
Aubry crie victoire, Royal crie au vol : la tragique nuit du PS
Aubry l'emporte vendredi de 42 voix, Royal réclame un nouveau vote. Tous les évènements de la nuit qui a déchiré le PS sur Rue89.
05h45. Le dernier rebondissement survient alors qu'on pensait la soirée vraiment terminée. Et il est de taille ! Le service de presse du Parti socialiste envoie un e-mail aux journalistes, accompagné d'un message laconique :
« A l'issue du second tour de l'élection du premier secrétaire du PS, vous trouverez ci-joint la totalisation des centralisations fédérales. Un conseil national sera convoqué par François Hollande, premier secrétaire.
Le document joint détaille les résultats officiels fédération par fédération. Le total des votes fait apparaître une participation de 58,87% (137 116 votes sur 232 912 militants), mais surtout placent la maire de Lille en tête du second tour de l'élection du premier secrétaire :
- Martine Aubry : 50,02% (67 413 voix)
- Ségolène Royal : 49,98% (67 371 voix)
Contacté par Rue89, le service de presse du Parti socialiste se refuse à tout commentaire, et encore plus à employer le terme de “vainqueur”, se bornant à déclarer : “Il s'agit d'une totalisation des centralisations fédérales.”
S'ils sont donnés par voie officielle, ces résultats ne sont cependant pas définitifs, et l'équipe de Ségolène Royal a annoncé son intention de porter réclamation concernant au moins la régularité du scrutin dans la fédération du Nord, celle de Martine Aubry, qui y a recueilli 76,01% des suffrages. Sans compter que la présidente de Poitou-Charentes réclame toujours un nouveau vote des militants.
Quant au conseil national, il avait été prévu au 21 novembre, puis récemment repoussée au 29 novembre. Il pourrait finalement avoir lieu dès mardi prochain. C'est ce conseil national, le parlement du parti, qui doit valider définitivement les résultats.
Une instance dans laquelle Ségolène Royal est minoritaire, puisque le conseil national est composé proportionnellement au vote du 6 novembre sur les motions. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle était arrivée en tête, mais avec seulement 29,08% des voix. Aujourd'hui ligués, ses trois principaux concurrents qu'étaient Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Benoît Hamon représentent donc près de 70% du poids du conseil national.
Le parti est plus que jamais au bord de l'éclatement. Il était déjà très affaibli par la non moins tragique “nuit des longs couteaux”, qui avaient vu les leaders socialistes se déchirer et échouer à créer une majorité, lors du congrès de Reims, il y a moins d'une semaine.
4h30. La réponse de Martine Aubry, à la proposition de Ségolène Royal de faire revoter jeudi les militants, n'a pas tardé : elle est négative. La maire de Lille s'en est expliquée à l'AFP :
“Je viens d'avoir François Hollande au téléphone. Je lui ai dit qu'un troisième tour n'a pas de raison d'être. Il en a convenu.”
04h05. Toujours aux abords du siège du Parti socialiste, Manuel Valls et Jean-Pierre Mignard, membres de l'équipe de Ségolène Royal, confient aux derniers journalistes présents qu'elle a fait une proposition concrète à Martine Aubry : faire revoter les militants jeudi, du fait des nombreux “résultats contestables et contestés”. Elle attend une réponse de son adversaire.
03h40. Ce n'est toutefois pas fini pour tout le monde. Depuis son QG du boulevard Raspail, Ségolène Royal fait sa première déclaration de la soirée. Elle est recueillie par l'AFP :
“Je m'étonne que certaines personnes proches de la candidate [Martine Aubry, ndlr] se soient autorisées à annoncer des résultats sans en avoir le droit en dehors de toute règle de droit. Où est le code de l'honneur ?
C'est une infraction aux règles de droit du parti, ce sont des méthodes qui portent atteinte au code de l'honneur. Nous, dans notre camp, personne ne s'est permis d'annoncer la victoire. Les méthodes de l'appareil du parti sont totalement insupportables.”
03h35. “Il ne se passera plus rien ce soir, nous allons fermer, il faut partir.” Le service de presse du Parti socialiste met un point final à cette soirée chaotique au siège du PS, qui rappelle de plus en plus le congrès de Rennes. En 1990, à l'issue d'une guère fratricide entre Lionel Jospin et Laurent Fabius, le premier secrétaire sortant Pierre Mauroy avait été reconduit pour mettre fin à la crise.
