
Aubry crie victoire, Royal crie au vol : la tragique nuit du PS
Aubry l'emporte vendredi de 42 voix, Royal réclame un nouveau vote. Tous les évènements de la nuit qui a déchiré le PS sur Rue89.
05h45. Le dernier rebondissement survient alors qu'on pensait la soirée vraiment terminée. Et il est de taille ! Le service de presse du Parti socialiste envoie un e-mail aux journalistes, accompagné d'un message laconique :
« A l'issue du second tour de l'élection du premier secrétaire du PS, vous trouverez ci-joint la totalisation des centralisations fédérales. Un conseil national sera convoqué par François Hollande, premier secrétaire.
Le document joint détaille les résultats officiels fédération par fédération. Le total des votes fait apparaître une participation de 58,87% (137 116 votes sur 232 912 militants), mais surtout placent la maire de Lille en tête du second tour de l'élection du premier secrétaire :
- Martine Aubry : 50,02% (67 413 voix)
- Ségolène Royal : 49,98% (67 371 voix)
Contacté par Rue89, le service de presse du Parti socialiste se refuse à tout commentaire, et encore plus à employer le terme de “vainqueur”, se bornant à déclarer : “Il s'agit d'une totalisation des centralisations fédérales.”
S'ils sont donnés par voie officielle, ces résultats ne sont cependant pas définitifs, et l'équipe de Ségolène Royal a annoncé son intention de porter réclamation concernant au moins la régularité du scrutin dans la fédération du Nord, celle de Martine Aubry, qui y a recueilli 76,01% des suffrages. Sans compter que la présidente de Poitou-Charentes réclame toujours un nouveau vote des militants.
Quant au conseil national, il avait été prévu au 21 novembre, puis récemment repoussée au 29 novembre. Il pourrait finalement avoir lieu dès mardi prochain. C'est ce conseil national, le parlement du parti, qui doit valider définitivement les résultats.
Une instance dans laquelle Ségolène Royal est minoritaire, puisque le conseil national est composé proportionnellement au vote du 6 novembre sur les motions. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle était arrivée en tête, mais avec seulement 29,08% des voix. Aujourd'hui ligués, ses trois principaux concurrents qu'étaient Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Benoît Hamon représentent donc près de 70% du poids du conseil national.
Le parti est plus que jamais au bord de l'éclatement. Il était déjà très affaibli par la non moins tragique “nuit des longs couteaux”, qui avaient vu les leaders socialistes se déchirer et échouer à créer une majorité, lors du congrès de Reims, il y a moins d'une semaine.
4h30. La réponse de Martine Aubry, à la proposition de Ségolène Royal de faire revoter jeudi les militants, n'a pas tardé : elle est négative. La maire de Lille s'en est expliquée à l'AFP :
“Je viens d'avoir François Hollande au téléphone. Je lui ai dit qu'un troisième tour n'a pas de raison d'être. Il en a convenu.”
04h05. Toujours aux abords du siège du Parti socialiste, Manuel Valls et Jean-Pierre Mignard, membres de l'équipe de Ségolène Royal, confient aux derniers journalistes présents qu'elle a fait une proposition concrète à Martine Aubry : faire revoter les militants jeudi, du fait des nombreux “résultats contestables et contestés”. Elle attend une réponse de son adversaire.
03h40. Ce n'est toutefois pas fini pour tout le monde. Depuis son QG du boulevard Raspail, Ségolène Royal fait sa première déclaration de la soirée. Elle est recueillie par l'AFP :
“Je m'étonne que certaines personnes proches de la candidate [Martine Aubry, ndlr] se soient autorisées à annoncer des résultats sans en avoir le droit en dehors de toute règle de droit. Où est le code de l'honneur ?
C'est une infraction aux règles de droit du parti, ce sont des méthodes qui portent atteinte au code de l'honneur. Nous, dans notre camp, personne ne s'est permis d'annoncer la victoire. Les méthodes de l'appareil du parti sont totalement insupportables.”
03h35. “Il ne se passera plus rien ce soir, nous allons fermer, il faut partir.” Le service de presse du Parti socialiste met un point final à cette soirée chaotique au siège du PS, qui rappelle de plus en plus le congrès de Rennes. En 1990, à l'issue d'une guère fratricide entre Lionel Jospin et Laurent Fabius, le premier secrétaire sortant Pierre Mauroy avait été reconduit pour mettre fin à la crise.
