Aubry crie victoire, Royal crie au vol : la tragique nuit du PS

Aubry l'emporte vendredi de 42 voix, Royal réclame un nouveau vote. Tous les évènements de la nuit qui a déchiré le PS sur Rue89.

05h45. Le dernier rebondissement survient alors qu'on pensait la soirée vraiment terminée. Et il est de taille ! Le service de presse du Parti socialiste envoie un e-mail aux journalistes, accompagné d'un message laconique :

« A l'issue du second tour de l'élection du premier secrétaire du PS, vous trouverez ci-joint la totalisation des centralisations fédérales. Un conseil national sera convoqué par François Hollande, premier secrétaire.

Le document joint détaille les résultats officiels fédération par fédération. Le total des votes fait apparaître une participation de 58,87% (137 116 votes sur 232 912 militants), mais surtout placent la maire de Lille en tête du second tour de l'élection du premier secrétaire :

  • Martine Aubry : 50,02% (67 413 voix)
  • Ségolène Royal : 49,98% (67 371 voix)

Contacté par Rue89, le service de presse du Parti socialiste se refuse à tout commentaire, et encore plus à employer le terme de “vainqueur”, se bornant à déclarer : “Il s'agit d'une totalisation des centralisations fédérales.”

S'ils sont donnés par voie officielle, ces résultats ne sont cependant pas définitifs, et l'équipe de Ségolène Royal a annoncé son intention de porter réclamation concernant au moins la régularité du scrutin dans la fédération du Nord, celle de Martine Aubry, qui y a recueilli 76,01% des suffrages. Sans compter que la présidente de Poitou-Charentes réclame toujours un nouveau vote des militants.

Quant au conseil national, il avait été prévu au 21 novembre, puis récemment repoussée au 29 novembre. Il pourrait finalement avoir lieu dès mardi prochain. C'est ce conseil national, le parlement du parti, qui doit valider définitivement les résultats.

Une instance dans laquelle Ségolène Royal est minoritaire, puisque le conseil national est composé proportionnellement au vote du 6 novembre sur les motions. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle était arrivée en tête, mais avec seulement 29,08% des voix. Aujourd'hui ligués, ses trois principaux concurrents qu'étaient Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Benoît Hamon représentent donc près de 70% du poids du conseil national.

Le parti est plus que jamais au bord de l'éclatement. Il était déjà très affaibli par la non moins tragique “nuit des longs couteaux”, qui avaient vu les leaders socialistes se déchirer et échouer à créer une majorité, lors du congrès de Reims, il y a moins d'une semaine.

4h30. La réponse de Martine Aubry, à la proposition de Ségolène Royal de faire revoter jeudi les militants, n'a pas tardé : elle est négative. La maire de Lille s'en est expliquée à l'AFP :

“Je viens d'avoir François Hollande au téléphone. Je lui ai dit qu'un troisième tour n'a pas de raison d'être. Il en a convenu.”

04h05. Toujours aux abords du siège du Parti socialiste, Manuel Valls et Jean-Pierre Mignard, membres de l'équipe de Ségolène Royal, confient aux derniers journalistes présents qu'elle a fait une proposition concrète à Martine Aubry : faire revoter les militants jeudi, du fait des nombreux “résultats contestables et contestés”. Elle attend une réponse de son adversaire.

03h40. Ce n'est toutefois pas fini pour tout le monde. Depuis son QG du boulevard Raspail, Ségolène Royal fait sa première déclaration de la soirée. Elle est recueillie par l'AFP :

“Je m'étonne que certaines personnes proches de la candidate [Martine Aubry, ndlr] se soient autorisées à annoncer des résultats sans en avoir le droit en dehors de toute règle de droit. Où est le code de l'honneur ?

C'est une infraction aux règles de droit du parti, ce sont des méthodes qui portent atteinte au code de l'honneur. Nous, dans notre camp, personne ne s'est permis d'annoncer la victoire. Les méthodes de l'appareil du parti sont totalement insupportables.”

