
Le risque pour Israël est de reproduire son échec du Liban
Qu'espère Israël ? Officiellement, la fin des tirs de roquettes sur son territoire à partir de Gaza. Cet objectif aurait pu certainement être atteint par la levée du blocus sur Gaza, dont le Hamas faisait une condition de la poursuite du cessez-le-feu.
Tel Aviv n'a pas voulu accomplir ce geste, qui aurait été interprété et aurait constitué une victoire pour le Hamas. Car, et ce n'est plus caché désormais, Israël souhaite la défaite ou le démantèlement du Hamas, mouvement qu'il avait favorisé il y a une vingtaine d'années pour contrer l'influence des laïcs de l'OLP.
Un troisième objectif est invoqué par certains observateurs y compris les Israéliens. Israël souhaite restaurer sa capacité de dissuasion mise à mal par le semi-échec de la guerre du Liban.
Tomber tête baissée dans le piège de l'adversaire
Ces objectifs sont-ils accessibles ? N'y a-t il pas un risque pour Israël d'apparaître -comme ce fut le cas en 2006- comme vaincu s'il n'a pas totalement gagné ? Et une victoire totale est-elle possible ?
Israël, comme en 2006, ne va-t-il pas donner le sentiment de vouloir écraser une noix avec un marteau pilon et de faire un usage excessif de la force, fût-ce pour une cause initialement compréhensible ? Et enfin, ne va-t-il pas renforcer ceux qu'il prétend vouloir affaiblir ?
Il est certain que l'envoi de roquettes sur Israël par le Hamas est militairement et politiquement pathétique. Elles font des dégâts matériels et des pertes humaines, mais ne sont en aucun cas de nature à faire plier Israël. L'objectif du Hamas ne peut être de renverser un rapport de force défavorable aux Palestiniens.
Ces tirs de roquettes ne servent qu'à radicaliser l'opinion israélienne, à affaiblir le camp de la paix. Est-ce l'objectif du Hamas ? Si oui, l'offensive israélienne peut s'apparenter à tomber tête baissée dans le piège de l'adversaire.
Pour éviter ce piège, il faudrait que le Hamas soit vaincu. Cela peut se produire par une demande de cessez-le-feu de sa part. On voit mal le mouvement islamiste faire cela sans rien obtenir en échange, sauf à perdre toute crédibilité. Ce serait admettre publiquement que sa stratégie était suicidaire.
Israël peut espérer détruire le Hamas comme mouvement. Mais cet espoir consiste un peu à prendre sa propre propagande pour la réalité. Israël présente le Hamas comme un mouvement terroriste. Les Etats-Unis et l'Europe ont adhéré à cette vision. Mais le Hamas n'est pas Al-Qaeda. Ses racines populaires sont profondes, et il est à la fois un mouvement armé et une organisation de masse. Comme le Hezbollah, que la guerre de 2006 n'a pas affaibli, bien au contraire.
Favoriser les Palestiniens modérés
En 2008 comme en 2006, Israël espère que les populations qui souffrent des bombardements se retourneront contre ceux qui ont été le déclencheur (le Hezbollah pour l'enlèvement des soldats israéliens, le Hamas pour le tir des roquettes) et non contre ceux qui bombardent. Cela n'a pas fonctionné en 2006, il est peu probable que cela fonctionne en 2008.
En Palestine comme partout ailleurs, un peuple qui se sent attaqué a pour premier réflexe de se regrouper autour de ses dirigeants. Israël dit souhaiter vouloir éliminer le Hamas pour favoriser les Palestiniens modérés.
Le problème est que la meilleure aide à apporter à Mahmoud Abbas aurait été de lui donner des arguments pour convaincre son peuple que la voie stratégique qu'il a choisie, la négociation, la condamnation du terrorisme, la paix avec Israël, était payante. Lorsqu'il a succédé à Arafat en janvier 2005, Israël n'en a pas profité pour ouvrir avec lui des négociations ou pour procéder de manière négociée au retrait de Gaza.
