Delanoë out, le match continue entre Royal, Aubry et Hamon

Au terme d'une nuit de déchirements, le maire de Paris s'est retiré de la course. Les militants trancheront entre les trois autres leaders.

(De Reims) Ils étaient quatre leaders socialistes sur la ligne de départ de la course à la candidature au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste. Ils sont trois à l'arrivée. Après Benoît Hamon dès le 23 septembre, Ségolène Royal le 14 novembre, Martine Aubry s'est déclarée à son tour.

C'est désormais officiel, le dépôt des candidatures est clos depuis ce dimanche, 9h30. Martine Aubry a flirté avec l'heure limite, mais a fait elle-même acte de candidature auprès du bureau d'enregistrement. On prend pratiquement les mêmes et on repart pour un, voire deux tours ! Seul le maire de Paris manque à l'appel.

Déjà considéré comme le grand perdant du vote des militants sur les motions, le 6 novembre dernier, Bertrand Delanoë confirme sa défaite. Il s'est dit « triste » de ne pas avoir réussi à faire alliance avec les motions de Martine Aubry et Benoît Hamon, mais ne voulait pas accentuer encore les « divisions ».

Le Parti socialiste ressort en effet du congrès de Reims sans orientation politique majoritaire. C'est donc sur les personnes que les militants devront tenter de dégager une majorité, en votant le 20 novembre (et le 21, en cas de second tour) pour élire leur futur Premier secrétaire.

Une situation qui s'est décantée tôt dans la matinée, après « la nuit des longs couteaux » de samedi à dimanche, qui a vu la Commission des résolutions tourner court. Ségolène Royal a rapidement claqué la porte, sans que les trois autres motions ne parviennent non plus à trouver un accord. Revivez heure par heure tractations et déclarations.

Royal et son équipe claquent la porte de la Commission des résolutions (Julien Martin/Rue89)

03h20. La nuit finit comme elle a commencé : sans aucun accord, et avec François Hollande qui décrypte les imbroglios socialistes. En tant qu'actuel Premier secrétaire, il constate l'absence de tout rassemblement (pour l'heure cependant, car tout peut encore se passer d'ici la fin du congrès, dimanche à 13h) :

« La motion de Ségolène Royal a cherché, tout au long de la soirée, à trouver cette majorité. Elle n'est pas venue. Ensuite, les trois autres motions ont elles-mêmes tenté de faire un rassemblement. Il n'a pas été possible. » (Ecouter le son)

Aucune majorité n'a donc été dégagée. Mais au milieu de ce qui ressemble de plus en plus à un naufrage, François Hollande se fait fort de relever tout de même les raisons d'espérer :

« J'avais moi-même mis en garde, en disant “attention, quand il y a plusieurs motions, quand aucune n'arrive majoritaire, il y a un risque'. Mais, néanmoins, c'est le Parti socialiste qui va gagner, et ce sont ses militants qui vont lui donner la solution.” (Ecouter le son)

Sous-entendu : le futur Premier secrétaire devra bien réunir plus de 50% des suffrages pour être élu par les militants le 20 novembre (et le 21 en cas de second tour). Une majorité sera donc obligatoirement dégagée.

Mais toute relative, car les membres de deux des trois organes de gouvernance du parti, le Bureau national et le Conseil national, sont élus proportionnellement aux scores obtenus par les motions, et non par le Premier secrétaire. Sans accord entre les motions, pas de majorité pour gouverner. Ou comment créer une cohabitation à l'intérieur d'un même parti…

Si les dernières réunions de ce dimanche matin n'aboutissent toujours pas à une double clarification, en termes politiques et de personnes, ce congrès de Reims pourrait constituer l'une des dates les plus noires de l'histoire du Parti socialiste.

02h57. Grâce à Bertrand Delanoë, on apprend qu'il y a une porte dérobée au Centre des congrès de Reims. Le maire de Paris l'a utilisée pour sortir sans être confronté aux questions des journalistes, sur une situation dont il doit avoir lui-même bien du mal à savoir comment elle va se décanter.