03h35. “Il ne se passera plus rien ce soir, nous allons fermer, il faut partir.” Le service de presse du Parti socialiste met un point final à cette soirée chaotique au siège du PS, qui rappelle de plus en plus le congrès de Rennes. En 1990, à l'issue d'une guère fratricide entre Lionel Jospin et Laurent Fabius, le premier secrétaire sortant Pierre Mauroy avait été reconduit pour mettre fin à la crise.

D'autres y voient un scénario comme en Floride, durant l'élection américaine de 2000. Les nombreux recomptes des voix avaient entraîné un retard d'un mois dans l'annonce des résultats définitifs.

03h30. Vincent Peillon et Patrick Menucci, alliés de Ségolène Royal, quittent le siège du PS, le visage fermé. A toutes les questions des journalistes, une seule et même réponse : “C'est à la direction du parti de le dire.”

03h10. De source très proche de Martine Aubry, la maire de Lille a appelé en personne Ségolène Royal pour trouver “une issue honorable”. La présidente de Poitou-Charentes lui a rétorqué : “Non, je ne me laisserai pas faire.”

02h55. Les lieutenants les plus proches de Martine Aubry et Ségolène Royal parlementent depuis un quart d'heure au premier étage du siège du Parti socialiste. Ils tentent de s'accorder sur une sortie de cette crise interne : partage des pouvoirs ou troisième tour font partie des propos rapportés.

02h45. Les blogueurs socialistes pourraient avoir trouvé la bonne formule pour décrire la soirée. “C'est le pire tout pire ! ”, s'amusent-ils, parodiant le nom du système “peer to peer” qui permet d'échanger des fichiers sur Internet.

02h25. Au siège du parti, le secrétaire national aux relations extérieures Daniel Vaillant, qui était chargé d'annoncer les résultats officiels, a finalement déclaré qu'il n'y aurait aucun vainqueur proclamé ce vendredi soir :

“J'ai eu le premier secrétaire [François Hollande, resté dans son fief en Corrèze, ndlr] au téléphone pour lui dire que je ne pourrai pas proclamer les résultats. Les résultats sont extrêmement serrés, je ne puis dire qui l'emportera. Il vaudrait mieux que les représentants des deux candidates s'abstiennent de crier victoire ou de porter contestation.”

02h20. Manifestation de supporteurs de Ségolène Royal devant le siège du Parti socialiste, rue de Solférino. Une cinquantaine de militants est rassemblée et scande “démocratie, démocratie, démocratie…” On n'est pas loin du “fra-ter-ni-té” de leur mentor en septembre au Zénith de Paris, mais l'atmosphère est nettement moins joyeuse.

01h50. Second et dernier point presse de Manuel Valls. Celui qui sera certainement porte-parole de Ségolène Royal, en cas de victoire de cette dernière, ne fait pas dans la demi-mesure, avant la fermeture du lieu de rassemblement des royalistes :

“Je le dis aux militants qui sont là et qui croient, et ils ont bien raison, en la victoire de Ségolène Royal : (…) on veut nous voler cette victoire. (…)

Qui plus est, de nombreux observateurs de notre candidate contestent les résultats tels qu'ils ont été proclamés dans la fédération du Nord. (…)

Ce qui est en train de se passer ce soir est scandaleux. Que des responsables du Parti socialiste, en rien habilités, soient en train de proclamer des résultats, c'est du jamais vu ! ” (Voir la vidéo intégrale de la déclaration)



01h40. Porte-flingue de Laurent Fabius, Claude Bartolone est le premier partisan de Martine Aubry à parler sans réclamer l'anonymat : “A la minute où je parle, Martine Aubry est en tête, elle ne peut plus être battue”, a-t-il déclaré à l'AFP.

01h20. Les SMS et confidences pleuvent du côté des aubrystes : tous annoncent la victoire comme certaine de leur chef de file. En revanche, Manuel Valls, partisan de Ségolène Royal, s'est fendu d'une annonce officielle, depuis la Maison des polytechniciens : “Nous ne nous laisserons pas voler la victoire ! ” L'ambiance se tend.

