
Aubry crie victoire, Royal crie au vol : la tragique nuit du PS
Aubry l'emporte vendredi de 42 voix, Royal réclame un nouveau vote. Tous les évènements de la nuit qui a déchiré le PS sur Rue89.
05h45. Le dernier rebondissement survient alors qu'on pensait la soirée vraiment terminée. Et il est de taille ! Le service de presse du Parti socialiste envoie un e-mail aux journalistes, accompagné d'un message laconique :
« A l'issue du second tour de l'élection du premier secrétaire du PS, vous trouverez ci-joint la totalisation des centralisations fédérales. Un conseil national sera convoqué par François Hollande, premier secrétaire.
Le document joint détaille les résultats officiels fédération par fédération. Le total des votes fait apparaître une participation de 58,87% (137 116 votes sur 232 912 militants), mais surtout placent la maire de Lille en tête du second tour de l'élection du premier secrétaire :
- Martine Aubry : 50,02% (67 413 voix)
- Ségolène Royal : 49,98% (67 371 voix)
Contacté par Rue89, le service de presse du Parti socialiste se refuse à tout commentaire, et encore plus à employer le terme de “vainqueur”, se bornant à déclarer : “Il s'agit d'une totalisation des centralisations fédérales.”
S'ils sont donnés par voie officielle, ces résultats ne sont cependant pas définitifs, et l'équipe de Ségolène Royal a annoncé son intention de porter réclamation concernant au moins la régularité du scrutin dans la fédération du Nord, celle de Martine Aubry, qui y a recueilli 76,01% des suffrages. Sans compter que la présidente de Poitou-Charentes réclame toujours un nouveau vote des militants.
Quant au conseil national, il avait été prévu au 21 novembre, puis récemment repoussée au 29 novembre. Il pourrait finalement avoir lieu dès mardi prochain. C'est ce conseil national, le parlement du parti, qui doit valider définitivement les résultats.
Une instance dans laquelle Ségolène Royal est minoritaire, puisque le conseil national est composé proportionnellement au vote du 6 novembre sur les motions. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle était arrivée en tête, mais avec seulement 29,08% des voix. Aujourd'hui ligués, ses trois principaux concurrents qu'étaient Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Benoît Hamon représentent donc près de 70% du poids du conseil national.
Le parti est plus que jamais au bord de l'éclatement. Il était déjà très affaibli par la non moins tragique “nuit des longs couteaux”, qui avaient vu les leaders socialistes se déchirer et échouer à créer une majorité, lors du congrès de Reims, il y a moins d'une semaine.
4h30. La réponse de Martine Aubry, à la proposition de Ségolène Royal de faire revoter jeudi les militants, n'a pas tardé : elle est négative. La maire de Lille s'en est expliquée à l'AFP :
“Je viens d'avoir François Hollande au téléphone. Je lui ai dit qu'un troisième tour n'a pas de raison d'être. Il en a convenu.”
04h05. Toujours aux abords du siège du Parti socialiste, Manuel Valls et Jean-Pierre Mignard, membres de l'équipe de Ségolène Royal, confient aux derniers journalistes présents qu'elle a fait une proposition concrète à Martine Aubry : faire revoter les militants jeudi, du fait des nombreux “résultats contestables et contestés”. Elle attend une réponse de son adversaire.
03h40. Ce n'est toutefois pas fini pour tout le monde. Depuis son QG du boulevard Raspail, Ségolène Royal fait sa première déclaration de la soirée. Elle est recueillie par l'AFP :
“Je m'étonne que certaines personnes proches de la candidate [Martine Aubry, ndlr] se soient autorisées à annoncer des résultats sans en avoir le droit en dehors de toute règle de droit. Où est le code de l'honneur ?
C'est une infraction aux règles de droit du parti, ce sont des méthodes qui portent atteinte au code de l'honneur. Nous, dans notre camp, personne ne s'est permis d'annoncer la victoire. Les méthodes de l'appareil du parti sont totalement insupportables.”