02h44. Martine Aubry part murée dans un quasi silence, le masque des mauvais jours greffé au visage. Quelques secondes plus tard, loin des journalistes, c'est pourtant une Martine Aubry hilare que Rue89 a aperçu à travers les vitres du Centre des congrès.

Mais la consigne devait être d'afficher cette nuit un air grave. En témoigne la seule phrase lâchée par Arnaud Montebourg, un de ses partisans : “C'est extrêmement difficile à vivre, nous préférons le silence, vous le comprenez.”

02h30. Au tour de Benoît Hamon de quitter le Centre des congrès et d'acter l'échec de la soirée : “La Commission des résolutions n'est pas parvenue à dégager autour de la motion E de Ségolène Royal une synthèse.” Et au quadragénaire de s'en prendre aux mêmes déclarations précédentes de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle :

“Ce qui s'est joué ce soir, ce n'est pas une bataille entre le jeune parti et le vieux parti. Je n'ai pas l'impression d'appartenir au vieux parti, parce qu'on a cherché jusqu'au bout à se rassembler.”

Les représentants de l'“autre âge”, selon le député européen, sont plutôt ceux qui, comme Ségolène Royal, ont bénéficié du soutien de “grosses fédérations, où justement là le vieux parti amène à cadenasser les résultats et à gonfler considérablement les résultats”.

Quant à lui, il est “toujours candidat ce soir et demain matin au changement”. Un changement “ancré à gauche”, plutôt qu'un changement “qui amène à regarder beaucoup plus sur la droite”, et qu'il souhaiterait réaliser avec le soutien de Martine Aubry. (Voir la vidéo)



02h13. Pierre Moscovici, l'un des principaux animateurs de la motion de Bertrand Delanoë, descend voir les journalistes. Il confirme d'abord l'absence totale d'accord, avant de réagir vivement aux déclarations précédentes de Ségolène Royal :

“On ne peut pas à la fois vouloir diriger le parti et ne pas accepter des règles qui sont communément admises. Il ne s'agit pas d'un ‘autre âge’, ce sont les règles du Parti socialiste, ce sont ses statuts. (…) On ne peut pas à la fois jouer à un jeu et changer la règle du jeu.” (Ecouter le son)

Pierre Moscovici ajoute que “ça paraîtrait logique” que lorsque que la motion arrivée en tête ne parvient pas à dégager de majorité, que ce soit à la motion arrivée en seconde position (en l'occurrence, celle qu'il défend) de tenter de le faire et de proposer un candidat issu de ses rangs.

Aucun nom n'est toutefois confirmé. Pas plus le sien que celui du maire de Paris. Seules les candidatures de Ségolène Royal et Benoît Hamon demeurent donc officiellement en lice.

02h05. Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon, accompagnés chacun de leur soutien le plus proche (respectivement Harlem Désir, François Lamy et Henri Emmanuelli), terminent leur aparté à six sans avoir trouvé d'accord. Martine Aubry a proposé à Bertrand Delanoë de choisir Benoît Hamon comme candidat commun, mais le maire de Paris a refusé.

01h32. A peine deux heures de débats et c'est déjà fini ! Ségolène Royal quitte la Commission des résolutions. La séance n'a pas repris à l'issue de la suspension : Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon se sont isolés pour examiner leurs points d'accord.

Considérant la pratique inacceptable, la désormais candidate au poste de Premier secrétaire, Ségolène Royal, suivie de la majorité de ses partisans, a donc claqué la porte, non sans dénoncer des “méthodes d'un autre âge” :

“La main tendue que nous avions offerte à l'ensemble des autres projets qui ont émergé lors de ce congrès n'a pas été saisie. (…) Maintenant, j'en appelle à tous les militants du Parti socialiste qui vont avoir à prendre toutes leurs responsabilités. (…)

Ils vont avoir à choisir entre le retour d'un parti aux méthodes d'un autre âge, celles à laquelle nous assistons, et un nouveau Parti socialiste tourné vers l'avenir, avec une nouvelle génération.” (Voir la vidéo)



00h08. Premier thème débattu en Commission des résolutions : justement la question des alliances avec le MoDem et la proposition de Ségolène Royal (voir note précédente). Les motions de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon refusent cette proposition.