Yossi Beilin avait averti que faute de conforter Abbas par des vraies négociations, le Hamas sortirait vainqueur des élections en janvier 2006, et ce fut le cas. Après les espoirs (pour ceux qui voient le monde avec les lunettes d'Elton John) de la conférence d'Annapolis, aucun progrès tangible n'a été obtenu sur aucun point sensible. Bref, Mahmoud Abas est délégitimé par l'action conjointe du Hamas et d'Israël.
De même, Israël a placé dans un grand embarras un des rares pays arabes à avoir fait la paix avec lui, car l'Egypte apparaît comme indirectement complice du blocus de Gaza. Les adversaires islamistes de Moubarak devraient capitaliser là-dessus.
Les dégâts pour Israël sont déjà énormes
Quels sont les risques pour Israël ? A court terme, ils sont inexistants. La capacité de réplique militaire des Palestiniens est quasi-nulle, les pays arabes resteront prudemment à l'écart, les pays occidentaux au pire ou au mieux émettront des condamnations qui resteront purement platoniques.
Mais Israël aurait tort de penser que la colonne « risques » est quasi nulle par rapport à celle des avantages. Ceci n'est vrai qu'à court terme. Avant même une éventuelle opération terrestre qui, du fait de la réalité démographique de Gaza, aurait des effets humainement terribles, les dégâts pour Israël sont déjà énormes.
Les arabes modérés, ceux qui veulent négocier sincèrement avec Israël sont affaiblis. Les opinions arabes qui comptent, même dans les pays non démocratiques, sont révulsées par les images qu'elles ont vues. Des images qui sont beaucoup plus horribles que celles qu'ont montré les medias occidentaux.
Mais même ces derniers, d'habitude très prudents lorsqu'il s'agit d'évoquer le conflit israélo-palestinien, sont cette fois-ci, et avant que le bilan humain ne s'alourdisse, plus enclins à condamner Israël.
Les gouvernements européens qui renvoient dos à dos le Hamas et Israël, et les Etats-Unis qui réservent eux leurs critiques au Hamas, sont isolés non seulement par rapport aux opinions publiques mais aussi par rapport aux médias.
L'image d'Israël va subir un nouveau contrecoup terrible alors que les dégâts nés de la guerre du Liban sont encore vivaces. Et ceci une fois encore, alors qu'on n'en est qu'au début du conflit.
Comme il est loin d'être certain que l'opération soit une réussite, militaire et politique, Israël risque à la fois d'être détesté et de ne plus faire peur. A tout point de vue, le risque pour Israël est d'avoir à Gaza le résultat amplifié de la guerre du Liban.
Enfin un dernier mot. On a souvent mis en perspective la concomitance de cette guerre avec la trêve de Noël. Il en est une autre plus pertinente et qui devrait faire plus réfléchir : cette guerre a été lancée au moment où Samuel Huntington, le théoricien du choc des civilisations, s'éteignait. Elle risque de contribuer à son triomphe posthume.
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à Pierre Haski
De bloqué le 24.09.09
17H39 | 31/12/2008 |
Votre attitude me surprend monsieur Haski : Il n'y avait pas la moindre raison de couper cette déclaration de Leïla Shahid qui pose des questions absolument cruciales aujourd'hui face aux crimes en cours.
Si ce n'était pas de la censure je m'en réjouis.
à bloqué le 24.09.09
De Pierre Haski
Rue89 | 20H57 | 31/12/2008 |
Ce n'est pas Leila Shahid que je coupe, j'ai suffisamment de respect pour elle, c'est vous, c'est-à-dire cette manie de mettre d'interminables copier coller suivis du lien. Si c'est intéressant mettez trois lignes et demandez au gens de cliquer sur le lien, c'est suffisant.
à Pierre Haski
De bloqué le 24.09.09
18H38 | 01/01/2009 |
Si vraiment vous respectez Leila Shahid donnez lui vite la parole sur Rue89.
Il manque vraiment des points de vue palestiniens mais aussi tout simplement beurs et musulmans sur la politique sur Rue89
à Pierre Haski
De bloqué le 24.09.09
20H33 | 31/12/2008 |
Si je l'ai été, confrontée à la censure, dans mon milieu professionnel.
