Léonora Miano: "On doit vivre ensemble, rencontrons-nous"
Prix Goncourt des lycéens en 2006 pour « Contours du jour qui vient », Léonora Miano revient avec un roman surprenant. « Tels des astres éteints », plus mature encore, allie narration romanesque et essai. En s’attaquant au mouvement kémite aussi bien qu’à l’Europe forteresse, elle y poursuit sa cartographie de l’homme global autant que de l’Afrique. Léonora Miano est une des voix du « roman-monde » français. Rencontre.
Ce qui compte, c’est de raconter des histoires. La puissance de la fable. Pour la Camerounaise Léonora Miano, fable et musique sont convoquées dès qu’il s’agit de raconter des histoires. Ses deux premiers romans, « L’Intérieur de la nuit” et “Contours du jours qui vient » avaient révélé une romancière que des sujets comme les identités, les guerres, l’Afrique en jachère, l’errance ou encore les enfants perdus n’effrayaient pas. Léonora Miano, c’est une langue sombre et scintillante, mentale et réaliste, un rythme poétique et incantatoire.
Ici, la focale change. « Tels des astres éteints” se déroule au “Nord”. Avec comme personnages principaux deux hommes et une femme qui viennent du “Continent”. Et vivent dans “l’intra-muros » de la ‘Grande Ville’. Le lecteur verra vite que le ‘Continent’, c’est l’Afrique, et que les protagonistes vivent à Paris, dans l’Europe-forteresse d’aujourd’hui. L’Afrique est le seul espace tangible, les autres n’étant que des points cardinaux de complément.
Un roman sur l’Afrique à travers l’imaginaire de sa diaspora
Il y a Amok, Shrapnel et Amandla. Amok est un nanti, petit-fils d'un « traître », collaborateur des colons. Le second et meilleur ami du premier est apôtre du nationalisme noir, et n’aime que les blondes. L’un et l’autre ont grandi dans le post-colonialisme, dans la quête d’une grandeur de soi-même, dans la volonté de « trouver une appartenance compatible avec son statut identitaire hybride ». Pour eux, il s’agit aujourd’hui de recréer ce monde, et de « l’habiter avec force ».
Amandla, elle, est une métisse qui rêve d'un continent fantasmé. Or, « le Continent » en est encore à “chercher à imiter en tous points son suzerain d’hier”. Elle succombe peu à peu aux discours qui attribuent à l’Afrique une mythologie et une histoire merveilleuse : les Africains seraient les héritiers des pharaons d’Egypte, leur puissance aurait été laminée par les pays du Nord. Pour elle, il est temps aujourd’hui de demander justice au nom d’un passé fantasmé. Le mouvement kémite, c’est pour elle.
A travers leurs pérégrinations dans la Grande Ville, chacun expose sa manière d'être un Africain émigré au Nord, chacun évoque l’Afrique de ses ancêtres. Chacun se cherche une diaspora, réelle autant qu’imaginaire.
« Tels des astres éteints” est construit comme un album, entre musique soul et jazz. Un intro, cinq partie, et un “outro”. La structure est construite autour de cinq thèmes de jazz : “Afro Blue”, “Straight Ahead”, “Angel Eyes”, “Round Midnight » et ‘Left Alone’. De Thelonious Monk à Billie Holiday en passant par Abbey Lincoln, donc. On chantera aussi Bashung, Curtis Mauyfield, Grand Master Flash, Bobby Womack.
Soit un certain inconscient musical très eighties. Une écriture qui, ici, a des dimensions musicales, sacrées, incantatoires, classiques et métissées. Une écriture de fable moderne. « Tels des astres éteints », c’est d’abord un roman sur l’Afrique à travers l’imaginaire de sa diaspora. (Voir la vidéo.)
« Tels des astres éteints” est un roman pour l’Afrique. C’est au “Continent » que s’adresse, parfois directement à la deuxième personne, parfois métaphoriquement, la narration :
« Tu n’es donc plus de ce monde. Tu n’y es qu’un discours. Exploitation, exploration, expiation ne forment pas seulement les rimes sonores du propos. Ils en sont la face cachée. Le sens indicible, inavoué, inconscient. (...) Les péchés que l’air du temps réprouve sans les nommer auront en toi leur absolution. C’est chez toi que l’on paie. Qui que l’on soit. »
Les romans précédents de Léonoara Miano évoquaient l’Afrique de l’intérieur. Ici, elle est évoquée de l’extérieur : par les immigrés, par des Français. Les deux étant d’origine africaine. Rapidement, et c’est là le talent poétique de la jeune romancière, la narration touche toutes les composantes de notre identité. Celle de l’homme du monde moderne.
