
Delanoë out, le match continue entre Royal, Aubry et Hamon
Au terme d'une nuit de déchirements, le maire de Paris s'est retiré de la course. Les militants trancheront entre les trois autres leaders.
(De Reims) Ils étaient quatre leaders socialistes sur la ligne de départ de la course à la candidature au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste. Ils sont trois à l'arrivée. Après Benoît Hamon dès le 23 septembre, Ségolène Royal le 14 novembre, Martine Aubry s'est déclarée à son tour.
C'est désormais officiel, le dépôt des candidatures est clos depuis ce dimanche, 9h30. Martine Aubry a flirté avec l'heure limite, mais a fait elle-même acte de candidature auprès du bureau d'enregistrement. On prend pratiquement les mêmes et on repart pour un, voire deux tours ! Seul le maire de Paris manque à l'appel.
Déjà considéré comme le grand perdant du vote des militants sur les motions, le 6 novembre dernier, Bertrand Delanoë confirme sa défaite. Il s'est dit « triste » de ne pas avoir réussi à faire alliance avec les motions de Martine Aubry et Benoît Hamon, mais ne voulait pas accentuer encore les « divisions ».
Le Parti socialiste ressort en effet du congrès de Reims sans orientation politique majoritaire. C'est donc sur les personnes que les militants devront tenter de dégager une majorité, en votant le 20 novembre (et le 21, en cas de second tour) pour élire leur futur Premier secrétaire.
Une situation qui s'est décantée tôt dans la matinée, après « la nuit des longs couteaux » de samedi à dimanche, qui a vu la Commission des résolutions tourner court. Ségolène Royal a rapidement claqué la porte, sans que les trois autres motions ne parviennent non plus à trouver un accord. Revivez heure par heure tractations et déclarations.

03h20. La nuit finit comme elle a commencé : sans aucun accord, et avec François Hollande qui décrypte les imbroglios socialistes. En tant qu'actuel Premier secrétaire, il constate l'absence de tout rassemblement (pour l'heure cependant, car tout peut encore se passer d'ici la fin du congrès, dimanche à 13h) :
« La motion de Ségolène Royal a cherché, tout au long de la soirée, à trouver cette majorité. Elle n'est pas venue. Ensuite, les trois autres motions ont elles-mêmes tenté de faire un rassemblement. Il n'a pas été possible. » (Ecouter le son)
Aucune majorité n'a donc été dégagée. Mais au milieu de ce qui ressemble de plus en plus à un naufrage, François Hollande se fait fort de relever tout de même les raisons d'espérer :
« J'avais moi-même mis en garde, en disant “attention, quand il y a plusieurs motions, quand aucune n'arrive majoritaire, il y a un risque'. Mais, néanmoins, c'est le Parti socialiste qui va gagner, et ce sont ses militants qui vont lui donner la solution.” (Ecouter le son)
Sous-entendu : le futur Premier secrétaire devra bien réunir plus de 50% des suffrages pour être élu par les militants le 20 novembre (et le 21 en cas de second tour). Une majorité sera donc obligatoirement dégagée.
Mais toute relative, car les membres de deux des trois organes de gouvernance du parti, le Bureau national et le Conseil national, sont élus proportionnellement aux scores obtenus par les motions, et non par le Premier secrétaire. Sans accord entre les motions, pas de majorité pour gouverner. Ou comment créer une cohabitation à l'intérieur d'un même parti…
Si les dernières réunions de ce dimanche matin n'aboutissent toujours pas à une double clarification, en termes politiques et de personnes, ce congrès de Reims pourrait constituer l'une des dates les plus noires de l'histoire du Parti socialiste.
02h57. Grâce à Bertrand Delanoë, on apprend qu'il y a une porte dérobée au Centre des congrès de Reims. Le maire de Paris l'a utilisée pour sortir sans être confronté aux questions des journalistes, sur une situation dont il doit avoir lui-même bien du mal à savoir comment elle va se décanter.
