
« Harry Potter » masque la forêt du livre pour la jeunesse
» Harry Potter » , c'est, avec effet de loupe, un cas d'école du triple phénomène qui touche les industries culturelles : la globalisation, la course à la valorisation sur différents marchés, et la dématérialisation, puisque » Harry Potter » , c'est certes un livre, mais ce sont aussi des droits et des licences (achetées par la Warner dès 1999).
En France, on a vendu l'an passé 81 millions de livres pour la jeunesse, soit 16% du total des exemplaires, toutes catégories de livres confondues. Ce secteur représente à lui seul plus de 11% du chiffre d'affaires de l'édition (il faut toutefois préciser que les albums de coloriage, dont le nombre ne cesse de croître, sont comptabilisés comme des livres, et qu'ils constituent à eux seuls un huitième de ce marché) : l'édition pour la jeunesse se porte plutôt bien, et c'est heureux. Sa part dans le chiffre d'affaires total de l'édition est en croissance depuis 1995.
Pourtant, à y regarder de plus près, on s'aperçoit que le chiffre d'affaires du livre pour la jeunesse a légèrement diminué l'an passé : il est vrai que c'était une année sans. Sans quoi ? Sans » Harry Potter » . La place d' » Harry Potter » est telle que l'on en vient à calculer deux indices d'évolution du secteur, l'évolution » avec » , et l'évolution » sans » ! Du jamais vu dans le monde de l'édition. Gallimard a vendu 21 millions de livres avec les six premiers tomes d' » Harry Potter » ; le sorcier représente 12 à 15% du chiffre d'affaires total de la maison… les années où un nouveau tome sort sur le marché.
La vente moyenne par titre s'établit à 7705 exemplaires pour le livre pour la jeunesse, à peine plus que pour l'édition générale. Une moyenne qui cache des disparités considérables, puisque le dernier tome des aventures d' » Harry Potter » a bénéficié d'une mise en place de 1,8 million d'exemplaires, et que quelques autres best-sellers, certes un peu moins spectaculaires, atteignent de jolis scores.
Susciter le goût de lire
L'édition pour la jeunesse n'est pas un segment à part du reste de l'édition. Elle remplit au moins trois fonctions : elle est un poids lourd du marché du livre, avec des espaces dédiés, des librairies spécialisées, une forte visibilité, une capacité à s'exporter. L'an passé, les éditeurs français ont cédé, selon la Centrale de l'édition, 953 titres de livres pour la jeunesse dont 30 aux Etats-Unis, et environ 400 en Asie !
L'édition pour la jeunesse est un lieu de créativité, où certains auteurs s'essayent avant de se lancer sur le marché du roman. On ne peut que saluer le travail d'un petit éditeur comme L'Ecole des Loisirs, par exemple, qui produit des livres de qualité tout en parvenant à lancer ses auteurs sur les deux marchés.
La littérature pour la jeunesse, c'est enfin un segment du marché qui produit des externalités positives sur l'ensemble du secteur du livre, en suscitant le goût de lire. Toutes les études le montrent : la lecture se nourrit de la lecture, et les habitudes acquises dès l'enfance sont les meilleurs garants des pratiques de lecture du jeune devenu adulte.
Mais le livre de jeunesse souffre des mêmes maux que le reste de l'édition. En premier lieu, la propension à la surproduction : 10485 titres nouveaux en 2006, alors qu'en 1990 on n'en comptait que (si je puis dire) 7245. Soit 45% de hausse ! La qualité y gagne-t-elle ? On craint d'en douter. La visibilité est mécaniquement réduite pour la plupart des titres. Face au trop-plein, le libraire excédé est tenté de privilégier les séries, les titres déjà familiers. Il faut savoir que, selon le SNE, 30 licences font un quart des ventes de livres pour la jeunesse : les » Petit ours brun » , » Nana » … et, bien sûr, » Harry Potter » .
De même, comment ne pas céder à la tentation d'accorder plus d'importance aux livres à retombées multiples ? Cartables, trousses, crayons, jeux, gadgets, tout y passe. Rentabilité assurée. Effort minimal.
Alors, le livre pour la jeunesse, segment à part entière du marché du livre ? Source de rentes pour quelques éditeurs généralistes ? Produit d'appel pour des biens dérivés ? Il y a de tout cela. Mais aussi de fort jolis textes. Et de délicieux souvenirs.