D'autres y voient un scénario comme en Floride, durant l'élection américaine de 2000. Les nombreux recomptes des voix avaient entraîné un retard d'un mois dans l'annonce des résultats définitifs.
03h30. Vincent Peillon et Patrick Menucci, alliés de Ségolène Royal, quittent le siège du PS, le visage fermé. A toutes les questions des journalistes, une seule et même réponse : “C'est à la direction du parti de le dire.”
03h10. De source très proche de Martine Aubry, la maire de Lille a appelé en personne Ségolène Royal pour trouver “une issue honorable”. La présidente de Poitou-Charentes lui a rétorqué : “Non, je ne me laisserai pas faire.”
02h55. Les lieutenants les plus proches de Martine Aubry et Ségolène Royal parlementent depuis un quart d'heure au premier étage du siège du Parti socialiste. Ils tentent de s'accorder sur une sortie de cette crise interne : partage des pouvoirs ou troisième tour font partie des propos rapportés.
02h45. Les blogueurs socialistes pourraient avoir trouvé la bonne formule pour décrire la soirée. “C'est le pire tout pire ! ”, s'amusent-ils, parodiant le nom du système “peer to peer” qui permet d'échanger des fichiers sur Internet.
02h25. Au siège du parti, le secrétaire national aux relations extérieures Daniel Vaillant, qui était chargé d'annoncer les résultats officiels, a finalement déclaré qu'il n'y aurait aucun vainqueur proclamé ce vendredi soir :
“J'ai eu le premier secrétaire [François Hollande, resté dans son fief en Corrèze, ndlr] au téléphone pour lui dire que je ne pourrai pas proclamer les résultats. Les résultats sont extrêmement serrés, je ne puis dire qui l'emportera. Il vaudrait mieux que les représentants des deux candidates s'abstiennent de crier victoire ou de porter contestation.”
02h20. Manifestation de supporteurs de Ségolène Royal devant le siège du Parti socialiste, rue de Solférino. Une cinquantaine de militants est rassemblée et scande “démocratie, démocratie, démocratie…” On n'est pas loin du “fra-ter-ni-té” de leur mentor en septembre au Zénith de Paris, mais l'atmosphère est nettement moins joyeuse.
01h50. Second et dernier point presse de Manuel Valls. Celui qui sera certainement porte-parole de Ségolène Royal, en cas de victoire de cette dernière, ne fait pas dans la demi-mesure, avant la fermeture du lieu de rassemblement des royalistes :
“Je le dis aux militants qui sont là et qui croient, et ils ont bien raison, en la victoire de Ségolène Royal : (…) on veut nous voler cette victoire. (…)
Qui plus est, de nombreux observateurs de notre candidate contestent les résultats tels qu'ils ont été proclamés dans la fédération du Nord. (…)
Ce qui est en train de se passer ce soir est scandaleux. Que des responsables du Parti socialiste, en rien habilités, soient en train de proclamer des résultats, c'est du jamais vu ! ” (Voir la vidéo intégrale de la déclaration)
01h40. Porte-flingue de Laurent Fabius, Claude Bartolone est le premier partisan de Martine Aubry à parler sans réclamer l'anonymat : “A la minute où je parle, Martine Aubry est en tête, elle ne peut plus être battue”, a-t-il déclaré à l'AFP.
01h20. Les SMS et confidences pleuvent du côté des aubrystes : tous annoncent la victoire comme certaine de leur chef de file. En revanche, Manuel Valls, partisan de Ségolène Royal, s'est fendu d'une annonce officielle, depuis la Maison des polytechniciens : “Nous ne nous laisserons pas voler la victoire ! ” L'ambiance se tend.
01h00. Indiscrétions et bruits de sources proches se succèdent, mais aucune annonce officielle pour l'heure. Chaque camp exhorte les journalistes à ne pas croire ce qu'il se dit ailleurs. Mais tous sont d'accord sur un seul point : l'élection se jouera dans un mouchoir de poche.