02h44. Martine Aubry part murée dans un quasi silence, le masque des mauvais jours greffé au visage. Quelques secondes plus tard, loin des journalistes, c'est pourtant une Martine Aubry hilare que Rue89 a aperçu à travers les vitres du Centre des congrès.
Mais la consigne devait être d'afficher cette nuit un air grave. En témoigne la seule phrase lâchée par Arnaud Montebourg, un de ses partisans : “C'est extrêmement difficile à vivre, nous préférons le silence, vous le comprenez.”
02h30. Au tour de Benoît Hamon de quitter le Centre des congrès et d'acter l'échec de la soirée : “La Commission des résolutions n'est pas parvenue à dégager autour de la motion E de Ségolène Royal une synthèse.” Et au quadragénaire de s'en prendre aux mêmes déclarations précédentes de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle :
“Ce qui s'est joué ce soir, ce n'est pas une bataille entre le jeune parti et le vieux parti. Je n'ai pas l'impression d'appartenir au vieux parti, parce qu'on a cherché jusqu'au bout à se rassembler.”
Les représentants de l'“autre âge”, selon le député européen, sont plutôt ceux qui, comme Ségolène Royal, ont bénéficié du soutien de “grosses fédérations, où justement là le vieux parti amène à cadenasser les résultats et à gonfler considérablement les résultats”.
Quant à lui, il est “toujours candidat ce soir et demain matin au changement”. Un changement “ancré à gauche”, plutôt qu'un changement “qui amène à regarder beaucoup plus sur la droite”, et qu'il souhaiterait réaliser avec le soutien de Martine Aubry. (Voir la vidéo)
02h13. Pierre Moscovici, l'un des principaux animateurs de la motion de Bertrand Delanoë, descend voir les journalistes. Il confirme d'abord l'absence totale d'accord, avant de réagir vivement aux déclarations précédentes de Ségolène Royal :
“On ne peut pas à la fois vouloir diriger le parti et ne pas accepter des règles qui sont communément admises. Il ne s'agit pas d'un ‘autre âge’, ce sont les règles du Parti socialiste, ce sont ses statuts. (…) On ne peut pas à la fois jouer à un jeu et changer la règle du jeu.” (Ecouter le son)
Pierre Moscovici ajoute que “ça paraîtrait logique” que lorsque que la motion arrivée en tête ne parvient pas à dégager de majorité, que ce soit à la motion arrivée en seconde position (en l'occurrence, celle qu'il défend) de tenter de le faire et de proposer un candidat issu de ses rangs.
Aucun nom n'est toutefois confirmé. Pas plus le sien que celui du maire de Paris. Seules les candidatures de Ségolène Royal et Benoît Hamon demeurent donc officiellement en lice.
02h05. Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon, accompagnés chacun de leur soutien le plus proche (respectivement Harlem Désir, François Lamy et Henri Emmanuelli), terminent leur aparté à six sans avoir trouvé d'accord. Martine Aubry a proposé à Bertrand Delanoë de choisir Benoît Hamon comme candidat commun, mais le maire de Paris a refusé.
01h32. A peine deux heures de débats et c'est déjà fini ! Ségolène Royal quitte la Commission des résolutions. La séance n'a pas repris à l'issue de la suspension : Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon se sont isolés pour examiner leurs points d'accord.
Considérant la pratique inacceptable, la désormais candidate au poste de Premier secrétaire, Ségolène Royal, suivie de la majorité de ses partisans, a donc claqué la porte, non sans dénoncer des “méthodes d'un autre âge” :
“La main tendue que nous avions offerte à l'ensemble des autres projets qui ont émergé lors de ce congrès n'a pas été saisie. (…) Maintenant, j'en appelle à tous les militants du Parti socialiste qui vont avoir à prendre toutes leurs responsabilités. (…)
Ils vont avoir à choisir entre le retour d'un parti aux méthodes d'un autre âge, celles à laquelle nous assistons, et un nouveau Parti socialiste tourné vers l'avenir, avec une nouvelle génération.” (Voir la vidéo)
00h08. Premier thème débattu en Commission des résolutions : justement la question des alliances avec le MoDem et la proposition de Ségolène Royal (voir note précédente). Les motions de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon refusent cette proposition.