► Retrouvez la chronique de Françoise Benhamou sur France Culture, chaque samedi dans l'émission Masse Critique, à 8 heures
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De
13H12 | 28/10/2007 |
Ok, c'est une belle intro, mais où est le développement, la conclusion ?
Il n'y a rien à débattre c'est juste un constat. Et pas des plus originaux ni des plus poussé. Pour ne pas dire médiocre tel il enfile les poncifs du genre :
- La littérature pour enfant n'est pas de la « vraie » littérature : « L'édition pour la jeunesse est un lieu de créativité, où certains auteurs s'essayent avant de se lancer sur le marché du roman. »
- L'alibi culturo-éducatif : « La littérature pour la jeunesse, c'est enfin un segment du marché qui produit des externalités positives sur l'ensemble du secteur du livre, en suscitant le goût de lire. »
Ce n'est qu'un étalage de chiffre, donc forcement partiel (ce n'est qu'un aspect des choses) et partial (on choisie les chiffres qui peuvent servir son argumentation).
Le succès d'Harry Potter n'est lié qu'à une seule chose : il a été écrit dans le but de s'adresser réellement aux enfants. Et pas simplement à une image caricatural et niaise des enfants comme le font les éditeurs et les autres auteurs.
De
14H02 | 28/10/2007 |
Tout à fait d'accord !
la littérature jeunesse est en effet une littérature à part entière, avec ses codes. Et puis il y a DES litteratures jeunesse : les albums, avec le magnifique travail des illustrateurs, les romans, adaptés à tous les ages et tous les genres, les docs. Et savez-vous que certains bouquins sont achetés par les adultes pour leur propre plaisir, parce qu'ils ne trouvent pas leur compte dans la littérature adulte française ?
Pourquoi croyez-vous que les éditions d'heroïc fantaisy paraissent souvent en grand format, et non plus en livres de poche avec des couvertures tout à fait aguichantes pour les grands ?
Il y aurait beaucoup à dire, mais simplement, une dernière remarque : traiter « l'école des loisirs » de « petite maison d'édition » me fait ricaner. Renseignez-vous.
Et puis sachez qu'il y a des auteurs-jeunesse qui n'ont aucune envie d'aller jouer dans la cour des grands. Je citerai Marie Aude Murrail, par exemple, une star dans notre monde de galopins de moins de 16 ans, et que je sache, elle n'a pas encore manifesté le désir de pondre pour les adultes !
Mais il est vrai que la rigueur de l'écriture jeunesse est une excellente formation pour la littérature générale.
http://20six.fr/pibole/
De
19H40 | 28/10/2007 |
Si le succès d'HP n'était dù « qu'à » cela, il y aurait pas mal d'autres bouquins jeunesse qui crèveraient les plafonds de vente ! ; -)
Irène Delse, qui est devenue auteure jeunesse par accident.
De
20H10 | 28/10/2007 |
C'est aussi une belle orchestration à gros moyens de commercialisation géante qui écrase la promotion d'autres livres pour la jeunesse. Cela n'enlève pas la qualité du texte mais c'est une pratique déloyale pour les autres auteurs qui ne sont pas tous classiques et niais !
De
07H34 | 29/10/2007 |
Mais vous parler de ce que visiblement vous ne connaissez pas ! Sinon comment dire cela de la littérature de jeunesse ? Pour la pratiquer depuis des années au sein de l'association Croqu'livres (http://croqulivre.free.fr) (allez y faire un tour et vous constaterez qu'il n'y a aucune niaiserie dans cette littérature et qu'au contraire elle pose les questions fondamentales de la vie. Même si l'on peut considérer H P comme un roman initiatique, sachez qu'il en existe beaucoup d'autres…J'ai aussi transmis le goût de lire, avec cette littérature, à de nombreux élèves, en lycée professionnel, là justement où les élèves ont du mal à lire…
On ne peut parler de façon juste que de ce que l'on connaît, alors renseignez-vous….
De
12H07 | 29/10/2007 |
Pourquoi pas…c'est votre avis…
Ma fille étant une lectrice chevronnée j'ai pu constater, qu'outre Harry Potter, la plupart des livres qu'elle a eu entre les mains ne lui renvoyaient pas non plus une image niaise et caricaturale de son univers.
