
Delanoë out, le match continue entre Royal, Aubry et Hamon
Au terme d'une nuit de déchirements, le maire de Paris s'est retiré de la course. Les militants trancheront entre les trois autres leaders.
(De Reims) Ils étaient quatre leaders socialistes sur la ligne de départ de la course à la candidature au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste. Ils sont trois à l'arrivée. Après Benoît Hamon dès le 23 septembre, Ségolène Royal le 14 novembre, Martine Aubry s'est déclarée à son tour.
C'est désormais officiel, le dépôt des candidatures est clos depuis ce dimanche, 9h30. Martine Aubry a flirté avec l'heure limite, mais a fait elle-même acte de candidature auprès du bureau d'enregistrement. On prend pratiquement les mêmes et on repart pour un, voire deux tours ! Seul le maire de Paris manque à l'appel.
Déjà considéré comme le grand perdant du vote des militants sur les motions, le 6 novembre dernier, Bertrand Delanoë confirme sa défaite. Il s'est dit « triste » de ne pas avoir réussi à faire alliance avec les motions de Martine Aubry et Benoît Hamon, mais ne voulait pas accentuer encore les « divisions ».
Le Parti socialiste ressort en effet du congrès de Reims sans orientation politique majoritaire. C'est donc sur les personnes que les militants devront tenter de dégager une majorité, en votant le 20 novembre (et le 21, en cas de second tour) pour élire leur futur Premier secrétaire.
Une situation qui s'est décantée tôt dans la matinée, après « la nuit des longs couteaux » de samedi à dimanche, qui a vu la Commission des résolutions tourner court. Ségolène Royal a rapidement claqué la porte, sans que les trois autres motions ne parviennent non plus à trouver un accord. Revivez heure par heure tractations et déclarations.

03h20. La nuit finit comme elle a commencé : sans aucun accord, et avec François Hollande qui décrypte les imbroglios socialistes. En tant qu'actuel Premier secrétaire, il constate l'absence de tout rassemblement (pour l'heure cependant, car tout peut encore se passer d'ici la fin du congrès, dimanche à 13h) :
« La motion de Ségolène Royal a cherché, tout au long de la soirée, à trouver cette majorité. Elle n'est pas venue. Ensuite, les trois autres motions ont elles-mêmes tenté de faire un rassemblement. Il n'a pas été possible. » (Ecouter le son)
Aucune majorité n'a donc été dégagée. Mais au milieu de ce qui ressemble de plus en plus à un naufrage, François Hollande se fait fort de relever tout de même les raisons d'espérer :
« J'avais moi-même mis en garde, en disant “attention, quand il y a plusieurs motions, quand aucune n'arrive majoritaire, il y a un risque'. Mais, néanmoins, c'est le Parti socialiste qui va gagner, et ce sont ses militants qui vont lui donner la solution.” (Ecouter le son)
Sous-entendu : le futur Premier secrétaire devra bien réunir plus de 50% des suffrages pour être élu par les militants le 20 novembre (et le 21 en cas de second tour). Une majorité sera donc obligatoirement dégagée.
Mais toute relative, car les membres de deux des trois organes de gouvernance du parti, le Bureau national et le Conseil national, sont élus proportionnellement aux scores obtenus par les motions, et non par le Premier secrétaire. Sans accord entre les motions, pas de majorité pour gouverner. Ou comment créer une cohabitation à l'intérieur d'un même parti…
Si les dernières réunions de ce dimanche matin n'aboutissent toujours pas à une double clarification, en termes politiques et de personnes, ce congrès de Reims pourrait constituer l'une des dates les plus noires de l'histoire du Parti socialiste.
02h57. Grâce à Bertrand Delanoë, on apprend qu'il y a une porte dérobée au Centre des congrès de Reims. Le maire de Paris l'a utilisée pour sortir sans être confronté aux questions des journalistes, sur une situation dont il doit avoir lui-même bien du mal à savoir comment elle va se décanter.