D'autres y voient un scénario comme en Floride, durant l'élection américaine de 2000. Les nombreux recomptes des voix avaient entraîné un retard d'un mois dans l'annonce des résultats définitifs.
03h30. Vincent Peillon et Patrick Menucci, alliés de Ségolène Royal, quittent le siège du PS, le visage fermé. A toutes les questions des journalistes, une seule et même réponse : “C'est à la direction du parti de le dire.”
03h10. De source très proche de Martine Aubry, la maire de Lille a appelé en personne Ségolène Royal pour trouver “une issue honorable”. La présidente de Poitou-Charentes lui a rétorqué : “Non, je ne me laisserai pas faire.”
02h55. Les lieutenants les plus proches de Martine Aubry et Ségolène Royal parlementent depuis un quart d'heure au premier étage du siège du Parti socialiste. Ils tentent de s'accorder sur une sortie de cette crise interne : partage des pouvoirs ou troisième tour font partie des propos rapportés.
02h45. Les blogueurs socialistes pourraient avoir trouvé la bonne formule pour décrire la soirée. “C'est le pire tout pire ! ”, s'amusent-ils, parodiant le nom du système “peer to peer” qui permet d'échanger des fichiers sur Internet.
02h25. Au siège du parti, le secrétaire national aux relations extérieures Daniel Vaillant, qui était chargé d'annoncer les résultats officiels, a finalement déclaré qu'il n'y aurait aucun vainqueur proclamé ce vendredi soir :
“J'ai eu le premier secrétaire [François Hollande, resté dans son fief en Corrèze, ndlr] au téléphone pour lui dire que je ne pourrai pas proclamer les résultats. Les résultats sont extrêmement serrés, je ne puis dire qui l'emportera. Il vaudrait mieux que les représentants des deux candidates s'abstiennent de crier victoire ou de porter contestation.”
02h20. Manifestation de supporteurs de Ségolène Royal devant le siège du Parti socialiste, rue de Solférino. Une cinquantaine de militants est rassemblée et scande “démocratie, démocratie, démocratie…” On n'est pas loin du “fra-ter-ni-té” de leur mentor en septembre au Zénith de Paris, mais l'atmosphère est nettement moins joyeuse.
01h50. Second et dernier point presse de Manuel Valls. Celui qui sera certainement porte-parole de Ségolène Royal, en cas de victoire de cette dernière, ne fait pas dans la demi-mesure, avant la fermeture du lieu de rassemblement des royalistes :
“Je le dis aux militants qui sont là et qui croient, et ils ont bien raison, en la victoire de Ségolène Royal : (…) on veut nous voler cette victoire. (…)
Qui plus est, de nombreux observateurs de notre candidate contestent les résultats tels qu'ils ont été proclamés dans la fédération du Nord. (…)
Ce qui est en train de se passer ce soir est scandaleux. Que des responsables du Parti socialiste, en rien habilités, soient en train de proclamer des résultats, c'est du jamais vu ! ” (Voir la vidéo intégrale de la déclaration)
01h40. Porte-flingue de Laurent Fabius, Claude Bartolone est le premier partisan de Martine Aubry à parler sans réclamer l'anonymat : “A la minute où je parle, Martine Aubry est en tête, elle ne peut plus être battue”, a-t-il déclaré à l'AFP.
01h20. Les SMS et confidences pleuvent du côté des aubrystes : tous annoncent la victoire comme certaine de leur chef de file. En revanche, Manuel Valls, partisan de Ségolène Royal, s'est fendu d'une annonce officielle, depuis la Maison des polytechniciens : “Nous ne nous laisserons pas voler la victoire ! ” L'ambiance se tend.
01h00. Indiscrétions et bruits de sources proches se succèdent, mais aucune annonce officielle pour l'heure. Chaque camp exhorte les journalistes à ne pas croire ce qu'il se dit ailleurs. Mais tous sont d'accord sur un seul point : l'élection se jouera dans un mouchoir de poche.
00h50. Il y a trois camps ce vendredi soir, à l'issue du second tour du vote des militants socialistes pour le premier secrétaire du parti. Trois camps très proches géographiquement : au siège du PS, à la Maison des polytechniciens et à l'Assemblée nationale.