L'écriture ayant agi, alors le roman peut se permettre de se frotter à un thème risqué, surtout pour une femme : le mouvement kémite. En France, le mouvement est plus connu depuis que Dieudonné en fit son service d’ordre. Considéré comme « l’enfant monstrueux du dieudonnisme » par ses détracteurs, qui y voient l’équivalent black de ce que fut le mythe aryen pour les nazis, il s’agit d’un mouvement ésotérico-politique et ultracommunautariste, pour qui tous les noirs (appelés “kemites”) descendent des Egyptiens et forment le peuple élu.
L’identité, entre sur-effacement et sur-investissement
C’est alors que le roman touche son but : l’hybridité de l’identité. Certains de nous l’affirment dans le sur-effacement, d’autres dans le sur-investissement. C’est précisément entre ces deux extrêmes que se situent les lignes que tissent le roman. Ici, l’Africain et l’Européen sont tous deux victimes… de l’image supposée qu’on fait d’eux.
Pour celui du « Continent », « les mots qu’on leur avait adressés avaient fini par façonner leur vision d’eux-mêmes, ils étaient devenus ce que Babylone disait d’eux, le mot créant la chose ». Cependant que le Nord est une « société où la majorité était si ardemment conviée à s’absenter d’elle-même, ne pouvait qu’être un tremplin vers un effacement de soi plus radical. Plus définitif ».
Au final, c’est sur l’identité globale que ce roman travaille. Celui où la couleur de la peau ne serait pas une revendication, mais « un hasard assumé ». Ça n’a l’air de rien, mais dans une période où, aux Etats-Unis, Barack Obama se place lui-même, dans ses discours, dans une « Amérique post-raciale », le roman a son pesant de signifiant. (Voir la vidéo.)
« Tels des astres éteints » est emmené par une écriture bien plus dense, encore, que celle des deux livres précédents de l’auteur. Ce qui frappe ici, c'est ce ton qui tient à la fois de l’essai et du narratif. D’où l’épaisseur du livre. D’où, surtout, la densité historique et littéraire. Un ton qui rappelle les grands reportages du magazine Actuel dans les années 70. Un roman qui serait un reportage et une histoire. Une écriture somme toute très moderne, qui écoute le monde de ses personnages.
Aussi, « Tels des astres éteints” doit être lu à l’aune de l’ouverture au monde que propose -timidement encore mais Saint-Germain a eu vent de l’affaire- la nouvelle fiction française. Ce fameux “roman-monde » inspiré d’Afrique, d’Asie et d’Amérique. La naissance comme hasard assumé, l’imaginaire comme seul espace global vivable. (Voir la vidéo.)
Interview réalisée à Paris le 9 janvier 2008
► Tels des astres éteints de Léonora Miano - éd. Plon - 408p., 20€. « Contours du jour qui vient » reparaît en format poche (éd. Pocket, 256p., 6.30€).
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Merci pour cette critique.
Je suis heureuse de voir que certaines personnes sont contre « Le mouvement kemite », car en effet avoir besoin de ce genre de mouvement pour ce sentir « egal » aux blancs c’est encore et toujours un complexe d’infériorité.
Il est en effet plus que temps pour nous les noirs que notre couleur devienne « un hasard assumé ».
urgent :
[Resf.info] RESF, URGENT ET IMPORTANT : FAST DEPORTATION A MELUN
Placé à 15h en rétention, expulsé le lendemain à 13h30. On a deux heures pour sauver Manhoute-Alphonse KOUAKOU.
A 13h25, les gouvernants de la France qui gagne expulseront, si nous n’arrivons pas à l’empêcher, MANHOUTE ALPHONSE KOUAKOU, 22 ans , ivoirien , footballeur professionnel en ligue 2 au club de Libourne (33) , en France depuis 4 ans et membre de l’équipenationale ivoirienne. Il a été « licencié » par son club, parce que sans papiers.