Et puis quand j'ai besoin de prendre l'ascendant sur quelqu'un, j'évite le « c'est puéril ! », facile mais très peu pédagogique.
Quand on peut argumenter c'est mieux.
à bloqué le 24.09.09
De Pierre Haski
Rue89 | 20H59 | 31/12/2008 |
Le « puéril » vise tous ceux qui, sur ce site où la liberté de parole est sans doute l'une des plus larges du web français, crient à la censure dès qu'on leur touche un commentaire. J'ai vécu dans des pays où la censure est pratiquée -y compris Israël d'ailleurs, sur les questions militaires ou stratégiques- et ça me fait marrer ces cris poussés à chaque intervention des modérateurs. C'est tout. Aucune volonté de vexer.
à bloqué le 24.09.09
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 17H56 | 31/12/2008 |
Il est en effet déplorable que le monde ait eu à attendre la fin de deux mandats Bush pour reprendre l'espoir en un dénouement digne et pacifique du conflit entre Israël et la Palestine.
Il est aussi déplorable que le gouvernement sortant israélien ne soi pas allé plus au devant dans le processus de paix.
Leïla Shahid a raison quand elle dit que le gouvernement israélien est (tout du moins en partie) responsable de la fragilité du gouvernement de Mahmud Abbas et du succès remporté par le Hamas dans le territoire de Gaza.
Effectivement, plus Israël s'enfonce dans l'autisme et dans une vision purement militaire du conflit, plus des acteurs politiques cyniques et suicidaires comme le Hamas arriveront à s'enraciner parmis une population palestinienne de plus en plus désabusée.
C'est pourquoi d'ailleurs, à mon avis, pourquoi le Hamas, à son tour, s'emploie actuellement à faire campagne pour la droite dure israélienne, car la reprise des tirs de roquettes à ce moment précis n'est rien de moins que cela :
Renforcer les tendances irrationelles de l'électorat israélien, provoquer des réactions contraires au processus de paix de la part du gouvernement, voilà comment le Hamas entend se rendre « indispensable ».
Plus la paix va mal, mieux le Hamas se portera ; et mieux se fera entendra la voix de son maïtre, Ahmedinéjad, et tant pis pour les Palestiniens, tant pis pour ces braves femmes et enfants palestiniens qui payent de leur vie cette campagne.
à leconcombrevert
De Keziah
19H23 | 31/12/2008 |
Et quid des responsabilités d'Ehud Barak ? de Tzipi Livni ?
D'Ehud Olmert qui au jour d'aujourd'hui en est toujours à sa demander pourquoi il a envoyé des millions et je dis bien des millions de bombes sur le Liban ?
Vous parlez des tendances irrationnelles de l'électorat israelien, de ses réactions contraires aux processus de paix, ne pensez vous pas que ce n'est pas plutôt un comportement généralisé et bien ancré dans son fort Intérieur ?
à Keziah
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 23H15 | 31/12/2008 |
Bien sûr, les membres du gouvernement israélien sont co-responsables de la situation par le fait de ne pas avoir réussis à remettre en route le processus de paix, par manque de courage politique pour des considérations de politique politicienne ….
Puisque vous me posez la question : Non, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un comportement généralisé de l#électorat, ancré dans le fort interieur de l'électorat israélien, pas plus en tout cas que le vote des 53 % de soutiens sarkozystes pas rapport aux 47 % qui lui ont resisté par le bulletin de vote.
La société israélienne connait depuis la création de l » état des antagonismes politiques et culturels internes trés fort. En fait, il suffit qu'une infime portion de l'électorat bascule dans un sens plutôt que de l'autre pour changer la donne.
Le Hamas fait tout pour donner un coup de pouce à ceux qui sont tenants d'une politique qui se veut « virile », politique au niveau des coqs du village et donc aux antipodes du rationalisme et d'une gestion intelligente du conflit.
Fort heureusement il reste des Israéliens capables de reconnaitre que l'occupation prolongée des territoires par Israël ne fait que nuire aux intérêts du pays, sans parler des « sequelles » humanitaires que l'occupation implique.