François Hollande, actuel Premier secrétaire mais aussi soutien de Bertrand Delanoë, demande que ce refus soit acté par un vote. Le camp Royal s'y oppose, de peur d'être mis en minorité, et obtient la première suspension de séance de la nuit.
23h34. L'un des principaux points d'achoppement abordé lors de cette Commission des résolutions est la question des alliances avec le MoDem. A la lecture des motions, les positions divergent.
Si Martine Aubry n'exclut pas que “le PS agisse avec d'autres démocrates”, Bertrand Delanoë considère en revanche que les alliances “doivent être à gauche” et constate “lucidement” que le centre “n'est pas à gauche”, et Benoît Hamon pose comme “préalable le refus d'alliance au centre”.
Pour passer outre ce désaccord, Ségolène Royal a proposé plus tôt dans la journée, durant son discours, “une consultation directe des militants sur la question” le moment venu. Tonnerre d'applaudissements des délégués socialistes, qui scandent : “Un vote, un vote, un vote…”
Deux minutes plus tard, Ségolène Royal reprend la parole et conclut sur le sujet d'un ton comminatoire : “Cette question ne pourra plus servir de prétexte au refus du rassemblement autour de la motion arrivée en tête.” (Voir la vidéo)
23h04. Les 102 socialistes présents au sein de la Commission des résolutions sont tous arrivés depuis une demi-heure. Pour l'heure, aucun n'en est encore ressorti. Rien ne filtre. Pas non plus de textos notables échangés avec les journalistes (oui, souvent ça marche comme ça).
Des journalistes qui ne sont plus dans la très équipée salle de presse du Parc des expositions, mais dans le hall d'entrée du Centre des congrès, de l'autre côté de Reims (oui, le Parti socialiste a eu envie de changer d'endroit pour cette “nuit des longs couteaux).
21h15. En début de soirée, avant le démarrage de la Commission des résolutions, tandis qu'il parle devant les représentants de la motion de Delanoë dont il est co-signataire, François Hollande, actuel Premier secrétaire, semble préoccupé.
Alors qu'il vient de plaider, non sans réserves, en faveur d'une recherche de majorité avec les motions Aubry et Hamon, avec comme candidat à sa succession Bertrand Delanoë, il fait part de son souci de voir Ségolène Royal élue le 20 au soir.
‘Il y a un risque’, répéte-t-il avant d'inviter l'assistance à faire en sorte que la décision de cette nuit ne soit pas infirmée dans les urnes par la base. Et n'ouvre une crise au sein du parti. (Christiane Chombeau)
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De Pierrot287
21H26 | 15/11/2008 |
Si seulement, jeudi soir, l'unité pouvait se faire, alors, tout ça n'aurait que peu d'importance…c'est pas gagné !
à Pierrot287
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 21H44 | 15/11/2008 |
Et qu'est ce qu'on gagne, au fait , numéro 287 ?
à Numerosix
De bilou.
Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 21H50 | 15/11/2008 |
la parole
à bilou.
De Socrate Tchatcha
viouuuu du vent | 02H45 | 16/11/2008 |
Plutôt des machettes !
adjimdanngar.over-blog.net
De Terence
10H57 | 16/11/2008 |
Le parti socialiste subit aujourd'hui les contrecoups de la politique conduite lorsque Lionel Jospin était premier ministre : ancrage libéral et dissolution de l'Europe politique dans une zone de simple libre-échange, privatisations, première atteintes aux libertés individuelles après l'institution de l'euro, démantèlement des structures industrielles avec la privatisation de l'aéronautique. Etc.
Aujourd'hui - sur ce doute politique : on est élu pour faire une chose et on en fait une autre - ce sont quatre choix politiques qui sont proposés aux militants, et non pas, comme on tente de le faire croire de simples querelles de personnes.
