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Université de Paris I

Le prix des spectacles flambe: à qui la faute?

Belle initiative que celle du Metropolitan opera de New York qui, non content d’inviter Nathalie Dessay à se produire dans un de ses plus beaux rôles, la Lucia di Lammermoor de Donizetti, a organisé en prime un spectacle du spectacle, sorte de mise en abîme dans les rues avoisinant l’opéra, avec retransmission pour le public demeuré en dehors de la salle. La promotion était à la hauteur de la notoriété de la vedette, affichage tous azimuts et slogan bien balancé: "You would be mad to miss It" ("Vous seriez fou de rater ça").

L’opéra a son prix. Pour le Macbeth à l’affiche au Met, il en coûte de 15 à 295$, mais tous les billets à moins de 100$ sont déjà vendus. Broadway n’est pas en reste. 72 à 250$ pour Grease en ce moment. Et du côté de la musique de variétés, les prix se sont accrus de façon spectaculaire, les artistes les plus connus entendant bien récupérer sur les spectacles les recettes perdues du fait du téléchargement illégal.

+8% en moyenne en France sur un an

En France aussi, les prix des concerts de musique de variétés se sont véritablement envolés. Selon le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz, l’organisme qui récolte la taxe sur la billetterie des spectacles, le montant total des recettes de billetterie s’est élevé à 426,5 millions d’euros en 2006, soit une hausse importante par rapport à 2005: +12%. Mais une large partie de la hausse est imputable non pas à un surcroit d’offre ou de fréquentation, mais à la hausse des prix des billets: +8% en moyenne, bien plus que l’inflation, avec des disparités importantes selon les genres et les artistes.

Toujours en moyenne, le prix hors taxe du billet pour un concert de musique pop/rock était de 30€ en 2006, mais de 14€ seulement pour la musique électro et de 40€ pour une comédie musicale. Et derrière les moyennes, que de différences! Pour le concert de Barbara Streisand à Bercy l’été dernier, il fallait débourser jusqu’à 582€; et le mesquin qui se contentait d’acheter un billet à 155€ n’avait droit qu’à une place à faible visibilité!

A qui la faute? Nicolas Dambre, dans le magazine La Scène, pose la question. La faute est imputable aux coûts de production: cachets des vedettes, décors, assurances, tout augmente. C’est la société Live Nation, filiale de Clear Channel qui a organisé la récente tournée de Sting (on vient d’apprendre que Madonna vient d’ailleurs de quitter sa maison de disques pour Clear Channel).

A Vancouver, au Canada, le groupe Police reconstitué autour du chanteur a donné un concert devant 20000 personnes qui ont payé entre 60 et... 225 dollars; et afin de s’assurer sans doute des fins de mois un jour difficiles –qui sait, après tout?- le groupe proposait des lanières destinées à suspendre son portable à son cou pour la modique somme de 15 dollars, ou encore des T-shirts à 60 dollars l’un.

Live Nation, implantée en France depuis 2007, joue la carte de la surenchère: vedettes surpayées et ultra-exigeantes, donc billets très chers, dépenses de promotions en conséquence, et, si le spectacle fait trop d’invendus, on annule la représentation. Les Américains désignent les billets invendus par l’expression assez parlante de "dead wood" (bois mort). Tout billet invendu est une perte sèche.

Tous les moyens sont donc bons afin d’éviter la catastrophe. Mieux vaut notamment brader les dernières places le jour du concert. Mais le risque, c’est de conduire l’acheteur à changer de comportement, et à attendre la dernière minute plutôt que d’acheter à prix d’or ce qu’il aurait pu acquérir moins cher avec un peu de patience et d’acceptation du risque.

C’est surtout la crise du disque qui a changé la donne. Le spectacle ne peut plus se contenter d’être la vitrine promotionnelle d’un disque que l’on compte vendre à des milliers d’exemplaires. Les majors ne subventionnent plus les tournées comme elles avaient coutume de le faire.

Le spectacle prend sa revanche. Et la fait payer au prix fort. Dans les années 1960, l’économiste William Baumol prévoyait le déclin du spectacle vivant et peut-être même sa disparition; plus de quarante années plus tard, le spectacle se porte bien. Du moins celui des vedettes et des évènements planétaires.