Ce qui me gène dans les phénomènes comme Harry Potter et autres « produits culturels » de masse pour les enfants, c'est le manque de recul que le jeune lecteur peut avoir.Dans qu'elle mesure peut-il y avoir une lecture-plaisir si elle motivée pour une grande part par l'envie légitime de faire comme les copains…
Il me paraît difficile d'avoir un avis objectif sur les qualités du livre tant qu'il sera l'objet marketing qu'il est aujourd'hui.
Je l'offrirais à ma fille quand lire Harry Potter sera « has been » ! !
De
14H24 | 29/10/2007 |
si vous doutez des qualités du livre vous pouvez toujours le lire vous-même pour vous faire une idée plutôt que de céder/résister à la pression des copains.
Mais ne surestimez pas le marketing, le « phénomène » Harry Potter s'il est horripilant à bien des égards à surtout montrer qu'il pouvait persister en dehors des périodes de poussée marketing.
Du coup elle risque de pouvoir se les acheter elle-même bien avant qu'ils soient devenus has-been.
De
14H29 | 28/10/2007 |
L'article de madame Benhamou présente fort peu d'intérêt en général, tout le monde sait ce qu'elle écrit et elle énonce quelques petits parisianismes de copinage au passage, entre autre que « les écrivains s'essaient en jeunesse avant de passer à des choses sérieuses (sous entendu) ». La quasi totalité des auteurs de romans jeunesse n'écrivent que pour la jeunesse (et on exclut déjà les auteurs jeunesse qui écrivent pour des albums), par ailleurs beaucoup d'auteurs adultes ont fait le chemin inverse, soit par nécessité économique, c'est le cas d'auteurs de polars et SF, soit par le goût de le faire. En fait, aveuglé par son amitié pour la « petite maison d'édition » (mais grande par sa vanité) L'Ecole des Loisirs, ce que veut dire madame Benhamou, c'est que madame Brisac, directrice éditoriale dans la petite maison d'édition, est l'épouse du directeur des Editions de l'Olivier et qu'ils établissent ainsi des ponts entre amis.
Renseignez vous sur les vrais petits éditeurs jeunesse, madame Benhamou, sur les auteurs jeunesse de grand talent (plus grand que beaucoup de tâcheron signant chez des éditeurs de littérature générale), songez à ce malheureux St Ex qui pense écrire un beau livre philosophique avec ce pavé consternant qu'est « Citadelle » et qui y écrit un chef d'oeuvre littéraire parce qu'on le lui demande. Faites un travail sérieux madame Benhamou ensuite écrivez des articles quelque peu crédible et intéressant.
Votre dévoué
Jack Chaboud
De
14H52 | 28/10/2007 |
Remarquablement décapant, monsieur Chaboud. ça fait du bien.
Pparler de littérature jeunesse pour dire des banalités et nous resservir un discours condescendant, c'est bien dommage, chère rue 89.
Mais je suis sûre que nos amis auteurs jeunesses vont réagir ?
Sans parler des illustrateurs, qui ne sont sans doute pas de vrais artistes, hein ?
http://20six.fr/pibole/
De
16H05 | 28/10/2007 |
Le jour où tu trouveras un auteur de la dimension de Dostoïevski ou Boulgakov chez les écrivains pour mômes, tu me feras signe. Pour qui connaît la vrai littérature, c'est une évidence qu'on y trouve des génies qu'on ne retrouve pas dans la littérature pour enfants. Pour la simple raison, cher monsieur, qu'on ne dit pas les mêmes choses à un enfant qu'à un adulte. Un enfant ne connaît rien de la vie, lui en parler de façon complexe c'est un non sens. Ce que toi et tes compères faites, c'est du politiquement correct déguisé sous une attaque à deux balles de l'article de Benhamou, rien d'autre.
De
18H44 | 28/10/2007 |
« Le jour où tu trouveras un auteur de la dimension de Dostoïevski ou Boulgakov chez les écrivains pour mômes, tu me feras signe »
Philipp Pullman et sa trilogie A la croisée des mondes ?
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H59 | 03/11/2007 |
Bon. Eh bien, manifestement vous n'avez lu ni Dostoievski, ni Boulgakov. C'est dommage pour vous. Franchemment, Philipp Pullman… J'ai cru que vous plaisantiez.