03h35. “Il ne se passera plus rien ce soir, nous allons fermer, il faut partir.” Le service de presse du Parti socialiste met un point final à cette soirée chaotique au siège du PS, qui rappelle de plus en plus le congrès de Rennes. En 1990, à l'issue d'une guère fratricide entre Lionel Jospin et Laurent Fabius, le premier secrétaire sortant Pierre Mauroy avait été reconduit pour mettre fin à la crise.
D'autres y voient un scénario comme en Floride, durant l'élection américaine de 2000. Les nombreux recomptes des voix avaient entraîné un retard d'un mois dans l'annonce des résultats définitifs.
03h30. Vincent Peillon et Patrick Menucci, alliés de Ségolène Royal, quittent le siège du PS, le visage fermé. A toutes les questions des journalistes, une seule et même réponse : “C'est à la direction du parti de le dire.”
03h10. De source très proche de Martine Aubry, la maire de Lille a appelé en personne Ségolène Royal pour trouver “une issue honorable”. La présidente de Poitou-Charentes lui a rétorqué : “Non, je ne me laisserai pas faire.”
02h55. Les lieutenants les plus proches de Martine Aubry et Ségolène Royal parlementent depuis un quart d'heure au premier étage du siège du Parti socialiste. Ils tentent de s'accorder sur une sortie de cette crise interne : partage des pouvoirs ou troisième tour font partie des propos rapportés.
02h45. Les blogueurs socialistes pourraient avoir trouvé la bonne formule pour décrire la soirée. “C'est le pire tout pire ! ”, s'amusent-ils, parodiant le nom du système “peer to peer” qui permet d'échanger des fichiers sur Internet.
02h25. Au siège du parti, le secrétaire national aux relations extérieures Daniel Vaillant, qui était chargé d'annoncer les résultats officiels, a finalement déclaré qu'il n'y aurait aucun vainqueur proclamé ce vendredi soir :
“J'ai eu le premier secrétaire [François Hollande, resté dans son fief en Corrèze, ndlr] au téléphone pour lui dire que je ne pourrai pas proclamer les résultats. Les résultats sont extrêmement serrés, je ne puis dire qui l'emportera. Il vaudrait mieux que les représentants des deux candidates s'abstiennent de crier victoire ou de porter contestation.”
02h20. Manifestation de supporteurs de Ségolène Royal devant le siège du Parti socialiste, rue de Solférino. Une cinquantaine de militants est rassemblée et scande “démocratie, démocratie, démocratie…” On n'est pas loin du “fra-ter-ni-té” de leur mentor en septembre au Zénith de Paris, mais l'atmosphère est nettement moins joyeuse.
01h50. Second et dernier point presse de Manuel Valls. Celui qui sera certainement porte-parole de Ségolène Royal, en cas de victoire de cette dernière, ne fait pas dans la demi-mesure, avant la fermeture du lieu de rassemblement des royalistes :
“Je le dis aux militants qui sont là et qui croient, et ils ont bien raison, en la victoire de Ségolène Royal : (…) on veut nous voler cette victoire. (…)
Qui plus est, de nombreux observateurs de notre candidate contestent les résultats tels qu'ils ont été proclamés dans la fédération du Nord. (…)
Ce qui est en train de se passer ce soir est scandaleux. Que des responsables du Parti socialiste, en rien habilités, soient en train de proclamer des résultats, c'est du jamais vu ! ” (Voir la vidéo intégrale de la déclaration)
01h40. Porte-flingue de Laurent Fabius, Claude Bartolone est le premier partisan de Martine Aubry à parler sans réclamer l'anonymat : “A la minute où je parle, Martine Aubry est en tête, elle ne peut plus être battue”, a-t-il déclaré à l'AFP.
01h20. Les SMS et confidences pleuvent du côté des aubrystes : tous annoncent la victoire comme certaine de leur chef de file. En revanche, Manuel Valls, partisan de Ségolène Royal, s'est fendu d'une annonce officielle, depuis la Maison des polytechniciens : “Nous ne nous laisserons pas voler la victoire ! ” L'ambiance se tend.
01h00. Indiscrétions et bruits de sources proches se succèdent, mais aucune annonce officielle pour l'heure. Chaque camp exhorte les journalistes à ne pas croire ce qu'il se dit ailleurs. Mais tous sont d'accord sur un seul point : l'élection se jouera dans un mouchoir de poche.
