-Al
De Thorgal46
4302
Informaticien dans le Lot | 10H59 | 09/10/2008 |
Bonjour Mon-Al,
un personnage comme N. Sarkozy est il capable d'avoir et de garder UN seul véritable ami ?
Je ne parle évidemment pas de ceux qu'il prétend être ses amis mais qui ne le cotoient que par intéret…
PS Hier soir, Nebuleuse m'a semblé bien sombre…
à Thorgal46
De Mon-Al
roturière :-) | 17H17 | 09/10/2008 |
Bonsoir Thorgal
Quand dans ma lointaine jeunesse, j'ai pris quelques cours de politique, notre prof avait commencé son enseignement en nous indiquant qu'en « politique, il n'y a pas d'ami, seulement des alliés » …(cf les amis de 30 ans ! )
Donc, au sommet, il n'en a évidemment pas. Il a des alliés, des sous-fifres, des lêche-culs et des concurrents qui attendent dans l'ombre qu'il se casse la gueule .. et il se la cassera : plus on monte haut et plus dure est la chute. Surtout quand on ne sait pas vraiment où on va et que l'on navigue à vue …
Nb : je sais pour Nébuleuse, elle ne va pas très bien.
à Mon-Al
De lioe
berlin | 18H51 | 09/10/2008 |
Abend lieber mon-al
Effectivement, il y en a même un qui se cache dans les buissons, et je crois qu il ne va pas tarder a lancer des peaux de bananes. JF COPE
A la radio (RFI), il racontait(lui aussi) qu il pensait en se rasant ! Et qu il arrêterait de penser en 2017 ! A mon avis si NS continue il pensera plus vite que prévu !
Bis später
à lioe
De Mon-Al
roturière :-) | 18H58 | 09/10/2008 |
Bien vu Lioe, et pourtant de très loin ! ! ! ! !
Mais il y en a d'autres … beaucoup de choses se trâment en ce moment et le temps en politique ne compte pas ….
Wait and see
Danke für ihre « lieber » …
Tschüss
à Mon-Al
De kk
star malgré elle | 18H01 | 09/10/2008 |
Mais quand on leur dit qu'ici, on dit « le mari de la chanteuse », ça les fait beaucoup rire dans le Meck-Pom
Guten Abend Mon-Al
à kk
De Mon-Al
roturière :-) | 19H00 | 09/10/2008 |
.
M'étonne pas, ils ont beaucoup d'humour dans le Meck-Pom, dame, au temps heureux de la DDR, ils n'avaient que l'humour pour supporter le reste…
Freundlich kk
à marie 75
De norman
15H24 | 09/10/2008 |
J'aime bien cette appellation, le bonzaï. Nous on dit le nain, c'est moins poétique.
De Daylight
10H58 | 09/10/2008 |
Très bon article, qui relate bien, ce que je vois moi même dans ce pays, que je connais bien.
Mme Merkel est physicienne de métier, donc d´une logique absolue … ce matin je lisais les chiffres parus là bas, ils attendent une croissance molle pour l´année prochaine, le gouvernement table de lui-même, contrairement aux instituts, sur une croissance 0 (faudrait faire cela chez nous aussi, au lieu de raconter de bêtises), ils comptent sur une réduction de la baisse du chômage, c a d … seulement 10 000 chômeurs de moins par mois, au lieu des 400 000 en moins en 2008 (chez nous on avait 40 000 en plus le mois dernier). Et le crédit aux entreprises ne fléchi pas, chez nous, l´état a du intervenir.
Alors devant tous ces chiffres, il est évident, que l´Allemagne refuse de se considérer comme bourse pour l´Europe faible, ils ont bien raison.
Elle a du encaisser pas mal chez elle, parce qu´elle était têtue et a tenu à son plan d´assainissement … aujourd´hui on commence à comprendre, elle ne va pas compromettre tout son travail, pour venir en aide aux pays, qui n´ont pas fait le leur.
à Daylight
De Lewlill
végéteuse | 11H15 | 09/10/2008 |
« Alors devant tous ces chiffres, il est évident, que l´Allemagne refuse de se considérer comme bourse pour l´Europe faible, ils ont bien raison »
Ce que vous nous dites donc c'est qu'il est normal que les plus « riches » n'aident et ne soutiennent pas les plus « pauvres »… Et bien en avant pour chacun sa merde !
Pourquoi, ça me rappelle quelque chose…
à Lewlill
De lioe
berlin | 12H19 | 09/10/2008 |
Bonjour lewlill
Vous avez raison, mais dans le cas present comment peut on expliquer aux Allemand qu il faut absolument sauve un systeme qui ne leur profitait pas. Comment leur explique que leur argent servira a se remettre sous la tutele ces fonds de pensions qui ont fait tant de degats avec leur Arme de destruction massive-le restructuration- ?
Alors qu on leur demande de travailler plus dans les entreprises, plus longtemps pour leur retraites, que des avantages sociaux sont constement remis en cause, qu on leur a demande de perdre de leur pouvoir d achat.
Non cette solidarite la, qui sert une autre planete ils n en veulent pas !
à Lewlill
De Daylight
13H07 | 09/10/2008 |
Ecoutez Lewlill … l´Allemagne a déjà fait un effort énorme en intégrant l´Allemagne de l´Est, en faillite alors … les citoyens ont souffert, ils ont redresser leur barre - et n´ont pas fini, vu le petit taux de natalité là bas dans les années à venir, l´Allemagne se verra confronté à un problème majeur de retraite. Ils faut qu´ils gardent leur reserves pour autres choses que d´aider des pays qui sont loin d´avoir fourni le même effort qu´eux.