02h44. Martine Aubry part murée dans un quasi silence, le masque des mauvais jours greffé au visage. Quelques secondes plus tard, loin des journalistes, c'est pourtant une Martine Aubry hilare que Rue89 a aperçu à travers les vitres du Centre des congrès.
Mais la consigne devait être d'afficher cette nuit un air grave. En témoigne la seule phrase lâchée par Arnaud Montebourg, un de ses partisans : « C'est extrêmement difficile à vivre, nous préférons le silence, vous le comprenez. »
02h30. Au tour de Benoît Hamon de quitter le Centre des congrès et d'acter l'échec de la soirée : « La Commission des résolutions n'est pas parvenue à dégager autour de la motion E de Ségolène Royal une synthèse. » Et au quadragénaire de s'en prendre aux mêmes déclarations précédentes de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle :
« Ce qui s'est joué ce soir, ce n'est pas une bataille entre le jeune parti et le vieux parti. Je n'ai pas l'impression d'appartenir au vieux parti, parce qu'on a cherché jusqu'au bout à se rassembler. »
Les représentants de l'« autre âge », selon le député européen, sont plutôt ceux qui, comme Ségolène Royal, ont bénéficié du soutien de « grosses fédérations, où justement là le vieux parti amène à cadenasser les résultats et à gonfler considérablement les résultats ».
Quant à lui, il est « toujours candidat ce soir et demain matin au changement ». Un changement « ancré à gauche », plutôt qu'un changement « qui amène à regarder beaucoup plus sur la droite », et qu'il souhaiterait réaliser avec le soutien de Martine Aubry. (Voir la vidéo)
02h13. Pierre Moscovici, l'un des principaux animateurs de la motion de Bertrand Delanoë, descend voir les journalistes. Il confirme d'abord l'absence totale d'accord, avant de réagir vivement aux déclarations précédentes de Ségolène Royal :
« On ne peut pas à la fois vouloir diriger le parti et ne pas accepter des règles qui sont communément admises. Il ne s'agit pas d'un “autre âge', ce sont les règles du Parti socialiste, ce sont ses statuts. (…) On ne peut pas à la fois jouer à un jeu et changer la règle du jeu.” (Ecouter le son)
Pierre Moscovici ajoute que « ça paraîtrait logique » que lorsque que la motion arrivée en tête ne parvient pas à dégager de majorité, que ce soit à la motion arrivée en seconde position (en l'occurrence, celle qu'il défend) de tenter de le faire et de proposer un candidat issu de ses rangs.
Aucun nom n'est toutefois confirmé. Pas plus le sien que celui du maire de Paris. Seules les candidatures de Ségolène Royal et Benoît Hamon demeurent donc officiellement en lice.
02h05. Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon, accompagnés chacun de leur soutien le plus proche (respectivement Harlem Désir, François Lamy et Henri Emmanuelli), terminent leur aparté à six sans avoir trouvé d'accord. Martine Aubry a proposé à Bertrand Delanoë de choisir Benoît Hamon comme candidat commun, mais le maire de Paris a refusé.
01h32. A peine deux heures de débats et c'est déjà fini ! Ségolène Royal quitte la Commission des résolutions. La séance n'a pas repris à l'issue de la suspension : Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon se sont isolés pour examiner leurs points d'accord.
Considérant la pratique inacceptable, la désormais candidate au poste de Premier secrétaire, Ségolène Royal, suivie de la majorité de ses partisans, a donc claqué la porte, non sans dénoncer des « méthodes d'un autre âge » :
« La main tendue que nous avions offerte à l'ensemble des autres projets qui ont émergé lors de ce congrès n'a pas été saisie. (…) Maintenant, j'en appelle à tous les militants du Parti socialiste qui vont avoir à prendre toutes leurs responsabilités. (…)
Ils vont avoir à choisir entre le retour d'un parti aux méthodes d'un autre âge, celles à laquelle nous assistons, et un nouveau Parti socialiste tourné vers l'avenir, avec une nouvelle génération. » (Voir la vidéo)
00h08. Premier thème débattu en Commission des résolutions : justement la question des alliances avec le MoDem et la proposition de Ségolène Royal (voir note précédente). Les motions de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon refusent cette proposition.