00h50. Il y a trois camps ce vendredi soir, à l'issue du second tour du vote des militants socialistes pour le premier secrétaire du parti. Trois camps très proches géographiquement : au siège du PS, à la Maison des polytechniciens et à l'Assemblée nationale.
Au siège du PS, on recueille les résultats officiels fédération par fédération, avant leur annonce par Daniel Vaillant attendue tard dans la nuit. A la Maison des polytechniciens, toute l'équipe royaliste (sauf Ségolène Royal ! ) est réunie. A l'Assemblée nationale, Martine Aubry patiente avec ses partisans.

Avant le vote des militants, Rue89 pointait les traits communs aux deux femmes en lice pour le poste de premier secrétaire du PS.

On le pressentait depuis l'université d'été de La Rochelle, c'est désormais acté : la guerre des dames au PS a bien lieu. Officiellement, aucune animosité entre Ségolène Royal et Martine Aubry, mais les deux femmes se détestent cordialement. “Tout les oppose”, rapporte sur tous les tons en privé leur entourage. Pourtant, les deux femmes ont plus d'un trait en commun.
La carrière politique
De la même génération (Ségolène Royal est née en 1953, Martine Aubry en 1950), toutes deux diplômées de Sciences Po Paris et de l'ENA après un enseignement dans le public et le privé, elles occupent des postes de conseillère politique sitôt François Mitterrand élu en 1981.
C'est en 1991 que Martine Aubry accède à son premier poste à responsabilité, en étant nommée ministre du Travail. Ségolène Royal attendra, elle, à peine une année de plus et l'installation du gouvernement de Pierre Bérégovoy, pour lancer sa carrière et devenir ministre de l'Environnement.
Les carrières des deux femmes vont même finir par se croiser. En 2000, Ségolène Royal accède au poste de ministre déléguée à la Famille. Sa ministre de tutelle est alors la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, une certaine Martine Aubry.
La même Martine Aubry qui démissionne quelques mois plus tard pour se lancer à l'assaut avec succès de la mairie de Lille. Défaite aux législatives de 2002, elle se consacre à sa collectivité locale depuis. Comme Ségolène Royal, qui n'a plus qu'un seul mandat local, mais par choix de ne plus être députée : présidente de la région Poitou-Charentes.
L'ancrage à gauche
Le virage à gauche, elle l'ont toutes deux emprunté à l'occasion de cette campagne interne pour le poste de premier secrétaire. Passage obligé en pleine crise financière mondiale. Elles mettent alors en avant leur bilan respectif.
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Les 35 heures en 1998, la Couverture mutuelle universelle (CMU) en 2000, les tarifs de la cantine divisés par deux à Lille en 2008… pour Martine Aubry. Gratuité de la pilule du lendemain dans tous les lycées de France en 2000, “emplois-tremplins” et “bourses-tremplins” pour les salariés et les entreprises de sa région en 2005… pour Ségolène Royal.
Chacune traîne cependant ce qui passe pour des casseroles au Parti socialiste. Les plus marquantes d'entre elles : Ségolène Royal faisait référence à la politique de Tony Blair au début de la campagne interne pour la dernière présidentielle, Martine Aubry a été la numéro deux du groupe industriel Pechiney de 1988 à 1991.
L'alliance avec le MoDem
Dans sa profession de foi, envoyée au début de la semaine aux militants socialistes, Martine Aubry se démarque nettement de Ségolène Royal : elle entend “défendre les alliances avec les seuls partis de gauche”.
Ségolène Royal, qui avait proposé à François Bayrou d'être son Premier ministre en cas de victoire à la présidentielle et avait souhaité des alliances avec le MoDem “partout” où cela est possible durant les municipales, paraissait alors isolée au sein du parti. Mais elle a proposé une solution de consensus au congrès de Reims : soumettre cette question “à une consultation directe des militants”.
Sans compter que Martine Aubry n'a pas toujours été aussi nette dans son refus de s'allier avec le MoDem. Dans sa motion, elle n'excluait pas que “le PS agisse avec d'autres démocrates”. D'ailleurs, elle a fait alliance avec le parti centriste au second tour de ces mêmes municipales.