Sa femme vit à Melun avec la petite fille de 9 ans dont Manhoute Alphonse est le beau-père, il a été arrêté à la préfecture, il a été transféré hier à 15 h au CRA (Le Mesnil Amelot ) et sera expulsé aujourd’hui à 13h25 (vol sur Abidjan), sans vêtements comme il a été arrêté , avec RIEN. Cette « fast deportation » permet à la préfecture d’éviter le passage devant le juge des libertés qui, selon toute probabilité, aurait cassé une procédure irrégulière : il s’est présenté en préfecture pour régulariser sa situation, on lui a dit de revenir avec son passeport, que ça s’arrangerait !
Sa jeune femme, française, est malade et menace d’une grève de la faim et de l’arrêt de son traitement
si son mari part demain. Elle est prête à témoigner de leur histoire.
Leur dossier suivi par le médiateur de la Républque Jacques Péricat à Melun devait aboutir. Il s’est fait arrêté en sortant d’un rv,au guichet de la Pref. il a été battu, on a refusé de lui accorder un coup de téléphone (finalement un agent de police qu’il connaissait a prévenu son avocate) La police a gardé sa voiture et son dossier administratif complet.
Puis 24 h de garde à vue, transfert au CRA, expulsion prévue moins de 24 heures plus tard.
Préfecture de Seine-et-Marne :
fax préfet 77 : 01 64 37 10 35
mail préfet: michel.guillot@seine-et-marne.pref.gouv.fr
service éloignement 77 : 01 64 71 79 20
Ministère de l’expulsion minute :
Fax ministère R&D : 01 55 55 49 20 Standart 01 77 72 61 00
Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr
Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr;geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
Je suis toujour étonné que l’on fasse la promotion en France de tous ceux qui pratiquent l’afro-pessimisme. C’est à dire ceux qui passent leur temps à insulter l’Afrique et les africains dans leurs livres. Le problème c’est qu’il n’y pas le contre poids médiatique afin de pouvoir débattre sereinement de la relation entre l’Afrique et les pays du nord en France. Et des auteurs tels que Léonora Miano, Gaston Kelman, Fatou N’diome et Marie N’Diaye bénéficient d’une légitimité auprès des médias qui ne sert qu’eux même et en aucun cas l’afrique et les africains. Et il est regrettable que les médias français prennent leurs points de vue comme unique référence.
Maintenant concernant les délires de Hubert Artus sur le mouvement kémite enfanté par Dieudonné. Il faudra une bonne fois pour toute, stopper votre parano sur un soit-disant mouvement Noir radical qui serais dirigé par Dieudonné afin de menacer la république. C’est drôle cela me fait penser à la pétition signée par Bernard Kouchner, Alain Finkielkraut, Elie Chouraquie, Jacques Julliard etc… afin de dénoncer les ratonnades anti Blanc par des Noirs lors des manifestations lycéennes en mars 2005. Cette pétition utilisait les mêmes arguments que Mr Artus en indiquant qu’une radicalisation du monde Noir en France menace la communauté nationale.Pathétique.
Je en suis pas certain, mais alors pas du tout, que les médias promotionnent l’Afro-pessimisme, ou soient trop angélique avec les auteurs que vous citez. Mais c’est votre vision, et votre avis. Par contre, je réagis à votre second paragraphe car vous me prêtez des propos qui ne sont pas les miens. Je n’ai pas écrit que Dieudonné était le diirigeant du mouvement kémite, ou qu’il l’a enfanté. J’ai écrit, en toutes lettres, que le mouvement a été un petit peu plus visible, pour ceux qui ne connaissaient pas la question, au moment de l’affaire Dieudonné. Le délires protectionnistes que vous me prêtez, ainsi que le finkielkrautisme dont vous m’affublez, ne sauraient concerner ni mes pensées ni ma personne. Vous ne moucherez personne avec de tels propos.
Pas certains ? laissez moi rire, les livres de François Xavier Verschave (Noir Silence, La Françafrique), celui intitulé NEGROPHOBIE (de Odile Tobner,avec Vershave et Boubacar Diop)et enfin le dernier livre de Odile Tobner, Du Racisme Français (sorti dernièrement) n’ont bénéficié d’aucune couverture médiatique. En revanche le livre de Stephen Smith, Négrologie (prix France télévision), de Mr Pétré Grenouillot, les traites négrières (prix du sénat), de Gaston Kelman, Je suis Noir et je n’aime pas le manioc (+ de 200 000 exemplaires) et celui de Léonora Miano, Contours du jour qui vient (Goncourt des lycéens 2006) qui montrent une afrique responsable de son malheur ont été salués par la critique française et médiatiquement exposés. Sortez donc un peu de votre naïveté primaire.