De
11H52 | 02/11/2007 |
La vraie question étant : « Jack Chaboud s'est-il fait refuser un manuscrit à l'école des loisirs ou aux Editions de L'Olivier ? »
De
14H54 | 28/10/2007 |
« Harry Potter » masquerait la forêt du livre pour la jeunesse ?
Je ne veux accuser personne ne plagiat, mais n'est-ce pas précisément ce que je dénonçais ici :
http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/tri+selectif/harry-potter-et-son-doub…
Presque un copier/coller… Non ?
(oui, bon, à deux ou trois virgules près, on ne va pas chipoter non plus…)
Tri Sélectif
De LeHibouPhilosophe
23H27 | 28/10/2007 |
Dans la forêt des commentaires qui, sur un sujet somme toute assez anodin, accusent l'article de tous les maux voire s'écharpent entre eux, celui-ci avait au moins le bon goût d'être (ou de se vouloir) drôle.
La sanction est immédiate : cinq fois « naze »…
Certes, on n'est pas sur AgoraxVox (foire aux plaisantins de tous poils) et l'autopromo est énervante.
Tout de même, la logique des notations m'échappe plus que jamais…
De Le_navire
Editeur | 16H09 | 28/10/2007 |
Réducteur, en effet…
L'Ecole des loisir, petit, je rigole tout pareil. Même si je salue souvent la qualité du catalogue et le travail sur la politique d'auteurs.
Et ça fait des années qu'on bosse en tâchant plutôt de convaincre des auteurs « blanche » de passer en jeunesse, pour sortir de l'équation jeunesse=sous-littérature…ce qui permettrait enfin de réaliser qu'il y a des auteurs qui s'y sentent bien, n'éprouvent pas le besoin d'aller voir ailleurs, et qui n'ont rien à envier, par leurs qualités littéraires, à ceux qui s'adressent au adultes.
On connaît plus d'une plume à succès qui pourrait prendre de sérieuses leçons d'écriture chez les auteurs jeunesse, n'est-ce pas ?
Quant à HP, ce n'est pas l'arbre qui cache la forêt, mais à mon avis, celui qui permet à la forêt de s'agrandir.
Et puis tiens, zou ! pour une fois, moi aussi, je m'auto-cite, y a pas de raison…
http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/10/24/ce-qua-change-harry-potter
à Le_navire
De
16H34 | 28/10/2007 |
Jamais tu me feras croire qu'un bouquin pour gamin arrive à la cheville, en terme de qualité d'écriture et de complexité narrative, d'un livre sorti du génie créateur d'un des grands écrivains reconnus universellement. Ou alors nos mômes sont des surdoués capables par exemple de lire du Zweig ou du Hermann Hesse et de le comprendre ? Un gamin c'est pas un adulte, il n'a pas la même capacité à comprendre, il n'a pas le même vécu. Vous êtes ridicules à vouloir comparer l'incomparable. Ce sont deux genres de littératures qui n'ont strictement rien à voir, l'un est mineur, l'autre majeur. Dire le contraire c'est de la grosse fumisterie d'éditeur ou de gugus inculte n'ayant jamais ouvert un chef d'œuvre de la grande littérature de sa vie. Bientôt vous allez nous sortir que la BD vaut la littérature ? Cette façon de penser participe du nivellement par le bas de la littérature actuelle « aller, toutes les littératures se valent ». Et bien non mon bon monsieur, même si certains auteurs pour enfants écrivent bien, ils restent des auteurs pour enfants et sont pour l'écrasante majorité d'entre eux incapables d'écrire pour les adultes.
De
16H58 | 28/10/2007 |
Si tu crois vraiment à ce que tu écris, je te plains de tout mon coeur. Fort heureusement, il n'y a aucune hiérarchie dans l'art.
La BD est un genre, la littérature jeunesse un autre… et le nivellement par le bas, hélas, il est seulement dans ta façon d'aborder le monde et l'art.
Bref, enferme-toi dans tes convictions et laisse aux auteurs et aux éditeurs le soin d'apporter du plaisir aux lecteurs.
De Don_Lorenjy
Ecriveur à Annecy | 17H39 | 28/10/2007 |
C'est l'inconvénient d'avoir petitement raison, et surtout méchamment tort. On ne sait pas si on doit te plaindre et laisser filer, ou tenter de répondre.