Au siège du PS, on recueille les résultats officiels fédération par fédération, avant leur annonce par Daniel Vaillant attendue tard dans la nuit. A la Maison des polytechniciens, toute l'équipe royaliste (sauf Ségolène Royal ! ) est réunie. A l'Assemblée nationale, Martine Aubry patiente avec ses partisans.

Avant le vote des militants, Rue89 pointait les traits communs aux deux femmes en lice pour le poste de premier secrétaire du PS.

On le pressentait depuis l'université d'été de La Rochelle, c'est désormais acté : la guerre des dames au PS a bien lieu. Officiellement, aucune animosité entre Ségolène Royal et Martine Aubry, mais les deux femmes se détestent cordialement. “Tout les oppose”, rapporte sur tous les tons en privé leur entourage. Pourtant, les deux femmes ont plus d'un trait en commun.
La carrière politique
De la même génération (Ségolène Royal est née en 1953, Martine Aubry en 1950), toutes deux diplômées de Sciences Po Paris et de l'ENA après un enseignement dans le public et le privé, elles occupent des postes de conseillère politique sitôt François Mitterrand élu en 1981.
C'est en 1991 que Martine Aubry accède à son premier poste à responsabilité, en étant nommée ministre du Travail. Ségolène Royal attendra, elle, à peine une année de plus et l'installation du gouvernement de Pierre Bérégovoy, pour lancer sa carrière et devenir ministre de l'Environnement.
Les carrières des deux femmes vont même finir par se croiser. En 2000, Ségolène Royal accède au poste de ministre déléguée à la Famille. Sa ministre de tutelle est alors la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, une certaine Martine Aubry.
La même Martine Aubry qui démissionne quelques mois plus tard pour se lancer à l'assaut avec succès de la mairie de Lille. Défaite aux législatives de 2002, elle se consacre à sa collectivité locale depuis. Comme Ségolène Royal, qui n'a plus qu'un seul mandat local, mais par choix de ne plus être députée : présidente de la région Poitou-Charentes.
L'ancrage à gauche
Le virage à gauche, elle l'ont toutes deux emprunté à l'occasion de cette campagne interne pour le poste de premier secrétaire. Passage obligé en pleine crise financière mondiale. Elles mettent alors en avant leur bilan respectif.
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Les 35 heures en 1998, la Couverture mutuelle universelle (CMU) en 2000, les tarifs de la cantine divisés par deux à Lille en 2008… pour Martine Aubry. Gratuité de la pilule du lendemain dans tous les lycées de France en 2000, “emplois-tremplins” et “bourses-tremplins” pour les salariés et les entreprises de sa région en 2005… pour Ségolène Royal.
Chacune traîne cependant ce qui passe pour des casseroles au Parti socialiste. Les plus marquantes d'entre elles : Ségolène Royal faisait référence à la politique de Tony Blair au début de la campagne interne pour la dernière présidentielle, Martine Aubry a été la numéro deux du groupe industriel Pechiney de 1988 à 1991.
L'alliance avec le MoDem
Dans sa profession de foi, envoyée au début de la semaine aux militants socialistes, Martine Aubry se démarque nettement de Ségolène Royal : elle entend “défendre les alliances avec les seuls partis de gauche”.
Ségolène Royal, qui avait proposé à François Bayrou d'être son Premier ministre en cas de victoire à la présidentielle et avait souhaité des alliances avec le MoDem “partout” où cela est possible durant les municipales, paraissait alors isolée au sein du parti. Mais elle a proposé une solution de consensus au congrès de Reims : soumettre cette question “à une consultation directe des militants”.
Sans compter que Martine Aubry n'a pas toujours été aussi nette dans son refus de s'allier avec le MoDem. Dans sa motion, elle n'excluait pas que “le PS agisse avec d'autres démocrates”. D'ailleurs, elle a fait alliance avec le parti centriste au second tour de ces mêmes municipales.
Un rappel qui agace Martine Aubry. Bien obligé de le reconnaître, elle s'en défend toutefois doublement : elle n'avait pas besoin des 7% réalisés par le MoDem au premier tour pour l'emporter au second (elle a finalement recueilli 66% des suffrages), et elle n'a fait qu'appliquer les règles votées par la direction du PS, qui avait alors autorisé des alliances au niveau local si la gauche était rassemblée et que le MoDem se ralliait au programme du candidat socialiste.