Pour en savoir plus, lisez :
www.lapaixmaintenant.org
De morpheussk
pas très important | 15H46 | 31/12/2008 |
Très bonne analyse sincèrement.
Si je suis votre raisonnement Mr Boniface, le cessé le feu devrait venir d'Israël car comme vous l'expliquez dans votre article le Hamas ne le fera pas pour des raisons de survie et ce qui se passe en ce moment est vraiment contraire aux intérêts d'Israël en faveur de la paix. Alors question , pourquoi ne le fait elle pas, on ne va pas me faire croire que ces choses là ne sont pas vraiment réfléchies.
Donc ma question est basique, veulent-ils vraiment de la paix, veulent-ils vraiment lever le blocus à Gaza comme cela a déjà été discuté ?
Moi je pense que tout cela est manifestement bien orchestré et il y a une vraie volonté d'aller de l'avant non pas vers une paix ne fut elle temporaire mais vers un conflit plus dur afin justement d'effacer ce qui c'est passé eu Liban en 2006.
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 17H29 | 31/12/2008 |
Paradoxalement, il est à peu près certain que les tirs de roquettes et les frappes airiennes meurtières et l'entrée prochaine des chars israéliens dans le territoire de Gaza serviront personne d'autre que le Hamas et tous ceux qui sont opposé à une solution paisible et digne du conflit, dont la droite dure israélienne.
L'on pourrait même dire que le Hamas, en reprennant les tirs de missiles à quelques semaines des elections fait sciement campagne pour la droite dure israélienne, celle qui s'oppose au démantelement des colonies et à la restitution des territoires occupés depuis 67 au profit d'un état palestinien digne et vivable.
En effet, rien servirait moins les interêts du Hamas, du Hezbollah et de son parrain iranien qu'un gouvernement israélien sérieusement disposé à négocier et à mettre en oeuvre avec le soutien de la nouvelle administration américaine un tel accord de paix avec la Palestine de Mahmut Abbas.
Le pire qui puisse arriver de ce point de vue là serait que Israël se retrouve avec un gouvernement prêt à conclure un tel accord.
Il s'agit donc pour ceux qui poursuivent - comme l'Iran - non pas les interêts des Palestiniens, mais des visées géopolitiques plus larges de s'assurer que l'opinion israélienne vire le plus à droite possible.
Le gouvernement israélien serait bien avisé de ne pas se laisser forcer la main par le Hamas et de retrouver le chemin vers une gestion plus intelligente du conflit en cours.
Saura-t-il suivre l'appell des voix de la raison, comme celle de David Grossmann :
« Maintenant, après les premières et sévères frappes israéliennes sur Gaza, ce serait une bonne chose d'arrêter et de s'adresser aux chefs du Hamas pour leur dire : jusqu'à samedi dernier, Israël a fait preuve de retenue face aux milliers de roquettes Kassam tirées depuis la bande de Gaza. Maintenant, vous comprenez à quel point notre réaction peut-être dure. Cependant, afin de ne pas ajouter aux morts et à la destruction, nous avons l'intention de cesser-le-feu de façon unilatérale et absolue pour les prochaines 48 heures. Même si vous continuez de tirer sur Israël, nous ne reprendrons pas les opérations. Nous serrerons les dents, comme nous l'avons fait jusqu'à récemment, et nous ne nous laisserons pas entraîner à répliquer par la force. En même temps, nous appellerons solennellement les États qui le souhaitent, proches et lointains, à un arbitrage entre vous et nous afin de rétablir le calme. Dès lors, si vous cessez également le feu, nous ferons de même par la suite. En revanche, si au terme de ces 48 heures, vous continuez à tirer alors même que nous nous imposons la retenue, eh bien, nous répliquerons. Mais même dans ce cas, nous laisserons la porte ouverte à la négociation, tant pour revenir au calme, que pour envisager un accord élargi.
C'est ainsi que doit être conduite aujourd'hui la politique d'Israël. Cette option est-elle possible ? ou bien sommes-nous déjà prisonniers de l'habituel rituel de la guerre ?