François Hollande, actuel Premier secrétaire mais aussi soutien de Bertrand Delanoë, demande que ce refus soit acté par un vote. Le camp Royal s'y oppose, de peur d'être mis en minorité, et obtient la première suspension de séance de la nuit.

23h34. L'un des principaux points d'achoppement abordé lors de cette Commission des résolutions est la question des alliances avec le MoDem. A la lecture des motions, les positions divergent.

Si Martine Aubry n'exclut pas que “le PS agisse avec d'autres démocrates”, Bertrand Delanoë considère en revanche que les alliances “doivent être à gauche” et constate “lucidement” que le centre “n'est pas à gauche”, et Benoît Hamon pose comme “préalable le refus d'alliance au centre”.

Pour passer outre ce désaccord, Ségolène Royal a proposé plus tôt dans la journée, durant son discours, “une consultation directe des militants sur la question” le moment venu. Tonnerre d'applaudissements des délégués socialistes, qui scandent : “Un vote, un vote, un vote…”

Deux minutes plus tard, Ségolène Royal reprend la parole et conclut sur le sujet d'un ton comminatoire : “Cette question ne pourra plus servir de prétexte au refus du rassemblement autour de la motion arrivée en tête.” (Voir la vidéo)



23h04. Les 102 socialistes présents au sein de la Commission des résolutions sont tous arrivés depuis une demi-heure. Pour l'heure, aucun n'en est encore ressorti. Rien ne filtre. Pas non plus de textos notables échangés avec les journalistes (oui, souvent ça marche comme ça).

Des journalistes qui ne sont plus dans la très équipée salle de presse du Parc des expositions, mais dans le hall d'entrée du Centre des congrès, de l'autre côté de Reims (oui, le Parti socialiste a eu envie de changer d'endroit pour cette “nuit des longs couteaux).

21h15. En début de soirée, avant le démarrage de la Commission des résolutions, tandis qu'il parle devant les représentants de la motion de Delanoë dont il est co-signataire, François Hollande, actuel Premier secrétaire, semble préoccupé.

Alors qu'il vient de plaider, non sans réserves, en faveur d'une recherche de majorité avec les motions Aubry et Hamon, avec comme candidat à sa succession Bertrand Delanoë, il fait part de son souci de voir Ségolène Royal élue le 20 au soir.

‘Il y a un risque’, répéte-t-il avant d'inviter l'assistance à faire en sorte que la décision de cette nuit ne soit pas infirmée dans les urnes par la base. Et n'ouvre une crise au sein du parti. (Christiane Chombeau)

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Portrait de kebra

De kebra

Bisounours killa | 12H19 | 16/11/2008 | Permalien

Mais quel cave ce Tramber !

La solution était à portée de négociation. Un beau virage à gauche avec Hamon et cela faisait deux balourds en moins : La Méluche en exil allemand et une reine du Chabichou à vie, trop beau.

Mais depuis les manifs NRJ contre son propre parti, je connais le vide abyssal de la pensée politique du Tramber. La gauche Mimi l'amoroso nous conduit à la défaite nationale depuis 1989. Il est plus que temps de changer de matrice.

Dans cette optique, il n'y a donc que deux votes crédibles : Royal et Hamon. Socialisme maintenu contre Rad'Soc » modernisé, le choix est simple. Les conséquences aussi. En cas de victoire d'Hamon, Marie-Ségo va fonder Désir de Rien avec Bayrou. En cas inverse, Hamon et Emmanuelli (et moi aussi) rejoignent Die Linke.

Reste l'hypothèse Fifille, le statu quo mou qui sauve le PS archéo, finalement l'option la plus probable pour un parti de rentiers de la politique. Difficile de casser la tirelire pour des idées politiques. Le PS est une organisation de notables locaux, ce n'est plus un mouvement de masse pour changer la société.

