Delanoë out, le match continue entre Royal, Aubry et Hamon

Au terme d'une nuit de déchirements, le maire de Paris s'est retiré de la course. Les militants trancheront entre les trois autres leaders.

(De Reims) Ils étaient quatre leaders socialistes sur la ligne de départ de la course à la candidature au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste. Ils sont trois à l'arrivée. Après Benoît Hamon dès le 23 septembre, Ségolène Royal le 14 novembre, Martine Aubry s'est déclarée à son tour.

C'est désormais officiel, le dépôt des candidatures est clos depuis ce dimanche, 9h30. Martine Aubry a flirté avec l'heure limite, mais a fait elle-même acte de candidature auprès du bureau d'enregistrement. On prend pratiquement les mêmes et on repart pour un, voire deux tours ! Seul le maire de Paris manque à l'appel.

Déjà considéré comme le grand perdant du vote des militants sur les motions, le 6 novembre dernier, Bertrand Delanoë confirme sa défaite. Il s'est dit « triste » de ne pas avoir réussi à faire alliance avec les motions de Martine Aubry et Benoît Hamon, mais ne voulait pas accentuer encore les « divisions ».

Le Parti socialiste ressort en effet du congrès de Reims sans orientation politique majoritaire. C'est donc sur les personnes que les militants devront tenter de dégager une majorité, en votant le 20 novembre (et le 21, en cas de second tour) pour élire leur futur Premier secrétaire.

Une situation qui s'est décantée tôt dans la matinée, après « la nuit des longs couteaux » de samedi à dimanche, qui a vu la Commission des résolutions tourner court. Ségolène Royal a rapidement claqué la porte, sans que les trois autres motions ne parviennent non plus à trouver un accord. Revivez heure par heure tractations et déclarations.

Royal et son équipe claquent la porte de la Commission des résolutions (Julien Martin/Rue89)

03h20. La nuit finit comme elle a commencé : sans aucun accord, et avec François Hollande qui décrypte les imbroglios socialistes. En tant qu'actuel Premier secrétaire, il constate l'absence de tout rassemblement (pour l'heure cependant, car tout peut encore se passer d'ici la fin du congrès, dimanche à 13h) :

« La motion de Ségolène Royal a cherché, tout au long de la soirée, à trouver cette majorité. Elle n'est pas venue. Ensuite, les trois autres motions ont elles-mêmes tenté de faire un rassemblement. Il n'a pas été possible. » (Ecouter le son)

Aucune majorité n'a donc été dégagée. Mais au milieu de ce qui ressemble de plus en plus à un naufrage, François Hollande se fait fort de relever tout de même les raisons d'espérer :

« J'avais moi-même mis en garde, en disant “attention, quand il y a plusieurs motions, quand aucune n'arrive majoritaire, il y a un risque'. Mais, néanmoins, c'est le Parti socialiste qui va gagner, et ce sont ses militants qui vont lui donner la solution.” (Ecouter le son)

Sous-entendu : le futur Premier secrétaire devra bien réunir plus de 50% des suffrages pour être élu par les militants le 20 novembre (et le 21 en cas de second tour). Une majorité sera donc obligatoirement dégagée.

Mais toute relative, car les membres de deux des trois organes de gouvernance du parti, le Bureau national et le Conseil national, sont élus proportionnellement aux scores obtenus par les motions, et non par le Premier secrétaire. Sans accord entre les motions, pas de majorité pour gouverner. Ou comment créer une cohabitation à l'intérieur d'un même parti…

Si les dernières réunions de ce dimanche matin n'aboutissent toujours pas à une double clarification, en termes politiques et de personnes, ce congrès de Reims pourrait constituer l'une des dates les plus noires de l'histoire du Parti socialiste.

02h57. Grâce à Bertrand Delanoë, on apprend qu'il y a une porte dérobée au Centre des congrès de Reims. Le maire de Paris l'a utilisée pour sortir sans être confronté aux questions des journalistes, sur une situation dont il doit avoir lui-même bien du mal à savoir comment elle va se décanter.

02h44. Martine Aubry part murée dans un quasi silence, le masque des mauvais jours greffé au visage. Quelques secondes plus tard, loin des journalistes, c'est pourtant une Martine Aubry hilare que Rue89 a aperçu à travers les vitres du Centre des congrès.