00h50. Il y a trois camps ce vendredi soir, à l'issue du second tour du vote des militants socialistes pour le premier secrétaire du parti. Trois camps très proches géographiquement : au siège du PS, à la Maison des polytechniciens et à l'Assemblée nationale.
Au siège du PS, on recueille les résultats officiels fédération par fédération, avant leur annonce par Daniel Vaillant attendue tard dans la nuit. A la Maison des polytechniciens, toute l'équipe royaliste (sauf Ségolène Royal ! ) est réunie. A l'Assemblée nationale, Martine Aubry patiente avec ses partisans.

Avant le vote des militants, Rue89 pointait les traits communs aux deux femmes en lice pour le poste de premier secrétaire du PS.

On le pressentait depuis l'université d'été de La Rochelle, c'est désormais acté : la guerre des dames au PS a bien lieu. Officiellement, aucune animosité entre Ségolène Royal et Martine Aubry, mais les deux femmes se détestent cordialement. “Tout les oppose”, rapporte sur tous les tons en privé leur entourage. Pourtant, les deux femmes ont plus d'un trait en commun.
La carrière politique
De la même génération (Ségolène Royal est née en 1953, Martine Aubry en 1950), toutes deux diplômées de Sciences Po Paris et de l'ENA après un enseignement dans le public et le privé, elles occupent des postes de conseillère politique sitôt François Mitterrand élu en 1981.
C'est en 1991 que Martine Aubry accède à son premier poste à responsabilité, en étant nommée ministre du Travail. Ségolène Royal attendra, elle, à peine une année de plus et l'installation du gouvernement de Pierre Bérégovoy, pour lancer sa carrière et devenir ministre de l'Environnement.
Les carrières des deux femmes vont même finir par se croiser. En 2000, Ségolène Royal accède au poste de ministre déléguée à la Famille. Sa ministre de tutelle est alors la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, une certaine Martine Aubry.
La même Martine Aubry qui démissionne quelques mois plus tard pour se lancer à l'assaut avec succès de la mairie de Lille. Défaite aux législatives de 2002, elle se consacre à sa collectivité locale depuis. Comme Ségolène Royal, qui n'a plus qu'un seul mandat local, mais par choix de ne plus être députée : présidente de la région Poitou-Charentes.
L'ancrage à gauche
Le virage à gauche, elle l'ont toutes deux emprunté à l'occasion de cette campagne interne pour le poste de premier secrétaire. Passage obligé en pleine crise financière mondiale. Elles mettent alors en avant leur bilan respectif.
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Les 35 heures en 1998, la Couverture mutuelle universelle (CMU) en 2000, les tarifs de la cantine divisés par deux à Lille en 2008… pour Martine Aubry. Gratuité de la pilule du lendemain dans tous les lycées de France en 2000, “emplois-tremplins” et “bourses-tremplins” pour les salariés et les entreprises de sa région en 2005… pour Ségolène Royal.
Chacune traîne cependant ce qui passe pour des casseroles au Parti socialiste. Les plus marquantes d'entre elles : Ségolène Royal faisait référence à la politique de Tony Blair au début de la campagne interne pour la dernière présidentielle, Martine Aubry a été la numéro deux du groupe industriel Pechiney de 1988 à 1991.
L'alliance avec le MoDem
Dans sa profession de foi, envoyée au début de la semaine aux militants socialistes, Martine Aubry se démarque nettement de Ségolène Royal : elle entend “défendre les alliances avec les seuls partis de gauche”.
Ségolène Royal, qui avait proposé à François Bayrou d'être son Premier ministre en cas de victoire à la présidentielle et avait souhaité des alliances avec le MoDem “partout” où cela est possible durant les municipales, paraissait alors isolée au sein du parti. Mais elle a proposé une solution de consensus au congrès de Reims : soumettre cette question “à une consultation directe des militants”.
Sans compter que Martine Aubry n'a pas toujours été aussi nette dans son refus de s'allier avec le MoDem. Dans sa motion, elle n'excluait pas que “le PS agisse avec d'autres démocrates”. D'ailleurs, elle a fait alliance avec le parti centriste au second tour de ces mêmes municipales.