Portrait de Guy Valte

De Guy Valte

12H28 | 16/11/2008 | Permalien

Et si ça fonctionnait avec genre « direction tournante » ? Pourquoi vous faut il absolument UN CHEF ? Là il y en a plusieurs possibles, c'est une richesse. Démerdez vous pour faire preuve d'imagination, sinon passez la main.

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De dalouk38

observateur du monde | 12H30 | 16/11/2008 | Permalien

merci françois et sa gestion desastreuse du PS pdt onze années qui à force de diviser à complètement fragiliser les bases tout en donnant plus de pouvoir à des barons locaux sans envergures…

Portrait de gelatrik

De gelatrik

Psychopathe | 12H31 | 16/11/2008 | Permalien

Tout à fait brillant, honorable Vénézuela. Tu oublies certainement qui est Ségolène : « Une despote mégalomane incapable d'introspection et outrancièrement orgueilleuse ».

http://i4.ytimg.com/vi/ow9GLfGmRuE/default.jpg

Portrait de boissonzyskind

à gelatrik Portrait de gelatrik De boissonzyskind

14H56 | 16/11/2008 | Permalien

et incapable de suivre une ligne politique plus de deux jours d'affilée

Portrait de WALTER le Suisse

De WALTER le Suisse

12H44 | 16/11/2008 | Permalien

La soeur Sourire va finir par gagner son concours de mode.
Mais la gauche n'est pas prête à la porter.
Et Sarko ? Il se marre…

Portrait de photosieste

à WALTER le Suisse Portrait de WALTER le Suisse De photosieste

à l'Est | 16H29 | 16/11/2008 | Permalien

ne confondez pas « la gauche » et « le PS », s'il vous plait !

Portrait de domino78

De domino78

12H46 | 16/11/2008 | Permalien

J'aime bien B Hamon mais quand je lis dans son dernier discours qu'il a dit :
« Le Modem est libéral et incompatible avec ce que nous défendons »,
je pense qu'il se cache à lui même et aux autres la réalité :
Le PS est lui même devenu libéral.

Delanoe, Valls et d'autres ne s'en cachent même plus.
La preuve en est le vote du PS pour approuver le traité européen de Sarkozy que les Français avaient rejeté.

Tôt ou tard, le PS implosera. Il vaut mieux que ce soit le plus tôt possible pour que la gauche, la vraie, puisse se reconstruire.

Portrait de destribat

De destribat

anti-corruption | 11H52 | 17/11/2008 | Permalien

Je suis tout de même surpris de voir que ce qui semble être même la preuve d'un processus démocratique au sein d'un parti soit tant critiqué.

Personne n'écoute le contenu. On se focalise sur les formes, les petites phrases. Même France Inter s'amuse maintenant à faire de l'analyse politique à la manière des guignols de l'information.

C'est à croire que les Français ont de l'admiration pour les dictatures, les partis dans lesquels le chef nomme tous les secrétaires généraux.

Vous tombez tous dans le jeu des médias qui ne cherchent qu'à vendre, les militants socialistes eux-mêmes n'échappent pas à ce genre de raccourci.

Portrait de Losc

De Losc

juriste | 13H19 | 16/11/2008 | Permalien

J'ai suivi avec attention sur LCP et public sénat le déroulement du 75 congrès du PS. Ce qu'il ressort est à la fois effectivement de profondes divergences sur la ligne politique et un problème de crédibilité des personnes.

Je ne pense pas que Royal soit à la hauteur de la tâche, il ne s'agit pas d'une question de sexe ou je ne sais quoi. Elle a eu sa chance et malgré une mobilisation exceptionnelle non pas des adhérents du PS mais des sympathisants de gauche et elle n'a pas pu l'emporter notamment en raison de ses bourdes, de son incompétence et de son inconstance.