Mais la consigne devait être d'afficher cette nuit un air grave. En témoigne la seule phrase lâchée par Arnaud Montebourg, un de ses partisans : “C'est extrêmement difficile à vivre, nous préférons le silence, vous le comprenez.”

02h30. Au tour de Benoît Hamon de quitter le Centre des congrès et d'acter l'échec de la soirée : “La Commission des résolutions n'est pas parvenue à dégager autour de la motion E de Ségolène Royal une synthèse.” Et au quadragénaire de s'en prendre aux mêmes déclarations précédentes de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle :

“Ce qui s'est joué ce soir, ce n'est pas une bataille entre le jeune parti et le vieux parti. Je n'ai pas l'impression d'appartenir au vieux parti, parce qu'on a cherché jusqu'au bout à se rassembler.”

Les représentants de l'“autre âge”, selon le député européen, sont plutôt ceux qui, comme Ségolène Royal, ont bénéficié du soutien de “grosses fédérations, où justement là le vieux parti amène à cadenasser les résultats et à gonfler considérablement les résultats”.

Quant à lui, il est “toujours candidat ce soir et demain matin au changement”. Un changement “ancré à gauche”, plutôt qu'un changement “qui amène à regarder beaucoup plus sur la droite”, et qu'il souhaiterait réaliser avec le soutien de Martine Aubry. (Voir la vidéo)



02h13. Pierre Moscovici, l'un des principaux animateurs de la motion de Bertrand Delanoë, descend voir les journalistes. Il confirme d'abord l'absence totale d'accord, avant de réagir vivement aux déclarations précédentes de Ségolène Royal :

“On ne peut pas à la fois vouloir diriger le parti et ne pas accepter des règles qui sont communément admises. Il ne s'agit pas d'un ‘autre âge’, ce sont les règles du Parti socialiste, ce sont ses statuts. (…) On ne peut pas à la fois jouer à un jeu et changer la règle du jeu.” (Ecouter le son)

Pierre Moscovici ajoute que “ça paraîtrait logique” que lorsque que la motion arrivée en tête ne parvient pas à dégager de majorité, que ce soit à la motion arrivée en seconde position (en l'occurrence, celle qu'il défend) de tenter de le faire et de proposer un candidat issu de ses rangs.

Aucun nom n'est toutefois confirmé. Pas plus le sien que celui du maire de Paris. Seules les candidatures de Ségolène Royal et Benoît Hamon demeurent donc officiellement en lice.

02h05. Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon, accompagnés chacun de leur soutien le plus proche (respectivement Harlem Désir, François Lamy et Henri Emmanuelli), terminent leur aparté à six sans avoir trouvé d'accord. Martine Aubry a proposé à Bertrand Delanoë de choisir Benoît Hamon comme candidat commun, mais le maire de Paris a refusé.

01h32. A peine deux heures de débats et c'est déjà fini ! Ségolène Royal quitte la Commission des résolutions. La séance n'a pas repris à l'issue de la suspension : Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon se sont isolés pour examiner leurs points d'accord.

Considérant la pratique inacceptable, la désormais candidate au poste de Premier secrétaire, Ségolène Royal, suivie de la majorité de ses partisans, a donc claqué la porte, non sans dénoncer des “méthodes d'un autre âge” :

“La main tendue que nous avions offerte à l'ensemble des autres projets qui ont émergé lors de ce congrès n'a pas été saisie. (…) Maintenant, j'en appelle à tous les militants du Parti socialiste qui vont avoir à prendre toutes leurs responsabilités. (…)

Ils vont avoir à choisir entre le retour d'un parti aux méthodes d'un autre âge, celles à laquelle nous assistons, et un nouveau Parti socialiste tourné vers l'avenir, avec une nouvelle génération.” (Voir la vidéo)



00h08. Premier thème débattu en Commission des résolutions : justement la question des alliances avec le MoDem et la proposition de Ségolène Royal (voir note précédente). Les motions de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon refusent cette proposition.

François Hollande, actuel Premier secrétaire mais aussi soutien de Bertrand Delanoë, demande que ce refus soit acté par un vote. Le camp Royal s'y oppose, de peur d'être mis en minorité, et obtient la première suspension de séance de la nuit.