Concernant Dieudonné, vous dites que le mouvement kémite faisait parti du service d’ordre de Dieudonné. Tout d’abord c’est faux, il faudrait déjà vérifier vos sources. Le mouvement Tribu Ka s’est fait connaître médiatiquement en raison de l’affaire rue des Rosiers en Juin 2006, donc cessez de faire le parallèle avec Dieudonné, ils n’ont rien en commun. Si vous lisez les propos de Dieudonné, il est anti-communautariste tout le contraire de la Tribu Ka. Vous instrumentalisez Dieudonné afin de démontrer l’émergence de la Tribu Ka. ET c’est ça que je trouve pathétique
Je n’ai pas encore lu le roman….
Mais la force de conviction de l’auteure est remarquable…..
Question d’une actualité majeure.
Voilà qui doit être mis en travail dans les programmes municipaux :
Vivre ensemble dans nos villes en laissant organiser le communautarisme ou en activant une interculturalité créatrice.
Une autre ville est possible.
Les travaux de Clanet sur l’interculturalité nous proposent des outils indispensables (publications universitaires du Mirail Toulouse).
Ca a rapport avec l’identité, l’imaginaire, les origines, les mythes, la langue, la création.
qu’importe la couleur de la peau, l’origine et convictions religieuses, nous somme tous issus d’une seule et meme famille: L’HUMANITE!!!…
« nous somme tous issus d’une seule et meme famille: L’HUMANITE!!!… » je suis d’accord avec vous, mais, nous, les « blancs », avons inventé une hiérarchie à cette famille, où nous serions en haut, et les « noirs » en bas… Cet article met effectivement l’accent de manière exagéré sur un « mouvement » très minoritaire, et peu clairement identifié d’ailleurs ( il s’agit pour être précis du Groupe Kémi Séba, anciennement Tribu Ka), dont les positions extrêmistes réelles (mais pas pire que celles du Bloc Identitaire, ni de la LDJ) servent ici à rapidement discréditer tout le Panafricanisme… Première différence, et fondamentale : les Panafricanistes se revendiquent des grands leaders démocrates, et militent pour l’unité des peuples, Kémi Séba a organisé récemment une manifestation en faveur du Colonel Khadafi!
Les racines africaines de la civilisation égyptienne sont tout à fait crédibles, n’en déplaise aux égyptologues français et arabes, et ont été étaillés par les travaux de Cheikh Anta Diop, qui, n’en déplaise encore aux égyptologues français et arabes, n’ont jamis pu le contredire précisémment…
Quant aux « mythes glorieux » du passé africain sensés être délirants , pour notre pays qui en ai encore à vénérer les figures de ses pires dictateurs, c’est assez amusant… Nous faisons bien parti d’une fédération d’état, l’Europe, concue sur un modèle ethnique et religieux, mais dans ce sens ça ne gène pas… mais j’oubliais, un Africain respectable c’est un Africain « évolué », comme disent les bourgeois de là-bas, c’est-à-dire occidentalisé…
Le terme « kémite » ou « kamite » vient de Cham ou kam dans la bible, c-à-d l’homme noir, l’Africain maudit par Dieu, mot issu du terme Kemet, l’Egypte… donc sémite, kamite, européen (à la place d’aryen), ce sont des distinctions ethniques, certes, mais on pourra reprocher aux noirs d’utiliser le terme quant la grande majorité des Français ne pensera plus que les « noirs sont des grands enfants qui sentent forts », car ça on n’en parle pas.
Dommage, le livre chroniqué a l’air intéressant, nous l’avons tous un peu oublié…
« Je suis d’accord avec vous, mais, nous, les « blancs », avons inventé une hiérarchie à cette famille, où nous serions en haut, et les « noirs » en bas… »
C’est effectivement le problème: la destruction de toute culture autre par l’Occident via l’imposition forcenée de ses « valeurs »: Dieu en tout premier lieu, la famille au sens judéochrétien, la démocratie, le droit, le capitalisme, etc.
Ce qu’on appelle mondialisation n’est que l’accomplissement de ce phénomène qui s’étale sur plusieurs siècles.
blanc, jaune ou noir,ou métissé, nous sommes tous des gens de couleurs et nous faisons tous le plus bel arc-en-ciel de l’humanité!!!…quand je parle à un noir ou autre, je parle avant tout à un homme, à une femme à des ETRES HUMAINS et il n’y a pas de hiérarchie!!!…si tout le monde pouvait avoir cette vision des choses, le monde s’en porterai nettement mieux!!!…
Je n’ai pas encore lu Leonora Miano mais cet article et le discours très convaincant de l’écrivaine m’ont fait envie de m’y plonger.