La voix Hamon : le parti doit retrouver un véritable ancrage à gauche et affronter l'Europe libérale en proposant un cadre de régulations des échanges pour permettre un nouveau développement. Il est le seul à se prononcer pour cela.
La voix Aubry : On affiche un ancrage à gauche, s'il le faut, anticapitaliste (gauchisme de façade), mais on ne se veut pas non plus anticapital et donc les régulations ne doivent se faire qu'à l'intérieur par de la redistribution, relance classique, mais rien n'est dit véritablement sur la réforme du système d'échanges mondialisés livré à lui-même, ni sur l'Europe. Quant aux travailleurs on les soutient dans leurs luttes inégales du fait du vide des syndicats.
La voix Royal : Ce qu'on appelait sous la troisième République la concentration républicaine, avec radical socialisme, « ouvrir le parti », remonter à 1789 pour affirmer la primauté de la liberté individuelle avec comme garde-fou une politique normative, et définir des orientations de gauche au niveau microéconomique avec une annonce sur le macroéconomique : lutter contre les puissances financières sans vraiment dire comment, tout ceci tempéré dans les faits par une alliance possible au centre.
La voix Delanoë : on affiche qu'on est à gauche en fixant au contraire une barrière avec le centre, mais on joue la social-démocratie : réparation des dégâts commis par les échanges mondialisés et l'inégalité des rapports entre capital et travail en aval par une politique gestionnaire.
La lutte se fait aux couteaux parce que derrière, des enjeux financiers très importants sont à l'oeuvre. Et que rien n'est clair.
Tout le monde ne peut pas s'appeler Mendès-france…
à Terence
De déluge
menuisier | 10H59 | 16/11/2008 |
Ca ne se fait pas de squatter en tête lorsque l'on ne répond pas à un commentaire.
à déluge
De Terence
11H05 | 16/11/2008 |
Je réponds au fait qu'il s'agit de machettes. De quelles machettes s'agit-il ? Non pas celles de personnes qui se taperaient dessus, mais bien les machettes qui se trouvent derrière et qui guident la politique : que doit-on réguler et à quel niveau.
Et tout ceci est aiguisé par la crise actuelle qui ne signale que la voracité du capital par rapport à la production - je cite Hollande. Maintenant s'attaquer à une puissance qui a le pouvoir de vous acheter, ce n'est pas simple.
à Terence
De Socrate Tchatcha
viouuuu du vent | 13H47 | 16/11/2008 |
Premier cadavre mort ! ! ! http://adjimdanngar.over-blog.net/
à Socrate Tchatcha
De pablico
19H40 | 16/11/2008 |
la vie est belle !

Ségolène Royal d'après Jean-Honoré Fragonard. (vu dans la presse suisse)
à Terence
De Unstern
11H42 | 16/11/2008 |
@ Terence
Suis d'accord avec vous.
En ce matin de dimanche, sur le site du Figaro, ce titre : « AUBRY VA AFFRONTER ROYAL, DELANOË JETTE L'ÉPONGE. »
C'est bien ce que je soupçonnais : la seule inquiétude sérieuse de la droite, c'est Benoît Hamon…
à Unstern
De pablico
11H31 | 17/11/2008 |
Le secrétaire général est parti , un nouveau est appelé à régner. Araignée ? Quel drôle de nom, pourquoi pas libellule ou papillon ?
à Terence
De boissonzyskind
13H28 | 16/11/2008 |
tu as bien raison : contrairement à ce qui se dit et s'écrit (bravo les journalistes), derrière ces désaccords il y a de vrais divergences politiques et de programmes.
concernant l'alliance avec le centre droit, je pense que c'est à la fois un leurre (cf ce qui s'est passé en Italie) et un mensonge : hamon a raison de dire qu'on ne peut pas prétendre vouloir faire une politique de gauche avec des ministres libéraux.
je pense en outre que ségolène royal s'est jetée dans un piège tendu par bayrou qui va malheureusement peut être réussir à tirer les marrons du feu.