François Hollande, actuel Premier secrétaire mais aussi soutien de Bertrand Delanoë, demande que ce refus soit acté par un vote. Le camp Royal s'y oppose, de peur d'être mis en minorité, et obtient la première suspension de séance de la nuit.
23h34. L'un des principaux points d'achoppement abordé lors de cette Commission des résolutions est la question des alliances avec le MoDem. A la lecture des motions, les positions divergent.
Si Martine Aubry n'exclut pas que « le PS agisse avec d'autres démocrates », Bertrand Delanoë considère en revanche que les alliances « doivent être à gauche » et constate « lucidement » que le centre « n'est pas à gauche », et Benoît Hamon pose comme « préalable le refus d'alliance au centre ».
Pour passer outre ce désaccord, Ségolène Royal a proposé plus tôt dans la journée, durant son discours, « une consultation directe des militants sur la question » le moment venu. Tonnerre d'applaudissements des délégués socialistes, qui scandent : « Un vote, un vote, un vote… »
Deux minutes plus tard, Ségolène Royal reprend la parole et conclut sur le sujet d'un ton comminatoire : « Cette question ne pourra plus servir de prétexte au refus du rassemblement autour de la motion arrivée en tête. » (Voir la vidéo)
23h04. Les 102 socialistes présents au sein de la Commission des résolutions sont tous arrivés depuis une demi-heure. Pour l'heure, aucun n'en est encore ressorti. Rien ne filtre. Pas non plus de textos notables échangés avec les journalistes (oui, souvent ça marche comme ça).
Des journalistes qui ne sont plus dans la très équipée salle de presse du Parc des expositions, mais dans le hall d'entrée du Centre des congrès, de l'autre côté de Reims (oui, le Parti socialiste a eu envie de changer d'endroit pour cette « nuit des longs couteaux).
21h15. En début de soirée, avant le démarrage de la Commission des résolutions, tandis qu'il parle devant les représentants de la motion de Delanoë dont il est co-signataire, François Hollande, actuel Premier secrétaire, semble préoccupé.
Alors qu'il vient de plaider, non sans réserves, en faveur d'une recherche de majorité avec les motions Aubry et Hamon, avec comme candidat à sa succession Bertrand Delanoë, il fait part de son souci de voir Ségolène Royal élue le 20 au soir.
“Il y a un risque”, répéte-t-il avant d'inviter l'assistance à faire en sorte que la décision de cette nuit ne soit pas infirmée dans les urnes par la base. Et n'ouvre une crise au sein du parti. (Christiane Chombeau)
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De dideix 16182
23H36 | 15/11/2008 |
ok, ils déconnent pas mal au PS mais le probleme est que nous ne sommes pas mieux .Nous militants ou partisans de gauche manquons d'universalitée dans la pensée socialiste tous ,nous nous fabriquons un parti façon haute couture,plutot que de s'unir dans un parti prét a porter ou nous serions tous unifiés(c'est du pain béni pour SAKRO ? PARDON KARSOZY).Combien de gens de gauche ont sabordé la campagne des presidentielle contre Ségolene Royale si le peuple de gauche ne fait pas de concession derriere son ou sa candidate meme si il ou elle n'est pas de son courrant d'dée dans le parti nous aurrions l'air un peu moins con ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
De moonlight
Résistante | 00H01 | 16/11/2008 |
Il y en a un qui doit se frotter les mains, c'est François Bayrou, le seul véritable héros de ce congrès de Reims, son nom est dans tous les esprits…. ! !
De VinceDeg
étudiant | vincedeg.nolizard.org | 01H15 | 16/11/2008 |
Allez, ouais, j'assume et je le dis haut et fort :
TOUT SAUF SÉGOLÈNE ! ! ! (siouplait siouplait siouplait)
Nan, quoi, c'est vrai, mesdames messieurs les socialistes. Soyons lucides : déjà que vous êtes pas très représentatifs, que ça fait longtemps qu'aucun de vos programmes ne nous convaint ni nous emballe franchement, vous allez pas voter pour elle ! Trois raisons simples : premièrement, elle est pas de gauche (et au niveau idées et programme, euh… attendez c'était quoi déjà son programme en 2007 ? ), deuxièmement elle est franchement mauvaise comme politique, et troisièmement elle a une personnalité de merde (tendance autoritaire égocentrique assez destestable) !