Retrouvez Françoise Benhamou dans l'émission Masse critique, sur France Culture, le samedi à 8 heures


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aeloi | metteur en scène , comédien
17H26 18/10/2007

En ce qui concerne le spectacle vivant et principalement le théâtre, c'est l'hyperflexibilité organisée dans le secteur qui crée une inflation des prix qui, si elle ne se traduit pas toujours par une hausse du prix des places, peut également se manifester par la diminution du nombre d'artistes dans les distributions.

L'usage abusif de l'intermittence a abouti à la disparition des troupes (en dehors de la Comédie-Française) et à une hause mécanique du prix de chaque prestation (la hauteur du cachet compensant sa rareté).

Dans les grandes scènes subventionnées françaises,
les frais de fonctionnement (salaires administratifs et techniques) atteignent des poucentages de 50 à 60 % alors qu'il paraît incongru d'engager des artistes à l'année. Les sommes restantes servent à acheter à prix d'or des spectacles qui ont eux-mêmes leur pesant de coûts administratifs et techniques...

Dans un souci d'efficacité économique et de démocratisation culturelle, la moindre des choses serait d'imposer aux institutions culturelles une proportion minimum d'artistes "permanents".

 
Courageux anonyme
17H31 18/10/2007

Oh, les artistes serait donc capable de survivre sans vendre de disques. Nous aurait on menti pendant si longtemps ?

Et dire que les pauvres petits idéalistes du web qui osaient dire que le métier d'un artiste c'était de faire des spectacles et pas de devenir des rentiers en vendant hors de prix ce qui ne coûtait rien à dupliquer se faisaient encore traiter d'utopistes hier.

 
Courageux anonyme
07H39 19/10/2007

Manifestement tu ne sais pas trop de quoi de tu parles. Il faut arrêter de considérer ce problème en ne voulant voir que les vedettes, les "stars"...

Je suis musicien, je ne suis pas une vedette, lorsqu'un disque se fait cela prend plusieurs semaines ou mois de travail, avec des tecnhiciens ou musiciens à payer, le studio, le mastering, le graphisme etc... Pour que les gens puissent être payés, il faut que ce travail rapporte quelque chose, c'est tout. Pourtant c'est souvent à perte.
Donc tout le monde devrait travailler à l'oeil ? Je suppose que toi aussi tu bosses gratos si j'en crois ton message donc je serais heureux de savoir comment tu paies ton loyer et ta bouffe.

Il n'y a pas que des groupes de rock, et certaines musiques sont plus difficiles à mettre en scène, demandent des moyens et surtout des lieux qui acceptent de te programmer. Il ne suffit pas de sortir dans la rue avec ton bontempi pour avoir du public et pouvoir bouffer. Le disque reste donc un moyen d'exister un peu malgré le paysage ultra formaté proposé par les médias.

Garde donc tes leçons de morale pleines de clichés sur les artistes qui se gavent contre les internautes idéalistes, ou bien accepte de régler mes factures impayées.

 
Courageux anonyme
09H52 19/10/2007

Oh mais si je sais de quoi je parle, c'est juste que je n'en ai rien à foutre. Ça ramène simplement les artistes au niveau de n'importe quel autre salarié ou profession libérale. Et là vous découvrez que vous êtes en concurrences avec des gens aussi talentueux, si ce n'est plus et qu'il n'y a pas assez de place pour tout le monde. Bienvenue dans ma réalité.

 
Courageux anonyme
17H50 19/10/2007

Bon, et bien si t'en a rien à foutre pourquoi tu perds ton temps à écrire sur un forum qui parle de ça ? J'espère au moins que tu n'écoutes pas de musique.

En tant que compositeur (de musique électro-acoustique) je ne peux prétendre au statut d'intermittent (il faut être payé en cachets pour ça), donc contrairement à un salarié je n'ai aucune indemnité chômage en cas de non-activité et je n'ai pas non plus de fond de commerce à faire valoir ou le capital matériel d'une entrepise libérale. Donc non, je crois que tu ne connais pas le sujet et je ne m'explique pas très bien ton mépris vis-à-vis de gens que tu dis toi même être comme les autres, ce que j'approuve totalement. Ou bien méprises-tu tout le monde ?