Jusqu'à samedi dernier, Israël a fait preuve -sous la direction militaire de Ehoud Barak - d'un impressionnant sang-froid. Il ne faudrait pas que ce sang-froid se perde dans la tourmente de la guerre. Il nous est interdit d'oublier, même un instant, que les habitants de la bande de Gaza continueront à être nos proches voisins, et que tôt ou tard il faudra bien conclure avec eux des accords de bon voisinage.
Gardons-nous de les frapper de façon aussi violente, même si le Hamas, pendant des années, a rendu insupportable la vie des habitants du sud d'Israël, et même si ses dirigeants ont refusé toute tentative israélienne comme égyptienne de conclure un compromis, qui aurait pu éviter l'embrasement auquel nous assistons actuellement.
Aujourd'hui encore, il faut s'en tenir à une ligne de retenue, et tout faire pour épargner la vie de ceux des innocents parmi les habitants de Gaza, justement parce que la force d'Israël est quasi-illimitée, en comparaison de la leur. Israël doit examiner sans cesse à quel instant la force qu'il met en œuvre franchit les limites de la réaction légitime et efficace, dont l'objectif est la dissuasion et le retour au calme, et à partir de quel moment il se trouve à nouveau prisonnier du classique tourbillon de violence. (…..) »
http://www.lapaixmaintenant.org/article1899
De lifka
18H22 | 31/12/2008 |
Contrairement à vous je crois que le gouvernement actuel n'avait d'autre choix - justement pour tenter de contrer Netanyahou pour qui en effet jouent à l'évidence les tirs palestiniens - que de montrer leur fermeté.
Ce qui ne signifie pas que le Hamas ne soit pas de toute façon gagnant et que son plan n'ait pas été machiavélique :
Soit le gouvernement actuel intervenait, et le Hamas gagnait une bataille médiatique vis-à-vis de l'opinion à qui il donnait le spectacle de la misère palestinienne et renforçait sa position de leader de la lutte contre Israël.
Soit il n'intervenait pas et d'un côté le Hamas apparaissait de toute façon vis-à-vis de l'opinion arabe comme celui qui narguait un Israël trop faible pour oser intervenir, de l'autre il était certain que l'extrême droite israélienne arriverait au pouvoir aux prochaines élections poussée par une population excédée, ce qui n'arrangeait pas les chances de paix.
Peu de marge pour les Israéliens et deux choix qui de toute façon étaient aussi piégés l'un que l'autre. Ils ont choisi la première solution probablement en espérant enlever quelques arguments à Netanyahou qui ne pourra au moins pas plaider l'inaction de ses adversaires tout en tentant de mettre à mal l'arsenal du Hamas et au moins de retarder un peu ses projets militaires en l'obligeant à reconstruire ses bases et ses moyens d'importation d'armes, sans compter que ça pourrait le faire réfléchir un peu avant de recommencer.
Quoi qu'en disent certains, ce choix était probablement le plus difficile, parce qu'il n'est jamais facile d'être celui qui va appuyer sur le bouton rouge et décider de la mort de centaines de personnes.
L'avenir dira si ils ont eu raison.
à lifka
De Keziah
19H39 | 31/12/2008 |
Cela me rappelle la méthode Clinton : on bombarde des populations entières pour regagner quelques points dans les sondages
à Keziah
De lifka
20H33 | 31/12/2008 |
En l'occurrence il ne s'agit pas de gagner quelques points dans les sondages, mais d'éviter la catastrophe que serait l'extrême droite au pouvoir en Israël et du même coup peut-être de sauver par la suite bien plus de vies.
Parce que dans le piège tendu par le Hamas, c'était bel et bien ça l'enjeu. Quel choix serait in fine le moins meurtrier.
De bloqué le 24.09.09
17H34 | 31/12/2008 |
« Les frappes ne visent pas le Hamas mais tous les Palestiniens, » reportage d'Amira Hass dans le Haaretz
via Contre Info
30 décembre 2008
Amira Hass a recueilli par téléphone les témoignages des habitants de Gaza.