Un rappel qui agace Martine Aubry. Bien obligé de le reconnaître, elle s'en défend toutefois doublement : elle n'avait pas besoin des 7% réalisés par le MoDem au premier tour pour l'emporter au second (elle a finalement recueilli 66% des suffrages), et elle n'a fait qu'appliquer les règles votées par la direction du PS, qui avait alors autorisé des alliances au niveau local si la gauche était rassemblée et que le MoDem se ralliait au programme du candidat socialiste.
Le renouvellement
Deux femmes, qui plus est éloignées des jeux d'appareil, la maire de Lille et la présidente de Poitou-Charentes se présentent en chantres du renouvellement. Désormais soutenue par Benoît Hamon, la première peut arguer de porter de nouveaux visages à la direction du parti. Comme Ségolène Royal, qui se déplace rarement sans Delphine Batho, Aurélie Fillipetti, Dominique Bertinotti ou encore Manuel Valls.
Mais Martine Aubry aura forcément plus de difficultés à faire passer cette image. Etre soutenue par Lionel Jospin, Bertrand Delanoë, Daniel Vaillant, Laurent Fabius, voire Dominique Strauss-Kahn n'aide pas.
Ce renouvellement serait donc incarné par Ségolène Royal. C'est toutefois oublier un peu vite qu'elle doit en grande partie ses scores élevés aux barons locaux, représentation s'il en est d'une des “méthodes d'un autre âge” qu'elle dénonçait encore à Reims : le “vote au canon” (toute la fédération vote comme le chef).
Le très décrié Georges Frêche, mais toujours homme fort de l'Hérault, la cinquième plus grosse fédération socialiste en France, a assuré qu'il serait réintégré au Parti socialiste en cas de victoire de Ségolène Royal. Cette dernière a également établi le plus haut score (73,04%) du vote sur les motions du 6 novembre dans les Bouches-du-Rhône, quatrième fédération en nombre de militants, grâce au soutien de Jean-Noël Guérini.
Les petites phrases
Elles l'assurent en coeur : avec elle, fini les petites phrases et les attaques personnelles. Un point commun ? Non, un mensonge. Elle se détestent, et ne peuvent s'empêcher de le montrer à la moindre occasion, même face caméra ou à la tribune.
A l'université d'été de La Rochelle, Martine Aubry n'a manqué d'égratigner sa “camarade”. Ségolène Royal cite Juliette Gréco -et la Bible- en public (“Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez”) et elle la reprend aussitôt :
“J'aime pas les petites formules. Ce que j'aime, c'est faire en sorte que ça marche. (…) Je me méfie toujours des valeurs de la compassion, je crois qu'il faut faire appelle à la raison d'abord.”
Laquelle n'a pas omis de lui répondre, quelques heures plus tard (le ping-pong verbal a duré tout au long de la première journée) :
“Ce sont des petites phrases ou ce sont des compétitions qui sont décalées par rapport aux problèmes fondamentaux auxquels la France est aujourd'hui confrontée.” (Voir la vidéo)
Rebelote lors du récent congrès de Reims. Dénonçant ceux qui critiquent sa stratégie d'alliance avec le MoDem, Ségolène Royal lance devant une salle bondée de délégués du parti :
“Entre nous, sommes nous donc si faibles, si apeurés que la seule idée d'une éventuelle alliance dans trois ans nous jette hors de nous-mêmes, alors que certains parmi les plus enflammés la pratiquent déjà chez eux ? ”
Martine Aubry encaisse sans broncher. Il faut dire qu'elle n'est pas la plus maladroite dans cet exercice. Derrière le même pupitre, elle adresse une pique à peine voilée à l'adresse de l'ex-candidate à la présidentielle, surnommée à l'époque “l'opiniomane” dans Le Monde :
“C'est parce que nous n'avons pas porté avec suffisamment de force les valeurs de solidarité, d'égalité, que nous avons parfois laissé nous couler dans un moule, dans ce que disait l'opinion et les sondages, au lieu de dire ‘voilà ce que c'est d'être socialiste aujourd'hui'.’
La main tendue
Toutes les piques seraient cependant oubliées dès demain, à en croire les déclarations du jour des deux finalistes dans la course au poste de premier secrétaire. Chacune promettant de travailler avec l'équipe de l'autre…
- Martine Aubry : ‘Si je gagne, je tendrai la main à Ségolène, ce sera la première à qui je passerai un appel pour lui dire nous ne sommes pas rassemblées sur la même ligne politique mais nous devons être unies pour les Français'.’