Pour ce qui de dire que c'est une catastrophe que les militants choisissent, j'ai tendance à penser qu'au contraire c'est de la démocratie.
maintenant je croise les doigts pour que royal ne gagne pas dès le premier tour.
à boissonzyskind
De bebel13
08H59 | 17/11/2008 |
Bien d'accord, il est sain que la question identitaire qui immobilise le parti depuis les années 80 soit enfin tranchée :
1) un parti social - chrétien ayant vocation à participer à des gouvernements au centre,
2) ou, un parti social avec des racines marxistes ayant vocation à participer à des alliances à gauche.
… ou les 2, sur des chemins qui se séparent.
à Terence
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 15H29 | 16/11/2008 |
le pS subi pour moi bien plus les contre coups de la stratégie mitterrandienne d'Epinay qui consisatait a faire cohabiter dans un meme aprti des projets bcp trop différents a des fins électorailistes (alors quailleurs ds projets trop différents sont portés par des partis différents).
le reste de votre prpopos cest de la tartine subjective qui, bien entendu, va dans le sens du candidat que vous vous soutnez. Hamon est le continuateur de la vieille stratégie d'Epinay qui si a court terme apermi la victoire de Miterrand deux fois, n'a fait qua long terme que de tuer le parti en le bloquant derrirer ces projets trops différents qui se neutralisaient. il a voté non au traité alors que le parti a dit oui. Pouquoi ne fait il pas comme Mélanchon ? ? ? ? ? ? ? ? parce que malgré son non, quand il est entré en politique, en 86, a Brest, il était Rocardien le coco hein ! ! ! ! ! !
à Jess Feuillie
De Arnaud Aubron
Rue89 | 16H21 | 16/11/2008 |
« le pS subi pour moi bien plus les contre coups de la stratégie mitterrandienne d'Epinay qui consisatait a faire cohabiter dans un meme aprti des projets bcp trop différents a des fins électorailistes (alors quailleurs ds projets trop différents sont portés par des partis différents). »
Je ne suis pas d'accord avec vous. Vous avez à l'UMP le même grand écart idéologique qu'au PS. Nicolas Sarkozy vogue sans cesse entre les deux tendances.
Et si vous faisiez référence à l'étranger, les différences à l'intérieur du parti démocrate ou républicain ou encore à l'intérieur de la CDU, qui gouverne avec le SPD, sont selon moi encore plus importants qu'ici.
Mais en temps de crise, ces différences apparaissent comme un frein ; alors qu'en temps de victoires, la diversité est vue comme une force parce qu'elle sait se ranger derrière un objectif commun. Mais il faut pour cela un leader accepté par tous.
à Arnaud Aubron
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 16H59 | 16/11/2008 |
écoutez, les différences au sein du PS sont tout de même énormes notamment au niveau économique : certains étaient opposés au traité alors meme que leur propore parti (Mitterrand) a dit oui a Maastricht, base de ce que nous vivons.. de plus cette vision est portée par des types comme Rocard ou Raymond Aron qui sont quand meme pas les derniers des imbéciles. bien des analystes estiment que la stratégie d'Epinay, si elle a permis l'accession au pouvoir a court terme, a rendu le parti shizophrène. Sarkozy a eu l'intelligence de tuer le pen de l'extérieur en marchant sur ses plates bandes et sans l'intégrer. Mitterrand a fait une erreure, a long terme, en tuant le PC en « l'intégrant » au PS, de l'intérieur. Je m'exprime peut etre mal mais la critique de la stratégie d'Epinay est tt de meme riche en enseignements. pensez vous quau sein de l'ump il y ait des visions si radicalement différentes. Il y en a certes, mais portées par des courants qui n'ont pas le même poids. Elles restent minoritaires. la tendance libérale de l'ump, la chiraciquienne, la traditionnelle, ou tt ce que vous voulez ne sont pas aussi éloignées que la tendance Mélanchon/Hamon/fabius dun coté et Rocard/DSK/Delanoe/Royal/Hollande de l'autre.