Un rappel qui agace Martine Aubry. Bien obligé de le reconnaître, elle s'en défend toutefois doublement : elle n'avait pas besoin des 7% réalisés par le MoDem au premier tour pour l'emporter au second (elle a finalement recueilli 66% des suffrages), et elle n'a fait qu'appliquer les règles votées par la direction du PS, qui avait alors autorisé des alliances au niveau local si la gauche était rassemblée et que le MoDem se ralliait au programme du candidat socialiste.
Le renouvellement
Deux femmes, qui plus est éloignées des jeux d'appareil, la maire de Lille et la présidente de Poitou-Charentes se présentent en chantres du renouvellement. Désormais soutenue par Benoît Hamon, la première peut arguer de porter de nouveaux visages à la direction du parti. Comme Ségolène Royal, qui se déplace rarement sans Delphine Batho, Aurélie Fillipetti, Dominique Bertinotti ou encore Manuel Valls.
Mais Martine Aubry aura forcément plus de difficultés à faire passer cette image. Etre soutenue par Lionel Jospin, Bertrand Delanoë, Daniel Vaillant, Laurent Fabius, voire Dominique Strauss-Kahn n'aide pas.
Ce renouvellement serait donc incarné par Ségolène Royal. C'est toutefois oublier un peu vite qu'elle doit en grande partie ses scores élevés aux barons locaux, représentation s'il en est d'une des “méthodes d'un autre âge” qu'elle dénonçait encore à Reims : le “vote au canon” (toute la fédération vote comme le chef).
Le très décrié Georges Frêche, mais toujours homme fort de l'Hérault, la cinquième plus grosse fédération socialiste en France, a assuré qu'il serait réintégré au Parti socialiste en cas de victoire de Ségolène Royal. Cette dernière a également établi le plus haut score (73,04%) du vote sur les motions du 6 novembre dans les Bouches-du-Rhône, quatrième fédération en nombre de militants, grâce au soutien de Jean-Noël Guérini.
Les petites phrases
Elles l'assurent en coeur : avec elle, fini les petites phrases et les attaques personnelles. Un point commun ? Non, un mensonge. Elle se détestent, et ne peuvent s'empêcher de le montrer à la moindre occasion, même face caméra ou à la tribune.
A l'université d'été de La Rochelle, Martine Aubry n'a manqué d'égratigner sa “camarade”. Ségolène Royal cite Juliette Gréco -et la Bible- en public (“Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez”) et elle la reprend aussitôt :
“J'aime pas les petites formules. Ce que j'aime, c'est faire en sorte que ça marche. (…) Je me méfie toujours des valeurs de la compassion, je crois qu'il faut faire appelle à la raison d'abord.”
Laquelle n'a pas omis de lui répondre, quelques heures plus tard (le ping-pong verbal a duré tout au long de la première journée) :
“Ce sont des petites phrases ou ce sont des compétitions qui sont décalées par rapport aux problèmes fondamentaux auxquels la France est aujourd'hui confrontée.” (Voir la vidéo)
Rebelote lors du récent congrès de Reims. Dénonçant ceux qui critiquent sa stratégie d'alliance avec le MoDem, Ségolène Royal lance devant une salle bondée de délégués du parti :
“Entre nous, sommes nous donc si faibles, si apeurés que la seule idée d'une éventuelle alliance dans trois ans nous jette hors de nous-mêmes, alors que certains parmi les plus enflammés la pratiquent déjà chez eux ? ”
Martine Aubry encaisse sans broncher. Il faut dire qu'elle n'est pas la plus maladroite dans cet exercice. Derrière le même pupitre, elle adresse une pique à peine voilée à l'adresse de l'ex-candidate à la présidentielle, surnommée à l'époque “l'opiniomane” dans Le Monde :
“C'est parce que nous n'avons pas porté avec suffisamment de force les valeurs de solidarité, d'égalité, que nous avons parfois laissé nous couler dans un moule, dans ce que disait l'opinion et les sondages, au lieu de dire ‘voilà ce que c'est d'être socialiste aujourd'hui'.’