- Ségolène Royal : ‘Je voudrais dire aux militants que plus ils me donneront cette légitimité de composer cette nouvelle équipe, plus nous pourrons nous ouvrir aux autres équipes qui ont combattu dans ce débat interne avec leurs idées et leur personnalité.’
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De Désillusionné
Génération précaire | 20H05 | 21/11/2008 |
Woot !
« Ségolène Royal faisait référence à la politique de Tony Blair »
Pourriez vous étayer ces propos svp ?
Prenait elle sa politique pour référence ?
à Désillusionné
De Julien Martin
(auteur)
Rue89 | 20H11 | 21/11/2008 |
Vous aurez tous les renseignements ici :
http://www.google.fr/search ? hl=fr&rlz=1C1GGLS_frFR291&q=Ségolène+Royal+tony+blair&btnG=Rechercher&meta=
à Julien Martin
De Désillusionné
Génération précaire | 21H10 | 21/11/2008 |
Ségolène :
« Cela ne me gêne pas d'afficher mon adhésion à certaines de ses idées », déclare Mme Royal, dont l'opinion va à l'encontre de la méfiance dominant envers Tony Blair parmi les autres dirigeants du parti socialiste.
« Il a réinvesti dans les services publics. Face au chômage des jeunes, il a obtenu de vrais succès en recourant à plus de flexibilité et plus de sécurité », dit la présidente de la région Poitou-Charentes (ouest).
A rapprocher avec la flexisécurité de la deuxième lois Aubry sur les 35h, en effet, ça fait flipper : /
Melanchon :
« Martine Aubry, je la vois aujourd'hui repeinte par les commentateurs en une personnalité de la gauche du parti, dans laquelle elle n'a jamais mis les pieds au cours des 30 dernières années. Et qui est tout de même, rappelons-le, la personne qui a écrit la préface de la traduction française du programme de Tony Blair. »
à Désillusionné
De Socrate Tchatcha
viouuuu du vent | 08H22 | 22/11/2008 |
C'est mesquin de la part des pros Ségo de ne pas reconnaitre la victoire d'Aubry… Ouf ! Le PS reste à gauche… http://adjimdanngar.over-blog.net/
à Socrate Tchatcha
De la panthère verte
09H16 | 22/11/2008 |
le PS est dans le centre mou depuis bien longtemps, dixit Jospin en 2002 « si je suis élu, je n'appliquerai pas une politique de gauche »…
qu'ils crèvent !
à Socrate Tchatcha
De delalo
citoyen outragé | 10H20 | 22/11/2008 |
tout à fait d'accord qu'est-ce que c'est cette manie de plus en plus fréquente de contester le resultat de vote démocratique-papier (le plus démocratique car le plus revérifiable) ! ! c'est quoi l'idée ? le discrediter généraliserait plus vite que prévu le vote éléctronique parfaitement invérifiable.
à Socrate Tchatcha
De kassis01
16H38 | 22/11/2008 |
Il ne sert à rien d'aller crier à la magouille dans les urnes. A la lecture des résulats, il est manifeste que les magouilles ont eu lieu dans toutes les fédérations.
La 1ère révolution que devra faire la nouvelle secrétaire du PS, c'est de se doter d'un système d'élection qui n'entraîne pas de contestation.
à Désillusionné
De tipoux
écocitoyen | 11H28 | 22/11/2008 |
un parti en plein marasme idéologique qui fait alliance avec la droite la plus affairiste et le modem voir Grenoble et son maire Ps de droite,à Lille Madame Aubry (de Goche.. ? )avec le modem etc.
alors la boucle est bouclé,Jaurés vient de mourir une deuxième fois.
La droite réunit autour du président est parti pour deux mandats minimum.alléluia.. ?
Le peuple dans sa majorité est endolori et fataliste et deviendra bientôt bêlant de plaintes devant la crise qui le touche.Oh mon dieu..un sauveur !
obama ? ?
à Julien Martin
De Polyblogue
Citoyen | 20H03 | 22/11/2008 |
58,87% de participation !