Le renouvellement
Deux femmes, qui plus est éloignées des jeux d'appareil, la maire de Lille et la présidente de Poitou-Charentes se présentent en chantres du renouvellement. Désormais soutenue par Benoît Hamon, la première peut arguer de porter de nouveaux visages à la direction du parti. Comme Ségolène Royal, qui se déplace rarement sans Delphine Batho, Aurélie Fillipetti, Dominique Bertinotti ou encore Manuel Valls.
Mais Martine Aubry aura forcément plus de difficultés à faire passer cette image. Etre soutenue par Lionel Jospin, Bertrand Delanoë, Daniel Vaillant, Laurent Fabius, voire Dominique Strauss-Kahn n'aide pas.
Ce renouvellement serait donc incarné par Ségolène Royal. C'est toutefois oublier un peu vite qu'elle doit en grande partie ses scores élevés aux barons locaux, représentation s'il en est d'une des “méthodes d'un autre âge” qu'elle dénonçait encore à Reims : le “vote au canon” (toute la fédération vote comme le chef).
Le très décrié Georges Frêche, mais toujours homme fort de l'Hérault, la cinquième plus grosse fédération socialiste en France, a assuré qu'il serait réintégré au Parti socialiste en cas de victoire de Ségolène Royal. Cette dernière a également établi le plus haut score (73,04%) du vote sur les motions du 6 novembre dans les Bouches-du-Rhône, quatrième fédération en nombre de militants, grâce au soutien de Jean-Noël Guérini.
Les petites phrases
Elles l'assurent en coeur : avec elle, fini les petites phrases et les attaques personnelles. Un point commun ? Non, un mensonge. Elle se détestent, et ne peuvent s'empêcher de le montrer à la moindre occasion, même face caméra ou à la tribune.
A l'université d'été de La Rochelle, Martine Aubry n'a manqué d'égratigner sa “camarade”. Ségolène Royal cite Juliette Gréco -et la Bible- en public (“Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez”) et elle la reprend aussitôt :
“J'aime pas les petites formules. Ce que j'aime, c'est faire en sorte que ça marche. (…) Je me méfie toujours des valeurs de la compassion, je crois qu'il faut faire appelle à la raison d'abord.”
Laquelle n'a pas omis de lui répondre, quelques heures plus tard (le ping-pong verbal a duré tout au long de la première journée) :
“Ce sont des petites phrases ou ce sont des compétitions qui sont décalées par rapport aux problèmes fondamentaux auxquels la France est aujourd'hui confrontée.” (Voir la vidéo)
Rebelote lors du récent congrès de Reims. Dénonçant ceux qui critiquent sa stratégie d'alliance avec le MoDem, Ségolène Royal lance devant une salle bondée de délégués du parti :
“Entre nous, sommes nous donc si faibles, si apeurés que la seule idée d'une éventuelle alliance dans trois ans nous jette hors de nous-mêmes, alors que certains parmi les plus enflammés la pratiquent déjà chez eux ? ”
Martine Aubry encaisse sans broncher. Il faut dire qu'elle n'est pas la plus maladroite dans cet exercice. Derrière le même pupitre, elle adresse une pique à peine voilée à l'adresse de l'ex-candidate à la présidentielle, surnommée à l'époque “l'opiniomane” dans Le Monde :
“C'est parce que nous n'avons pas porté avec suffisamment de force les valeurs de solidarité, d'égalité, que nous avons parfois laissé nous couler dans un moule, dans ce que disait l'opinion et les sondages, au lieu de dire ‘voilà ce que c'est d'être socialiste aujourd'hui'.’
La main tendue
Toutes les piques seraient cependant oubliées dès demain, à en croire les déclarations du jour des deux finalistes dans la course au poste de premier secrétaire. Chacune promettant de travailler avec l'équipe de l'autre…
- Martine Aubry : ‘Si je gagne, je tendrai la main à Ségolène, ce sera la première à qui je passerai un appel pour lui dire nous ne sommes pas rassemblées sur la même ligne politique mais nous devons être unies pour les Français'.’