La main tendue
Toutes les piques seraient cependant oubliées dès demain, à en croire les déclarations du jour des deux finalistes dans la course au poste de premier secrétaire. Chacune promettant de travailler avec l'équipe de l'autre…
- Martine Aubry : ‘Si je gagne, je tendrai la main à Ségolène, ce sera la première à qui je passerai un appel pour lui dire nous ne sommes pas rassemblées sur la même ligne politique mais nous devons être unies pour les Français'.’
- Ségolène Royal : ‘Je voudrais dire aux militants que plus ils me donneront cette légitimité de composer cette nouvelle équipe, plus nous pourrons nous ouvrir aux autres équipes qui ont combattu dans ce débat interne avec leurs idées et leur personnalité.’
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à APEK
De sissa
09H24 | 22/11/2008 |
Quelle absurdité.
Si vous aimez Royal, vous devriez apprécier les références évangéliques. Vous souvenez-vous de celle qui parle de la paille dans l'oeil du voisin et de la poutre qui est dans le sien ?
Les pratiques électorales dans les Bouches-du-Rhône et dans l'Hérault sont largement au moins aussi contestables que dans le Nord.
à APEK
De Counch
Citoyen en résistance en Sarkozye !... | 09H28 | 22/11/2008 |
La politique n'est pas une science exacte…
à APEK
De kebra
Bisounours killa | 15H15 | 22/11/2008 |
Encore bourré d'hier ? Vous faites fort !
Après vos délires over the limit d'avant vote sur, je vous cite, « la Tantouze » et « Quasimodo le Pied-Bot », vous récidivez dans le post éthylique et haineux. Vous étiez au FN avant la secte à Marie-Ségolène ? Il me semble en reconnaître le style inimitable.
De BerceMonCoeur
adulte | 07H22 | 22/11/2008 |
Pourquoi pas une direction Bicéphales, elles se vantent mutuellement de mains tendues et bien voyons ?
à BerceMonCoeur
De pointilleur des lilas
08H03 | 22/11/2008 |
« une direction Bicéphales » ?
Oui, je vote.
Ça nous changera de l'homme aux 7 cerveaux.
Alors bravo à Segotine Auroy ou Royaubry, ou Briyal, ou Auyal, ou Briroy.
Deux « 1er délégué » : Payvall ; Denohamzi.
UN médiateur : F. Moulin des bataves.
De le poupre
contempleur | 07H29 | 22/11/2008 |
C'est extraordinaire comme cette Dame me fait espérer a la victoire du PS en 2012 . Elle a gagnée les 2° manches et match nul au 3° tours , elle devrait être couronnés de lauriers . Nous sommes en train de nous tirez une balle dans le pied , mais les éléphants préfères le chaos du PS de ne pas avoir était solliciter . Ségolène n'est pas la pantin de ces messieurs .
à le poupre
De eskimo
09H34 | 22/11/2008 |
heu oui mais on est pas à la star ac. Le deuxieme tour aurait été gagné si elle avait eu la majorité. Elle n'a pas gagné d'ou le troisieme tour qu'elle a perdu. Avec 0 classe.
De fâché.com
perdu | 07H33 | 22/11/2008 |
Et toc ! Encore un élargissement supplémentaire pour l'autoroute à 20 voies qui s'est déjà ouverte devant l'UMP.
Le PS est-il mandaté pour créer la confusion dans ce qui reste de la gauche française, ça y ressemble fort ! Le comique répétitif de nos guignols de la rue de Solférino commence à lasser sérieusement, même ceux qui n'y croient plus depuis longtemps.
Combien de temps pour que le parti éclate enfin et que les ralliements à Sarkozy se multiplient avec l'appât de l'ouverture, de la diversité, d'un New Deal à la Française ?
Nos publicitaires (Séguéla, Attali, Saussez et consorts) sont en train de préparer ce nouveau scénario que 60% de Français déboussolés et infantilisés attendent. Ca promet pour les mois à venir !