En tout cas malgré ces problèmes j'ai choisi ce métier par passion et j'en vis sans m'en plaindre, simplement il est difficile de faire évoluer les choses face à une opinion qui pense que les artistes ne travaillent pas. Donc tu comprendras que si on me dis d'un coup que mon boulot doit être accessible gratuitement je m'interroge.

Contrairement à ce que tu laisses entendre, ceux qui gagnent le plus d'argent ne sont pas forcément ceux qui ont le plus de talent(ni ceux qui produisent une alimentation de meilleure qualité etc..), si c'est ça ta réalité merci bien, tu peux te la garder.

 
Courageux anonyme
11H27 19/10/2007

Dire que ce sont les artistes qui engrangent c'est une "foutaise", ok quand on parle des gros, des vieux rapaces de Johnny a Sting en passant par tous ces vieux croulants qui n'auront plus de problème de fric pour les quelques années qui leur reste a vivre.

Par contre pour les petits, là c'est pas la même quand on paye 30 € pour un artiste qui vend difficilement 50000 disques, ce n'est pas l'artiste qui se gave, mais toute l'organisation autour (salle, assurance, ...).

Comment faire le lien alors, l'artiste ne vends plus de disque et doit donc avoir un boulot a coté, du coup il ne peux plus partir en tournée et les peux de concerts qu'il fait sont trop cher pour assurer la rentabilité des frais annexes, c'est un cercle vicieux dont seuls les maisons de disques et la SACEM (la sacro sainte SACEM, la plus grosse arnaque jamais organisée en france) sont responsable.

 
Courageux anonyme
11H57 19/10/2007

Mais que certains s'en mettent pleins les fouilles pendant que d'autres vivotent n'est pas mon problème. Le système est vicié et vit à mes dépends il est normale que je souhaite sa disparition.

Quand la mondialisation ou les changements technologiques m'obligent à évoluer je ne me plains pas. Je ne vois pas pourquoi sous prétexte que je ne suis pas un « artiste » je devrais être le seul a m'adapter.

 
Courageux anonyme
18H19 19/10/2007

Le "système" est vicié oui, mais n'est pas propre à la culture. Un petit artiste qui se plaint a grosso modo la même problématique qu'un agriculteur face à la grande distribution. Beaucoup font un autre boulot pour vivre, en cotisant comme tout le monde et en payant aussi des impôts lorsqu'ils gagnent suffisamment (il y a des cas de fraudes célèbres mais ça touche tous les milieux).

Tout le monde s'adapte et dans la culture c'est chaque jour qu'il faut le faire donc non tu n'es pas seul. Mais un artiste vit moins à tes dépends qu'un député ou qu'un fonctionnaire des impôts.

Un artiste parait souvent plus libre que les autres, est-ce pour ça que les aigris de la vie leur tapent dessus ? ;-)

 
00H14 21/10/2007

J'étais en partie d'accord avec toi jusqu'à ce que tu y mêles les fonctionnaires (des impôts certes mais sont-ils différents des autres ?). Ainsi, tu prétends assimiler l'artiste à la population globale des travailleurs (exemple les agriculteurs), ce en quoi tu as parfaitement raison, et tu t'empresses ensuite de dénigrer le fonctionnaire qui, jusqu'à plus ample informé, est également un travailleur. Mettre le fonctionnaire à toutes les sauces, c'est à la mode et ça fonctionne toujours, mais c'est lamentable et ça finit par lasser. Je ne suis pas -et n'ai jamais été- fonctionnaire mais pour la clarté et l'objectivité de tes propos, tu ferais bien d'oublier ces considérations douteuses.
Bref sur ce petit aparté.
Concernant l'article maintenant, je n'en pense pas que du bien! En effet, il traite essentiellement des artistes connus et surmédiatisés et je n'ai pas le temps de m'appesantir sur leurs petits soucis (une Ferrari de moins dans leurs collections n'est pas de nature à m'émouvoir). En revanche, la cohorte de petits artistes, souvent d'aussi grand talent, qui se démènent pour faire leur métier en vivotant chichement, m'interpelle autrement plus. Et eux, ils s'en fichent d'être téléchargés frauduleusement, au contraire (si ça peut les aider). Et eux, souvent plus méritants que les chouchous des médias, personne ne les aides et personnes ne parle d'eux, pas même Rue89!
Je m'occupais encore récemment d'un club de jazz dans ma ville, combien j'en ai rencontré de ces artistes de talent mais méconnus, qui passaient leurs loisirs à peaufiner leur spectacle et dépensaient leurs maigres cachets à graver des disques à compte d'auteur pour les envoyer (bien sûr gratuitement) aux Entreprises de Spectacles dans l'espoir, le plus souvent vain, d'un contrat d'une seule soirée! J'ai cessé, un peu lâchement, d'animer cette modeste structure du spectacle vivant, écœuré, dégoûté d'être obligé de verser des cachets misérables à ces musiciens qui mettaient tout leur cœur à l'ouvrage. C'est que les aides publiques sont quasiment absentes ou dérisoires, les pouvoirs du même nom préférant le plus souvent distribuer largement les subventions culturelles aux structures du show bis. En quelques sortes, subventionner la promotion des artistes déjà promus... .
J'arrête, tant la rancœur me fait gerber.
JPL