23h34. L'un des principaux points d'achoppement abordé lors de cette Commission des résolutions est la question des alliances avec le MoDem. A la lecture des motions, les positions divergent.

Si Martine Aubry n'exclut pas que “le PS agisse avec d'autres démocrates”, Bertrand Delanoë considère en revanche que les alliances “doivent être à gauche” et constate “lucidement” que le centre “n'est pas à gauche”, et Benoît Hamon pose comme “préalable le refus d'alliance au centre”.

Pour passer outre ce désaccord, Ségolène Royal a proposé plus tôt dans la journée, durant son discours, “une consultation directe des militants sur la question” le moment venu. Tonnerre d'applaudissements des délégués socialistes, qui scandent : “Un vote, un vote, un vote…”

Deux minutes plus tard, Ségolène Royal reprend la parole et conclut sur le sujet d'un ton comminatoire : “Cette question ne pourra plus servir de prétexte au refus du rassemblement autour de la motion arrivée en tête.” (Voir la vidéo)



23h04. Les 102 socialistes présents au sein de la Commission des résolutions sont tous arrivés depuis une demi-heure. Pour l'heure, aucun n'en est encore ressorti. Rien ne filtre. Pas non plus de textos notables échangés avec les journalistes (oui, souvent ça marche comme ça).

Des journalistes qui ne sont plus dans la très équipée salle de presse du Parc des expositions, mais dans le hall d'entrée du Centre des congrès, de l'autre côté de Reims (oui, le Parti socialiste a eu envie de changer d'endroit pour cette “nuit des longs couteaux).

21h15. En début de soirée, avant le démarrage de la Commission des résolutions, tandis qu'il parle devant les représentants de la motion de Delanoë dont il est co-signataire, François Hollande, actuel Premier secrétaire, semble préoccupé.

Alors qu'il vient de plaider, non sans réserves, en faveur d'une recherche de majorité avec les motions Aubry et Hamon, avec comme candidat à sa succession Bertrand Delanoë, il fait part de son souci de voir Ségolène Royal élue le 20 au soir.

‘Il y a un risque’, répéte-t-il avant d'inviter l'assistance à faire en sorte que la décision de cette nuit ne soit pas infirmée dans les urnes par la base. Et n'ouvre une crise au sein du parti. (Christiane Chombeau)

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Portrait de Dan51

à stephanemot Portrait de stephanemot De Dan51

09H29 | 16/11/2008 | Permalien

C'est exactement ce qu'a proposé S. Royal dans son discours. Ecoutez-le.

Portrait de Jean de Lille

à stephanemot Portrait de stephanemot De Jean de Lille

10H01 | 16/11/2008 | Permalien

Si toutes les questions politiques se réglait par le vote des militants à la manière de sondage à quoi servirait les débats à l'intérieurs des partis et à quoi serviraient les partis tout courts ?
Sans compter qu'avec cet idéal, anarchiste au final, nous serions dans une situation insupportable pour les plus démunis car il ne marche que dans l'hypothèse d'une ouverture desprit et d'une générosité des citoyens pas encore garantie à notre époque. Cela s'appelle du populisme quand on veut l'appliquer à un parti ou une méthode de gouvernement.
Avec ce principe on aurait encore la peine de mort, l'homosexualité serait toujours une maladie et un délit, les femmes n'auraient doit ni à la contraception ni à l'avortement ( à chaque fois la majorité des Français étaient contre le changement)…

Portrait de photosieste

à Jean de Lille Portrait de Jean de Lille De photosieste

à l'Est | 15H44 | 16/11/2008 | Permalien

Vous croyez vraiment au plus profond de vous même que les politiques sont plus ouverts d'esprits et plus généreux que le citoyen lambda ?

Portrait de le pillier du 59

De le pillier du 59

( pillier actif et gourmand) | 04H12 | 16/11/2008 | Permalien

un bon courage au journaliste empeche de dormir pour nous livrer en direct ces infos… palpitantes ?