à fâché.com
De GGGG
(r) | 10H37 | 22/11/2008 |
non, c'est une vraie chance qu'Aubry représente le PS. La France souffle, oui la France parce que des encartés PS (les chics types et filles qui ont donc votés) ne courent quand même pas les rues, vous en connaissez vous ? Moi pas, et donc le vote les encartés n'a que peu de poids au niveau de la population (non encartées) française. Ce sont essentiellement des élus qui sont encartés au PS ne l'oubliez pas.
De Infovite
Plébéien. | 07H58 | 22/11/2008 |
Proposons leur de scinder le PS en deux.
Une prendrait le Parti et l'autre le socialisme.
Avec un nouveau slogan : Fraters… Niés !
http://info-espress.over-blog.com/
De marigae
08H06 | 22/11/2008 |
Segolene a enfin une bonne raison de sortir de ce partit, pourquoi pas ? On a l'impression que sa campagne présidentielle était comme sa marche de l'homme sur la Lune et qu'elle ne peut atterrir ni explorer plus loin ! ?
De fâché.com
perdu | 08H11 | 22/11/2008 |
Au fait, le PS travaille-t-il en sous main pour l'UMP ? Ca fait un bout de temps que je me pose la question…
De lemuet
08H17 | 22/11/2008 |
Aux joyeux temps de la guillotine les corps suppliciés avaient d'ultimes mouvements et la tête un dernier regard qui s'évanouissait. C'est l'état du PS aujourd'hui : un cadavre qui a ses derniers soubresauts. Mais finalement cela ne va-t-il pas clarifier la situation ? LA BASE, comme on dit va bien être obligée de faire ses choix ailleurs et autrement. Notre mini Bush doit,dit-on, se réjouir de la situation et pouvoir tranquillement continuer à sauver son empire du triste milieu,…pas si sûr des milliers de chômeurs et des milliers d'immigrés peu intégrés et qui sifflent-pas toujours à tort- la Marseillaise ça peut faire BOUM ça madame ! ! !
De Pépé61
Enterré vivant | 08H30 | 22/11/2008 |
Chaque jour, on apprend que plusieurs usines ferment ou délocalisent, que le chômage va augmenter, que le nombre de travailleurs pauvres ne cesse de croître, que des PdG engrangent des millions d'Euros de salaire, primes, stock options, etc … Le rythme des grèves et préavis de grèves s'accélère, la Sécu, la Poste, l'éducation nationale sont remises en cause.
Et que fait le seul parti d'« opposition » pendant de temps-là ? Il se déchire de l'intérieur dans des rivalités d'élus qui sont suspendus à leur petit fromage local, d'anciens ministres qui sont complètement déconnectés des réalités. Leur vue se limite à pérorer sur les alliances en vue de 2012, alors que 6 ou 7 millions de Français ne savent pas s'ils vont pouvoir manger demain. S'il reste encore 1 ou 2 socialistes dans notre pays demain, c'est à désespérer.
De Trevor narg
auteur | 08H35 | 22/11/2008 |
En tout cas on sait maintenant pourquoi N. Sarkozy est président.
Merci PS et à tes éléphants.
Et bravo à Madame « Sans états d'âme ».
http://trevornarg.vox.com/
http://www.youtube.com/watch ? v=Ugms7HF8h1Q
De aïtos
08H37 | 22/11/2008 |
On croirait la victoire de Bush en 2000.
De ZonZon la MouChe
ni dieu ni maître ! | 08H40 | 22/11/2008 |
La victoire de Mme Aubry est une victoire par défaut. Les éléphants de M. Jospin barrissent de plaisir en entrevoyant des lendemains joyeux. A votre âge ne sautez pas trop fort de joie Mesdames et Messieurs, vous risqueriez l'arrêt cardiaque.
Comme dit Corylus sur http://corylus.20minutes-blogs.fr/ Tout ceci laisse augurer d'une reconduction des pires errements du Parti Socialiste qui a ratissé les hauts fonds en attendant l'extinction des espèces.
De fermtag
08H40 | 22/11/2008 |
Dans un vote, une seule voix suffit à gagner (ou à perdre). Que l'on conteste le décompte est parfaitement légitime (même si ça n'arrange pas le sentiment de division).