Si elle a réussi a arriver jusqu'à là, c'est parce qu'elle a les dents longues comme Bugs Bunny, parce que vous autres socialistes z'êtes franchement cons à vous entredéchirer sans trop faire gaffe au pays autour, et parce qu'elle a réussi à se faire un petit fan club en misant à fond sur la com » (avec les médias qui ont suivi). Mais bon maintenant faut arrêter les blagues, quoi.
C'est un peu malheureux mais y'a que vous, les « socialistes », qui à gauche peuvent espérer gouverner le pays dans un horizon assez court (genre 2012). Vous êtes lamentables pour l'instant. Ca sera encore pire avec Ségo - je l'imagine essayer de créer un effet Obama autour de sa personne, ça convaincra quelques milliers de personnes, elle sera toute contente et on aura encore Sarko en 2012. Alors choisissez quelqu'un puisqu'il le faut (pas elle, z'aurez compris) et mettez-vous au travail : la route est longue avant de former un mouvement populaire de gauche, vous faire entendre, vous rendre convaincants, et peut-être un jour (qui sait ? ), gouverner et changer les choses.
Voilà voilà, ça c'est dit.
De Passant
01H53 | 16/11/2008 |
Lille : Aubry et le Modem s'allient.
Aubry : « accord politique » avec le Modem
envoyé par lavoixdunord
Lille : Aubry et le Modem s'allient
envoyé par lavoixdunord
De comptecourant
08H03 | 16/11/2008 |
Le problème c'est Moscovici en fait. Il a joué son petit mélo et sa complainte partout, et au final c'est lui qui pourrit le débat des alliances.
Delanoë ne sait plus comment faire pour ne pas avoir l'air de rabaisser ses prétentions, il essaye de caser Moscovici qui se plait à rapporter depuis des semaines que Royal lui avait proposé le job de n° 1. Du coup, Delanoë se dit qu'il ne peut pas faire moins que soutenir un perdant, mais il essaye de proposer Harlem Desir ou Ayrault (manquait plus que lui ! ).
La tuile c'est Moscovici sinon ce serait bouclé depuis hier sans Hamon peut-être même. Fabius n'étant qu'un prétexte à l'empêchement de l'alliance.
En ne voulant pas avoir l'air, Delanoë finit par avoir la chanson mais il chante faux le pauvre.
De GBG
10H59 | 16/11/2008 |
Il fallait en arriver là, personnellement je suis rassurée, Ségolène est très bien entourée (Valls, Peillon, Dray…), elle est solide et elle va enfin pouvoir réaliser ce qu'elle aurait du faire il y a 2 ans : un parti socialiste neuf avec des idées nouvelles et qui correspond à la réalité. Elle sait se relever de toutes les situations contrairement à un Delanoe pleurnichard, avec son ego démesuré et une Aubry qui ne pourra jamais avoir un destin national, elle traine trop de casseroles…
GBG
De Airinys 52467
ailleurs | 11H25 | 16/11/2008 |
Vu le contexte national/international, c'est vraiment lamentable cette glissade du PS dans le misérabilisme.
Est-ce que les uns et les autres pensent un instant à l'image qu'ils renvoient aux électeurs qui les ont plébiscités aux dernières municipales ? Si le but final est de désespérer les électeurs c'est le bon chemin qui est emprunter …
1. Ségolène Royal a dit qu'elle ne serait pas candidate au poste de premier secrétaire. Que cela ait été de la langue de bois ou pas, cette question est pliée à mon sens. Et pour Gérard Colomb aussi me semblait-il …
2. La fixette monomaniaque sur les alliances est ridicule, puisqu'il s'agit surtout d'un tir de barrage à Royal. Les principaux initiateurs de cette polémique sont justement ceux qui ont réalisé localement des alliances avec le MoDem. Et quid des Verts ? S'ils choississent localement une alliance avec le MoDem, faut-il se séparer d'eux ?