Il est quand même étonnant que les socialistes aient besoin pour se rassurer d'affirmer qu'ils sont à gauche et qu'ils doivent être à gauche. Normalement, cela devrait aller de soi. Les seuls orateurs, analystes qui ont été à la hauteur sont Fabius, Rocard et Hamont. Ce dernier a proposé une orientation clairement à gauche, en montrant qu'il est nécessaire d'adopter une attitude spartiate, combative.

Jusqu'à aujourd'hui je ne comprends pas la position de ces adhérents du PS qui souhaitent encore nous imposer en 2012 la candidature de Royal. Cela dépasse l'entendement ! le fait que Valls, Peillon s'accrochent à elle montre malheureusement à quel point ils confondent ambition personnelle et intérêt général. Si jamais, Royal est désignée comme première secrétaire, si le PS s'amuse encore à ne pas organiser des primaires à gauche, je lui prédis une défaite sans précédent à la prochaine élection présidentielle.

Maintenant, j'espère que les militants du PS vont vraiment discuter avec les citoyens pour se rendre compte de la réalité. Personne ne souhaite rejoindre un parti rempli de traîtres potentiels, qui n'hésitent pas à se flinguer régulièrement en direct. Nous recherchons une authentique force de gauche, réformiste à défaut d'un autre modèle viable, attentive à la majorité des citoyens qui vont subir dans les mois à venir l'onde de choc de la crise financière. Bref, nous avons besoins de chefs déterminés et charismatique et de soldats loyaux et fidèles et non pas de girouettes.

Portrait de La Grenouille

à Losc Portrait de Losc De La Grenouille

15H28 | 16/11/2008 | Permalien

Fabius et sa 3ème voie pour le TCE, on les attend toujours. L'avenir n'est pas dans Fabius.

Portrait de Losc

à La Grenouille Portrait de La Grenouille De Losc

juriste | 17H52 | 16/11/2008 | Permalien

Sur l'Europe, il avait sa position, position qui était partagé par une grande partie de la population qui a rejeté le fameux traité des miracles…

Portrait de destribat

à Losc Portrait de Losc De destribat

anti-corruption | 11H44 | 17/11/2008 | Permalien

Royal n'est pas à la hauteur dites-vous. Cela vous vient d'une réflexion personnelle ou alors vous suivez cette idée lancée par le camp d'en face ?
Si je pouvais prendre au vote des militants, je n'aurais pas voté Royal, mais pas pour son son incapacité à diriger un parti, à diriger le pays.

Portrait de gerard2

De gerard2

flicaillon retraité | 13H19 | 16/11/2008 | Permalien

Dans toute cette purée, moi je n'y vois que du mépris pour les militants, les sympathisants et toute la gauche en général.

Qu'ils n'arrivent pas à s'entendre à cause de vétilles, est tout simplement enfantin et stupide.

On a quoi et qui à opposer à « l'ignoble », là, maintenant ? ? ?