Portrait de Perjovem

De Perjovem

Antiquus facturum à Divodorum | 04H27 | 16/11/2008 | Permalien

//Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon se sont isolés//

Mais c'est qu'ils prennent vraiment les militants PS pour des cons, des colleurs d'affiches, des distributeurs de tracts, et des cochons de payant !

Et le pseudo gaucho Hamon a vraiment envie de bouffer à la même table qu'Aubry, Jospin, Fabius, DSK, Seillière, Rothschild, Messier, Sarkozy, Joffrin, Trichet et cie…
Royal, dans son excellent programme de rénovation du PS, a juste oublié un truc : la dissolution des MJS, fabrique d'éléphants et obstruction à l'arrivée d'air frais et de diversité au PS.

Perjo

Portrait de Passant

De Passant

04H59 | 16/11/2008 | Permalien

VIVE LE NOUVEAU PARTI SOCIALISTE !

Aubry, Delanoë, Hollande, Jospin, Rocard, déhors !

Place à la nouvelle génération, aux nouvelles méthodes pour un PS plus dynamique et ouvert !

Portrait de Job

à Passant Portrait de Passant De Job

05H57 | 16/11/2008 | Permalien

C'est qui exactement la « nouvelle génération » ?

Portrait de dupontlajoie

De dupontlajoie

cadre sud | 06H41 | 16/11/2008 | Permalien

Dramatiques déchirures aux P.S qui lévent la possibilité de construire une alternance politique en fRANCE pour toute la gauche.Déchirés par leusr égos et leurs a,bitions personnelles les dirigeants aveuglés ne voient pas le tort qu'ils causent à la gauche dans son ensemble ! Le discours de ROYAL est un discours de technocrate sans chair ni passion,aucune analyse de la crise,aucun programme avancé,aucune alusion à la classe ouvriére ou aux salariés simplement un discours à usage interne pour rassembler les militants socialistes et gagner le siége de premier secrétaire ! Besancenot souvent &éccusé de faire le jeu de SARKOZY indirectement par son refus d'alliance avec le P.S vient de se faire battre ! le meilleur allié de SARKO c'est le P.S aujourd hui ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Portrait de Dan51

à dupontlajoie Portrait de dupontlajoie De Dan51

09H31 | 16/11/2008 | Permalien

Sauf que Besancenot ne fait que critiquer - ce qui n'est pas difficile en ces temps - et refuse de gouverner. Voter pour lui ne sert donc à RIEN.

Portrait de lemuet

De lemuet

07H34 | 16/11/2008 | Permalien

la peur du vide….voilà ce qui caractérise ce pauvre PS aujourd'hui. En effet la France entière a compris que ce parti n'a plus d'existence réelle Son aille gauche est attirée irresistiblement vers Olivier Besencenot. L'aile dite libérale entend au lointain les sirènes Kouchner Besson et autres toutous caviar raliés à Mr Sarkozy. Allez chers socialistes un peu de courage faites comme la marine à Toulon : sabordez vous ! quelque chose finira bien par sortir de ces ruines. En attendant l'agité du bocal des champzès continue en toute quiétude à faire semblant de vouloir réguler le libéralisme et surtout à sauver in-extrémis ses amis de la finance et du capital, le tout animé par une religiosité malsaine s'appuyant sur un islam d'humeur massacrante et un catholicisme moisi. En avant la musique ! ! !

Portrait de lamda

De lamda

fonctionnaire | 07H47 | 16/11/2008 | Permalien

Un mal pour un bien.
Enfin les militants vont pouvoir choisir leur leader.Ces dinausores de solferino avec Hollande a leur tete,n'ont que ceux qu'ils méritent.
Le monde bouge a une vitesse grande V, alors ouvrez vos yeux et vos oreilles,vivement le 20 /11/08, pour un vrai changement,la personne élue aura une légitimité incontestable, capable de nous emmener a la victoire en 2012 .
Yes we can….

Portrait de compte supprimé 22

De compte supprimé 22

Lecteur écriveur | 08H05 | 16/11/2008 | Permalien

Je viens d'écouter le compte-rendu de la nuit des petits couteaux sans lame et sans manche et qui réussissent quand même à (se) faire mal.

Hihihohohaha.