Ravie de pouvoir faire votre connaissance, Madame Miano!
Merci à Rue89 qui m’aura très sincèrement donné envie de me plonger dans cet ouvrage.
Juste une question cependant : Rue89 a-t-il décidé de faire la promotion de tous les ouvrages valant le détour ?
Tâche hardue s’il en est.
Le détour, sur le même thème…
pour dépasser le communautarisme.
De Chamoiseau : « Ecrire en pays dominé » roman
« Quand les murs tombent » essai de Glissant & Chamoiseau.
Bonnes lectures.
…et merde,vous nous faites c… avec l’Africanolâtrie!…Y’en a marre!…Vous croyez pas qu’avec un ville comme Meaux,qui par sa population,EST LA PLUS GROSSE VILLE DU MALI,on en a pas ras-le-bol de toutes ces conneries!..ouvrez les yeux,bientôt on sera obligé de se casser,et tout ça à cause du laxisme à l’immigration!..Les gauchistes s’en foutent,la plupart du temps ils sont envappés par des théories qui les dépassent:c’est un complot et une concurence déloyale aux salariats - tous,nous serons remplacés par une main d’oeuvre à moindres coûts,pour ne pas dire le néant et le chantage à la nationalité.Et c’est ce putain de MEDEF qui se frotte DEJA les mains..Pas plus que les africains se laissent déposséder de leurs territoires,nous ne nous laisserons « expulser » sans rien faire,ni dire…Basta les baratins à « l’humanisme » et autres violons de la « dhimmitude »..Y aura de la baston dans l’air,cela va sans dire.Toutes ces déclarations récentes,ces bouquins-torchons que les éditeurs fleurent bons la nouvelle gamelle à la braillance ethnique,à la bien-pensance et autres torches-culs crétinistes indignes d’un programme de CM2..le « roman-monde »:quelle baliverne,quelle chimère!…la nouvelle cacaphage loghorrique putassière à l’édition!…si « l’auteureuh »,en bonne hypocrite, se plonge dans les rites kémites païens égyptiens,on la comprend,toutefois elle évitera de croiser l’imam du coin,qui lui n’a pas eu peur de la coloniser et de la massacrer cette Egypte « magnifique »…et dire que des potes écrivains se font bouler par ces mêmes éditeurs-bobos!…comment ces trousducs peuvent-ils parler de post-colonialisme?…c’est affligeant, incompréhensible!…et çà m’fout la gerbe,PARCE QUE C’EST DU RACISME A L’ENVERS!…editions PLON?…C’est plutôt editions FIONS,ouais!…la nomenklatura gaucho n’a tellement plus rien à dire qu’elle laisse la place à n’importe quel quidam ayant la peau un peu bronzée,un QI de 25,et le tour est joué!…HIPPIE-HIPPIE,HOURRA!… »TEL DESASTRE BON TEINT », sur l’air des lampions du métissage,de la collaboration, »INTRODUCTION A UNE NOUVELLE INVASION »,nous avons le nouveau ZOLA-RAP!…la nouvelle DE BEAUVOIR « équitable »!…à moins que tout ceci ne soit qu’une vaste opération de marketing à caractères provocateurs,un nouveau marché-« brother »,un COSBY-SHOW,y a du people et de la parabole,BEN LADEN s’essouffle!…et histoire d’accentuer le chaos social et balayer tous les acquis à un nouvel « ordre » mondial;le « CAPITALO-COCO-SARKO » PUE les prémices nauséabonds à cette future guerre civile,textuelle…comme CHESTERTON l’avait prévu,ça sera: »TOUS CONTRE TOUS »…l’affrontement direct,c’est ce que souhaitent ces cons de gauchistes de salon - dans le feu de l’action,ça va leur faire tout drole;le sang,la barbarie et les épurations, ce ne sont pas que des slogans que l’on brâme de République à Nation…on aura pas le temps de s’ennuyer…aaah,çà fait du bien en le disant.