- Ségolène Royal : ‘Je voudrais dire aux militants que plus ils me donneront cette légitimité de composer cette nouvelle équipe, plus nous pourrons nous ouvrir aux autres équipes qui ont combattu dans ce débat interne avec leurs idées et leur personnalité.’
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à thierry reboud
De kebra
Bisounours killa | 03H11 | 22/11/2008 |
Je m'en voudrais que tu fasses des cauchemars à cause de l'enfer du Nord.
On a désespéré Billancourt mais les corons tiennent bons.
à kebra
De christila
09H58 | 22/11/2008 |
Vous donnez les résultats des motions pas du vote du 22 mais cela permet de voir le nombre de militants
à thierry reboud
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 03H16 | 22/11/2008 |
Ceux sont les chiffres que je lis sur mon forum.
à Venezuela
De bilou.
Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 02H42 | 22/11/2008 |
Si il y a fraude il suffit de comparer les chiffres dans toute la France. Si il y a eu une dynamique dans un camp, il est normal que cela se traduise dans les chiffres, il suffit d examiner si oui ou non il s est produit une dynamique dans l autre camp. Toute fraude se repere assez facilement, je veux croire que toute fraude est precisement identifiable.
à bilou.
De xavier-xavier
muntagnolu | 03H11 | 22/11/2008 |
dans le Nord
Score motion Royal le 6 novembre : 705 voix 10,41 %
Score Royal le 21 novembre : 1774 voix 23,99 %
Il y a donc eu une belle dynamique Royal dans le Nord, elle a plus que doublé son résultat.
à xavier-xavier
De bilou.
Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 03H26 | 22/11/2008 |
oui bon 10% t avoueras que c est louche hein
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 02H29 | 22/11/2008 |
Je suis envahie par un profond écoeurement. Nous sommes dans un déni de démocratie. Le PS, avec peu de majorité dans l'un ou l'autre camp sera ingérable. Obtenir pres de 50% toute seule et apres l'horrible campagne de dénigrement, et tant d'intox me parait une performance de la part de Ségolene Royal et de ceux qui l'on soutenue. Se dirige-t-on vers une siscion du PS ? Dans l'état actuel des choses, et devant une situation inextricable, et un PSayant perdu toute crédibilíté, je ne serait par contre….En tout cas ca peut-etre réfléchi !
De boissonzyskind
02H30 | 22/11/2008 |
Aubry a gagné (peut être), grâce aux voix des militants qui soutenaient benoît hamon et la motion C. Et ça elle ne pourra pas l'oublier. CA fait une différence : l'aile gauche du PS va arriver à la tête du parti.
Pour les contestations, no souci : revérifions le nord pas de calais, et les bouches du rhône et l'hérault.
à boissonzyskind
De kebra
Bisounours killa | 02H38 | 22/11/2008 |
Attention, du point de vue des instances, Aubry n'a pas besoin d'Hamon. Elle peut verrouiller avec le Tramber. Si les Sopranos et les deuxièmes couteaux restent fidèles…
J'espère pour le Ben que les vieux requins ne vont pas sombrer dans les réflexes conditionnés. Entre la solution Titine-Vince, tout le monde a gagné, et l'option l'atoll des mammouths, il a des chances d'être le cocu de l'affaire.
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 02H32 | 22/11/2008 |
S'ils ont le culot et la betise d'annoncer la victoire de Martine Aubry : LE PS EST MORT.
à Venezuela
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 02H34 | 22/11/2008 |
Et ce sera encore pire s'ils ont le culot et la bêtise d'annoncer la victoire de Royal…
à thierry reboud
De bilou.
Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 02H46 | 22/11/2008 |
Mathematiquement Royal devrait etre devant Aubry confortablement, de un ou deux points, c est ce qui etait annonce en debut de soiree, ca sent l ohio 2004, une tendance qui s inverse en un eclair c est louche
à bilou.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 03H19 | 22/11/2008 |
Qui a joué avec cette mathématique-là en début de soirée ? Les ségolénisateurs, et eux seuls (notamment vous).
Sur quelle base ? Les petites fédérations, et c'est vous-même qui l'avez dit si je ne m'abuse.
Que les grosses fédérations (si elles ont voté à contre-courant des petites) inversent le résultat ne me paraît pas aberrant du point de vue de l'arithmétique.