(Rire, c'est tout ce qu'il nous reste à faire avec eux)

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 08H38 | 16/11/2008 | Permalien

Vivement 2012, que l'on ait une véritable opposition à Sarko et que l'on puisse faire la nuit des longs couteaux à l'Elysée…. ! !

http://phil195829.overblog.com

Portrait de adaunis

De adaunis

Nul part....si adelyne me plaque...... | 08H41 | 16/11/2008 | Permalien

« La nuit des longs couteaux », ceux ci étant « ébréchés », (pardon mais en Champagne, ils auraient pu être « éméchés »), s'est achevée, pour le PS, celui ci jouant le rôle de « l'achevé » !

C'est assez scandaleux qu'à l'heure où tout va mal, ceux qui postulent aux titres et spéculent sur le malheur des autres, ( je parle des fossoyeurs du PS), fassent leur basse besogne en cette période de l'année, (la « Toussaint »), et creusent leur tombes eux même, en ôtant le pain de la bouche aux employés des pompes funèbres !

Ces pauvres « hères » aux mains salies par ces basses besognes, n'en ont probablement cure, vont rebondir ici ou là, laissent un parti exsangue, (la droite ricane), et Nicolas la bas, « plastronne » !

Sur le fleuve qui n'a jamais été tranquille, en « amont », les dégâts sont énormes, se mêlant « aux bris » des meubles, surnageant, il reste l'épave de l'arche « de Noé » !
Hollande avait essayé de tenir les « Rennes » de ce parti.
Ils ont réussi tout cela en une nuit, à Reims, dans la ville du sacrement Royal !

Portrait de puresonic

De puresonic

Contempteur irascible | 09H40 | 16/11/2008 | Permalien

hum… Nuit des longs couteaux, « Service Special », bizarre quand même ces terminologies employées par le PS

Portrait de compte supprimé 22 janvier

De compte supprimé 22 janvier

09H49 | 16/11/2008 | Permalien

Après la défaite aux Présidentielles, le PS aurait immédiatement dû nommer un nouveau secrétaire, car les analyses du PS ne sont plus en phase avec ce que les gens attendent d'eux. Quand j'entend qu'on regrette DSK, on voit bien que en-haut, eux aussi comme ceux de l'UMP, ne se rendent plus compte que les gens en bas souffrent et que eux, vivant dans une belle aisance, ne sont plus en mesure d'offrir une alternative crédible. Et le plus grave : une opposition digne de ce nom.
Les acteurs de cette explosion, entre autres Hollande et Royal, ont mis le parti dans cet état et devraient avoir la décence de le reconnaitre et d'en tirer les conséquences.

Portrait de Jaycib

De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 09H53 | 16/11/2008 | Permalien

Au fond, l'élection du premier secrétaire du PS ne diffère pas beaucoup de celle de Miss France :

1) On recueille les candidatures
2) On vérifie que les motions contiennent les références habituelles à la gauche (test de culturelle générale)
3) Les candidat(e)s interviennent à la tribune et ailleurs (test de décorum)
4) Les candidat(e)s se mettent « à poil » ou presque devant les membres du jury (militants), qui choisissent (test de démocratie élective).

Ou aurait dû inviter Mme de Fontenay pour organiser tout ça selon des règles qui ont fait leurs preuves. D'évidence, les statuts du parti ne permettent pas d'éviter les embrouilles et les tentatives honteuses de débauchage en privé, quoi qu'en dise Moscovici (« Tu viens avec moi, chéri(e) ? J'ai une belle motion à te montrer. Je te ferai un prix spécial pour que tu te désistes.)

La base doit voter jeudi. On verra combien de tombereaux de fiel vont se déverser d'ici là… Le concours de beauté se termine mal : c'était prévisible.

Portrait de GBG

De GBG

09H59 | 16/11/2008 | Permalien

Il fallait en arriver là, personnellement je suis rassurée, Ségolène est très bien entourée (Valls, Peillon, Dray…), elle est solide et elle va enfin pouvoir réaliser ce qu'elle aurait du faire il y a 2 ans : un parti socialiste neuf avec des idées nouvelles et qui correspond à la réalité. Elle sait se relever de toutes les situations contrairement à un Delanoe pleurnichard, avec son ego démesuré et une Aubry qui ne pourra jamais avoir un destin national, elle traine trop de casseroles…

GBG

Portrait de Jean de Lille

à GBG Portrait de GBG De Jean de Lille

10H07 | 16/11/2008 | Permalien

Il faudrait encore que les idées nouvelles soient socialiste. Regardez donc ce qu'elle a fait du secteur social quand elle était secrétaire d'état à la famille. Si ça c'est pas une casserole plus importante (parce que celà à contribué a désorganiser la solidarité nationale) que celle des 35 H (dont beaucoup bénéficie avec les RTT, en particulier ceux qui écrivent ici) alors c'est une marmite.