3. Idéologiquement il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier entre Aubry, Delanoë et même Royal. Il s'agit donc d'une question de personne. S'il s'agissait d'un clivage droite/gauche au sein du parti on pourrait y comprendre qqch, mais malgré toute leurs gesticulations, c'est effectivement le prochain candidat à la présidentielle qui est désigné lors de ce congrès.
Qu'ils se trouvent un premier secrétaire de synthèse, type Moscovici ou Peillon (pitié, surtout pas Valls) mais je reconnais que ce serait une direction tiède. Aubry me conviendrait bien aussi dans la mesure où elle s'est toujours montrée fair play et cordiale vis à vis de la Dame du Poitou. Elle symboliserait très bien l'opposition à la politique économique et sociale du gouvernement. Il s'agirait d'un message fort à l'électorat « Parti Socialiste is back ».
Dans tout cela, le plus fâcheux est que l'analyse de l'échec à la présidentielle se résume à la personne de Ségolène Royal, voilà une belle erreur qui évite de regarder les siennes. Et quid de la « rénovation » rabachée jusqu'à la veille des municipales ?
C'est tellement ridicule cette situation, que l'on en est à attendre en surveillant la fumée qui sort de la cheminée de la chapelle Sixtine, élit-on un nouveau Pape ?
De Terence
11H57 | 16/11/2008 |
Le parti socialiste subit aujourd'hui les contrecoups de la politique conduite lorsque Lionel Jospin était premier ministre : ancrage libéral et dissolution de l'Europe politique dans une zone de simple libre-échange, privatisations, première atteintes aux libertés individuelles après l'institution de l'euro, démantèlement des structures industrielles avec la privatisation de l'aéronautique. Etc.
Aujourd'hui - sur ce doute politique : on est élu pour faire une chose et on en fait une autre - ce sont quatre choix politiques qui sont proposés aux militants, et non pas, comme on tente de le faire croire de simples querelles de personnes.
La voix Hamon : le parti doit retrouver un véritable ancrage à gauche et affronter l'Europe libérale en proposant un cadre de régulations des échanges pour permettre un nouveau développement. Il est le seul à se prononcer pour cela.
La voix Aubry : On affiche un ancrage à gauche, s'il le faut, anticapitaliste (gauchisme de façade), mais on ne se veut pas non plus anticapital et donc les régulations ne doivent se faire qu'à l'intérieur par de la redistribution, relance classique, mais rien n'est dit véritablement sur la réforme du système d'échanges mondialisés livré à lui-même, ni sur l'Europe. Quant aux travailleurs on les soutient dans leurs luttes inégales du fait du vide des syndicats.
La voix Royal : Ce qu'on appelait sous la troisième République la concentration républicaine, avec radical socialisme, « ouvrir le parti », remonter à 1789 pour affirmer la primauté de la liberté individuelle avec comme garde-fou une politique normative, et définir des orientations de gauche au niveau microéconomique avec une annonce sur le macroéconomique : lutter contre les puissances financières sans vraiment dire comment, tout ceci tempéré dans les faits par une alliance possible au centre.
La voix Delanoë : on affiche qu'on est à gauche en fixant au contraire une barrière avec le centre, mais on joue la social-démocratie : réparation des dégâts commis par les échanges mondialisés et l'inégalité des rapports entre capital et travail en aval par une politique gestionnaire.
La lutte se fait aux couteaux parce que derrière, des enjeux financiers très importants sont à l'oeuvre. Et que rien n'est clair.
Tout le monde ne peut pas s'appeler Mendès-france…
De le vrai Gevrey
Barcelona | 13H18 | 16/11/2008 |
Franchement, je me suis surpris hier à trouver Royal meilleure que les autres. Je me suis rendu compte que j'étais influencé par les critiques péjoratives des médias de gauche à son sujet. Les pro-royalistes me faisant plutôt pensé aux croyants qui essaient de te faire croire et dc, y'a un réflexe réfractaire à ce prêche.