Le taux d'absention reste considérable…
C'est étonnant (c'est peut etre le cas pour les autres partis), puisque l'adhesion a un parti politique (militant ou simple adhérent) suppose un interet minimum pour la politique et le jeu électif dans ce cadre la.
Ce qui serait interessant c'est de comparer avec les abstentions d'autres groupes politiques. (Si quelqu'un a des chiffres ou liens n'hesitez pas)
On peut aussi s'interroger sur ces inscrits abstentionnistes.
S'agit-il de gens ayant pris la carte une fois lors des élections présidentielles, ou encore d'anciens adhérents ou militants qui continuent le renouvellement de l'adhesion mais sans s'interesser a ce qui se passe aujourdhui.
Julien,
Ce sujet meriterait-il un article ?
(Qui sont les adherents abstentionnistes au PS ou ailleurs ? )
Un tel article est-il faisable a votre avis ?
(Difficile de trouver des abstentionnistes du PS, mais quelques temoignages pourraient etre interessants bien que non représentatifs de la totalite de ces abstentions)
http://polyblogue.wordpress.com
à Désillusionné
De gaebus
21H11 | 21/11/2008 |
Martine aimait Tony blair au point de préfacer son livre.
On fait souvent le reproche à Royal d'avoir été blairiste, reprochons le à Martine !
http://www.amazon.fr/gp/product/images/287678310X/ref=dp_image_text_0/27…
à gaebus
De xavier-xavier
muntagnolu | 23H05 | 21/11/2008 |
Je ne considère Martine Aubry que comme modérément de gauche ; je n'en suis que plus à l'aise pour trouver votre propos un peu limite sur le plan de l'honnêteté intellectuelle.
En effet le livre préfacé par Martine Aubry date de janvier 97 (édition française), avant l'arrivée au pouvoir de Tony Blair.
Il y a incontestablement une différence entre le T Blair de 96 préfacé par M Aubry et celui de 2007 après 10 ans de pouvoir, dont S Royal soulignait certains mérites.
De zphilou
20H11 | 21/11/2008 |
Bah….. ! ! !
2 énarques « has been » qui prônent le renouvellement, le rafraîchissement des idées et des personnes tout en s'accrochant à leurs prérogatives et à leurs postes… ! ! !
Une femme à la tête du PS… ? ? ? Yep… ! ! !
Mais alors..Pourquoi pas une Aurélie Filipetti… ? ? ? ?
à zphilou
De bonbon rose
à croquer | 20H31 | 21/11/2008 |
Oui Aurélie (Filippetti) est très bien, tout comme Najat (Vallaud Belkacem)
à bonbon rose
De Houvaton nouveau compte
23H13 | 21/11/2008 |
Et pourquoi pas Emilie lelouch, la compagne d'Eric Breteau de l'Arche de Zoé ?
Tiens, au fait qu'est-ce qu'ils deviennent ?
On libère vite fait des kidnappeurs d'enfants et on fait croupir en prison des innocents accusés à tort de pédophilie. Le juge Burgaud a été promu, depuis, à la cellule anti-terrrrrrrrrrroriste.
Bon, je dis ça parce je trouve cette question intéressante, modestement s'entend, et que j'en ai strictement rien à battre de ségo et de martine.
à zphilou
De I.P
Flat4 | 02H26 | 22/11/2008 |
2 énarques « has been » qui prônent le renouvellement, le rafraîchissement des idées et des personnes tout en s'accrochant à leurs prérogatives et à leurs postes… ! ! !
En tout cas on ne peut pas leur nier une incroyable capacité à faire passer le PS pour des guignols.
Entre la candidature au frigo, le congrès calamiteux sans synthèse, le TSS qui ne dit pas son nom, le report des voix foireux, Royal qui annonce sa victoire, puis Aubry, puis Royal qui crie au vol, franchement là on ne pouvait pas faire pire.
Enfin en fait si… vous allez voir qu'une des deux va aller en justice pour faire contester l'élection de l'autre.
Plus que huit ans de Sarko…
De bernard027
20H13 | 21/11/2008 |
C'est vrai qu'elles se ressemblent, surtout Martine Aubry.