Sauf erreur, les résultats de la fédération du Nord accordaient à Aubry et Hamon 88% au premier tour. Ce soir, il semblerait qu'Aubry ait récolté 76%. Si mes chiffres sont exacts, vous voyez bien que la poussée que vous avez observée en faveur de Royal semble être au rendez-vous, mais qu'elle semble être insuffisante.
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 02H36 | 22/11/2008 |
Lu dans les commentaires de Marianne :
Allez, on prend la droite à perpète avec ce PS qui se tire une balle dans le pied. Se mettre à trois pour arriver à un résultat aussi serré, et ils vont appeler ça une victoire… Pas fiers, les éléphants ! C'est la défaite de leur parti qu'ils vont fêter. Ce soir, trois jeunes représentaient le PS à la télé. A la question : qu'est-ce qui vous a marqué cette semaine dans l'actualité, l'un d'eux a répondu : je dois vous avouer que je n'ai pas suivi les infos… Ils vont être contents les futurs chômeurs de PSA, Renault, Amora, les grévistes de l'Education nationale… Cette gauche, dans l'état où elle est, c'est Hiroshima après la bombe… Pour 2012, je ne vois plus qu'une solution : l'abstention. Et la gauche la plus con du monde nous arrive au moment où le pays aurait besoin d'une opposition valable… Consternant ! Le nabot va pouvoir continuer à fanfaronner en toute quiétude. Mais enfin, les éléphants plus les médias, par la plupart tenus par des amis du pouvoir en place, ternissant à qui mieux-mieux son image, le défi était difficile à relever. Royal l'a fait crânement.Chapeau ! Quant à Delanoë, DSK, Aubry, Fabius et Cie, qu'ils ne se fassent pas d'illusions sur leur chance lors d'une présidentielle, c'est la raclée assurée. Et ils ne l'auront pas volée…
De Chris.A
Ni pour,ni contre,bien au contraire | 02H39 | 22/11/2008 |
Le Parti Socialiste est mort ! ! ! Vive le socialisme ! ! !
N'en déplaise à certains, Ségolène ( la pieuse ) était la seule alternative, au PS je m'entends bien sûr, à pouvoir vaincre la droite sarkozyste sur son pauvre terrain : la médiatisation.
Aubry, Lang, Jospin…laissez moi rire. Si à Solférino, l'on a décidé de tirer sur la Croix-Rouge, alors les anarcho-autonomes auront ma voix. J'en vois déjà qui revendiquent un prétendu pragmatisme issu de ce même libéralisme qui pourrit nos prétendues démocraties. Ségolène croit en la Démocratie Participative, celle-là même que des moutons de panurge voient d'un mauvais oeil.
Finalement, je suis rassuré. L'humanité mérite tout le mal que nos oligarques altruistes lui infligent.
Par ailleurs, les fervents supporters de DSK m'ont toujours fait pisser de rire, si ce n'est de pleurs. Comment peut-on se revendiquer socialiste et être au FMI ? ? ? Cette institution anti-démocratique qui accentue les inégalités et les misères dans le monde au nom de la primauté du modèle occidental et de ses dirigeants voyous en col-blanc.
Pauvre (F)rance, Sarkozy a de beaux jours devant lui. Pourtant, même à droite il existait des personnalités qui croyaient en la République et à la Démocratie.
à Chris.A
De ADB
observateur | 09H57 | 22/11/2008 |
Il faudrait que le bulletin blanc soit considéré comme un suffrage exprimé. Et que s'il arrive en tête, on doive refaire une campagne par exemple. Après une élection, on parle effectivement plus dans les médias des abstentions que des bulletins blancs ! Peut-être bien que c'est notre « démocratie » (le moins pire des systèmes) qui est à revoir…
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 02H40 | 22/11/2008 |
Dernière info : la direction du PS a annoncé ne pas pouvoir annoncer de résultat et invite les deux motions a s'abstenir de toute déclaration. Il est 2 h 37.
De kebra
Bisounours killa | 02H47 | 22/11/2008 |
Al Gore sort du corps de Marie-Ségolène !