Portrait de brazz

De brazz

13H25 | 16/11/2008 | Permalien

Ce à quoi on assiste c'est à la fin du PS, ni plus, ni moins. Il rejoins donc la SFIO dans l'histoire et, si l'on regarde bien, il n'a pu faire illusion que grace au hold up d'un homme sur la gauche, capable de prendre un virage total au bout d'un an, mais suffisamment prégnant pour demeurer aux affaires pendant plus de dix ans ! C'est aussi que la stratégie « nous avons besoin de vous » avait vidé la plupart des structures de gauche (syndicats, associations diverses…) et qu'il n'y avait plus personne pour faire contre poids.Les affaires courantes s'étant substituées au débat d'idées, c'est tout naturellement que l'echec parvint au rendez vous. L'erreur a été de croire qu'il ne s'agissait que d'une montée des idées de l'extrème droite sur la sécurité. La confirmation de cette erreur a été apportée par l'élection de Sarkozy, toujours sans qu'une vraie réflexion soit menée au PS. L'illustration d'ailleurs en a été ces simili primaires qui ont été non pas la manifestation d'une soit disant démocratie, mais le réel aveu du fait que le jeux des ambitions personnelles avait définitivement fait oublier les idées. Aujourd'hui on en voit la preuve éclatante, et demain avec le vote de ses militants, le PS ne va faire que choisir un leader, rien autre.
Un débat d'idées aurait été de faire un état des lieux sur le monde d'aujourd'hui et pas seulement centré sur la France, mais ce qu'elle représente aujourd'hui et ses -maigres- possibilités de faire évoluer un système mondial, en tout cas pas avant un temps considérable ; partant de là recueillir et élaborer des solutions réalistes (et non des rêves fumeux) pouvant être appliquées par un gouvernement. Et tout à la fin, élire quelqu'un qui porterait le tout.
Cela n'a pas été fait, car c'était impossible étant donné la sociologie et l'histoire de ce parti, et la crise actuelle en pouvant faire croire à des changements profonds, a accentué le phénomène. Comment n'ont ils pas vu que le système, après cette alerte, est déjà en train de se soigner, de se pérenniser, avec la participation supplémentaires de nouveaux membres du club ! Et d'ici quelques mois, tout sera mis en place, et ce ne sera pas la peine de venir dire « nous avons de meilleures idées… » Ridicule, même si c'est vrai, c'est trop tard, les autres ne nous auront pas attendu.
La conclusion, c'est que puisque le PS ne peut pas supporter l'idée du réformisme assumé, il ne lui reste plus qu'à disparaître en tant que tel, c'est le dernier service qu'il peut rendre. Nous reconstruirons, il y a une large place entre les drapeaux rouges et les chemise noires, place à gauche de la classe au pouvoir, pour un parti réaliste, avec des idées et des pratiques du XXI siecle et non pas un cinéma du XIX ! ! !

Portrait de Humain

De Humain

13H45 | 16/11/2008 | Permalien

Le PS est un parti libéral, pourquuoi se le cacher ?

Ségolène Strauss Kahn, Lamy ou d'autres ne sont que pour la mondialisation ! !

Quand donc le PS sera-t-il de gauche ?

(Signé : un électeur de gauche, mais de moins en moins socialiste, et encore moins PS ! )

Portrait de Jean de Lille

à Humain Portrait de Humain De Jean de Lille

13H50 | 16/11/2008 | Permalien

être de gauche c'est aussi être pour la mondialisation : ça s'appelle l'internationale

Portrait de Jess Feuillie

à Humain Portrait de Humain De Jess Feuillie

liberté et vérité | 14H30 | 16/11/2008 | Permalien

- la monidalisation est un processus qui a commencé a l'époque de la renaissance italienne (braudel, la dynamique du capitalisme). Cest un mouvement du temps long. Ce que vous dites est tres vague et ne veux rien dire : on est pas pour ou contre la mondialisation. D'autre part, jimagine que vous acheté des produits a bas prix fruit de la mondialisation (équipement ménager, voitures….).
- cest quoi etre de gauche concrètement hormis la référence tartinesque a des idées géénnérales que meme Le Pen pourrait reprendre (ca ne mange pas de pain les idées générales) ? ? ? ? ? ? la justice sociale ne se décrète pas, ni meme l'égalité. Elle s'appuie par des par des actions dont les effets sont mesurés.

Portrait de Jean de Lille

De Jean de Lille

13H48 | 16/11/2008 | Permalien

A part toute les connerie qu'on peut dire sur les luttes fratricide au PS et les ambitions personnelles j'espère que lors du choix final les militants auront en tête l'avis de Jean François Coppée, qui dans une interview je ne sais plus où, disait que la seule qui pourrait vraiment inquiéter l'UMP, ce serait Martine Aubry, car selon lui c'est une vrai militante de terrain et non un produit d'appareil et une femme de conviction.
a bon entendeur…

Portrait de ZonZon la MouChe

à Jean de Lille Portrait de Jean de Lille De ZonZon la MouChe

ni dieu ni maître ! | 14H00 | 16/11/2008 | Permalien

C'est Devedjian qui a déclaré explicitement que Martine Aubry est « la candidate la plus dangereuse'.
Comme l'UMP a peu l'habitude de rendre service au PS et de lui faire savoir qui elle craint le plus, faut-il comprendre le contraire de ce que dit Devedjian, à savoir que Martine Aubry à la tête du PS sera une adversaire rêvée pour Sarkozy en 2012 et d'ici là ?
Ou bien faut-il estimer que Devedjian, décidément bien malin, a vraiment dit ce qu'il pense pour que le PS fasse le contraire de ce qu'il dit, auquel cas il conviendrait finalement de le suivre à la lettre ?