 
Courageux anonyme
10H45 21/10/2007

JPL,
étant dans ce milieu depuis plus de trente ans,
producteur de concert et de tournée surtout dans les années 70,
la dégradation du respect de l'artiste, s'est fait sentir dès le début des années 80. les agents, les majors...le profit, le gain rapide...et le manque de considération du talent n'ont fait que croîtrent.
le syndicat des producteurs, la sacem, la cnv (taxes obligatoires sur la billeterie..) +++ pour enrichir certaines caisses (??)...les producteurs qui négocient les artistes 'rentables' au bluff, aux promesses de spectacles géants etc....le mégalomanie scénique au détriment des vraies choses, la musique, le spectacle et les besoins prioritaires comme les salaires, les choix techniques et scénographiques etc...
n'oubliez pas que ce sont aussi les producteurs qui abussent des intermittens, déclaration de 8H de travail sur une moyenne de 10 à 12 heures effectuées etc...
et j'en passe....ne surtout pas croire que les entrées reviennent aux artistes!!!

 
Courageux anonyme
17H35 18/10/2007

C'est devenu n'importe quoi. La dernière fois que j'ai pu assister à un concert, il était gratuit c'était pendant la fête de la musique.
Et pour les expos, c'est pareil, pas de vedette à payer pourtant, mais le billet d'entrée atteint les 10 euros. La culture n'est plus à portée de tous.

 
Courageux anonyme
20H09 18/10/2007

Le prix des places est le résultat d'une simple opération
les frais de fonctionnement du théâtre+ les salaires des artistes+ le cout d'une production= le prix des places.
Il faut trouver les variantes et la constante indexée à l'inflation. Ramené à un taux horaire ces salaires vont de 70 à plus 500 €!!!

treblig29

 
Courageux anonyme
20H38 18/10/2007

en attendant avant je payais 20 à 30 euros pour un concert rock tandis que maintenant c'est plutot 45 euros.donc on vas acheter des dvd cela nous permettras de voir le concert plusieurs fois....

 
Courageux anonyme
20H07 22/10/2007

Bon d'accord, Françoise aborde un beau sujet .
pour autant je sais bien qu'il y a spectacles
et spectacles.Musiques variées bonnes ,moins bonnes
etc...etc...
Mais toute musique vivante ne coute pas la
peau des fesses ( à etre écoutée,non )
Et en été,
Dans une abbaye Cysstercinne (SYLVACANNE ! oui c'est en FRANCE ) et pour 25 euros à 3 reprises
j'ai eu droit à 3 concerts exceptionnels
je dois dire qu'il s'agissait de musique de
chambre.
Mais quand meme vibrer avec 4 musiciens jouants
sur des instruments à cordes dans un lieu ou souffle un autre esprit,croyez-moi meme si l'estrade est de quelques planches sans jeux de
lumière sans micros ,dans un lieu de 900 ans,
croyez-moi dis-je ça existe,et ça vaut le coup.

Encore bravo aux organisateurs depuis + de 30 ans

Zénon denon /84

PS :j'oubliait l'essentiel
il s'agit du "FESTIVAL DE QUATUORS A CORDES "
DU LUBERON "
tous les zétés !!!