01h00. Indiscrétions et bruits de sources proches se succèdent, mais aucune annonce officielle pour l'heure. Chaque camp exhorte les journalistes à ne pas croire ce qu'il se dit ailleurs. Mais tous sont d'accord sur un seul point : l'élection se jouera dans un mouchoir de poche.

00h50. Il y a trois camps ce vendredi soir, à l'issue du second tour du vote des militants socialistes pour le premier secrétaire du parti. Trois camps très proches géographiquement : au siège du PS, à la Maison des polytechniciens et à l'Assemblée nationale.

Au siège du PS, on recueille les résultats officiels fédération par fédération, avant leur annonce par Daniel Vaillant attendue tard dans la nuit. A la Maison des polytechniciens, toute l'équipe royaliste (sauf Ségolène Royal ! ) est réunie. A l'Assemblée nationale, Martine Aubry patiente avec ses partisans.




Avant le vote des militants, Rue89 pointait les traits communs aux deux femmes en lice pour le poste de premier secrétaire du PS.

Martine Aubry et Ségolène Royal à Reims (Benoît Tessier/Reuters)

On le pressentait depuis l'université d'été de La Rochelle, c'est désormais acté : la guerre des dames au PS a bien lieu. Officiellement, aucune animosité entre Ségolène Royal et Martine Aubry, mais les deux femmes se détestent cordialement. “Tout les oppose”, rapporte sur tous les tons en privé leur entourage. Pourtant, les deux femmes ont plus d'un trait en commun.

La carrière politique

De la même génération (Ségolène Royal est née en 1953, Martine Aubry en 1950), toutes deux diplômées de Sciences Po Paris et de l'ENA après un enseignement dans le public et le privé, elles occupent des postes de conseillère politique sitôt François Mitterrand élu en 1981.

C'est en 1991 que Martine Aubry accède à son premier poste à responsabilité, en étant nommée ministre du Travail. Ségolène Royal attendra, elle, à peine une année de plus et l'installation du gouvernement de Pierre Bérégovoy, pour lancer sa carrière et devenir ministre de l'Environnement.

Les carrières des deux femmes vont même finir par se croiser. En 2000, Ségolène Royal accède au poste de ministre déléguée à la Famille. Sa ministre de tutelle est alors la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, une certaine Martine Aubry.

La même Martine Aubry qui démissionne quelques mois plus tard pour se lancer à l'assaut avec succès de la mairie de Lille. Défaite aux législatives de 2002, elle se consacre à sa collectivité locale depuis. Comme Ségolène Royal, qui n'a plus qu'un seul mandat local, mais par choix de ne plus être députée : présidente de la région Poitou-Charentes.

L'ancrage à gauche

Le virage à gauche, elle l'ont toutes deux emprunté à l'occasion de cette campagne interne pour le poste de premier secrétaire. Passage obligé en pleine crise financière mondiale. Elles mettent alors en avant leur bilan respectif.

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Les 35 heures en 1998, la Couverture mutuelle universelle (CMU) en 2000, les tarifs de la cantine divisés par deux à Lille en 2008… pour Martine Aubry. Gratuité de la pilule du lendemain dans tous les lycées de France en 2000, “emplois-tremplins” et “bourses-tremplins” pour les salariés et les entreprises de sa région en 2005… pour Ségolène Royal.

Chacune traîne cependant ce qui passe pour des casseroles au Parti socialiste. Les plus marquantes d'entre elles : Ségolène Royal faisait référence à la politique de Tony Blair au début de la campagne interne pour la dernière présidentielle, Martine Aubry a été la numéro deux du groupe industriel Pechiney de 1988 à 1991.

L'alliance avec le MoDem

Dans sa profession de foi, envoyée au début de la semaine aux militants socialistes, Martine Aubry se démarque nettement de Ségolène Royal : elle entend “défendre les alliances avec les seuls partis de gauche”.

Ségolène Royal, qui avait proposé à François Bayrou d'être son Premier ministre en cas de victoire à la présidentielle et avait souhaité des alliances avec le MoDem “partout” où cela est possible durant les municipales, paraissait alors isolée au sein du parti. Mais elle a proposé une solution de consensus au congrès de Reims : soumettre cette question “à une consultation directe des militants”.

