« Ségolène est habitée par une lumière intérieure »
(De Reims) Les références religieuses dans les discours de Ségolène Royal ont encore fait débat ce week-end au congrès du Parti socialiste.
Lors de l'université d'été à La Rochelle, elle avait déjà surpris son auditoire, en se référant à la chanson de Juliette Gréco, mais aussi à la Bible : « Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez. »
A la tribune de Reims, samedi, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle, pour monter sa volonté de mettre fin aux guerres socialistes, a de nouveau revêtu ses habits mystiques :
« Il faut nous soigner de toutes ces petites et grandes blessures que nous nous sommes infligé, de tous ces maux désagréables et même violents, de ces chagrins, parfois ces offenses. Il va falloir les oublier, les effacer, et il va falloir un jour nous les pardonner. »
On n'était pas loin du « Notre Père » (« pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ») en plein congrès socialiste...
« De la provocation, surtout à partir du moment où elle récidive »
Agent de stars et fidèle de Ségolène Royal, Dominique Besnehard a toutefois confié à Rue89 une analyse beaucoup plus pragmatique des envolées religieuses de Ségolène Royal :
« Ségolène est habitée par quelque chose, elle a une lumière intérieure. Mais elle n'est pas catholique quand elle dit ça, elle traite seulement de l'humain. »
Interrogé récemment par Rue89 sur le concept de « laïcité positive » développé par Nicolas Sarkozy, le sociologue des religions Marc Andrault y voit lui plus de la « provocation » qu'un risque de porosité entre le politique et le religieux :
« Les déclarations de Ségolène Royal sont gênantes, mais elle n'a pas cité directement l'évangile. C'est plus de la provocation, surtout à partir du moment où elle récidive.
Il y a aussi sûrement chez elle la recherche d'un intérêt électoral, mais elle n'est jamais allée aussi loin que Nicolas Sarkozy. »
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« Ségolène est habitée par quelque chose, elle a une lumière intérieure ».
Et voilà. Après avoir été la Maldonne des Sondages (moizaussi je vais faire mon complotiste : je suis persuadé que ses bons sondages préélectoraux venaient de la Sarkozie qui tenait à l'avoir en face), elle est la Madonne de Frère Besnehard.
Ben j'en veux pas. Pas de sauveur suprème ni de sauveuse. Les vierges je m'en méfie, et les mères j'en ai eu une, qui faisait bien mon affaire. Et je ne suis pas misogyne : au nom du moindre mal de ce PS, je peux voter Aubry.
(Manu2005, c'est pô bien d'avoir posté avant moi, eu ! )




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