Portrait de Jess Feuillie

à Jean de Lille Portrait de Jean de Lille De Jess Feuillie

liberté et vérité | 14H36 | 16/11/2008 | Permalien

quand un homme de droite dit ca croyez vous quil le pense sans arriere pensée ? ? ? ? ? ? aubry ou hamon les arrange car ils sont plus facilement criticables car ils ne marchent pas sur les memes plates bandes : ce sera la critique dune gauche non rompue a léconomie, a la réalité etc…..Royal ou la ligne libérale du arti (libéral au sens non galvaudé du terme) ont davantage de chance queux car ils affriment haut et fort quils ont un projet économique suceptible d'emporter ladhésion de bcp, quils se placent sur des sujets taboo tels que l'insécurité (ca arle, hélas ou non, aux francais…..). Vous voulez faire un bisou a la droite ou quoi ? ? ? ? Merci devidjan merci copé d'avoir dit ca vous avez raison. Ils ont des arrieres pensées cest évident et cest que ca les arrange pardi ! ! ! ! ! « femme de conviction », quelle formule générale qui ne mange pas de pain : comment savez vous que Royal na pas de conviction ? ? ? ? ?

Portrait de Jean de Lille

à Jess Feuillie Portrait de Jess Feuillie De Jean de Lille

20H05 | 16/11/2008 | Permalien

elle a des conviction voir sa politique de l'éducation et de la famille : c'était réac

Portrait de Jess Feuillie

à Jean de Lille Portrait de Jean de Lille De Jess Feuillie

liberté et vérité | 23H15 | 16/11/2008 | Permalien

je ne partage pas tt ce que dit ou pense Royal. D'autre part je fais la part entre le fond et la forme. Les logiques électoralistes imposent parfois des sacrifices….écoeurants en politique. D'autre part, on peut retourner ce genre de propos a tous : Hamon est entré en politique en soutenant Rocard (1986) et voila quen 2008 il est proche de Fabius/mélanchon idéologiquement. Cohérence ? ? ?

Portrait de boissonzyskind

à Jean de Lille Portrait de Jean de Lille De boissonzyskind

14H59 | 16/11/2008 | Permalien

on se demande pourquoi, l'ump montrent aubry. en ont-ils vraiment peur ? à noter que le seul que l'ump ne cite jamais c'est hamon. Et je pense que lui leur fait vraiment peur

Portrait de Losc

à boissonzyskind Portrait de boissonzyskind De Losc

juriste | 15H10 | 16/11/2008 | Permalien

Eh oui…désigner son adversaire préféré fait parti de la manipulation

Portrait de Anacharsis

De Anacharsis

Touriste | 14H01 | 16/11/2008 | Permalien

Les héritiers de Guy Mollet et François Mitterrand me font bien rire, allez.

Portrait de Galla

à Anacharsis Portrait de Anacharsis De Galla

retraité | 14H21 | 16/11/2008 | Permalien

Vous avez dit touriste ?

Portrait de ZonZon la MouChe

De ZonZon la MouChe

ni dieu ni maître ! | 14H14 | 16/11/2008 | Permalien

Mitterrand était tellement machiavélique qu'il en était risible. Il a donc des héritiers rigolos.

Portrait de Galla

à ZonZon la MouChe Portrait de ZonZon la MouChe De Galla

retraité | 14H24 | 16/11/2008 | Permalien

« Au poil dit la mouche, je vole et je chie au plafond. »
C'est votre « crédo » écrit dans votre fiche.
Vous pensez faire rire, avec votre humour de… ?

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