Portrait de OISANS38

à GBG Portrait de GBG De OISANS38

retraitée | 10H08 | 16/11/2008 | Permalien

Curieux, ces mythes sur Mme Royal. Elle est socialiste, jeune et vierge en politique. Je ne dois pas avoir les mêmes connaissances que certains d'entre vous.

Portrait de boissonzyskind

à OISANS38 Portrait de OISANS38 De boissonzyskind

13H49 | 16/11/2008 | Permalien

socialiste ça se discute cf les alliances avec le centre droit
jeune : je suis moins âgée qu'elle et je ne me considère pas exactement comme une perdrix de l'année
vierge en politique : elle était déjà dans les gouvernements de miterrand
où alors tu faisais de k'humour
et pis si je peux me permettre : on parle des éléphants du PS. elle a été la compagne de l'un d'entre eux, or les races ont tendance à s'allier entre elles non ? Bref c'est aussi une éléphante ; -)

Portrait de OISANS38

à boissonzyskind Portrait de boissonzyskind De OISANS38

retraitée | 10H35 | 17/11/2008 | Permalien

Hé ! j'ai parlé de mythes qui courrent à son propos ! Cela me semblait clair : je ne les partage pas.
Voilà toute la difficulté du langage : on croit être clair, mais ce qui parait clair pour soi, ne l'est pas forcément pour les autres.

Portrait de j-jour

à GBG Portrait de GBG De j-jour

j-jour.over-blog.com | 19H32 | 16/11/2008 | Permalien

Quelqu'un pourrait m'expliquer la différence entre Valls et un homme de droite ?

Portrait de netcha

De netcha

révoltée | 10H01 | 16/11/2008 | Permalien

Quel spectacle affligeant !
Plus ça va (ou plutôt ça ne va pas), plus je me réjouis de quitter cette galère pourrie.
Même Benoît Hamon (certes le plus jeune et le plus à gauche) ne peut rien faire… Et surtout pas claquer la porte… Il tient trop à son poste de député européen !
Il faut avoir « ce que les messieurs doivent avoir dans leur pantalon » pour agir comme J.L. Mélenchon. Lui, au moins, veut rendre une dignité et une signification et une crédibilité à la GAUCHE. Et surtout il est sincère (oui, ça existe encore ! ).
Comme l'écrit François Léotard « ça va mal finir » !
Je pense que le PS n'a plus d'autre issue que d'exploser.

Portrait de bonbon rose

De bonbon rose

à croquer | 10H04 | 16/11/2008 | Permalien

La réunion de La Rochelle avait déjà déconsidéré le PS. On se serait cru sous la 4ème République avec les magouilles d'appareil.
Ségolène avait eu de l'intuition en foutant le camp de ce nid de vipères ! Le PS retomba alors dans sa mollitude habituelle. Belote.

A Reims, elle claque de nouveau la porte en laissant les donneurs de leçons creuser leurs tranchées au lieu de bâtir des passerelles. Rebelote.

10 de der jeudi ?

Portrait de Airinys

De Airinys

ailleurs | 10H25 | 16/11/2008 | Permalien

Vu le contexte national/international, c'est vraiment lamentable cette glissade du PS dans le misérabilisme.

Est-ce que les uns et les autres pensent un instant à l'image qu'ils renvoient aux électeurs qui les ont plébiscités aux dernières municipales ? Si le but final est de désespérer les électeurs c'est le bon chemin qui est emprunter …

1. Ségolène Royal a dit qu'elle ne serait pas candidate au poste de premier secrétaire. Que cela ait été de la langue de bois ou pas, cette question est pliée à mon sens. Et pour Gérard Colomb aussi me semblait-il …

2. La fixette monomaniaque sur les alliances est ridicule, puisqu'il s'agit surtout d'un tir de barrage à Royal. Les principaux initiateurs de cette polémique sont justement ceux qui ont réalisé localement des alliances avec le MoDem. Et quid des Verts ? S'ils choississent localement une alliance avec le MoDem, faut-il se séparer d'eux ?