Tu as raison mon gars : les enfants n'ont pas le bagage des adultes. Mais ils ont des attentes qui peuvent être comparables. Le ridicule serait de s'arrêter à leur manque de connaissances ou de vécu pour leur servir de la soupe. La difficulté pour un auteur est de se mettre à leur niveau pour justement leur offrir la qualité qu'ils méritent, mais surtout de les intéresser avec. Si le jeune lecteur ne suit pas, c'est que l'auteur a mal fait son travail.
Problématique que ceux qui écrivent pour adultes n'ont pas : si le lecteur ne comprend pas, c'est qu'il est con. Facile…
Je pourrais citer d'autres difficultés, parmi lesquelles le fait de s'adresser à des êtres en construction, ce qui interdit certaines facilités (comme l'excès de noirceur et de violence). Mais j'aurais l'air de prêcher pour une paroisse… Hemingway ou Saint-Ex l'ont fait bien mieux, en écrivant ce que tu considères sans doute comme des sous-merdes de sous-écrivains.
Je n'entrerais pas non plus dans la comparaison et l'argumentation entre genres mineurs et majeurs, d'autres s'y sont ridiculisés avant toi.
En revanche, parler de « grosse fumisterie d'éditeur ou de gugus inculte n'ayant jamais ouvert un chef d'œuvre de la grande littérature de sa vie » nous en dit plus sur ta personne que sur les auteurs, éditeurs et défenseurs de la littérature jeunesse.
Je ne sais pas quel compte personnel tu as à régler, mais je connais quelques chefs-d'oeuvres « jeunesse » qui adouciraient ta méchanceté, là où visiblement la littérature « adultes majeurs » a échoué.
à Don_Lorenjy
De
18H22 | 28/10/2007 |
De la méchanceté parce que je dis ce que je pense ? N'importe quoi. Pour moi les deux littératures ne se valent pas. Mais je n'ai jamais dit que ce n'était pas de l'art. Bien sûr qu'écrire pour des enfants, c'est un art qui s'appuie sur une technique au même titre que d'écrire pour des adultes. Mais, le niveau de réflexion que peut atteindre une œuvre de la grande littérature est incomparablement plus élevée et complexe que celui que l'on peut d'offrir aux enfants. Sinon, je n'ai aucun compte à régler, juste marre de lire vos hypocrisies. Qu'est ce qu'il y a de choquant à d'admettre que certains arts sont supérieurs à d'autres ? Tous les arts ne se valent pas, désolé mais non. Ou tu penses aussi qu'un film très bien fait de Disney vaut un film de Bergman ? Pour l'exemple de Saint-Ex, perso je ne considère pas « le petit prince » comme un livre pour enfant, c'est beaucoup plus que ça. C'est un livre qui utilise le langage des enfants pour faire passer un message universel, l'utilisation du vocabulaire enfantin accroissant le sentiment d'universalité et la puissance évocatrice de l'œuvre. Un enfant ne fait que survoler « le petit prince », ce n'est qu'une fois adulte qu'il comprend véritablement le livre.
De Don_Lorenjy
Ecriveur à Annecy | 19H14 | 28/10/2007 |
Admettons : tu n'étais pas méchant, juste insultant (of swing).
Ton analyse du Petit Prince est parfaite. Un message universel avec un langage accessible aux plus jeunes, mais que les adultes peuvent lire avec profit et plaisir. Désolé, mais toute ton argumentation sur la sous-littérature jeunesse coule sur cet écueil. Les bons livres jeunesses sont comme le Petit Pince, et même si les auteurs ne prétendent pas être Saint-Ex, ils font tout pour jouer dans la même cour. Certains y parviennent, pas plus, mais pas moins, que dans la cour des « adultes ».
De
09H41 | 29/10/2007 |
Donc, dès qu'un livre « pour enfants » atteint une certaine renommée et se voit reconnaître une certaine qualité, il est « beaucoup plus que cela ».
Pittoresque…
Otto Naumme
De
17H59 | 28/10/2007 |
L'île au trésor, Stevenson
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H59 | 03/11/2007 |
Ah ! Voilà, quand vous voulez… Stevenson, c'est tout de même autre chose que Pullman ! Cela posé, je ne crois pas que Stevenson ait écrit L'Ile au trésor POUR les enfants.