En AUCUN cas, il ne peut être question de re-voter : ce serait la porte ouverte à revoter jusqu'à ce que les résultats correspondent à une attente (et par là même, anti-démocratique ! ). Quant à prétendre que la victoire a été « volée », c'est tout simplement de l'inconscience.
En tous cas, quelle que soit l'issue, c'est « el camino real » pour l'UMP…
Finalement, je suis bien content de ne pas avoir gaspillé 20 € pour être militant !
à fermtag
De ZonZon la MouChe
ni dieu ni maître ! | 08H42 | 22/11/2008 |
Utilisez vos 20€ pour soutenir Rue89 et acheter des croissants à Julien Martin
à ZonZon la MouChe
De fermtag
08H44 | 22/11/2008 |
Bonne idée !
De Bon Scott
08H43 | 22/11/2008 |
La une de SinéHebdo « le beaujolais nouveau est arrivé … pas le PS “ Dans ces élections, deux grands perdants B.Delanoë et B.Hamon, ces deux personnes avaient appelé à voter massivement pour M.Aubry, les militants ne les ont pas écouté puisque c'est S.Royal qui arrive en tête la ou les militants avaient voté lors des motions pour le Maire de Paris et le Député Européen. Finalement c'est mieux pour S.Royal qu'elle ne soit pas Secrétaire de ce parti, M.Aubry pilotée par ‘Fabius, Jospin, Lang, DSK,Emmanuelli,Bartolone,… des jeunes quoi ! ’ va malheureusement pour le PS, devoir se dépatouiller avec les conséquences de ce résultat et c'est pas gagné pour elle ! La route est longue pour les Présidentielles, la France est un pays majoritairement à droite, en 81, F.Mitterrand était élu par la gauche certes, mais également par des citoyen (ne)s de droite qui ne se reconnaissaient pas avec VGE, d'ailleurs à ces Présidentielles, J.Chirac avait appelé ( en sourdine ) à voter pour le 1er Secrétaire du PS. Maintenant, que fera la nouvelle direction du PS aux prochaines échéances électorales pour battre cette droite majoritaire et majoritairement décomplexée ? ! Allô ! le centre ? ? ?
1981 Résultat des élections Présidentielles, 1er tour
Valéry Giscard d'Estaing (Union pour la démocratie française) 28,32 % 8 222 432
François Mitterrand (Parti socialiste) 25,85 % 7 505 960
Jacques Chirac (Rassemblement pour la République, soutenu par le Centre national des indépendants et paysans) 18 % 5 225 848
Georges Marchais (Parti communiste français) 15,35 % 4 456 922
Brice Lalonde (Mouvement d'écologie politique) 3,88 % 1 126 254
Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) 2,30 % 668 057
Michel Crépeau (Mouvement des radicaux de gauche) 2,21 % 642 847
Michel Debré (Divers droite gaulliste) 1,66 % 481 821
Marie-France Garaud (Divers droite gaulliste) 1,33 % 386 623
Huguette Bouchardeau (Parti socialiste unifié) 1,11% 321 353
1988 Résultats des élections Présidentielles , 1er tour
PS François MITTERRAND 34,11%
RPR Jacques CHIRAC 19,96%
UDF Raymond BARRE 16,54%
FN Jean-Marie LE PEN 14,38%
PC André LAJOINIE 6,76%
Les Verts Antoine WAECHTER 3,78%
PSU-LCR Pierre JUQUIN 2,10%
LO Arlette LAGUILLER 1,99%
PT Pierre BOUSSEL 0,38%
De drdomdom
08H44 | 22/11/2008 |
Truc marrant :
statistiquement, si les suffrages avaient été tirés au hasard, chaque camp aurait du obtenir la moitié des 135000 votes exprimés à plus ou moins 1100 voix (à trois sigmas pour les spécialistes).
Donc pour que le résultat puisse se différencier d'un vote au hasard, il aurait fallu une marge superieure à ce gros millier de voix.
Là, avec 49 voix d'écart, on aurait mieux fait de tirer à pile ou face, ça aurait épargné au PS du temps et bien des soucis (… encore que).