Sans compter que Martine Aubry n'a pas toujours été aussi nette dans son refus de s'allier avec le MoDem. Dans sa motion, elle n'excluait pas que “le PS agisse avec d'autres démocrates”. D'ailleurs, elle a fait alliance avec le parti centriste au second tour de ces mêmes municipales.

Un rappel qui agace Martine Aubry. Bien obligé de le reconnaître, elle s'en défend toutefois doublement : elle n'avait pas besoin des 7% réalisés par le MoDem au premier tour pour l'emporter au second (elle a finalement recueilli 66% des suffrages), et elle n'a fait qu'appliquer les règles votées par la direction du PS, qui avait alors autorisé des alliances au niveau local si la gauche était rassemblée et que le MoDem se ralliait au programme du candidat socialiste.

Le renouvellement

Deux femmes, qui plus est éloignées des jeux d'appareil, la maire de Lille et la présidente de Poitou-Charentes se présentent en chantres du renouvellement. Désormais soutenue par Benoît Hamon, la première peut arguer de porter de nouveaux visages à la direction du parti. Comme Ségolène Royal, qui se déplace rarement sans Delphine Batho, Aurélie Fillipetti, Dominique Bertinotti ou encore Manuel Valls.

Mais Martine Aubry aura forcément plus de difficultés à faire passer cette image. Etre soutenue par Lionel Jospin, Bertrand Delanoë, Daniel Vaillant, Laurent Fabius, voire Dominique Strauss-Kahn n'aide pas.

Ce renouvellement serait donc incarné par Ségolène Royal. C'est toutefois oublier un peu vite qu'elle doit en grande partie ses scores élevés aux barons locaux, représentation s'il en est d'une des “méthodes d'un autre âge” qu'elle dénonçait encore à Reims : le “vote au canon” (toute la fédération vote comme le chef).

Le très décrié Georges Frêche, mais toujours homme fort de l'Hérault, la cinquième plus grosse fédération socialiste en France, a assuré qu'il serait réintégré au Parti socialiste en cas de victoire de Ségolène Royal. Cette dernière a également établi le plus haut score (73,04%) du vote sur les motions du 6 novembre dans les Bouches-du-Rhône, quatrième fédération en nombre de militants, grâce au soutien de Jean-Noël Guérini.

Les petites phrases

Elles l'assurent en coeur : avec elle, fini les petites phrases et les attaques personnelles. Un point commun ? Non, un mensonge. Elle se détestent, et ne peuvent s'empêcher de le montrer à la moindre occasion, même face caméra ou à la tribune.

A l'université d'été de La Rochelle, Martine Aubry n'a manqué d'égratigner sa “camarade”. Ségolène Royal cite Juliette Gréco -et la Bible- en public (“Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez”) et elle la reprend aussitôt :

“J'aime pas les petites formules. Ce que j'aime, c'est faire en sorte que ça marche. (…) Je me méfie toujours des valeurs de la compassion, je crois qu'il faut faire appelle à la raison d'abord.”

Laquelle n'a pas omis de lui répondre, quelques heures plus tard (le ping-pong verbal a duré tout au long de la première journée) :

“Ce sont des petites phrases ou ce sont des compétitions qui sont décalées par rapport aux problèmes fondamentaux auxquels la France est aujourd'hui confrontée.” (Voir la vidéo)



Rebelote lors du récent congrès de Reims. Dénonçant ceux qui critiquent sa stratégie d'alliance avec le MoDem, Ségolène Royal lance devant une salle bondée de délégués du parti :

“Entre nous, sommes nous donc si faibles, si apeurés que la seule idée d'une éventuelle alliance dans trois ans nous jette hors de nous-mêmes, alors que certains parmi les plus enflammés la pratiquent déjà chez eux ? ”

Martine Aubry encaisse sans broncher. Il faut dire qu'elle n'est pas la plus maladroite dans cet exercice. Derrière le même pupitre, elle adresse une pique à peine voilée à l'adresse de l'ex-candidate à la présidentielle, surnommée à l'époque “l'opiniomane” dans Le Monde :

“C'est parce que nous n'avons pas porté avec suffisamment de force les valeurs de solidarité, d'égalité, que nous avons parfois laissé nous couler dans un moule, dans ce que disait l'opinion et les sondages, au lieu de dire ‘voilà ce que c'est d'être socialiste aujourd'hui'.’