Par Hamira Hass, Haaretz, 29 décembre 2008
Dimanche, 15 heures 19. Au téléphone, on entend le bruit de la frappe d'un missile. Puis un autre, avec les cris de peur des enfants. Dans le quartier Tel Al-Hawa de Gaza les tours d'habitation sont rapprochées les unes des autres, et chaque bâtiment abrite des dizaines d'enfants, chaque pâté de maisons des centaines.
Leur père, M. B., m'informe que la fumée provient d'un immeuble voisin et raccroche le téléphone. Une heure plus tard, il me dit que deux appartements ont été touchés. L'un était vide, il ne sait pas qui y vit. L'autre, où il y a eu des victimes, appartient à un membre d'une cellule de lanceurs de roquettes, mais il ne s'agit pas d'un militant de haut rang.
(…)
L'article intégral en cliquant ci-dessous :
http://contreinfo.info/article.php3 ? id_article=2442
à bloqué le 24.09.09
De lifka
18H39 | 31/12/2008 |
Voilà maintenant le reportage vécu à distance. On croirait du Enderlin. En plus elle veut nous vendre que à Gaza aux mains du Hamas, ceux qui s'engagent dans la police du Hamas ne sont pas des militants du Hamas !
Madame Amira Hass a-t-elle fait la même démarche auprès de la famille de Bébert Ouaknine tué à Nétivot par une roquette au moment où il quittait son domicile pour se mettre à l'abri ? Ou auprès de la famille de l'ouvrier arabe israélien tué à Ashkelon ? Et je ne parle même pas de la famille de ces deux enfants palestiniens tués « par erreur ».
à lifka
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 18H46 | 31/12/2008 |
Excellente question, Lifka.
Et aussi celle-là : le correspondant à Oulan-Bator du Berry républicain fait-il des reportages au Mali ?
à thierry reboud
De lifka
04H38 | 01/01/2009 |
Le problème c'est que tous les reportages de Haaretz qu'on nous propose ici sont ceux qui montrent une grande empathie pour les Palestiniens, mais aucune pour les Israéliens (en particulier ceux de Sderot). Donc j'en arrive à me demander si vraiment le Haaretz n'a aucun correspondant dans cette région capable de décrire les sentiments de ces gens, si il n'a aucun journaliste qui s'intéresse un tant soit peu aux Israéliens autrement que pour leur cracher dessus, ou si c'est nos médias qui choisissent de ne répercuter que ceux-là ( d'autant qu'ici on ne traduit guère que les articles de Haaretz).
De tlaloc
Retraité | 17H48 | 31/12/2008 |
Tout à fait d'accord avec Boniface
En réponse à Soh pourquoi Israël emploie des centaines de chercheurs pour prouver que les juifs sont génétiquements différents ?
à tlaloc
De bloqué le 24.09.09
17H56 | 31/12/2008 |
Tu as des sources sur ton affirmation ?
à bloqué le 24.09.09
De Pas lolo
fasciné | 18H47 | 31/12/2008 |
Me semble qu'une certaine confusion règne en la matière.
Je pense qu'il fait allusion aux thèses de Schlomo Sand qui est plus un historien qu'un quelconque généticien. Le Mr (sand) explique qu'Israel en tant qu'état entretient un mythe sur une supposée origine homogène des juifs en tant qu'ethnie originaire de palestine, qui aurait migré par la force des choses.
En fait ce que dit Sand c'est que les juifs étaient prosélytes dans les premiers siècles de l'ère chrétienne et auraient recruté aussi bien dans le proche orient qu'en europe orientale. D'où la présence de « gènes “ tatars chez lez ashkénazes par exemple. La conclusion logique étant que, historiquement et ‘ethniquement’ les palestiniens musulmans sont généralement plus proches de juifs ‘historiques’ que la plupart des citoyens juifs d'israel. Je ne sais plus où j'ai lu ça, diplo ou contreinfo, mais je t'ai retrouvé un lien :
http://www.alterinfo.net/Shlomo-Sand-l-exil-du-peuple-juif-est-un-mythe_…
AUX culs serrés chercheurs d'embrouilles à deux balles : la thèse de Sand, ou la manière dont je la simplifie, voire à outrance, je la considère avec d'autant plus de distance que je me tape complètement de la théorie divine ou pas de la provenance du juif moyen. Et pour être encore plus clair, du fait qu'il soit juif ou pas.