 
Courageux anonyme
21H05 18/10/2007

Moi j'ai fait le choix moral de ne plus dépenser un cent pour les spectacles de gens exilés en Suisse. Car je trouve suffisamment honteux que les fonds publics paient encore pour que ce gens puissent se produire en France dont ils retirent la majeure partie de leurs revenus. Par ailleurs, j'ai aussi fait le choix de ne plus soutenir ceux qui fraude le fisc. Donc leurs prix peuvent flamber, je m'en fous.

 
ras-la-patience | indigné permanent
23H07 18/10/2007

et le sport? quand on voit le prix des places pratiqué dans les grandes rencontres (auquel s'ajoutent souvent de frais de transport, car, hébergement etc...) on se dit que les promoteurs de spectacles auraient tort de se priver.
pour les salaires des artistes,à part quelques stars surpayées, combien d'intermittents:comédiens, choristes, danseurs, musiciens,sans oublier les techniciens, payés au plus juste?
dans les CDN (centres dramatiques nationaux) plus de troupe permanente, le budget de fonctionnement est en grande partie dépensé pour le personnel administratif et l'entretien! c'est comme un orchestre qui fonctionnerait sans musiciens!...

 
Courageux anonyme
02H24 19/10/2007

Ne plus aller à un quelconque spectacle organisé. D'abord tout est pédagogisé pour que le visiteur ou le spectateur développe la "pensée correcte" sans du reste un grand effort et surtout pas de réflexion..... Ayant participé aux montages d'expositions culturelles, je sais de quoi je parle.... Vive la nature et le silence de sa connaissanse sans mot.....

 
Courageux anonyme
02H27 19/10/2007

Ne plus aller à un quelconque spectacle organisé. D'abord tout est pédagogisé pour que le visiteur ou le spectateur développe la "pensée correcte" sans du reste un grand effort et surtout pas de réflexion..... Ayant participé aux montages d'expositions culturelles, je sais de quoi je parle.... Vive la nature et le silence de sa connaissance sans mot.....

 
Courageux anonyme
02H59 19/10/2007

"L’opéra a son prix. Pour le Macbeth à l’affiche au Met, il en coûte de 15 à 295$, mais tous les billets à moins de 100$ sont déjà vendus. Broadway n’est pas en reste. 72 à 250$ pour Grease en ce moment."

Macbeth -> 375 $

Grease -> 301 $

 
Courageux anonyme
10H12 19/10/2007

Il existe encore des spectacles à 10,15 euros. Ce ne sont pas les"grosses" vedettes qui jouent mais pn a souvent l'heureuse surprise d'y découvrir de réels talents, souvent supérieurs à certains très médiatisés.
On ne parle pas d'eux donc ils ont du mal à remplir les salles et à vivre bien de leur passion.
Pourtant nombre d'entre eux gagneraient à être connus.
Alors, n'hésitez pas à sortir des sentiers battus, partez à la découverte des petites salles et des spectacles non formatés.
Bucareli

 
Courageux anonyme
17H35 19/10/2007

encore la faute des "jeunes irresponsables et mal informés à télécharger de la musique et des films illégalement sur le Net" ...

Françoise Benhamou nous habitue à ce genre de brulots : grease à broadway, l'opéra ? c'est une blague ! c'est réservé à l'élite. Sting, johnny ? il est certain qu'ils n'ont pas besoin de notre argent...

Mme Benhamou, demain je vous invite sans problème à de petits concerts entre 1 et 15 euros, dont la qualité vous surprendra (mais il faudra payer le prix de se melanger à la masse, au peuple, voir ... aux jeunes pirates dont tout est la faute !)