à drdomdom
De eskimo
09H38 | 22/11/2008 |
oui ce résultta n'est pas significatif politiquement car y a peut etre 60 royalistes qui ont eu un empechement etc
mais c'est la magie du vote = il donne force de décision à ce qui se différencie à peine, il crée de la différencation et tranche là ou tout est embrouillé.
S Royal par son attitude n'est pas digne de ce vote.
De athénaïs
08H44 | 22/11/2008 |
« Die Zeit » a titré à propos du PS : « les yeux fermés et droit dans le mur »..(le courrier international n°942)
y'a vraiment de ça..
perso, çe ne me gène pas, je n'attends rien de ces gens là….
et plutôt que de nous faire « dallas » avec les élections aux PS, les médias seraient bien inspirées de nous parler des élections prud'hommales.
Je rappelle quand même que le PS c'est allez, 160 000 électeurs, les élections aux prud'hommes,
c'est 20 MILLIONS de personnes qui doivent s'exprimer malgré les freins innombrables rencontrés par les salariés.
c'est vrai, ça fait des mois qu'on nous serine avec ces ambitieux(ses) qui n'en ont mais alors rien à foutre de nous et pour les prud'hommes qui sont dans 10 jours un silence assourdissant envahit les médias , c'est tous les jours qu'on devrait avoir des articles pour expliquer l'importance des enjeux.
De Phil2922
Retraite invalidité | 08H45 | 22/11/2008 |
j'ai toujours pensé qu'un crêpage de chignon entre filles pouvait être plus violent qu'une bagarre entre mecs. Aucune ne cédera, résultat le PS va confirmer son éclatement… !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De eskimo
09H39 | 22/11/2008 |
attention aux stereotypes mysogines
De Morpheus
Etudiant | 08H47 | 22/11/2008 |
J'avais déclaré hier dans l'article « Royale face au ticket Aubry-Hamon » que les socialistes se réveilleraient avec une sacré gueule de bois c'est pire que çà c'est le comas éthylique ce matin ! ! ! ! !
Franchement quel spectacle comment vous les vous que les Français vous fassent confiance… il est grand temps que ce partie explose … dans ces conditions on ne peu vous confier le pouvoir et encore plus de conduire les affaires du monde ! ! ! !
Morpheus
De Alt-Z
Jeune délibéral. | 08H50 | 22/11/2008 |
Le monte entier (au moins ! ) tremble de savoir qui de Martine ou Ségo dirigera le PS. Comment osent-elles aller si loin ?
C'est bien la confirmation de ce qui avait déjà été dit : elles ont toutes les deux perdu, y compris la base du PS.
De WALTER le Suisse
08H50 | 22/11/2008 |
N'importe quoi ! !
Et si la Royale avait 42 voix d'avance, proposerait-elle à Aubry de revoter ?
Le coup de « on rejoue le match », ça va, on connaît.
En son temps, Al Gore n » a pas fait tant de « cinéma », il a préféré partir et faire un très beau « film » sur la planète !
Mais Royale comme Aubry : rien dans la tête à part l'obsession de la politique. des a-culturelles, sinon elles n'en seraient pas à ce degré moins que zéro.
Anyway : les socialos, vous avez cassé votre joujou à force de faire les cons, branleurs byzantins que vous êtes tous !
Vous êtes bien punis : vous aurez deux poupées barbies pour Noêl !
Sarko, lui au moins, il a sa poupée vaudou porte-bonheur et ça roule pour lui.
Et grâce à vos conneries, il est à craindre que ça dure.
En Italie, l'opposition peut se rassurer : leur clown Berlusconi a 75 balais… Ça laisse un peu d'espoir.
Mais en France ? on en prend pour 20 ans. C'est sûr car vous verrez que Sarko fera remodifier la loi éléctorale, il ne pense qu'à ça.
De Madiran
(Business Analyst) | 08H54 | 22/11/2008 |
Nous avons évité, de peu, les PS-Modem de Ségolène Royal.
Maintenant nous nous dirigeons vers les PS FMI de Strauss Kahn de Martine Aubry.
Avec son Papa, elle va nous concocter la campagne présidentielle de Strauss Kahn, en nous vendant le libéralisme bon teint.