3. Idéologiquement il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier entre Aubry, Delanoë et même Royal. Il s'agit donc d'une question de personne. S'il s'agissait d'un clivage droite/gauche au sein du parti on pourrait y comprendre qqch, mais malgré toute leurs gesticulations, c'est effectivement le prochain candidat à la présidentielle qui est désigné lors de ce congrès.

Qu'ils se trouvent un premier secrétaire de synthèse, type Moscovici ou Peillon (pitié, surtout pas Valls) mais je reconnais que ce serait une direction tiède. Aubry me conviendrait bien aussi dans la mesure où elle s'est toujours montrée fair play et cordiale vis à vis de la Dame du Poitou. Elle symboliserait très bien l'opposition à la politique économique et sociale du gouvernement. Il s'agirait d'un message fort à l'électorat « Parti Socialiste is back ».

Dans tout cela, le plus fâcheux est que l'analyse de l'échec à la présidentielle se résume à la personne de Ségolène Royal, voilà une belle erreur qui évite de regarder les siennes. Et quid de la « rénovation » rabachée jusqu'à la veille des municipales ?

C'est tellement ridicule cette situation, que l'on en est à attendre en surveillant la fumée qui sort de la cheminée de la chapelle Sixtine, élit-on un nouveau Pape ?

Portrait de nanou6469

à Airinys Portrait de Airinys De nanou6469

enseignant | 10H39 | 16/11/2008 | Permalien

Pas d'accord sur l'épaisseur.
Autant C et D sont proches et proposent.Autant A et E relèvent souvent de la prière incantatoire.
amitiés socialistes

Portrait de Airinys

à nanou6469 Portrait de nanou6469 De Airinys

ailleurs | 11H07 | 16/11/2008 | Permalien

Je parlais évidemment des personnes elle-mêmes, et non des motions qui ont vocations à rassembler la majorité la plus large possible. De mon point de vue, vaut mieux qu'elles soit floues et incantatoires que mensongères sur l'orientation de celui qui la porte : cela évite des malentendus.

Aubry, Delanoë et Royal dirigent depuis des décennies le PS et sa ligne nationale. DSK, Fabius font également partis de ce cercle restreint. Le passé prouve qu'ils pensent tous la même chose, même s'ils tiennent des postures différentes (et très souvent changeantes en fonction des circonstances).

C'est la grande hypocrisie qui règne depuis 2002, chacun veut prétendre au meilleur brevet de socialisme, en se défendant d'être candidat à quoi que ce soit pour ne pas être une cible, alors que leurs vrais buts sont exactement l'inverse. La plus sincère dans son engagement restant à mes yeux Martine Aubry.

Pour ma part j'attends surtout celui ou celle qui revendiquera son ambition de chef, sans complexe. Sans chef pour susciter et organiser le débat, le PS se déchirera encore mille an au lieu de construire, les sociétés humaines sont ainsi faites …

Je me demande si leurs esprits tordus ne vont pas nous pondre une direction collégiale, stade ultime du dégénéresence politique.

Portrait de kebra

à Airinys Portrait de Airinys De kebra

Bisounours killa | 12H56 | 16/11/2008 | Permalien

La Suisse fonctionne avec un gouvernement collégial et une présidence tournante. Je ne pense pas qu'elle soit au stade ultime de la dégénérescence politique. En tout cas pas plus que la France ou l'Italie…

Portrait de ZonZon la MouChe

à Airinys Portrait de Airinys De ZonZon la MouChe

ni dieu ni maître ! | 14H05 | 16/11/2008 | Permalien

@ Airinys
Quand vous écrivez que « la plus sincère dans son engagement c'est Mme Aubry », que penser du fait qu'elle aime le Modem quand ça l'arrange ?
En effet elle rejette le Modem sauf à Lille. Moi qui suis lilloise j'en suis encore sur le Q !

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