En outre, comme c´est marqué dans l´article il n´y a que Mme Merkel qui a tiré en vain la sonnette d´alarme depuis fort longtemps.
Bien sur, que les forts doivent aider les faibles … mais dans le cas présent, je pense moi, que c´est d´abord aux banques eux-même, qui sont organisés, il me semble, comme des sociétés secrètes de sortir leurs réserves et de faire leur boulot.
L´idée m´est insupportable que les banques, qui ont fait joujou avec notre argent, comme ci cela sortait du Monopoly ne doivent pas résoudre eux d´abord leurs problèmes et qu´on fait appel aux états d´abord … donc à nous, ou aux citoyens lambda des autres pays pour réparer des pots cassés !
à Lewlill
De numahel
20H19 | 09/10/2008 |
ça n'a pas grand chose à voir avec la répartition des richesses : la question est de savoir si oui ou non on renfloue des banques et autres organismes qui n'ont pas respecté les règles minimales pour éviter le marasme financier dans lequel ils sont et dont on va tous subir les conséquences.
Mais nous citoyen lambda, ça n'améliorera pas plus notre situation si les banques sont renflouée : c'est juste le système ultra-capitaliste que l'on tente de sauver à coup de milliard dont on ne verra pas la couleur.
à numahel
De tooms4444
p'tit con | 08H17 | 10/10/2008 |
très bonne remarque ; il faut relativiser le concept de « faiblesse » ici. Les mots ont un sens.
Les beaux discours de NS masquent mal une volonté (logique, après tout, qui peut s'en étonner) de glisser la poussière sous le tapis pour mieux remettre le couvert.
De Pierrot287
12H17 | 09/10/2008 |
Bien évidemment qu'elle ne veut pas du pot commun ! Les raisons en sont simples. L'Allemagne possède une économie avec tous les indicateurs au vert, même si la crise financière tend à infléchir chômage et autres points. Sa balance commerciale est fortement excédentaire, et ses budgets équilibrés.
A l'inverse, la France par sa politique économique catastrophique à brûlé toutes ses cartouches. Une dette qui explose à 66% du PIB, un chômage qui croit fortement, un budget encore en grand déficit, une balance commerciale extrêmement déficitaire, une inflation qui grimpe fortement. Plus aucune réserve, les mesures irréfléchies comme le paquet fiscal ayant mis la nation sur la paille !
Ainsi, pas étonnant que l'Allemagne n'aie pas envie de faire un pot commun pour payer pour la France inconséquente !
Quand la bise fut venue, la cigale appella la fourmi à son aide ! Eh bien la fourmi répondit : allez vous faire voir !
Ayant tout gaspillé, Sarkozy tente désespérément de trouver de l'argent chez les copains, qui ne sont pas des billes !
à Pierrot287
De tooms4444
p'tit con | 08H21 | 10/10/2008 |
Quand on parle de chiffres, il faut savoir compter :
« Selon les critères fixés par l'Union européenne et le pacte de stabilité, la dette des Etats ne doit pas dépasser 60% du PIB. La France n'est pas la seule dans cette situation. La dette de l'Allemagne a atteint 67,5% de son PIB. Le pays le plus endetté de l'Union européenne est l'Italie (108% de son PIB). A l'inverse, l'Estonie a des finances très saines, la dette ne représentant que 4,8% du PIB. »
http://www.euractiv.fr/euro-finance/article/methode-calcul-europeenne-gr…
LEs pbs ne viennet pas forcément et uniquement d'un endettement. L'endettement, pour aller dans le sens de l'intérêt général aussi.
à tooms4444
De Pierrot287
09H11 | 10/10/2008 |
Certes, mais l'économie Allemande est capable de supporter beaucoup de choses car globalement saine. La coallition Merkel travaille depuis 2 ans à assénir son économie et se préparer à une crise financière qui était largement pressentie. Ce qui n'est sûrement pas le cas de la France. Au contraire, comme le dit si bien le gouvernement, les caisses sont vides ! Et tout devient critique, et notre endettement est un risque majeur quand il se double de déficits budgétaires abbyssaux chroniques. Quant à l'Italie….
De Docteur Panel
Sondologue | 11H12 | 09/10/2008 |
C'est intéressant : L'europe libérale du marché commun est la seule qui existe aujourd'hui, et elle ne fonctionne pas en cas de coup dur.
Ainsi cette Européenne convaincue donne a postériori raison à ceux des NONistes (il est vrai pas toujours faciles à distinguer des nonistes souverainistes ou des nonistes opportunistes) qui disaient vouloir d'une Europe politique et sociale, mais pas de cette Europe libérale-là…
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H26 | 09/10/2008 |
Les rapports Franco-Allemands ont été la priorité de tous les predecesseurs de l » Achille Talonette . Il me semble que meme Chirac , il y a quelques années , avait mentionné la FrançAllemagne …
Sarko , il s'est dés le depart deguisé en cow-boy d » operette et a decreté que l » urgence des urgences etait le rapprochement avec les USA ..
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 11H27 | 09/10/2008 |
Si j'écrivais tout ce que pensais des dirigeants d'Europe occidentale, je ferais tilter tous les filtres de contrôle parental…
Je la comprends la mère Merkel, elle doit avoir vraiment les boules de se fader une telle bande de…
Et si l'Espagne ou la France doivent se retrouver en banqueroute, c'est pas bien grave, ils l'ont bien cherché. Mais ce qui me fait de la peine, c'est cette palanquée de petits pays d'Europe de l'Est qui commencent juste à voir germer leur économie et qui vont se faire laminer par un bordel dans lequel ils viennent juste de mettre les pieds.
Je vais finir par militer avec les fascos pour que la France ne fasse plus partie de l'UE. Et dès que c'est fait, je change de nationalité.