il n'est pas question de diversité, vous m'avez mal compris. Il s'agit d'un minimum de cohérence. comment dans un meme parti peuvent cohabiter des courants importants si différents ? ? ? ? ? ? les uns condamnent le capitalisme, le moins mauvais des régimes a la vue de l'histoire (le moins mauvais dirons nous comme Aron), pourtant de qui déécoule paradoxalement la révolution francaise, l'émancipation féminine et des libertés individuelles etc (friedman….) en quil navait pas besoin de la religion, de la ségrégation…., les autres l'acceptent. Les uns refusent le référendum alors meme que le traité proposé était meilleur que le précédent (le non ne se préocuppait pas pourtant de cette question essentielle), les autres le souteniat….la consigne du parti était le oui, elle n'a pas été suivi. Dans ces conditions, parler de « diversité » comme vous le faites me parait etre en fait un moyen de défendre vos propores convictions politiques.
à Terence
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 18H23 | 16/11/2008 |
Delanoë s'étant retiré il n'en reste plus que trois.
Peut-on prendre une carte au PS juste pour pouvoir voter ?
à Terence
De bruce69
professeur | 20H27 | 16/11/2008 |
Ca me fait honte d'entendre critiquer lionel jospin : il a été le 1er ministre le plus populaire de ces 30 derniéres années : la CMU c'est bien son gouvernement.
Qui peut contester le bien-fondé de la privatisation de France Télécom ? Critiquer le libre-échange , super.
Que veut-on ? que la France devienne la Corée du Nord ? Humm ! Génial !
à bruce69
De michel 13
| 22H04 | 16/11/2008 |
Bruce,
Bravo pour Jospin 1er ministre menteur qui s'était engagé, notamment, à ne pas privatiser France Telecom et qui n'a pas tenu parole bien longtemps. Pourquoi cette privatisation ? Pour mettre quelque argent dans les caisses de l'Etat et non pour avantager le service à l'usager. Jospin a cherché à tuer le service public et croyait être élu après tous ses renoncements. Peu de fonctionnaires ont fait confiance en Jospin et aujourd'hui celui-ci cherche encore à tirer les ficelles. Qu'il disparaisse de la circulation. Certes son pouvoir de nuisance diminue chaque jour, mais certains croient encore en lui.
à Socrate Tchatcha
De pablico
12H26 | 16/11/2008 |
le match continue, maintenant c'est les prolongations, à quand les tirs au but ? qu'en en finisse..
et la crédibilité dans tout cela ? ?
cela fini par être d'un ridicule…
à Pierrot287
De DBL8
Retraité | 05H50 | 16/11/2008 |
Dans ce panier, les crabes ne peuvent pas faire l'unité ! !
Ils sont « trop imbus de leurs petites personne ».
Regardez les photos prisent de chacun lorsqu'un autre parle… une envie de poussez l'autre dans le vide, ce lit sur leurs visages.
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
07H03 | 16/11/2008 |
Le problème c'est Moscovici en fait. Il a joué son petit mélo et sa complainte partout, et au final c'est lui qui pourrit le débat des alliances.
Delanoë ne sait plus comment faire pour ne pas avoir l'air de rabaisser ses prétentions, il essaye de caser Moscovici qui se plait à rapporter depuis des semaines que Royal lui avait proposé le job de n° 1. Du coup, Delanoë se dit qu'il ne peut pas faire moins que soutenir un perdant, mais il essaye de proposer Harlem Desir ou Ayrault (manquait plus que lui ! ).
La tuile c'est Moscovici sinon ce serait bouclé depuis hier sans Hamon peut-être même. Fabius n'étant qu'un prétexte à l'empêchement de l'alliance.
En ne voulant pas avoir l'air, Delanoë finit par avoir la chanson mais il chante faux le pauvre.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De DBL8
Retraité | 11H34 | 16/11/2008 |
Pas de chance pour lui depuis quelques temps, après les JO le poste de 1er secrétaire lui passe sous le nez !