N’est pas Celine qui veut cher ratiocineur. Inutile de crier dans votre gueuloir edente. Des demis mots que vous vous attribuez entre la poire a lavement et le fromage de tete. Rassise diatribe qui fait montre d’une fermeture pas tres ferme a ce que vous pretendez denoncer. Bof quoi… Finalement de qui etes-vous le negre?
« on DOIT vivre ensemble,etc… » - j’aime bien le « on doit » impératif,et si moi je ne veux pas « vivre ensemble?…c de la merde,votre discours d‘« oxy-maures »(tu tues les arabes,inconsciemment,ma poule?…) - ça veut dire quoi?…que l’abruti phantasme un poste de prof en Chine,ce qui n’est pas trés loin d’infirmier psychiatrique en feu-RDA…quel pseudo ridicule!…et quelle maîtrise d’analphabête inculte(raciste avec deux « s »…)…et ça veut donner des l’çons…encore un crétin de l’université monomaniaque - heureusement que z’êtes minoritaire!…Mon racisme à moi fera toujours la différence entre Jimi HENDRIX,Miles DAVIS et ta proutologue culture incluant les racailles nazies d’HLM,le rap,les mariages arrangées,l’excision,le voile,les mosquées,etc…j’arrête-là,conscient de ne plus donner de confiture à des cochons - même s’ils viennent de Chine…Et puis la prochaine fois que tu t’adresses à mézigue,développe un peu plus,on dirait une note de service…et puis j’emmerde le concours truqué des lycéens - vous y avez foutu suffisemment de propagande pour qu’ils puissent bêler à l’infini votre cacaphage « moscovite » connerie…vas jouer du djembé,prends des cours d’orthographe et reviens me voir quand tu seras « décontaminé »,petit obsolète soviet…
Rassise n’est que la forme feminine de l’adjectif rassis. Vous semblez mieux maitriser l’expression orale, mais je doute que vous soyez aussi causant « en vrai ». On vous imagine bien plutot taiseux, dans un antre pourvu d’internet, ravale de tous bords par une ecume d’impuissance. Bof donc.
urgent :
Placé à 15h en rétention, expulsé le lendemain à 13h30. On a deux heures pour sauver Manhoute-Alphonse KOUAKOU.
A 13h25, les gouvernants de la France qui gagne expulseront, si nous n’arrivons pas à l’empêcher, MANHOUTE ALPHONSE KOUAKOU, 22 ans , ivoirien , footballeur professionnel en ligue 2 au club de Libourne (33) , en France depuis 4 ans et membre de l’équipenationale ivoirienne. Il a été « licencié » par son club, parce que sans papiers.
Sa femme vit à Melun avec la petite fille de 9 ans dont Manhoute Alphonse est le beau-père, il a été arrêté à la préfecture, il a été transféré hier à 15 h au CRA (Le Mesnil Amelot ) et sera expulsé aujourd’hui à 13h25 (vol sur Abidjan), sans vêtements comme il a été arrêté , avec RIEN. Cette « fast deportation » permet à la préfecture d’éviter le passage devant le juge des libertés qui, selon toute probabilité, aurait cassé une procédure irrégulière : il s’est présenté en préfecture pour régulariser sa situation, on lui a dit de revenir avec son passeport, que ça s’arrangerait !
Sa jeune femme, française, est malade et menace d’une grève de la faim et de l’arrêt de son traitement
si son mari part demain. Elle est prête à témoigner de leur histoire.
Leur dossier suivi par le médiateur de la Républque Jacques Péricat à Melun devait aboutir. Il s’est fait arrêté en sortant d’un rv,au guichet de la Pref. il a été battu, on a refusé de lui accorder un coup de téléphone (finalement un agent de police qu’il connaissait a prévenu son avocate) La police a gardé sa voiture et son dossier administratif complet.
Puis 24 h de garde à vue, transfert au CRA, expulsion prévue moins de 24 heures plus tard.
Qu’on ne se leurre pas, les kémites et leurs détracteurs ne sont en réalité que les revers de la même médaille : celles des individus qui moisissent dans un trou noir que Franz Fanon appelle « la psychologie du colonisé ». Les kémites s’efforcent désespérement de (re)créer de toutes pièces une religion noire et de trouver une alternative au christianisme civilisateur et colonisateur. En réalité, tout ce qu’ils obtiennent c’est un caisson de résonance de ce même christianisme, une sorte de dérivé synchrétique de cette religion puisqu’ils se réapproprient alègrement la même rétorique déshumanisante à l’égard des Noirs. Les Noirs ne descendent pas de Cham (Kem), pas plus que les Européens de Japhet ou les Juifs de Sem. Il est grand temps de descendre du nuage de ces théories fumeuses qui se veulent bibliques et qui ont servi autrefois à justifier l’esclavage.