à kebra
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 12H13 | 22/11/2008 |
Un peu de respect pour Al Gore : -)
De kebra
Bisounours killa | 03H13 | 22/11/2008 |
Bon ben voilà, les deux camps ont la nuit pour hacker l'urne électronique des Français de l'étranger…
La suite demain vers 10h30, encore 7 heures d'intenses tractations. Verrouille ta garde Benoît et plaque sec. Sinon, Flamby, Dalida et Titine vont s'entendre avec la reine du Chabichou et la girouette philosophique sur le dos de la gauche maintenue.
Sur ces considérations de basse stratégie, Pou, Pou, Pou, bonne nuit les petits !
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 03H07 | 22/11/2008 |
Je crois que tout le monde doit se poser des questions ce matin.
Nous evidemment les militants socialistes - surtout ceux qui n'ont pas arrete de critiquer Mme Royal, mais egalement tous les electeurs de gauche, qui n'ont pas arreter d'allumer le feu et de d'abonder dans le meme sens : ils n'arrivent meme pas a se mettre d'accord pour tricher car arriver a un score aussi serre apres Reims, nous militants votions pour la 3e fois le PS EST MORT.
à Venezuela
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 03H12 | 22/11/2008 |
Mais enfin Venezuela, pouvez-vous m'expliquer comment il se fait que le camp des triomphateurs injustement spoliés par les basses manoeuvres fétides des méchants vaincus en soit réduit, semble-t-il, à négocier le poste de n°2 ? Numéro deux, en toutes lettres.
Puisque le triomphe vous paraît si éclatant et manifeste, pourquoi renoncent-ils au n°1 ?
à thierry reboud
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 03H21 | 22/11/2008 |
Je ne sais pas, sur mon forum on me dit effectivement que : » Selon un proche de François Hollande, des discussions seraient en-cours entre les deux états-majors pour trouver un partage de responsabilité…
J'ai le sentiment que nous n'en saurons pas plus pour cette nuit. »
Je vais me coucher et vous en dirai plus demain.
à Venezuela
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 03H25 | 22/11/2008 |
Ben je vais en faire autant, et à demain. Bonne nuit (quand même).
à Venezuela
De bilou.
Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 03H18 | 22/11/2008 |
Non il n est pas mort, on se rend compte qu une election peut avoir des consequences violentes, il faut inventer la transition, ca serait trop simple.
Faisons un troisieme tour, debatons de l issue et combattons la violence que represente cette election avec hargne, avec les dents. On ne peut se debarrasser de l une ou l autre, j apprecie les qualites de Martine cheres a l avenir de cette gauche qui se redessine, j apprecie tout autant celles de Segolene qui a la faculte d attirer les foules et metamorphoser l appareil, la gauche a besoin de Segolene autant que de Martine. Sachons tirer profit du resultat.
De berlioz
03H32 | 22/11/2008 |
alors ça pour une clarification, c'est une clarification !
C'est à ce demander si le parti socialiste a encore une raison d'être !
J'avoue mon désarroi de voir une telle proportion de militants voter pour la politique de communication de Ségolène Royale qui est, tout du moins je le croyais, antinomique avec le recul envers la société actuelle qu'implique un engagement à gauche. Le changement oui mais pas au prix qu'elle demande !
De louarn
chomage | 03H47 | 22/11/2008 |
heureusement que dans les autres partis la démocratie marche bien …….
à louarn
De Alain Pacifique
03H55 | 22/11/2008 |
c'est sur qu'à l'UMP la démocratie fonctionne bien. sarko élu président de l'UMP avec quelque chose comme 85% des voix, ca fleure bon la démocratie « je ne veux voir qu'une tête.
quant au résultat au PS, ils ne sont même pas foutus de suivre leurs propres règles, à savoir le scrutin majoritaire à 2 tours. s'il était nécessaire d'obtenir une majorité qualifiée , il fallait le dire avant de voter. c'est n'importe quoi. et Royal prête à tout pour gagner. pauvre PS…
à Alain Pacifique
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 04H07 | 22/11/2008 |
si ma mémoire est bonne, il n'avait pas réussi à faire 97 %. mais 85 %, tu rigoles ! il ne se serait jamais contenté de ça…
pour le reste, j'agrée, et je mets cent francs dans le nourrain.
De louarn
chomage | 03H48 | 22/11/2008 |
heureusement que dans les autres partis la démocratie marche bien …….