Il va nous faire un caca nerveux.
Sans parler des halles ou les riverains lui font des misères… en ne voulant pas de ses travaux.
Une grosse colère, qu'il va nous faire !
à Pierrot287
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 12H00 | 16/11/2008 |
« ATTENTION COUP DE GUEULE »
« Les socialistes sortent déchirés de la “nuit des longs couteaux” “
En tant qu'humain !
Je suis scandalisé par le titre … je dirais même profondément humilié !
S'il vous plait … changez ce titre immonde .
Eric Bloggeur Socialiste
http://monmulhouse.canalblog.com/
à Eric citoyen
De DBL8
Retraité | 13H16 | 16/11/2008 |
Vous devriez lire les commentaires avant d'en faire un.
Allez à cette endroit :
Julien Martin | Rue89 23H37 15/11/2008
Vous aurez votre réponse.
Incroyable d'être aussi …
S'il sont nombreux comme vous dans ce parti, je ne suis pas surpris de ce qu'il s'y passe.
à DBL8
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 14H17 | 16/11/2008 |
Des insultes ? ? ? … Comme quoi la retraite ça n'a pas que du bon !
Bésitos
Eric
Ps : Il manque le lien dans le commentaire ; -))
à Eric citoyen
De DBL8
Retraité | 19H22 | 16/11/2008 |
Quelles insultes ?
Les points de suspensions sont des insultes ? Depuis quand ?
La retraite j'y suis, et vous êtes-vous sur d'y aller ?
Pour le lien faites défiler ce n'est pas compliqué, tout est indiqué, avez-vous besoin d'aide pour ça ? Il y a des sociétés qui peuvent venir vous apprendre !
à Pierrot287
De gaebus
14H42 | 16/11/2008 |
AUX SOCIALISTES.
Ca va changer, on va gagner, les militants vont s'exprimer et imposer une vraie démocratie.
Tout le monde pourra comprendre que l'on a vu, en dehors de Delanoë qui a préféré botter en touche, une équipe professionnelle menée par Ségolène Royal, Vincent Peillon et une bonne équipe qui ne cherche qu'à s'améliorer encore avec tous ceux qui voudront la rejoindre dans une véritable démocratie et le respect du vote.
Ne vendons pas la peau des éléphants avant…. , et surtout restons encore plus motivé et vigilant car c'est sûr cette fois il y aura un Parti Socialiste différent.
Plus pour une vraie démocratie : http://www.lepost.fr/perso/gaebus/
à gaebus
De simontrois
chercheur | 16H29 | 16/11/2008 |
Oui, mille fois oui,Gaebus ! y'en a marre de tous les procès d'intention de tous les « plus à gauche que moi tu meurt » qui sont l'alibi commode pour masquer des ambitions personnelles quand ce n'est pas de la simple jalousie.
Derrière la confusion de ce congrès, se joue une partie essentielle : la mutation de cette mozaïque de comités théodules sans légitimité populaire qu'est devenue le PS avec et après Lionel JOSPIN en une grande force politique de Gauche dotée d'une stratégie réaliste visant à répondre aux grands défis de notre temps et à restituer à tous les citoyens de ce pays des vraies capacités de résister à l'asservissement croissant croissant aux forces aveugles du marché.
Car si le marché est incontournable, il est aveugle ; Une vraie politique de gauche moderne et réaliste utiliserait le marché en lui donnant (par la règlementation, la fiscalité la négociation et la démocratie) des orientations éclairées au bénéfice de tous.
C'est en tout cas ce que j'ai lu dans la motion soutenue par Ségolène ROYAL qui est sortie grandie d'un congrès qui à surtout fait la preuve de la stérilité politique du PS sous sa forme actuelle.
à simontrois
De Pas lolo
fasciné | 16H48 | 16/11/2008 |
Le jour où tu pourras nous expliquer clairement ce que la négociation et la démocratie ont à foutre avec le « marché », t'auras trouvé au moins un truc.