La main tendue

Toutes les piques seraient cependant oubliées dès demain, à en croire les déclarations du jour des deux finalistes dans la course au poste de premier secrétaire. Chacune promettant de travailler avec l'équipe de l'autre…

  • Martine Aubry : ‘Si je gagne, je tendrai la main à Ségolène, ce sera la première à qui je passerai un appel pour lui dire nous ne sommes pas rassemblées sur la même ligne politique mais nous devons être unies pour les Français'.’
  • Ségolène Royal : ‘Je voudrais dire aux militants que plus ils me donneront cette légitimité de composer cette nouvelle équipe, plus nous pourrons nous ouvrir aux autres équipes qui ont combattu dans ce débat interne avec leurs idées et leur personnalité.’

556 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de footchibol

De footchibol

etudiant | 03H51 | 22/11/2008 | Permalien

A 12h sur france3 de bonnes sources disent
53%royal 47%aubry
A 12h30 le représentant de hamon présent sur le plateau qui était trè calme et posé depuis le début s'en prend tout d'un coup à la journaliste et à la rédaction. Le journaliste lui réponds alors que la source est assez fiable et le représentant d'hamon reprend son ton du début.
A 12h40 la journaliste est rappelée et indique que rien a bougé mis a part que les collaborateurs principaux d'aubry sont réunis et qu'ils disent que c'est du 50/50.

C'est ce que j'ai vu et entendu ce soir et tout cela me laisse perplexe depart les différents comportements des protagonistes notamment du collaborateur plateau de hamon et de cette réunion improvisée.

Je souhaite malgres tout que tout se soit passé dans les règles…
(Je précise que je ne suis pas militant mais simple sympatisant exterieur)

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à footchibol Portrait de footchibol De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 04H10 | 22/11/2008 | Permalien

j'explique ici :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2008/11/chez-martine-au.htm…
d'où venait l'intox arrivant chez Samuel Etienne sur France 3 !
tu n'as pas rêvé footchibol

Portrait de footchibol

à FabiendeMénilmontant Portrait de FabiendeMénilmontant De footchibol

etudiant | 04H22 | 22/11/2008 | Permalien

effectivement je n'ai pas révé et c'est bien ce qui m'inquiète… bonne nuit

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à footchibol Portrait de footchibol De christila

12H10 | 22/11/2008 | Permalien

J'ai vu comme vous.

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De Un compte supprime

nc | 03H55 | 22/11/2008 | Permalien

Tous au NPA ! ! ! !

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De foup

Elève ingénieur | 04H07 | 22/11/2008 | Permalien

C'est drôle, ce « Non, je ne me laisserai pas faire » me rappelle vaguement le « Non, je ne me calmerai pas ».

Ceci dit n'en tirons aucune conclusion.

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De elisa33

04H32 | 22/11/2008 | Permalien

04h20 : Le camp Royal demande un nouveau vote
Cela valait le coup d'aller boulevard Raspail. Valls et Mignard sortent du QG improvisé de Royal et s'adressent à la presse. Ils proposent ni plus ni moins de revoter, pourquoi pas jeudi prochain. Cela en vue du faible écart entre les deux candidates. « Il est impossible de se contenter d'un résultat contesté et contestable. C'est le seul moyen de sortir de l'impasse. »(20minutes) Ségolène Royal a affirmé qu'elle n'allait « pas (se) laisser faire », dénonçant comme une « infraction » aux règles du parti les proclamations de victoire des partisans de Martine Aubry.

« Je ne vais pas me laisser faire », a-t-elle déclaré, soulignant qu'elle allait tenir immédiatement à son QG parisien une « réunion de crise » avec son équipe pour « examiner la situation très grave ».