De
16H52 | 28/10/2007 |
Et le petit prince de saint-Ex, c'est quoi, un livre pour enfants ou un livre pour adultes ?
De
18H28 | 28/10/2007 |
un livre pour adulte
De
17H56 | 28/10/2007 |
de gemme
d'abord, j'aime bien les mecs qui écrivent sans signer : ( !
C'est parce que la majorité d'entre vous (non, mon beau navire, je ne parle pas pour toi, tu le sais bien ! )prennent les jeunes pour des cons, parce qu'ils s'imaginent qu'ils ne comprennent rien à la vie que vous avez de désagréable surprises quand ils vous pètent à la tronche !
j'ai passé ma jeunesse à lire des bouquins pour adultes « j'ai 37 ans tassés) parce que la littérature jeunesse était gnan gnan dans sa grande majorité !
croirent que les jeunes n'ont aucun sens critique et qu'ils ne comprennent que des choses simples et surtout pas complexes, c'est vraiment les prendre pour des débiles !
ils ont des yeux, des oreilles ! ils savent regarder autour d'eux, ils savent faire la part des choses entre ce qui leur semble juste et ce qui leur semble injuste !
prendre les auteurs jeunesse pour des sous auteurs, c'est encore prendre les jeunes pour des cons, parce qu'autant un auteur adulte n'a pas à se préoccuper de ce qui pourrait choquer son publique, le tri se faisant automatiquement, autant un auteur jeunesse doit pouvoir, doit SAVOIR utiliser des argument suffisemment comlexes sans être allambiqués, de même pour le vocabulaire !
il y a quelques temps, j'ai lu un livre pour jeunes dont les premières pages sont assez violentes, mais cette violence expliquant l'évolution, les blessures et les dilemes du personnage, un enfant. ce sont les adultes qui ont hurlé en disant qu'une telle violence ne convenait pas à de jeunes ados.
c'est oublier un peu facilement le plaisir qu'il prennent à lire et regarder les mangas, assez violents en général, à aller voir des films que nous, adultes considéront comme violents.
le onde EST violent, et les jeunes le voient tous les jours. il est impossible de les mettre sous cloche pour les “préserver”, l'environnement forme l'enfant. imaginez un enfant hyper protégé, n'ayant vu ni subi aucune violence de toute sa jeunesse et lachez le, jeune adulte, dans le monde qui nous entoure, vous en ferez un traumatisé à vie !
je ne dis pas qu'il faut sureposer les jeunes, loin de là, mais il faut aussi leur faire confiance (en tout cas pour les ados) pour faire la part des choses entre réalité et fiction : on ne peut quand même pas leur faire lire OUI OUI jusqu'à 16 ans, si ? ?
De
18H40 | 28/10/2007 |
Hem, hem… Est-ce que me tromp'-je, ou bien est-ce que s'agit-il de la chronique que Françoise Benhamou a lue à l'antenne de France Culture hier samedi aux alentours de 8h45 ?
La question est rhétorique. C'est bien la même.
Thierry Reboud
De Pascal Riché 7
Rue89 | 21H32 | 28/10/2007 |
Oui, c'est bien cette même chronique. Ce que nous précisons à chaque fois en bas de ses articles.
http://www.rue89.com/articles/francoise-benhamou
(Oubli réparé dans ce cas)
De
19H11 | 28/10/2007 |
mes livres péférés ? les livres pour la jeunesse que je lis à ma fille de bientôt 12 ans, un vrai bonheur, en concentré siouplé… les boterro, tous, les xavier laurent petit, ah maestro… un pur chef d'oeuvre… tobby lolness à lire et à relire, pour apprendre la politique, l'amitié, le respect de s autres, la vie, la mort, que des romans de toute beauté… j'en passe et des meilleurs, alors oui, harry potter on l'a réservé à la bibliothèque on l'aura mercedi, enfin, mais y'en a tellement d'autres… les silvana gandolfi, les duplechin … y'en a à la pelle, même anna gavalda écrit pour la jeunesse… a acheter ceci pour les relire sans discontinuer… j'ai 43 ans et je pleure et je ris quand on découvre des petits chef d'oeuvres de littérature… les gamins se les empruntent, se les arrachent (au hasard les boterro avec ewilan)… je lis pour moi des lectures d'adultes, mais ça ne m'émeut pas autant même si ça fait bien sourire… au hasard avec arto paasilina… ségo56