Ce qui est d’autant plus triste c’est ce mépris envers l’histoire. Pourquoi façonner avec des matériaux de pacotille une nouvelle religion alors que celle des Noirs d’avant la colonisation, on la connaît?
Quant à Eléonore Miano, elle ne s’inscrit que dans une longue lignée de pseudo écrivain qui ont fait du déni de soi-même et du dénigrement de l’ Afrique leur fond de commerce. D’Alain Mabanckou jusqu’à Gaston Kelman en passant par Calixte Béyala, la tradition se perpétue. Un seul crédo fait la philosophie de ces écrivains : dire au Nord ce qu’il aimerait entendre pour avoir la conscience tranquille quant au sort de l’Afrique. C’est pitoyable que la littérature soit une perle au nez des cochons. Ces écrivains ne sont en fait que des disciples « lobotomisés » « encapsulés » de ce poète-président, académicien à ses heures perdues qui prétendait que : » l’émotion est nègre et la raison vient d’Hélène ».
Et en quoi Miano fait-elle « déni d’elle-même et son fonds de commerce du dénigrement de l’afrique » ?
Mettre D’Alain Mabanckou et Gaston Kelman dans le meme panier, c’est aller un peu vite … Je les ai vus dans une interview l’annee derniere et je peux vous dire que Alain Manckou n’etait pas du tout d’accord Gaston Kelman.
Je suis d’accord pour dire que Gaston Kelman a une « psychologie de colonise », chacun sait que dans l’immigration la derniere chose qui se perd c’est la facon de se nourrir et lui n’aime pas le manioc. Sa grand-mere ne devait peut etre pas bien le cuisiner !
Sinon les kemites me fatiguent,pourquoi vouloir prouver quoi que ce soit, vivons, elevons nous enfants ici et maintenant (les commemorations ne m’interessent pas,en revanche oui pour leur apprendre l’esclavage, la colonisation et donc le pourquoi de l’immigration).
Comme je le disais plus haut vouloir prouver je ne sais quoi c’est encore un complexe : soyons nous meme tout simplement. Il y a des choses bien et moins bien dans toutes les cultures et il faudra bien apprendre a vivre ensemble en ces temps de mondialisations.
«On doit vivre ensemble», c’est énorme cette injonction qui surfe sur le dogme absolu !
Seulement, imaginons un referendum qui poserait la question suivante «les Afro-Maghrébins sont-ils désirés en France ?» en ne faisant voter que les Français de souche (c’est-à-dire les Européens de souche de nationalité française), le résultat serait évidemment catastrophique ! À tel point évidemment que la racaille politicienne ne saurait l’organiser.
Cela prouve le déni de démocratie formidable qui est infligé aux Français, à seule fin de satisfaire les lobbies et autres profiteurs qui tirent des profits colossaux de ces brassages de populations, secondées par des groupuscules immigrationnistes. Dans cette inadéquation généralisée, tout le monde est pris en otage, aussi bien les envahisseurs que les envahis.
Une philosophie uniquement et bassement utilitariste qui ne tient aucun compte des affects de la population est forcément mauvaise car on ne peut pas nier le sentiment populaire majoritaire au nom d’un dogme qui n’est brandi non pas en fonction de sa valeur fondamentale mais parce qu’il arrange ceux qu’il arrange.
C’est pourquoi la guerre existe et a toujours existé, elle seule fait reprendre au peuple ses droits souverains de s’autodéterminer comme il l’entend, et aura nécessairement lieu en Europe car l’invasion afro-maghrébine est imposée aux peuples sans qu’à aucun moment ils aient été concertés et aient participé de leur plein gré à cette décision.
AEGIDUS productions est un label de musique africaine qui prone la mixité et la diversité culturelle !!! arf , y »a plus qu’a changer de pseudo ! c’est pas de bol ! si j’osais j’en proposerais bien un , un truc bien identitaire . parce que là y’a confusion .
Mais c’est tout à fait lamentable ce repaire de racistes et de fachos en tout genre sortant des son trou dès qu’une écrivaine a le culot d’être d’origine africaine.
Mais rentrez d’où vous sortez et restez-y. Ça pue la merde !