« Je m'étonne que certaines personnes proches de la candidate (Martine Aubry, ndlr), se soient autorisées à annoncer des résultats sans en avoir le droit en dehors de toute règle de droit. Où est le code de l'honneur ? », s'est interrogée l'ex-candidate à l'Elysée, fustigeant les « annonces intempestives » et soulignant que « des gens votaient encore dans les DOM ».

« C'est une infraction aux règles de droit du parti, ce sont des méthodes qui portent atteinte au code de l'honneur », a-t-elle ajouté.

« Nous, dans notre camp, personne ne s'est permis d'annoncer la victoire », a-t-elle assuré, estimant que cela les « disqualifie pour diriger le Parti ».

« Ma motion est arrivée en tête avec 10 points d'avnace au premier tour », a-t-elle rappelé.

« Les méthodes de l'appareil du Parti sont totalement insupportables », a estimé Mme Royal.Source : AFP

Portrait de footchibol

à elisa33 Portrait de elisa33 De footchibol

etudiant | 05H10 | 22/11/2008 | Permalien

quand on voit le déroulement de la soirée et la fronde qu'il ya eu contre elle dans le PS, je comprends sa réaction et même je la soutiens pour un autre vote jeudi prochain (je précise que je ne suis pas adhérent). Je ne peux pas croire que aubry soit l'instigatrice de tout cela mais elle est sous-tenue par des vieux de la vieille qui n'ont très certainement aucun problème avec ce genre de pratiques…

Portrait de kiki21120

à footchibol Portrait de footchibol De kiki21120

sans emploi | 05H35 | 22/11/2008 | Permalien

50%+1 voie= gagnant ; donc si le décompte est juste, il n'y a aucune raison de remettre en cause le résultat.

Si c'était à la majorité relative, Ségolène aurait tout raflé. Mais les égos…

Portrait de jobru

De jobru

05H01 | 22/11/2008 | Permalien

« Martine Aubry a été la numéro deux du groupe industriel Pechiney de 1988 à 1991. »
En quoi est-ce une casserole que trainerait Martine Aubry ? Le fait d'avoir eu des responsabilités dans une entreprise privée décrédibilise-t-il l'action publique ?
J'avoue ne pas bien comprendre …

Portrait de elisa33

De elisa33

05H23 | 22/11/2008 | Permalien

04h57 : A écouter : les éventuelles irrégularités du Nord

Nous avons rencontré Cédric Vangoethen (voir à 2h02), suppoter de Ségolène Royal. Il a accepté de nous parler des éventuelles irrégularités de vote dans le Nord. Ecoutez-le.
Le clan Royal évoque des irrégularités. Qu'avez-vous constaté dans le Nord ? Audio=> http://www.lavoixdunord.fr/dossiers/politique/vote-militants-direct.phtm…

Portrait de xavier-xavier

à elisa33 Portrait de elisa33 De xavier-xavier

muntagnolu | 07H39 | 22/11/2008 | Permalien

Je viens d'écouter Ce Cédric Vangoethen ; c'est un peu léger, en gros son argument est de dire que quand une section a un fort taux de participation et un fort résultat pour M Aubry, c'est qu'il y a peut-être fraude. Avec de tels arguments, on peut sans doute mettre en cause nombre de résultats, dans les deux camps.

Portrait de GanLanShu

De GanLanShu

shodavid.blog.lemonde.fr | 05H37 | 22/11/2008 | Permalien

L'incroyable destin de Nicolas Sarkozy, né de ruines, issu de ruines, prospérant sur des ruines, pérénisé par des ruines, et enfin, dix ans plus tard, fossilisé par sa propre ruine… Entre temps…

Portrait de antonh

De antonh

curieux | 05H37 | 22/11/2008 | Permalien

royale qui faisait de la sur-enchère liberale quand elle croyait que delanoe serait son adversaire fait de la sur-enchère à gauche.
j'aime pas les girouettes qui surfent sur les sondages et j'aime pas sa façon de faire de la politique spectacle.
avec un tiers de l'assemblée, 21 regions, des dizaines de municipalités et de départements, le ps n'arrive pas à avoir d'idées et encore moins à les relayer dans l'opinion publique.
voilà le problème du ps et pendant ce temps, on se crèpe le chignon ! ! !
show must go home…