Mais, il faut bien avouer qu'elle sait gérer politiquement, faire ses annonces comme elle le souhaite, résister de dire « oui » tout simplement aux questions des journalistes…
Etant neutre (je préfèrais Delanoe), je trouve qu'il y a mépris du vote militant flagrant. Elle arrive en tête dc le parti est plus à l'aile droite et pense au MODEM, point. Ceux à qui cela ne plaît pas n'ont qu'a s'en aller comme Mélenchon. Fabius et consorts.
Les 3 autres (Delanoe s'honore qd meme en abandonnant sa candidature) ne respectent pas les gens qui font le parti. On leur dit non et ils continuent. c'est exaspérant (et je ne milite pas, c'est dire ! ).
C'est donc vraiment une question d'égos car à part Hamon qui souhaite naviguer plus à gauche, les 2 autres n'ont pas de divergences telles qu'un rassemblement n'est pas possible.
Si seulement, ils prenaient acte que les militants du PS se sentent plus proche du MODEM que de Besancenot, ils démissioneraient si cela leur est trop insupportable (mon oeil) et iraient grossir les rangs de la LCR/PCF/PdG.
On y verrait plus clair.
De kebra
Bisounours killa | 13H19 | 16/11/2008 |
Mais quel cave ce Tramber !
La solution était à portée de négociation. Un beau virage à gauche avec Hamon et cela faisait deux balourds en moins : La Méluche en exil allemand et une reine du Chabichou à vie, trop beau.
Mais depuis les manifs NRJ contre son propre parti, je connais le vide abyssal de la pensée politique du Tramber. La gauche Mimi l'amoroso nous conduit à la défaite nationale depuis 1989. Il est plus que temps de changer de matrice.
Dans cette optique, il n'y a donc que deux votes crédibles : Royal et Hamon. Socialisme maintenu contre Rad'Soc » modernisé, le choix est simple. Les conséquences aussi. En cas de victoire d'Hamon, Marie-Ségo va fonder Désir de Rien avec Bayrou. En cas inverse, Hamon et Emmanuelli (et moi aussi) rejoignent Die Linke.
Reste l'hypothèse Fifille, le statu quo mou qui sauve le PS archéo, finalement l'option la plus probable pour un parti de rentiers de la politique. Difficile de casser la tirelire pour des idées politiques. Le PS est une organisation de notables locaux, ce n'est plus un mouvement de masse pour changer la société.
De destribat
anti-corruption | 12H52 | 17/11/2008 |
Je suis tout de même surpris de voir que ce qui semble être même la preuve d'un processus démocratique au sein d'un parti soit tant critiqué.
Personne n'écoute le contenu. On se focalise sur les formes, les petites phrases. Même France Inter s'amuse maintenant à faire de l'analyse politique à la manière des guignols de l'information.
C'est à croire que les Français ont de l'admiration pour les dictatures, les partis dans lesquels le chef nomme tous les secrétaires généraux.
Vous tombez tous dans le jeu des médias qui ne cherchent qu'à vendre, les militants socialistes eux-mêmes n'échappent pas à ce genre de raccourci.
De Losc
juriste | 16H44 | 16/11/2008 |
Si les socialistes souhaitent s'inscrire sincèrement dans une dynamique de changement ils n'ont pas d'autres choix que de désigner la seule personne qui apparaît assumée clairement une ligne politique à gauche : Hamon
Le réchauffé ça ne marche pas, et beaucoup d'électeurs de gauche qui ont voté pour Royal, rappelons-le, par défaut ne voterons pas pour elle lors des prochaines échéances…non ce n'est pas une question de sexe…c'est une question de ligne politique et de crédibilité
De Daniel Schettino
abcdef | 16H51 | 16/11/2008 |
Le problème est que le PS est un parti de petits fonctionnaires dirigé par des hauts fonctionaires