à bernard027
De freedom
quand le sage montre la lune, l'imb... | 11H10 | 22/11/2008 |
Y'en a qui doivent etre entrain d'être mort de rire, c'est Sarkosy et cie, leur but ayant toujours d'éradiquer le ps, et bien ils sont entrain de reussir et ça s'en rien faire, le ps etant très fort pour le faire tout seul. Et meme sachant cela ils continuent à se créper le chignon alors que leur dialogue est qu'il faut etre solidaire pour combattre la droite, MDR ! ! ! !
Moi personnellement je commence vraiment à en avoir marre de tout ça donc aux prochaines présidentielles j'irai voter Besancenot (à moins que d'ici là il y est eu une solution honorable).
à freedom
De bernard027
11H15 | 22/11/2008 |
Besancenot n'est donc pas une solution honorable. Pourquoi ? Trop diplômé ?
à bernard027
De freedom
quand le sage montre la lune, l'imb... | 11H35 | 22/11/2008 |
Non bien sur que non ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Je suis plus proche des idées du ps que de besancenot et donc je voulais dire que si le ps trouve une solution pour trouver une personne qui puisse me redonner confiance je retournerai vers eux, le mot honorable n'était en effet pas le mot voulu.
De Artemisia.G
Lulucarabine | 20H14 | 21/11/2008 |
Elle a déclaré dans le Financial Times du 2 février 2006 qu'elle admirait « le merveilleux élan qu'il a su donner à son pays » et qu'elle regrettait que sa politique soit caricaturée en France. Donc oui, elle a pris sa politique pour référence.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H18 | 21/11/2008 |
Je trouve que choisir de dire je ou nous en révèle long. C'est peut-être là que l'opposition entre Royal et Aubry trouve son expression la plus crue. Bien sûr qu'Aubry nourrit également des ambitions personnelles, mais du moins paraît-elle les mettre au service d'un projet plus collectif que celui de Royal, qui me semble se résumer au destin de sa personne.
Au bout du compte, c'est cela qui me gêne le plus chez Royal : j'ai la sensation d'assister à la réédition (à gauche) de ce que nous avons vu avec Sarkozy prenant le contrôle du parti chiraquien. Royal me semble partie à la conquête d'un outil au service de sa trajectoire personnelle. Après tout, pourquoi pas ? Mais ça ne m'intéresse pas.
à thierry reboud
De bonbon rose
à croquer | 20H32 | 21/11/2008 |
Aubry jouant collectif ? mais c'est un vrai pitbull !
à bonbon rose
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H40 | 21/11/2008 |
Et alors ? Je ne vois pas bien le rapport. D'autre part, préfèreriez-vous une candidate vendeuse de guimauve ?
à thierry reboud
De Houvaton nouveau compte
23H18 | 21/11/2008 |
Pour ma modeste part, je me fout royal des candidats, je suis 100% pour la démocratie directe, pas pour cette mascarade de démocratie.
à Houvaton nouveau compte
De Clem
Bobo sous nicotine. | 01H35 | 22/11/2008 |
« je me fout ROYAL des candidats »…
Ah ah ah ah ah
pas mal ! je la ressortirai, promis
à Clem
De Talou
16H05 | 22/11/2008 |
Pour ma part, je préfère : « je me fouS » royal des résultats »… Quoi que moi je ne m'en fiche pas…
à thierry reboud
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 00H10 | 23/11/2008 |
Franchement, l'une ou l'autre peut bien vendre ce qu'elle veut, du moment que les français achètent, ça m'ira. Le but final, c'est bien ça, non ? Faut pas oublier qu'en 2012, ce ne seront pas QUE les inscrits au parti qui voteront.
à bonbon rose
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H44 | 21/11/2008 |
Il paraît que personne n'est assez bien à ses yeux, mais bon, si elle est aussi exigeante avec elle qu'elle l'est avec les autres pourquoi pas.
En tant que femme ça n'est pas forcément facile de s'imposer.
à Les Chats
De aristophane
21H17 | 21/11/2008 |
Il paraît que, on prétend que, les mieux renseignés assurent que…
Il serait temps d'arrêter le « ragotage » les « on dit ».
Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose
Il est vrai que dans ce pays, à droite çà va mieux, on a même choisi un président qui annonce tout et son contraire quelques jours plus tard, mais çà ne choque personne///
à bonbon rose
De bernard027
20H59 | 21/11/2008 |
Pas sympa pour les pitbulls.