Portrait de barney67

De barney67

webmaster | 05H45 | 22/11/2008 | Permalien

04h34 : « Pas de raison » pour mme Aubry
La réponse de mme Aubry ne s'est pas fait attendre : un nouveau scrutin pour la direction du Parti socialiste « n'a pas de raison d'être ». « Je viens d'avoir François Hollande au téléphone. Je lui ai dit qu » un troisième tour n'a pas de raison d'être, il en a convenu. »

marre de SR

de ses tactiques de sa jalousie de son esprit rancunière

Ne vous laissez pas faire mme Aubry

Portrait de kiki21120

De kiki21120

sans emploi | 06H03 | 22/11/2008 | Permalien

Si ces tergiversations ne mettaient pas en cause les futurs élections nationales, ce serait une série télévisée du matin ou du début d'après midi. Mais c'est de notre avenir qu'il s'agit. Déjà que si Ségolène a ce parti en main elle en ferait un parti démocrate, ou un new labour. Je préfère quand même Martine, malgré l'imperfection des 35 heures, de la CMU, à une politique ultra-libérale, digne d'un Sarkozy de gauche.

Portrait de manu2005

De manu2005

La France tue en Afghanistan, en no... | 06H29 | 22/11/2008 | Permalien

Ségolène va-t-elle quitter le PS pour entrer au Modem ?
Ne se laissera-elle pas faire ?
Les éléphants chargeront-ils ?
Sarko interviendra-t-il pour sauver sa pouliche ?

Vous le saurez dans le prochain épisode de « Rien à foutre de l'économie, vive la politique ! », votre temps de cerveau disponible favori.

Ne manquez-pas : « 15ème tour à Solférino »

Portrait de stephanemot

De stephanemot

Author & Chief AtoZ Officer | 06H11 | 22/11/2008 | Permalien

Royal, c'est comme Bush. Quand elle parle de defendre la democratie, vous redoutez le pire. Elle n'accepte tout simplement pas d'avoir tort.

Portrait de footchibol

à stephanemot Portrait de stephanemot De footchibol

etudiant | 06H15 | 22/11/2008 | Permalien

la démocratie ? ? Vas voir la définition dans le dico coco et tu verras pourquoi cette nuit est bidon ?

Portrait de manu2005

à footchibol Portrait de footchibol De manu2005

La France tue en Afghanistan, en no... | 06H21 | 22/11/2008 | Permalien

mais encore « coco » ?

Portrait de footchibol

à manu2005 Portrait de manu2005 De footchibol

etudiant | 06H36 | 22/11/2008 | Permalien

combien de militant socialiste et combien de sympatisants ? ? ? Fais le rapport, pour moi, c'est vite vu…
Je suis sympatisant et j'aurais voté royal comme la plupart parceque c'est le seul nom qui peut gagner 2012. Vous allez faire quoi maintenant avec vos aubry fabius jospin rocard et tuttiquanti. Moi j'en veux pas, ça ne veut pas dire que ségo c'est le messi mais au moins elle pouvait encore gagner. Le renouvellement va etre difficile avec les égos des vieux socialos qui composent le camp soit-disant élu… vous vous mettez dans la mouise et du même coup vous nous mettez dans la mouise…Pensez au pays et au peuple plutot qu'a votre carte d'adhérent ; ..

Portrait de manu2005

à footchibol Portrait de footchibol De manu2005

La France tue en Afghanistan, en no... | 06H49 | 22/11/2008 | Permalien

« combien de militant socialiste et combien de sympathisants ? ? ? Fais le rapport, pour moi, c'est vite vu… »

Pour voter, il suffit de s'inscrire. C'est la règle. Rien d'anti-démocratique.

Pour le reste, c'est un point de vue. Le vôtre.

Par exemple : « c'est le seul nom qui peut gagner 2012 »
Comme en 2007 ?

Tout le reste donc, ne sont qu'informations gratuites.

Rien d'anti-démocratique, en tout cas en apparence.

