
L'acteur Fred Thompson se rêve en nouveau Reagan
Le procureur de la série « New York District » a le profil idéal pour être le futur candidat républicain. Mais sa campagne déçoit.
La carrière hollywoodienne de ce candidat aux présidentielles de 2008 n’est pas exactement celle d’Arnold Schwarzenegger. Vous ne vous souvenez peut-être pas de celui qui dirigeait la tour de contrôle de 58 minutes pour vivre , de l’amiral d’ A la poursuite d’octobre rouge » , ou du directeur de cabinet de la Maison Blanche de Dans la ligne de feu … Des petits rôles certes, mais toujours aux commandes.
Grand (1,98 m) et l'air sérieux, Fred Thompson est supposé incarner l’autorité. Celui qui jouait le procureur Arthur Branch de la série télé New York District se classe régulièrement numéro deux ou trois des Républicains dans la course à l'investiture pour la Maison Blanche de 2008.
Un profil parfait pour l'aile conservatrice du parti
Fred Thompson a été acteur pendant vingt ans ? Ronald Reagan aussi ! Et pour ceux qui ne verraient pas le rapprochement, comptez sur lui et ses équipes pour le suggérer. Un de ses sites de fans s’appelle Anotherronaldreagan.com ( Un autre Ronald Reagan.com » ). Dans une de ses vidéos, il utilise une photo de lui et de l’ancien président. Et bien sûr, ne manque jamais de rappeler son admiration pour l’icône des conservateurs américains.
Dès le début de l'année 2007, Fred Doltan Thompson n’avait pas encore annoncé sa candidature qu’il était déjà déjà numéro deux des intentions de vote des Républicains pour la nomination de leur candidat à la présidentielle de 2008. Un succès a priori, qu’il devait autant à l’insatisfaction des républicains face à leur champ de candidat qu’à sa notoriété.
Sans avoir encore fait campagne, il semble alors déjà avoir toutes les qualités. En plus du parallèle reaganien, face aux électeurs républicains, il se présente comme le vrai conservateur : il n’est pas mormon comme Mitt Romney, s’oppose à la régularisation des immigrés clandestins à la différence de John McCain et, dans la lignée de tous les derniers candidats républicains à la présidentielle, s'oppose à l’avortement, contrairement à Rudolph Giuliani. Pour ne rien gâter, il est du sud (Tennessee) quand chez les conservateurs, on se méfie des New-Yorkais.
Un fils de vendeur de voitures d'occasion devenue avocat, lobbyiste et sénateur
Il a même une touche d' American dream sur son CV. Fils d’un vendeur de voitures d’occasion, il est le premier de la famille à aller à l’université, devient avocat puis procureur. Il comptera même parmi les avocats de la commission sénatoriale sur le scandale du Watergate. Son premier rôle d'acteur, c’est le sien : en 1985, il joue l’avocat dans Marie » , un film basé sur l’histoire vraie d’une de ses clientes.
Il a déjà fait campagne avec succès. En 1993, il se présente au siège de sénateur du Tennessee laissé libre par Al Gore lorsque celui-ci devient vice-président. Il est élu avec vingt points d’avance et est réélu haut la main pour un deuxième mandat. Au point que les Républicains auraient aimé qu’il se présente pour être gouverneur du Tennessee. Mais Fred Thompson quitte le Sénat en 2003… Il semble que le coeur n'y est plus. C'est à ce moment-là qu'il devient procureur dans la série télé New York District.
Un candidat qui baisse dans les sondages quand il fait campagne
Curieusement, malgré ce profil d'apparence parfaite pour des primaires républicaines, les intentions de vote pour Fred Thompson semblent décliner depuis qu'il est entré en campagne. Lui qui était deuxième des sondages nationaux tombe parfois en troisième place.
En Iowa et dans le New Hampshire, les deux Etats qui seront les premiers à se prononcer aux primaires, il arrive maintenant respectivement en quatrième et sixième position, avec 9 et 5 % d’intentions de vote. Les parieurs ne le placent que sixième dans leurs pronostics.
Comment a t-il pu baisser avec un tel jeu en main ? D’abord à cause du manque d’enthousiasme qu’on lui prête. Fred Thompson a-t-il vraiment envie d’être élu président des Etats-Unis ? Il est entré en campagne après plusieurs annonces repoussées et a séché le premier débat.
Certaines semaines, quand ses adversaires enchaînent plusieurs meetings de campagne par journée, il reste plusieurs jours sans se montrer. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’événement public que ça signifie qu’il boit des daïquiris sous un palmier , a assuré son conseiller Rich Gallen. C’est peut-être vrai, mais ça fait désordre d’avoir à le préciser.
Il faut continuer à faire ce qui marche et arrêter de faire ce qui ne marche pas
D’autant que ses rares apparitions ne sont pas compensées par des performances percutantes. On l’a déjà entendu parler de l’Union soviétique » pour désigner la Russie, faire des propositions politiques comme que l’on continue à faire ce qui marche et qu’on arrête de faire ce qui ne marche pas .
Les évangélistes se sont aussi aperçus que la vie privée de Fred Thompson n’était pas beaucoup plus rangée que celle de son rival Rudolph Giuliani (marié trois fois). Thompson s’est marié à 17 ans de sa petite amie enceinte, puis s’est remarié avec une femme de 24 ans plus jeune que lui avec qui il a, à 65 ans, deux enfants de 3 et 1 an.
En attendant, l’ex-sénateur et acteur met le paquet sur son opposition à l’immigration clandestine, dont il fait une question de sécurité nationale et se présente comme le seul des grands candidats à s’opposer catégoriquement au projet de régularisation des clandestins de George Bush.
Il fait remarquer que les électeurs indépendants ont quitté le navire républicain lors des dernières législatives de 2006 et qu’il sera à même de les récupérer pour battre Hillary Clinton… L’argument désespéré des Républicains à court d’arguments.
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N’est pas reagan qui veut…


Tant mieux!
http://kprodukt.blogspot.com
Mouais… Je crois bien que les Républicains vont devoir trouver mieux que lui s’ils veulent avoir une chance de battre Clinton ou Obama l’année prochaine…
Mais quoi qu’il arrive, je pense qu’on va vraisemblablement assister à une amélioration de la situation intérieure et extérieure des USA après la présidentielle de 2008. Ça va être dur de faire pire président que Dobeulyou. (quoiqu’on avait bien dit ça avec Chirac en France…)
Les USA sont un État fasciste collegial (corporatiste); qui en est le président n’a guère d’importance. La même politique continuera, à quelques déclarations insipides près. Détail symptomatique, cependant, que les « modèles » qu’on présente cette années et qui sont choisis pour correspondre à ce que demande la psyché de l’Américain moyen ne se distinguent que par la plus ou moins grande aversion qu’ils inspirent à un Européen normal… Nous n’avons plus beaucoup en commun avec ces gens… L’Europe est prête pour une ouverture à l’Est
http://nouvellesociete.org/5064.html
http://nouvellesociete.org/5149.html
Pierre JC Allard
La plus plus grande démocratie du monde, (???), ne s’ améliore pas, les acteurs politiques, sont depuis Reagan, les acteurs tout court. Et pas vraiment les meilleurs.
Dans un sens, ça a le mérite d’ être clair, voyez-nous, admirez notre belle prestance, nous sommes en représentation, chers électeurs, la politique-spectacle bat son plein, d’ autres en coulisse dirigent et tirent les ficelles. Ce pays autrefois si riche en création opère un repli identitaire sur ses « valeurs refuges » qui sont évidemment le plus petit dénominateur crétin. Le grnad art de la manipulation en masse
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