 
Courageux anonyme
19H27 19/10/2007

Je ne suis triplement pas d' accord avec ce qui est dit sur le prix de l' opéra au MET de New-York et en général 1) contrairement à l' opéra Bastille, il est très facile de se rendre au MET la veille d' un opéra et de trouver à un de ses deux guichets un billet à 20 dollars (notamment le jeudi et pour les matinées), sauf pour les opéras attendus depuis des mois par les passionnés qui viennent d' un peu partout entendre tel ou tel chanteur annoncé depuis longtemps comme dans n' importe quel opéra du monde: beaucoup de passionnés se ruinent. Le MEt a la particularité de recevoir des grandes pointures qui demandent un cachet modéré puisqu'ils trouvent leur compte dans la notoriété que leur confère le MET et la grandeur du marché du disque américain. On peut noter au passage que le MET donne un nombre de représentations record par rapport à Bastille sous-utilisé. 2° Vu le nombre de personnes qui se produisent, le travail demandé et l' espace exigé, je trouve que 20, 35 ou 75 dollars sont largement justifiés 3° Je suggère également à tous ceux qui ont l' impression que les prix flambent de convertir les prix d' il y a 10, 15 ou 50 ans en utilisant la très pratique table de conversion mise à disposition par l' INSEE pour traduire les prix en francs en euros constants et en pouvoir d' achat: tout comme le livre, l' opéra a à peu près toujours été au même prix (Proust donne le coût de ses soirées à l' opéra: le prix d' aujourd' hui est bien inférieur à celui de 1900, tout le contraire des restaurants gastronomiques, notamment celui du Ritz). Je crois qu' on oublie que le spectacle vivant de qualité a toujours été coûteux, à l' exception de certaines institutions subventionnées (comme la comédie française, médiocre et qui programme du Molière à tout va pour remplir). Bref, l' opéra (et le spectacle vivant de qualité), c' est comme le saumon fumé: on en trouve partout, à tous les prix, mais quand c' est bon, c' est soyuvent (hélas) cher.

 
Courageux anonyme
21H04 19/10/2007

sans compter le prix des corn flakes à l'entracte avec l'explosion du prix des céréales........

 
Courageux anonyme
21H21 19/10/2007

les artistes les plus connus entendant bien récupérer sur les spectacles les recettes perdues du fait du téléchargement illégal.

Les pauvres ont droit au téléchargement gratuit ( le virtuel) , les riches au spectacle réel (le réel) .
Ca ne concerne pas que le spectacle ..
Le vrai logement, la vrai bouffe, le vrai travail ,les vrais soins,la vrai information , l' air pur etc etc , seront de plus en plus réservés à ceux qui en ont les moyens ..

 
22H45 19/10/2007

L'une des raison de l'augmentation du prix des places est sans doute due à la piraterie des cd mais aussi des places elles mêmes. Quand le prix officiel d'un billet est de 100 eur et que de nombreuses personnes sont prêtes à acheter le billet 200 eur sur Ebay, nul doute pour qu'il sera officiellement de 200 eur lors la tournée suivante !!

 
11H16 20/10/2007

Le prix des spectacles flambe: à qui la faute ?

A ceux qui achètent des places à ce prix !

Boycottez tous ces "spectacles", il existe plein de spectacles à 10/15 € à Paris, des jeunes qui ont envie de se défoncer ; on trouve des tas de ciné-clubs à 5 € la place ou des "théatreux" (rien de péjoratif) qui jouent dans des bars, des artistes de rue... alors oubliez les stars qui ne se sentent plus. Perso, je ne mets pas ce prix pour une place dans un stade où on voit une Madonna (berk) sur un écran vidéo :(

Faites un tour sur Myspace, vous verrez qu'il existe plein de spectacles pas chers et de qualité.

 
12H44 20/10/2007

Un petit sous-titre explicatif sur le principe de la loi de Baumol qui explique, à long terme, l'élévation du coût **relatif** du spectacle **vivant**.
NB: la possibilité de "mettre en boite" les spectacles vivants (inexistante avant le XXème siècle), de les diffuser et d'en tirer des ressources en a limité les effets, et explique sa persistance:

Il n'y a pas d'économie d'échelle ni de gain de productivité possible.

Au XVIIIème siècle, pour jouer un quatuor à corde, il faut quatre musiciens qualifiés (ce qui suppose une longue formation): 2 violonistes, un altiste et un violoncelliste.
- Et au XXIème siècle ?
- Pareil.

 
Courageux anonyme
21H36 24/10/2007

Oui,c'est vrai les grandes machineries
artistiques ont souvent des coups élevés
sinon excessifs
Essayez donc de postuler à l'achat de
billets pour allez ecouter Wagner chez nos
voisins de foret noire !
Eh bien je connais des amies qui viennent de
décrocher enfin la timbale.
Qu'elle persévérance: ça faisait plus de 10 ans
qu'on leur disait : niet
Au moins pendant ce temps elles ont fait
leur cagnotte !!!