A mon avis, ce qui manque aux PS, plutôt qu'un leader charismatique (en allemand, on dit Fûhrer), ce sont des idées de gauche.
Et, là, il y a encore beaucoup à faire

Portrait de antonh

à footchibol Portrait de footchibol De antonh

curieux | 08H38 | 22/11/2008 | Permalien

ben moi c'est exactement le contraire, comme quoi…

Portrait de Counch

à footchibol Portrait de footchibol De Counch

Citoyen en résistance en Sarkozye !... | 09H31 | 22/11/2008 | Permalien

prends ta carte au lieu de râler….

Portrait de pointilleur des lilas

De pointilleur des lilas

06H58 | 22/11/2008 | Permalien

Le jeux de mains et de vilains, n'en sont qu'àux prémisses.
Il va y avoir des bruits de vaisselle cassée dans la Maison.
Alors les enfants :
Vaisselle cassée
C'est la fessée
Vaisselle foutue
Pan-pan cul-cul
Vaisselle cassée
C'est la fessée
Vaisselle foutue
Pan-pan cul-cul

pierre perret - vaisselle cassée
envoyé par bisonravi1987

Portrait de manu2005

De manu2005

La France tue en Afghanistan, en no... | 07H07 | 22/11/2008 | Permalien

D'après le monde :
« Victoire d'Aubry avec 50,02% contre 49,98% pour Royal »

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-37677257@7-37,0.html

Portrait de APEK

De APEK

citoyen | 07H16 | 22/11/2008 | Permalien

alors là c'est le comble ! ! ! ! 42 voix on nous aura tous fait !

Je suis attéré, dans notre grand pays en 2008 voir des méthodes d'un autre âge, me laisse penser que nous somme fianllement en république bananière…

Avez-vous déjà vu un candidat qui mène au quart des votants 55 % contre 45 % se faire dépasser pour finalement être battu d'un cheveu ? (42 voix) Si l'on tien compte des fameuse voix de Hammon, Mme Aubry ne devrait elle pas avoir une victoire net ? Ou est passé la fameuse logique arithmétique ? Dans le cas contraire, avec ses 8 points d'avance et le report d'une partie des voix Hammon Mme Royal ne devrait elle pas avoir une victoire net ?

Pourquoi les proche de Mme Aubry annonce 50,05% (Bertelone), puis 51% voir plus et pourquoi envoyer un vulgaire lieutenant de Hammon M. Hammidi faire cette déclaration précoce ? Il semble qu'on a peur de se mouillé du coté Aubry au cas ou la preuve des fraude ou de fausse déclaration d'intox était avérée

Pourquoi finalement apprend t-on par communiquer que la direction du Parti Socialiste ne peux pas valider l'une ou l'autre candidate ?

Tout cela sent l'intox du coté Aubry…Il ya bien tricherie, la victoire ne peux être d'un cheveu. Elle doit être net d'un coté cela n'a aucun sens.

Des irrégularités lors des tours précédents on été avéré à Liévin dans le nord ou 56 bulletin en faveur de Mme Aubry son arrivé dans l'urne après clôture de cette dernière.

Portrait de manu2005

à APEK Portrait de APEK De manu2005

La France tue en Afghanistan, en no... | 07H44 | 22/11/2008 | Permalien

Je suis sûr que si Mme Royale avait gagné de 42 voix et qu'Aubry contestait, vous crieriez « Oh scandale ! “.
C'est même une récurrence du mouvement Royale : ‘Tous des méchants qui complotent conte Ségo’

Alors prouvez la tricherie ou acceptez la vote.

Je précise que je ne suis pas spécialement fan d'Aubry. Juste que Ségo ne me donne pas envie de voter socialiste.

Portrait de Pas lolo

à APEK Portrait de APEK De Pas lolo

fasciné | 08H53 | 22/11/2008 | Permalien

Liévin c'est dans le Pas-de-calais.

Bon faut relativiser, c'était pas la finale de la coupe du monde, non plus.

Et puis, ça nous permettra de voir encore une fois Ségolène, nous annoncer de nouvelles victoires. A moins qu'elle ne tende la joue gauche à Martine, pour la bise bien sur.

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