à Pas lolo
De lifka
04H41 | 01/01/2009 |
Sauf que les thèses de Sand ne reposent sur aucune vérité.
à lifka
De Pas lolo
fasciné | 12H12 | 01/01/2009 |
C'est faux. Ca te va comme niveau d'argumentation ? toi et ta bande de clones nazeurs stipendiés ?
Edit : Oh ben alors, on dirait que la réponse est non. Une question que je me pose, les nazeurs seraient-ils en fait un peu Parkinson ?
à bloqué le 24.09.09
De sup. à la demande du riverain 29 juin
bye bye ... | 19H27 | 31/12/2008 |
Soh, au hasard : un écrit du Rabbin Yaakov Kleinman
http://www.lamed.fr/societe/science/644.asp
à sup. à la demande du riverain 29 juin
De bloqué le 24.09.09
12H02 | 01/01/2009 |
Ton lien renvoie à un article de Rabbin, qui prétend faire de la science et veut absolument qu'être juif ce soit dans les gènes. OK et merci du lien
Mais ce qu'on annonçait plus haut c'était des recherches de scientifiques (ou en tout cas ayant ce statut dans la société israélienne) cherchant à démontrer la même chose. Et là je demandais s'il y avait des sources là-dessus.
Parce que des religieux racontant n'importe quoi, cela se trouve un peu partout…
Merci en tout cas
Amicalement
à sup. à la demande du riverain 29 juin
De Pas lolo
fasciné | 12H19 | 01/01/2009 |
Admirable. Les juifs seraient donc consanguins ? Et en corrélativement, même parmi l'extrême droite juive on trouverait des antisémites racistes ?
De richy
18H18 | 31/12/2008 |
le pire est a venir, combien de temps les usa vont elles pouvoir soutenir israél ?
De tlaloc
Retraité | 18H20 | 31/12/2008 |
à Soh Le Monde diplomatique janvier 2009 « Comment fut inventé le peuple juif » par Shlomo Sand historien professeur à Tel Aviv auteur de Comment le peuple juif fut inventé paru chez Fayard.
à tlaloc
De Pas lolo
fasciné | 12H07 | 01/01/2009 |
Désolé, je n'avais pas vu ton message avant de lui répondre.
Edit du lendemain : Réellement flatté que la phrase ci-dessus, dont je n'avais pas saisi toute la portée en l'écrivant, ait attiré 16 votes.
Merci à tous nos votants du service propagande de l'ambassade d'israel.
Edit 2 : 12 de plus avant 11h30, on sent bien que l'on ne réveillonne pas trop tard à l'ambassade d'israel. Allez bonne année à tous.
Edit 3 : Encore un petit effort…
De dominique rusinol
cadre en retraite | 20H17 | 31/12/2008 |
La levée du blocus aurait sans aucun doute suffi pour que le Hamas décide de ne plus procéder aux tirs de mortier et de roquettes.
Voyez-vous ce qui m'indigne au plus haut point c'est que, a ma connaissance, aucun medias n'a abordée la crise sous cet angle qui pourtant « saute aux yeux » et je me demande quel est l'intérêt pour les medias français a manipuler les citoyens ?
Sans compter qu'Israël n'a pas renoncé, sa politique destructrice de l'habitat autochtonne et des ifrastructures en témoigne, au dogme du tranfer.
De parousnik
20H27 | 31/12/2008 |
L'article 6 du statut du Tribunal de Nuremberg de 1945, liste comme définitions du crime de guerre : « Assassinat, mauvais traitements ou déportation pour des travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, assassinat ou mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des personnes en mer, exécution des otages, pillages de biens publics ou privés, destruction sans motif des villes et des villages, ou dévastation que ne justifient pas les exigences militaires. »